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Chaque week-end, Alice Darfeuille vous accompagne de 21h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Je vais accueillir nos prochains invités et notamment ceux qui vont constituer ce débat ce soir que nous faisons, que
00:08nous organisons chaque soir aux alentours de 23h.
00:10Philippe Martinez, ancien secrétaire général de la CGT et Henri Guénaud, ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy.
00:17Bruno Jeudy sera avec nous également, Victor Hérault et Olivier Babaud.
00:20Bonsoir messieurs, bienvenue, bonsoir monsieur Martinez et bonsoir à vous Henri Guénaud, bonsoir messieurs.
00:26On vient de parler très longuement de la menace russe avec un général, tout le monde est d'accord sur
00:31le constat, la guerre hybride, la menace qui a franchi un cap ces dernières semaines.
00:36Mais sur les conséquences qu'il faut en tirer, et bien là ça ne fait pas l'unanimité au sein
00:41de la classe politique française, on va en parler dans un instant.
00:44Mais peut-être d'abord un mot sur ce qu'il est ressorti hier de cette réunion à l'Elysée.
00:49Les mines étaient graves, le thon aussi. Est-ce que pour vous, la peur est une bonne conseillère ? Henri
00:57Guénaud ou Emmanuel Macron en a trop fait ?
01:00La peur n'est jamais une bonne conseillère, en politique en tout cas. Il n'y a rien de pire
01:05que la politique de la peur.
01:06Ça fait obéir, mais on en perd vite la maîtrise. Les pires politiques qu'on ait faites en France, on
01:13les a faites avec la peur.
01:16Après que la situation soit grave, oui, mais elle est grave socialement, économiquement, sur le plan international.
01:24Maintenant, on l'a un peu cherché aussi.
01:25Pourquoi vous dites ça ?
01:27Quand tu parles de la Russie, pardon, mais quand vous êtes agressif vis-à-vis d'un pays, quand vous
01:33fournissez des armes à son ennemi pour le bombarder,
01:39il ne faut pas s'étonner que le pays répond. On a accepté d'entrer dans cet embonnage.
01:43Nous sommes belligérants.
01:45On ne peut pas dire qu'on n'est pas qu'au belligérant. Même si le terme est juridiquement inadapté,
01:50c'est politiquement une réalité.
01:53Voilà. Donc, moi, je me souviens, dès le début de ce conflit, avoir écrit un article dans le Figaro qui
02:00s'appelait « Vers la guerre comme des somnambules ».
02:03On m'a dit « Non, non, tout ça, c'est ridicule. Il n'y aura pas d'engrenage. Il
02:06n'y a pas d'escalade. »
02:08Mais si, on est dans l'escalade.
02:09On est en guerre ?
02:10Non, on n'est pas en guerre, mais on est dans l'escalade qui peut mener à la guerre.
02:13Là-dessus, on l'a bien cherché, dit Henri Guieno, Philippe Martinez, votre avis sur la question.
02:18Et sur ce qui est ressorti, parce qu'encore une fois, ce qui m'intéresse ce soir, évidemment, on va
02:23parler de la crise sociale, du climat actuel, des mesures sur les prix du quart du rang.
02:27Mais je trouve ça intéressant d'avoir aussi votre regard sur ce qui est ressorti de cette réunion hier, cet
02:33exercice de transparence.
02:35Vous, qu'est-ce que vous en retenez ?
02:38Écoutez, je pense que la situation est grave, mais ça fait un moment qu'elle est grave.
02:42On parle de la Russie, de la guerre entre la Russie et l'Ukraine.
02:46Il y a ce qui se passe aussi au Moyen-Orient.
02:48Il me semble d'ailleurs que le président de la République n'a pas évoqué la situation au Moyen-Orient
02:54du côté de la Cisjordanie, de Gaza et du Sud-Liban,
02:59qui constitue quand même un des moteurs de l'aggravation de la situation dans cette partie du monde.
03:08C'est regrettable, c'est regrettable.
03:10Alors, oui, la situation, elle est grave, mais j'ai trouvé que le président de la République,
03:17ce n'est pas la première fois qu'il le fait, prenait prétexte de cette situation grave
03:22pour essayer d'en rajouter, imposer de la peur, pour pouvoir justifier des mesures sociales,
03:31puisqu'on va parler du budget, dans le pays, en disant, et d'ailleurs il l'a dit,
03:37ceci n'est pas de notre ressort ou de ressort de la France, donc on en paiera tous les conséquences.
03:43Et on pourra discuter de qui en paiera les conséquences et qui en paie déjà les conséquences.
03:48Réaction aujourd'hui de Jordan Bardella, c'est lui qui était hier à la Réunion et non Marine Le Pen.
03:53Il y a eu un communiqué du Rassemblement National et ensuite il a pris la parole en voulant afficher sa
03:58fermeté à l'égard de Moscou.
04:00C'est en tout cas un État qui est dans une démarche hostile, d'abord aux portes de l'Europe,
04:07en semant la guerre depuis 2022, dans ce qui est aujourd'hui une véritable boucherie
04:13avec plusieurs centaines de milliers de victimes, à la fois de morts et de blessés.
04:20Et c'est en tout cas un État qui est dans une attitude de défiance à l'égard des nations
04:25européennes
04:26et qui teste la solidité de l'Europe. Et donc face à cela, la France, comme toutes les nations européennes,
04:32doivent condamner ces actes hostiles avec la plus grande fermeté et être capables de protéger leurs intérêts
04:37et notamment leurs sites stratégiques, à la fois les réseaux de communication, les centrales nucléaires,
04:42mais aussi notre base industrielle, le Défense.
04:44Comment vous interprétez ces déclarations, Henri Guenot de Jordan Bardella ?
04:48Changement de pied, rattrapage ou double discours, comme dit Gabriel Attal ?
04:54– Alors d'abord, il a, à ma connaissance, toujours à peu près eu ce positionnement
04:59sur la guerre en Ukraine et sur la Russie.
05:02Ce n'est pas le cas de tout le monde au Rassemblement National.
05:05Mais pour ce qui le concerne, je n'ai pas trouvé qu'il avait vraiment changé de pied.
05:10Après…
05:10– Il n'y a pas plus de fermeté quand même à l'égard ?
05:13– Non mais tout ça, ce langage, vraiment c'est le langage le plus creux qui soit.
05:18Le rôle de la France, c'est de faire en sorte que dans le monde,
05:21on s'entretue le moins possible. Voilà. En tout cas, c'était la position gueulienne
05:25et c'est la mienne. Voilà.
05:27– Pourquoi je dis ça ? Parce qu'on a souvent reproché au Rassemblement National
05:30d'être trop proche de Moscou. Et là, on a le sentiment quand même
05:35qu'il y a une volonté de prendre ses distances, totalement.
05:38Vous n'êtes pas d'accord avec ça ? Pour ça, je dis plus de fermeté qu'avant, dans les
05:41mots.
05:41– Encore une fois, pour ce qui est de Jordan Bardella,
05:43moi je ne l'ai pas beaucoup entendu, mais peut-être que Bruno Jeudy
05:47ou mes autres participants me démentiront,
05:52j'ai entendu jusqu'à présent M. Bardella plutôt sur ce registre-là.
05:57Voilà. Je n'ai pas l'impression qu'il ait changé de pied.
05:59Voilà. Maintenant, est-ce que j'approuve ce positionnement ?
06:02Non. Je trouve que c'est un positionnement qui ne rime à rien.
06:06C'est-à-dire, on va faire ça jusqu'où ?
06:08– Ce qu'il faut rappeler à ce stade, par rapport à la question que vous posiez à Henri Guéno,
06:12c'est que ce que dit Jordan Bardella, c'est en gros le communiqué
06:15qui a été signé cet après-midi, et par Jordan Bardella et par Marine Le Pen
06:20pour confirmer cette position, qui est la position du Rassemblement national,
06:26et donc de la candidate du Rassemblement national.
06:30C'est à la fois, sans doute, moi je pense, un terme de rattrapage
06:34par rapport à hier où Marine Le Pen n'y était pas,
06:36où Jordan Bardella ne s'est pas exprimé à la sortie sur cette question,
06:38il s'est exprimé uniquement sur les sens,
06:40mais aussi par rapport, sans doute, aux dix derniers jours,
06:44avec les propos qui sont d'ailleurs un peu aussi dans le communiqué de Louis Alliot.
06:49– Sur, il faut couper le robinet de l'aide à l'Ukraine.
06:52– Pas couper, il faut réduire les aides à l'Ukraine,
06:56ce qui évidemment relançait l'hypothèse d'un parti poutiniste
07:01par rapport à une position en France qui est globalement,
07:07alors moi je mets toujours l'éléfi quand même un peu sur une position
07:10quand même qui n'est pas celle du président de la République,
07:12mais qui est de soutenir l'Ukraine.
07:15– Allons concrètement justement.
07:17– Juste une remarque, moi j'ai entendu Marine Le Pen il y a deux jours ou trois jours
07:21sur une autre chaîne face à M. Rochebin,
07:28et une position que j'ai trouvée très très claire,
07:30qui était justement une position dans laquelle elle exprimait
07:34que la France devait tenir une position d'équilibre
07:37et rechercher les moyens de la paix,
07:40elle avait même proposé, si elle était élue,
07:43une grande conférence réunissant à la fois les pays européens, la Russie, etc.
07:47Bon, alors est-ce que c'est un ajustement par rapport à ça ?
07:51J'en sais rien, ce qui est certain c'est que le Rassemblement national
07:53est dans une position là où il sent qu'il est proche du pouvoir,
07:58que donc il a besoin de se normaliser, si on peut dire,
08:02pour essayer de franchir la dernière étape
08:04qui lui permet d'avoir une majorité au second tour.
08:10Voilà, donc il y a une…
08:11– Une volonté de se montrer encore plus crédible et notamment…
08:14– Oui, alors je ne sais pas s'il s'en rend plus crédible,
08:16mais en tout cas il y a une volonté d'être un peu plus dans le courant,
08:20sinon effectivement les deux courants qui ont une position un peu nuancée
08:24par rapport à la position officielle sur ce sujet,
08:27c'est LFI et le Rassemblement national, voilà.
08:29Ce ne sont pas forcément les deux positions les plus absolues.
08:31– Le RN continue de dire, pour le coup,
08:33qu'il faut poser la question du soutien militaire à l'Ukraine
08:37et du prix que ça coûte.
08:38L'idée n'est pas d'arrêter le soutien militaire à l'Ukraine,
08:40mais peut-être de soutenir de manière moins importante
08:44parce que le budget est trop considérable,
08:47vu la situation budgétaire.
08:48Est-ce que vous êtes d'accord avec cela ?
08:50Le fait qu'il faut effectivement se poser la question
08:52de ce soutien militaire à l'Ukraine et du prix que ça coûte ?
08:55– Première chose, je ne suis jamais d'accord
08:57avec le RN, que les choses soient claires,
09:00c'est mieux de le préciser.
