- il y a 7 heures
Ce mardi 27 janvier, Frédéric Simottel a reçu Yves Tyrode, directeur général du Groupe BPCE, Aymeric Dupas, vice-president, tableau analytics chez Salesforce, Pierre Lenclud, chief data officer de Heppner, Clémence Richard, fondatrice de Seed.up Community, Joanne Deval et Jean-Christophe Lalanne, membres du collectif Seed.up, ainsi que Laetitia Dorla, directrice du Business - Wero, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:00BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale, Frédéric Simotel.
00:11Bonjour et bienvenue dans l'émission Tech & Co Business sur BFM Business.
00:14On va enchaîner tout de suite, on va démarrer en parlant de digital, de paiement, d'intelligence artificielle
00:19avec le patron du digital et des paiements de BPCE, Yves Thirod.
00:23On enchaînera ensuite, on va parler d'IA analytique dans le monde du transport notamment,
00:27avec Tableau Analytics d'un côté et puis de l'autre, le logisticien Epner qui justement prend des décisions,
00:34anticipe les demandes à travers la collecte de données, l'analyse de ces données, du décisionnel un peu de nouvelle génération.
00:41En deuxième partie de l'émission, comment replacer le DSI au cœur des décisions d'entreprise,
00:45surtout comment l'accompagner ? C'est un nouveau collectif qui s'appelle CIDUP qui accompagne les DSI
00:50pour les aider à poser toutes les questions qu'ils n'osent pas poser à un ancien DSI
00:55qui les va les accompagner tout au long de leur prise de poste ou un peu plus tard quand il y a des grandes décisions à prendre.
01:01Et puis on terminera, on parlera paiement avec Wero, vous avez certainement déjà fait des Wero,
01:06et bien la directrice du business sera là pour nous en parler, c'est dans le cadre de notre chronique en route
01:11vers les grands prix favoris du commerce avec la FEVAD, les grands prix qui auront lieu sur BFM Business,
01:16ce sera le 18 février.
01:17Allez c'est parti, Tech & Co Business.
01:21Tech & Co Business, l'invité.
01:25Allez je vous ai dit qu'on allait démarrer avec la BPCE qui accélère en cadence sur l'IA,
01:30et nous recevons son directeur général digital et paiement, Yves Thiroth. Bonjour Yves.
01:34Bonjour.
01:34Merci d'être avec nous. Alors digital et paiement ça englobe beaucoup de choses, c'est l'innovation,
01:38c'est la stratégie data, la stratégie digitale, les paiements, on l'a dit, et bien entendu l'intelligence artificielle.
01:43Et alors justement ma première question c'est de se dire, aujourd'hui on a une intelligence artificielle qui arrive à cette innovation galopante,
01:50on peut le dire comme ça, et je me demande toujours quand on couvre tout le périmètre que vous couvrez chez BPCE,
01:56comment on fait pour avancer au rythme de l'entreprise, donc une vision en moyen terme, long terme,
02:01et puis avoir cet IA qui nous arrive, enfin il faut surfer cette vague où tous les 15 jours il y a une innovation ?
02:06Je pense qu'il faut s'ancrer dans le réel et dans l'opérationnel, et le premier point c'est les usages et leur adoption.
02:15Moi je pense que c'est absolument clé, et puis après on se pose la question des meilleures technologies
02:20qui permettent de garantir l'adoption, parce qu'il y a plein de technologies qui arrivent, qui fonctionnent,
02:26qui trouvent leur marché, et puis il y en a d'autres qui le trouvent parfois jamais, parfois ça met plus de temps.
02:31Donc je pense qu'il faut en permanence avoir un pied ancré dans la réalité et dans ce que les utilisateurs vont faire,
02:40et puis un autre pied ancré dans la technologie et ce que la technologie peut potentiellement faire.
02:45Il faut faire le lien entre les deux en permanence.
02:47Oui parce qu'on imagine notamment dans les usages pour les banques, pour BPCE,
02:51le périmètre est très large de tout ce qui peut concerner les banques,
02:55parce qu'il faut à la fois couvrir les besoins des collaborateurs,
02:57et puis couvrir les besoins des clients qui eux sont très demandeurs de ces technologies.
03:02Absolument, donc alors en fait nous on a mis dans notre plan stratégique qui s'appelle Vision 2030.
03:07D'abord on voit à 2030, c'est important, et puis après on le déploie par slot de deux ans.
03:14Et là sur 25-26, on s'était dit qu'on allait avoir deux piliers.
03:20Le premier pilier c'est les usages, qu'on a appelé IA pour tous.
03:24Et là on pense que tous les collaborateurs dans le groupe BPCE vont utiliser l'IA à un moment.
03:32Donc à la fois pour des usages robotiques, des résumés de mails, de réunions, etc.
03:35Et à la fois pour des applications un peu plus métiers, d'aller chercher des prospects, des choses comme ça.
03:41Oui alors ça on les a mis en deux catégories.
03:43D'abord il y a l'IA pour tous, et ça c'est un peu de la productivité diffuse.
03:46Et ça on veut, on a lancé un outil qui s'appelle Maya, c'est mon intelligence artificielle, dans lequel on met à disposition.
03:55C'est une sorte de chat GPT, mais interne avec les bons niveaux de sécurité.
03:59Et puis pas mal d'indépendance technologique sur lequel on pourra revenir après si vous voulez.
04:03Et là on veut que le maximum de nos collaborateurs l'utilisent.
04:07On a un indicateur, un seul indicateur, c'est le taux d'adoption.
04:10Et le taux d'adoption c'est combien on a d'utilisateurs actifs par mois, comme dans le digital.
04:16Aujourd'hui on a plus de 50% des collaborateurs de BPCE qui l'utilisent, tous les mois, avec en moyenne un usage assez intense,
04:24qui l'utilisent 40 fois par mois.
04:26Ça c'est pas mal.
04:27Ce qui est beaucoup.
04:28En tout cas nous on est assez contents parce que nos collaborateurs, plutôt qu'aller utiliser des solutions publiques,
04:37qui ne sont pas sécurisés, ils utilisent une solution qui est une solution de BPCE en s'appuyant sur différentes briques technologiques
04:44sur lesquelles on veut avoir pas mal d'indépendance.
04:46Et puis le deuxième pilier qui est très important, parce que lui il a un impact direct avec la productivité et l'efficacité de l'entreprise,
04:53et notre compétitivité, c'est ce qu'on appelle l'IA transformante.
04:56Et l'IA transformante c'est ce qu'on fait pour les conseillers, pour qu'ils aillent chercher plus de clients,
05:00qu'ils soient plus efficaces, les centres de relations clients, la lutte contre la fraude,
05:05ce qu'on intègre dans notre application mobile, et puis aussi ce qu'on fait pour le métier de l'IT.
05:10Donc là on voit bien tous les bénéfices, j'imagine que vous les percevez,
05:14enfin les collaborateurs de BPCE les perçoivent au quotidien.
05:18Est-ce que vous-même, Istierot, vous avez des doutes ?
05:20Parce qu'on entend beaucoup de choses de gens qui disent
05:22« bon je vais reprendre cette étude » qu'on a entendue l'été dernier,
05:27c'était le MIT qui avait dit que seulement 95% des projets sont un peu décevants,
05:31bon alors le périmètre n'était pas le même, etc., c'était un peu compliqué,
05:34mais enfin ça interpelle quand même sur le vrai ROI de ces applications IA.
05:41Moi ça me...
05:42Tout ça me...
05:44Voilà, je trouve que c'est un peu normal, on le vit depuis 30 ans qu'on fait du digital,
05:47donc on a toujours cette phase d'enthousiasme, parfois un peu excessif.
05:53Moi je pense que ce qui est important dans le digital, c'est d'abord l'adoption.
05:56Une fois qu'on a des chiffres d'adoption, on peut se poser des questions sur
06:00comment je monétise cette adoption, et comment j'en fais ?
06:05Je peux faire soit des économies, soit éviter des coûts, soit faire plus de revenus.
06:10Mais si vous n'avez pas fait la première étape,
06:12qui est l'adoption par vos clients, l'adoption par vos collaborateurs,
06:16ça ne sert à rien.
06:18Réduire les points de friction.
06:19Moi je ne crois pas que, et je le vis depuis que je fais du digital,
06:25c'est-à-dire depuis le début d'Internet, donc un peu cette expérience.
06:29Je ne crois pas qu'il faut partir directement sur des indicateurs économiques.
06:33Les indicateurs économiques, c'est une conséquence d'une adoption.
06:37Quand vous êtes intégré dans les processus de l'entreprise,
06:40quand les utilisateurs en sont satisfaits, là vous avez un impact.
06:46Et bien sûr, à la fin, nous on veut mesurer l'impact.
06:48Mais il faut passer par ces étapes-là.
06:51Et nous, là, aujourd'hui chez BPCE, on est dans cette première étape,
06:55qui est l'étape de l'adoption.
06:57Et elle est très importante.
06:59On a 80% de nos conseillers qui utilisent aujourd'hui les premiers outils d'IA
07:03qu'on leur a mis à disposition pour faire des comptes rendus d'entretien,
07:06les préparer, accéder à des informations un peu compliquées.
07:1080% en moins d'un an.
07:14Derrière, évidemment qu'on aura des indicateurs de compétitivité,
07:18pareil sur nos centres de relations clients.
07:21On gère déjà, on a 12 millions d'appels par an,
07:24on gère déjà 1 million complètement full IA, de bout en bout.
07:28Et puis sur notre application mobile, on a quasiment 1,5 million
07:32qu'on a mis en place, une petite application d'IA pour renseigner nos clients.
07:391,5 million par mois de clients l'utilisent.
07:41Ça, c'est l'adoption.
07:43Et après, derrière, vous pouvez mettre des mesures.
07:46Et c'est là, on commence à mettre ces...
07:47Dès qu'il y ait PI, ils viendront tout seuls.
07:51Alors, question qui va vous intéresser, puisque dans votre rappel l'intitulé,
07:54c'est digital et paiement.
07:56Et justement, sur cette question, on parle beaucoup de souveraineté.
07:58Évidemment, ce mot-là, à toutes les sauces,
08:01autonomie stratégique, autonomie économique, autonomie technologique.
08:05Là, en tout cas, j'aimerais bien vous entendre sur tout ce qui est
08:07la souveraineté sur les paiements, notamment, et ces technologies.
08:10Parce que sur l'IA, on voit bien que le cloud, l'IA,
08:13on est très emmené par la vague américaine.
08:18Mais comment faire aujourd'hui...
