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  • il y a 2 semaines
Fredrik Brag, fondateur et directeur général de Median Technologies, était l'invité de Laure Closier dans French Tech, ce vendredi 5 juin. Il s’est penché sur la plateforme d’imagerie médicale basée sur l’IA de Médian Technologies, qui permet de diagnostiquer au plus tôt l’évolution des tumeurs, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Notre invité ce matin, c'est Frédéric Braque. Bonjour, vous êtes le fondateur et directeur général de Médian Technologies.
00:04Vous travaillez sur le cancer, d'une part sur le dépistage avec une plateforme qui permet de diagnostiquer au plus
00:10tôt l'évolution des tumeurs
00:11et puis d'autre part sur l'efficacité des traitements. Vous venez de lever 50 millions d'euros vers votre
00:17déploiement commercial.
00:18Expliquez-nous exactement sur quoi vous travaillez. Je crois que c'est d'abord le cancer du poumon.
00:22Oui, toute l'idée en fait c'est d'essayer de trouver des patients avant qu'ils soient symptomatiques.
00:26En fait, probablement la seule chose qu'on connaît réellement sur le cancer, c'est qu'il y a une
00:30corrélation directe entre le stade d'évolution de la maladie et la capacité de sauver la vie du patient.
00:35Aujourd'hui, malheureusement, la plupart des cancers, il n'y a pas de symptômes.
00:38Le jour où on a des symptômes, c'est que la maladie est en train de se véhiculer, c'est
00:42des métastases et là c'est une lutte contre le temps malheureusement.
00:45Alors que la quasi-totalité des cancers, si on les trouve en stade 1, c'est curatif. On sauve la
00:51vie des patients.
00:51D'où l'importance de la prévention et d'arriver très tôt.
00:53Oui, mais si on prend l'exemple, par exemple, le cancer du poumon, c'est le cancer qui tue le
00:57plus.
00:58Il tue plus que les trois autres suivants quasiment ensemble.
01:03100% des patients détectés en stade 1 peuvent survivre. On leur donne une chance de survie.
01:08Alors qu'aujourd'hui, malheureusement, pour les patients symptomatiques, et malheureusement il y en a beaucoup, c'est 94%
01:14de mortalité à 40 ans.
01:15Donc on peut presque dire, si on exagère un peu les traits, on peut passer de 100% de mortalité
01:19à 100% de survie.
01:22Le grand problème pendant longtemps, ça a été comment on met en place un système de dépistage sans que ça
01:28soit un coût pour la santé qui soit faramineuse.
01:31Donc comment on est capable de faire ça ?
01:32Donc c'est ça que vous avez fait ?
01:33Exactement. L'idée, c'est de faire ça sur de l'imagerie qu'on trouve partout, du scanner, qu'on
01:39trouve partout, et qu'on est capable de...
01:42Sur des personnes à risque, on commence sur des personnes à risque, il faut avoir plus de 50 ans et
01:46avoir un historique de tabagisme.
01:48Ça, c'est les premiers critères qui sont mis en place aux États-Unis, sur lesquels la France va s
01:52'adapter aussi.
01:53Et c'est quoi la différence avec les dépistages aujourd'hui ?
01:57C'est pas des scanners... Qu'est-ce qu'on utilise en fait comme imagerie médicale ?
01:59C'est pas des dépistages aujourd'hui, sauf pour le cancer du sein.
02:02Ah, il faut déjà arriver chez le médecin et avoir des...
02:04Voilà. Aujourd'hui, malheureusement, c'est surtout des patients symptomatiques.
02:07C'est pour ça que le cancer du poumon en France, malheureusement, c'est une horreur absolue, quoi.
02:11Et donc là, du coup, votre IA, elle va se greffer sur n'importe quel scanner, en gros,
02:15et qu'est-ce qu'elle va voir ou détecter qu'un médecin humain ne pourrait pas détecter ?
02:21On est la première société au monde qui a un dispositif médical,
02:25donc qui est passé au travers de toutes les validations cliniques,
02:28au même titre que les laboratoires pharma vont faire, etc.