09:03Il y a besoin, parce que là, on va discuter du budget
09:07et quelles dépenses vont augmenter, si je puis dire,
09:11et sur qui on va faire des économies.
09:15Le budget des armées augmente considérablement
09:23et je pense qu'il y a besoin, en tout cas,
09:25moi je trouve que, je ne suis pas un spécialiste comme M. Guénaud,
09:28mais en tout cas, ça manque d'harmonie au niveau de l'Europe.
09:31Chacun a une position, enfin, beaucoup ont des positions différentes
09:37au niveau européen, on a l'impression que chacun fait un peu ce qu'il veut,
09:41donc il y a besoin peut-être d'harmonie au niveau européen,
09:44mais je le répète, ce qu'a dit le président de la République
09:48et les premières mesures qui sont annoncées, on va y venir,
09:53c'est beaucoup d'argent pour la guerre
09:59et moins d'argent pour le social.
10:01– Sur l'essence, justement, là je précise que ce sont des images en direct,
10:05il est arrivé à Saint-Pierre-et-Miquelon,
10:07sur l'essence, là, il devrait s'exprimer,
10:10sur les mesures, il ne va pas dévoiler les mesures qui seront prises
10:12dans les prochains jours, mais il va parler de la hausse des prix du carburant
10:15et de ce que l'État pourrait faire.
10:17Qu'est-ce qu'il devrait dire, là, selon vous, sur les prix de l'essence ?
10:20Qu'est-ce qu'il doit annoncer ?
10:22– Moi, je vais vous dire ce que je pense.
10:23– Ce que vous diriez, vous ?
10:25– Premièrement, il faut plusieurs mesures.
10:28Les mesures urgentes, c'est un gel du prix de l'essence
10:32et certainement baisser des taxes,
10:35comme le font d'autres pays, vous avez présenté tout à l'heure…
10:38– La TVA, par exemple ?
10:39– Oui.
10:39– Vous voyez, vous êtes d'accord avec l'ERN, de temps en temps.
10:42– Je vous donne ma position.
10:45– L'intérêt, c'est de dire avant l'ERN, c'est la question.
10:47– Je ne réponds jamais à la provocation.
10:50Donc, ça, c'est la première chose.
10:52Mais il y a d'autres mesures à prendre,
10:54parce qu'on parle beaucoup de l'essence.
10:56Le transport, ce n'est pas que la voiture.
10:58Dans les grandes agglomérations,
11:00à condition qu'ils fonctionnent correctement,
11:03mais c'est souvent le cas.
11:04Par exemple, on pourrait demander aux employeurs
11:06de rembourser à 100% les déplacements
11:12pour les transports en commun.
11:13pour les zones rurales,
11:18parce que j'en connais beaucoup.
11:20On pourrait demander à la SNCF,
11:22non pas de façon provisoire,
11:24mais de façon durable,
11:26de réouvrir des petites gares.
11:29– Pour permettre plus.
11:30– Parce qu'on travaille,
11:32y compris ce problème de pouvoir d'achat,
11:36mais en même temps,
11:37on traite les questions environnementales.
11:39Or, il y a beaucoup d'habitants de ce pays
11:42qui voient passer les trains,
11:43mais qui ne s'arrêtent jamais dans leurs gares,
11:46parce qu'il y a des gares qui sont fermées.
11:48– Donc, pour vous, ça doit être une réponse globale.
11:50– C'est des réponses à court terme.
11:52Et ça, c'est possible à court terme.
11:54– Sauf que rouvrir des gares
11:56ou reconstruire des gares,
11:57ça prend un peu plus de temps, non ?
11:58– Non, non, non, non.
11:59– Vous parlez de rouvrir des gares ?
12:01– Je vous réexplique.
12:02Il y a des gares qui existent.
12:03– Où les trains ne s'arrêtent pas.
12:05– Où les trains ne s'arrêtent pas.
12:06Il suffit de mettre des cheminots
12:08ou des cheminottes dans la gare
12:10et que le train s'arrête
12:11pour que les salariés
12:13ou les lycéens,
12:15les collégiens
12:16puissent monter dedans
12:16et aller sans prendre la voiture, par exemple.
12:19– Baisse des taxes
12:20et cette solution-là, Henri Guénaud ?
12:22– Alors, je vais rebondir d'abord
12:23sur le second sujet,
12:26moi je suis entièrement d'accord
12:27avec M. Martinez sur ce point,
12:30c'est-à-dire que je rêve
12:32depuis longtemps
12:33qu'on refasse un grand plan
12:36pour améliorer le réseau
12:39de la CFCF
12:40et qu'on aille beaucoup plus
12:42dans la TITIN.
12:43Il y avait un grand plan de ce genre
12:45qui avait été imaginé
12:46au début de la Troisième République,
12:47dont il reste les gardes,
12:48notamment dont parle M. Martinez,
12:50mais une partie de ce plan
12:52n'a pas été appliquée.
12:53Je pense que c'est le moment
12:55d'y réfléchir à nouveau.
12:56On ne l'a pas appliqué
12:56parce qu'à l'époque,
12:57ça ne paraissait pas rentable,
12:59mais la rentabilité sociale
13:01est de toute façon
13:01extrêmement élevée.
13:03On est très très bon
13:04dans la technologie des transports
13:07et donc on pourrait très bien
13:08faire là-dessus
13:10des transports modulaires,
13:11des choses auxquelles réfléchissent
13:12d'ailleurs certaines régions,
13:13mais il faut aller beaucoup plus loin.
13:15C'est une nécessité absolue
13:16parce que si vous ne faites pas
13:18un grand plan de reconquête
13:19du territoire,
13:19si vous ne faites pas
13:20un grand plan de reconquête
13:21du chemin de fer
13:24en France,
13:25vous n'arriverez jamais
13:27à dégonfler,
13:29à répartir les activités
13:30autrement,
13:30à dégonfler les grandes métropoles.
13:32Or, les grandes métropoles,
13:33c'est une rente foncière
13:35qui explose,
13:36des inégalités qui explosent.
13:37Pourquoi ?
13:38Pourquoi, quand j'étais enfant,
13:39moi,
13:40les gens n'avaient pas besoin
13:41de voiture ?
13:42Quand ils en avaient une,
13:43les ouvriers,
13:43ils s'en servaient le dimanche
13:44pour les loisirs
13:45ou pour aller faire des courses,
13:46mais ils allaient travailler
13:47à vélo.
13:47Pourquoi ?
13:48Pourquoi ?
13:48Parce que l'usine,
13:49elle n'était pas loin de chez eux,
13:50même quand ils n'étaient pas
13:51dans des grandes métropoles.
13:53On a tout regroupé,
13:55toutes les activités
13:55dans des grandes métropoles,
13:56c'est une folie.
13:58Et donc, évidemment,
13:58il faut ce grand plan.
14:00Vous vous rappelez
14:00que Mme Borde,
14:01elle avait dit
14:03on va donner 100 milliards.
14:04100 milliards,
14:05on ne sait pas comment
14:06ils étaient calculés,
14:07mais on n'en a jamais vu
14:08la couleur.
14:09Donc, oui,
14:10il y a un vrai sujet.
14:11Donc, d'accord sur ce point,
14:13effectivement.
14:13Oui, alors ça,
14:14ça prend un peu de temps,
14:14un peu plus peut-être
14:15que M. Martin.
14:16Et justement,
14:17il faut répondre à l'urgence.
14:18Si on s'y a été mis,
14:19voilà, sa réponse.
14:20Si vous voulez,
14:21je ne pense pas
14:21que ça prenne du temps
14:22de dire à un conducteur de train
14:25arrête-toi,
14:26il y a du monde,
14:27il y a du monde dans la gare,
14:28il faut s'arrêter à cette gare.
14:30Il y a peut-être une raison, non ?
14:31Non, mais ça dépend des trains.
14:33Parce qu'on a favorisé,
14:34on a voulu faire des économies
14:37sur le dos,
14:38d'ailleurs,
14:38de personnes qui sont déjà,
14:40enfin,
14:40qui sont loin de tout maintenant.
14:41Ils n'ont plus de gare,
14:42ils n'ont plus de poste,
14:43ils n'ont plus de service public.
14:44C'est ça qui crée le malaise
14:45dans notre pays.
14:47Et je précise,
14:48je finis juste là-dessus,
14:49que par exemple,
14:50il y a des lignes,
14:51il y a des voies
14:52où ne circulent que du fret.
14:54Donc la ligne existe,
14:55il y a des trains
14:56qui roulent dessus
14:56et il n'y a plus
14:57de transport de voyageurs.
14:59Là, il suffit de remettre
15:00un train de voyageurs,
15:02un TER ou je ne sais quoi.
15:04Donc,
15:04ce n'est pas pour dans 10 ans
15:06ni dans 3 mois,
15:07ça peut se faire tout de suite.
15:08Sur l'essence.
15:09C'est des choix politiques.
15:10Sur l'essence,
15:11est-ce que vous êtes d'accord
15:11avec M. Martinez, s'il vous plaît ?
15:13Il faut changer les horaires,
15:15il faut changer beaucoup de choses.
15:16Je voudrais qu'on parle
15:17de ceux qui prennent
15:18leur voiture en ce moment.
15:19Parce que pour le coup...
15:20Les cheminots et les cheminots
15:21sont performants.
15:21Mais je suis d'accord
15:22pour qu'on aille
15:23dans cette direction massivement
15:24parce que la perte
15:26qui résulte des choix
15:28qu'on a fait
15:28depuis plusieurs décennies,
15:30elle est en réalité énorme.
15:31Or, le problème de notre pays,
15:33ce n'est pas la dépense publique,
15:35c'est la production.
15:36Vous savez,
15:39en réfléchissant un peu
15:40à ces questions
15:40et en fouillant,
15:41je me suis rendu compte
15:42d'une chose à laquelle
15:43je n'avais jamais pensé
15:43qui est pourtant toute simple.
15:44C'est d'aller voir
15:45quelle était la dépense publique
15:46par habitant
15:47dans un pays comme l'Allemagne
15:48ou comme la Suisse.
15:50Eh bien, en Allemagne,
15:51la dépense publique par habitant,
15:52même corrigée du pouvoir d'achat,
15:54elle est supérieure
15:55à la dépense publique en France.
15:57Seulement,
15:58ça ne se voit pas
15:58dans le rapport
15:59entre la dépense publique
16:00et le PIB
16:00parce que le PIB
16:01est beaucoup plus important.
16:03Et donc,
16:04notre problème,
16:05c'est la production.
16:06Comment on produit
16:08davantage,
16:09davantage d'emplois,
16:09davantage de revenus,
16:10etc.
16:12Quand on a laissé tomber,
16:13parce qu'il y a le ferroviaire,
16:14mais il y a l'industrie,
16:14quand vous avez laissé tomber...
16:15Mais ça,
16:15on peut y venir si vous voulez.
16:16Je voudrais qu'on reste aussi
16:18sur les prix.
16:18Oui, mais c'est très important
16:19et c'est très intéressant.