08:19Alors, je sais que vous avez travaillé dessus,
08:21à partir de ce consortium.
08:23Le consortium, c'est EPI et Wero.
08:25On recevra d'ailleurs tout à l'heure l'une des directrices de Wero ici même.
08:30Mais comment être totalement...
08:31Est-ce qu'on peut, aura un jour, être totalement indépendant
08:35des solutions américaines, les visas Mastercard et tout ça ?
08:39Là, on parle beaucoup de souveraineté,
08:40à un moment où personne n'en parlait avant.
08:42Donc, nous, on en fait,
08:44et on en fait d'une manière industrielle depuis longtemps.
08:46On en parlait, mais parce qu'il fallait en parler.
08:48C'était un petit critère, mais voilà.
08:49Oui, et puis, au passage, vous faites court en souveraineté.
08:52Là, maintenant, on voit que c'est très important.
08:54Moi, je pense qu'il y a trois niveaux dans la souveraineté.
08:56La première, c'est notre indépendance
08:58par rapport aux technologies.
08:59Ça, ça passe par quoi ?
09:01Ça passe par le fait qu'on ait des collaborateurs formés
09:04qui sont capables de développer eux-mêmes.
09:08Parce qu'on veut ne pas avoir de dépendance trop forte
09:10par rapport à tel ou tel acteur.
09:13Aujourd'hui, on parle d'acteurs plutôt américains.
09:16Ça pourrait être acteurs chinois ou d'autres acteurs.
09:18On veut déjà avoir une indépendance
09:21par rapport à des fournisseurs de l'entreprise.
09:23Parce que, évidemment, ça, c'est le premier sujet.
09:25Le deuxième sujet, c'est que nous, on veut garantir
09:28que ces fournisseurs de l'entreprise soient vraiment conformes
09:31à la réglementation.
09:33Je le dis comme ça en passant,
09:34mais c'est très important parce que la réglementation en Europe,
09:37on a une réglementation qui est thématique
09:39sur la partie banque et assurance,
09:40on a aussi une réglementation qui est générique
09:42pour toutes les industries.
09:43Et ça, tous les acteurs ne le sont pas
09:45parce que c'est de plus en plus compliqué.
09:47Et puis, après, il y a le troisième sujet
09:48qui est, lui, la souveraineté européenne
09:51qui vire après.
09:52Et là, moi, je pense que la seule...
09:54Alors, elle est très présente dans les paiements
09:56parce qu'évidemment, les paiements,
09:57c'est au cœur de l'économie,
09:58c'est au cœur de la consommation.
10:01Et donc, si on est dépendant de tel ou tel acteur,
10:04c'est embêtant.
10:05Et donc là, nous, nous pensons,
10:07en tout cas chez BPCE,
10:08que la meilleure manière de pouvoir répondre à cela,
10:10c'est des faits de manche,
10:12c'est des alliances.
10:14Donc, on a décidé, avec 20 banques,
10:17de créer EPI qui est devenu Wero.
10:19Qui est un consensus-là
10:20et qui est devenu Wero.
10:21Et nous, BPCE est membre fondateur,
10:24très impliqué dans le sujet Wero.
10:27On pense que c'est absolument fondamental
10:28d'inventer d'une manière collective
10:31les technologies de demain.
10:34Et ça, maintenant, qu'est-ce qu'il faut faire ?
10:35Il faut passer à la vitesse supérieure
10:36pour le faire adopter davantage, c'est ça ?
10:38Moi, je pense.
10:39Et puis, de la même manière,
10:40après, vous pouvez avoir des alliances plus spécifiques.
10:41On est une alliance spécifique
10:42sur tout ce qui est processing des paiements
10:45avec BNPP, on va être plus gros.
10:47En fait, je pense que la souveraineté,
10:49c'est le plus gros.
10:50Et ça passe par des alliances.
10:52BPCE, on n'est pas petits dans les paiements.
10:54Oui, et puis en France,
10:56en tout cas, beaucoup de grandes banques
10:59ont leur siège en France,
11:00les BNP, les Sociétés Générales,
11:02et les BPCE.
11:04Donc, si tout ce monde-là s'allie
11:05sur un consortium,
11:07sur quelque chose autour de Wero,
11:08ça peut fonctionner.
11:09Ça peut fonctionner.
11:10Vous savez, moi, j'ai commencé il y a longtemps,
11:12je me rappelle que le GSM,
11:13c'était une alliance.
11:15Moi, je pense que le chemin
11:16que nous avons en Europe,
11:18c'est celui des alliances.
11:20Et il faut laisser les secteurs privés
11:21faire ces alliances.
11:23Il faut que les acteurs privés
11:25s'allient les uns avec les autres.
11:26Et ce que nous faisons
11:27dans les paiements aujourd'hui,
11:28on le fait avec Wero,
11:30mais historiquement,
11:31on l'a fait avec, vous savez,
11:33le GIE carte bancaire,
11:35qui est aussi un grand succès.
11:37Ce qui fait qu'aujourd'hui,
11:38si on prend toute l'Europe,
11:39évidemment, il y a une dépendance
11:41par rapport à un certain nombre
11:41d'acteurs plutôt américains.
11:44Mais en France,
11:45entre ce qu'on a avec le GIE carte bancaire
11:48et ce qu'on fait avec Wero,
11:51on est en bonne position.
11:52Mais ce sont des alliances.
11:53Un tout dernier mot,
11:54il nous reste un tout petit peu
11:55plus d'une minute, Yves Thirod.
11:57On se projette sur 2026,
11:58avec quoi un peu les deux, trois grands axes ?
12:00Alors évidemment,
12:01poursuivre l'acceleration
12:02de ces projets IAM et quoi d'autre ?
12:03En parlons, sur l'IAN,
12:04on va continuer l'adoption.
12:06Et moi, je suis très optimiste,
12:08on va faire aussi de l'agentique,
12:09beaucoup, pour les process.
12:10Là, encore une fois,
12:12on va faire de l'opérationnel,
12:13on ne va pas faire des effets d'annonce,
12:15on en parlera quand ça marchera.
12:16Sur 2026,
12:18c'est pour moi vraiment
12:19la souveraineté dans les paiements.
12:22Nous, on veut vraiment réussir Wero.
12:23Vraiment.
12:24On a déjà 4,2 millions
12:27d'utilisateurs actifs de Wero
12:29chez BPCE.
12:31Rien qu'au mois de décembre,
12:32on a battu notre corps
12:33avec plus de 7,5 millions
12:36de transactions Wero.
12:38Et là, c'est qui ?
12:38Il faut convaincre les commerçants ?
12:39Il faut convaincre...
12:40Pour l'instant,
12:41il faut convaincre les clients
12:42parce qu'ils s'envoient des Wero.
12:44Je ne sais pas si vous l'avez vu.
12:45Oui, oui, on l'utilise.
12:45Maintenant, on dit
12:46tu m'envoies un Wero.
12:47C'est beaucoup plus simple.
12:48Et ça, le jour où l'usage chancre,
12:51c'est formidable.
12:52Parce qu'après,
12:52une fois qu'on aura réussi
12:53cet usage Wero
12:54pour des paiements
12:55de particulier à particulier,
12:57ce qui arrive là,
12:59c'est le fait qu'on l'intègre
13:00pour le e-commerce,
13:02pour le commerce de proximité après.
13:03Et ça, c'est...
13:05On aura le jour où...
13:07J'espère qu'au mois de...
13:08En tout cas,
13:09nous ferons tout ce qu'il faut
13:10avec les équipes de Wero
13:12du côté BPCE
13:14pour réussir le e-commerce Wero
13:16qui est un grand rendez-vous
13:17de 2026.
13:19Eh bien, voilà.
13:19Par le hasard des programmations,
13:22ce n'était pas fait pour exprès,
13:23mais on recevra Laetitia Dorla
13:25tout à l'heure
13:25qui est directrice de la promotion
13:26chez Wero.
13:27Donc, on aura l'occasion
13:28de revenir sur tous ces sujets.
13:30Yves Thiron, merci infiniment
13:31d'avoir été avec nous.
13:33Je rappelle,
13:33directeur général digital et paiement,
13:35donc qui couvre l'ensemble
13:36de l'IA,
13:38de la stratégie data.
13:38Et puis, on a dit,
13:39oui, vous êtes aussi
13:40président de Aune,
13:41qui est l'un des...
13:43Voilà, tout cet environnement
13:44fintech aussi,
13:45parce que le BPCE
13:45est toujours très actif.
13:47Il fait partie des pionniers
13:48dans tout ce monde numérique.
13:49On vous suit depuis pas mal d'années.
13:50Merci d'avoir été avec nous.
13:51On marque une courte pause.
13:52On va parler d'IA Analytics
13:53tout de suite avec nos deux invités.
13:57Tech & Co-Business.
13:58Les invités.
14:01Allez, on va parler d'IA Analytics
14:02avec nos deux invités suivants
14:03et un spécialiste de l'IA Analytics,
14:05c'est Tableau Analytics
14:06avec Aymeric Dupin,
14:08vice-président chez Tableau Analytics
14:09qui fait partie de la galaxie Salesforce.
14:12Bonjour, Aymeric.
14:13Bonjour, Frédéric.
14:14Merci d'être avec nous.
14:15Et pour témoigner justement
14:17de l'usage de cet IA Analytics,
14:19Pierre Lanclude.
14:19Bonjour, Pierre.
14:20Bonjour, Frédéric.
14:20Merci d'être avec nous.
14:21Vous êtes chief data officer
14:22de Epner.
14:22Alors, Epner,
14:23c'est peut-être une marque
14:24qui vous dit quelque chose.
14:24C'est un gros logisticien
14:26présent dans près de 160 pays.
14:2872 millions de colis transportés.
14:31Donc, vous voyez,
14:31ça fait beaucoup de choses.
14:32Et puis, c'est une marque,
14:33là, on vous en parle,
14:34vous allez dire,
14:35mais j'en vois partout finalement.
14:36C'est un peu ça.
14:36C'est une marque qui est assez discrète,
14:38mais dès qu'on y fait attention,
14:40on la voit un peu partout.
14:41Je voulais démarrer, Aymeric,
14:42parce qu'on va parler évidemment
14:43d'IA Analytics.
14:45Est-ce qu'aujourd'hui,
14:46je sais que vous avez fait une étude dessus
14:47avec Tableau Analytics,
14:50sur, est-ce qu'on a un data chaos,
14:53si je veux dire en anglais,
14:54ou un chaos de la data aujourd'hui ?
