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  • il y a 9 heures
Ce mardi 16 juin, Frédéric Simottel a reçu Éric Marchiol, directeur Metaverse Industrie & Qualité de Renault Group, Olivier Micheli, président et CEO de Data4, Anne Bouverot, co-présidente du Conseil national de l'IA, Charles Gorintin, cofondateur et CTO d'Alan, Gautier Cloix, CEO de H Company, ainsi que Constance Nevoret, co-CEO du groupe Mantu, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.

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00:06BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale. Frédéric Simotel.
00:14Bonjour et bienvenue dans cette émission Tech & Co Business, une émission un peu particulière
00:18puisque nous l'enregistrons depuis le grand sommet IA de Lille. C'est l'acte 2. Vous vous souvenez,
00:23l'année dernière, il y avait eu ce sommet de l'IA à Paris en février 2025. Et bien voilà,
00:27rebelote acte 2 ici à Lille avec cette première journée dédiée. Alors il y a les politiques,
00:33il y a les entreprises, des grands chefs d'entreprise qui sont là et quelques start-up. Et nous allons
00:36recevoir plusieurs ici même sur ce plateau. Dans un instant, j'en retrouverai Eric Marquiole,
00:41le patron du Metaverse Industries chez Renault. C'est lui qui est en train d'installer les robots
00:46Vandercraft chez Renault. Et bien on parlera de tout ça avec lui, on enchaînera pour parler
00:49Data Center avec Olivier Micheli qui est le président et CEO de Data4. Évidemment, quand on parle
00:55de sommet IA, on ne peut pas passer à côté de cette personnalité Anne Bouvreau qui est la
01:00coprésidente du Conseil national de l'IA. On reviendra ensuite pour parler des start-up et
01:05notamment de cette fantastique aventure d'Alan avec Charles Gorantin, cofondateur et CTO d'Alan,
01:11qui a aussi quelques mots à dire sous Mistral. On parlera souvent avec Gauthier Cloy, CEO d'H Company,
01:18autre start-up en vue dans le monde de l'IA. Et puis on terminera, tiens, l'IA et le
01:22travail,
01:22c'est important, et Constance Névoret qui est la CEO du groupe Vandetout et qui a délégué
01:26du Women's Forum du G7 Déviant. Voilà, beaucoup de sujets. On est ensemble pendant une heure
01:30ici à Lille. Allez, tout de suite, on démarre.
01:34Tech & Co Business sur BFM Business.
01:39Allez, notre premier invité, Éric Marquiole. Bonjour Éric.
01:43Bonjour Frédéric.
01:43Vous êtes vice-président métaverse industrie du groupe Renault. On va parler avec vous
01:46notamment de ce partenariat que vous avez signé avec un autre Français,
01:51Wondercraft, avec des robots que vous allez introduire dans les ateliers,
01:55les usines Renault, les centres de production. Nous sommes ici, je le rappelle,
01:59on est à Lille, c'est le grand sommet de l'IA. Et justement, on parle de l'IA,
02:03la transformation de l'IA dans notre monde au quotidien,
02:08mais aussi cette transformation de l'IA dans le monde de la Révolution.
02:10D'ailleurs, Éric, vous participez à une table ronde,
02:12de l'IA Révolution industrielle. Éric, quelques mots juste pour définir
02:16vice-président métaverse industrie du groupe Renault.
02:19Ça signifie quoi ? Vous travaillez sur quel sujet ?
02:21Alors, c'est tout ce qui est sur le périmètre de l'ensemble de nos usines,
02:26nos 19 sites sur toute la planète, toute la partie supply chain,
02:30le process engineering et j'ai aussi les activités qualité,
02:33la transformation digitale dans l'ensemble de ces fonctions.
02:36Donc, on va retrouver tout ce qui est utilisation de la donnée dans nos usines
02:41pour la maintenance prédictive, pour l'optimisation de la qualité,
02:43pour les consommations d'énergie et également tout ce qui est robotique
02:47avec depuis deux ans vraiment un changement radical avec l'arrivée de l'IA physique.
02:53Voilà, c'est vraiment l'effet de cette arrivée d'IA qui a accéléré cette robotique.
02:58Parce que c'est vrai, alors, ce qu'on voit souvent évidemment,
03:01c'est la robotique humanoïde, c'est celle qui nous impressionne le plus.
03:04Alors, voilà, télécommander, il y a pas mal de choses, ces vidéos qui circulent.
03:08Là, on est vraiment dans la production pure et dure,
03:10on est dans du début de passage à l'échelle dans des usines.
03:13Et pour vous, c'est ce qui change, c'est cette Physically AI,
03:16c'est vraiment ça qui a donné le coup de pouce pour...
03:19Oui, c'est cette capacité finalement de mettre dans des robots
03:22une intelligence qui va être capable de s'adapter et de réagir
03:26et d'accomplir des missions qui ont été attribuées
03:29avec une capacité de programmation, une capacité de réaction complètement différente.
03:34et se rajoutent à ça une capacité aussi d'équilibre,
03:38d'où avec des mouvements type deux jambes
03:43qui étaient complètement impossibles par le passé.
03:46Oui, parce que ça, c'est des choses que nous, on fait tout à fait naturellement,
03:49de se tenir sur nos jambes.
03:50Mais pour un robot, c'est des calculs derrière, même quand il est immobile.
03:52Alors, racontez-nous, comment est né ce partenariat avec Wondercraft
03:56et aujourd'hui, voilà, comment vous allez peu à peu l'intégrer
03:58dans vos chaînes de production chez Renault ?
04:00En fait, on cherchait, parce qu'on a 11 000 robots industriels chez Renault,
04:05des AGV, enfin les Automated Guided Véhicules,
04:07sur l'ensemble de nos chaînes, on a quasiment le même nombre.
04:10Donc, c'est vraiment un axe très important pour nous
04:12de garder cette compétitivité opérationnelle.
04:15Donc, on cherchait à trouver un partenaire de bon niveau en Europe.
04:20Et donc, il y a eu cette rencontre avec les équipes de Wondercraft
04:24qui étaient dans un domaine apparemment très éloigné de nous.
04:28Juste la santé.
04:29Exactement, la santé.
04:30Oui, parce que l'idée de Jean-Louis Constanza, au début,
04:32voilà, il avait une aventure personnelle qui a fait qu'il s'est penché
04:36beaucoup plus sur ce sujet-là dès le départ.
04:38C'est ça, et en fait, la technologie, les moteurs, la mécatronique,
04:42les algorithmes utilisés pour faire des exosquelettes,
04:44pour faire marcher des personnes paraplégiques,
04:47c'est exactement la même de celles nécessaires
04:49pour faire les robots de nouvelle génération.
04:53On préfère des robots de nouvelle génération que le robot humanoïde.
04:56Au début, vous avez imaginé d'abord des exosquelettes
04:59ou vous êtes tout de suite dit, il faut qu'on déporte ça vers ces robots ?
05:02Non, on était vraiment directement dans le sujet
05:04avec Jean-Louis et ses deux cofondateurs en disant
05:08qu'il faut vraiment qu'on aille dans ce domaine-là.
05:11La rupture, elle est dans ce domaine-là.
05:13On va reparler technologie dans un instant.
05:15Comment, il y a quand même un côté acceptation sociale ?
05:18Parce que là, j'imagine qu'au début, dire, voilà,
05:20c'est des robots qui vont faire des tâches que des humains faisaient auparavant.
05:24Il faut le faire accepter, même si c'est des tâches dures, difficiles, rébarbatives.
05:28Enfin, voilà, expliquez-nous cette première étape.
05:31La première étape, c'est vraiment la mise en place dans nos usines.
05:34Donc là, depuis le mois de février, on teste à l'usine de Douai opérationnelle
05:38pour faire la manutention de pneus.
05:42Donc, c'est des pièces qui posent de 12 à 15 kilos.
05:44Donc, toutes les 60 secondes, toutes les deux minutes en équipe de nuit.
05:49Et vraiment, être capable, pour la robotique, de traiter ce problème-là
05:53qu'on n'avait pas réussi à régler en robotique traditionnelle,
05:55c'est un vrai plus aussi, parce que c'est un poste très pénible.
05:59Donc, l'acceptation sociale sur des postes de ce type-là,
06:03il y a vraiment un très bon accueil à Douai.
06:05Après, on continue à travailler, nous, sur quelle interaction
06:08avec les équipes de Mondarkraft.
06:10Comment, finalement, grâce à cette programmation facile des robots,
06:15comment les opérateurs autour, les conducteurs d'installation
06:18vont pouvoir interagir et eux-mêmes reprogrammer
06:21et utiliser ces robots de manière beaucoup plus facile que la robotique.
06:24Oui, parce que c'est vrai, quand on est humain,
06:26on fait attention aux gens qui sont à côté de nous,
06:28on s'interrompe, là, il faut que le robot apprenne tout ça.
06:31Comment on l'entraîne, ce robot ?
06:32Est-ce qu'il a suivi les gestes d'un humain,
06:34est-ce qu'il a été programmé dans des univers virtuels ?
06:38Comment ça s'est passé ?
06:38Alors, il y a deux niveaux de programmation.
06:40Enfin, les équipes de Mondarkraft, vous l'expliquerez mieux que moi,
06:42mais il y a deux niveaux de programmation.
06:43Il y a le cervelet, c'est ce qui permet, finalement,
06:45de maintenir et de gérer, comme nous,
06:48un peu les mouvements de marche,
06:50de préhension de manière naturelle.
06:52et ensuite, vous avez le cerveau qui va réagir et faire des tâches
06:56et être conscient de son environnement.
06:58C'est vraiment ça qu'on appelle les world models, etc.
07:01Et donc, pour cette dernière partie,
07:03on a utilisé des vidéos, des simulations complètes de l'environnement.
07:07On a des capteurs et des caméras
07:10et on a appris au robot à reconnaître un pneu,
07:13à reconnaître un convoyeur, etc.
07:15Et il est capable, avec cet apprentissage-là,
07:18ensuite, de réaliser des tâches.
07:20Et alors, expliquez-nous, Eric Merkel,
07:22pourquoi ces 350 robots
07:25qui vont être introduits dans une première phase,
07:28j'imagine que ça grossirait encore,
07:30mais de ne pas rester juste à la jolie vidéo sur YouTube
07:33et de vraiment...
07:34Vous vous êtes dit,
07:36non, là, il y a un vrai enjeu de compétitivité industrielle.
07:38Oui, le gros intérêt pour nous de travailler avec Wondercraft,
07:42c'était leur expérience côté médical.
07:44C'est-à-dire qu'en fait,
07:45quand vous êtes capable de porter des patients handicapés,
07:48vous avez une exigence de robustesse et de fiabilité,
07:51vous ne pouvez pas vous permettre de les faire tomber.