02:31Et on a réussi à démontrer qu'on était capable de trouver, avec une précision phénoménale,
02:36quand je dis ça, c'est les chiffres qui parlent d'eux-mêmes,
02:39on est capable de détecter, avec une très grande précision, des cancers dans les scanners.
02:43Il faut comprendre, un scanner, c'est qu'une information anatomique.
02:46On n'a pas d'informations ni génétiques, ni biologiques.
02:48Quand on regarde un scanner, on est les premiers à avoir corrélé l'image à une information biologique.
02:53On est capable de dire, chaque fois que je retrouve ce signal, ça correspond au cancer du poumon,
02:58chaque fois que je trouve ce signal, ça correspond au cancer du foie, etc.
03:01Et ça, le médecin humain, il ne peut pas le voir,
03:04ou est-ce que c'est juste de l'automatisation de ce que pourrait faire un humain ?
03:07Alors, l'humain peut essayer d'analyser ces images,
03:12et avec son expérience, il va avoir une certaine interprétation de l'image.
03:16Mais nous, on ne regarde pas ce que l'humain regarde.
03:18Donc nous, on va vraiment corréler le signal à une information biologique.
03:22Et à chaque fois qu'on retrouve ce signal, on sait ce que c'est.
03:25Et il faut comprendre, le stade 1, c'est des toutes petites lésions.
03:29Et on ne sait pas, on regarde cette lésion, c'est même si on la trouve.
03:32Et si on la trouve, on ne sait pas ce que c'est.
03:34Et ça, c'est le grand problème.
03:36C'est le grand problème des dépistages, c'est que du coup, on trouve beaucoup de faux positifs.
03:40C'est des gens qui ont des lésions, mais qui ne sont pas des cancers.
03:43Mais ils ont exactement la forme d'un cancer.
03:45Là, votre technologie, elle est au point, elle est mature.
03:49Désormais, place au déploiement commercial.
03:50C'est à ça que sert la levée de fonds.
03:52Voilà, exactement.
03:53C'est qu'aujourd'hui, on a reçu l'homologation d'autorisation de mise sur le marché aux Etats-Unis.
03:58On attend l'autorisation pour l'Europe d'ici fin juin.
04:00Donc c'est demain.
04:03Et il y a déjà l'Allemagne, en Europe, qui a commencé à lancer son propre programme de dépistage.
04:08La France a annoncé qu'ils allaient...
04:10Maintenant, ils lancent un pilote sur lequel nous, on va participer.
04:12Et avec des gens formidables, comme le professeur Revelle à Cochin, qui va gérer ça aussi.
04:18Mais là, il faut que vous alliez voir chaque propriétaire de scanner et lui vendre votre techno.
04:22C'est-à-dire que c'est un travail de porte-à-porte que vous allez faire ?
04:25Non, parce qu'aux Etats-Unis, maintenant, c'est pris en charge par le système de soins.
04:30Donc au même titre que nous, on est alertés pour faire différents types de dépistage.
04:35Là, c'est pareil aux Etats-Unis.
04:36Ils sont tous alertés.
04:37Ils peuvent aller faire un scanner pour le dépistage du cancer du poumon.
04:42Si on remplit les critères d'éligibilité, il y a 15 millions de personnes aujourd'hui
04:46qui sont éligibles au dépistage du cancer du poumon aux Etats-Unis.
04:49Et comment je saurais, moi, en tant que patient, que le centre d'imagerie médicale auquel je me rends
04:55est équipé d'outils augmentés par l'intelligence artificielle ?
04:58Du point de vue du patient, je trouve que c'est intéressant à savoir comme élément.
05:01Absolument.
05:02Et en fait, c'est la beauté de toute l'évolution de la technologie.
05:05Notre solution, c'est un algorithme qui tourne dans le cloud.
05:07On récupère une image où qu'elle soit.
05:09On fait un post-traitement et on renvoie l'information au clinicien.
05:12Donc nous, on peut se déployer dans n'importe quel hôpital demain.
05:16Donc d'un point de vue technologique aujourd'hui et logistique, c'est très simple.
05:20Merci beaucoup d'être venu ce matin, Frédéric Bragg pour Médian Technologies.
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