14:56C'est vrai que beaucoup d'entreprises
14:58nous partagent aussi ce constat.
15:01L'étude a été faite, effectivement,
15:04sur plus de 8000 leaders.
15:06Tableau, dans le monde,
15:07c'est 22 millions d'utilisateurs.
15:09Donc, on a une bonne base de constats.
15:12Et le constat, c'est quoi ?
15:13Juste pour nous préciser le métier de Tableau,
15:15qu'est-ce que ça fait par rapport à,
15:16voilà, on va parler de Salesforce,
15:19par rapport à un outil.
15:21Je vais faire quoi avec Tableau ?
15:22Même si Pierre va nous expliquer tout ça
15:24dans un instant, très rapidement.
15:25Bien sûr.
15:25Tableau, c'est simple.
15:27C'est apporter de la clarté métier.
15:29Donc, ce sont des outils d'analyse
15:32de la donnée, de décisionnel.
15:34D'accord.
15:35Donc, ça veut dire mes factures,
15:36mes commandes, tout ça, je mets tout ça.
15:37Ça veut dire la capacité...
15:39Je paramètre un peu tout ça ?
15:40Exactement.
15:41En fait, c'est la capacité
15:42à prendre toute la donnée de l'entreprise,
15:44quelle qu'en soit sa forme,
15:45et à la transformer en outil d'analyse du business
15:50pour comprendre qu'est-ce que je dois faire,
15:52qu'est-ce que je ne dois pas faire et quand.
15:54Alors, je regardais justement les chiffres,
15:56je vous ai interrompus là.
15:5772% des dirigeants français se disent très data-driven,
16:00mais seulement 45% estiment produire des informations
16:02vraiment pertinentes et fiables dans les temps.
16:05Et 54%, ça, je trouve ça intéressant,
16:07reconnaissent prendre parfois des décisions
16:09à partir de données sans contexte métier.
16:11Donc, c'est là où on se dit, oui,
16:13c'est bien de se dire data-driven,
16:15mais encore faut-il exécuter ce que l'on dit.
16:19Exactement.
16:20Et en fait, dans les chiffres que vous citez,
16:22je vais compléter avec deux chiffres
16:23que je trouve particulièrement intéressants.
16:25Un leader sur deux dans cette étude
16:27constate recevoir l'information trop tard.
16:31Donc, comme vous dites, oui, l'information existe,
16:34mais si elle arrive trop tard,
16:36elle ne sert plus à rien.
16:37Et d'ailleurs, il y a un deuxième chiffre qui est éloquent,
16:40c'est huit leaders sur dix aujourd'hui
16:41considèrent perdre des revenus
16:44faute d'informations actionnables.
16:46Mais pourtant, vous parlez d'outils décisionnels,
16:48mais ça fait un moment qu'on a des outils décisionnels.
16:50On a même un de nos grands Français,
16:53Business Object, à l'époque,
16:54qui a été racheté par SAP.
16:58Qu'est-ce qui change aujourd'hui ?
17:01Alors, ce qui change aujourd'hui,
17:03je dirais, il y a plusieurs choses.
17:04La première, c'est l'arrivée de l'IA
17:07dans ce monde décisionnel.
17:10En fait, les habitudes,
17:12tchat GPT, je pose une question en langage naturel,
17:15j'ai ma réponse tout de suite, simple, claire.
17:18Ces habitudes, elles sont prises.
17:20Aujourd'hui, il y a 93% des leaders
17:22qui estiment qu'ils seraient plus performants
17:24s'ils pouvaient communiquer,
17:25converser directement avec la donnée.
17:28Et ça, ça prend deux formes.
17:29C'est un, la capacité à échanger en langage naturel
17:32directement avec la donnée.
17:33Au lieu d'aller regarder des tableaux de bord passifs,
17:36au lieu de chercher quel est le bon tableau de bord,
17:39qu'est-ce que veut dire l'information, etc.
17:41Là, c'est juste une question en langage naturel,
17:43une réponse claire et concrète.
17:46Et la deuxième chose aussi,
17:47c'est la capacité,
17:49et ça, c'est une innovation importante aussi,
17:51de la donner à converser avec l'utilisateur.
17:54C'est-à-dire qu'en fait,
17:54plutôt que d'attendre d'avoir la bonne idée
17:56de poser une question,
17:58en fait, le business va recevoir directement,
18:00en langage naturel,
18:02les informations importantes.
18:03Ce qu'on appelle le talk to data,
18:05talk to your data.
18:06Talk to your data,
18:07ou data talk to you.
18:08Alors, on va en parler justement avec vous,
18:11Pierre Lanclude.
18:11Je rappelle, vous êtes chief data officer de Heppner.
18:13Heppner, c'est 3500 collaborateurs,
18:15c'est presque un milliard de chiffres d'affaires,
18:16c'est présent dans plusieurs pays,
18:1872 millions de colis livrés par an.
18:20Évidemment, gros producteur de data.
18:23Comment vous abordez ces technologies ?
18:26Voilà, pour illustrer un peu
18:27ce que vient de nous dire Aymeric à l'instant.
18:29Eh bien, nous, ce qu'on va faire,
18:31c'est vraiment de travailler sur,
18:32déjà, un langage commun,
18:34parce que les sociétés de transport et de logistique,
18:37nous travaillons dans un écosystème très fragmenté.
18:40C'est-à-dire que pour envoyer, par exemple,
18:42un iPhone de Chine jusqu'à votre FNAC près de chez vous,
18:45il faut passer par un ensemble d'interlocuteurs,
18:47plus de 10 interlocuteurs,
18:49qui ont chacun leur langage différent,
18:51langage différent dans le transport aérien,
18:54langage différent dans le transport maritime et routier,
18:56et donc une multiplicité de la donnée,
18:59donc le data K.O.
18:59C'est la même donnée, mais elle se transforme.
19:01Elle se transforme,
19:02mais après, elle peut être différente
19:03suivant la société avec laquelle on travaille,
19:06que ce soit une compagnie aérienne,
19:08la douane,
19:09ou bien directement nous,
19:11en tant que transport routier.
19:12Et puis, on imagine que chez vous,
19:13c'est ce que disait Aymeric à l'instant,
19:15c'est l'effet rétroviseur,
19:18si je peux appeler ce terme dans la partie transport,
19:21c'est que si vous n'avez pas ce pilotage temps réel,
19:26bon, c'est bien,
19:26on peut faire des statistiques et tout ça,
19:28mais pour être réactif,
19:31c'est quand même mieux de temps réel.
19:33Voilà, parce que plutôt que d'être seulement réactif,
19:36c'est-à-dire que quand avant,
19:37on avait un rapport qui tombait la journée d'après,
19:40on va être plutôt réactif,
19:41et on va plutôt appeler ça un rapport d'incident,
19:44plutôt que dans la logique dans laquelle on veut aller,
19:47c'est-à-dire le proactif,
19:48et c'est-à-dire d'avoir des analyses
19:50qui nous arrivent directement
19:52des outils d'intelligence artificielle.
19:54Et alors, c'est un outil, j'imagine,
19:55parce que le but n'est pas de faire des graphiques,
19:59voilà, très beaux, très intérieurs,
20:00mais j'imagine que les directions métiers,
20:02enfin, les métiers que vous avez,
20:04les gens qui sont responsables d'un entrepôt,
20:06enfin, de tous vos différents agences,
20:09voilà, ce sont eux qui vont être les utilisateurs,
20:12un peu, de ces outils,
20:13donc il faut aussi quelque chose de compréhensible par eux.
20:15– Exactement, il faut que ce soit compréhensible,
20:17et donc ça parle le même langage que l'utilisateur,
20:20et le langage d'un financier ou d'un opérationnel
20:22peut être différent,
20:23et donc par rapport à l'utilisateur,
20:25cette partie talk-to-data,
20:26donc de poser des questions en langage naturel
20:29à travers l'outil,
20:30nous permet après de renvoyer la bonne information,
20:32l'information que l'utilisateur souhaite,
20:34pour rendre vraiment transparent toute cette technologie.
20:37– On voit aussi, parce qu'on est tous évidemment clients,
20:40sans doute de Heppner,
20:41dans toutes nos livraisons,
20:42alors qu'on soit entreprise ou qu'on soit particulier,
20:46il y a des erreurs souvent,
20:48et donc ça aussi,
20:49l'IA analytique,
20:50elle permet, j'imagine,
20:51de réduire,
20:52de savoir exactement où on est la commande,
20:55où sont les colis,
20:56d'éviter les erreurs que l'on peut voir régulièrement
20:59dans la logistique.
21:00– Alors, le transport et la logistique,
21:02il y a beaucoup de choses qui peuvent arriver,
21:06par exemple, la neige,
21:08il y a quelques semaines,
21:09ou bien d'autres événements,
21:11que ce soit macroéconomique ou autre,
21:13donc on a sans arrêt,
21:15dans la supply chain,
21:16des actions où il faut dévier,
21:19donc prendre une information
21:20le plus rapidement possible,
21:23et prendre une décision par rapport aux données
21:24le plus rapidement possible,
21:26pour offrir justement à nos utilisateurs.
21:28– Mais ça veut dire qu'aujourd'hui,
21:29je rebondis sur ce que disait Aymeric,
21:30vous avez un directeur d'agence qui dit,
21:32attention, il va neiger,
21:33j'ai vu qu'il peut poser ça presque en langage naturel,
21:36il va neiger vendredi, jeudi, vendredi,
21:40est-ce que mes colis vont bien pouvoir arriver
21:42en temps en heure sur telle agence, telle agence ?
21:44Il peut poser ça en langage naturel ?
21:45– Il peut poser ce genre de questions,
21:47si jamais nous, on a intégré ce type d'informations
21:49dans l'outil,
21:51ce qui, par exemple, sur la partie météo,
21:53fait partie des informations que l'on intègre,
21:56mais après, il a aussi une connaissance métier,
21:59ça fait souvent plus de 30 ans
22:00qu'il travaille chez Epner,
22:02et donc cette connaissance,
22:03il l'a déjà avant de la poser.
22:04– Là déjà, l'IA vient confirmer ou l'accompagner,
22:07ça veut dire quand même,
22:09on parlait de l'importance de ce dialogue,
22:13quand on parle des iPhones,
22:15quand la commande part d'un côté,
22:17repart en Chine,
22:18et puis arrive jusqu'à l'utilisateur,
22:21jusqu'à une Fnac d'Arti ou autre magasin,
22:25il faut qu'il y ait un certain langage
22:26qui se prépare,
22:27et Tableau répond à cette demande,
22:29d'avoir ce langage,
22:31cette sémantique qui puisse être commune
22:33pour que ces datas puissent transiter ?
