- il y a 3 semaines
Ce mardi 3 mars, Frédéric Simottel a reçu Hugues Foulon, CEO d'Orange Cyberdefense et membre du comité exécutif d'Orange, Helmut Reisinger, président Europe de Palo Alto Networks, Florence Verzelen, directrice générale adjointe Europe, Moyen-Orient, Afrique de Dassault Systèmes, Kevin Polizzi, président d'Unitel Group et présiden de The Camp, et Cédric Dufour, président de Rakuten TV, dans l'émission Tech&Co Business sur BFM Business. Retrouvez l'émission le samedi et réécoutez la en podcast.
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00:06BFM Business présente Tech & Co Business, le magazine de l'accélération digitale, Frédéric Simotel.
00:14Bonjour, bienvenue dans l'émission Tech & Co Business sur BFM Business.
00:17On est ensemble pendant une heure ici au Mobile World Congress de Barcelone, qui fête ses 20 ans d'ailleurs.
00:23On va avoir au sommaire, on va parler cybersécurité avec le patron d'Orange Cyberdéfense, le patron de Palo Alto
00:28Networks.
00:29Ils seront dès le début de cette émission.
00:31Et puis deuxième partie, on enchaînera sur les jumeaux virtuels, comment l'IA est en train de transformer tout ça
00:35avec la numéro 2 du groupe Dassault Systèmes.
00:38On parlera ensuite Claude Souverain avec Kevin Polizzi, que vous connaissez bien, le patron d'Unitel Group.
00:43Et puis on terminera, tiens, Rakuten TV, ça vous dit quelque chose sur les téléconnectés ?
00:47Eh bien son patron sera avec nous pour parler de tous ces enjeux.
00:50Et vous allez voir, il y a pas mal d'enjeux B2B aussi.
00:52Allez, on est ensemble pendant une heure sur BFM Business, Tech & Co Business à Barcelone. C'est parti !
00:59B2B, l'invité.
01:02Allez, premier invité ici depuis le Mobile World Congress à Barcelone, l'édition 2026.
01:09Les 20 ans du Mobile World Congress ici à Barcelone avec nous, Hugues Foulon. Bonjour Hugues.
01:14Bonjour Frédéric.
01:14Merci d'être avec nous, CEO d'Orange Cyberdéfense et membre du comité exécutif d'Orange.
01:18On remercie d'ailleurs Orange qui nous accueille sur le stand.
01:21Donc on en profite d'avoir quelques...
01:23Sur le magnifique stand.
01:24Voilà, quelques execs qui passent ici.
01:28Juste un premier mot sur le... Un point sur le marché cyber.
01:31Alors c'est vrai qu'ici, c'est pas trop l'ambiance cyber, c'est l'ambiance très telco, très
01:36opérateur qui parle entre eux.
01:37Mais quand même, on sait qu'en filigrane, la cyber c'est hyper important.
01:41Ah bah sans cybersécurité, l'activité des opérateurs est quand même très compliquée.
01:45Donc c'est un marché qui continue à croître, qui se développe.
01:48Il a cru un petit peu moins vite en Europe en 2025 que prévu, de 8-9%, là on prévoyait
01:5310-11%.
01:54Mais c'est un marché très dynamique.
01:56Et puis on voit le niveau de conflictualité qu'il y a aujourd'hui dans le monde.
01:59Et c'est pas encore ce qui s'est passé ce week-end qui va nous contredire.
02:02Bah ça entretient la menace cyber et qui se développe et qui prospère.
02:05Qu'est-ce qui a fait ce, enfin pas ce ralentissement, mais ces 2-3% ?
02:09C'est quoi ? C'est des entreprises qui ont encore du mal.
02:11C'est toujours ça, on a du mal à se dire qu'il faut investir en cyber.
02:15Oui, et puis il y a quand même une incertitude économique, enfin il y a quand même une instabilité,
02:18une volatilité des milieux économiques qui est quand même assez importante,
02:21qui empêche les groupes de se projeter.
02:23Et donc du coup, si les groupes ne se projettent pas, ils ont du mal à investir en conséquence.
02:26Donc c'est plutôt ça, c'est plutôt l'indécision ou l'incertitude associée au monde économique dans lequel on
02:30vit aujourd'hui.
02:31Alors ce qui est intéressant chez Orange, Orange Cyber Défense,
02:34mais Orange de façon générale, c'est aussi l'arrivée de Guillaume Poupard,
02:37qui est l'ancien patron de l'Annecy, qui a fait un détour par DocaPost
02:42et puis qui aujourd'hui s'occupe de toute cette éthique
02:44parce qu'on se rend compte aujourd'hui du rôle de l'opérateur auprès des entreprises, bien entendu,
02:48également auprès du grand public parce qu'aujourd'hui, on est tous des cibles,
02:51les deepfakes grand public, mais deepfakes entreprises aussi.
02:55Comment il faut analyser tout ça ?
02:57À quoi on doit s'attendre au cours des prochains mois si on parle d'intensification des attaques ?
03:02Nous, on est très heureux d'accueillir Guillaume Poupard chez Orange Cyber Défense.
03:05Je le connais depuis longtemps et on est vraiment très heureux de travailler avec lui.
03:10Le constat qui a été fait, c'est qu'un opérateur télécom comme Orange,
03:13c'est un acteur de la confiance numérique, du monde numérique dans lequel on vit.
03:16On est opérateur dans 26 pays, on détient nos réseaux fixes et mobiles,
03:21on a des caps sous-marins, on a des data centers, on a plus de 3000 experts en cybersécurité.
03:25Donc dans le monde numérique, alors qu'on ne pense pas naturellement toujours à Orange,
03:28on est tous convaincus qu'Orange a un rôle à jouer.
03:30Et donc c'est l'objet du plan stratégique qui a été annoncé la semaine dernière
03:34par Christelle Edman, Trust de Futur.
03:37Et donc parce que c'est la place de l'opérateur dans ce monde
03:40qui demande de la confiance, toujours plus de confiance, dont la cybersécurité.
03:44Et Guillaume nous rejoint pour ça, pour incarner et pour développer cette dimension-là
03:49du trust, de la confiance, pour ne pas dire de souveraineté suivant les sujets.
03:52Et qu'il faut pousser, je lui agite son rôle, ça va être justement de pousser un peu
03:55cet ADN de la confiance auprès de toutes les entités Orange.
03:59Mais côté entreprise, comment ça se passe ?
04:01À quoi il faut s'attendre justement ? Je parlais justement d'intensification des attaques.
04:06Pour faire le lien avec la question précédente, c'est-à-dire que la notion de confiance,
04:09elle se pose pour la connectivité, elle se pose pour le cloud,
04:12elle se pose pour l'usage des datas, elle se pose pour l'usage de l'IA,
04:15elle se pose pour la cybersécurité. Qu'est-ce que ça veut dire ?
04:18Qu'est-ce que les clients attendent en termes de confiance dans le domaine ?
04:21Et donc c'est là-dessus que Orange déjà investit beaucoup et va continuer à se développer
04:25parce que c'est le cœur du projet de développement du groupe dans les trois ans qui viennent.
04:29D'accord, donc on aura toujours intensification des fuites de données ?
04:33Bien sûr, bien sûr.
04:34Ça c'est mécanique, c'est-à-dire qu'à fur et à mesure que le monde se digitalise
04:37et on voit bien que la vitesse ne cesse de croître dans le domaine,
04:40du coup les menaces, et encore une fois, il suffit de lire les journaux
04:42et de voir ce qui se passe dans les médias pour voir que le monde est truffé de menaces diverses.
04:49Et donc du coup, il y a des fuites de données, il y a des attaques par saturation,
04:53il y a des attaques par demande de rançon, il y a des sabotages, il y a de l'espionnage
04:57et tout ça va continuer à se développer.
04:59C'est un salon, Hugues, aujourd'hui, enfin ce salon, cette édition 2026,
05:03elle marque une nouvelle ère, une nouvelle ère à la fois dans l'IA, on va en reparler dans un
05:06instant,
05:06mais aussi dans la partie satellite.
05:09On le disait, François Sorel a eu hier, il y a quelques jours, dans Tech&Co,
05:14Jean-François Falaché, ancien d'Orange, le patron de Telsat.
05:18Cyber, satellite, aujourd'hui, évidemment, tous ces liens sont sécurisés,
05:22mais est-ce qu'il y a des couches supplémentaires à avoir aujourd'hui
05:24par rapport à cette démocratisation des liens satellites ?
05:28On voit bien que, un, les communications par satellite vont se développer
05:31et toutes les initiatives, que ce soit de Telsat ou des opérateurs américains bien connus,
05:36se développent très rapidement, et donc il n'y a aucune raison
05:39qu'il n'y ait pas des enjeux de cybersécurité associés à ces communications satellitaires.
05:42Et on l'a bien vu, en février 2022, quand les troupes russes ont envahi l'Ukraine,
05:47les premières attaques, elles ont été vis-à-vis des communications satellitaires
05:51des Ukrainiens que les forces de sécurité ukrainiennes utilisaient.
05:55Donc voilà, c'est une illustration, ça date déjà de bientôt, il y a 4 ans,
05:58mais que ça va continuer à se développer dans le domaine satellitaire aussi.
06:02Autre sujet important, je reviendrai encore une fois sur l'IA,
06:05juste après, la partie souveraineté.
06:07On entend évidemment, et encore plus avec le contexte géopolitique aujourd'hui.
06:12Quelle réponse aujourd'hui Orange Cyberdéfense apporte en termes de souveraineté ?
06:15Alors bien entendu, acteurs européens, acteurs français, acteurs européens,
06:19là c'est dit, oui, avec les data centers, enfin une forte implantation en Europe.
06:23Mais voilà, pour des clients qui sont mondiaux, qui sont en Asie,
06:26qui sont en Amérique du Sud, aux Etats-Unis ?
06:28Alors il faut déjà faire très attention à la façon dont on définit souveraineté,
06:31parce que suivant les clients et suivant les géographies,
06:34ça ne veut pas dire du tout la même chose.
06:35Voilà, donc souveraineté ne représente pas une seule notion.
06:40Et donc que vous parliez à un client polonais, un client français,
06:42un client espagnol, un client suédois, petit, moyen ou gros, public ou privé,
06:46ça ne veut pas dire la même chose.
06:47Et derrière souveraineté, il n'y a pas les mêmes notions.
06:49Donc le rôle d'Orange Cyberdéfense, c'est s'adapter à toute cette palette de besoins
06:54et d'être capable, grâce à ses partenaires technologiques,
06:56de proposer des solutions adaptées à ces besoins-là.
06:59Ce qui est sûr, c'est que ce que les clients nous demandent,
07:01c'est de la transparence, c'est de l'engagement
07:03et de savoir où sont leurs données et à quoi ils s'engagent.
07:07Voilà, donc ça, c'est quelque chose sur lequel on travaille beaucoup
07:09chez Orange Cyberdéfense pour lui proposer des solutions adaptées.
07:14Intelligence artificielle, ça, c'est l'autre pan important de ce Mobile World Congress.
07:19On sent aujourd'hui l'Europe, alors j'utilisais une étude,
07:22je crois que l'Europe et la France sont encore insuffisamment préparées
07:24aux cyberattaques dopées un peu à l'IA.
07:29C'est le cas aujourd'hui ? C'est votre regard aujourd'hui
07:31en tant que patron d'Orange Cyberdéfense ?
07:33Nous, chez Orange Cyberdéfense, on ne voit pas un déséquilibre majeur
07:38induit par l'utilisation de l'IA.
