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  • il y a 2 jours
Boris Lévêque, directeur général et cofondateur d'Axomove, était l'invité de Laure Closier dans French Tech, ce mardi 5 mai. Il a parlé du développement de la seule application certifiée dispositif médical remboursé par la Santé Sociale, pour la rééducation physique après une lombalgie, dans Good Morning Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Notre invité ce matin dans la French Tech, c'est Boris Levesque.
00:02Bonjour, vous êtes directeur général et cofondateur d'Axomove,
00:05un dispositif digital de rééducation remboursé en France, le seul, vous nous dites même ce matin.
00:11Comment ça fonctionne ? Est-ce que c'est plus que de la télésurveillance ?
00:16Oui, bonjour, Boris Levesque, cofondateur et dirigeant d'Axomove,
00:20une start-up numérique en santé basée à Lille.
00:23Effectivement, on a développé la seule, aujourd'hui, application
00:26qui est certifiée dispositif médical remboursé par la sécurité sociale.
00:30Pour la rééducation physique, après une lombadgie.
00:34Alors, plus largement, Axomove, c'est même une clinique digitale de rééducation et de prévention.
00:40Cette clinique digitale, elle permet une certaine prolongation des soins de rééducation au domicile du patient.
00:46Donc, on va équiper des centres de rééducation.
00:49Ça, c'est notre premier marché, des centres de rééducation
00:51qui vont pouvoir utiliser cette application avec leurs patients pour faire des exercices à la maison.
00:56Donc, on est vraiment entre deux séances de rééducation ou après une séance de rééducation.
01:02Et associé à ça, on parlait de surveillance tout à l'heure.
01:04On applique également ce principe de surveillance à la rééducation
01:08puisque le dispositif, il permet justement de surveiller ce qui se passe à la maison dans le cadre de la
01:12rééducation.
01:13Donc, on va pouvoir monitorer si le patient s'est connecté, s'il a fait ses exercices, s'il a
01:16bien fait ses exercices.
01:18Et surtout, s'il n'y a pas d'événement indésirable.
01:20Par exemple, s'il n'y a pas eu de douleur ou pas de difficulté à réaliser des exercices.
01:24Mais attendez, s'il n'a pas bien fait ses exercices, ça a quel impact ?
01:28C'est-à-dire qu'il est puni par l'assurance maladie ?
01:32C'est-à-dire que comment ça fonctionne ?
01:35Non, ce n'est pas exactement ça.
01:37C'est qu'il est puni parce qu'il ne va pas mieux.
01:39La baseline d'Axomove, c'est le médicament, c'est le mouvement.
01:42C'est-à-dire qu'à l'instar des médicaments plus classiques,
01:45si vous ne prenez pas votre médicament, c'est difficile d'aller mieux.
01:48Là, c'est pareil avec la rééducation.
01:50Le but du jeu, c'est d'améliorer l'observance des exercices.
01:53Et c'est ce que permet le dispositif.
01:54Puisque grâce à ce dispositif, on a mené plusieurs études cliniques.
01:57Et une étude clinique a montré qu'on multipliait par cinq l'observance des exercices à la maison.
02:04Et donc, un patient qui fait ses exercices après un AVC, par exemple,
02:07qu'il a la maladie de Parkinson ou qu'il a une lombalgie,
02:10une finie, il va mieux.
02:11Mais comment on fait, justement ?
02:13Vous disiez, l'enjeu, c'est l'observance, évidemment.
02:15Mais comment on fait pour savoir qu'un patient a bien fait ses exercices ?
02:18On sait que les exercices de kiné, il faut bien faire le geste du début à la fin.
02:22Il faut que ça dure tant de secondes, etc.
02:24Il y a un système de quoi ?
02:25C'est de l'intelligence artificielle couplée à la caméra
02:27qui sait si j'ai bien réalisé mon exercice ?
02:30Ou c'est juste, bon, j'ai passé tant de temps devant la caméra,
02:32donc c'est que le patient a dû suivre ce que je lui avais dit ?