22:35– Tout à fait.
22:36En fait, à partir du moment
22:38où vous allez justement aller vers cette IA analytique,
22:43vous allez pouvoir capitaliser
22:44sur l'ensemble des données de l'entreprise,
22:47qu'elles soient dans une application ou une autre,
22:51et justement, l'objectif,
22:52c'est bien de faire la synthèse de ces informations-là,
22:55de les démocratiser auprès de l'ensemble des utilisateurs,
22:58mais aussi d'apporter de la proactivité.
23:02Le but, ce n'est pas d'attendre
23:03qu'un métier se pose la bonne question,
23:06le but, c'est bien que la donnée,
23:08en langage naturel,
23:09vienne directement à lui.
23:11Un exemple typique, ça va être,
23:13tiens, fais attention,
23:14tes ventes à Bordeaux
23:15sont en train de baisser faute de stock.
23:18On voit par exemple des entreprises
23:20comme Schneider,
23:22qui capitalisent beaucoup aussi sur la donnée,
23:24ils ont multiplié par 10
23:26le taux de conversion de leurs opportunités de vente,
23:28et ils ont réduit de 30% les délais de clôture.
23:31D'accord.
23:32Donc, il faut cette interopérabilité,
23:34et c'est ça que peut apporter ce type de logiciel,
23:37de plateforme,
23:38en tout cas Tableau Analytics.
23:40Exactement,
23:40cette couche sémantique, en fait,
23:42est très importante pour nous,
23:43et on essaye de travailler,
23:45comme je vous disais,
23:45avec cet écosystème fragmenté,
23:47à un langage commun,
23:48avec, entre autres,
23:49le ministère des Transports,
23:50pour que les partenaires
23:52et les concurrents, parfois,
23:54utilisent ce même langage
23:56pour qu'on puisse donner plus de visibilité
23:57à nos clients.
23:58Oui, parce que quand on remplit des champs,
23:59là, c'est assez simple,
24:00mais si on commence à utiliser,
24:02justement, ces JAT-JPT
24:03ou toutes ces sortes d'outils,
24:04on commence un peu à...
24:06Qu'est-ce que vous attendez de plus,
24:07maintenant, par rapport à ces outils,
24:08aujourd'hui, Pierre Lanclude ?
24:10Ce qu'on attendrait de plus,
24:12c'est qu'il n'y ait plus aucun biais
24:15dans l'utilisation de l'intelligence artificielle
24:17lorsqu'on pose des questions,
24:18et c'est à nous aussi,
24:20en tant que responsables
24:21sur la partie data,
24:22de travailler sur...
24:23De fournir la bonne qualité de données.
24:24La bonne qualité de données.
24:25Parce que c'est ça, le but...
24:27On a démarré l'interview
24:29en parlant d'un chaos de la data,
24:31mais c'est vrai que la qualité
24:32de la data, elle est essentielle.
24:34On n'arrête pas de le répéter,
24:35mais voilà, on a souvent des exemples
24:38d'entreprises où ça fonctionne moins,
24:39parce que, justement,
24:40la qualité, la gouvernance de la data
24:42est plus complexe qu'il n'y paraît.
24:44Il y a trois points qui sont vraiment importants,
24:46et vous avez raison,
24:47c'est un, la qualité de la donnée est essentielle.
24:50Si la donnée est fausse,
24:52la réponse et l'analyse sera fausse également.
24:55Le deuxième sujet qui va être essentiel,
24:58c'est le contexte business autour d'une donnée.
25:01Si je parle, par exemple, à un utilisateur
25:03qui va dire, tiens,
25:05quelles sont les opportunités liées à mes grands comptes,
25:08encore faut-il que grands comptes soient clairement définis.
25:10Et puis, la troisième chose,
25:12qui est peut-être la plus importante,
25:15c'est que, fondamentalement, un agent,
25:17puisqu'en fait, quand on parle d'IA analytique,
25:18on parle d'un agent business analyst,
25:21c'est de l'agentique.
25:22En fait, c'est comme un employé,
25:24on parle beaucoup de cette digital workforce
25:26avec les agents,
25:27mais un employé, quand vous le recrutez,
25:29il va être formé, il va être managé,
25:31on va piloter sa performance,
25:34et petit à petit,
25:34on va lui donner plus de responsabilités.
25:36Un agent, c'est la même chose.
25:38Il faut le manager, il faut le former,
25:39il faut lui expliquer le contexte de l'entreprise.
25:42Oui, et c'est ce dont on parle de plus en plus aujourd'hui.
25:44Voilà, on gère à la fois des collaborateurs
25:45et des agents d'IA.
25:47Merci à tous les deux.
25:48Merci beaucoup.
25:49Vice-président tableau analytique chez Salesforce,
25:50et Pierre Lanclude,
25:51votre témoignage,
25:52un chief data officer de Heppner.
25:54On voit toute l'importance de la data
25:56chez un logisticien aujourd'hui
25:58pour être justement plus réactif
25:59et pouvoir anticiper.
26:01Merci de nous avoir apporté votre témoignage.
26:03Allez, on va se retrouver dans un instant.
26:05On va, tiens, avoir un débat intéressant
26:06sur comment replacer les DSI
26:08au cœur des décisions d'entreprise.
26:10Et puis, on terminera avec Weyron.
26:12On a parlé un petit peu avec Yves Thirod.
26:13Et on en reparlera,
26:14Yves Thirod, pardon,
26:15on en reparlera à la fin de cette émission.
26:17C'est tout de suite sur BFM Business.
26:24BFM Business présente
26:25Tech & Co Business,
26:26le magazine de l'accélération digitale.
26:29Frédéric Simotel.
26:31Allez, on va parler de comment replacer
26:33les DSI au cœur des décisions d'entreprise.
26:35Bon, ils y sont quand même.
26:37Mais voilà, il y a quand même
26:38beaucoup de choses qui changent avec l'IA
26:39et ils ont souvent besoin d'accompagnement.
26:41C'est des DSI.
26:41On va en parler avec un collectif
26:43qui s'est créé de...
26:44On va les appeler des sparring partners
26:45pour accompagner ces leaders IT.
26:48Alors, pour leur donner un peu plus
26:49de prise de recul,
26:50pour justement jouer un partage
26:52intergénérationnel,
26:54travailler aussi le leadership.
26:55Ce n'est pas forcément évident pour tout le monde,
26:57surtout en ces temps
26:58où l'innovation va tellement vite.
27:00Et pour en parler avec nous,
27:01Clémence Richard.
27:01Bonjour.
27:02Bonjour Frédéric.
27:03Clémence, merci d'être avec nous.
27:04Vous êtes présidente et fondatrice de CIDUP,
27:05qui est donc ce collectif.
27:07Et deux des membres sont ici.
27:09Alors, on les a déjà croisés
27:10dans d'autres vies.
27:12Jean-Christophe Lalanne.
27:12Bonjour Jean-Christophe.
27:13Bonjour Frédéric.
27:14Donc, membre du collectif CIDUP
27:15et ancien DSI du groupe Air France KLM.
27:19Et Johan Deval.
27:21Bonjour.
27:21Deval, pardon.
27:22Bonjour Johan.
27:22Merci d'être avec nous.
27:23Membre du collectif CIDUP
27:24et ancienne DSI,
27:25groupe Elior, Air Liquide.
27:27Voilà, vous avez une solide expérience
27:28tous les deux, tous les trois,
27:29même dans cet univers de DSI.
27:31Pourquoi la création de ce collectif Clémence ?
27:36Parce qu'on le voit,
27:38il y a beaucoup de DSI souvent
27:39qui, une fois qu'ils ont quitté leur carrière,
27:42alors soit ils intègrent des cabinets,
27:43mais ils viennent accompagner les DSI.
27:44Vous vous êtes dit,
27:45il fallait un autre accompagnement
27:48pour ces DSI ?
27:49Alors, les DSI, en effet,
27:51qui font partie du collectif.
27:52Et puis surtout,
27:53le métier de DSI,
27:54c'est un métier compliqué.
27:55Je dirais que c'est un métier...
27:56Ah, pour le suivre depuis pas mal d'années, oui.
27:58On est d'accord.
27:58C'est un métier passionnant,
27:59mais je dirais incroyablement exigeant.
28:01Vous avez des arbitrages
28:02qui sont permanents.
28:04Vous prenez un peu des coups.
28:05Vous avez pas mal de pression.
28:07Et puis une certaine solitude,
28:08je trouve, qui est évidente.
28:10Et donc, vous pouvez toujours...
28:12Pour parler de vos interrogations,
28:14vos doutes,
28:14à qui vous pouvez en parler ?
28:15Vous pouvez toujours en parler d'une IA,
28:16mais je ne suis pas certaine
28:17qu'elle comprenne tous vos enjeux.
28:19Je ne suis pas convaincue, on va dire.
28:21Et donc, je pense qu'ils avaient besoin,
28:22mon premier constat,
28:23c'est qu'ils avaient besoin
28:24d'un espace de réflexion,
28:26d'un regard, peut-être extérieur,
28:29expérimenté,
28:30neutre et indépendant.
28:31Donc, ça, c'est mon premier constat.
28:32Le deuxième constat,
28:33c'est que vous avez beaucoup
28:34d'hommes et de femmes
28:35qui arrivent à des postes de dirigeants
28:36sans véritable accompagnement.
28:39Et donc, alors, bien évidemment,
28:41ils sont à la fois...
28:41Oui, ils ont gravé des échelons.
28:43Exactement.
28:44Puis souvent, c'est vrai,
28:45pour en avoir discuté avec plusieurs,
28:46on se dit, une formation management,
28:47on dit, attendez,
28:48ça fait 20 ans que je suis là,
28:49j'ai vu comment j'ai géré
28:50des équipes projets et tout ça,
28:52je vais m'en sortir.
28:53Et puis, oui,
28:53ce n'est pas aussi facile que ça.
28:55En fait, la réalité,
28:56c'est qu'on apprend,
28:56oui, on va offrir un coaching.
28:58C'est très précieux.
28:59On va offrir une formation leadership.
29:02Par contre, apprendre son vrai métier,
29:03c'est-à-dire exposer une feuille de route,
29:06la communiquer avec impact,
29:08arbitrer avec discernement.
29:11Comment je vais marketer ma DSI
29:12en interne, en externe ?
29:14Comment je vais apprendre
29:15à parler avec un comex
29:16quand j'y arrive ?