07:40C'est-à-dire qu'on arrive à s'armer en tant que défenseur
07:44pour pouvoir parer les attaques de l'IA, de générer par l'IA.
07:48Donc c'est sûr que l'IA est massivement utilisée par les attaquants.
07:51Donc ça augmente leur capacité, ça accroît leur vitesse,
07:54ça leur rend, ils peuvent dupliquer leur attaque
07:57sur un nombre de cibles bien plus grand.
07:59Nous, on s'arme aussi des côtés des défenseurs
08:00pour pouvoir parer ces attaques en utilisant l'IA
08:03pour automatiser notre défense et gagner aussi en vélocité.
08:07Par rapport aux clients, j'entends les grandes entreprises,
08:10les grandes administrations françaises, européennes, mondiales,
08:13qui font appel à un acteur comme Orange Cyberdéfense.
08:16L'IA, comment il faut le voir ?
08:17C'est un autre domaine de la cyber
08:19ou c'est un niveau supplémentaire de risque qu'il faut utiliser ?
08:27Ou alors vraiment, c'est un domaine complètement différent ?
08:28Il y a la cyber d'un côté, la cyber...
08:29Non, non, non, c'est complètement intégré.
08:30En fait, il y a deux faces de la même pièce.
08:32Il y a l'utilisation de l'IA pour la cyber,
08:35donc par les attaquants et par les défenseurs,
08:36ce que je viens d'évoquer.
08:37Donc ça, ça augmente tout, ça accroît la vitesse.
08:39Et donc il faut que nous, on puisse jouer ce jeu-là
08:41pour rester compétitif vis-à-vis des attaquants.
08:43Et puis il y a aussi la cyber de l'IA.
08:45Donc qu'est-ce qui fait que l'IA est protégée
08:48et que le modèle reste intègre
08:50et qu'on ne peut pas pervertir le modèle
08:52par des attaques ciblées ?
08:53Voilà, donc il y a les deux faces
08:55sur lesquelles nous travaillons.
08:56Et c'est bien ça qu'il faut faire comprendre
08:57aux entreprises aujourd'hui.
08:59Oui.
08:59L'IA, voilà, on a déjà ces process de défense,
09:03de cyber.
09:04Et l'IA, voilà, on rajoute, on applique ça
09:06avec évidemment un peu plus d'ouverture
09:08parce que l'IA apporte...
09:10Oui, parce que tout le monde est fasciné
09:11par les capacités techniques de l'outil.
09:12Et donc tout le monde y va massivement
09:14quitte à donner ces données gratuitement
09:15et mettre dans l'IA,
09:16y compris des données confidentielles.
09:18Donc il y a une notion d'hygiène,
09:21de sécurité, d'intégrité des modèles
09:23qu'Orange Cyber Défense doit proposer
09:25à ses clients pour utiliser l'IA proprement.
09:27Quand on parle d'IA, alors évidemment,
09:28l'IA est depuis longtemps utilisée
09:30dans le monde cyber, l'IA prédictive.
09:33Aujourd'hui, on parle de cette IA générative,
09:36même de cette IA agentique.
09:37Comment Orange intègre justement
09:39ces agents IA aujourd'hui dans sa stratégie ?
09:42De plein de façons différentes.
09:44Mais par exemple, dans les analystes
09:46des centres de supervision
09:48qu'on appelle les SOC en cybersécurité,
09:51ils utilisent des agents IA
09:53pour accroître considérablement
09:55la vitesse d'analyse,
09:56voire faire des corrélations
09:57entre des informations qui sont variées
09:58et très éloignées les unes des autres,
10:00ce qu'un humain n'est pas capable de faire.
10:02Et donc ça donne des indices,
10:04ça donne des éléments, des informations
10:06sur une prochaine attaque.
10:07Et donc ça, on voit bien que le temps d'analyse
10:09peut être divisé par 10, 20 ou même 30
10:11par ces analystes grâce à l'IA.
10:13Mais il faut toujours ces humains derrière
10:15pour...
10:15Il faut toujours ces humains, l'humain reste...
10:17C'est toujours l'idée que l'on se dit,
10:18surtout des IA qui deviennent
10:20un peu parfois vicieuses.
10:21Voilà, dans les centres de supervision,
10:23il y a un niveau 1, niveau 2, niveau 3.
10:24Et le niveau 3 reste piloté par l'humain
10:26et les cas les plus importants
10:27où le pilotage de l'ensemble
10:28reste managé par les humains.
10:30Qu'est-ce qu'il peut y avoir
10:31comme autre innovation
10:33qui va arriver dans les solutions cyber à l'avenir ?
10:36Il y en a de très nombreuses.
10:39Le quantique,
10:40donc l'apparition de l'ordinateur quantique.
10:42Ça commence à faire peur
10:42à pas mal d'entreprises.
10:43Oui, parce qu'en fait, on sait,
10:45enfin moi, on pense que ça va arriver
10:46entre 2030, 2032, 2035,
10:48on ne sait pas,
10:49ou même peut-être un peu avant.
10:51Et donc ça, ça va te permettre
10:52de décrypter toutes les clés
10:54de cryptage aujourd'hui
10:55en quelques secondes,
10:56alors qu'on sait déjà
10:57les algorithmes qu'il faut mettre en place
10:58pour se prémunir de ça.
10:59Voilà, donc il y a tout un travail
11:00de recensement et d'anticipation.
11:02Quelles sont vos applications critiques ?
11:04Comment vous les sécurisez
11:05pour ne pas subir ça dans le futur ?
11:08Parlons aussi croissance
11:10d'Orange Cyber Défense.
11:11Il y a quelques jours,
11:11justement, la présentation
11:12de cette stratégie
11:14Trust of the Future,
11:16c'est d'espérer
11:17qu'Orange Cyber Défense
11:18atteigne les 2 milliards d'euros
11:20de chiffre d'affaires
11:20d'ici à 2030.
11:22Ça va passer par quoi ?
11:23Non, ce n'est pas un espoir,
11:24c'est une ambition.
11:25C'est une ambition, voilà.
11:26Autrement, ça va passer par quoi ?
11:28Alors évidemment,
11:28une croissance organique,
11:30davantage de contrats,
11:31des rachats aussi,
11:32parce qu'on a vu qu'Orange
11:34c'est aussi,
11:35enfin le groupe Orange,
11:36mais Orange Cyber Défense aussi
11:37a déjà effectué des rachats.
11:38Comment ça va se passer ?
11:40Donc nous, on a un plan
11:40de développement organique
11:41qui est celui
11:42qui a été présenté.
11:44Si on doit le compléter
11:45par des acquisitions,
11:45on verra bien
11:46au fil de l'eau.
11:48On a fait différentes acquisitions
11:49en Europe du Nord,
11:50en Angleterre,
11:512 en Suisse
11:52dans les 5-6 dernières années.
11:53Donc on voit bien
11:54que le groupe Orange
11:55est très dynamique
11:55pour saisir les opportunités,
11:57parce que chaque fois
11:58qu'on fait une acquisition,
11:59on gagne un temps considérable
12:00par rapport à créer
12:01une entreprise depuis zéro.
12:02On gagne 3 à 5 ans en moyenne.
12:05Donc si on a,
12:06par définition,
12:07les acquisitions,
12:07on ne les annonce pas à l'avance.
12:08Donc je n'annoncerai rien aujourd'hui.
12:10Mais ça fait partie du plan
12:11et des capacités du groupe Orange
12:12qui a tout à fait
12:13la capacité financière
12:14pour faire ces acquisitions.
12:15Mais le plan de 2 milliards
12:16qui a été annoncé
12:17la semaine dernière,
12:18c'est un plan de croissance organique.
12:20C'est comme ça
12:20qu'il a été construit
12:21avec les innovations
12:22qu'on vient de parler
12:22sur l'IA, le quantique
12:23et d'autres domaines.
12:24Eh bien merci,
12:25Hugues Foulon,
12:25d'être venu nous parler de tout ça.
12:26CEO d'Orange Cyberdéfense
12:27et membre du comité exécutif d'Orange.
12:30Notre invité suivant,
12:31je pense que vous le connaissez un peu.
12:32Un petit peu.
12:32Il s'appelle Helmut Rasinger,
12:33c'est le patron de l'Europe
12:35de Palo Alto Networks.
12:36Merci encore, Hugues,
12:37d'avoir été avec nous.
12:38Et tout de suite,
12:39ton invité suivant,
12:40je vais vous parler
12:40avec Palo Alto.
12:43Tech & Co Business
12:44sur BFM Business.
12:47Allez, on enchaîne
12:48avec notre deuxième invité,
12:49je vous le promis,
12:50Helmut Rasinger, bonjour.
12:51Bonjour, Frédéric.
12:52Merci d'être avec nous,
12:53CEO IMIE de Palo Alto Networks.
12:55Puis merci de faire l'effort
12:56de parler français
12:57parce qu'on disait
12:57que c'est le premier rendez-vous
12:59en français depuis bien longtemps
13:00ici sur ce salon.
13:01Absolument.
13:02Sur Moabla Congo,
13:02c'est la première fois.
13:03Voilà, donc Palo Alto
13:05qui met l'IA au service
13:06de la sécurité des réseaux.
13:07On va en reparler dans un instant.
13:09On était juste avant
13:10avec Hugues Foulon,
13:11le patron d'Orange Cyberdéfense.
13:12Un point sur le marché cyber.
13:14Comment vous percevez
13:15un peu ce marché aujourd'hui ?
13:17On dit que les entreprises
13:18ont encore du mal.
13:19je crois qu'elles ont
13:20un petit peu moins investi.
13:21Bon, le contexte économique est là.
13:23Mais comment vous le percevez
13:24aujourd'hui, ce marché cyber ?
13:26Bon, d'une part,
13:26si on commence un peu
13:27sur le big picture,
13:29il y a bien sûr
13:29la géopolitique
13:31joue un rôle important.
13:32Oui.
13:32On est très connaissants
13:33du fait qu'il faut bien
13:35protéger aussi les États.
13:37Et on voit les biens
13:38avec les administrations publiques,
13:39on voit les biens
13:40avec le ministère défense,
13:41tous les efforts.
13:42Donc, la géopolitique
13:43joue un rôle important.
13:44L'autre facteur important
13:45qui est vraiment
13:46a fait une grande impulsion
13:47sur le marché cyber,
13:48c'est l'arrivée de l'IA.
13:50Oui.
13:50Mais l'arrivée de l'IA,
13:52nous, en tant que
13:52Palo Alto Networks,
13:53nous utilisons nous-mêmes
13:55le machine learning
13:56qui était, disons,
13:57plutôt l'IA déterministique
14:00depuis déjà 11 ans.
14:03Donc, on a commencé en 2014,
14:06mais maintenant,
14:06c'est utilisé aussi
14:07par les attaquants.
14:08Oui.
14:09Donc, ça a entraîné
14:11un peu trois facteurs
14:12qui sont vitesse,
14:13speed, scale, sophistication.
14:15Donc, plutôt l'effet de vitesse.
14:18Donc, l'exploitation
14:19beaucoup plus rapide
14:21des données,
14:21une fois il y a un compromis
14:23vers une entreprise
14:24d'organisation publique,
14:26de échelle, grande échelle.
14:27Donc, aujourd'hui,
14:29on voit bien que déjà
14:30une vulnérabilité
14:31est déjà exploitée
14:33dans un tiers des cas
14:34dans moins d'une heure.