07:53Et contrairement à tous les acteurs chinois ou américains, etc.,
07:58qui ont beaucoup d'essais-erreurs,
07:59il y a régulièrement des accidents avec ce type de robots,
08:03ce n'est pas du tout le cas
08:04et ce n'est pas dans les gènes des équipes de Wondercraft.
08:06Donc, cette notion de résilience dont on a besoin, nous, dans l'industrie,
08:10on la trouve chez Wondercraft.
08:11Et c'est ce qui nous permet d'envisager un passage à l'échelle
08:15en démarrant par des activités très simples
08:17de manutention, de port de charge, etc.
08:19Et ces 350 robots,
08:21on a une dizaine de familles de cas d'usage
08:25pour les déployer dans les ateliers.
08:27Parce que justement, ce qui va faire votre richesse aussi
08:29pour l'intégration de ces robots,
08:31c'est les datas.
08:32Parce que vous avez, enfin, on imagine,
08:33chez Renault le nombre de données industrielles que vous avez
08:36et ça, c'est crucial pour entraîner ces robots
08:38puis ensuite, voilà, pour leur faire effectuer ces tâches.
08:41Voilà, c'est clair qu'effectivement,
08:43récupérer, faire les vidéos et scanner, évidemment, les opérations,
08:46c'est un patrimoine qu'une entreprise de tech
08:48a du mal à obtenir naturellement.
08:52Et donc, avoir ce partenariat
08:53et cette prise de participation qu'on a faite dans Wondercraft,
08:56je pense, va nous permettre d'aller très très vite
08:59et on espère le construire, un champion européen.
09:02Voilà, et vous réfléchissez déjà à d'autres tâches
09:04avec ce type de robot ?
09:05Exactement, le port de caisse,
09:08des manipulations ou des chargements
09:11de postes de tôlerie,
09:13de pièces coupantes et lourdes, etc.
09:16Vous pensez qu'aujourd'hui, il n'y a plus de verrou
09:19pour que ces robots humanoïdes soient présents
09:22dans ces centres de production ?
09:24Alors, sur des tâches relativement simples, non.
09:27Je pense que d'ici un an et en 2027,
09:30d'où notre objectif, un des 350.
09:33Après, il y a tout un tas de tâches
09:34où aujourd'hui, on n'a pas du tout de visibilité
09:37sur la capacité de ces robots à faire ça.
09:40Les manipulations, énormément de dextérité,
09:42les câblages, toutes les pièces molles, etc.
09:46Là, on a quand même vraiment besoin
09:48de nos équipes opérationnelles.
09:50Et toute dernière question, Eric Markel,
09:52un enjeu de souveraineté aussi ?
09:54Oui.
09:54Un constructeur français, mais qui rayonne au niveau mondial,
09:58mais avec un acteur français.
10:01Exactement.
10:01Et donc, on veut finalement quelque part industrialiser l'avenir
10:04et utiliser, que Wondercraft puisse utiliser Renault
10:07pour produire à l'échelle
10:10et pour qu'on puisse faire profiter finalement
10:13tout le tissu industriel de cet outil de compétitivité.
10:17Eric Markel, merci infiniment d'être passé par ce plateau.
10:19Voilà, sous-média, on va recevoir beaucoup d'invités.
10:21On parlera de Data Center dans un instant.
10:23Merci d'être venu nous parler de ce beau projet
10:26avec Wondercraft.
10:26On va suivre évidemment avec beaucoup d'attention
10:29l'évolution de ce projet.
10:30Allez, on se retrouve tout de suite sur BFM Business.
10:40Allez, on poursuit.
10:41Après avoir parlé de robots,
10:43on va parler Data Center avec notre invité suivant,
10:46Olivier Micheli.
10:47Bonjour.
10:47Bonjour.
10:48Olivier, merci d'être avec nous.
10:49Vous êtes président et CEO de DataFor.
10:51DataFor, voilà, on sent Data dans le nom,
10:53et derrière For, Data Center.
10:54Oui, on est dans cet univers.
10:55Vous intervenez d'ailleurs sur ce sommet de Lille
10:58sur un panel Data Center, énergie, emploi.
11:02Comment sceller le nouveau pacte territorial de l'IA ?
11:05Et ça tombe bien, parce que votre actualité,
11:07c'est que vous venez de signer...
11:08Alors, vous êtes présent partout en Europe.
11:10Vous avez une vingtaine de Data Center aussi en France.
11:13Mais là, vous venez particulièrement de signer ce contrat à Écodin.
11:17Alors, il y a pas mal d'investissements.
11:20Donc, vous prévoyez d'injecter 20 milliards d'euros
11:24d'ici à 2030 pour développer vos campus en Europe,
11:27dont 5 milliards sur le site d'Écodin
11:30avec un objectif de créer...
11:31Alors, il y a 2400, 2500 emplois.
11:33Racontez-nous un peu ce projet.
11:35Alors, vous avez raison de rappeler,
11:37c'est un moment important pour nous,
11:38puisqu'on vient de signer ce protocole d'accord
11:40pour développer ce projet à Écodin.
11:43700 mégawatts, 5 milliards d'investissements.
11:45Un processus qui a duré un an.
11:48Et en fait, cette idée nous est venue il y a deux ans.
11:52Avec le développement de l'IA,
11:53on s'est dit, les campus qui vont gérer l'IA
11:56sont des campus beaucoup plus importants
11:58que ceux qu'on a développés jusqu'à présent
12:00pour le cloud computing.
12:01D'accord.
12:01Et en fait...
12:02Qui sont l'essentiel de votre activité aujourd'hui ?
12:04On n'est plus dans un Data Center,
12:06bon, même s'il y a beaucoup de technologie intérieure,
12:08mais plus traditionnelle, on va dire.
12:09Vous avez complètement raison.
12:11Pendant 20 ans, on a développé des Data Centers
12:13pour héberger le cloud privé,
12:15le cloud public, le cloud souverain.
12:17Les Data Centers d'aujourd'hui et de demain et d'après-demain
12:20seront des Data Centers qui seront plutôt dédiés à l'IA.
12:23Et donc, on s'est dit,
12:25trouvons un site suffisamment important
12:27pour justement héberger ces capacités de calcul liées à l'IA.
12:32Et le faire en Ile-de-France, c'est très compliqué.
12:35Il y a peu de fonciers, il n'y a pas d'électricité.
12:37Il y a des routes dans l'essence ?
12:39Exactement.
12:39Il y a des villes, des villages, des agglomérations partout ?
12:41Exactement.
12:42L'acceptabilité peut être moins importante
12:44que dans une région industrielle,
12:46comme les Hauts-de-France.
12:47Et assez rapidement, on s'est dit
12:48que les Hauts-de-France étaient la bonne région.
12:50Pourquoi ?
12:51Parce que c'est une région industrielle,
12:53il y a des friches industrielles,
12:54et c'est au carrefour de l'Europe.
12:56Puisque si vous mettez vos Data Centers
12:58ici dans les Hauts-de-France,
13:00vous êtes à équidistance
13:01des principales places européennes,
13:03que ce soit Paris, Londres, Francfort ou Amsterdam.
13:06Et donc ça veut dire sur les chemins des fibres aussi ?
13:09Exactement, vous avez tout compris.
13:11Aujourd'hui, là je vous entends parler de...
13:13C'est un projet qui a été réfléchi il y a deux ans,
13:16qui s'est accéléré à un an, on signe aujourd'hui.
13:18Quand on parle de...
13:19C'est un site, c'est une friche industrielle aujourd'hui
13:21où vous avez déjà un campus
13:23et vous allez le gonfler, le renforcer ?
13:26Non, c'est une friche industrielle,
13:28c'est l'ancienne friche industrielle du Zinorm,
13:30qui s'est arrêtée à la fin des années 70,
13:31début des années 80,
13:33et qui en fait était abandonnée.
13:35Et nous, ce qu'on va faire,
13:36c'est qu'on va redynamiser, redévelopper,
13:38la dépolluer déjà.
13:39Il ne faut pas oublier que c'est très important,
13:41parce que c'est un site qui est pollué,
13:42un ancien site industriel,
13:43qu'on va dépolluer, aménager
13:44et on va construire un campus de data center
13:48dédié à l'IA.
13:49D'accord.
13:50Ça veut dire que...
13:51Parce qu'on sait que souvent,
13:52j'en parlais l'autre jour
13:52avec un des patrons d'Iliad
13:54qui me disait qu'il voulait développer
13:55un data center dans l'Est de la France,
13:57mais c'était compliqué
13:59avec toutes les normes environnementales,
14:01enfin, il y a plein de choses à respecter,
14:02que vous respectez forcément,
14:04mais le fait que ce soit déjà
14:05sur une friche industrielle,
14:07ça permet d'accélérer
14:08certains aspects du projet.
14:11Alors, oui,
14:12et déjà,
14:13si vous utilisez une friche industrielle,
14:15en fait,
14:15vous n'artificialisez pas les sols,
14:17en fait,
14:17puisque c'est déjà artificialisé,
14:19donc c'est déjà plutôt,
14:20vis-à-vis de l'environnement,
14:21c'est plutôt quelque chose
14:21de très positif.
14:23Ensuite,
14:24les élus,
14:25les collectivités
14:25veulent redynamiser ces sites,
14:27c'est ce qu'on a fait
14:28dans l'Essonne
14:28où on est présent,
14:29on a redéveloppé
14:31deux friches industrielles,
14:32celle d'Alcatel aussi,
14:33et à Naosé,
14:34le site de Nokia.
14:36Donc,
14:36on a cette habitude,
14:37si vous voulez,
14:37on a ce savoir-faire
14:38de redévelopper
14:39des anciennes friches industrielles
14:41pour les développer
14:42en campus numérique,
14:43donc il y a plus d'acceptabilité,
14:44vous avez complètement raison,
14:46après,
14:47comme pour n'importe quel acteur,
14:49on est obligé
14:49d'obtenir les autorisations
14:51environnementales,
14:52les permis de construire,
14:53etc.
14:54On parlait tout à l'heure
14:55d'énergie,
14:56ça veut dire qu'il faut
14:56une forte,
14:57quand on gonfle,
14:59quand on passe
14:59d'un data center
15:01plus traditionnel
15:02à un data center
15:03AI factory,
15:04enfin,
15:04AI gigafactory,
15:06ils sont davantage,
15:08beaucoup plus puissants,
15:09on a besoin
15:09de beaucoup d'énergie
15:10parce que les serveurs,
15:12les GPU,
15:13consomment beaucoup,
15:14c'est une densité
15:15importante de calcul,
15:17donc du coup,
15:17ça demande beaucoup d'énergie,
15:18ça veut dire
15:19qu'il faut retravailler
15:20aussi l'organisation
15:21des réseaux d'énergie
15:22aujourd'hui
15:23ou est-ce qu'avec EDF,
15:25notamment,
15:26qui est l'un de nos
15:26principaux pourvoyeurs
15:27dans le domaine,
15:29ils ont déjà
15:30les réseaux qui sont prêts ?