29:17Comment je vais faire
29:19ma stratégie financière,
29:20élaborer mon budget ?
29:21Tout ça, je pense que ça s'apprend.
29:23Et puis surtout,
29:23ça se perfectionne.
29:24Et donc, avec des anciens,
29:27parce qu'on en a deux présents ici.
29:28Et voilà, il y en a plusieurs,
29:29on va tous les citer,
29:30mais il y en a plusieurs
29:30qui sont présents dans ce collectif.
29:32Il y en a combien ?
29:3225.
29:3325, voilà, dans ce collectif.
29:34Alors justement,
29:36Joanne,
29:36qu'est-ce qui vous a poussé
29:38à rejoindre ce collectif ?
29:40Je rappelle,
29:40vous avez dirigé des DSI,
29:41groupe Elior,
29:42Air Liquide,
29:42donc des grosses DSI.
29:43Donc, vous avez été confronté
29:44aussi à tout ça,
29:46construire une feuille de route.
29:47Moi, c'est toujours l'arbitrage
29:48parce que construire la feuille de route,
29:49je pense qu'on peut y arriver,
29:51mais c'est les arbitrages,
29:53c'est toujours plus compliqué.
29:54Vous avez raison de souligner l'arbitrage.
29:55Il y a le côté humain,
29:56le côté technologique,
29:57le côté métier, process.
29:58La conception, réfléchir.
30:00On peut réfléchir seul
30:02ou avec des gens,
30:02mais on n'a pas cette pression,
30:04effectivement,
30:04de prendre des décisions
30:06qui vont impacter
30:06le quotidien de vos collaborateurs,
30:08de vos pairs
30:09et de votre management.
30:11Moi, je suis arrivé à un moment,
30:12je crois, de ma carrière
30:13où j'avais envie de transmettre
30:14tout bêtement, entre guillemets,
30:16passer un peu en dehors
30:17de l'arène opérationnelle,
30:18venir amener ce que j'avais appris,
30:21ce que j'avais vécu,
30:24ce qui avait marché,
30:25ce qui avait moins bien marché
30:26et comme beaucoup de choses,
30:27on comprend mieux après coup
30:28ce qui s'est passé.
30:29Et vous pensez que les recettes,
30:31là,
30:32non plus hyper anciennes,
30:33on ne va pas remonter
30:34dans le temps,
30:35mais vous pensez que les recettes
30:36que vous avez appliquées
30:37tout au long d'une partie
30:39de votre carrière,
30:40aujourd'hui, avec l'IA,
30:42avec tout ce qui est en train
30:43de nous arriver dans la figure,
30:44ça peut continuer à marcher ?
30:47Je pense qu'il y a énormément
30:48de questions sur le positionnement
30:49du DSI,
30:50sur sa capacité à traduire
30:53quelque part la valeur
30:54de la technologie
30:55pour le business de l'entreprise,
30:56les questions restent les mêmes.
30:57Les réponses,
30:58et notamment le type de solution,
31:00la manière de s'organiser,
31:01l'usage de l'IA,
31:03et l'interaction avec les gens
31:04vont dépendre des gens.
31:05Et donc, moi,
31:05ce qui m'intéresse beaucoup,
31:06c'est cette relation métier-IT.
31:08J'ai fait du métier,
31:09et j'ai fait de l'IT.
31:10J'ai vu ce que j'étais
31:11comme mauvais sponsor avant,
31:13et j'ai essayé de montrer
31:14qu'il y a une autre manière
31:15d'aller chercher le sponsor
31:16qu'on mérite,
31:17et la relation de positionnement
31:18dans l'entreprise,
31:20en s'appuyant sur, évidemment,
31:21tout ce que la roadmap technologique
31:22amène,
31:23et en ce moment,
31:23effectivement,
31:24c'est particulièrement riche.
31:26Jean-Christophe Lalland,
31:27évidemment,
31:28ancien DSI du groupe
31:29Air France-KLM,
31:29c'est entre la logistique,
31:31l'expérience client,
31:33la technologie,
31:33enfin, il fallait faire tourner
31:34pas mal de choses.
31:35Il y a des fondamentaux,
31:36dans les conseils,
31:37que l'accompagnement,
31:38que vous allez apporter aujourd'hui
31:39à des DSI,
31:40à des fondamentaux
31:41qui ne bougent pas ?
31:43D'abord,
31:44moi, j'ai fait 20 ans de conseils,
31:4520 ans de DSI,
31:46et finalement...
31:46C'est vrai que j'ai oublié
31:47la partie...
31:48Et du coup,
31:49j'ai envie de revenir un peu
31:50au conseil,
31:51mais plus dans la transmission,
31:53à un moment où,
31:54je pense,
31:54pour les DSI,
31:55les défis n'ont jamais été
31:56aussi nombreux,
31:57et probablement parfois
31:59antinomiques,
32:00contradictoires.
32:01Alors aujourd'hui,
32:02par exemple,
32:02la question des coûts,
32:03on n'en parle pas trop,
32:04mais c'est une question
32:04récurrente,
32:05les coûts de run.
32:06La question,
32:07la contestation même
32:08de ce que le DSI peut faire
32:11parce que l'IA
32:12va toucher profondément
32:14ses propres activités.
32:15Pendant des années,
32:17le DSI était le promoteur
32:18des technos pour les autres.
32:20Là, c'est les technos pour lui.
32:21Et ça remet en question
32:22le rôle du développeur,
32:23les équipes de développement.
32:25Et on voit qu'il y a
32:25beaucoup de doutes.
32:26Moi, j'en ai parlé
32:27avec plusieurs DSI,
32:27beaucoup de doutes
32:28dans ce domaine.
32:29Il y a des questions
32:30également sur,
32:31et pas plus tard
32:32qu'aujourd'hui,
32:32tout à l'heure,
32:33sur la souveraineté,
32:35qui sont récentes,
32:37en fait.
32:38Des questions qu'on ne se posait
32:38pas il y a 3-4 ans.
32:39Donc, c'est ça
32:40qui m'intéresse
32:41et qui nous intéresse
32:42dans le collectif.
32:43C'est d'abord,
32:44ensemble,
32:45entre nous,
32:46d'en parler.
32:46Et ensuite,
32:47essayer d'amener une écoute.
32:48Parce que c'est ça,
32:49d'abord,
32:49une écoute des DSI
32:51qu'on va rencontrer,
32:52qu'ils aient un
32:53sparring partner,
32:54qui va les challenger aussi,
32:55pour pouvoir les aider
32:56à construire les bonnes réponses
32:57face à des défis
32:58qui sont,
32:59de mon point de vue,
33:00vraiment compliqués.
33:01Oui.
33:02Parce qu'en plus,
33:03je parle de cette relation
33:04DSI-métiers,
33:05on a tellement eu,
33:06moi, ça fait aussi pareil,
33:07une trentaine d'années
33:07que je couvre tous ces métiers.
33:09Alors, on a commencé
33:09à parler de DSI
33:10au début des années 2000,
33:12avant,
33:13on parlait du directeur informatique,
33:14on a commencé à parler
33:15du directeur des systèmes
33:15d'information,
33:16c'est ça.
33:17La première fois
33:17que j'étais chez Zéro Informatique,
33:19on avait lancé
33:20cette élection
33:22du DSI d'année,
33:24c'était Jean-Pierre Cornu,
33:25qui, à l'époque,
33:25devait être chez ArcelorMittal,
33:27passait chez Renault,
33:28c'était le premier
33:29où on donnait
33:30ce nom de DSI,
33:31et déjà, à l'époque,
33:32on disait,
33:32ben oui,
33:32il faut que je sois plus
33:33au contact des métiers.
33:36Bon, on voit que,
33:37voilà,
33:38selon le DG,
33:39souvent,
33:40soit il est vraiment
33:40au contact des métiers,
33:41soit on lui dit,
33:42non, non,
33:42toi, tu dois faire tourner
33:43l'usine informatique,
33:44il faut que nos applications
33:45fonctionnent.
33:46Donc, c'est ça aussi,
33:47c'est de montrer que...
33:49C'est de montrer que,
33:49oui,
33:49pour moi,
33:50il y a une relation
33:51de pilote-copilote
33:52qui est fondamentale,
33:55il y a une course
33:58à atteindre,
33:59il y a un objectif
33:59qui dépend énormément,
34:00il y a un contexte,
34:01il y a des événements
34:01que vous ne maîtrisez pas
34:02sur la météo,
34:03la route, etc.
34:05Votre DSI,
34:06il est là,
34:06en tant que DG,
34:07pour vous aider
34:08à préparer la voiture,
34:08préparer la stratégie de course
34:10et réagir en temps réel.
34:11Et là,
34:11on retrouve cette question
34:12du run,
34:13parce que,
34:14voilà,
34:14vous avez...
34:15Oui, il faut que ça délivre.
34:17Et il y a des impondérables,
34:18les concurrents ne font pas pareil,
34:19mais il y a aussi
34:20un décryptage
34:21et une compréhension
34:22de je te mets
34:24la voiture
34:25et la manière de conduire
34:27qui vont nous faire
34:27gagner ensemble.
34:29Clémence Richard,
34:30ce collectif,
34:31il existe depuis...
34:322025.
34:33Voilà,
34:33donc il est tout récent.
34:34Tout récent.
34:35J'imagine que ce qui vous a aussi
34:37interpellé,
34:38c'est qu'aujourd'hui,
34:40on...
34:41Bon,
34:41les entreprises ont toujours
34:42plusieurs rythmes,
34:42mais là,
34:43je trouve qu'il y a...
34:44Je le disais tout à l'heure
34:45avec Yves Thirod
34:46qui était ici,
34:46le patron de digital
34:47et paiement de BPCE,
34:49c'est qu'on doit à la fois
34:49gérer du moyen terme
34:51du long terme,
34:51donc au rythme de l'entreprise,
34:54et puis en même temps,
34:54quand on gère
34:55cette technologie,
34:56tous les 15 jours,
34:57il en sort une nouvelle,
34:58on se demande
34:59si on a pris la bonne voie,
35:00c'est un nouvel acteur
35:01qui arrive,
35:02et puis on a un ancien oracle
35:03sur lequel on pariait plus
35:04mais qui revient.
35:06Enfin voilà,
35:06j'imagine,
35:07c'est là où vous dites,
35:07mais oui,
35:08ils vont se poser encore
35:08plus des questions.
35:09Exactement.
35:10On parlait d'arbitrage,
35:11on parlait de discernement.