16:20Mais je voudrais aussi
16:21qu'on parle du sujet
16:22qui inquiète tout le monde.
16:23des emplois à forte valeur ajoutée
16:24et mieux rémunérés.
16:25Voilà.
16:25Les finances publiques le payent,
16:27l'économie le paye,
16:27la consommation le paye,
16:29tout le monde le paye.
16:30Donc là,
16:31on est en train de payer
16:32le prix de toutes ces politiques
16:34et de tous ces choix.
16:36Alors,
16:36répondre à l'urgence
16:37est peut-être cette fois-ci
16:38la chose la plus difficile
16:40qui soit.
16:41Difficile parce qu'on n'a pas le temps,
16:43parce que,
16:44hélas,
16:45il se peut que ça dure.
16:46Alors,
16:47vous pouvez bloquer les prix
16:48pendant, encore une fois,
16:48deux semaines,
16:49trois semaines,
16:50mais si vous les bloquez plus,
16:51vous êtes plus livrés,
16:52tout simplement.
16:53Parce que c'est devenu
16:54un système mondial.
16:55Mais à ce moment-là,
16:56il ne fallait peut-être pas
16:57privatiser Total et Elf.
16:59Si c'était une entreprise publique,
17:01évidemment,
17:01on se dirait
17:03marge zéro
17:04pendant un an.
17:05Vous pouvez nationaliser Total ?
17:06Non,
17:07parce que c'est très compliqué.
17:08En tout cas,
17:08vous ne le ferez pas,
17:09c'est un débat.
17:10Il me prend par la gauche, là.
17:12Non,
17:13je ne veux pas.
17:13Je pense que c'est très difficile
17:14parce que,
17:15maintenant,
17:15c'est une entreprise
17:16qui est d'accord
17:16avec beaucoup d'États.
17:17C'est très compliqué.
17:20On peut très bien.
17:21Pas de nationalisation Total ?
17:23Blocage des prix ?
17:24Ce genre de choses,
17:26ce n'est pas des réponses d'urgence
17:27à une situation d'urgence.
17:28mais c'est important
17:29parce que Total revient
17:30dans le débat souvent.
17:32Quand on n'a pas ces leviers,
17:33on a en réalité
17:34pas grand-chose.
17:35C'est-à-dire,
17:35si vous faites,
17:36par exemple,
17:36vous supprimez 15 points de TVA,
17:38comme le propose Mme Le Pen,
17:40j'ai fait un petit calcul,
17:41moi,
17:42ça veut dire 13 centimes
17:43à peu près par litre.
17:45Voilà.
17:4513 centimes à peu près par litre.
17:46Combien de jours ?
17:47On écoute Henri Guénaud,
17:49direct,
17:50Emmanuel Macron,
17:51et je vous redonne la parole.
17:52La France comme l'Union européenne
17:54et qui est aussi,
17:56comme vous le savez,
17:56un grand producteur
17:57d'hydrocarbures fossiles
17:58et qui produit gaz,
18:00qui d'ailleurs,
18:01par sa production,
18:03par aussi ce qu'ils font
18:04du côté du raffinage,
18:05permet d'équilibrer
18:06le marché mondial.
18:07Et donc,
18:08il y a eu des accords de,
18:09pardon de rentrer là-dedans,
18:11mais ce qu'on appelle
18:11des accords de swap,
18:12d'échanges
18:13qui ont pu être faits
18:14par plusieurs pays
18:15en Europe.
18:16Et donc, nous,
18:16ce qu'on veut faire,
18:17c'est regarder comment,
18:18pas regarder,
18:19mais consolider et conclure
18:20des accords
18:21pour, très clairement,
18:23avoir plus de gaz liquéfiés
18:24qui puissent aller
18:25vers la façade atlantique.
18:26Parce qu'aujourd'hui,
18:26il y en a beaucoup,
18:27mais qui vont vers
18:27la façade pacifique.
18:28Donc, leur permettre
18:29une diversification.
18:30Mais ce qu'on fait, nous,
18:31ce qu'on a fait
18:32ces derniers jours
18:32et ces dernières semaines,
18:34c'est très concret.
18:35C'est-à-dire qu'on se bat
18:37pour sécuriser
18:38par des accords
18:39d'approvisionnement
18:40dans les mois qui viennent,
18:42parce qu'on veut
18:42se préparer à tout
18:43et qu'on veut protéger
18:45les Françaises et les Français,
18:47eh bien,
18:47se préparer pour en gaz,
18:49en diesel,
18:50en jet fuel,
18:51être sûr de ne pas manquer.
18:52Et donc, c'est ce que
18:53je vais discuter demain midi
18:54avec le Premier ministre
18:55Marc Carnet.
18:56C'est ce que j'ai discuté
18:57il y a quelques jours.
18:58On a d'ailleurs signé
18:59un accord en ce sens
19:00avec le Premier ministre d'Irak.
19:02C'est ce qu'on a discuté
19:03et signé aussi
19:04avec plusieurs pays du Golfe.
19:07Et ça a été tout le travail
19:09des dernières semaines
19:10qu'on a patiemment conçu
19:11pour, justement,
19:13sécuriser ce qu'on appelle
19:14nos approvisionnements.
19:15Et on va continuer de le faire.
19:17Et c'est aussi tout l'objet
19:18de ce qu'on fait
19:18dans la région d'Hormuz.
19:19Vous parlez de potentiellement
19:20et vous parlez de ce qu'il y a ?
19:22Potentiellement,
19:23il y a des risques de pédagogie ?
19:25Évidemment qu'il y a aujourd'hui
19:27un marché mondial
19:27qui est très sous tension.
19:28Et vous le voyez bien.
19:29Il est sous tension
19:30parce que le Hormuz,
19:32c'est à peu près 20%
19:34des productions et des sorties.
19:36Donc, on a réussi
19:37ces derniers mois
19:37à trouver des voies de passage,
19:39de réduire la tension,
19:41à trouver des voies
19:42de contournement
19:43avec ce pipeline
19:44qui va d'est en ouest
19:46en Arabie Saoudite
19:47qui a été frappé
19:48ces derniers jours.
19:49Et donc, on a aujourd'hui
19:51un niveau très bas
19:52et moins de la moitié
19:53de ce qui est produit
19:54qui sort.
19:55L'hiver arrive
19:57et il y a des pays
19:57qui sont en train
19:58d'acheter beaucoup plus
19:59là où, au printemps dernier,
20:01ces mêmes pays
20:02avaient réduit
20:02leur consommation
20:03pour s'adapter.
20:04Donc, il faut être très vigilant
20:05et nous, nous ne voulons pas
20:07manquer.
20:08Donc, on a reconstitué
20:09nos stocks de gaz.
20:11On sécurise
20:12nos approvisionnements
20:13et on sécurise
20:14nos approvisionnements.
20:15Par exemple,
20:16en diesel,
20:17on consomme
20:18à peu près
20:19600 000 dans les jours.
20:20On en importe
20:20la moitié.
20:21On sécurise cela.
20:23Et donc,
20:24on n'a pas à craindre
20:26ou à faire peur aux gens.
20:27On a à leur dire
20:28la vérité
20:29sur l'instabilité géopolitique
20:31et ce qu'elle crée
20:32dans notre pays
20:32et on a à s'y préparer.
20:34C'est exactement
20:34ce que fait la France
20:35et ce qu'elle a accéléré
20:37ces dernières semaines.
20:38Depuis 1994,
20:39la France et le Canada
20:40cogèrent les ressources
20:41halieutiques
20:41de leur zone économique
20:43exclusive,
20:43respectées jusqu'aux
20:44200 000 nautiques.
20:45C'est un dossier
20:46que vous connaissez.
20:47Est-ce que vous êtes prêt
20:47à étendre cette gestion
20:49commune à d'autres espèces
20:51présentes sur le plateau
20:52continental, par exemple ?
20:53On va regarder ça
20:54et en discuter ensemble.
20:55On y est prêt.
20:56Je souhaite surtout
20:56qu'on puisse développer
20:57beaucoup plus fortement
20:58nos activités de pêche
20:59et de transformation
21:00parce que c'est ce qui permettra
21:02de créer de la richesse
21:02et de créer des emplois.
21:04On va là-dessus
21:05y travailler.
21:06On est prêt à investir
21:06et à co-investir
21:07aussi avec les Canadiens.
21:08Je pense que l'objectif
21:09aussi de cette visite
21:10et ce qu'elle marque,
21:11c'est d'ouvrir une nouvelle page.
21:13Tout le monde sait que...
21:14On continue à suivre
21:16la prise de parole
21:16du président de la République.
21:17S'il revient sur les questions
21:19énergétiques,
21:20nous le réécouterons.
21:21Vous aviez la parole
21:22avant qu'il s'exprime.
21:23Donc je reviens vers vous,
21:24Henri Gueno.
21:24Vous disiez,
21:25si on en est là aujourd'hui,
21:27c'est en raison
21:28de mauvaises décisions politiques
21:30de toutes ces dernières années.
21:32Est-ce que précisément
21:33ce que dit ce soir
21:34le président de la République
21:35et les décisions prises
21:37pour tenter de sécuriser
21:39notre stock énergétique,
21:40là, tout ça va dans le bon sens ?
21:42Alors, sécuriser nos approvisionnements,
21:45oui, ça va dans le bon sens.
21:46On peut faire beaucoup de choses
21:49sans garantie.
21:49C'est toujours la même chose.
21:51Si ça dure,
21:52vous pouvez avoir
21:53les stocks stratégiques remplis,
21:55vous pouvez avoir
21:56des accords de sécurité,
21:57mais ça a ses limites.
21:58Donc la question quand même
21:59est de savoir combien de temps
22:01ce conflit va durer.
22:02Mais personne ne le sait.
22:03Mais non, personne ne le sait,
22:04sauf peut-être M. Trump
22:05qui peut y mettre un terme
22:06du jour au lendemain.
22:07Mais voilà,
22:07alors on sait qu'il est imprévisible.
22:09Donc, on ne sait pas
22:10ce qu'il fera.
22:10Le président lui-même dit,
22:15disait hier,
22:16en marge de la rencontre
22:17avec les chefs de parti,
22:18qu'il n'y avait aucune issue
22:22à court terme possible,
22:24et même peut-être à moyen terme,
22:25mais qu'il se préparait plutôt
22:27à l'idée que ça dure
22:27tant que Donald Trump
22:30ne changeait pas
22:31son fusil d'épaule,
22:32lui-même n'étant plus en mesure
22:34peut-être d'être en capacité
22:35d'offensive,
22:36comme le crie souvent
22:39lorsqu'il fait ses déclarations,
22:41parce que les États-Unis
22:43ont moins de munitions,
22:45sont plus vulnérables.
22:47Mais en tous les cas,
22:48ce serait beaucoup plus difficile
22:50pour eux de reprendre
22:51une offensive
22:52comme ils l'ont menée
22:53il y a quelques semaines.