14:36Une fois cette vulnérabilité
14:38est connue.
14:38Et trois,
14:39la sophistication,
14:41donc ça veut dire
14:42le social engineering,
14:44ça s'est bien arrivé.
14:46Et le troisième effet
14:47qu'on voit côté client,
14:49bien sûr, tu as mentionné
14:50il y a moins d'investissements
14:51en Europe en général.
14:52Donc, tout le monde cherche
14:53de la productivité.
14:55Oui.
14:55Et nous venons avec une approche
14:58combinant d'une part
15:01un meilleur résultat
15:02de la cyber
15:03parce que nous faisons
15:03la cyber dans les réseaux,
15:06cloud et le SOC
15:07et aussi identité,
15:09mais aussi combinaisons ça
15:10avec un effet
15:11de plateformisation
15:12plombaire, simplification.
15:14Je vais revenir dessus.
15:15Parce que les marchés,
15:15Frédéric,
15:16le marché est très fragmenté.
15:18En moyenne,
15:19une grande entreprise
15:20en échelle en France
15:21ou soit à niveau global,
15:22ils ont déployé,
15:24parce que ça,
15:25c'était l'historique
15:26du cyber,
15:27ils ont déployé
15:28à peu près 30,
15:29une quarantaine
15:30de différentes solutions.
15:31Et chaque trou
15:32entre ces différentes solutions
15:33qui ne se parlent pas,
15:35c'est une invitation
15:37pour les attaquants.
15:38Oui, j'étais,
15:38le stand business France
15:39qui n'est pas loin d'ici,
15:41il y a plusieurs petites
15:42startups en cyber
15:43avec des produits
15:44super pointus,
15:45super bons.
15:46Mais je me dis,
15:46mais quand il faut intégrer
15:47tout ça pour un SSI,
15:49à qui on demande aujourd'hui
15:50justement un contexte budgétaire
15:51un peu plus serré.
15:54Et donc,
15:55l'effet plateformisation
15:56tel que le propose
15:58Palo Alto Networks,
15:59répond mieux
16:00à ses besoins.
16:01Il y a un sujet
16:02dont on parle,
16:03on en parle ici beaucoup,
16:04mais on en parle aussi
16:04depuis un moment,
16:05c'est la partie souveraineté.
16:07Quand on est un acteur américain
16:08aujourd'hui,
16:09est-ce que ça,
16:09comment on négocie,
16:11comment on continue
16:12à travailler
16:13avec des acteurs européens
16:14qui sont un peu plus sensibles
16:16quand même
16:16à cette touche de souveraineté ?
16:17Oui, bien sûr.
16:18On peut confirmer
16:18qu'il y a une sensibilité
16:20qui s'est agrandie ici,
16:21surtout en Europe.
16:22Oui.
16:22Mais le besoin
16:23d'avoir une solution
16:24qui apporte
16:25une résilience majeure,
16:27c'est la même chose
16:29aux États-Unis
16:29qu'en Europe,
16:30qu'en Asie.
16:31Ça, c'est partout.
16:33La souveraineté,
16:34il faut bien définir ça,
16:35c'est quoi ?
16:35Oui, c'est ça.
16:36Est-ce que pour nous,
16:37c'est plutôt avoir une option,
16:39c'est-à-dire l'optionalité,
16:41soit technologique
16:42ou soit bien sûr,
16:43il s'agit de la souveraineté
16:44des données.
16:45C'est-à-dire,
16:46nous donnons aussi
16:47l'option à nos clients
16:48ou nos partenaires
16:50qui sont eux
16:53qui contrôlent
16:54la gestion
16:55de leurs données.
16:56Parce que ça,
16:57ça se peut faire,
16:58par exemple,
16:59bring your own key,
17:00vous apportez vos clés propres,
17:02c'est vous qui contrôlent
17:04les données de télémétrie.
17:05Donc, c'est toujours
17:05laisser le choix aux clients.
17:07Absolument.
17:08Ça, c'est important
17:08parce que les besoins
17:09sont aussi différents.
17:12Aujourd'hui,
17:13on parlait tout à l'heure
17:14d'IA,
17:14alors,
17:14IA for Cyber,
17:16IA for Hacker,
17:18CyberIA.
17:19Aujourd'hui,
17:21comment vous voyez,
17:22est-ce que,
17:23il y avait un regard,
17:23vous êtes basé sur l'Europe,
17:25vous pilotez la partie Europe
17:26de Palo Alto Networks,
17:27mais quand vous regardez
17:28un peu ailleurs dans le monde,
17:30est-ce que nous,
17:30en Europe,
17:30en France,
17:31on nous dit souvent,
17:32on est encore insuffisamment
17:33préparés face aux attaques
17:35dopées par l'IA ?
17:36Qu'est-ce que vous en pensez ?
17:37Je pense que c'est plutôt
17:38un défi global,
17:39ce n'est pas seulement
17:41un défi européen ou français
17:42ou un défi africain,
17:43j'étais en Afrique du Sud
17:44la semaine dernière,
17:46c'est les mêmes défis,
17:48les infrastructures critiques
17:50doivent être bien protégées.
17:52Donc,
17:52pour cela,
17:53sur la partie IA,
17:55ce que nous faisons,
17:57il faut éviter
17:58d'avoir une shadow AI,
18:00ça veut dire,
18:01tu connais bien
18:02le sujet dans l'IT,
18:04c'est toujours,
18:05on a eu le shadow IT,
18:08donc il faut éviter cela.
18:10Et si je pourrais citer
18:12une grande dame de la cyber
18:13en Espagne,
18:14ici,
18:14dans ce même pays,
18:15elle a dit,
18:16l'IA,
18:17c'est comme l'eau,
18:19elle va trouver ses chemins,
18:20donc ça va être adopté.
18:22Ah, c'est pas mal ça.
18:23Donc, bien sûr,
18:24l'IA,
18:24dans l'adoption,
18:25c'est aussi un sujet
18:26du patron
18:27ou des patronnes
18:29des différentes entreprises,
18:30donc c'est drivé
18:31par le top aussi,
18:32mais il y a un grand défi
18:34que seulement 6%
18:37des déploiements
18:39de l'IA
18:39dans les entreprises
18:40à niveau global
18:41sont apportés
18:43avec une stratégie
18:44de protection
18:45de l'IA
18:46dans les déploiements.
18:47Et c'est pour que
18:47nous avons lancé déjà
18:48il y a un an,
18:49c'est ce qu'on appelle
18:50l'accès IA,
18:51c'est-à-dire
18:52c'est l'organisation,
18:53c'est l'entité,
18:54l'entreprise qui définit
18:55qui a l'accès
18:57à quel modèle de langage,
18:59par exemple,
18:59de l'IA
19:00où le dernier atout,
19:04c'est grâce
19:04à une acquisition
19:04qu'on a faite,
19:06c'était Protect AI,
19:08c'est AI Runtime Security,
19:11c'est-à-dire déjà
19:12parce que l'IA
19:14a déjà eu des épaules
19:15dans la programmation
19:16de la soft,
19:17déjà dans la création
19:18de soft AI Runtime,
19:20donc tu protèges
19:22tous les cycles de vie
19:23de ton soft
19:25que tu veux,
19:25plus le modèle de langage
19:27que tu vas protéger
19:28et les agents.
19:30Alors justement,
19:31on va parler
19:32des différents rachats,
19:32je vais les prendre
19:33dans le désordre,
19:34le plus récent
19:36c'est celui de COI,
19:37je crois,
19:37qui est de l'Agentic Endpoint,
19:39ça c'est tout,
19:40on va parler de Chronosphère,
19:41on va parler aussi
19:41du rachat de CyberArk,
19:44enfin voilà,
19:44il y a toutes ces couches
19:45qui se rajoutent
19:46à la plateforme AI.
19:47COI, c'est quoi ?
19:48La protection
19:49de l'Agentic Endpoint,
19:51ça veut dire quoi ?
19:51Ça veut dire
19:52qu'aujourd'hui,
19:54la relation entre nous,
19:56nous deux,
19:56nous sommes deux identités humaines.
19:59Une identité humaine
20:01dans l'avenir aujourd'hui,
20:02c'est plutôt déjà
20:04équivalent à 80 différentes
20:06identités machines
20:07et encore plus,
20:09il y aura des identités
20:10des agents.
20:11Les agents,
20:12ça veut dire
20:13on a eu dans la phase
20:16de différentes générations
20:18de l'IA,
20:18on a eu l'IA déterministique,
20:22c'était le machine learning,
20:24selon une formule,
20:24tu as fait une étape après,
20:26mais après,
20:28il y avait la phase 2,
20:29c'est l'IA génératif
20:30où on est maintenant,
20:31mais on entre maintenant
20:33dans l'IA de production,
20:35c'est-à-dire
20:38en trouvant
20:39la partie productive,
20:40c'est-à-dire
20:41utilisons des agents
20:42pour vraiment
20:43faire des actions
20:43et là,
20:44il faut bien
20:46protéger les agents
20:46qui,
20:47si tu dis,
20:48il faut bouger à gauche,
20:49qu'ils ne bougent pas à droite
20:51ou qu'ils parlent
20:51avec des autres agents
20:52et qu'ils font une chose,
20:53une bêtise.
20:54Parce que les pirates,
20:55ils vont essayer justement
20:56de se faufiler justement.
21:00Exactement.
21:00Et Frédéric,
21:01c'est exactement le cas
21:02parce qu'on voit bien
21:03aujourd'hui,
21:04ce n'est pas le fait
21:06que les hackers,
21:07ils font une hack-in
21:09dans une organisation,
21:11mais ils font
21:11une juste log-in
21:12parce qu'ils ont déjà
21:13volé l'identité.
21:15Donc tu vois bien
21:16l'identité,
21:17le cas de CyberArk
21:18est bien lié aussi
21:19à l'IA.
21:19Mais c'est ça,
21:20ça c'est un autre achat
21:21de CyberArk.
21:21Et le COI,
21:23cette acquisition
21:24qu'on a fait
21:24d'une société israélienne,
21:26une start-up israélienne,
21:27c'est vraiment
21:28de bien protéger
21:29le end point
21:30d'un agent.
21:31Et ça c'est unique
21:33sur le marché.
21:34Alors justement,
21:34revenons sur CyberArk
21:36à un moment
21:36parce qu'on sait
21:37qu'aujourd'hui
21:37l'identité,
21:38ça devient la première
21:40voie d'attaque
21:40portée par l'explosion
21:42des identités humaines,
21:43machines,
21:44IA maintenant.
21:45Et CyberArk,
21:46c'est ce que ça apporte.
21:47C'est protéger
21:48la sécurité
21:50de l'ensemble
21:50de ces identités.
21:51Bon, c'est l'acquisition
21:52la plus grande,
21:53la plus importante
21:54qu'on a fait
21:54côté Palo Alto Networks
21:55depuis longtemps.
21:56Et ça apporte,
21:58c'est le leader
21:59dans Privileged Access Management.
22:03On appelle ça
22:04le PAM,
22:04Privileged Access Management.
22:05Ça, à différence
22:06des Identity Access Management,
22:08c'est le niveau en plus.
22:10Ça veut dire
22:10que Identity Access Management,
22:12ça veut dire
22:12je donne une badge
22:14à Monsieur Frédéric.
22:15Mais le Privileged Access Management,
22:18PAM,
22:18ça veut dire
22:19que je suis cette badge
22:21parmi mon contexte.