15:31Alors,
15:32en fait,
15:32en France,
15:33on a beaucoup
15:34de capacités électriques,
15:35c'est-à-dire qu'on produit
15:36beaucoup d'énergie,
15:37la preuve,
15:38c'est qu'on exporte
15:38à peu près 90 TWh
15:40de puissance électrique
15:42vers nos voisins européens
15:43chaque année,
15:44donc on a de la puissance électrique
15:45et c'est pour ça
15:45que EDF
15:47veut des consommateurs
15:48comme par exemple
15:49Data4,
15:49qui construisent
15:50des data centers
15:50pour consommer.
15:51Le sujet,
15:52c'est surtout lié
15:53à l'acheminement
15:54de l'électricité,
15:54la distribution
15:55de l'électricité,
15:56notamment en haute tension
15:57avec RTE.
15:58Donc,
15:59il est un,
15:59plus logique
16:00d'aller dans une région
16:01où quand même
16:02on produit de l'énergie
16:02comme par exemple
16:03les Hauts-de-France
16:03et deux,
16:04de se mettre
16:05à côté des postes sources
16:06pour en fait
16:07avoir le minimum
16:09de distance
16:11avec le poste source
16:12qui va vous livrer
16:13la capacité électrique
16:14et Ecodin,
16:15par exemple,
16:16est à 10 km
16:17du poste source,
16:18donc une distance
16:19raisonnable
16:20dans une région
16:20qui produit
16:21beaucoup d'énergie.
16:24Et derrière,
16:24est-ce que vous avez,
16:25alors vous dites plutôt
16:25Data4,
16:26vous,
16:26le prononceur français.
16:27Vous savez,
16:28on est un acteur
16:30franco-européen,
16:31donc moi je prononce
16:32en fait Data4
16:33puisqu'on est très local,
16:35on dit Data4,
16:36Data4,
16:37DataSphere.
16:37D'accord,
16:37donc quand on est en France,
16:38on dit Data4.
16:39Vous pouvez dire Data4,
16:40mais ça ne me dérange pas
16:40que ce soit Data4.
16:41Très bien.
16:42Olivier Micheli,
16:43ça veut dire que
16:44lorsque vous lancez
16:45un site comme Ecodin,
16:46vous avez déjà derrière
16:47des clients potentiels
16:48qui se sont déjà déclarés
16:50en disant,
16:50voilà,
16:50moi,
16:51parce que là,
16:51on est quand,
16:53l'ouverture,
16:53ce serait quand de ce site ?
16:55Si tout se passe bien
16:55avec les autorisations,
16:58la dépollution,
16:59etc.
16:59Alors,
17:00oui,
17:01on a des marques d'intérêt
17:01très fortes,
17:02vous avez raison
17:03de le rappeler.
17:05Une ouverture en 2029.
17:07En fait,
17:07sur le deuxième semestre
17:092029,
17:10on veut que le premier
17:11Data Center dédié à l'IA
17:13à Ecodin
17:13sorte de terre
17:14et soit opérationnel.
17:16Et bien sûr,
17:16on a beaucoup d'acteurs
17:18spécialisés dans l'IA,
17:19que ce soit des acteurs
17:20européens ou non européens,
17:22qui sont bien sûr
17:22très intéressés.
17:23Pourquoi ?
17:23Parce que c'est un site
17:25qui est bien sûr
17:25très important,
17:26qui est livré
17:27dans trois ans,
17:29avec bien sûr
17:30une conception
17:30qui va être faite
17:31pour justement,
17:32ce que vous disiez
17:33tout à l'heure,
17:34pour absorber,
17:34pour héberger
17:35des grandes densités
17:37de puissance de calcul.
17:38Oui,
17:38parce que c'est ça
17:39la difficulté aussi.
17:40Quand on voit
17:41la vitesse à laquelle
17:42vont les développements
17:43dans l'IA,
17:43dans la partie logicielle,
17:45mais même dans les composants,
17:46il faut se projeter
17:47à trois ans.
17:49J'imagine que c'est
17:50l'une de vos difficultés aussi,
17:52d'anticiper un peu
17:53cette innovation galopante.
17:55Alors,
17:56oui,
17:57vous avez raison,
17:58on doit tout le temps
17:58anticiper l'innovation
17:59pour savoir un peu
18:00à quoi va ressembler
18:01l'informatique
18:02de demain et d'après-demain
18:03parce que nous,
18:04on a un récipient
18:04de nos usages digitaux.
18:06Donc en fait,
18:06il faut qu'on construise
18:07des data centers
18:08qui répondent
18:09aux usages d'aujourd'hui
18:10et puis bien sûr
18:11de demain.
18:13Cela étant dit,
18:14on a les data centers
18:15qui sont justement
18:16dédiés à l'IA
18:17qui ont pas mal évolué
18:18pour justement absorber
18:20ces densités de puissance
18:21qui sont très importantes.
18:22Maintenant,
18:23en fait,
18:23on utilise du refroidissement
18:24non pas à air
18:25mais du refroidissement
18:26à eau qui est plus dense.
18:27Où on amène,
18:28et c'est quelque chose
18:29d'assez innovant,
18:31c'est qu'on ramène de l'eau
18:33dans les salles informatiques.
18:34En général,
18:35on n'aime pas trop l'eau
18:36dans les salles informatiques,
18:36vous le savez,
18:38jusqu'au béat informatique
18:39et jusqu'au processeur
18:41pour en fait,
18:42être le plus proche
18:42de la source de chaleur
18:43et refroidir cette source
18:44de chaleur,
18:45les GPU,
18:46qui sont bien sûr
18:47qui émettent énormément
18:48de chaleur.
18:49Donc les data centers
18:50qu'on construit aujourd'hui
18:51pour l'IA,
18:52ils sont valables
18:53pour les 10,
18:5420 prochaines années.
18:55Et de toute façon,
18:57c'est des objets
18:57que vous pouvez adapter.
18:59Même les data centers
19:00qui sont liés au cloud,
19:01on sait les adapter,
19:02on sait les transformer
19:03pour faire son refroidissement
19:04à eau
19:05et héberger si besoin
19:07de l'intelligence artificielle.
19:09Bien, merci Olivier Michaud
19:10d'être venu nous parler
19:11de tout ça.
19:12On va suivre évidemment
19:13la progression
19:14à la fois
19:14de vos data centers traditionnels
19:17mais aussi de celui
19:18d'Ecodin,
19:18donc 5 milliards
19:19d'investissements.
19:22Enfin,
19:22nous rentrons aussi
19:23dans ces chiffres-là
19:25parce qu'on a trop longtemps
19:26entendu les Américains.
19:27Et c'est réel,
19:28c'est concret,
19:28c'est vrai.
19:29Oui,
19:29puisque vous venez de signer
19:30tout cela ce matin
19:31ici à Lille.
19:31Merci d'avoir été avec nous.
19:32On marque une courte pause,
19:33on se retrouve avec Anne Bouvreau
19:34qui est aussi
19:36un peu à l'origine
19:36de ce rendez-vous
19:38ici à Lille.
19:39C'est tout de suite
19:40sur BFM Business.
19:42Tech & Co-Business
19:43sur BFM Business.
19:47Allez,
19:47notre invitée suivante,
19:48Anne Bouvreau.
19:49Bonjour Anne.
19:50Bonjour.
19:50Merci d'être avec nous.
19:51Vous êtes coprésidente
19:52du Conseil national de l'IA.
19:54On a vu apparaître
19:54Philippe Aguillon tout à l'heure
19:56qui était ici
19:57sur la Seine
19:59à Lille.
20:00Alors là,
20:01autant,
20:02février 2025,
20:03vous étiez au cœur
20:03de l'organisation.
20:04Là,
20:04vous êtes invitée.
20:05Oui.
20:06Mais on peut quand même dire
20:07que c'est l'acte 2
20:08de ce sommet de l'IA.
20:10Absolument.
20:11On est 18 mois après
20:12et vraiment l'importance
20:14de continuer à avoir
20:15des lieux
20:16où on parle de l'IA
20:17qui continuent à se développer
20:18de manière incroyable.
20:20et en particulier
20:21dans cette région
20:22Hauts-de-France,
20:22à Lille,
20:23où il y a
20:24un certain nombre
20:25d'annonces,
20:25de très grosses annonces
20:26d'une centre de données
20:27d'usines qui ont été faites.
20:28C'est très important
20:29de parler d'IA.
20:31Oui,
20:31qui est un baril centre
20:33géographique quelque part
20:34et puis un baril centre aussi
20:35aujourd'hui
20:36avec cette infrastructure.
20:37Qu'est-ce qui a changé
20:37en 18 mois ?
20:39On sent que
20:39on parlait beaucoup
20:40de souveraineté.
20:41On était plutôt fixé
20:42sur Mistral
20:43qui continue sur sa route,
20:45sur d'autres boîtes
20:45du logiciel
20:46puis on se rend compte
20:47que peu un peu
20:47cette migration
20:48et notre force
20:49en France,
20:50en Europe,
20:51elle migre peu à peu
20:51vers les infrastructures.
20:52C'est réel ça.
20:54Oui,
20:54mais en fait,
20:54c'est vraiment
20:55toute la chaîne de valeur
20:56donc c'est important
20:57d'être présent
20:58à tous les niveaux
20:59de la chaîne de valeur
20:59et bien sûr,
21:00les centres de données,
21:01la puissance de calcul,
21:03c'est extrêmement important.
21:04On est très attractifs
21:05en France
21:06pour tout un tas de raisons
21:08de fonciers,
21:10d'électricité décarbonée,
21:12de zones où on a
21:15industrialisé depuis longtemps
21:16où on peut accueillir
21:17des projets comme ça.
21:18Mais il faut aussi
21:19continuer dans le domaine
21:20des modèles
21:21et dans le domaine
21:21du cloud.
21:22On a vu Octave Claba
21:24ce matin d'OVH
21:26et ce qui s'est passé
21:27en 18 mois,
21:28c'est aussi beaucoup
21:29une accélération
21:30des capacités
21:31de l'intelligence artificielle
21:32avec les agents IA,
21:34avec le développement
21:35informatique,
21:36avec la cybersécurité,
21:38avec tout un...
21:40Donc ça continue.
21:41On n'est pas sur un plateau,
21:42on est vraiment sur...
21:43Et on sent qu'on est
21:44dans ce mouvement.
21:44On rappelle,
21:45vous avez sorti,
21:45je citais Philippe Aguillon
21:47parce que vous avez sorti
21:48ce rapport avec lui
21:49et je pense que pour vous,
21:50il va y avoir
21:51une certaine satisfaction
21:52de voir certains éléments
21:53du rapport
21:53qui sont en train de...