22:53De toute façon,
22:54elle ne mène à rien
22:55à partir du moment
22:56où ils ne peuvent pas envoyer
22:58des centaines de milliers
22:59de gens sur le terrain.
23:00Écoutons-le sur Marine Le Pen.
23:01Ça est sans issue
23:02s'il continue la guerre.
23:03S'il vous plaît,
23:04mettons le son.
23:05J'ai informé
23:06les membres de leur parti.
23:07Je ne vais pas après commenter.
23:09J'ai dit des choses importantes.
23:10J'ai surtout permis
23:11aux responsables
23:12qui étaient là
23:14d'exposer les choses
23:15et de répondre
23:15aux questions
23:16des forces politiques.
23:17Je pense que c'est nécessaire
23:18et je pense que c'est important
23:19que tout le monde
23:20dans notre pays
23:21sache qu'elle est la réalité
23:23à la fois de la menace
23:24mais aussi la complexité
23:25des crises géopolitiques
23:27qui viennent peser
23:28sur nos vies.
23:29Qu'il s'agisse
23:30de la sécurité
23:30ou qu'il s'agisse
23:32du coût de la vie
23:33et en particulier
23:33du prix des carburants.
23:35Voilà.
23:35Est-ce que vous avez parlé
23:36au premier temps
23:36de faire un moment ?
23:38On a pu échanger
23:40par messagerie
23:40mais je lui reparle demain.
23:42Est-ce que vous avez le sentiment
23:43qu'il y a un apaiseau
23:44aussi de sa part
23:44à l'égard de M. Carnet ?
23:46Il était furieux
23:47de cet accord d'association ?
23:49Je ne sais pas
23:53ce qu'il en est
23:54et j'ai toujours tout fait
23:56pour que les choses
23:56soient le plus...
23:57Voilà le président
23:58de la République
23:58qui réagissait notamment
23:59à l'absence de Marine Le Pen
24:01hier à cette réunion
24:02à l'Élysée
24:03puisque c'est bien
24:04les chefs de parti
24:05qui étaient convoqués.
24:06Est-ce qu'elle n'a pas fait
24:07une erreur
24:07en n'y allant pas
24:08Henri Guénaud ?
24:09Je ne sais pas
24:09c'est son problème
24:10je ne sais pas
24:10si c'est une erreur
24:11ou pas.
24:12C'était M. Bardella
24:13les chefs de parti
24:14sont convoqués
24:15pour qu'on leur...
24:16C'est M. Bardella
24:17le chef de parti.
24:18Oui mais c'est Marine Le Pen
24:19la candidate
24:20à la présidentielle
24:21vous me voyez venir.
24:22Non mais je n'ai pas...
24:23Ce n'est pas elle
24:24d'y aller franchement ?
24:25Je n'ai pas d'idée
24:25sur ce sujet.
24:27Lorsqu'il y a
24:27tous les chefs
24:28de renseignement
24:29les plus hauts
24:30les plus hauts chefs
24:31de renseignement
24:31en France
24:32qui viennent s'exprimer
24:33parce que c'est eux
24:33surtout qui se sont exprimés
24:34ainsi que le directeur
24:35de l'énergie
24:36à ce sujet
24:36ô combien porté
24:38par le Rassemblement
24:39vous ne trouvez pas
24:40que c'est quand même
24:41au minimum
24:41une erreur
24:42de la part de Marine Le Pen
24:43de ne pas venir
24:44elle qui prétend
24:46et a de fortes chances
24:47d'être à la place
24:48d'Emmanuel Macron
24:48dans cette même salle
24:49de l'égard
24:49dans quelques mois.
24:51Bon, pas de commentaire.
24:53Enfin, je n'ai pas le sentiment
24:54que les gens
24:54qui y ont assisté
24:55en tout cas
24:55ce que moi
24:55j'en ai entendu
24:57trouvaient que c'était
24:58un moment absolument...
24:59Si, pour avoir
25:00discuté avec eux
25:01pas ce que j'ai entendu
25:02mais pas ce avec lequel
25:03j'ai parlé
25:03mais reprenons le fil
25:05de notre conversation.
25:06La sécurisation
25:06des approvisionnements
25:07c'est important
25:08ça ne résoudra pas
25:09le problème du prix.
25:10Alors précisément
25:11sur le prix
25:12vous disiez
25:12Henri Guénaud
25:13le blocage des prix
25:15comme le prône
25:16M. Martinez
25:16ça ne peut pas suffire
25:18parce que la crise
25:19va durer.
25:20C'est pas seulement ça
25:21oui parce que
25:22si c'est 15 jours
25:23parce qu'il y a
25:23un mouvement spéculatif
25:24vous pouvez toujours
25:25simplement
25:25après les gens
25:26ne vous livrent plus
25:26tout simplement
25:27parce qu'on ne produit
25:28pas de pétrole.
25:29Qu'est-ce qu'il faut faire ?
25:29Qu'est-ce que vous prenez
25:30comme solution ?
25:31Il n'y a pas de vraie solution
25:33à ce sujet
25:33il n'y a pas de solution
25:34on peut faire
25:35le gouvernement
25:35ne pourra pas éviter
25:36de faire quelque chose
25:37ça c'est vrai
25:38parce que ça arrive
25:39en plus dans un moment
25:41où la crise sociale
25:42elle est à son maximum
25:43simplement
25:44vous n'allez pas
25:44résoudre le problème
25:47en ruinant
25:47les retraités
25:48en pressurant
25:49les malades
25:51en ruinant
25:51les fonctionnaires
25:52etc.
25:52Enfin je veux dire
25:53c'est pas ça
25:53qui va permettre
25:54alors que le pouvoir d'achat
25:55est au cœur
25:55de cette question
25:57donc vous pouvez
25:58faire ce que vous voulez
25:59vous pouvez au mieux
26:00faire encore une fois
26:00vous pouvez baisser
26:02temporairement la fiscalité
26:03après il faudrait être
26:04capable de la remettre
26:06là ou ailleurs
26:07mais encore une fois
26:08ça fera
26:08même si vous allez très loin
26:09même si vos partenaires
26:10européens vous autorisent
26:11à faire 15 points
26:12de baisse de la TVA
26:13ce qui n'est pas sûr
26:15sur l'énergie
26:17ça vous fait
26:18si j'ai bien calculé
26:20ça fait à peu près
26:2013 centimes par litre
26:21donc voilà
26:22combien de jours
26:22faut-il
26:23pour que ça soit
26:26dévoré
26:26par la hausse des prix
26:27et on se retrouvera encore
26:28alors c'est mieux
26:2913 centimes de moins
26:30que de plus
26:30mais à la fin
26:32les gens vont se retrouver
26:33dans la même situation
26:34on est vraiment
26:35dans une situation difficile
26:36mais je trouve
26:37que la plupart des mesures
26:38qu'on annonce par ailleurs
26:39ne font qu'aggraver
26:40cette situation
26:40là-dessus Olivier Babot
26:43alors
26:43et pourquoi Total
26:44revient toujours
26:45dans la conversation
26:45alors
26:46ce qui est drôle
26:46c'est que Total
26:47c'est juste un quart
26:48de l'essence
26:49qui est consommée en France
26:50donc il y a 75%
26:51c'est pas Total Énergie
26:52il faut quand même le dire
26:53le plus drôle
26:54c'est qu'il n'y a que Total
26:55qui
26:55c'est quand même marrant
26:56on accuse le mauvais élève
26:57qui a fait depuis assez longtemps
26:59un prix maximum en fait
27:00donc ça lui coûte de l'argent
27:02depuis un moment
27:03puis on pourrait parler aussi
27:04du fait que
27:04en réalité
27:05les taxations de Total
27:06sont faites là
27:07où on fait de l'extraction
27:09donc c'est en Norvège
27:10c'est au Royaume-Uni
27:11c'est en Afrique
27:13et donc c'est pas
27:14au moment de la diffusion
27:16enfin de la distribution
27:18il faut rappeler
27:19sur le budget
27:20alors j'ai l'air d'être obsédé
27:20par le budget
27:21mais c'est parce qu'en fait
27:21c'est le carcan
27:22dans lequel on est tous
27:23voilà
27:24les recettes liées à l'essence
27:26c'est
27:26enfin aux hydrocarbures
27:28c'est 40 à 45 milliards
27:29de recettes
27:30on va s'écharper là
27:31à l'automne
27:32pour 2 milliards
27:33pour le gel de point d'indice
27:346 milliards
27:35sur les retraites
27:36et on voit très bien
27:37que déjà
27:37ça commence à bouillir
27:39et donc on voit très bien
27:40qu'un effort significatif
27:43sur l'essence
27:43c'est-à-dire qu'une baisse généralisée
27:45ou quelque chose
27:46qui serait très important
27:46non seulement
27:47du point de vue de l'économie
27:48je suis désolé
27:48provoquerait des effets d'aubaine
27:49pour monsieur
27:51qui est assez riche
27:52et qui va pouvoir
27:54avoir bénéficié
27:55d'un effort national
27:56contre l'idée
27:57d'une aide
27:59qui serait beaucoup plus ciblée
28:00mais c'est surtout
28:01en fait pas tenable
28:02très rapidement
28:02du point de vue du budget
28:03qui est
28:04mais plus que serré
28:05on est déjà
28:06on ne sait pas
28:07comment on va arriver
28:08aux 5%
28:09et c'est une condition
28:10quasiment sine qua non
28:11pour qu'on garde
28:11un semblant de crédibilité
28:13au point de vue international
28:13là-dessus Philippe Martinez
28:14évidemment j'imagine
28:15que vous ne serez pas d'accord
28:16avec Olivier Babaud
28:17pas tout à fait
28:20premièrement Total
28:20je veux bien
28:21que vous les plaigniez
28:22mais
28:23les profits de Total
28:25sont très très importants
28:28ils ne perdent pas d'argent
28:29en ce moment
28:29ils en gagnent tous
28:30ah oui bien sûr
28:30on y gagne tous
28:32puisque ce sont les seuls
28:32qui ont la marge nécessaire
28:33pour pouvoir plafonner leur prix
28:35les autres ne peuvent pas le faire
28:35ils pourraient le faire quand même
28:37vous avez une voiture
28:40allez à une station
28:41d'essence
28:42et dites aux gens
28:42qui font la queue
28:44pour prendre de l'essence
28:45qu'on y gagne tous
28:46vous allez voir
28:46les seules stations
28:47vous allez voir
28:48prix réduit
28:48et plafonné
28:49c'est chez Total
28:50en France
28:50vous allez être accueilli
28:51mais vous ne pouvez pas
28:52contester
28:52que Total
28:54c'est Total
28:54qui bénéficie aujourd'hui
28:56le plus de cette crise
28:57et tous les autres pétroliers
28:59et les actions
29:00tous les pétroliers
29:01puisqu'on parle de Total
29:01vous avez parlé de Total
29:02oui mais pourquoi Total
29:03pourquoi cette obsession
29:04parce que Total
29:05Total
29:06tout le monde connaît Total
29:07en France
29:07ah c'est pour ça
29:08mais donc
29:08écoutez
29:09qu'est-ce que devrait faire
29:10Total
29:11qu'est-ce que devrait faire Total
29:12selon vous Philippe Martinez
29:13pour contribuer davantage