35:12Je crois qu'aujourd'hui,
35:13ils ont besoin de discernement.
35:14Nous,
35:14ce qu'on revendique
35:14au sein de CIDUP,
35:16c'est que justement,
35:16on parlait de collectif,
35:17c'est-à-dire que
35:18nos sparring partners,
35:20grâce à leur vécu
35:21et leur réseau,
35:22très divers,
35:23ils viennent d'horizons
35:24hyper différents,
35:25aussi bien de sociétés
35:26du CAC 40,
35:26du retail,
35:28du retail de l'industrie,
35:29et puis aussi de TI
35:30et de PME,
35:31pour qu'on soit capable
35:32aussi d'accompagner
35:33ces structures
35:34de cette taille-là,
35:36toutes structures.
35:37Et donc,
35:37naturellement,
35:38ils ont tous
35:39des problématiques,
35:40j'ai envie de dire,
35:40différentes,
35:41et l'idée,
35:41c'est la richesse
35:42de l'ensemble du collectif
35:43et de savoir s'entraider
35:44et d'apporter le réseau
35:45pour pouvoir y répondre.
35:46Très concrètement,
35:47ça se passe comment ?
35:48Parce qu'on sait
35:48qu'il y a ce métier
35:49du DSI de transition,
35:50parfois,
35:50qui est une entreprise.
35:52Comment ?
35:52Et puis, évidemment,
35:53il y a des cabinets
35:54de conseil aussi,
35:55des DSI font appel
35:57à des cabinets de conseil.
35:58Vous en avez certainement
35:59été les instigateurs aussi.
36:03Comment ça se passe ?
36:04Comment on voit arriver
36:06un Jean-Christophe Lalanne,
36:07un Joanne Neval,
36:07aujourd'hui,
36:08chez soi ?
36:09Déjà, on va lever la main
36:10et on peut venir nous voir
36:12de manière très discrète.
36:13Donc ça,
36:14c'est un premier point
36:14qui est important
36:15parce que ce n'est pas
36:17toujours facile,
36:17je trouve,
36:17pour les dirigeants
36:18de savoir lever la main
36:19et dire,
36:19j'ai besoin de monter
36:20en puissance
36:21dans ce domaine-là
36:21ou j'ai besoin d'aide.
36:23Ce qu'il faut savoir,
36:24c'est que ça peut être fait
36:24en toute discrétion.
36:25On peut intervenir
36:26dans l'ombre
36:26ou au contraire,
36:28être visible
36:29auprès de son DSI
36:30et de son collier.
36:32L'idée,
36:32c'est de m'appeler
36:33et puis on va discuter
36:34ensemble
36:35pour comprendre
36:35un peu
36:35qui est la personne,
36:38de quoi elle a besoin.
36:39Et puis après,
36:40je reprends ma casquette
36:41d'aimer faire les rencontres
36:42et puis de trouver
36:43ensuite la bonne personne
36:44avec qui ça va marcher.
36:45Ça fonctionne,
36:46juste pour comprendre
36:47le fonctionnement,
36:48ça fonctionne en duo,
36:49c'est-à-dire,
36:50je suis DSI de BFM,
36:52je me pose des questions,
36:53je vous dis un petit peu
36:54quels sont mes besoins,
36:55vous allez me dire
36:56voilà un peu,
36:58j'en rencontre 4-5
36:58et puis je dis
36:59je vais juste continuer
37:00avec Jean-Christophe.
37:01Exactement,
37:01je vous en propose
37:02deux, trois,
37:03mais c'est un peu
37:03que vous voulez.
37:04Et puis après,
37:05c'est à vous de vous choisir
37:06en fait.
37:07Et puis de se dire
37:08on se fait confiance
37:08parce qu'oublions pas,
37:09on est quand même
37:09dans une relation
37:10comme vous dites
37:10de one-to-one,
37:11de confiance,
37:12où on va pouvoir
37:12tout se dire
37:12en toute confidentialité.
37:15Et donc l'idée,
37:15après c'est de s'adapter
37:18à l'agenda,
37:18surtout du DSI
37:19puisqu'ils ont des agendas
37:20souvent assez denses,
37:21donc c'est de trouver
37:21le bon rythme.
37:22Nous on imagine
37:22entre 6 et 12 jours par an,
37:24on a imaginé
37:25d'intervenir à des moments clés
37:26qui sont la prise de poste,
37:27on pense que c'est
37:28très important,
37:29donc c'est d'intervenir
37:30pendant les 6 premiers mois.
37:31À raison de 6 à 12 jours,
37:33encore une fois,
37:33le DSI,
37:34le leader,
37:34il choisit le rythme
37:36qui lui l'intéresse.
37:37Ensuite,
37:38c'est l'effet miroir
37:39à des moments clés
37:39de turbulence forte,
37:41de gestion de crise
37:42où on sait que ça va
37:43un peu tanguer
37:43et qu'on a besoin d'aide.
37:45Et puis troisièmement,
37:46c'est faire grandir.
37:46Là, on a identifié
37:47des potentiels
37:48dans son orga
37:48et on se dit
37:49tiens,
37:49si on les faisait grandir
37:50et on allait les faire monter
37:52en puissance
37:52et surtout les fidéliser.
37:54Joanne,
37:54si vous aviez un exemple
37:55qui vous vient en tête
37:56au long de votre carrière,
37:58à un moment,
37:58vous vous dites
37:59j'aurais bien aimé avoir,
38:01j'en ai peut-être parlé
38:01parce qu'on sait
38:02qu'il y a des structures,
38:03le CYF que l'on connaît bien,
38:05c'est 130 entreprises
38:06avec les 130 DSI
38:08qui sont présents là
38:08donc on peut aussi,
38:10voilà,
38:10c'est pas...
38:11150.
38:12150, c'est vrai,
38:13150,
38:13sinon Henri Daguin
38:14va me reprendre.
38:16En plus,
38:16c'est pas l'endroit
38:17où chacun essaie
38:17de se challenger,
38:19il y a quand même
38:19une confiance
38:20qui s'est instaurée
38:20donc ça peut être
38:21un moment de parler
38:22mais là,
38:23en gros,
38:23ce que je comprends
38:24c'est que voilà,
38:24vous structurez justement
38:26cet accompagnement
38:27mais Joanne,
38:28par exemple,
38:28vous faites un retour d'arrière
38:29je pose la même question
38:30à Jean-Célaz,
38:31tiens,
38:31quelle situation,
38:32vous dites tiens,
38:32j'aurais bien aimé
38:33à un moment
38:34avoir un dessin
38:35un peu extérieur
38:36qui ne vise pas mon poste
38:38ou quelque chose comme ça
38:39à qui je peux,
38:40voilà,
38:41me confier un peu plus.
38:43Je pense que
38:44quand je suis devenue
38:44DSI Group d'Air Liquide
38:45avec,
38:47un peu comme vous l'avez évoqué
38:48tout à l'heure,
38:48j'ai déjà eu des formations,
38:49j'ai déjà eu des accompagnements,
38:52ça va le faire,
38:52on va y arriver,
38:54je connais l'environnement,
38:56je connais la boîte,
38:56j'ai des alliés.
38:57En plus,
38:57c'est un management
38:57plutôt stable chez Air Liquide,
38:59je crois que c'est 4 patrons
39:00en 100 ans.
39:00Pourquoi aurais-je besoin
39:01d'accompagnement ?
39:03Je pense que
39:04je pense que
39:05j'aurais probablement
39:06manœuvré différemment,
39:08pris de meilleures décisions
39:09et mieux dormi.
39:11Alors Christophe ?
39:12Moi, clairement,
39:13c'est la fusion Air France-KLM.
39:15Des scénarios
39:16compliqués
39:18et évidemment,
39:19de l'intérieur,
39:20on peut se faire aider,
39:21y compris par des membres
39:22du comité exécutif.
39:24Mais il faut
39:25une certaine indépendance,
39:26il faut une neutralité,
39:28il faut avoir le temps.
39:29Moi, j'aurais beaucoup aimé
39:30effectivement avec quelqu'un
39:32qui n'a pas des tonnes
39:33de consultants
39:34à me vendre derrière,
39:35simplement qui prend du recul
39:36et qui me bouscule un peu,
39:38qui me dit
39:38« je suis sûr de ton truc,
39:39là, t'en es sûr ? »
39:40Et qui m'aide
39:41à construire la storyline.
39:42Ça, je pense que c'était,
39:43pour moi,
39:44c'était vraiment...
39:44Et un deuxième sujet,
39:45qui est un sujet d'actualité,
39:46vous en avez parlé,
39:47c'est la relation
39:48avec le business.
39:49À un moment donné,
39:50jusqu'où il faut aller
39:51dans la délégation,
39:53finalement,
39:53de l'outil informatique
39:54et de sa conception
39:55dans le business,
39:56sachant par ailleurs
39:57qu'on est les gardiens
39:58du temple.
39:59Cet équilibre,
39:59il est extrêmement délicat.
40:01Moi, ça m'aurait intéressé
40:02d'écouter
40:03ce qui se passe ailleurs,
40:04comment je peux présenter
40:05l'histoire,
40:06quels sont les contre-arguments
40:07à ce que je peux avoir.
40:08Et puis,
40:09peut-être un dernier point,
40:10mais je pense que Clément
40:10s'en parlera,
40:11on parle des DSI,
40:12mais à leurs équipes.
40:13De temps en temps,
40:14j'aurais bien aimé
40:15avoir quelqu'un
40:15pour m'aider
40:16à faire passer
40:17les messages
40:18dans les équipes.
40:19Oui, c'est ça.
40:19Elles sont extrêmement
40:20tranquilles, neutres.
40:22Mais voilà.
40:23Trouver les relais
40:23sans que...
40:24Après, voilà,
40:24tous ceux qui nous écoutent
40:25managent les équipes.
40:26Ça vient que c'est
40:27toujours compliqué
40:27de trouver les bons relais,
40:29de trouver les bonnes personnes
40:30qui vont suivre ça.
40:31Et c'est ça aussi,
40:32parce qu'on l'a dit,
40:33trouver du soutien
40:34auprès du Comex,
40:34construire la ferie de route,
40:35ouvrir son réseau de partenaires.
40:38C'est ça,
40:38de partenaires
40:39ou de contacts
40:41dans l'entreprise.
40:42Voilà,
40:42dans les accompagnements
40:43qu'on a en cours,
40:44c'est souvent ça.
40:45C'est comment...
40:45T'as besoin de travailler
40:47sur ce sujet-là ?