22:25Et surtout,
22:25comme j'ai mentionné
22:27sur les identités,
22:29il y a une identité humaine,
22:31mais 80 identités machines
22:33et encore plus
22:33dans l'agentique.
22:34l'IA
22:35et la protection IA
22:37sont protégées
22:38de l'identité
22:38parce que les attaqueurs
22:40se loginent
22:41parce qu'une fois
22:42ils ont volé
22:42déjà l'identité,
22:43c'est pour qu'on a rajouté ça
22:44et bien sûr,
22:46ça va intégrer
22:47directement aussi
22:47et vous allez voir aussi
22:49une bonne innovation
22:51côté quantique
22:52avec Identity
22:54bientôt.
22:56Donc,
22:56ça va être utilisé
22:57à travers
22:58de toutes nos
22:59différentes plateformes
23:00modulaires.
23:01Hugues Foulon,
23:01on parlait à l'instant
23:02de la partie quantique.
23:03Un dernier mot
23:04sur le rachat,
23:05un autre rachat,
23:06Chronosphère,
23:06là on est sur l'observabilité
23:08parce qu'évidemment,
23:08tout ce dont on parle,
23:10on a besoin de supervision,
23:11on a besoin de comprendre
23:12comment les organisations
23:14opèrent,
23:15y compris à la vitesse
23:16de l'IA
23:16et c'est à ça
23:17que va servir cet outil,
23:18c'est ça, Chronosphère ?
23:19Bon,
23:20ça veut dire
23:20qu'on doit bien comprendre
23:22quoi est-ce que c'est fait
23:24avec les données.
23:25Ça,
23:25c'est observabilité
23:26de données
23:27et c'est pour la Chronosphère,
23:29ils ont deux grands atouts.
23:30Pourquoi est-ce qu'on a ajouté
23:32ça à notre portefeuille
23:33et deux grands atouts
23:34pour nos clients
23:34et les partenaires ?
23:35Une,
23:37ils font de l'observabilité
23:39avec une nouvelle méthodologie,
23:40ils sont capables
23:41de même digérer
23:43tous les volumes gigantesques
23:45de l'IA,
23:46donc AI capable,
23:48et deux,
23:49ils font toute cette observabilité
23:51à un coût
23:52qui est plus ou moins
23:53moins 50%
23:55comparé au leader,
23:56donc c'est un disruptive leader
23:57et c'est pourquoi
23:58ça a attiré beaucoup
23:59l'attention
24:00de notre chérin,
24:01c'est Unicash.
24:01Oui,
24:02il ne faut pas oublier
24:02cette histoire de coût
24:03et de valeur des données.
24:04Surtout dans ce contexte
24:06économique qu'on a en Europe.
24:07Merci infiniment,
24:08Helmut Rasinger,
24:09d'être revenu jusqu'à nous,
24:10CEO de IMEA
24:11de Palo Alto Network,
24:13donc présent ici,
24:14et merci d'avoir fait
24:15ce petit effort,
24:16parce que ça a semblé facile
24:17pour vous de parler
24:18en français.
24:19Encore une fois,
24:20merci.
24:21C'est un plaisir.
24:22Palo Alto qui met l'IA
24:22au service de la sécurité
24:23des réseaux
24:25avec tous ces rajas
24:25dont on vient de parler.
24:26On marque une courte pause,
24:27on se retrouve juste après
24:28avec nos invités suivants.
24:30On fera un petit débrief
24:31déjà sur les petites tendances
24:32que l'on entend
24:33en cyber sur ce salon.
24:41BFM Business présente
24:42Tech & Co Business,
24:43le magazine de l'accélération digitale.
24:47Frédéric Simotel.
24:48Allez, on poursuit ici
24:50au Mobile World Congress
24:51de Barcelone.
24:52On va parler jumeaux virtuels,
24:54on va parler 3D,
24:55on va parler des environnements
24:56industriels complexes,
24:57évidemment,
24:57intelligence artificielle
24:58avec Florence Verzelen.
25:00Bonjour, Florence.
25:00Bonjour, Frédéric.
25:01Merci d'être avec nous.
25:02Vous êtes directrice générale
25:03adjointe IMEA
25:04chez Dassault Systèmes.
25:06Une première question
25:07très d'actualité.
25:08Nomination de Pascal Dalloz,
25:10donc Bernard Charles,
25:10voilà, quitte le groupe.
25:12Alors, il restera toujours
25:13un peu dans l'environnement,
25:14mais qui était quand même
25:15le fondateur de Dassault Systèmes.
25:16Pascal Dalloz,
25:17nommé PDG.
25:17Il y a eu un peu
25:18de soubresaut,
25:19un peu de...
25:19Comment vous analysez
25:20un peu tout cet environnement
25:22qui a été bousculé
25:22autour de Dassault Systèmes ?
25:24Alors, il y a deux sujets
25:26très différents,
25:27l'un de l'autre
25:27et qui ne sont pas liés.
25:28Il y a Bernard Charles
25:29qui a décidé
25:30de quitter la présidence
25:31du conseil d'administration
25:33de Dassault Systèmes,
25:34mais qui va rester très présent
25:35dans l'entreprise,
25:36notamment pour nous accompagner
25:37sur la RAD.
25:38Tous ceux qui connaissent Bernard
25:40savent qu'il est très attaché
25:42à Dassault Systèmes
25:43et à son succès.
25:44Donc, Bernard a décidé
25:45pour des raisons personnelles
25:46de quitter la présidence
25:48et ce qui était prévu
25:49de longue date,
25:50Pascal est devenu PDG
25:51comme ça devait se produire
25:53très naturellement.
25:54Donc, ça,
25:54c'est une transition
25:55comme il y en a eu d'autres
25:56dans beaucoup de groupes.
25:57Et par contre,
25:58le cours de bourse,
25:59c'est une autre histoire.
26:00Notre cours de bourse
26:01a été un peu chahité,
26:02comme vous l'avez dit
26:02ces dernières semaines.
26:04Alors,
26:05comme toutes les boîtes,
26:06malheureusement,
26:06qui font du software
26:07ou de l'IA.
26:08Aujourd'hui,
26:08les marchés financiers...
26:10En fait,
26:10on vous a englobé
26:11dans tout ça,
26:12dans ce Sass-pocalypse.
26:14Dans le Sass-pocalypse
26:15parce que les gens
26:15ne savent pas,
26:16notamment les analystes financiers,
26:18quels seront les gagnants
26:18et les perdants demain.
26:20Ce qui est sûr,
26:20c'est que demain,
26:21toutes les entreprises
26:22vont être transformées.
26:23Toutes les entreprises
26:24utiliseront des jumeaux virtuels
26:25dumpés à l'IA générative
26:29et quelle IA générative
26:30sera au cœur de ça ?
26:31Ça,
26:31les analystes ont du mal
26:33à identifier les gagnants
26:34et les perdants.
26:35Nous,
26:35chez Dassault Systèmes,
26:36on pense qu'on est au cœur
26:37de la transformation
26:38de l'industrie
26:38de nos 370 000 clients
26:40et que non seulement
26:41on va être les gagnants,
26:42mais qu'on va aider
26:42nos 370 000 clients
26:45à être gagnants aussi.
26:46Et puis,
26:46en plus,
26:47à une époque
26:47où on parle beaucoup
26:47de souveraineté,
26:49on a tous envie
26:49d'avoir un acteur européen,
26:51d'envergure mondiale,
26:52mais un acteur d'origine européenne,
26:55avoir le succès escompté.
26:57Voilà,
26:57parce qu'il y a quand même
26:58deux blocs qui s'affrontent
26:59et on a envie
27:00de se dégager autour de tout ça.
27:01Justement,
27:02à ce sujet-là,
27:02comment vous voyez l'Europe ?
27:04Est-ce qu'elle peut apparaître ?
27:05Elle apparaît souvent un peu en retard
27:06par rapport à l'IA,
27:08même les jumeaux numériques.
27:09Comment vous,
27:09vous le voyez
27:09qui êtes au quotidien
27:11auprès de ces entreprises ?
27:12Alors,
27:14ça dépend des secteurs.
27:15Ça dépend des secteurs
27:16parce qu'il y a des secteurs
27:17où l'Europe est vraiment en pointe.
27:20Tous les secteurs
27:21liés au développement durable,
27:22les secteurs liés au nucléaire
27:23et aussi dans les projets
27:25de nouveaux réacteurs nucléaires
27:26modulaires,
27:27l'Europe est en pointe.
27:29Dans les data centers,
27:30on a pris du retard,
27:31mais là,
27:32on voit arriver
27:33de très nombreux investissements
27:34et on va très vite.
27:35On a des vrais pépites tech
27:37en Europe.
27:37Évidemment,
27:38vous connaissez Mistral,
27:39mais il y en a plein d'autres.
27:41Et puis,
27:41dans les data centers,
27:41on rappelle aussi
27:42que Dassault Systèmes
27:43a l'offre Outscale.
27:45Outscale,
27:45qui est un des rares cloud
27:47vraiment souverain
27:48pour nos industriels européens
27:50et qui est particulièrement intéressant.
27:52Mais ce que je trouve
27:52très intéressant
27:53dans la configuration actuelle,
27:56c'est qu'en fait,
27:57on voit la naissance
27:58d'un vrai écosystème de start-up.
27:59On a vu,
28:00il y a cinq ans,
28:00un écosystème de start-up
28:02naître en Europe.
28:03Là,
28:03on est en train de voir
28:04un écosystème de start-up
28:05naître dans la défense.
28:07Et donc,
28:07toutes ces start-up
28:09seront des,
28:09parmi elles,
28:10il y aura des futurs géants.
28:11Et donc,
28:12nous,
28:12on est très contents
28:13parce qu'il y a une vraie
28:13renaissance industrielle européenne.
28:15Et on pense que
28:16les jumeaux virtuels
28:17de Dassault Systèmes
28:18aident toutes ces entreprises
28:19en Europe.
28:20Alors justement,
28:21on est ici
28:21au Mobile World Congress.
28:22On parle évidemment
28:23beaucoup de réseaux,
28:24télécom,
28:25d'intelligence artificielle.
28:26Vous,
28:27vous êtes venu ici
28:27pour montrer toujours
28:29votre vision
28:29autour de l'IA industriel.
28:31c'est votre plateforme
28:323D Universe
28:33pour montrer à ces industries
28:34connectées
28:35comment on travaille
28:36autour de ça.
28:37Expliquez-nous alors
28:38en quelques mots
28:39ce que fait 3D Universe
28:40et puis comment
28:41des opérateurs télécoms
28:43peuvent travailler
28:43avec cette plateforme
28:44pour l'optimisation
28:45de leur réseau
28:46grâce à l'intelligence artificielle.
28:47les 3D Universe
28:48ce sont des mondes virtuels
28:50dans lesquels
28:50nos industriels
28:51peuvent s'inventer,
28:53se réinventer
28:53et progresser.
28:54Imaginons une entreprise
28:56de voiture.
28:58Stellantis par exemple
28:59pourrait très bien
29:00non seulement faire le design
29:02et l'innovation
29:03de ces voitures
29:03dans le monde virtuel
29:04avec ces 300 000 collaborateurs
29:06qui peuvent travailler ensemble
29:08sur une même voiture
29:09où qu'il soit
29:09à travers le monde
29:10mais en plus
29:12elles peuvent tester
29:13des milliers
29:14des millions de scénarios
29:16dans le monde virtuel.
29:17Pourquoi ?
29:17Parce que l'IA générative
29:19qui est dans notre plateforme
29:20permet d'accélérer
29:21ces simulations.