29:15à l'effort aujourd'hui
29:16réduire
29:17réduire
29:18réduire des marges
29:19par exemple
29:20moins distribuer
29:21à ses actionnaires
29:22pour permettre
29:23de continuer
29:24à avoir un prix
29:25de l'essence
29:26raisonnable
29:28ça c'est la première chose
29:29et sur la réalité budgétaire
29:32et le fait qu'aujourd'hui
29:33oui mais la réalité budgétaire
29:35ça fait un petit moment
29:36qu'on en parle
29:37et c'est toujours
29:38les mêmes solutions
29:39c'est ce que j'ai entendu
29:40je viens d'entendre encore
29:41c'est
29:42il faut
29:44réduire
29:45encore les dépenses
29:46et quand on dit
29:47réduire les dépenses
29:48c'est pas pour tout le monde
29:48c'est toujours
29:49les mêmes
29:50c'est toujours
29:51sur les mêmes
29:52qu'on veut réduire
29:53les dépenses
29:53là pour une fois
29:54c'est les retraités
29:55c'est pas que les retraités
29:56vous avez entendu
29:57enfin vous avez lu
29:58alors gel du point d'indice
30:00et des aides au logement
30:01un serrage de rappel
30:02quelques mesures
30:03un serrage de vis
30:03sur les arrêts maladie
30:04l'allocation de rentrée scolaire
30:07le gel des appels aussi
30:08alors ce ne sont pas des mesures
30:09ce sont des pistes
30:10parce que pour le coup
30:11rien n'est tranché
30:12rien n'est décidé
30:13mais vous vous dites
30:13c'est toujours les mêmes
30:14qui trinquent
30:14mais oui
30:15les retraités
30:16ils n'ont jamais trinqué
30:19quand est-ce que la dernière fois
30:20qu'on a baissé
30:21ou désindexé
30:22la retraite
30:22vous vous moquez du monde
30:23mais quand est-ce que la dernière fois
30:24dites-moi
30:25quand est-ce que dans ce pays
30:26on a désindexé la retraite
30:27vous croyez qu'il y a
30:27un modèle de retraité
30:29qui part tous les ans
30:31au Bahamas
30:32se promener sur la plage
30:33vous savez qu'il y a
30:34des retraités très pauvres
30:36vous le savez ça
30:36il y en a des très riches aussi
30:37ça vaut pour tout
30:38donc ne parlez pas
30:39des retraités
30:41quand on désindexe
30:42quand on cible
30:43la catégorie retraité
30:45comme étant une piste budgétaire
30:46c'est la première fois
30:47quand est-ce qu'on a
30:49désindexé
30:49tous les ans
30:50tous les ans
30:51parce qu'ils n'avaient pas échappé
30:52la hausse de la CSG d'ailleurs
30:53tous les ans
30:54la deuxième chose
30:55donc on ne touche pas aux retraités
30:56même ceux qui gagnent
30:582034 euros par mois
30:59ceux qui touchent
31:00au moins 2034 euros par mois
31:02c'est le monde
31:02qui dit ça ce soir
31:03ce sont ces retraités là
31:05qui seraient dans le viseur
31:06du gouvernement
31:07donc les retraités
31:08qui gagnent 2200 euros
31:09c'est ça que vous
31:1034
31:112034
31:11ce sont les informations
31:12de nos confrères du monde
31:132034 euros seraient
31:13des riches privilégiés
31:15et les milliardaires
31:16seraient des pauvres
31:17à qui il faudrait continuer
31:19à donner des aides
31:21à avoir une fiscalité injuste
31:23non mais c'est ça la réalité
31:26je ne suis pas caricatural
31:29non je dis que c'est un peu caricatural
31:31parce que les milliardaires
31:32dont vous parlez
31:33qui ont des grandes entreprises
31:34ils reversent aussi
31:36sous d'autres formes
31:37mais vous savez bien
31:38que la fiscalité
31:39n'est pas juste
31:40dans notre pays
31:41mais je ne dis pas ça
31:42proportionnellement
31:42plus on est riche
31:44et donc là on parle
31:44de traités riches
31:45pas des
31:47pas des retraités
31:48pas des retraités
31:49aux Bahamas
31:51plus on est riche
31:52moins proportionnellement
31:53on paye d'impôts
31:54les sujets les uns
31:55après les autres
31:56vous vous dites
31:56on ne touche
31:57à aucun retraité
31:58on est d'accord
31:59et vous Henri Hélène
32:00pareil
32:01ah oui pareil
32:02alors d'abord
32:03ce n'est pas vrai
32:03qu'on n'a jamais
32:04acquis des retraités
32:05parce que jusqu'en 87
32:06les retraites
32:07elles étaient indexées
32:08sur les salaires
32:10en 87
32:11à partir de 87
32:12on a décidé
32:13de les indexer
32:14sur les prix
32:15il faut voir
32:16la différence
32:17elle est énorme
32:18et au fur et à mesure
32:19que les générations
32:20deviennent retraitées
32:21on va voir
32:22on va voir baisser
32:24dans les rapports du corps
32:25on va voir baisser
32:26le niveau de vie relatif
32:28des retraités
32:28de façon très importante
32:29on leur avait fait
32:31un joli cadeau
32:31à la fin des années 70
32:32avec la bâton
32:33mais c'est parce que
32:34les retraités d'aujourd'hui
32:35s'en réussissent beaucoup
32:36que les retraités de demain
32:37c'est-à-dire mois
32:37il y a un calcul très intéressant
32:39dans le rapport du corps
32:40ils disent que
32:43bien après
32:43cette question
32:44de l'indexation
32:45sur les salaires
32:45et sur les prix
32:46il remarque
32:47un cadre
32:48de la génération 52
32:49il a déjà perdu
32:508%
32:51sur sa retraite
32:528%
32:52de pouvoir d'achat
32:54pourquoi ?
32:55parce qu'il y a eu
32:56des sous-indexations
32:57des retards d'indexations
32:58etc
32:58mais c'est pas tout
32:59c'est pas tout
33:00bon ça va
33:01je ne suis pas venu
33:02faire la guerre des générations
33:03donc vous arrêtez
33:04vous vous êtes
33:05attendez
33:06je finis
33:06quand vous faites
33:08perdre
33:09aux fonctionnaires
33:11depuis 2010
33:12plus de 20%
33:13du pouvoir d'achat
33:14de leur rémunération indiciaire
33:16vous savez que
33:17cette rémunération indiciaire
33:18c'est celle qui sert
33:19à calculer la retraite
33:19des fonctionnaires
33:20donc vous croyez
33:21que la retraite
33:22des fonctionnaires
33:22elle n'a pas déjà
33:24beaucoup payé
33:25enfin tout ça
33:27est grotesque
33:27et alors qu'est-ce qu'il faut faire ?
33:29il faut désindexer
33:31les retraites définitivement
33:32sur les fonctionnaires
33:33ça dure depuis 2010
33:34à part deux années
33:35où on a donné un grand
33:37on a dit
33:38on fait un cadeau
33:38aux fonctionnaires
33:39ce cadeau
33:39c'était la moitié
33:40de l'inflation
33:41de ces deux ans
33:41quand même fantastique
33:43mais donc vous êtes
33:44quand même d'accord
33:44sur le fait
33:45que ce gouvernement
33:45doit réaliser des économies
33:47ou vous pensez
33:47ça c'est pas des économies
33:48ça ce sont les politiques
33:49déflationnistes
33:50qu'ont mené
33:51le chancelier Brüning
33:51en Allemagne en 1930
33:52et Laval en 1935
33:54voilà
33:55et sur lequel
33:56on est totalement formaté
33:58alors moins brutal
33:59c'est moins brutal
34:00etc
34:00mais ces politiques là
34:02elles peuvent se concevoir
34:03quand on sort
34:04d'une période d'euphorie
34:05bon ça se conçoit
34:06en 1976
34:07quand Bas arrive au pouvoir
34:08pourquoi ?
34:09parce que les salaires
34:10ont tellement augmenté
34:11qu'ils ont dévoré
34:12l'autofinancement
34:13des entreprises
34:13il est normal
34:14à ce moment là
34:15que vous demandiez
34:16des efforts
34:16que vous freiniez
34:17éventuellement
34:17la hausse des salaires
34:19mais quand vous avez
34:20ce sont des politiques
34:21qui viennent après la surchauffe
34:22après des excès de croissance
34:24des excès d'augmentation
34:25de salaire
34:25ce ne sont pas des politiques
34:26qui apportent une réponse
34:28raisonnable
34:29à des situations
34:30de stagnation
34:31ou de récession
34:32alors qu'elle serait
34:33une réponse raisonnable
34:34selon vous
34:35mais ça c'est pas raisonnable
34:35parce que
34:36si vous détruisez
34:37quelques mesures concrètes
34:37si vous prenez des mesures
34:39qui détruisent la croissance
34:40vous allez avoir
34:41exactement le résultat inverse
34:42de celui que vous cherchez
34:43parce que vos déficits
34:44vont se creuser
34:45et vos déficits
34:46rapportés au PIB
34:47vont encore plus se creuser
34:48désindexer la retraite
34:49Henri Guéno est d'accord
34:50avec Philippe Martinez
34:51alors ça je ne l'avais pas vu
34:54ça ne baisse pas la croissance
34:55diminuer le pouvoir d'achat
34:56des gens
34:56ça ne fait pas baisser
34:57la croissance
34:57mais augmenter celui des actifs
34:59peut-être que ça augmente
34:59un petit peu la croissance
35:01parce que vous croyez
35:02qu'on va augmenter
35:03le revenu des actifs
35:03parce qu'on baisse
35:04le revenu des retraites
35:04mais c'est une blague
35:05c'est une blague
35:08quels seraient
35:09les domaines
35:10où il faut aller
35:11faire des économies
35:12chercher de l'argent
35:13selon vous Henri Guéno
35:14mais moi je ne suis pas d'accord
35:15en prendre le problème
35:16de cette façon là
35:16ah bon ?
35:17pas du tout
35:18je reviens à ma remarque
35:20de tout à l'heure
35:25la dépense publique
35:26en France
35:28par habitant
35:29elle est inférieure
35:30à la dépense publique
35:31par habitant en Allemagne
35:32même une fois corrigée
35:34du pouvoir d'achat
35:34elle est même inférieure
35:36à la dépense publique
35:37en Suisse
35:37une fois corrigée
35:38du pouvoir d'achat
35:39donc ce n'est pas le problème
35:41du montant de la dépense
35:42notre problème
35:43il n'est pas là
35:43notre problème
35:44il est dans la faiblesse
35:45de notre PIB
35:46voilà
35:47et non pas dans le montant
35:48mais dans la nature
35:50de la qualité de la dépense
35:51pourquoi la dépense
35:53est-elle aussi improductive
35:54elle est aussi improductive
35:55parce qu'elle ne fait plus
35:56maintenant que réparer
35:57les erreurs
35:59de politique économique
36:00et de politique sociale
36:01et de politique éducative
36:02etc.
