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  • il y a 13 heures
Carine Schorochoff, directrice générale de Cardiawave, était l'invitée de Laure Closier dans French Tech, ce lundi 15 juin. Elle s'est penchée sur une nouvelle approche dans le traitement de la sténose aortique, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Focus ce matin sur la sténose aortique, c'est une maladie dégénérative qui réduit le flux sanguin oxygéné vers les
00:06organes
00:07avec un risque important de décès brutal.
00:09On est avec Karine Choroshoff, bonjour, vous êtes directrice générale de CardiaWave,
00:13vous êtes une medtech française et vous avez franchi une nouvelle étape dans le traitement des patients.
00:19C'est une approche unique, sans implant, sans chirurgie, donc qui n'est pas invasive.
00:23Comment ça fonctionne ?
00:25Comment ça fonctionne ?
00:26Donc CardiaWave, qui est une medtech issue de la recherche française, de l'INSERM,
00:31physique pour la médecine et d'un cardiologue de l'hôpital Pompidou,
00:35a observé que dans cette pathologie que vous avez décrite et qui est effectivement une issue fatale pour beaucoup de
00:40patients,
00:41soit parce que vous êtes trop malade, soit parce que vous n'êtes pas encore assez malade et qu'on
00:43vous suit sans vous soigner,
00:45l'idée est venue de non plus remplacer la valve, parce que c'est la seule solution possible aujourd'hui,
00:50ce qui vient avec des complications, c'est relativement invasif,
00:53c'est donc des complications, des durées d'hospitalisation longues,
00:55et l'idée de ce médecin, de ce cardiologue, a été d'utiliser ou de trouver une approche totalement non
01:02-invasive,
01:03donc plus de chirurgie, pas d'ouverture, en utilisant des ultrasons,
01:07d'où Physique pour la médecine, qui est spécialiste des ultrasons en santé,
01:10et ensemble ils ont développé un moyen pour réparer la valve, donc non plus la remplacer,
01:15– Avec des ultrasons ? – Avec des ultrasons.
01:18– Non, allez-y, je vous en prie.
01:20– Donc des ultrasons qui sont très utilisés, comme vous le savez, dans le diagnostic,
01:25aujourd'hui l'échographie, c'est un moyen tout à fait routinier de voir des organes,
01:32donc comme on peut les voir avec des ultrasons,
01:34ils se sont dit qu'en utilisant des ultrasons à plus haute fréquence,
01:38et je vais sans rentrer dans trop de techniques, expliquer comment elles fonctionnent,
01:42ils créent des petites bulles de cavitation sur les organes, sur les calcifications de cette valve,
01:47ces bulles, en implosant, vont fragmenter les calcifications,
01:51et faire que la valve qui était bouchée, un peu comme vos canalisations,
01:54– On débouche. – On débouche, exactement.
01:56– Moi ça m'a fait penser aux calculs rénaux, c'est un peu le même genre de technologie,
02:00parce qu'on utilise aussi les ultrasons maintenant pour casser les calculs,
02:03sans avoir besoin d'ouvrir le corps, là c'est un peu la même chose, non ?
02:06– Absolument, c'est un peu la même chose, ici, dans le cas des calculs rénaux,
02:11les ultrasons sont envoyés à distance, ici, ils rentrent, je vais dire, jusqu'aux calcifications,
02:16créent les bulles de cavitation et les fragmentent.
02:18Mais au bout du compte, le résultat est, comme vous le dites, tout à fait semblable.
02:21– Et donc, pour le patient, la conséquence, c'est qu'on entre le matin à l'hôpital
02:26et on peut ressortir immédiatement, il n'y a pas besoin d'avoir d'opérations lourdes,
02:29en fait, c'est ça l'avantage principal, j'imagine ?
02:30– Absolument, il y a deux avantages principaux, je dirais,
02:34c'est de, un, comme vous le dites, le caractère non-invasif,
02:36qui ne requiert pas d'hospitalisation, ce qui est un bénéfice pour le patient,
02:39mais aussi pour les économies de santé.
02:42Deuxièmement, il y a l'idée de ne pas remplacer la valve,
02:46mais de garder votre valve native le plus longtemps possible.
02:49Parce que, qui dit prothèse, dit dégénérescence de la prothèse, on le sait.
02:52Les prothèses de hanche, les prothèses de genou,
02:54l'idée est toujours de remplacer le plus tard possible.
02:56Donc, avec cette réparation de la valve, si vous êtes dépisté assez tôt,
03:00on peut vous maintenir en état le plus longtemps possible.
03:03– Et quelle est l'étape que vous avez franchie, là ?
03:04– Alors, dans la recherche médicale, pharmaceutique,
03:08il y a les autorisations de mise sur le marché.
03:10Donc, pour y arriver, il faut faire de très longues études,
03:13et comme de juste, d'ailleurs, pour démontrer les bénéfices de ces thérapies.
03:17Et l'une d'entre elles est l'autorisation de mise sur le marché européen,
03:21ce qu'on appelle le marquage CE, le petit CE que vous voyez sur tous les produits.
03:24C'est la même chose pour nous, sauf que ça requiert, en général,
03:26une dizaine d'années d'études cliniques.
03:29La technologie ValvoSoft de CardioF a été testée sur une centaine de patients pré-marquage CE.
03:34Et fin novembre 2025, nous avons obtenu l'autorisation de déployer nos ValvoSoft en Europe.
03:42Le marquage CE est aussi accepté au UK.
03:44– Donc, c'est-à-dire que là, vous pouvez commercialiser ?
03:45– Voilà, nous pouvons commercialiser.
03:48Donc, nous avons une levée de fonds en cours, très rapide, jusqu'au 30 juin,
03:51pour lever 5 millions d'euros, dont 3,6 sont déjà engagés par les actionnaires actuels,
03:56pour fabriquer les ValvoSoft qui nous permettront de déployer.
04:00– Si on développe un petit peu et si on se projette dans l'avenir,
04:03parce qu'on parle de calcification, il y en a d'autres dans le corps humain,
04:06est-ce que ça pourrait être adaptable à d'autres types de pathologies ?
04:09– Absolument. Donc, sur les valves cardiaques, il y en a quatre.
04:13La sténose aortique que nous traitons aujourd'hui,
04:15la sténose de la valve mitrale, qui est une autre valve du cœur,
04:17et qui, effectivement, pourra être traitée.
04:19Nous sommes une toute petite start-up,
04:21donc nous sommes restés focalisés sur une indication.
04:24Mais, effectivement, il y a d'autres applications,
04:26dans tous les vaisseaux périphériques aussi.
04:28Il y a des calcifications, à nouveau, ce sont des tubes,
04:30donc qui se bouchent comme…
04:32– On débouche les tuyaux.
04:33– Voilà, on débouche les tuyaux par voie non-invasive,
04:36sans, comme vous l'avez dit, sans incision, sans hospitalisation.
04:40– Merci beaucoup, Karine Choroshoff,
04:41d'être venue ce matin dans la matinale de l'économie pour Cardia Wave.
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