29:23Donc notre stratégie
29:243D Universe
29:24c'est rendre disponible
29:26pour nos 370 000 clients
29:28des univers virtuels
29:30dans lesquels
29:30ils peuvent accélérer
29:31leur innovation
29:32leur ingénierie
29:33leur simulation
29:33leur production
29:34leurs opérations
29:36pour être plus performants
29:37et plus innovants.
29:39Et justement
29:39Florence Verzelen
29:40parce que cette plateforme
29:423D Universe
29:42elle existait
29:43et puis elle a été
29:44accompagnée un peu
29:45où l'IA générative
29:46est venue se greffer
29:47qu'est-ce que vient
29:48donner l'IA générative
29:49en plus ?
29:50Qu'est-ce que vient
29:50donner aussi
29:51cette IA gentique
29:52que l'on voit arriver
29:53ici en force
29:54sur ce salon ?
29:55Alors l'IA gentique
29:56l'IA générative
29:57elle apporte
29:57des super pouvoirs
29:59à tous nos clients
30:00industriels.
30:00Pourquoi ?
30:01Parce que imaginez
30:02que vous voulez faire
30:03une nouvelle voiture
30:04et bien l'IA
30:05agentique
30:06votre agent IA
30:07peut vous tester
30:08un million
30:08de designs possibles
30:10pour voir lequel
30:10vous coûtera
30:11le moins cher
30:12en CO2
30:12ou vous coûtera
30:13le moins cher
30:13tout court.
30:14Il peut vous créer
30:16un milliard
30:17de jumeaux virtuels
30:19de manufacturing plant
30:21d'usines de production
30:22pour voir
30:22quelle sera
30:23la plus efficace.
30:24Donc ça vous donne
30:25vraiment des super pouvoirs
30:27ultra rapides.
30:28Et alors pour les telcos
30:29qui était la question
30:30que vous m'aviez posée avant
30:31sur l'optimisation
30:32de leur réseau
30:32l'optimisation
30:33de leur réseau
30:33c'est hyper intéressant
30:34que tous ceux
30:35qui sont au Mobile World Congress
30:36aillent au stand
30:37de Dassault Systèmes
30:38parce qu'avec des lunettes
30:39de réalité virtuelle
30:40on vous fait rentrer
30:41dans un 3D universe
30:43où vous voyez
30:44en mettant
30:45vos piliers
30:46de télécommunication
30:47comment la couverture
30:49du réseau
30:49que vous aurez
30:50dans une usine
30:50et en jouant
30:51avec vos piliers
30:52de telco
30:52avec vos antennes
30:53de telco
30:53C'est un outil de simulation
30:54on peut dire
30:55tiens si je positionne là
30:56parce que j'ai plus de machines
30:57dans ce coin là
30:58Si je positionne là
30:59si je change mes ventines
31:00qu'est-ce qui se passe
31:00en termes de connectivité
31:01et puis à un moment
31:02vous en avez marre
31:03vous demandez à votre agent
31:04bon cher agent
31:06c'est quoi la meilleure solution
31:08à mon problème
31:08et là il optimise
31:10et là vous comparez
31:10entre ce que vous voulez
31:11ce que vous préconise l'agent
31:12vos sujets de coût
31:14et là vous dites
31:16qu'est-ce que tu me proposes
31:17et bien c'est ça
31:18c'est essayer
31:19dans un univers virtuel
31:21pour les telco
31:22ce que vous pouvez faire
31:23en live
31:23sur le stand de Dassault Systèmes
31:25Y compris
31:25j'avais vu une expérimentation
31:26aussi sur les data centers
31:28on voit la circulation de l'air
31:30On voit la circulation de l'air
31:32on voit comment optimiser
31:34le design du data center
31:35pour que ça coûte moins cher
31:36et surtout
31:36que ça coûte moins en énergie
31:38avec la circulation de l'air
31:40la circulation de flux
31:41et toutes ces simulations
31:43autour de toutes les possibilités
31:45de charge du data center
31:47et comment dans tous ces contextes
31:48vous avez un data center
31:50qui est le plus efficace
31:52en énergie possible
31:53Pour comprendre
31:54tous ceux qui nous suivent
31:55qui ne sont pas forcément
31:55dans le monde industriel
31:56ça prend longtemps
31:57de développer ce jumeau numérique
31:59mettons pour un site industriel
32:01tout dépend de sa complexité
32:03mais voilà
32:04qu'est-ce qui prend le plus de temps
32:06à développer ?
32:07Alors ça dépend
32:08parce qu'on a différents modèles
32:10vous pouvez soit
32:11acheter nos logiciels
32:12et le développer vous-même
32:14et ça ça dépend de la compétence
32:15de vos collaborateurs
32:16qui je n'en doute pas
32:17cher Frédéric
32:18sont hyper compétents
32:19et si jamais
32:20pour des industriels
32:22plus pressés
32:23qui ont besoin
32:23d'avoir très vite
32:24le jumeau numérique
32:25de leur installation industrielle
32:27on peut le faire pour eux
32:28et ça c'est une affaire
32:29de jours ou de semaines
32:31dans les cas les plus complexes
32:33et ça typiquement
32:34c'est ce qu'on fait
32:34pour Nvidia
32:35Nvidia
32:36leur enjeu
32:37Oui on rappelle
32:37que vous avez un beau partenariat
32:39avec Nvidia
32:39Tout à fait
32:40notre PDG
32:41Pascal Dalloz
32:42a annoncé un gros partenariat
32:44avec Nvidia
32:44la deuxième semaine de février
32:46aux Etats-Unis
32:47et ce partenariat
32:49est un partenariat
32:50où on offre
32:50on travaille ensemble
32:52avec Nvidia
32:52pour amener
32:53ce qu'on appelle
32:54des world models
32:55d'IA
32:56des modèles
32:59d'IA génératifs
33:00industriels
33:00mais c'est fait aussi partie
33:02mais l'autre partie
33:02de ce partenariat
33:04c'est aussi que Nvidia
33:05utilise les jumeaux virtuels
33:07de leur data center
33:08pour les optimiser
33:09et pour aller plus vite
33:10Nvidia nous a demandé
33:11de faire ces jumeaux virtuels
33:13pour eux
33:14Alors j'ai vu
33:15une autre expérience
33:16avec le robot Temis
33:18de Westwood Robotics
33:19pour illustrer
33:20comment un robot
33:21doit se déplacer
33:22dans des environnements complexes
33:23c'est ça l'idée ?
33:23Exactement
33:24c'est hyper intéressant
33:26parce que Dassault Systèmes
33:27est aujourd'hui
33:27dans les 10 plus grands
33:28fabricants d'humanoïdes mondiaux
33:30et on voit ici
33:31au Mobile World Congress
33:34plein d'humanoïdes
33:35apparaître
33:36sur tous les stands
33:37et aujourd'hui
33:38Vous concevez
33:39ces jumeaux numériques
33:40des humanoïdes
33:41et puis ensuite
33:41les industriels
33:42les bâtissent
33:43c'est ça ?
33:43Alors Westwood Robotics
33:44dans le robot Temis
33:46qui est sur notre stand
33:47et que vous avez vu
33:48a créé son humanoïde
33:49sur la base
33:50de nos fonctionnalités
33:51sur la 3D Experience Platform
33:52ils ont fait le design
33:53l'ingénierie
33:54les premiers tests
33:55dans le virtuel
33:56donc au lieu de construire Temis
33:58ils lui ont
33:58vous avez peut-être vu
33:59l'expérience
34:00où Temis prend des canettes
34:01et repose
34:02et redonne
34:02ils ont fait ça
34:03dans le monde virtuel
34:05avant de construire Temis
34:06dans le monde réel
34:08et aujourd'hui
34:08tout ce qui est montré
34:09avec Temis
34:10sur notre stand
34:10a été fait
34:11il y a quelques mois
34:12dans le monde virtuel
34:13pour voir par exemple
34:14s'il a besoin de 3 doigts
34:145 doigts
34:15ou juste une pince
34:16c'est ce genre de choses
34:17et comme vous avez vu
34:18il a 3 doigts
34:18et ça lui suffit
34:19ça lui suffit
34:20elle puisque Temis
34:21c'est une femme
34:22vous êtes intervenu
34:25aussi sur ce salon
34:26sur la partie
34:27Digital Danger
34:27les nouvelles menaces
34:30dans la transformation
34:30de l'industrie
34:31aujourd'hui on le voit
34:32on ne va pas reprendre
34:33toutes les attaques
34:34mais si je prends
34:35il y avait la bière Azaï
34:37il y avait le centre
34:38de production Jaguar
34:39aussi au Royaume-Uni
34:41donc on voit
34:41les sites industriels
34:42sont très touchés
34:43là il y a un gros effort
34:44aussi à faire
34:44en termes de sécurité
34:45il y a un gros effort
34:46à faire en termes
34:47de sécurité
34:48aujourd'hui 15%
34:49des attaques cyber
34:50sont sur des sites industriels
34:52c'est la première cible
34:53des attaques cyber
34:55donc ça c'est très important
34:56et nous
34:57ce qu'on préconise
34:58chez Dassault Systèmes
34:58c'est une approche
34:59de cybersécurité by design
35:01c'est à dire que
35:02quand vous avez
35:02le jumeau virtuel de l'usine
35:04ainsi que le jumeau virtuel
35:05de votre organisation
35:06vous pouvez faire
35:07tous les tests
35:08de cybersécurité
35:10de la même façon
35:11sur votre entreprise virtuelle
35:13et au fur et à mesure
35:14que les cybercriminels
35:15deviennent de plus en plus innovants
35:17vous pouvez aussi
35:18faire ces mêmes tests
35:19on continue
35:20toujours sur votre entreprise virtuelle
35:22pour rendre votre entreprise réelle
35:24plus résiliente
35:25et demain
35:25votre agent IA
35:26le fera pour vous
35:27il pourra nous conseiller
35:29nous assister
35:29pour encore mieux sécuriser
35:31une dernière question
35:32Florence Verzelen
35:33question souveraineté
35:34alors j'ai dit tout à l'heure
35:36acteur européen
35:38majeur
35:38d'envergure mondiale
35:39il y a pas mal
35:40de fenêtres d'opportunité
35:41qui s'ouvrent à la fois
35:42pour la partie
35:43plus traditionnelle
35:443DS
35:45mais pour
35:45outscale
35:46la partie cloud
35:47aujourd'hui
35:47vous sentez là
35:48qu'il y a quelque chose
35:49qui est en train de se passer
35:50alors je sens que quelque chose
35:51est en train de se passer
35:52parce que
35:53les européens ont compris
35:54l'importance de la souveraineté
35:55l'importance de garder
35:56leurs données
35:57dans des environnements
35:58souverains
35:59des clouds
35:59souverains
36:00et de faire appel
36:01à des solutions européennes
36:03pour gérer leurs processus
36:04les plus importants
36:05pour rester en sécurité
36:07et c'est vrai
36:07qu'on le voit
36:09notamment dans l'énergie
36:10dans la défense
36:11bien sûr
36:11sur lesquelles on voit
36:12une croissance
36:13très très forte
36:14des projets
36:15mais aussi
36:16dans des entreprises
36:18de la santé
36:19ou de grands projets
36:20d'infrastructure
36:21on rappelle
36:22c'est vrai qu'il y a
36:23MediData