40:49Tiens, j'ai déjà travaillé
40:49ou je connais un sphère
40:50avec un partenaire
40:51qui connaît cette personne-là.
40:52Et l'idée,
40:53c'est d'enrichir,
40:54en fait,
40:55aussi des uns et des autres
40:56et de pouvoir apporter
40:57une visibilité.
40:58Puis d'aider aussi,
40:59je crois,
40:59dans la construction
41:00de la vie.
41:01Je crois qu'aujourd'hui,
41:02d'avoir une vision
41:03pour une DSI
41:04à 4, 5...
41:07Bon, déjà,
41:07je pense à 2, 3,
41:08on est déjà pas mal.
41:09Mais déjà,
41:09rien que de la construire
41:10à 2, 3,
41:11je pense que d'avoir
41:11quelqu'un un peu d'extérieur
41:12et qui va...
41:13Moi, ce que j'appelle
41:14Spammy Parter,
41:14c'est...
41:15Je l'ai utilisé ça aussi
41:16parce que ça vient du sport,
41:17parce qu'il y a un côté
41:18un peu...
41:18Tu parlais de muscler son jeu,
41:19se renforcer,
41:21renvoyer la balle,
41:22éviter les coups,
41:23savoir le faire.
41:24Et puis peut-être aussi,
41:27j'imagine,
41:27surtout dans des grands groupes
41:28comme les vôtres,
41:29c'est l'acceptation
41:30du partage des rôles aussi
41:31de trouver ses partenaires.
41:34Mais voilà,
41:35très vite,
41:37oui,
41:37il faut savoir se constituer.
41:38Je pense toujours,
41:39là,
41:39on vit une actualité
41:41avec,
41:41comment dirais-je,
41:42le Tour du Monde
41:43en moins...
41:45Alors,
41:45beaucoup moins de 80 jours.
41:46Oui, c'est en 40 jours.
41:46En 40 jours.
41:48Non, mais si vous regardez bien
41:49l'histoire de Thomas Coville,
41:50il n'a pas pris des copains.
41:51Il y a des gens,
41:52ils se connaissaient très mal.
41:52Il a pris chacun
41:53les bonnes compétences.
41:55Il a regardé,
41:56il a dit,
41:56oui,
41:57quelqu'un savait
41:57qu'il serait un peu fragile,
41:58mais dans le collectif,
42:00il sera très bien.
42:01Et ça aussi,
42:01je pense que lui,
42:02alors en termes de management,
42:03il serait intéressant
42:04à aller chercher
42:05parce qu'il est allé prendre
42:06des gens de la course au large,
42:07des gens de la course olympique.
42:09Voilà,
42:09chacun pour ses compétences.
42:10Il faut savoir aller chercher
42:11les regards différents des siens,
42:12en fait.
42:12sinon on s'autoconforte
42:14dans ce qu'on sait déjà
42:14et c'est les angles morts
42:16qu'on rate.
42:17Est-ce qu'il faut être accompagné aussi
42:19pour choisir son successeur ?
42:21Évidemment,
42:22vous avez en tête
42:23toujours deux,
42:24trois profils,
42:25mais...
42:26Oui,
42:26moi je pense que ça fait partie
42:27du rôle du Sparring Partner.
42:29Alors son successeur
42:30et également
42:31son équipe rapprochée
42:32parce que je pense
42:33qu'un des si,
42:35la solitude est un vrai sujet
42:36comme dirigeant.
42:37Mais quand on a une équipe costaud,
42:39la vie est quand même plus simple
42:40et comme par ailleurs,
42:42mais je pense qu'on y reviendra,
42:43le DSI n'est pas spontanément
42:45prêt à faire ce type de démarche.
42:47On a une espèce de pudeur
42:49pour vivre heureux,
42:50ils vont cacher.
42:51Comme disait un de mes anciens
42:52à l'informatique,
42:53le silence est un compliment.
42:54Enfin,
42:55il y a tout ce monde-là,
42:56c'était Yves Le Gélarge.
42:57Et on est un peu comme ça.
42:59Donc,
42:59je crois que c'est très,
43:00très important
43:01que ce collectif...
43:01Pour Yves,
43:01il y avait une...
43:02Oui,
43:02il y avait une belle personnalité.
43:05Mais je pense que c'est ça,
43:06l'idée de ce collectif,
43:07c'est d'essayer de dire,
43:09vous savez,
43:09tous vos collègues
43:10au comité exécutif,
43:11ils ont probablement
43:12des sparring partners.
43:13Oui,
43:13c'est ça.
43:14Alors vous aussi,
43:15prenez-en un,
43:16faites le choix vous-même
43:17et effectivement,
43:18il peut vous aider
43:19à préparer le futur,
43:21évaluer vos équipes,
43:22trouver les storylines.
43:23Et puis,
43:24c'est un moment
43:24où tu baisses la garde.
43:25Voilà,
43:26parce que vis-à-vis de votre équipe,
43:27il y a quand même
43:27une posture à avoir,
43:29vis-à-vis de ses pairs,
43:30il y a une posture à avoir,
43:31vis-à-vis de son management,
43:32il y a toujours
43:32une posture à avoir.
43:34Vis-à-vis de vos fournisseurs,
43:35vous pouvez bien vous entendre
43:39selon les métiers.
43:40Alors j'imagine
43:40que ce soit Air Liquide,
43:42évidemment,
43:42le monde de la chimie,
43:44tout ça,
43:44ça bouge beaucoup.
43:45Alors le monde du transport aussi,
43:47mais je trouve que quand même
43:48dans la tech,
43:48ça bouge quand même.
43:49Voilà,
43:50on prend l'exemple en ce moment.
43:51Tous les 15 jours,
43:53nous,
43:54on se posait la question un jour,
43:55est-ce qu'on ne va pas parler
43:55de ChatGPT tous les soirs,
43:56ou d'OpenAI tous les soirs ?
43:58On en parle pratiquement
43:58tous les jours d'OpenAI.
44:00Donc voilà,
44:01je ne connais pas beaucoup
44:01de secteurs
44:02où pratiquement tous les jours,
44:03il y a une nouvelle innovation
44:04et transformant en plus
44:05pour l'entreprise.
44:06Il faut trouver des moments de pause.
44:08Je pense qu'il y en a d'autres
44:10qui l'ont dit avant moi,
44:10mais plus le monde va vite,
44:11plus il faut savoir ralentir
44:13à certains moments
44:13et être un peu en suspension.
44:15Je suis toujours un peu désolé
44:16quand il y a des gens
44:17qui disent que je n'ai juste
44:17pas le temps.
44:18Mais ne pas avoir le temps
44:19de se poser,
44:21juste de parler,
44:21de reformuler à quelqu'un
44:22qui vous comprend
44:23ce que vous dites,
44:24c'est déjà une première étape,
44:25et à fortiori d'entendre
44:26des remarques différentes,
44:28c'est perdre l'occasion
44:28d'investir
44:29pour aller plus vite derrière.
44:31C'est offrir cet espace-là.
44:33Je pense qu'il ne faut pas oublier,
44:34les DSI doivent se rappeler,
44:36nous sommes les gardiens du Temple.
44:38Ça bouge, ça va vite,
44:40il y a des creux,
44:41tu parlais de la course,
44:43le trophée Jules Verne.
44:44Il faut quand même quelqu'un
44:45qui ait cette lucidité,
44:47ce recul de dire
44:48où va-t-on ?
44:49Est-ce qu'on va dans la bonne direction ?
44:51C'est ça qu'il y a attendu
44:52au comité exécutif.
44:53D'ailleurs,
44:54bien souvent au comité exécutif,
44:55il n'y a pas des dizaines de gens
44:56qui veulent prendre notre place.
44:58Ça, c'est sûr.
44:59Donc, ça ne doit pas être si simple.
45:01Moi, je dirais dans le message
45:02peut-être qu'on peut partager ensemble,
45:04c'est qu'il faut vraiment
45:05que les DSI n'hésitent pas
45:06à nous solliciter.
45:07On est là pour ça.
45:08On est là pour les aider
45:09à partager un peu ce fardeau.
45:13Sachant qu'on a,
45:14encore une fois,
45:14nous, derrière,
45:15on n'a pas des...
45:15Oui, oui, c'est ça.
45:16C'est vrai que c'est important
45:17de rappeler ça.
45:19Même si faire appel
45:20à des cabinets de consultants,
45:21ça amène aussi son lot
45:23d'avantages, de bénéfices.
45:25Mais c'est vrai que,
45:26voilà,
45:27il y a un effet,
45:28il y a un contrat qui est passé,
45:29bien entendu,
45:30mais il y a moins cet effet
45:31de dire,
45:31tiens, je vais vous mettre
45:33un consultant pour cette partie-là,
45:35pour cette partie production,
45:36etc.
45:39Aujourd'hui, oui,
45:40on peut être,
45:41dans les collectifs,
45:42on peut être accompagné
45:43par quelqu'un
45:44qui est d'un secteur
45:45complètement différent.
45:46C'est ça qui peut être riche.
45:47Si on le souhaite.
45:48Après, c'est encore une fois,
45:49c'est une question, je crois,
45:49de match entre deux personnes
45:50qui ont envie
45:51de se faire confiance.
45:52Et puis, voilà.
45:53C'est plus la personnalité.
45:55Là, vous en suivez en ce moment ?
45:57Là, vous êtes déjà lancés
45:58tous les deux ?
45:59Pas moi directement
46:00avec CIDUP,
46:01mais dans le cadre
46:02d'autres missions,
46:03effectivement.
46:04Moi, pareil.
46:04Et Jean-Christophe aussi.
46:05Même chose.
46:06En tout cas,
46:07on suivra.
46:08Et deux secteurs
46:08très différents
46:09de ce que j'ai fait.
46:10Mais les fondamentaux
46:11de l'IT restent.
46:11Oui, les fondamentaux,
46:12puis les fondamentaux même
46:13du management,
46:14puis des relations humaines,
46:15on le voit bien aujourd'hui.
46:17Et puis,
46:17on voit...
46:19Enfin, moi,
46:19je trouve que c'est tellement
46:20attaché à la personnalité humaine.
46:21Vous en connaissez encore plus
46:23que moi,
46:23mais de tous les déçus
46:24qu'on a pu voir,
46:26on a vu ce pour qui ça marchait,
46:27on a un peu compris
46:28ce pour qui ça marchait pas
46:29et on voit que c'est souvent
46:30la personnalité
46:31et puis cette relation aussi
46:32avec son DG
46:33qui n'est pas souvent évidente.