02:36Alors, le premier enjeu, Anthony,
02:37ce n'est pas forcément de bien faire ses exercices au degré près ou au millimètre près,
02:41c'est déjà de faire en sorte qu'il fasse ses exercices.
02:44Le premier enjeu, il est là.
02:45Après, si l'ongulation n'est pas extrêmement bien suivie
02:48ou si le patient n'a pas respecté exactement à la lettre l'exercice,
02:53ce n'est pas grave en soi.
02:54Le premier point, c'est vraiment l'amélioration de l'observance.
02:57Pourquoi les gens en rééducation, ils ne vont pas mieux ?
03:00C'est que d'abord, ils ne font pas leurs exercices.
03:02Donc, le dispositif, en premier lieu, il permet d'améliorer et de décupler l'observance.
03:06Après, effectivement, la bonne exécution d'exercices reste importante.
03:11C'est pour ça que pour le moment, ça reste du développement chez nous.
03:13Ce n'est pas encore ce qu'on appelle en production.
03:15On est en train de développer un algorithme de reconnaissance
03:18de la bonne exécution d'un exercice pour faire plein de choses.
03:22La première, c'est effectivement vérifier que l'exercice soit bien fait.
03:25Deuxième point, c'est de pouvoir également bilanter le patient,
03:28c'est de pouvoir mesurer son amélioration au cours du temps.
03:31Et troisième point, c'est peut-être le point le plus important,
03:33c'est d'apporter des éléments de gamification
03:35pour faire en sorte que le patient revienne et revienne avec plaisir.
03:39Parce que ce n'est pas facile de suivre pour bien faire ces exercices.
03:43Vous venez de lever 4 millions d'euros.
03:45C'est le premier investissement du Fonds prévention numérique de BPI France
03:48qui a été lancé en février dernier.
03:514 millions d'euros qui vont servir à quoi ?
03:54Ces 4 millions, déjà, ils vont nous servir à scaler nos modèles.
03:57Nos modèles aujourd'hui qui fonctionnent.
03:58On a un premier modèle qui fonctionne à l'hôpital
04:00puisqu'on équipe plus de 70 centres de rééducation
04:03pour digitaliser le parcours de rééducation.
04:05Mais vous l'avez entendu, c'est le Fonds prévention numérique de BPI
04:08qui a investi, entre autres, dans Action Move.
04:12C'est aussi pour développer tout ce qui touche à la prévention.
04:15Donc aujourd'hui, on a des modèles business qui marchent
04:16avec les entreprises et les assureurs,
04:19notamment pour développer ce qu'on appelle la prévention
04:21des troubles musculosquelettiques, les TMS.
04:23Ça représente à peu près 30% de l'absentéisme.
04:26Et donc, on développe, on déploie cette clinique digitale
04:29pour équiper les salariés et les assurés
04:31pour venir sur Action Move faire des exercices
04:33et se faire suivre par un kiné,
04:35non pas en rééducation, mais cette fois-ci en prévention.
04:37Le deuxième point, c'est d'aller…
04:39On a mis le pied dans la porte puisqu'on a un premier remboursement
04:41par l'assurance maladie pour la lombagie.
04:43L'objectif, c'est d'aller chercher d'autres indications
04:45nécessitent de faire d'autres études cliniques.
04:47On va aller chercher d'autres rhumatismes,
04:50notamment tout ce qui touche à l'arthrose
04:51et à la fibromyalgie, par exemple.
04:53Il y a l'obésité.
04:54On va lancer une étude en fin d'année sur l'obésité.
04:56On sait que l'activité physique adaptée
04:58et la rééducation est importante
05:00dans le traitement de l'obésité.
05:01Donc là, on va lancer 4, c'est-à-dire une étude
05:04qui vise à démontrer l'impact, on espère, positif
05:07de la solution sur les patients atteints d'obésité.
05:09Merci beaucoup, Boris Lévesque,
05:10d'avoir été avec nous ce matin
05:11dans la matinale de l'économie.
05:12Merci.
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