36:24c'était ça
36:24ce rachat important
36:26dans la partie donnée
36:27de DataSystem
36:28Florence Verzenen
36:30merci infiniment
36:30de nous avoir fait la midi
36:31et d'être sur notre plateau
36:32je rappelle
36:32vous êtes directrice générale
36:33adjointe IMI
36:34d'Assosystem
36:35et donc on va suivre
36:37évidemment
36:37votre actualité
36:38autour de l'IA
36:39de tous ces jumeaux virtuels
36:40jumeaux numériques
36:41merci encore
36:42d'être venu nous voir ici
36:43au sein du Mobile World Congress
36:44on marque une très courte pause
36:46tiens on va recevoir
36:47quelqu'un que vous connaissez bien
36:48Kevin Polizzi
36:49et on va parler avec lui
36:50justement un peu des tendances
36:52de se s'annoncer tout de suite
36:54Tech & Co Business
36:55sur BFM Business
36:59Allez on poursuit cette émission
37:00Tech & Co Business
37:01depuis le Mobile World Congress
37:02de Barcelone
37:04avec Kevin Polizzi
37:04bonjour Kevin
37:05bonjour Fred
37:06merci de nous rendre visite
37:07président de Unitel Group
37:08donc on va en parler
37:09on va parler télécom
37:10et puis il y a une petite partie
37:12The Camp
37:13si vous avez l'occasion
37:14d'être dans la région
37:15d'Aix-en-Provence
37:15de mener des événements
37:17allez voir
37:17c'est un site extraordinaire
37:19il y a plein de choses
37:20belles à faire
37:20et donc Kevin a décidé
37:22de reprendre
37:23ces 700 événements par an
37:24700 événements par an
37:26et puis un peu plus de
37:26130 000 personnes
37:27qui nous visitent maintenant
37:28dans un lieu assez
37:30original
37:30et assez magnifique
37:32Kevin
37:32donc
37:33pas tout à fait
37:34le régional de l'étape
37:35mais le méditerranéen de l'étape
37:36puisque
37:37tu es de Marseille
37:39tu suis là-bas
37:39les grandes mutations
37:40de l'économie mondiale
37:41comment tu vois aujourd'hui
37:44ce salon
37:45on parle un peu moins cloud
37:47mais voilà
37:48qu'est-ce que tu ressens
37:48quand tu te promènes
37:49dans les années
37:50de ce Mobile World Congress
37:52sincèrement
37:52on a fait le tour
37:53de tous les halls
37:53et on trouve que c'est un peu
37:55en deçà des années précédentes
37:57avec une logique
37:58de monétisation
37:59des télécoms
38:00tout le monde cherche
38:01le relais de croissance
38:02tout le monde cherche
38:03comment il va payer
38:03ses futurs capex
38:04de l'avenir
38:05ça parle un petit peu 6G
38:07ça parle un petit peu
38:07de choses qui vont être
38:08très coûteuses
38:09dans un moment
38:10de crise globale
38:11il faut qu'on fournisse
38:12de nouveaux services
38:13et donc c'est peut-être
38:14la convergence
38:15de nouvelles alliances
38:16qui sont peut-être
38:17en train de naître
38:17sous nos yeux
38:18on parle beaucoup
38:19souveraineté
38:20on parle beaucoup
38:21IA évidemment
38:21on parle un petit peu
38:226G en effet
38:23mais on parle beaucoup
38:24souveraineté
38:24et justement
38:25dans ce domaine-là
38:25avec Unitel
38:27tu te démarques
38:29tu es toujours démarqué
38:31on rappelle
38:32Jaguar Networks
38:33à l'époque
38:33repris par Iliad
38:35il y a déjà
38:35quelques années
38:36mais voilà
38:37c'est toujours
38:38un domaine
38:39qui t'a intéressé
38:40donc avec Unitel
38:42tu as pris
38:42une partie souveraine
38:43c'est ça
38:44explique-nous
38:44en quelques mots
38:45nous on a toujours
38:47vu cette souveraineté
38:49comme un atout
38:49de différenciation stratégique
38:51la capacité
38:52d'avoir des équipes
38:53en France
38:54qui déploient des services
38:55en France
38:55sous la base
38:56d'une réglementation
38:57100% française
38:58on opère uniquement
39:00sur le continent européen
39:01on va développer
39:02des opérations
39:03en Polynésie
39:04pour assurer
39:04le follow the sun
39:05dans une zone européenne
39:07en termes de réglementation
39:08et puis effectivement
39:10on a annoncé aujourd'hui
39:11le gain du référencement
39:13à la canute
39:13la centrale d'achat
39:14des télécoms
39:15et du numérique
39:16pour fournir
39:17le cloud souverain
39:17donc on est très content
39:19d'avoir ce nouveau
39:20vecteur contractuel
39:21qui va permettre
39:22collectivité territoriale
39:24aux établissements publics
39:26au niveau national
39:26de venir relocaliser
39:28leur charge de travail
39:29la souveraineté
39:30c'est un écosystème
39:31qui est en train
39:32d'accélérer sous nos yeux
39:33sur base
39:34d'un contexte géopolitique
39:36qui tous les jours
39:36quelque part
39:37nous donne raison
39:38et depuis 20 ans
39:40qu'on prône
39:40cette souveraineté
39:41on arrive à faire du business
39:42avec ça
39:43depuis une petite année
39:44et tu parlais justement
39:45des administrations
39:46des collectivités
39:47c'est une des cibles
39:48d'Unitel Group
39:48justement pour
39:50relocaliser
39:50leurs outils de travail
39:53leurs plateformes
39:53justement sur le type
39:54de plateforme
39:55comme celle d'Unitel
39:56historiquement
39:5795% de notre chiffre d'affaires
39:58c'est les marchés privés
39:59c'est les entreprises
40:00les grandes entreprises
40:01qui veulent des solutions
40:02un petit peu sur mesure
40:03un petit peu complexes
40:04qui ont besoin de technicité
40:07et puis en jouant
40:08sur cet appel d'offres
40:09on a décidé de mettre
40:10à disposition finalement
40:11toute cette ingénierie
40:12tout ce savoir-faire
40:13tout ce catalogue produit
40:14au niveau des collectivités
40:17l'État aujourd'hui
40:18est dans une situation financière
40:19qui pose question
40:20la transformation
40:21des processus de l'État
40:22va immanquablement
40:24passer par le numérique
40:25et donc aujourd'hui
40:26venir relocaliser
40:27son cloud
40:27c'est développer
40:28des nouveaux services
40:29c'est concentrer sa data
40:30et c'est finalement
40:32peut-être créer
40:33les conditions du succès
40:34pour déployer
40:35de l'intelligence artificielle
40:36des nouveaux services
40:37aux citoyens
40:38et puis
40:39on peut le dire sans le dire
40:41mais il faut l'assumer
40:41apporter une forme
40:42de rationalité
40:43qui parfois nous manque
40:45les charges IT
40:46ne peuvent plus rester
40:47dans les petites mairies
40:49exposées aux attaques cyber
40:52exposées à la vétusté technique
40:54dans les hôpitaux
40:55où parfois la comptabilité publique
40:57les empêche de basculer
40:59et bien aujourd'hui
41:00c'est bon
41:00ce vecteur
41:01on en parlait avec la ministre
41:02du numérique
41:02il y a encore quelques jours
41:04va permettre aux collectivités
41:06de basculer
41:07dans les meilleures conditions
41:08tarifaires
41:08on parle beaucoup aussi
41:10du cloud
41:10de l'Edge cloud
41:11du cloud Edge
41:12justement
41:13qui permet aussi
41:14ce rapprochement
41:15enfin qui permet
41:15cette souveraineté
41:16quel est ton regard aujourd'hui
41:17il y a un vrai marché
41:18pour ce cloud ?
41:19historiquement le cloud
41:20c'est la flexibilité
41:21l'élasticité
41:22c'est la capacité
41:23à avoir un service
41:24tout intégré
41:25sans avoir de compétences
41:26infrastructures particulières
41:28le cloud Edge
41:29il vient cocher
41:30deux cas supplémentaires
41:31la première
41:32c'est que les données
41:32restent à proximité immédiate
41:34et donc cette notion
41:35de sécurité
41:36quelque part
41:36on peut la ressentir
41:37en ayant son serveur
41:38à proximité
41:39c'est techniquement
41:40pas toujours très valable
41:41mais c'est intellectuellement
41:43un pas
41:44et un premier pas
41:45qui permet de faire des choses
41:46et puis deuxièmement
41:47avoir du cloud Edge
41:48c'est bénéficier
41:50de tout un catalogue
41:50de technologies
41:51pour insérer ça
41:53dans des services
41:54dans les entreprises
41:55ce serait dans les directions
41:56au métier
41:57dans les collectivités
41:59ça va être directement
41:59auprès des élus
42:00auprès des directeurs
42:02de l'administration
42:03on a des gains fondamentaux
42:07de performances financières
42:09à réaliser
42:09et je pense que le modèle
42:11économique de la France
42:12poserait moins de questions
42:13si les gouvernants
42:15se saisissaient
42:16des réalités technologiques
42:17et d'un momentum
42:18très particulier
42:19on a le vecteur contractuel
42:21on a les technologies
42:22on a les équipes
42:23tout ça basé depuis la France
42:24il faut qu'on aime
42:25nos entreprises
42:25et puis parfois
42:26ne pas chercher non plus
42:28des grands grands
42:28data centers
42:29qui vont demander
42:30des années de construction
42:31parfois des choses
42:32de quelques centaines
42:33de mètres carrés
42:34avec des autorisations
42:35plus faciles à avoir
42:36j'imagine que toi
42:37tu t'es longtemps battu
42:38pour tout ça
42:39pour que ce soit plus simple
42:40parce que là
42:40quand on l'entend
42:41j'avais l'autre jour
42:42la directrice générale
42:44de l'AFNUM
42:44qui représente
42:46tout cet univers
42:46qui me disait
42:47mais en France
42:47un data center
42:48de taille conséquente
42:49c'est 5 à 7 ans
42:50un data center
42:51c'est minimum
42:5266 mois
42:53de raccordement électrique
42:54c'est pas possible
42:55sans compter
42:56les études environnementales
42:57qui peuvent prendre
42:57jusqu'à 18 mois
42:58donc il faut vraiment
43:00projeter ces projets
43:01sur une décennie
43:02une décennie
43:02Fred tu le sais
43:03dans la technologie
43:04c'est 4, 5, 6 changements majeurs
43:06encore plus
43:07le plan du data center
43:09qu'on construit
43:09il sera totalement désuet
43:11le jour où il sera livré
43:12donc effectivement
43:13il faut croire aussi
43:14de petite taille
43:14nous on a signé
43:15un deal ce matin
43:16pour 200 mégawatts
43:18de data center
43:19qu'on va déployer
43:20sur le territoire français
43:22qui va durer
43:23probablement
43:24quelques années
43:25région sud toujours ?