46:36Et puis,
46:37ses parcours.
46:38Je pensais justement
46:38au successeur direct
46:40de Jean-Christophe
46:40et à France KLM.
46:41Hop,
46:41il est reparti dans les métiers.
46:44Ça, c'est aussi...
46:45Et son successeur
46:45était très proche de moi.
46:47Donc, voilà.
46:48Je trouve que c'est
46:48une des richesses de ce métier,
46:49c'est de voir des gens.
46:51Alors, parfois,
46:51je pense qu'il y a beaucoup
46:52qui n'ont pas osé
46:53aller un jour
46:53dans une direction.
46:55Mais voilà.
46:56Merci beaucoup,
46:56en tout cas,
46:57à tous les trois
46:57d'être venus nous parler
46:59de tout ça.
46:59Clémence Richard,
47:00président de ce collectif
47:02Seed Up.
47:03Donc, voilà.
47:03Vous pouvez retrouver
47:05S-E-E-D
47:06et puis plus loin,
47:07Up,
47:07pour ceux qui nous écoutent
47:08en radio.
47:09Et puis, voilà,
47:10avoir accès
47:10à 25 profils.
47:12Il y en aura d'autres,
47:13certainement,
47:13pour pouvoir partager
47:15un peu votre vie
47:16compliquée,
47:17souvent,
47:17de patron du digital,
47:19de patron informatique.
47:20Merci d'être venus
47:20nous parler de tout ça.
47:22On va replonger
47:22dans le monde du paiement
47:23tout de suite
47:23avec Laetitia Dorlas
47:24et la directrice
47:26de promotion
47:27de Weyros.
47:27C'est tout de suite
47:28sur BFM Business.
47:28Tech & Co-Business,
47:31en route vers les grands prix
47:32favoris e-commerce.
47:35Bienvenue dans cette chronique
47:36en route vers les grands prix
47:37favoris e-commerce.
47:38Vous savez,
47:38c'est les grands prix
47:39qui ont récompensé
47:41les meilleurs sites marchands
47:42avec la FEVAD,
47:43la Fédération des acteurs
47:44d'e-commerce.
47:45Ce sera le 18 février
47:46sur l'antenne
47:47de BFM Business
47:48et on parle en attendant
47:49de tout ce qui est en train
47:50de transformer
47:51les sites marchands
47:52et on va parler
47:53de paiement justement
47:54avec notre invité
47:55Laetitia Dorlas.
47:56Bonjour.
47:57Bonjour Frédéric.
47:58Merci d'être avec nous.
48:00Weyros,
48:0147 millions d'utilisateurs,
48:02200 millions de transferts
48:03effectués
48:03pour un montant
48:04de 11 milliards d'euros.
48:06Merci beaucoup
48:07pour l'invitation.
48:08Je suis ravie d'être là
48:08et depuis que vous avez eu
48:10le chiffre,
48:11en fait,
48:11le chiffre a déjà évolué.
48:12On est déjà à 48 millions.
48:13D'accord.
48:14Alors expliquez-nous un peu,
48:16justement,
48:17on va parler
48:17du futur européen
48:19du paiement
48:20et en quoi Weyros
48:21est justement
48:22en train de transformer
48:22un peu ce paysage.
48:23J'ai cité les Américains,
48:25mais voilà,
48:25vous venez un peu
48:26bousculer tout ça.
48:27Alors,
48:28est-ce que vous savez déjà
48:28ce que signifie Weyros ?
48:30Alors Weyros,
48:30j'ai déjà utilisé
48:31pour faire un transfert
48:32d'agent direct,
48:34directement,
48:34avec une collaboratrice
48:36d'ailleurs ici.
48:37Eh bien super.
48:37Donc Weyros,
48:38ça signifie W-E,
48:39le nous,
48:40et Euro,
48:41la monnaie qu'on partage
48:42sur le continent.
48:42D'accord.
48:43Donc ça donne tout de suite
48:44la tonalité,
48:45à savoir que c'est un paiement
48:46souverain disponible
48:48dans cinq géographies différentes
48:49sur le continent.
48:51Et aujourd'hui,
48:52alors on sait que ce type de paiement,
48:54mais quand je parle
48:55de cette concurrence,
48:57voilà,
48:58comment vous positionnez
48:59par tout ça ?
48:59Alors on rappelle,
49:00au départ,
49:00il y a un consortium
49:01qui s'appelle le EPI,
49:02European Payment Initiative,
49:03qui est un consortium
49:04à l'origine de Weyros,
49:05donc pour ce paiement instantané.
49:07Et justement,
49:08vous vous êtes dit,
49:08mais voilà,
49:09les banques,
49:11les fintechs
49:12ne répondent pas à ça,
49:13donc c'est pour ça
49:13qu'il faut ce système Weyros ?
49:15Alors,
49:16Weyros,
49:16c'est une marque
49:18qui appartient à la marque EPI,
49:19qui appartient à EPI,
49:20et donc derrière,
49:21ce sont 16 actionnaires bancaires
49:23qui se sont réunis
49:24avec pour ambition
49:25de lancer un paiement européen
49:28qui puisse s'effectuer
49:30de façon cross-border
49:31et surtout
49:32qui vienne répondre
49:33à des attentes d'innovation.
49:35C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
49:36ça fait de très nombreux,
49:38ça fait plus de 30 ans
49:38qu'on utilise le moyen carte,
49:40donc demain,
49:41quand on veut un peu d'innovation,
49:42on est obligé
49:43de mettre la carte
49:43dans un téléphone.
49:45Donc Weyros,
49:45c'est un moyen de paiement
49:46qui s'effectue
49:47via le téléphone.
49:49Donc,
49:49on est en moins de 10 secondes,
49:51donc la jeune génération,
49:52vous n'aurez pas échappé,
49:54on est en temps réel,
49:56voire dans l'immédiateté,
49:58on est greffé
49:59avec son téléphone portable,
50:01donc ça répond déjà
50:01à des enjeux
50:02de nouveaux usages,
50:04ça répond à des enjeux
50:05de technologie,
50:07et il n'y a pas
50:07de nouvelles technologies
50:08sans adoption,
50:09et surtout,
50:10ça répond à des enjeux,
50:11on va dire,
50:12de souveraineté.
50:13De souveraineté.
50:14Et alors,
50:14à la fois,
50:14vous l'avez dit,
50:15de particulier à particulier,
50:17mais ça peut être aussi,
50:18puisque là,
50:19on est dans le cadre
50:21de ce grand prix favori
50:22organisé par la FEVAD,
50:24ça peut être
50:24un moyen de paiement
50:25alternatif aussi
50:26pour les commerçants ?
50:27Complètement,
50:28c'est exactement
50:28ce que attend
50:29les commerçants.
50:30C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
50:31on a déjà lancé
50:33le e-commerce en Allemagne,
50:35donc les consommateurs allemands
50:38peuvent payer
50:39en e-commerce
50:40en Allemagne,
50:41et ça arrive
50:41à l'été prochain
50:42en France,
50:43et les commerçants
50:45sont ravis
50:46d'avoir cette alternative
50:46parce qu'aujourd'hui,
50:47il n'y avait pas de choix.
50:48D'accord.
50:49Il n'y avait pas de choix,
50:50on va dire,
50:51européens.
50:51En termes d'innovation,
50:53qu'est-ce qu'on peut attendre
50:54en 2026 ?
50:55On parle souvent
50:55de super wallet,
50:57de la super app,
50:59de l'identité numérique,
51:00c'est ça qu'il faut attendre
51:00comme innovation Eco-Aéro ?
51:02C'est la convergence
51:03entre identité et paiement,
51:06parce qu'aujourd'hui,
51:07on construit
51:07un Airbus des paiements,
51:08et cet Airbus,
51:10il est déjà en vol
51:11et la trajectoire,
51:13c'est de pouvoir faire converger
51:14identité et paiement,
51:15c'est-à-dire vérifier
51:16l'identité
51:17pour protéger
51:18des jeunes,
51:19par exemple,
51:19de moins de 18 ans
51:20pour des services
51:20de moins de 18 ans.
51:21C'est aussi
51:22de pouvoir vérifier
51:23l'âge
51:24par rapport
51:24à la location de voiture.
51:26Donc,
51:26l'identité
51:27est vraiment
51:28la suite logique
51:29et cohérente.
51:30Et c'est là
51:31où on voit
51:32que pour les commerçants,
51:34ce paiement alternatif,
51:35ce moyen de paiement alternatif
51:38à la fois souverain,
51:39qui fonctionne évidemment,
51:40c'est une belle innovation,
51:42et peut être
51:43un moyen aussi
51:44de,
51:44si on lit ça
51:45de l'identité numérique,
51:46de confiance,
51:47parce qu'aujourd'hui,
51:47c'est l'un des principaux
51:48sujets aussi
51:50dans les paiements.
51:51Et la lutte
51:52contre la fraude.
51:53Aujourd'hui,
51:53il y a tellement
51:54de créativité.
51:55Donc,
51:55les marchands de demain,
51:56ce sont Air France,
51:57Orange,
51:58Leclerc,
51:58Decathlon,
51:59VP,
52:00qui ont déjà signé
52:01pour pouvoir être
52:02parmi les premiers marchands
52:03à proposer le e-commerce.
52:05Ce sera un paiement
52:05en moins de 10 secondes.
52:07Donc,
52:07beaucoup plus simple
52:08que ce qui existe aujourd'hui,
52:09c'est de s'adapter.
52:10C'est aussi de se dire
52:11que ce paiement,
52:12il est déjà concret,
52:14il existe dans votre app bancaire.
52:16Et aujourd'hui,
52:17il se traduit
52:18dans la vie
52:19de 48 millions d'Européens.
52:20Eh bien,
52:20merci Laetitia Dorla.
52:21Je rappelle,
52:22vous êtes directrice
52:22du business Wero
52:23et partenaire justement
52:24de cette chronique
52:26et du Grand Prix
52:27en route
52:28vers les Grands Prix
52:28favoris du e-commerce.
52:29C'est une soirée
52:30qui aura lieu
52:30sur BFM Business.
52:31Ce sera le 18 février,
52:34la remise des prix
52:35des meilleurs sites marchands
52:36avec la FEVA,
52:37la Fédération des acteurs
52:39du e-commerce.
52:40Nous,
52:40on se donne rendez-vous
52:41la semaine prochaine,
52:42même heure,
52:42même endroit.
52:42D'ici là,
52:43excellente semaine
52:43sur BFM Business.
52:46Tech & Co Business
52:47sur BFM Business.
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