36:02qu'on a commises
36:03pendant des décennies
36:04vous allez
36:04donc c'est pas en continuant
36:06à faire ça
36:06qu'on va arranger les choses
36:07des décennies
36:08donc des décisions de gauche
36:09et de droite
36:09oui bien sûr
36:10on est d'accord
36:11tous responsables
36:12de temps en temps
36:12on en a moins
36:13on a moins fait de bêtises
36:14mais c'est vrai
36:15mais dites donc
36:16pardon
36:16en fait vous avez beaucoup
36:17de points communs
36:18tous les deux finalement
36:19vous vous retrouvez je pense
36:21dans ce que dit Henri Guénaud
36:22m'écoute souvent
36:24mais on parle souvent
36:25tout le monde parle de dépenses
36:27y compris autour de cette table
36:29on ne parle jamais recettes
36:30comment on travaille
36:32pour avoir plus de recettes
36:34parce que
36:35et donc là il y a des pistes
36:36je parlais de justice fiscale
36:38c'est une piste
36:41si on mettait plus de
36:43à condition que votre façon
36:45d'accroître les recettes
36:46ne diminue pas l'assiette
36:48et ne diminue pas la croissance
36:49parce que sinon
36:50on va recevoir moins à la fin
36:52non non
36:52plus de justice fiscale
36:54c'est que tout le monde
36:55paye proportionnellement
36:56à ceux qui le touchent
36:58et même
36:58en allant chercher
36:59ceux qui vont cacher de l'argent
37:02enfin pas à droite et à gauche
37:03d'ailleurs
37:03c'est pas la bonne expression
37:04mais dans des paradis fiscaux
37:05la deuxième chose
37:06c'est on met plus de gens
37:07au travail
37:09on paye mieux les gens
37:11ça vous allez être d'accord
37:12donc on ne gèle pas
37:14pour la quatrième année
37:16le point d'indice
37:16des fonctionnaires
37:17par exemple
37:18parce que là aussi
37:20les fonctionnaires
37:22ils sont super
37:24et on l'a vu cet été
37:25entre les pompiers
37:27les fonctionnaires
37:28des mairies
37:29les gens de l'ONF
37:30etc
37:31ils sont merveilleux
37:33quand il y a des problèmes
37:33mais dès que le problème
37:35est oublié
37:36ça devient des feignants
37:37etc
37:37ça fait 4 ans
37:39que le point d'indice
37:40est gelé
37:41et alors ça fait 20 ans
37:42qu'ils perdent du pouvoir d'achat
37:44en augmentant
37:45donc on arrête de geler
37:47le point d'indice
37:47des fonctionnaires
37:48depuis 2000
37:50c'est 30%
37:51Olivier Babot
37:52je vous vois sourire
37:52non mais parce que
37:53j'ai l'impression
37:54que vous êtes dans un monde
37:55parallèle
37:55il faut plus de gens
37:57au travail
37:58donc vous êtes pour
37:58l'augmentation du taux d'emploi
38:00j'imagine aux deux bouts
38:01de la vie
38:01là où nous sommes inférieurs
38:03à nos voisins
38:03c'est à dire pour le fait
38:05qu'on travaille plus longtemps
38:06non je suis pour
38:07que ceux qu'on vire
38:09et j'ai eu l'occasion
38:11souvent sur ce plateau
38:12d'en parler
38:13ceux qu'on vire
38:14parce qu'on les considère
38:16trop vieux
38:16à 55 ans
38:18et bien qu'on les fasse
38:19travailler jusqu'à 60
38:20vous voyez le taux d'emploi
38:21le taux d'emploi
38:23il ne faut pas toujours
38:23le prendre
38:24en reculant
38:25l'âge de la retraite
38:26parce que vous le savez
38:28parce que vous êtes
38:29un homme averti
38:30que dans beaucoup
38:31d'entreprises
38:32et bien sûr
38:33moi j'ai connu ça
38:34dans la mienne
38:35on ne me demandait pas
38:36de partir à 67
38:37ni à 65
38:38ni à 62
38:39on nous demande
38:40de partir
38:40à 55
38:41ça c'est une réalité
38:42comment on règle
38:44d'abord ça
38:44et dans des très grandes entreprises
38:46où c'est pas
38:47on ne fait pas partir
38:48trois personnes
38:49c'est des
38:50c'est des
38:51c'est des mille
38:521200 personnes
38:54et bien souvent
38:55là on peut régler
38:56des dépenses
38:57parce que bien souvent
38:58c'est une
38:59c'est l'état
39:01donc c'est des finances publiques
39:02qui
39:04prennent en charge
39:05une partie
39:05de l'indemnité
39:06ça ça a été
39:07vraiment le cas
39:08pendant de longues années
39:09mais l'état
39:10a bon moins
39:11maintenant
39:11tous ses plans
39:12de départ anticipé
39:14moins
39:14je ne dis pas
39:15qu'il ne l'a fait plus
39:15je dis moins
39:16je vais vous en donner
39:16j'en parle en connaissance
39:18de cause
39:18moi je l'ai
39:20j'ai montré
39:21des courriers
39:23des dossiers
39:24à madame Borne
39:25à monsieur Le Maire
39:27monsieur Castex
39:29de mon entreprise
39:31parce que j'ai reçu
39:32personnellement
39:33des demandes
39:34pour partir
39:35avant l'âge
39:35de la retraite
39:36au moment
39:37où on discutait
39:38d'allonger
39:40l'âge de la retraite
39:41là on peut faire
39:42des économies
39:43et je vous assure
39:44je vous assure
39:45une partie
39:47une partie
39:48c'était des
39:49financements publics
39:50y compris
39:51des salariés
39:52qu'on envoie au chômage
39:53et donc
39:54on parle des
39:55on parle des allocations
39:56au chômage
39:57mais c'est
39:58je ne sais pas
39:59on peut parler
40:00de complicité
40:00entre un certain
40:02nombre de grands groupes
40:03et l'état
40:03qui renvoient
40:05vers le chômage
40:06donc vers
40:06l'assurance chômage
40:08des salariés
40:08qu'ils auraient pu garder
40:09jusqu'à 60 ans
40:09ça c'est sur
40:10la retraite
40:11mais sur
40:11la meilleure répartition
40:13à laquelle
40:14vous appelez
40:15notamment en matière
40:16fiscale
40:17qu'est-ce qu'il faudrait
40:17qu'il y ait
40:18selon vous
40:19comme mesure
40:20dans ce budget
40:20pour mieux
40:22faire contribuer
40:23les plus riches
40:24comme vous dites
40:24qui dilapident
40:25leur argent
40:26je vous l'ai dit
40:26il faut revoir
40:29proportionnellement
40:30qui paye
40:31et combien on paye
40:32parce qu'évidemment
40:33si on prend
40:35des personnes
40:36les plus riches
40:37pas les retraités
40:37vous m'avez bien compris
40:40ça fait beaucoup d'argent
40:42pour des
40:43mais c'est quoi
40:43les plus riches
40:44déjà
40:44je veux dire
40:45concrètement
40:46ceux qui gagnent
40:47ceux qui touchent
40:48des millions
40:49voilà
40:50donc il faut
40:51revoir les grilles
40:52de la fiscalité
40:55ça c'est la première chose
40:56il y a
40:57puisqu'on parle
40:58de réduire des dépenses
40:59parce que moi
40:59je tiens l'équilibre
41:00plus de recettes
41:01moins de dépenses
41:02il y a les aides
41:04les aides aux entreprises
41:05il y a besoin
41:06d'y regarder
41:07de plus près
41:08je crois que c'est
41:09211 milliards
41:10on est d'accord
41:11à peu près
41:11sur ce chiffre
41:12je ne dis pas de bêtises
41:13en fait ce chiffre
41:14n'a aucun sens
41:15parce que dedans
41:16il y a la TVA
41:17il y a des transferts
41:18dans les entreprises
41:19par un public
41:20il y a des réductions
41:21des réductions
41:22de charges
41:22des exonérations
41:23d'impôts
41:24des exonérations
41:25de cotisations sociales
41:26on dit cotisations sociales
41:28pas charges
41:30donc des exonérations
41:31de cotisations
41:32des aides diverses
41:34des crédits d'impôts
41:35etc etc
41:35et tout cet argent
41:37public
41:38on ne demande jamais
41:40à quoi il sert
41:40d'ailleurs
41:41pour en revenir
41:42à ce que je vous disais
41:43monsieur Jeudy
41:43moi je pense
41:44que ça sert aussi
41:46à supprimer des emplois
41:48à payer
41:48les indemnités
41:50quand on fait
41:51ce qu'ils appellent
41:52des mesures d'âge
41:53vous voulez dire
41:54les indemnités
41:54mais les réductions
41:55sur les bas salaires
41:56ça cède
41:56on sait très bien
41:57c'est officiel
41:57ça sert à éviter
41:58le chômage
41:59des moins qualifiés
42:00ça c'est votre avis
42:01on peut augmenter
42:02alors les charges
42:03sur le SMIC
42:03demain il n'y a aucun problème
42:04on peut les remettre
42:06on peut y aller
42:07il n'y aura pas l'effet
42:08là-dessus
42:09Henri Guénaud
42:09là-dessus
42:10je suis d'accord
42:11avec monsieur Babot
42:12si on met
42:15les exonérations
42:15de charges
42:16sur les bas salaires
42:16dans les cadeaux
42:17aux entreprises
42:18alors là vraiment
42:18on n'en sort pas
42:21ça abaisse
42:21le coût du travail
42:22pour les moins
42:24productifs
42:25voilà
42:25c'est pas une solution
42:27de les remettre
42:28non mais
42:28si on le fait ça
42:30demain on fait ça
42:30on va augmenter le chômage
42:32donc les dépenses de chômage
42:34et diminuer
42:35le taux d'emploi
42:35il y a une mesure
42:36qui est envisagée
42:37enfin qui a circulé
42:38en tout cas
42:38parce que je voudrais
42:39essayer de trouver
42:40des mesures concrètes
42:42ce système de mécénat
42:44pour que les plus riches
42:45investissent dans des secteurs
42:46de croissance
42:47est-ce que ça
42:47c'est une bonne idée ?