43:26plutôt dans le quart sud-est
43:28là où on est à l'aise
43:29à côté des capes sous-marins
43:31parce que c'est essentiel
43:32pour nous
43:33on le rappelle
43:33pour ceux qui
43:34regardez un jour
43:35la carte
43:35regardez la France
43:37et l'arrivée des filles
43:38vous allez voir
43:39pourquoi Marseille
43:40est intéressante
43:41il y a 5 villes
43:43en Europe qui comptent
43:44Paris, Londres, Francfort
43:45Amsterdam, Marseille
43:46et donc aujourd'hui
43:48ça continue à se déployer
43:496 nouveaux câbles
43:50vont arriver à Marseille
43:51d'ici la fin de la décennie
43:52et compte tenu
43:53un petit peu
43:54des enjeux géopolitiques
43:55qu'on est en train
43:56de vivre au quotidien
43:57la place de Marseille
43:58son raccordement
43:59vers Lisbonne
44:00et l'Amérique du Sud
44:01va être de plus en plus
44:02importante
44:03avec un marché africain
44:04qui certes
44:05est loin de la maturité
44:06mais qui se structure
44:07régulièrement
44:08pour reparler
44:09d'Unitel
44:11juste avant toi
44:13on recevait
44:13Florence Verselen
44:14qui est DG adjointe
44:15d'AssoSystem
44:16il y a une coopération
44:17justement entre
44:18Outscale
44:19qui est le cloud
44:19souverain
44:20d'AssoSystem
44:22et Unitel
44:22c'est ça ?
44:23on a validé
44:23un partenariat
44:24Unitel aujourd'hui
44:25dispose de toutes
44:26les agrémentations
44:27ISO 27001
44:28hébergement de données
44:29de santé V2
44:30HDS V2
44:31qui est applicable
44:32au 16 mai 2026
44:34donc n'hésitez pas
44:35à vous rapprocher
44:36des équipes Unitel
44:37parce que les établissements
44:38publics
44:39ont beaucoup à faire
44:40pour être
44:41compliantes
44:42d'ici le 16 mai 2026
44:43et puis sur la partie
44:44Secnum Cloud
44:45je dois vous avouer
44:46qu'on attend une traduction
44:47un petit peu européenne
44:49du sujet
44:50oui parce que pour l'instant
44:50c'est très français
44:51c'est très français
44:52et c'est très français
44:53dans un moment
44:54où on est un peu trusté
44:55par nos partenaires européens
44:57voire remis en question
44:58de manière un peu plus virile
45:01je t'interromps un instant
45:02c'est ça qui est compliqué
45:03aujourd'hui
45:03c'est qu'on devrait parler
45:05d'une seule voix
45:05au moins
45:06allez à 5-6 pays
45:08voilà
45:08tous les 27
45:09ce sera compliqué
45:10toujours
45:10mais à 5-6 pays
45:11on devrait parler
45:12d'une seule voix
45:12et on n'y arrive pas
45:13un Allemand est un concurrent
45:15on paye très cher
45:17notre instabilité politique
45:18il ne faut pas avoir peur
45:19des mots
45:20aujourd'hui
45:20la France
45:21elle draine
45:22beaucoup d'investissements
45:23mais quand on regarde
45:25la manière
45:25dont ils sont déployés
45:26concrètement
45:27et quand on regarde
45:28l'instabilité réglementaire
45:29c'est très compliqué
45:31de venir s'installer
45:31sur du long terme
45:32donc nous
45:33c'est notre marché
45:34c'est notre pays
45:35la souveraineté
45:36la république
45:37ça nous parle
45:37donc on s'est associé
45:39aux équipes
45:39de Dassault Systèmes
45:40au travers d'Outscale
45:41pour leur confier
45:43les workloads
45:43Secnum
45:44sur tout ce qui est
45:46paiement critique
45:46et tout ce qui est
45:47SI très critique
45:49aujourd'hui
45:50quand on regarde
45:51un système d'information
45:52il y a entre 5 et 10%
45:54des workloads
45:55qui sont Secnum
45:5690%
45:57qui ne le sont pas
45:58et donc cette hybridation
45:59du cloud
45:59on a décidé de le faire
46:01entre 2 partenaires français
46:03on sait pour qui on travaille
46:04on sait pour quoi on travaille
46:05et si effectivement
46:07aujourd'hui
46:07on veut peser
46:08face aux allemands
46:08face aux autres entreprises
46:11aux autres pays
46:11il faut qu'on se ligue
46:13et je pense que
46:14la crise économique
46:15dans laquelle on est
46:16un petit peu tous empêtrés
46:17elle nous permet
46:18de déployer
46:19une nouvelle forme
46:20de solidarité
46:21entre entreprises
46:21qui par le passé
46:23n'était pas forcément
46:24une méthode de travail
46:25très répandue
46:26oui puis rappeler
46:27que cet effet souveraineté
46:27ça nous servira
46:29tous un jour
46:30enfin voilà
46:30si on veut que nos retraites
46:32soient payées
46:32et si on veut
46:34que le système économique
46:35de la France
46:36poursuive
46:37on est sur le stand d'Orange
46:38avec lequel on travaille
46:39au quotidien aussi
46:40on a besoin
46:41de relocaliser
46:42nos charges de travail
46:43en Europe
46:43on a besoin
46:44de développer des filières
46:46d'ingénierie
46:46on a un projet
46:47Théodora à Marseille
46:48qui va rentrer
46:49en construction
46:50en fin d'année
46:51où on construit
46:5235 000 m2
46:53d'un quartier connecté
46:54dans lequel on aura
46:56150 chambres d'étudiants
46:57une école d'ingénieurs
46:58maths physique
46:59de très haut niveau
46:59et puis
47:00une tête d'arrivée
47:02de cap sous-marin
47:02puisqu'on va annoncer
47:03dans les prochains jours
47:04la construction
47:05d'une open CLS
47:06une open cable landing station
47:08et les quelques rendez-vous
47:10qu'on a déjà produit
47:10au Mobile World Congress
47:12ça ce serait
47:13et l'inauguration
47:15de cette open CLS
47:16ce serait quand ?
47:17ce sera 18 mois
47:17de construction
47:18et elle arrivera
47:19au moment où
47:20les nouveaux cap sous-marins
47:21vont toucher Marseille
47:22aujourd'hui
47:23tous les cap sous-marins
47:24arrivent dans une emprise
47:25américaine
47:25on a un petit peu
47:27de manière candide
47:28laissé dérouler le marché
47:30c'est à nous
47:31de proposer une alternative
47:32de construire
47:33et puis
47:34de sécuriser
47:35on peut très bien
47:37faire les choses
47:37à 50%
47:38avec nos alliés
47:39historiques américains
47:40qui restent
47:41nos fournisseurs
47:42de technologies
47:42et nos clients
47:43et qui ont des belles technologies
47:44bien sûr
47:44il ne faut pas éluder tout ça
47:46et puis sécuriser
47:47une partie du trafic
47:47dans une emprise
47:48beaucoup plus francophone
47:50nous on est des investisseurs
47:51de long terme
47:52j'ai la chance
47:52de posséder 100% du groupe
47:54et donc
47:55de pouvoir décider rapidement
47:56et de dérouler
47:57sur du long terme
47:58des décisions
47:59qui sont parfois
48:00contre-intuitives
48:01Kevin Polizzi
48:02merci infiniment
48:03d'avoir été avec nous
48:04président d'Unitel Group
48:05donc cette souveraineté
48:06enfin une opportunité
48:08pour les acteurs français
48:09comme Unitel
48:10et on prend rendez-vous déjà
48:12à peu près dans les 18-24 mois
48:13justement pour
48:14ce lancement
48:15de câbles
48:16on ira avec François Sorel
48:17découvrir tout ça
48:18dans la région sud-est
48:19merci d'avoir été avec nous
48:21allez on marque une courte pause
48:23et on va parler TV
48:23avec le patron de Rakuten TV
48:25c'est tout de suite
48:26sur BFM Business
48:26on est au Mobile World Congress
48:28de Barcelone
48:35Allez dernier invité
48:36de ce Tech & Co Business
48:37ici au Mobile World Congress
48:39de Barcelone
48:40Cédric Dufour
48:41CEO de Rakuten TV
48:42bonjour
48:43bonjour
48:43Cédric merci de re-en-nous
48:45alors c'est vrai
48:45qu'on vous connaît peu
48:46on connaît moins
48:47on connaît évidemment
48:48la marque Rakuten
48:49vous êtes dans l'ombre
48:50des géants américains
48:51du streaming
48:52mais vous avancez
48:54quand même solidement
48:54vos pions en Europe
48:56je crois que vous êtes
48:56le régional d'étape
48:57vous êtes basé à Barcelone
48:58vous êtes basé à Barcelone
48:59alors présent dans 43 pays
49:01intégré à des millions
49:02de téléviseurs connectés
49:03je suis sûr que
49:03si vous avez une télé connectée
49:04et que vous promenez
49:05un peu dans les menus
49:06à un moment
49:07va apparaître Rakuten TV
49:08et puis voilà
49:10vous mêlez à la fois
49:10la VOD
49:11le gratuit
49:12les chaînes en direct
49:13tout en développant aussi
49:14votre propre technologie
49:15là aujourd'hui
49:16il y a vraiment
49:17cette accélération
49:18des nouvelles chaînes fast
49:19parce que vous signez
49:20plusieurs partenariats
49:23racontez-nous
49:23déjà fast
49:24pour ceux qui sont
49:25un peu moins alertés
49:27sur l'univers
49:27de la télé connectée
49:29alors les chaînes fast
49:29c'est comme
49:30les chaînes traditionnelles
49:31sauf que c'est accessible
49:32via internet
49:34on a lancé
49:34nos premiers chaînes fast
49:35il y a 7 ans
49:37chez Rakuten TV
49:38on était la première plateforme
49:39panneux européenne
49:41à lancer des chaînes fast
49:42et à l'époque
49:43nos chaînes fast
49:43étaient disponibles
49:44simplement sur notre plateforme
49:46et ce qui se passe
49:46depuis 2-3 ans
49:47c'est que compte tenu
49:48du succès
49:48de ces chaînes fast
49:50on s'exporte aujourd'hui
49:52au-delà de notre plateforme
49:53donc c'est des chaînes
49:54qui bâti
49:54enfin c'est free ad
49:56ce petit streaming TV
49:57streaming TV
49:58exactement
49:59donc aujourd'hui
50:01quel est votre enjeu
50:02aussi principal
50:03justement
50:04pour Akuten TV
50:07cette accélération
50:07du fast
50:08alors d'abord
50:09il faut
50:10aujourd'hui
50:11ce qui fonctionne
50:11c'est qu'il y a
50:11un alignement des planètes
50:12et je dirais
50:13un cercle vertueux
50:14sur les chaînes fast
50:15en Europe
50:17il y a de plus en plus
50:18d'audience
50:18c'est à dire
50:19que les gens consomment
50:19ces chaînes fast
50:20parce que c'est gratuit
50:21pouvez-vous me donner
50:22un exemple
50:22de chaînes fast
50:23je crois qu'il y a
50:23par exemple
50:24là il y a
50:25Jump 21
50:26alors exactement
50:26ce qui est très à la mode
50:27c'est ce qu'on appelle
50:28les single IP
50:28c'est à dire
50:29qu'il y a une série
50:30ou une émission de télé
50:32en boucle
50:32pendant 24 heures
50:34d'accord
50:34donc par exemple
50:3521 John Strip
50:36on a également
50:37Alerta Cobra
50:39que justement
50:39on vient de lancer
50:40récemment sur Prime Video
50:41donc soit vous avez
50:42des chaînes comme ça
50:43thématiques
50:43soit vous avez
50:44des chaînes de ciné
50:45par exemple
50:46on a
50:47Rakten TV
50:48Top Movies
50:49avec les meilleurs films
50:50qui sont distribués
50:51dans un certain nombre
50:52des pays
50:52donc il y a l'audience
50:53qui croit
50:54parce que les gens
50:55de plus en plus
50:56regardent ces chaînes
50:56parce que c'est gratuit
50:57il n'y a pas d'abonnement
50:58il n'y a pas d'engagement
51:01les annonceurs également
51:02sont de plus en plus présents
51:03sur ces chaînes fast
51:04parce que ça leur permet
51:05d'accéder à une population
51:07auxquelles ils n'accèdent pas
51:08forcément
51:08parce que beaucoup de ces gens-là
51:09ne regardent plus
51:10la télé traditionnelle
51:11et on a un contenu aussi
51:13qui est de plus en plus
51:13qualitatif
51:14parce que les studios
51:15ouvrent de plus en plus
51:16leur catalogue
51:17à ce contenu fast
51:18donc on a vraiment
51:18un cercle vertueux
51:19entre plus de contenu
51:21plus d'audience
51:21et une bonne monétisation
51:22Aujourd'hui vous mesurez
51:24un peu ce qu'ils regardent
51:25sur une TV connectée
51:26ou sur leur mobile
51:27aujourd'hui votre audience
51:29sur Acuten TV ?