21:54Peu à peu,
21:55certains plus vite
21:55que d'autres,
21:56d'autres un peu plus lentement,
21:57mais qui sont en train
21:58de se mettre en place.
21:59Ah mais absolument.
22:00C'est toujours satisfaisant.
22:01Quand on regarde,
22:02c'était mars 2024,
22:03c'était il y a un peu plus
22:04de deux ans
22:04et à l'époque de l'IA,
22:06deux ans,
22:07c'est une très très grande période.
22:08Donc se rendre compte
22:10qu'on avait quand même
22:11pointé dans un certain
22:12nombre de directions
22:13qui sont toujours valides
22:14et qu'on voit les choses
22:16se mettre en oeuvre.
22:17Pas encore tout,
22:18pas aussi vite
22:18que ce qu'on aurait voulu.
22:19Mais c'est vrai
22:20que c'est très satisfaisant.
22:21En plus,
22:22je trouve qu'en investissement,
22:24quand on entend les Américains
22:25qui sont dans des...
22:26En plus,
22:26on vit une journée particulière
22:28avec cette entrain
22:28de SpaceX
22:29où là,
22:30les milliards tombent
22:32de je ne sais où.
22:33Mais en tout cas,
22:34ils sont bien là.
22:35On voit cet investissement
22:37annoncé à Chouz France
22:38et d'ailleurs,
22:38dont la région de France
22:39doit bénéficier
22:40pour 40-44 milliards.
22:41On parle en milliards aujourd'hui.
22:43Ça, c'est important.
22:44Ça, c'est important.
22:45Quand on a sorti
22:46le rapport de la commission IA,
22:47une recommandation,
22:48c'était un fonds
22:49à 10 milliards pour l'IA
22:50et tout le monde nous disait
22:51mais 10 milliards,
22:53mais même pas en rêve.
22:55Et là,
22:56on voit qu'on est,
22:57c'est un peu inquiétant aussi,
22:58mais on voit qu'on est
22:59sur des dizaines de milliards,
23:00des centaines de milliards.
23:02C'est presque
23:05surprenant.
23:05Vous arrivez à faire rayonner
23:07justement vos grandes idées
23:08du rapport
23:08à un niveau européen
23:10parce que ça aussi,
23:10c'est important.
23:11C'est bien ce qu'on fait
23:12en France,
23:12mais on sait bien
23:13qu'on ne s'en sortira pas
23:15s'il n'y a pas
23:15au moins cette alliance
23:16avec au moins
23:17nos co-frontaliers.
23:20Oui,
23:21c'est vrai,
23:22c'est super pour la France
23:22mais on est trop petits
23:23à l'échelle de la France,
23:25même avec
23:26ces annonces
23:26de Choose France,
23:28même avec les grandes entreprises
23:29qu'on a
23:30ou les plus petites
23:31qui sont très actives.
23:32Et donc,
23:33oui,
23:33c'était une des ambitions
23:35du sommet IA
23:35et on a vraiment
23:36en février 2025
23:38eu un discours
23:39d'Ursula von der Leyen
23:40avec des annonces
23:42d'investissement
23:42dans la puissance
23:43de calcul,
23:44dans le financement
23:44de la recherche
23:45à l'échelon européen.
23:47Et ça continue,
23:48on a entendu
23:49la vice-présidente
23:51Ena Virkunen
23:52ce matin
23:53qui expliquait
23:54que maintenant
23:55il y a une stratégie
23:56européenne
23:57du numérique,
23:58une stratégie
23:59de souveraineté numérique.
24:01On n'avait pas ça
24:02il y a deux ans,
24:03on n'avait même pas ça
24:04il y a un an,
24:04c'est vraiment
24:04quelque chose de nouveau.
24:06Ce n'est pas uniquement
24:07maintenant l'approche
24:08régulation,
24:09c'est qu'il faut marcher
24:10sur deux jambes,
24:12il faut développer
24:14produire,
24:14avoir des acteurs
24:15qui innovent
24:16et en même temps
24:16bien sûr
24:17il faut protéger
24:18les citoyens
24:18et nos modes de vie.
24:20Mais donc
24:20on continue
24:20à avoir
24:21des annonces
24:22d'investissement,
24:23de simplification
24:25pour aider
24:26à développer
24:26l'écosystème
24:27au niveau européen
24:28et on travaille
24:29beaucoup
24:30par exemple
24:30avec les Allemands
24:32qui vont être présents
24:33à Choose France,
24:34avec les Canadiens
24:35qui vont aussi
24:35être présents
24:36à Choose France
24:36donc c'est important
24:38de travailler
24:38avec d'autres pays,
24:40les économies
24:41de taille moyenne,
24:42l'Europe
24:43pour être plus forte.
24:44Et d'ailleurs je rappelle
24:45il y a eu une allocation
24:46du président Emmanuel Macron
24:48avec le Premier ministre canadien
24:50Marc Carnet
24:50ici à Lille.
24:53On parle de cette accélération
24:54il faut embarquer tout le monde
24:55on va parler du grand public
24:56dans un instant
24:57mais déjà je descends
24:58un peu d'un cran
24:58les PME,
24:59les TPE
24:59est-ce que là aussi
25:00vous sentez que
25:02ça frétire
25:03peut-être pas suffisamment vite
25:04mais là
25:05parce que c'est
25:06notre tissu économique
25:07il y a beaucoup
25:07de petites entreprises
25:08là qu'est-ce qu'il faut faire
25:09pour qu'elles accélèrent davantage ?
25:11Alors c'est forcément
25:12plus compliqué
25:13pour une petite entreprise
25:14une grande entreprise
25:15peut se dire
25:15je prends le temps
25:17j'ai différentes fonctions
25:18pour les plus petites
25:19c'est comment prioriser
25:20parce qu'on ne peut pas
25:21vouloir mettre de l'IA
25:22dans toutes les fonctions
25:24quand on est vraiment
25:25focalisé sur
25:27des tailles d'effectifs
25:28plus petits
25:28et plus de clients
25:29mais on commence
25:30et moins de clients
25:31mais on commence
25:32à voir des solutions
25:33plus spécifiques
25:34plus packagées
25:35qui commencent à marcher
25:37on commence à voir
25:37les domaines
25:39dans lesquels ça marche bien
25:40le développement informatique
25:41c'est un domaine
25:42où ça peut aider
25:42les petites entreprises
25:44comme les grandes
25:46et donc je vois
25:47les choses avancer
25:48mais il y a un énorme besoin
25:49de formation
25:51et de compréhension
25:52également
25:53de combien ça coûte
25:54parce que tout ça
25:56est bien joli
25:56mais ça coûte
25:57de s'abonner
25:57à ces différents modèles d'IA
25:59et avec les introductions
26:00en bourse
26:01de Spécix
26:02et puis demain
26:03d'Enthropic
26:03et d'Open AI
26:04il risque d'y avoir
26:05un focus plus important
26:06sur leur profitabilité
26:08et aujourd'hui
26:09ce que ça coûte
26:10de s'abonner
26:11sur les versions pro
26:12de ces modèles
26:12et bien en fait
26:13ça ne correspond pas au coût
26:15donc ça fait partie
26:16des éléments importants
26:17même si on le voit
26:18qu'ils essaient
26:18on a vu Open AI
26:19qui a baissé ses tarifs
26:21justement
26:21pour essayer
26:22d'attirer davantage
26:23parce que voilà
26:24il faut trouver
26:25mais on se dit
26:26je crois que c'est
26:27Romain Rivaton
26:27qui était sur scène
26:28aujourd'hui
26:29qui disait
26:29on va peut-être arriver
26:30sur le modèle
26:32des compagnies aériennes
26:33on en a besoin
26:33mais elles ont des marges
26:35elles investissent beaucoup
26:36mais elles ont des marges
26:38très très très faibles
26:39alors là
26:39là c'est le risque
26:40parce que
26:40ça va nous retomber dessus
26:42quelque part
26:42parce qu'il va bien falloir
26:43qu'à un moment
26:43ils y retrouvent
26:44parce que les investissements
26:45sont colossaux
26:46comment justement
26:46vous percevez
26:49ce modèle
26:49bulle
26:50enfin on parle d'une bulle
26:51mais vous avec votre regard
26:53vous êtes chercheur
26:55mais vous connaissez parfaitement
26:56ce
26:56pas chercheuse
26:57non non
26:58je ne suis pas chercheuse
26:59mais je travaille
27:00sur le domaine
27:01sur le domaine
27:01comment vous
27:03vous voyez un peu
27:04justement
27:04c'est bulle ou pas bulle
27:07tout simplement
27:07je pense qu'il y a
27:08clairement une bulle
27:09mais après
27:10c'est une
27:11c'est une anticipation
27:12des besoins
27:14que beaucoup de gens
27:15pensent qu'on aura
27:17il va y avoir
27:17des limites
27:18en termes de la
27:19quantité d'énergie
27:20qui est disponible
27:21et puis des limites
27:22en termes de ce que
27:23les gens sont prêts à payer
27:24dans le domaine
27:25des télécommunications
27:26moi j'ai beaucoup
27:26j'ai longtemps travaillé
27:28chez Orange
27:29et puis à l'association mondiale
27:30des opérateurs mobiles
27:32il y a un moment
27:33où on est passé
27:34vous voyez sur le pricing
27:35des tokens
27:35on est passé à
27:36en fait il faut mettre
27:38des forfaits
27:39avec des volumes donnés
27:40ça c'est une des pistes
27:41en termes de
27:43ce qu'on fera
27:44payer ou non
27:45pour l'IA
27:46mais ça nous ramène
27:47aussi au sujet
27:48de souveraineté
27:48si en Europe
27:49on n'a pas la capacité
27:51de développer
27:52nos propres acteurs
27:53et bien on payera
27:54ce que les américains
27:55voudront nous faire payer
27:57et ça c'est un risque énorme
27:59et là très franchement
28:00est-ce que vous sentez
28:01en souveraineté
28:02on sent que ça y est
28:02il y a un vrai élan
28:05de souveraineté aujourd'hui
28:06et quelque part
28:07merci des Etats-Unis
28:08alors c'est Donald Trump
28:09de façon très visible
28:10mais les autres
28:11avaient déjà quand même
28:13posé les rails
28:14de tout cela
28:16mais vous sentez
28:17qu'on va pouvoir y arriver
28:19aussi dans ce domaine là
28:20alors là on va avoir
28:20les infrastructures
28:21mais on aimerait descendre
28:22un peu dans la chaîne de valeur
28:23vers les composants
28:24et tout ça
28:24vous pensez qu'il y aura
28:25un déclic aussi
28:26je pense qu'on peut y arriver
28:28si on va y arriver
28:29on va voir
28:29mais il y a une vraie prise
28:30de conscience citoyenne
28:31on l'a vu avec le sondage
28:33qui a été présenté ce matin
28:34la souveraineté
28:35tout le monde
28:36et c'est pas vrai qu'en France
28:38c'est vrai aussi
28:38en Allemagne