42:50le mécénat
42:50le mécénat d'entreprise
42:51ça marche
42:52plutôt pas mal
42:53voilà
42:55alors ça
42:56ça coûte
42:58plus cher que le dit
42:59d'ailleurs
42:59le budget
43:01en matière
43:01de diminution
43:03d'impôts
43:04mais
43:05ça permet
43:06de faire des choses
43:06qu'on ne ferait
43:07sans doute pas
43:08sans ça
43:08voilà
43:08je trouve que
43:10le mécénat en soi
43:11n'est pas une mauvaise idée
43:12c'est plutôt une bonne idée
43:13ça marche
43:14plutôt pas trop mal
43:15là ce ne serait pas
43:15que les entreprises
43:16si j'ai bien compris
43:18il y a cette mesure-là
43:20Olivier Babot
43:20peut-être préciser
43:22de quoi il s'agit
43:22mais elle est revenue
43:23régulièrement dans le débat
43:24cette idée d'encourager
43:26mais par différents véhicules
43:27mais qui reviennent
43:28forcément aussi
43:28à des formes
43:30d'avantages fiscaux
43:31qu'on est obligé de reconnaître
43:32à des sommes
43:32qui sont données
43:33là où elles auraient été
43:34fiscalisées d'une autre façon
43:35donc c'est quand même aussi
43:36une dépense fiscale
43:39pour laquelle il faut réfléchir
43:40notre vrai problème
43:41comme l'a dit bien Henri Guéno
43:43c'est effectivement
43:43c'est de produire
43:44c'est qu'on n'a pas assez de croissance
43:46comme la dette
43:47elle est d'ailleurs en pourcentage
43:48de la croissance
43:49enfin de la richesse produite
43:51si on produisait plus de richesse
43:52la dette
43:53elle serait beaucoup plus soutenable
43:54et on aurait aussi plus de recettes
43:55notre problème
43:56c'est qu'on a
43:57un problème de compétitivité
43:58peut-être un problème
43:59effectivement
43:59d'importance du travail
44:00peut-être
44:02de connexion
44:02entre les compétences
44:03dont on a besoin
44:04et les compétences disponibles
44:05ça peut
44:06ça peut créer du chômage
44:07voilà c'est tout ça
44:09de réinstituer
44:10la volonté de travailler
44:11en France
44:11c'est ça qui nous manque aujourd'hui
44:12je voudrais vous entendre
44:13tous les deux
44:13parce que
44:14oui
44:14allez-y Henri Guéno
44:16et après on évoquera
44:17le retour des gilets jaunes
44:18par exemple
44:18je ne comprends pas
44:19à quoi rime
44:20ce qu'a fait le gouvernement
44:21quand il a décidé
44:22que les retraités
44:24qui voulaient travailler
44:27devaient renoncer
44:27à une partie
44:28de leur retraite
44:29c'est absurde
44:30vaudrait mieux
44:30enfin moi
44:32mon sentiment
44:32j'ai toujours défendu
44:34cette idée
44:34parce qu'il faudrait mieux
44:35supprimer l'âge de la retraite
44:36quoi qu'on dise
44:37un certain nombre
44:38de gens
44:39ne gardaient que
44:39les annuités
44:41dire voilà
44:42il y a une condition
44:43c'est le nombre d'annuités
44:44et puis si on ne remplit pas
44:45la condition
44:45on a des décotes
44:46mais on n'a que ça
44:47parce que les réformes d'âge
44:48elles sont injustes
44:49elles aboutissent
44:51toujours
44:51toujours
44:52à pénaliser
44:54ceux qui ont commencé
44:54à travailler tôt
44:55ce qui n'est quand même
44:55pas la meilleure façon
44:56de revaloriser le travail
44:59donc favoriser
45:00enlever tous les obstacles
45:01au cumul emploi retraite
45:02ça c'est la première chose
45:03la deuxième
45:04c'est qu'il y a évidemment
45:05beaucoup de politiques
45:06à revoir
45:06qu'on ne va pas revoir
45:07dans les 15 jours
45:09qui viennent
45:09je prends l'apprentissage
45:11par exemple
45:11l'apprentissage
45:12ça marche très bien
45:13pour les gens
45:13qui ont un faible niveau
45:15de diplôme
45:16de formation
45:16etc
45:17en revanche
45:18l'avoir étendu
45:19aux diplômés
45:19de l'enseignement supérieur
45:20aux diplômés
45:21des grandes écoles
45:22c'est absurde
45:23l'OFCE
45:24a fait le point
45:25sur cette question
45:26il y a quelques semaines
45:28ça a coûté
45:29depuis 2020
45:30ça a coûté
45:31140 milliards
45:33bon alors
45:33là-dessus
45:34il ne faut pas tout enlever
45:35mais là-dessus
45:36il y a quelque chose
45:37qui va passer
45:37c'est ce qui s'entendrait dur
45:38d'ailleurs
45:39il commence à réduire
45:40mais pas assez
45:40mais là il y a
45:42des économies à faire
45:44donc il y a quand même
45:44des économies à faire
45:45non mais des économies à faire
45:46parce que tout simplement
45:47c'est une mesure
45:48c'était une politique
45:49qui n'avait pas
45:50étendre aux diplômés
45:51de l'enseignement supérieur
45:52n'avait pas de sens
45:52et d'ailleurs
45:53ça n'a pas amélioré
45:54le chômage des jeunes
45:54et ça a même accru
45:56le taux de chômage
45:58des gens
45:58qui sortaient
45:59de l'apprentissage
45:59il y a aussi
46:00le gel des APL
46:01qui a été annoncé
46:02par le ministre
46:03du logement
46:04ce soir
46:05je voulais vous entendre
46:07Philippe Martinez
46:07quand même
46:07sur ce potentiel
46:11retour des Gilets jaunes
46:12tout est parti
46:13notamment
46:13de ces appels
46:14qui se sont multipliés
46:16sur les réseaux sociaux
46:17c'est ce qu'a observé
46:18le renseignement
46:18territorial
46:19des appels
46:20à manifester
46:21contre les prix
46:22de l'essence
46:23notamment
46:25qu'est-ce que
46:25est-ce que vous
46:26quel est votre pressentiment
46:28est-ce que vous
46:28croyez-vous
46:29un retour des jeunes
46:29la vie économique
46:30la situation économique
46:31est plus dure aujourd'hui
46:33qu'elle ne l'était
46:34à l'époque des Gilets jaunes
46:35est-ce que
46:35vous sentez
46:36cette grogne sociale
46:38monter
46:38est-ce que vous pensez
46:39qu'elle peut
46:39effectivement
46:41se transformer
46:42en mouvement d'ampleur
46:43comme à l'époque
46:43des Gilets jaunes
46:44je ne suis pas devin
46:46la grogne
46:47ça personne ne peut
46:47la contester
46:49et il n'y a pas
46:51que les Gilets jaunes
46:51il y a toute une série
46:52de mobilisations
46:53qui vont avoir lieu
46:54il y en a eu
46:56cette semaine
46:56autour des salariés
46:59d'EDF
47:00des énergéticiens
47:01il y a
47:02les fonctionnaires
47:03toute organisation
47:04syndicale confondue
47:05seront mobilisés
47:07le 29 septembre
47:09il y a une mobilisation
47:10donc il y a des mobilisations
47:11de toutes parts
47:12mais vous appelez-vous
47:13les gens
47:13à descendre dans la rue
47:16et à manifester
47:17contre ces prix de l'essence
47:18pour inciter le gouvernement
47:19à faire plus
47:20comme le fait par exemple
47:21Fabien Roussel
47:21moi je
47:22je
47:23je
47:23je peux dire ce que je veux
47:25j'ai été secrétaire général
47:26de la CGT
47:27je sais que
47:28c'est pas en claquant
47:29dans ses doigts
47:29ou en se mettant sur son balcon
47:31pour dire tous en grève
47:32que ça marche
47:32par contre
47:33il y a besoin
47:34il y a besoin
47:35de se mobiliser
47:36toutes les conquêtes sociales
47:38dans ce pays
47:38ne sont pas du fait
47:40de gouvernement
47:41ils sont issus
47:43de mobilisations
47:44de grèves
47:45massives
47:46très massives
47:47sauf qu'on est confrontés
47:49depuis quelques années
47:50et là je
47:52je regarde
47:53monsieur Guénaud
47:54à des politiques
47:55qui ont toujours dit
47:57vous pouvez faire
47:59ce que vous voulez
48:00on ne changera pas d'avis
48:01alors sans remonter
48:02jusqu'à votre époque
48:04ou en tout cas
48:05à l'époque
48:05où vous étiez proche
48:06du pouvoir
48:08on l'a vu
48:10avec les gilets jaunes
48:11on l'a vu
48:12avec la réforme
48:13la dernière réforme
48:14des retraites
48:15en 2023
48:15c'est-à-dire
48:16on est confrontés
48:18à une élite
48:19moi j'appelle ça
48:19une élite politique
48:21qui explique aux gens
48:24comment ils vivent
48:26ça ne marche pas ça
48:26on peut dire
48:28à des gens
48:29je fais ça
48:30vous n'êtes pas content
48:31c'est parce que
48:32vous n'avez pas compris
48:33donc je vais vous réexpliquer
48:34quand même
48:34le président de la république
48:35actuelle
48:36est un spécialiste
48:37de nous dire
48:39je sais tout
48:39je vais vous expliquer
48:41donc vous dites
48:42il faut le faire
48:42mais ça ne sert pas
48:44à grand chose
48:45non non
48:45je dis
48:46il faut le faire
48:48mais vous me demandiez
48:49est-ce que je prévois
48:50ou est-ce que je
48:51il y a
48:53des gens
48:54et on l'a vu
48:54pendant les gilets jaunes
48:55moi j'ai souvent été
48:56interpellé
48:57et d'ailleurs
48:58ça pose une question
48:59forte
48:59ça sert à quoi
49:00de manifester
49:01ça sert à quoi
49:02de faire grève
49:03puisqu'en face
49:03ils ne nous écoutent pas
49:04et je continue
49:07est-ce qu'il faut tout casser
49:08pour qu'ils nous entendent
49:10ça c'est grave
49:11c'est-à-dire que
49:11quand les gens
49:12sont dans une telle détresse
49:15et on a un pouvoir
49:17moi j'ai connu au moins
49:19les deux derniers présidents
49:20de la république
49:20qui soit disent
49:23les syndicats
49:23ça sert à rien
49:24sauf quand il y a le feu
49:25et on l'a vu
49:26pendant les gilets jaunes
49:27là les syndicats
49:28redeviennent à la mode
49:29il faut
49:30il faut qu'on ait
49:32un exécutif
49:33qui écoutent
49:34et qui entendent
49:35et en tout cas
49:36moi je souhaite
49:36qu'il y ait des mobilisations
49:37évidemment
49:38parce que c'est comme ça
49:39qu'on change les choses
49:39et sur les syndicats
49:40qu'on entend peu
49:41quand même
49:42ces derniers temps
49:42non ?