51:30Alors on a une audience
51:30qui est en forte croissance
51:32chaque année
51:33qui croit à deux chiffres
51:36non seulement sur notre plateforme
51:37mais également des gens
51:38qui ont accès à notre contenu
51:40justement sur des plateformes tierces
51:41on a à peu près 40 millions
51:43d'utilisateurs tous les mois
51:45qui ont accès à notre contenu
51:46et c'est en forte croissance
51:48parce que c'est un usage
51:50qui se démocratise
51:51les gens de plus en plus
51:53sont conscients
51:54de l'importance
51:55de ce contenu là
51:56quand on a lancé ça
51:57il y a 7 ans
51:58on s'est calqué un peu
51:59sur les Etats-Unis
52:00où ils étaient bien plus en avance
52:02que nous
52:03sur les chaînes fast
52:04et on a eu raison
52:05de faire ce pari
52:06Alors Cédric Dufour
52:07on parle beaucoup
52:08de la CityV
52:09la TV connectée
52:10qui devient
52:11on en parle de plus en plus
52:13qui devient stratégique
52:14vous l'avez dit
52:14c'est l'explosion
52:15du modèle fast
52:16mais qu'est-ce qu'il y a
52:18c'est la migration des audiences
52:19vous l'avez aussi évoqué
52:20c'est la publicité
52:22qui est plus ciblée
52:22c'est tout ça
52:23ce qui fait que cette TV
52:25cette TV connectée
52:27est en train de s'accélérer
52:29Alors déjà
52:30il y a une multiplicité
52:31de contenu
52:31qui est disponible
52:32sur notre plateforme
52:33on est la seule plateforme
52:34dans 42 pays en Europe
52:36qui offre
52:37et du contenu payant
52:38donc c'est les derniers films
52:40qui viennent de sortir
52:41que vous pouvez acheter
52:41ou louer
52:42on a des contenus gratuits
52:44à la demande
52:44et on a des chaînes
52:45on a à peu près 500 chaînes
52:46donc on a une diversité
52:48de contenus
52:48qui finalement s'adapte
52:50au mode de consommation
52:51de nos utilisateurs
52:52un jour ils veulent regarder
52:54le dernier film
52:54qui est sorti
52:55le lendemain
52:56ils veulent regarder
52:56un contenu gratuit
52:57en famille
52:58et le surlendemain
52:59ils veulent regarder
53:00CNN ou Euronews
53:01qu'on distribue sur notre plateforme
53:02donc premièrement
53:03il y a une diversité importante
53:04il y a la mobilité
53:05que vous évoquiez tout à l'heure
53:06on peut commencer
53:07à regarder le programme
53:08chez soi
53:09dans sa télé
53:10et puis continuer
53:11sur son smartphone
53:13dans le métro
53:14donc ça répond vraiment
53:15à un usage
53:16qui est très différent
53:17et en revanche
53:20notre vision
53:21c'est que ça ne va pas
53:21remplacer la télé traditionnelle
53:23c'est complémentaire
53:24de la télé traditionnelle
53:25d'ailleurs
53:25vous citiez tout à l'heure
53:26des chaînes
53:29comme 21 Jump Street
53:30par exemple
53:30nous on vit
53:31du succès
53:32de ces formats-là
53:34à la télé
53:35et je dirais
53:36que c'est un peu
53:36le même parallèle
53:37que le streaming
53:38avec le cinéma
53:39on disait
53:39ça y est
53:40c'est la fin du cinéma
53:40les gens vont ne plus
53:41aller au cinéma
53:42parce qu'ils vont regarder
53:42maintenant les films
53:43chez eux
53:43or on se rend compte
53:44que ce n'est pas vrai
53:45c'est complémentaire
53:46du cinéma
53:47et bien de la même façon
53:48les chaînes Fast
53:48sont un complément
53:49des chaînes traditionnelles
53:51ça veut dire
53:52qu'il y a tout le modèle
53:52aussi de la monétisation
53:53qui est en train
53:54de se transformer
53:55comment vous l'abordez ?
53:57alors vous avez
53:58tout à fait raison
53:59la monétisation
54:00est très différente
54:01de la télé traditionnelle
54:02on a beaucoup plus
54:03de data
54:05que la télé traditionnelle
54:07ça permet aux annonceurs
54:08de faire une publicité
54:10beaucoup plus ciblée
54:11et je dirais
54:12que le fait
54:12que ce soit ciblé
54:13finalement
54:13c'est un win-win
54:14pour tout le monde
54:15c'est positif
54:16pour les utilisateurs
54:17parce qu'il ne va recevoir
54:18que des publicités
54:19qui le concernent
54:20c'est également favorable
54:22pour l'annonceur
54:23parce qu'il va mieux
54:25targeter ses clients
54:26et ça coûtera moins cher
54:27et on peut lui renvoyer
54:29également beaucoup d'informations
54:30sur la façon
54:31sur le comportement
54:32de ses utilisateurs
54:34c'est la raison
54:34pour laquelle
54:34aujourd'hui
54:35il y a un transfert progressif
54:37des budgets des annonceurs
54:38de la télé traditionnelle
54:40à la télé connectée
54:41comment vous différenciez
54:43Rakuten TV aujourd'hui
54:44à la fois pour nous
54:45consommateurs
54:46et à la fois pour justement
54:47ces annonceurs aujourd'hui
54:49qu'est-ce qui va faire le plus
54:50par rapport
54:51voilà
54:52ce sont les cités
54:52mais on les reconnaît évidemment
54:53d'autres
54:54les grands géants du streaming
54:56alors une des spécificités
54:57de Rakuten TV
54:58c'est qu'on a notre propre équipe
55:00de vente
55:00qui commercialise notre inventaire
55:01donc toute notre publicité
55:03elle est vendue
55:03par nos propres commerciaux
55:04qui sont établis partout en Europe
55:06et donc ils ont une connaissance
55:07très fine
55:08de l'inventaire
55:09de nos clients
55:10du profil de nos clients
55:12de leur comportement
55:14lorsqu'ils évoluent
55:15sur notre plateforme
55:16donc ça permet d'avoir
55:18en fait
55:18un inventaire
55:19très premium
55:20qui est bien valorisé
55:21et que l'on peut bien vendre
55:23aux annonceurs
55:24et aux agences
55:25l'autre avantage
55:26c'est que ces propres équipes
55:27de vente que l'on a
55:28maison
55:28elles ne vendent pas simplement
55:30l'inventaire
55:30Rakuten TV
55:31elles vendent également
55:32l'inventaire de plateformes tierces
55:33et donc ça leur permet
55:34d'agréger de l'inventaire
55:35et quand ils vont voir
55:36un annonceur
55:37en disant voilà
55:38avec une campagne
55:39on peut la distribuer
55:40sur Rakuten TV
55:41mais également
55:41sur des chaînes concurrentes
55:42ça permet d'avoir
55:43un seul point de contact
55:44pour les annonceurs
55:47aujourd'hui
55:47là on est au Mobile World Congress
55:50quels sont les rendez-vous
55:51avec qui vous avez rendez-vous
55:52par exemple
55:52là sur ces quelques jours
55:53au Mobile World Congress ?
55:54Alors on a rendez-vous
55:55avec beaucoup d'opérateurs télécoms
55:57ici parce que
55:58comme on l'a expliqué
55:59tout à l'heure
56:00originellement
56:00Rakuten TV
56:01c'est une plateforme
56:02de B2C
56:03donc on s'adressait
56:04directement aux clients finaux
56:05et notre plateforme
56:06était disponible
56:07comme vous l'avez dit
56:08sur la plupart des téléviseurs
56:09et depuis deux ans
56:10on a lancé une offre
56:11de B2B
56:12finalement on s'est dit
56:12on a une expertise
56:14ça c'est Rakuten TV Entreprise
56:15ça s'appelle Rakuten TV Entreprise
56:16exactement
56:17et c'est finalement
56:18toute l'expertise
56:18que l'on a
56:20technique
56:20enfin technologique
56:21de contenu
56:22de monétisation
56:23qu'on propose
56:24as a service
56:25comme on dit
56:26en mode SaaS
56:27à un certain nombre de clients
56:28et on travaille notamment
56:29avec beaucoup d'opérateurs
56:30on a commencé à travailler
56:31avec Orange en Espagne
56:33il y a 4 ans
56:34et Orange en Espagne
56:35c'est nous qui gérons
56:35le vidéoclub
56:37by Rakuten TV
56:37qui est finalement
56:38la VOD d'Orange
56:39en Espagne
56:40on a ensuite signé
56:41des contrats
56:41avec d'autres opérateurs
56:44comme One&One
56:45en Allemagne
56:45et plus récemment
56:46Free
56:47nous avons lancé
56:48des chaînes fast
56:49avec l'opérateur Free
56:51au début de cette année là
56:52c'est un succès
56:54nos chaînes fonctionnent très bien
56:55vous avez la connaissance
56:55de la partie distribution
56:56de la partie aussi
56:58de monétisation
56:59de la partie data
57:00et finalement
57:01on peut apporter
57:02plusieurs choses
57:02on peut apporter
57:03soit notre contenu
57:04exclusivement
57:04simplement
57:05et nos chaînes
57:06qui sont très performantes
57:07parce que ça fait 7 ans
57:08on a été précurseur
57:09dans les chaînes fast
57:11avec d'autres opérateurs
57:12on apporte non seulement
57:13le contenu
57:13mais aussi la capacité
57:14de monétiser
57:15avec certains opérateurs
57:17on apporte aussi
57:17notre technologie
57:18on peut créer
57:18même toute l'interface fast
57:20si on veut
57:20donc ça c'est toute la force
57:22de l'offre de Rakuten TV
57:23entreprise
57:23bien merci
57:25Cédric Dufour
57:25d'être venu parler de tout ça
57:26je rappelle
57:26vous êtes CEO de Rakuten TV
57:28et voilà
57:29on va regarder différemment
57:30maintenant
57:30quand on verra passer
57:31ce logo
57:32sur nos téléconnectés
57:33c'est plusieurs millions
57:34de téléviseurs connectés
57:35il y a un vrai marché
57:36autour de tout ça
57:37et donc signature
57:38de plusieurs chaînes fast
57:40qui rejoignent votre offre
57:41merci encore
57:42d'avoir été avec nous
57:43voilà
57:44ainsi se termine cette émission
57:45mobile or congress
57:46à Barcelone
57:47merci de nous avoir suivis
57:48on se retrouve la semaine prochaine
57:50là cette fois-ci
57:51en plateau
57:51chez BFM
57:52excellente semaine
57:53sur BFM Business
57:55Tech & Co Business
57:56sur BFM Business
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