28:39en Angleterre
28:40en Italie
28:41les citoyens vraiment
28:42comprennent
28:42parce que effectivement
28:44la géopolitique montre
28:45que nos alliés d'hier
28:47sont moins nos alliés
28:49donc il y a cette prise
28:50de conscience
28:50il y a de l'argent
28:51qui est mis au niveau
28:53des pays
28:53et de la commission européenne
28:54on a la chance
28:55d'avoir des chercheurs
28:56et des start-up excellents
28:57dans le domaine
28:58des semi-conducteurs
28:59on a ce lab
29:00qui s'appelle IMEC
29:01qui fait de la recherche
29:03dans les futurs semi-conducteurs
29:05c'est clé qu'on est ça
29:07on a ASML
29:08pour la fabrication
29:10pour les machines
29:11qui permettent
29:11de fabriquer
29:12les semi-conducteurs
29:12dans le domaine du cloud
29:14on a quelques acteurs
29:16mais il faudrait vraiment
29:17qu'ils grandissent
29:18donc on a toute une
29:19toute une politique industrielle
29:22à mettre en oeuvre
29:22au niveau européen
29:23c'est possible d'y arriver
29:25les citoyens veulent le faire
29:26et on a les talents
29:27mais encore faut-il le faire
29:29et bien merci
29:30Anne Beauvraud
29:30d'être venue parler de tout ça
29:32et d'avoir pris quelques minutes
29:33on essaie de recevoir
29:34beaucoup d'invités
29:35on profite de ce grand sommet
29:38de l'IA
29:38ici à Lille
29:39donc Anne Beauvraud
29:39co-présidente du conseil national
29:41de l'IA
29:41et on va continuer
29:42à suivre évidemment
29:43tous les rapports
29:45les lignes de votre rapport
29:46qui sont en train
29:46de s'inscrire devant nous
29:47au jour le jour
29:48allez tout de suite
29:49notre prochain invité
29:50on part avec Charles Corentin
29:53Tech & Co Business
29:54sur BFM Business
29:58Allez on poursuit
29:59depuis le grand sommet
30:01de Lille
30:01avec ce grand rendez-vous
30:03sur l'IA
30:03alors qu'il n'est que
30:04la première journée
30:05avec des chefs d'entreprise
30:07des grands patrons
30:08des patrons de start-up
30:10je ne sais pas si
30:10justement
30:11on va revenir sur ce thème
30:11start-up
30:12avec d'autres invités
30:13dans un instant
30:13et puis des politiques
30:14et puis là
30:15toute la semaine
30:16ça va continuer
30:17dans les Hauts-de-France
30:18il y a plein d'événements
30:18un peu partout
30:19en tout cas nous sommes
30:19avec Charles Gorentin
30:21bonjour Charles
30:21bonjour
30:22merci d'être avec nous
30:23donc cofondateur
30:24et CTO d'Alan
30:26Alan justement
30:27on le disait juste
30:28avant en micro
30:2910 ans déjà
30:30que l'entreprise
30:31a été lancée
30:31j'ai dit start-up
30:32je ne sais plus parler
30:33de start-up
30:33parce qu'aujourd'hui
30:34quand on regarde
30:34les chiffres
30:35c'est un million de membres
30:37c'est combien
30:38d'employés aujourd'hui ?
30:40800 employés
30:41un peu plus de 1,1 million
30:44de membres
30:45et on fait 800 millions
30:49d'euros
30:50d'affaires annuelles
30:51avec là en plus
30:53des grands contrats
30:54avec des grandes entreprises
30:55et surtout
30:55des grandes administrations
30:56là on sent
30:57qu'il y a vraiment
30:58un élan qui est donné
30:59mais justement
31:01Alan aujourd'hui
31:02alors beaucoup disent
31:02c'est la santé 2.0
31:04voilà si je résume
31:05mais ça va beaucoup
31:06plus loin aujourd'hui
31:06parce qu'il y a
31:07toute la partie prévoyance
31:08qui est en train
31:09de se monter
31:10et tout ça
31:10on est au sommet de l'IA
31:11l'IA permet d'accélérer
31:13exactement
31:14alors l'IA nous permet
31:15d'accélérer à la fois
31:16sur la productivité
31:17des équipes
31:18ça c'est assez impressionnant
31:20en fait
31:20on voit déjà
31:22qu'en termes de revenus
31:23par personne
31:24c'est exponentiel
31:25depuis qu'on a fait
31:26nos transformations l'IA
31:27donc on entend beaucoup
31:29des gens qui disent
31:30ah l'IA ça marche pas
31:30nous on voit vraiment
31:32dans nos chiffres
31:32que depuis qu'on a fait
31:33la transformation
31:35exponentielle
31:35donc sur la productivité
31:37déjà ça marche
31:38énormément
31:39sur tout ce qui est
31:40simplification
31:41des processus métiers
31:43maintenant on peut
31:44rembourser
31:45plus de 70%
31:47des factures
31:49en moins de 5 minutes
31:50ah oui
31:50et donc ça change
31:52un petit peu
31:53des mutuelles
31:55et des assurances santé
31:56un peu à l'ancienne
31:57qui pouvaient prendre
31:58plusieurs semaines
31:59maintenant c'est 5 minutes
32:01et enfin on peut créer
32:03des nouveaux produits
32:04qui n'auraient jamais pu
32:05exister avant l'IA
32:06donc notamment
32:07notre agent médical
32:09IA qu'on a appelé
32:10MO
32:10qui vous permet
32:11en fait juste
32:12d'échanger sur tous
32:13vos problèmes de santé
32:14d'avoir des réponses
32:15et ensuite d'être orienté
32:16directement dans le système
32:17de santé
32:17avec des recommandations
32:19sur qu'est-ce qu'il faut faire
32:21des programmes de santé
32:23par exemple
32:23moi j'ai mal au dos
32:24j'ai mon programme de santé
32:26pour pouvoir soigner
32:27mon mal de dos
32:28qui m'a été préparé
32:29directement par mon
32:30prévention
32:31et tout ce qui suit
32:32aujourd'hui
32:33quels sont les métiers
32:34au sein d'Alan
32:35qui se sont le plus
32:36transformés avec l'IA
32:38donc on dit
32:39les développeurs
32:40sans doute
32:40on sait que
32:41j'entendais Arthur Mensch
32:42qui disait l'autre jour
32:43chez nous
32:43plus personne ne pond
32:44des lignes de code
32:45mais devient des développeurs
32:47des orchestrateurs
32:48d'agents
32:49alors c'est sûr
32:50et à peu près
32:51tous les métiers
32:51sont dans cette situation-là
32:53c'est qu'on va avoir
32:56plutôt des gens
32:57qui vont orchestrer
32:58et gérer des agents
33:01plutôt que faire à la main
33:02en fait on est passé
33:03de l'artisanat
33:04à l'industrialisation
33:05c'est que
33:06chacun est devenu
33:08manager d'agents
33:09et ça c'est assez
33:11assez subtil
33:12et c'était pas du tout
33:13le cas il y a deux ans
33:14ça a vraiment changé
33:16mi-2025
33:18d'accord
33:18et là il y a
33:19vraiment on vit
33:20la nouvelle révolution
33:22de l'IA
33:22qui est la révolution
33:23des agents IA
33:23et comment on réussit
33:25justement à accompagner
33:26cette accélération
33:26parce que
33:27je dis pas que du jour
33:28au lendemain
33:28pour un développeur
33:29son métier se transforme
33:30et quand même
33:31et puis il y a
33:31des chefs de projet
33:32enfin il y a une hiérarchie
33:33quand même
33:33dans ces équipes de développement
33:34et tout d'un coup
33:37tout ça est bousculé
33:38et surtout ça se fait rapidement
33:39ça se fera en 4-5 ans
33:40on dirait
33:40bon voilà
33:41on a le temps
33:41de voir arriver à la chose
33:42mais là
33:42mi-2025
33:43en 6 mois
33:44ça a bousculé
33:45comment on fait là
33:45quand on est CTO
33:46justement d'Alan
33:47pour gérer tout ça
33:48c'est extrêmement
33:50enfin
33:50c'est extrêmement complexe
33:52parce que
33:53autant la machine
33:54c'est facile
33:55l'humain
33:55c'est compliqué
33:57mais
33:57en fait
33:58une fois qu'on a réussi
33:59à donner les outils
34:01qu'il fallait aux gens
34:02c'est à peu près
34:0310% technique
34:04et 90% culturel
34:06d'accord
34:06c'est à dire
34:07qu'il faut
34:09parler à chacune des personnes
34:10leur montrer
34:11l'utilité de ces outils
34:12et ensuite
34:14dès qu'elles ont découvert
34:15l'utilité de ces outils
34:16d'une certaine manière
34:17dès qu'elles ont vu la lumière
34:18en fait
34:19ça devient des ambassadeurs
34:21et qui
34:21qui font
34:22qui sont ensuite
34:23prosélites
34:24avec l'utilisation
34:25de ces outils
34:25on a vu ça
34:26chez les développeurs
34:27mais on voit ça
34:27en fait
34:28dans à peu près
34:29tous les métiers
34:29depuis quelques mois
34:31où chacun
34:32en fait
34:32se crée des agents
34:33oui même
34:34c'est du marketing
34:34celui du
34:35le design
34:36le marketing
34:36dans le légal
34:40dans le service client
34:42enfin
34:42à tous les niveaux
34:43et
34:44ce que ça nous apporte
34:45c'est qu'à la fin
34:46à la fois
34:46ça nous augmente
34:48la qualité
34:49de ce qu'on fait
34:50ça augmente
34:50la quantité
34:51et surtout
34:52on a des personnes
34:53qui peuvent derrière
34:54récupérer un petit peu
34:55de temps
34:56pour réfléchir
34:57et donc
34:58d'une certaine manière
34:58en fait
34:59on s'émancipe
35:00des tâches aliénantes
35:01pour se reconcentrer
35:02sur ce qui fait de nous
35:04vraiment des humains
35:05oui
35:06Arthur Mensch
35:06il parlait de la productivité
35:08de ces développeurs
35:09la productivité individuelle
35:10elle est très importante
35:11mais dès qu'on est en équipe
35:12toc
35:13elle chute
35:14et c'est là dessus
35:16qu'il faut travailler aussi
35:16exactement
35:17c'est un sujet
35:18qui est très très
35:18très très important
35:19c'est en fait
35:20comment passer du
35:21single player AI
35:22à multiplayer AI
35:24donc vraiment
35:24comment on rend
35:26ça quelque chose
35:26de collaboratif
35:28et aujourd'hui
35:29en fait
35:29les entreprises
35:30comme Alan
35:30en fait
35:31mettent en place
35:32ce qui s'est appelé
35:33dans l'industrie
35:33des skills
35:34c'est à dire
35:35des manières de faire
35:36des agents
35:37qui nous permettent
35:38ensuite de normaliser
35:40un petit peu
35:40comment on fait
35:41les choses
35:41à l'échelle de l'entreprise
35:42et ce qui est
35:43extrêmement intéressant
35:45avec ces skills