49:43les représentants des syndicats
49:44on ne les entend pas
49:45en ce moment aussi
49:46je ne sais pas
49:47je trouve aussi
49:48qu'on ne les entend pas
49:48assez
49:48moi j'ai entendu
49:49la secrétaire générale
49:50ce midi
49:51de remarques
49:52de la CGT
49:52la première
49:54c'est pas tout à fait vrai
49:56que toutes les conquêtes
49:56ont été obtenues
49:57par des luttes sociales
49:59la plupart
50:00c'est pas par exemple
50:01le statut des cheminots
50:01c'est les patrons
50:03des compagnies privées
50:04au 19ème siècle
50:05qu'inventer la retraite
50:06à 50 ou 55 ans
50:07les pensions de réversion
50:09etc
50:10parce qu'ils voulaient garder
50:11des employés
50:12qu'ils mettaient très longtemps
50:13à former
50:13parce qu'il y avait
50:13une concurrence
50:14entre les compagnies
50:15la sécurité sociale
50:17il n'y a pas eu besoin
50:18de mettre tout le monde
50:19dans la rue
50:20c'était
50:22les suites de 36
50:23et puis une période
50:25quand même
50:25
50:26il y avait un gouvernement
50:28d'union
50:29qui allait
50:30d'égoliste
50:30aux communistes
50:32avec un ministre
50:33du travail
50:34il y avait surtout
50:35un ministre du travail
50:36qui était
50:38pas lui tout seul
50:39il y a eu
50:40parodie
50:41la roque
50:41et ensuite
50:41il y a eu
50:42Ambroise Croaz
50:43qui était aussi
50:45issu du mouvement
50:46syndical
50:47puisque c'était
50:47le secrétaire général
50:49de la fédération
50:50de CGT
50:50il y avait un mouvement
50:51angoliste
50:52qui disait
50:54comment on gagne
50:56les conquêtes
50:58le mot de Malraux
51:00le mot de Malraux
51:01le mot de Malraux
51:04le mot de Malraux
51:06à propos de ce qu'est
51:08le mouvement angoliste
51:08quand il dit
51:09dans un congrès
51:10du RPF
51:10du RPR
51:11pardon
51:12de l'UDR
51:13excusez-moi
51:13il dit
51:14nous ne sommes pas
51:15à la droite
51:16parce que nous avons fait
51:17nous avons mis en oeuvre
51:18le programme social
51:19le plus ambitieux
51:20depuis le Front Populaire
51:21et nous ne sommes pas
51:22la gauche
51:24donc il y a eu
51:24des gouvernements
51:25qui pensaient
51:26que le social
51:27c'était important
51:28il y a eu des courants
51:29politiques
51:29qui pensaient
51:30que le social
51:30c'était important
51:31et là où il a raison
51:33c'est que depuis
51:35très longtemps
51:35hélas la question sociale
51:36elle est laissée
51:37complètement de côté
51:38on peut dire
51:39c'est des mots
51:39mais en tout cas
51:40c'est intéressant
51:40parce que Chirac
51:42il a peut-être
51:43après il a nommé Juppé
51:44bon il n'est pas refait
51:45mais qu'est-ce qu'il faisait
51:47il mettait des mots
51:47sur la souffrance des gens
51:49j'en sais quelque chose
51:50je n'ai pas assez
51:51pour le savoir
51:51tandis que Baladio
51:52il disait
51:54nous depuis deux ans
51:55on a bien travaillé
51:57ça va mieux
51:58et vous savez ce que
51:59répondait les gens
51:59ils disaient
52:00pour lui ça va
52:01voilà
52:02et c'est ça
52:03le problème
52:04c'est que vous ne pouvez
52:05pas bien gouverner
52:05si vous ne vous posez pas
52:07la question
52:08du consentement des gens
52:10et le consentement
52:11obligé à essayer
52:11de se mettre à leur place
52:12pour savoir ce qu'ils pensent
52:13de les écouter
52:14oui
52:14et le consentement
52:16
52:16c'est ce qui fait
52:17la légitimité d'un gouvernement
52:19ce qui lui permet de gouverner
52:20c'est pas l'adhésion de tout le monde
52:22c'est pas la majorité
52:23j'ai 1% de majorité
52:24je vous fais avaler ce que je veux
52:25non
52:26c'est le consentement
52:27et qu'un homme d'état
52:28c'est quelqu'un
52:28qui se pose la question du consentement
52:30tout le temps
52:31vous prenez Sarkozy
52:32oui mais précisément
52:32est-ce que les syndicats
52:33ils ne sont pas aussi là
52:35pour jouer ce rôle
52:36d'intermédiaire
52:37et est-ce qu'ils le font aujourd'hui
52:38à condition qu'ils soient écoutés
52:39j'ai dirigé il y a longtemps
52:41une institution
52:42qui s'appelait
52:42le commissariat du plan
52:43qui en était déjà
52:44qui était déjà un peu vers la fin
52:46c'était un instrument
52:48formidable
52:48inventé en 46
52:49par monnaie
52:50approuvée par le général de Gaulle
52:51c'était un lieu
52:53où toutes les forces vives
52:54de la nation
52:55y compris
52:56les syndicats
52:57les représentants
52:58des branches professionnelles
52:59les experts
53:00etc.
53:00travaillaient ensemble
53:01et ça a résolu
53:03non seulement
53:04ça a permis
53:05de faire la reconstruction
53:05ça a bien changé
53:06oui mais ça a bien changé
53:08ça permettait
53:09à ces gens
53:10qui travaillaient ensemble
53:11de résoudre ensemble
53:11aussi des problèmes
53:12moi j'ai vu des
53:14alors maintenant
53:14c'est une race
53:15qui est en train
53:16de s'éteindre
53:17peut-être que monsieur Martinez
53:18est un des derniers représentants
53:19mais j'ai vu
53:21des gens se réunir
53:23parce qu'ils se connaissaient
53:25parce qu'ils avaient confiance
53:25les uns dans les autres
53:26se réunir
53:28sans qu'il y ait la télévision
53:29sans qu'il y ait la radio
53:30sans qu'il y ait des journalistes
53:31pour régler des problèmes
53:33il y avait des communistes
53:34il y avait des syndicalistes
53:35etc.
53:37et les syndicalistes
53:37n'ont pas toujours eu tort
53:38moi j'ai regretté par exemple
53:40que la CGT
53:41ne soit pas plus offensive
53:42quand on a changé
53:43le statut d'EDF
53:44qu'on a brisé le monopole
53:46j'étais administrateur d'EDF
53:47à l'époque
53:48etc.
53:49et j'aurais aimé
53:50les voir plus offensifs
53:51j'aurais aimé aussi
53:52voir les français
53:54de leur côté
53:54au lieu de se dire
53:55c'est des privilégiés
53:56parce que s'ils avaient réussi
53:58nous ne serions pas
54:00dans la situation
54:00où on est
54:01pour ce qui est
54:02du tarif de l'électricité
54:03est-ce que c'est le rôle
54:03des politiques
54:04comme le fait Fabien Roussel
54:05de dire aux français
54:06descendez dans la rue
54:07allez manifester
54:09non
54:09non c'est pas le rôle
54:10des politiques
54:10mais les politiques
54:11doivent penser que
54:12d'abord manifester
54:14c'est le propre
54:15des démocraties
54:16c'est une liberté
54:18qui n'existe que
54:19dans les démocraties
54:20donc arrêtons de dire
54:21c'est pas bien
54:22c'est pas la rue
54:23qui gouverne
54:23et regardons ce qui s'est passé
54:24depuis le début
54:25de la 5ème république
54:26c'est juste une minute
54:27parce que je pense
54:28que c'est très important
54:30en 1963
54:31il y a la grève des mineurs
54:32le gouvernement
54:33réquisitionne les mineurs
54:35parce que ça
54:35ça bloque tout le pays
54:37les mineurs
54:38refusent la réquisition
54:39la grève s'étend
54:40que fait le gouvernement
54:41Pompidou
54:42et le général de Gaulle
54:42il retire la réquisition
54:44en 68
54:45que fait Pompidou
54:46Pompidou
54:47il ouvre
54:48il fait
54:48il organise
54:49des négociations
54:51entre les syndicats
54:52et les patrons
54:54la première échoue
54:56bon
54:56il refait des négociations
54:58Mitterrand
54:59quand il y a
54:59l'école libre
55:00il y a un million
55:01de personnes dans la rue
55:01il désavoue son gouvernement
55:03même François Hollande
55:04quand il y a
55:05les bonnets rouges
55:05qu'est-ce qu'il fait
55:06il finit par se dire
55:07non c'est pas parce que
55:08la rue gouverne
55:09c'est parce qu'il y a
55:09des limites
55:10qu'il ne faut pas franchir
55:10voilà
55:11et il faut toujours
55:11se poser la question
55:12mais en même temps
55:13Emmanuel Macron
55:14a su aussi
55:14à certains moments
55:15revenir en arrière
55:16jamais
55:17jamais
55:19j'ai fait
55:21Bruno Jeudy
55:22il a cédé
55:23sur les gilets jaunes
55:25il fait un tour de France
55:26il a fait
55:26et après il fait un chèque
55:27et après il fait un chèque
55:28de 17 milliards
55:29précisément
55:30il a attendu des mois
55:31et sur la réforme des retraits
55:32il a attendu des mois
55:33le 17 décembre
55:34le mouvement commence
55:35à la milliard
55:35et sur la réforme des retraits
55:36un chèque de 17 milliards
55:37et après ça continue
55:38mais le mouvement devient
55:39beaucoup plus violent
55:40parce qu'il a laissé pourrir
55:43parce qu'il a laissé pourrir
55:45il fallait
55:45d'abord on savait
55:46que ça allait
55:47il fallait retirer
55:48ça a duré 5 semaines
55:48le mot de la fin
55:49Philippe Martinez
55:50il fallait ça retirer
55:51cette mesure tout de suite
55:51je pense qu'il y a besoin
55:54que dans ce pays
55:55on écoute plus
55:56ceux qui travaillent
55:58ceux qui ne travaillent pas
55:59les retraités
56:00et qu'on mette
56:03vous dites
56:04on n'entend plus les syndicats
56:05en 2023
56:07tous les syndicats
56:08étaient unis
56:09et en France
56:11il y a des spécialistes
56:12autour de la table
56:13pour que tous les syndicats
56:14soient unis
56:15c'est qu'il se passe
56:16quelque chose de grave
56:17au moins
56:18au moins dans ces cas-là
56:19au moins dans ces cas-là
56:21le gouvernement
56:21et le président de la république
56:22auraient dû se dire
56:25bon là il faut qu'on fasse
56:26quelque chose
56:26et qu'on retire
56:27notre projet
56:28et qu'on rediscute
56:29et bien
56:29qu'est-ce qu'il a fait
56:31il a dit
56:31vous c'est fini
56:32maintenant on passe
56:33à autre chose
56:34alors il se trouve
56:34qu'on a bien fait
56:36de se mobiliser
56:36parce que la preuve
56:37on parlera encore
56:38des retraites
56:38et il a été obligé
56:40là c'est pas le président
56:42de la république
56:42qui a reculé
56:43il a dit
56:43on a trouvé un compromis
56:44on verra ça plus tard
56:46on gèle etc
56:47avec l'accord
56:48du président de la république
56:50donc comme quoi
56:50il sait aussi
56:51reculer
56:52je ne sais pas
56:53je ne suis pas
56:53il a suspendu
56:54allez on continue à parler
56:55bien sûr qu'il a suspendu
56:57la réforme elle est toujours là
56:58le président
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