35:45des choses modélisées
35:46et en fait
35:47ces skills
35:48c'est un fichier texte
35:49c'est la procédure
35:51on explique
35:52à l'agent
35:53comment il doit faire
35:54pour faire une tâche
35:55et donc
35:56c'est quelque chose
35:57d'assez simple
35:58mais en fait
35:58tout le monde
35:59fait cette procédure
36:00comme un humain
36:01suivrait une procédure
36:02l'avantage
36:03d'avoir ces procédures
36:04à l'écrit
36:05qui sont suivies
36:06par des agents
36:06c'est que
36:07la conduite du changement
36:08ensuite
36:08devient juste
36:10la modification
36:11d'un fichier texte
36:12et donc
36:13on gagne énormément
36:14en efficacité
36:15et en discipline
36:16parce qu'on a
36:18délégué nos tâches
36:19aux agents
36:20ensuite
36:20il y a tout un sujet
36:21qui devient
36:22en fait
36:23ce que
36:24certains économistes
36:25américains
36:26ont appelé
36:26les message jobs
36:29tous ces
36:30métiers
36:31qui sont en fait
36:32très compliqués
36:33parce qu'on va
36:34devoir parler
36:34à un tel
36:36et un tel
36:36et en fait
36:37créer des coalitions
36:37de personnes
36:38qui ne sont pas d'accord
36:39entre elles
36:40etc
36:40que les IA
36:41vont avoir du mal
36:42à gérer
36:43et en fait
36:44ces jobs
36:46ils vont avoir
36:47tendance à rester
36:47en fait
36:48les choses
36:50qui sont un petit peu
36:51complexes
36:51et humaines
36:53on va les garder
36:54on va continuer
36:55à évoluer
36:56dans ce domaine là
36:57et donc
36:58c'est mes six jobs
37:00qu'il va falloir
37:02reconfigurer
37:02d'une certaine manière
37:03pour gagner en efficacité
37:04c'est passionnant
37:05comme recherche
37:06même dans la physiologie
37:08la sociologie
37:09d'une entreprise
37:10juste un dernier mot
37:11Charles
37:11développement à l'international
37:12on est dans la santé
37:14la prévoyance
37:14c'est compliqué
37:15on ne peut pas répliquer
37:16un modèle
37:16parce que ce n'est pas
37:17le même modèle
37:17de santé
37:18chez nous
37:18chez les Britanniques
37:19chez les Anglais
37:20ou chez les Brésiliens
37:23l'IA
37:23elle permet
37:24elle favorise
37:24un peu
37:25d'aller plus vite
37:25dans ces pays
37:26même si on n'a pas
37:27le même modèle
37:27de santé
37:28exactement
37:28alors aujourd'hui
37:29on est en France
37:29en Espagne
37:30en Belgique
37:30au Canada
37:31et en fait
37:32le fait que les modèles
37:33de santé
37:34soient différents
37:34dans les différents
37:35pays
37:35est à la fois
37:37une malédiction
37:38mais aussi
37:38une opportunité
37:39parce que nous
37:40ça veut dire
37:41qu'il n'y a pas eu
37:43de grands acteurs
37:44qui ont réussi
37:44à s'établir
37:46sur les différents pays
37:47mais nous
37:48avec l'IA
37:48en fait ça devient
37:49beaucoup plus facile
37:50de globaliser
37:51les développements
37:53et donc derrière
37:54de pouvoir potentiellement
37:55créer un champion mondial
37:57de la santé
37:57et bien merci
37:58en tout cas
37:59d'être venu nous parler
37:59tout ça
38:00Charles Gorantin
38:01on est très content
38:01de vous avoir eu
38:02dans Tech & Co Business
38:03et puis pour parler
38:03justement d'Alan
38:04et de toutes ses progressions
38:06et de cette IA
38:07omniprésente
38:08alors évidemment
38:08on est ici au sommet de l'IA
38:09mais on voit avec vous
38:10comment tout ce métier
38:12est en train de se transformer
38:12celui de la santé
38:13de la prévoyance
38:14de l'assurance
38:15on se dit
38:16c'est des métiers
38:17assez ancrés
38:18dans le traditionnel
38:19et bien non
38:19ça se transforme complètement
38:21et notamment grâce à l'IA
38:22merci infiniment
38:23d'avoir été avec nous
38:23on marque une courte pause
38:24et puis on se retrouve
38:25ici avec un autre prodige
38:27de l'intelligence artificielle
38:29c'est Gauthier
38:30Gauthier Cloy
38:31avec H Company
38:39BFM Business présente
38:41Tech & Co Business
38:42le magazine
38:43de l'accélération digitale
38:44Frédéric Simotel
38:47Allez on poursuit
38:48notre voyage
38:50ici au sommet de l'IA
38:51à Lille
38:52avec Gauthier Cloy
38:53Bonjour Gauthier
38:54Bonjour
38:54Merci d'être avec nous
38:55vous êtes président
38:56CEO de H Company
38:57H Company créé en 2024
38:59c'est tout jeune
39:01ça fait partie
39:01de notre jeune prodige
39:03de l'IA
39:03que l'on suit évidemment
39:04sur Tech & Co
39:05et Tech & Co Business
39:07vous parlez vous beaucoup
39:08justement du métier
39:09du computer use
39:10expliquez-nous alors
39:10en quoi ça consiste
39:12justement ce computer use
39:13Oui c'est vrai que l'IA
39:14il y a plusieurs types d'IA
39:15on connaît tous
39:16les premières générations
39:17de l'IA
39:17c'est-à-dire les chatbots
39:18on pose des questions
39:19à des réponses
39:20dans les entreprises
39:21c'est connecté
39:21données d'entreprise
39:22donc c'est utile
39:22parce que ça permet
39:23d'aller plus vite
39:24il y a eu la deuxième génération
39:25qui était la génération
39:27des agents
39:27donc là on se connecte
39:28sur les outils
39:29de l'entreprise
39:29pour automatiser
39:30certaines tâches
39:31c'est intéressant
39:32mais c'est surtout
39:33des gains d'efficacité
39:34on va gagner 15 minutes
39:35par-ci par-là
39:36c'est ce que les entreprises
39:37ont commencé à adopter
39:38au début
39:39et aujourd'hui
39:39c'est la principale
39:40utilisation de l'IA
39:41dans les entreprises
39:42mais ça n'adresse pas
39:43le problème du cœur
39:44c'est-à-dire
39:45comment je crée
39:46des nouveaux business
39:47comment je transforme
39:48mon expérience client
39:49comment je vais vraiment
39:50au cœur des opérations
39:50et pas juste un assistant
39:51pour le salarié
39:53et donc le computer use
39:54ça permet de se connecter
39:55sur n'importe quel outil
39:56sans avoir à brancher
39:58ces outils à l'IA
39:59et aujourd'hui
40:00les entreprises
40:00elles ont des outils
40:01qui sont modernes
40:01faciles à brancher sur l'IA
40:03et puis il y a des outils
40:03qui sont anciens
40:04et là c'est très difficile
40:04donc en fait le computer use
40:06il utilise l'ordinateur
40:07comme un humain
40:07il va cliquer
40:08il va scroller
40:08il va utiliser le clavier
40:09la souris
40:10mais comment il apprend justement
40:11on a filmé l'humain
40:13comment ça s'est passé ?
40:14il a appris de deux manières différentes
40:15donc en voyant des humains
40:17qui utilisent un ordinateur
40:18donc il s'est dit
40:19tiens c'est comme ça
40:19le bouton
40:20ok il faut cliquer dessus
40:21et puis ensuite
40:22on lui met des grands bacs à sable
40:23donc on met des dizaines
40:24de milliers d'environnements
40:25et on lui dit
40:25voilà ta tâche
40:26c'est d'aller acheter un iPhone
40:28sur Amazon
40:28ou de créer un nouveau client
40:29dans l'SAP
40:30et puis il va rater
40:31alors c'est rigolo à regarder
40:32parce qu'on voit
40:32on se dit
40:33mais pourquoi il fait ça ?
40:33et puis au bout d'un moment
40:34il comprend
40:35il scrolle
40:35il clique sur le bon endroit
40:36il est content
40:37et donc il arrive jusqu'à la fin
40:38donc c'est un apprentissage
40:39finalement qui n'a pas tellement besoin
40:41de beaucoup de données
40:41mais il a besoin de beaucoup
40:42de bacs à sable
40:43pour centrer
40:43et donc du coup
40:44l'entreprise
40:46on était avec Alain
40:48il y a un instant
40:48une entreprise d'assurance
40:49comment elle va utiliser
40:51justement le produit de H ?
40:53oui c'est un bon exemple
40:54d'ailleurs on sera à Vivatech
40:55la semaine prochaine
40:55avec AXA
40:56on fera des démos
40:56aussi avec Orange
40:57et BNP
41:00une entreprise
41:00par exemple d'assurance
41:02elle va l'utiliser
41:03pour tout ce qui est manuel
41:04donc aujourd'hui
41:05pour les entreprises
41:06par exemple
41:06vous avez des sinistres entreprises
41:08vous avez beaucoup de documents
41:09vous envoyez un mail
41:10vous dites
41:10ah ok votre hôtel a brûlé
41:12envoyez nous une photo
41:13ah il nous manque tel document
41:14et en fait ça prend
41:15beaucoup de temps d'humains
41:15aujourd'hui dans tous les domaines
41:17que ce soit l'assurance
41:18ou la santé
41:19ou les ventes
41:20les humains passent
41:21à peu près 60% de leur temps
41:23à faire ce genre de tâche
41:24manuelle et répétitive
41:26je vais dans mes mails
41:27ah il manque cette information
41:28ah c'est bon je l'ai récupéré
41:29je vais la recopier
41:30dans un autre logiciel
41:31mais une infirmière à l'hôpital
41:32c'est pareil
41:32elle va récupérer
41:34les infos du patient
41:34elle va les rentrer
41:35donc en fait
41:35c'est une perte de temps
41:36énorme de l'humanité
41:37parce qu'on a pendant 40 ans
41:39accumulé différents logiciels
41:40en se disant
41:41ça va nous aider
41:41aujourd'hui ça nous fait aussi
41:43perdre beaucoup de temps
41:44donc nous on est là
41:45pour supprimer ce temps
41:46et donc une fois qu'on a supprimé
41:4760% du temps d'un commercial
41:48bah qu'est-ce qu'il fait
41:49il va aller chercher
41:50de nouveaux business
41:51et c'est pour ça
41:52que je regardais les chiffres
41:522 à 3% de réduction
41:54des coûts d'achat
41:55plus 20 à plus 50%
41:56de capacité commerciale
41:58sans recrutement supplémentaire
41:59une division par deux
42:00des temps d'attente
42:00aux urgences
42:01enfin voilà
42:01il y a beaucoup de cas d'usage
42:04où on voit
42:04tous les bénéfices apportés
42:05par H
42:06tiens je voulais qu'on parle aussi
42:07de la coalition Némotron
42:09c'est quoi ça ?
42:10alors c'est des écosystèmes
42:11ouverts c'est ça ?
42:12oui c'est ça
42:12donc Némotron c'est NVIDIA
42:14c'est le modèle de NVIDIA
42:15c'est un modèle ouvert
42:16NVIDIA c'est les fabricants
42:17de puces qui sont derrière l'IA
42:19et Jensen Wang
42:21qui est le patron de NVIDIA
42:22a décidé de créer
42:23une coalition
42:23donc en fait il s'est dit
42:24on va prendre les meilleurs
42:25dans chaque catégorie
42:26par exemple
42:26il y a une entreprise
42:27avec le curseur pour le code
42:29Perplexity pour la recherche
42:30il nous a choisi nous
42:31pour le computer use
42:32donc on est très fiers
42:34et en fait on travaille ensemble
42:35parce que
42:36il y a différentes
42:37c'est comme dans une boulangerie
42:38il y a des pains au chocolat
42:39il y a des croissants
42:40l'IA c'est pareil
42:41il y a plein de catégories d'IA
42:42et c'est intéressant
42:43de les faire travailler ensemble
42:44donc dans cette coalition
42:45nous on travaille beaucoup
42:45avec NVIDIA
42:46moi je passe beaucoup de temps
42:47beaucoup de temps là-bas
42:48avec Jensen et ses équipes
42:50pour créer des applications
42:52intéressantes
42:52on peut imaginer par exemple
42:53la voix et le computer use
42:56pour libérer les humains
42:57des claviers et des souris
42:59avec la recherche
43:00on fait des choses intéressantes
43:01il y a plein de choses
43:02à imaginer
43:03on le fait dans ce cadre
43:03oui j'imagine
43:04je discutais tout à l'heure
43:05je choisis quelqu'un
43:05qui était dans l'inclusion
43:07on imagine
43:07pour des gens
43:08qui ont du mal à écrire
43:10voire à lire
43:11justement
43:11les termes de la voix
43:12j'imagine que ça peut être
43:13un des débouchés
43:13oui je pense que c'est
43:14hyper intéressant
43:15effectivement pour les gens
43:16et puis même nos aînés
43:17qui parfois ont un peu de mal
43:18à utiliser un ordinateur
43:20un smartphone
43:21la voix c'est
43:22on a 3 millions d'années
43:23d'existence à peu près
43:24les humains
43:25c'est ce qu'on a privilégié
43:26pour communiquer l'information
43:27et c'est pour une bonne raison
43:28donc oui effectivement
43:30ça permet de créer
43:31des nouvelles applications
43:32et nous on croit vraiment
43:33on est leader mondial
43:34sur le computer use
43:35dans les classements
43:36qui classent le computer use
43:37on croit vraiment
43:38à être concentré
43:40sur une technologie
43:41on ne fait pas tout
43:41on ne fait pas par exemple
43:42de la voix
43:42à faire des partenariats
43:44avec d'autres géants mondiaux
43:45dans leur technologie
43:46pour créer des outils
43:48véritablement innovants
43:48et on est fiers
43:49de le faire depuis la France
43:50derrière c'est quel type
43:51de modèles qui travaillent ?
43:53sont les modèles de H
43:53ou vous utilisez aussi
43:55les modèles
43:55de toutes les entreprises
43:57qu'on connaît
43:58ou des Mistral
43:58pour parler de la France ?
43:59nous on utilise
44:00nos propres modèles
44:01qu'on développe
44:01qui s'appelle Holo
44:03donc là on est à la version 3.1
44:04ce qui est intéressant
44:05sur notre modèle
44:06c'est qu'il est très concentré
44:07sur ce dont on a besoin
44:08pour les entreprises
44:09il coûte à peu près
44:1050 fois moins cher
44:10que par exemple Anthropik
44:12parce qu'il n'a pas besoin
44:14de faire des poèmes en chinois
44:15il fait vraiment juste
44:16ce qu'il y a besoin
44:17pour les entreprises
44:1750 fois moins cher
44:18ça veut aussi dire
44:19que c'est 50 fois moins
44:20émetteur de gaz à effet de serre
44:22et consommateur d'eau
44:23et puis 50 fois
44:24ça veut aussi dire
44:25que parfois ça peut tourner
44:26sur un ordinateur
44:27ou sur un téléphone
44:29et donc il n'y a plus
44:30cette question
44:30de on doit faire sortir
44:31les données
44:31où est-ce qu'elles vont
44:32etc
44:32donc c'est important pour nous
44:33d'avoir nos propres modèles
44:34on a une équipe de recherche
44:35de très grande qualité
44:36qui les développe
44:36et puis ça
44:37ça va être important
44:38parce qu'on voit
44:38que les entreprises
44:38aujourd'hui
44:39se posent beaucoup de questions
44:40autour du coût du token
44:41de la partie environnementale
44:44donc ce type de solution
44:45peut fonctionner
44:46un dernier mot
44:47gothicois
44:47sur la souveraineté
44:48c'est un des mots clés
44:51de cette journée
44:52sous-média
44:53comment vous voyez
44:54dans toute cette chaîne
44:55de valeur
44:56de souveraineté
44:56comment vous la définissez
44:58pour moi la souveraineté
44:59c'est d'avoir
45:00des acteurs
45:01dans nos pays
45:02mais pas des acteurs
45:03qui sont champions français
45:04il y a des acteurs
45:04qui sont champions mondiaux
45:05je pense que c'est ça
45:06qui a fait
45:06qu'on a dans le passé
45:07eu Airbus
45:09qui vendait pas juste
45:09à Air France
45:10qui vendait au monde entier
45:11tout le monde achète
45:11nos avions
45:12et c'est ce qui fait
45:12que ça existe toujours
45:13aujourd'hui
45:13moi ma vision
45:14de la souveraineté
45:15c'est qu'on doit
45:16créer ces champions mondiaux
45:17pour pouvoir exister
45:19on a vu qu'on n'a pas réussi
45:20à le faire
45:20sur les moteurs de recherche
45:21sur les réseaux sociaux
45:23et en fait
45:23on se fait écrabouiller
45:25alors la bonne nouvelle
45:26c'est que toutes les cartes
45:27sont rebattues
45:28tous les 10 ans
45:28parce que maintenant
45:30on passe à l'IA
45:30donc on a la chance
45:31d'avoir en France
45:334 grandes boîtes d'IA
45:34il y a Mistral
45:35il y a Amilab
45:35il y a Gradium
45:36il y a H
45:37on est tous sur une spécialité différente
45:39et je pense que c'est ça
45:40qui va créer la souveraineté
45:40et ce qui est important
45:41c'est aussi l'utilisation
45:43les talents on les trouve
45:44l'argent on le trouve
45:45le financement
45:46par contre l'utilisation
45:47c'est important
45:47il faut que les entreprises
45:48et grandes administrations
45:49s'y mettent
45:49mais on voit que
45:50ça y est
45:52l'élan est en train d'être donné
45:53merci Gauthier Cloy
45:54d'avoir été avec nous
45:55je rappelle
45:55vous êtes CEO de H Company
45:56d'avoir été sur ce sommet
45:58et on continuera
46:00bien entendu
46:00à vous suivre sur Tech & Co
46:01merci beaucoup
46:02merci à vous
46:02allez on marque une courte pause
46:03et on va retrouver
46:04tout de suite
46:04notre dernier invité
46:06on va parler
46:07IA et travail
46:08et puis les femmes
46:09dans l'IA aussi
46:10c'est tout de suite
46:12Tech & Co Business
46:14sur BFM Business
46:17allez dernière partie
46:18de cette émission
46:19Tech & Co Business
46:19depuis le grand sommet
46:22de l'IA
46:22à Lille
46:23avec notre invité
46:25Constance Névoret
46:26bonjour
46:26bonjour Frédéric
46:27merci d'être avec nous
46:28vous êtes co-CEO
46:28du groupe Mantou
46:29alors vous accompagnez
46:31les entreprises
46:31justement dans leur transformation
46:32et avec l'IA
46:33il y a beaucoup de transformations
46:34et alors je me suis intéressé
46:35à plusieurs chiffres
46:36que vous avez
46:38sur lesquels vous avez travaillé aussi
46:40sur l'investissement IA
46:41c'est la fracture humaine
46:4293% des investissements IA
46:44en entreprise
46:44sont consacrés
46:45à la technologie elle-même
46:46alors qu'on devrait être
46:47beaucoup plus
46:48sur la partie humaine
46:49c'est ça ?
46:50oui absolument
46:50aujourd'hui en fait
46:51on parle essentiellement
46:52de l'IA
46:52selon l'angle technologique
46:54on dit que c'est une révolution technologique
46:56alors qu'en réalité
46:57moi ma conviction
46:57c'est que c'est avant tout
46:58une transformation profonde
47:00du monde du travail
47:01et il y a effectivement
47:02une vraie déconnexion
47:03dans les organisations
47:03dans les entreprises
47:04on s'aperçoit que
47:05en fait
47:0693% des investissements
47:08vont vers les solutions
47:09vers la technologie
47:10et seulement donc 7%
47:11vers la formation
47:13vers la transformation
47:14des organisations
47:15et ça
47:16ça mène à un vrai risque
47:18en fait
47:18de polarisation
47:20de laisser une partie
47:21de l'organisation
47:22une partie des gens
47:22sur le côté
47:23parce qu'ils n'auront pas
47:24été formés
47:24et donc je crois
47:25que le vrai enjeu
47:27des organisations
47:27aujourd'hui
47:28il est là
47:28c'est d'être en capacité
47:29de pouvoir faire monter
47:30en compétences
47:31et faire en sorte
47:31que le plus grand nombre
47:33puisse progresser
47:34grâce à l'intelligence
47:35artificielle
47:35et non le subir
47:37oui parce qu'en plus
47:38ce que l'on voit aujourd'hui
47:39c'est que
47:40au-delà de ces investissements
47:42dans la formation
47:43à ces outils
47:44c'est pas un outil
47:45où on se forme
47:45et puis ensuite
47:46on retourne
47:46à son poste de travail
47:48et puis ça y est
47:48on le met en application
47:49c'est quelque chose
47:50c'est au quotidien
47:50donc c'est là
47:51où il y a cet accompagnement
47:52qui doit être
47:53est-ce qu'il existe
47:54des outils justement
47:55pour comment faire
47:56des bonnes pratiques
47:57pour justement
47:59accompagner
47:59coacher un peu
48:00chacun des collaborateurs
48:02puis à tous les niveaux
48:02qu'on soit
48:03col bleu très haut placé
48:05ou col blanc
48:07col bleu très
48:08enfin sur les métiers
48:09plutôt annuels
48:09mais même sur des métiers
48:10col blanc très haut placé
48:12c'est quoi les bonnes pratiques
48:13justement
48:13pour mieux les accompagner
48:14effectivement vous avez raison
48:16aujourd'hui
48:17la plupart en fait
48:18des entreprises
48:19se concentrent sur la formation
48:20mais une formation
48:21qui reste assez théorique
48:22alors que le vrai enjeu
48:23c'est d'arriver
48:24à réinventer les métiers
48:26arriver à les transformer
48:27en profondeur
48:28et ça
48:28ce que ça nécessite
48:30c'est d'avoir
48:30des personnes
48:31qui vont être
48:32qui vont passer du temps
48:33qui vont même avoir
48:34parfois
48:34chez nous
48:35chez Manetou
48:36en fait on a carrément
48:38décidé d'avoir des personnes
48:39qui sont dédiées
48:40à la transformation
48:40de leur propre métier
48:41donc par exemple
48:42on a des personnes
48:43qui ont parfois
48:4410, 20 ans
48:45d'expérience
48:46dans un domaine précis
48:47prenons les ressources humaines
48:49ou la finance
48:49et on a décidé
48:51de leur donner
48:52le mandat
48:53la responsabilité
48:53de réinventer
48:54leur métier
48:55grâce à l'intelligence artificielle
48:57pour repenser
48:58les métiers
48:59en profondeur
48:59et ça c'est
49:00on appelle souvent ça
49:02le reskilling
49:02on reconfigure un peu
49:05son métier
49:06et là aussi
49:06il n'y a pas suffisamment
49:07d'investissement
49:08enfin on voit pas assez
49:09en profondeur
49:10là je suis d'accord avec vous
49:10je pense que les gens pensent
49:12oui bon l'IA
49:12ça y est je vais m'adapter
49:13je le vois comment je l'utilise
49:15de façon personnelle
49:15mais ils ne se rendent pas compte
49:16que dans une organisation
49:18ça change tout
49:19absolument
49:20ce qu'on observe aujourd'hui
49:21en fait c'est que
49:22d'un côté
49:22les entreprises ont compris
49:23que le reskilling
49:25l'upskilling
49:25ou encore
49:26on pourrait dire en français
49:27la réorientation des compétences
49:28est critique
49:30mais de l'autre côté
49:31on observe qu'il y a seulement
49:327% des entreprises
49:34qui ont intégré
49:35dans leur plan d'action
49:37le fait
49:38de réfléchir
49:39et de flécher
49:41les compétences nécessaires
49:43de réfléchir à la façon
49:44dont ils vont pouvoir
49:45réorienter les compétences
49:46et de réfléchir en fait
49:47au projet
49:48de projection
49:50et de perspective
49:50professionnelle
49:51et nous ce qu'on observe
49:52beaucoup aussi
49:53c'est qu'aujourd'hui
49:54les compétences
49:55dont on a besoin
49:56dans le cadre
49:57de cette transformation
49:58autour de l'intelligence artificielle
50:00sont différentes
50:01des compétences précédentes
50:02dans la première ère
50:04liée au début
50:05donc de l'intelligence artificielle
50:06on avait besoin
50:07de compétences
50:07très techniques
50:09des experts
50:10en fait
50:10de l'intelligence artificielle
50:11et là aujourd'hui
50:13on est en train d'entrer
50:13dans une nouvelle ère
50:14où l'enjeu
50:15c'est plus tellement
50:17uniquement la question technologique
50:18mais c'est surtout
50:19avant tout
50:19l'enjeu
50:20de la transformation
50:21des organisations
50:22en profondeur
50:23et on a besoin
50:24de compétences
50:25assez différentes
50:26pour réaliser
50:27cette deuxième phase
50:28mais ça veut dire
50:29j'avais
50:30Romain Rivaton
50:31sur une émission
50:31qui étudiait tout ça
50:33et qui me disait
50:35dans les facs de sociologie
50:36on doit réapprendre tout ça
50:37parce que
50:39reconfigurer son métier
50:40ça va nous forcer
50:41nous-mêmes
50:42à quelque âge
50:43que l'on est
50:44à repenser son métier
50:46c'est compliqué
50:47quand même
50:47tout ça
50:48alors c'est compliqué
50:50des transformations
50:50du travail
50:51on en a déjà eu
50:52à nombreuses reprises
50:54précédemment
50:54mais effectivement
50:55ce qui je pense
50:56fait la spécificité
50:57de celle-ci
50:57par rapport
50:58aux transformations
50:59précédentes
50:59que ce soit
51:00la transformation digitale
51:01qui a touché aussi
51:01tous les métiers
51:02il y a quand même
51:03une ou deux décennies
51:04tous les métiers
51:05ont été transformés
51:06par la transformation digitale
51:07et là c'est effectivement
51:08la spécificité
51:09c'est la rapidité
51:10à laquelle on assiste
51:12aujourd'hui
51:12et c'est d'ailleurs
51:13la raison pour laquelle
51:14les entreprises
51:14se trouvent en première ligne
51:16de cette transformation
51:18et qu'elles sont
51:18les premiers acteurs
51:19en fait
51:20de la formation
51:20du reskilling
51:21parce que
51:22les politiques publiques
51:23parce que
51:24les systèmes éducatifs
51:25n'ont pas eu le temps
51:25de s'adapter
51:27et de lancer
51:28des nouveaux programmes
51:29encore que
51:30il y a quelques lueurs d'espoir
51:31parce que je crois
51:31qu'il y a eu des annonces
51:32notamment hier
51:33le SCP
51:33qui lance
51:34sa nouvelle école
51:36justement dédiée
51:37au fait de pouvoir former
51:38des profils différents
51:39oui il fallait être
51:39une université
51:40beaucoup plus large
51:41avoir des profils hybrides
51:42à la fois ingénieurs
51:44à la fois école de commerce
51:45pour casser un peu ce modèle
51:47c'est tout à fait
51:47ce qu'on observe
51:48chez nous
51:48chez Mantoo
51:49aujourd'hui
51:50on identifie le fait
51:51que les profils
51:52dont on a besoin
51:53pour réaliser cette transformation
51:54autour de l'intelligence artificielle
51:56sont des profils hybrides
51:57on les appelle
51:57les hybrides builders
51:58donc des profils
51:59qui sont en capacité
52:00de pouvoir
52:00faire les liens
52:02entre les métiers
52:03la compréhension profonde
52:04des organisations
52:04et puis
52:05les opportunités
52:06qui sont ouvertes
52:07par l'intelligence artificielle
52:08je profite de vous avoir
52:10aussi sur ce plateau
52:11pour parler des femmes
52:13et de l'IA
52:13on avait Anne Bouvreau
52:14qui était là tout à l'heure
52:16coprésidente du conseil
52:17de l'IA
52:18mais là encore
52:20comme dans d'autres domaines
52:21il y a un gros retard
52:22il y a un fossé
52:24on n'espère pas trop
52:25en train de se creuser
52:26mais comment vous percevez ça
52:28et comment faire
52:28pour justement
52:30attirer davantage
52:30de profils féminins
52:32vers ces métiers de l'IA
52:33alors effectivement
52:34les femmes sont quasiment
52:35absentes pour l'instant
52:37de ces sujets
52:38dans les instances dirigeantes
52:39en tout cas
52:40il y a seulement 12% de femmes
52:41à la direction d'entreprise
52:43dans les domaines scientifiques
52:44ou technologiques
52:45donc c'est très peu
52:46par contre
52:46il y a quand même
52:47une lueur d'espoir
52:47moi j'ai envie d'être optimiste
52:49sur le sujet
52:49c'est que
52:50comme je le disais
52:50en fait
52:51on est en train de changer d'air
52:51on est en train de passer
52:52d'une ère
52:54très technologique
52:54à une ère
52:55de transformation
52:56des organisations
52:57et là pour le coup
52:59par rapport aux compétences
53:00qui sont nécessaires
53:01pour réaliser cette secondaire
53:02les femmes sont déjà présentes
53:03sur ces compétences là
53:04et elles sont
53:05par ailleurs aussi
53:06très bonnes
53:07en la matière
53:08donc c'est le moment
53:10à condition par contre
53:11que les entreprises
53:12identifient le fait
53:13qu'il y a un momentum
53:13qui se passe maintenant
53:14pour faire en sorte
53:15qu'il y ait plus de femmes
53:16dans les instances de direction
53:17et qu'elles soient
53:18aussi au coeur
53:19des instances de décision
53:20sinon on se retrouvera
53:21sans trop jouer
53:22les coefficients de parité
53:23et tout ça
53:24il faut vraiment
53:24re-réfléchir
53:25à son organisation
53:26alors ça je pense
53:27que le sujet justement
53:28des quotas
53:29des coefficients
53:30c'est un peu un faux débat
53:31parce qu'en réalité
53:31dans l'entreprise
53:34tout ce qui n'est pas mesurable
53:35n'existe pas
53:36donc on mesure tout le reste
53:38donc le fait
53:39de se fixer
53:40les objectifs chiffrés
53:41s'agissant de la question
53:42des femmes
53:42je pense que c'est pas
53:43plus illégitime
53:44que quelques autres
53:45KPI
53:46dans l'entreprise
53:47bien merci d'être venu nous parler
53:48de tout ça
53:49Constance Névoret
53:50co-CEO de Mantou
53:51et puis voilà
53:51on continuera à suivre
53:53évidemment
53:54tout ce que
53:54comment vous accompagnez
53:55toutes ces entreprises
53:56et tout ce qu'on a voulu
53:58vous montrer aussi
53:59toutes ces transformations
54:00c'est ce qu'on a voulu
54:00vous montrer
54:01dans ce plateau
54:02Tech & Co Business
54:03aujourd'hui
54:04enregistré depuis
54:05le Grand Sommet de Lille
54:06donc voilà
54:07vous vous retrouverez
54:08en replay bien entendu
54:10merci de nous avoir suivis
54:11sur BFM Business
54:12et puis voilà
54:13je vous donnez rendez-vous
54:13sur nos replays
54:15sur nos podcasts
54:15pour revoir un peu
54:16tous les invités
54:17que nous avons eu
54:17sur ce plateau
54:17ils étaient nombreux
54:18et parce que cette journée
54:19à Lille était très très riche
54:21à très bientôt
54:22on sera sur VivaTech
54:23la semaine prochaine
54:23ça arrive vite
54:25excellente semaine
54:25sur BFM Business
54:29Tech & Co Business
54:30sur BFM Business
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