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  • il y a 11 minutes
Inetum dévoile son nouveau visage et affirme ses ambitions sur un marché du numérique en pleine recomposition. Entre intelligence artificielle, cloud et cybersécurité, le groupe européen entend se démarquer face aux géants américains. Son tout nouvel Observatoire européen du digital vient éclairer la réalité des usages IA parmi les cadres européens.

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00:07Bonjour François Flottuot, vous êtes le CEO d'Inetom Euromed et vous avez dévoilé le nouvel Inetom lors d'une
00:14grande conférence de presse.
00:15Quelle est votre ambition et qu'est-ce qui distingue désormais votre groupe sur le marché du numérique ?
00:20Bonjour Emely, ravi d'être ici. D'abord quelques chiffres sur Inetom.
00:25Inetom c'est une grande ESN, entreprise de services numériques, 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, une présence
00:32historique en France depuis 50 ans où on a plus de 8000 consultants et ingénieurs qui travaillent pour nos clients
00:40favoris.
00:41Alors c'est quoi le nouvel Inetom ? C'est deux choses. D'abord une nouvelle expression de notre marque
00:47et ensuite de nouvelles offres.
00:50Sur l'expression de notre marque, on a sorti un slogan qui résume un peu bien ce qu'on veut
00:56dire.
00:56Ça s'appelle « Let's make tech right ». On a conservé l'anglais parce qu'on pense que ça
01:00a de l'impact.
01:02Et si je décompose les mots « let's », c'est une invitation à nos clients, à nos partenaires, à
01:08tout l'écosystème à travailler avec nous.
01:10Le make, c'est la volonté de créer du concret versus des charts. Tech, c'est notre métier, la tech,
01:20c'est ce qu'on fait.
01:20Et je crois que ce qu'on veut exprimer aussi, c'est que ce n'est pas une finalité, c
01:25'est un moyen pour que nos clients puissent améliorer leur performance.
01:29Et « right », c'est ce mot anglais qui résume beaucoup de choses et qui nous permet d'exprimer
01:36le fait que la tech va servir pour améliorer les performances financières,
01:39mais aussi pour améliorer les performances RSE de nos clients et aussi pour contribuer au bon développement de la société.
01:47Donc c'est un mot qui couvre tout ça et qui montre vraiment ce qu'on veut faire avec la
01:52tech pour nos clients.
01:52Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, sur la partie de nos offres, je crois qu
01:58'aujourd'hui, rapidement, nos clients sont au milieu de secousses géopolitiques.
02:05Ils doivent pouvoir démontrer de la résilience et on a tout le sujet de la souveraineté qui les secoue aussi
02:14en France et en Europe.
02:15Et donc nous, ce qu'on essaye de faire là-dedans, c'est de les accompagner dans leur transformation digitale
02:22en prenant en compte tous ces sujets
02:24et en plus, en leur permettant de miser sur le gros sujet de l'IA qui est un sujet qui
02:32peut apporter beaucoup, mais qui rend beaucoup de nos clients un peu perplexes pour le moment.
02:36Et donc avec ça, on met de l'IA, de la cyber et de la confiance dans tout notre portfolio.
02:42On a clairement exprimé les industries dans lesquelles on veut opérer, c'est-à-dire le secteur public, banque assurance,
02:51les entreprises régulées comme le transport, l'énergie, etc.
02:55Et puis, on a aussi réexprimé le fait que nous sommes un acteur résolument ancré sur le territoire français.
03:03Plus de 40 agences, même si notre mode de délivrerie, comme on dit dans notre langage, est hybride avec du
03:10NIRSHOR en Europe, en Afrique du Nord et potentiellement en Inde.
03:14Nous sommes un acteur local to local.
03:17Donc voilà, c'est un peu ça l'esprit de nos nouvelles offres et du nouvel Inetom.
03:23Vous avez également lancé un observatoire européen du digital, Samuel Géquier.
03:28Vous êtes le directeur général adjoint de l'Institut Bonafidé.
03:32Quel enseignement vous a le plus surpris sur la perception et l'usage de l'intelligence artificielle par les cadres
03:38européens ?
03:39Oui, bonjour à vous. Effectivement, on a, avec François, lancé une étude assez vaste et assez solide, auprès d'échantillons
03:46de 604 dans 4 pays, Belgique, Portugal, Espagne et France,
03:51qui embrassaient à peu près toutes les dimensions du rapport à la tech et du rapport à l'IA.
03:55Et juste avant d'en venir à l'IA et pour bien comprendre, un des enseignements vraiment marquants,
04:00c'est que la technologie est vue par les cadres au sein des 4 pays comme le seul changement positif
04:06des 20-30 dernières années.
04:08C'est-à-dire qu'en Espagne, au Portugal, encore plus en France et en Belgique,
04:12vous avez une très large majorité de cadres qui jugent que leur société respective est en régression,
04:17du point de vue de la vie démocratique, du point de vue du système de santé, du point de vue
04:21du système éducatif,
04:22du point de vue du système de retraite, du point de vue des finances publiques.
04:27La liste est longue, mais vous en avez entre 77 et 80% qui considèrent, en revanche,
04:32que la technologie a apporté un changement positif.
04:36Donc voilà, on a des cadres plutôt technophiles et qui considèrent que finalement, dans le monde,
04:40c'est un peu la seule production de progrès depuis un certain nombre de décennies.
04:45Donc ce contexte-là, cette représentation-là, elle explique aujourd'hui un rapport plutôt favorable à l'IA.
04:52On a testé le rapport à l'IA sur, au fond, trois dimensions, le rapport de l'individu,
04:56c'est-à-dire comment il l'utilise dans sa vie privée et personnelle, le rapport du travailleur,
05:00comment il l'utilise dans son entreprise, et puis le rapport du citoyen, quels effets il envoie.
05:06Alors du côté des bénéfices, il y a évidemment tout le bénéfice sur la vie quotidienne,
05:10recherche d'informations, praticité, évidemment accès à des informations synthétisées et pratiques.
05:19Du point de vue du travail, il y a une très nette majorité, entre deux tiers et trois quarts,
05:23qui juge que ça améliore les conditions de travail, notamment du point de vue de la productivité.
05:29Donc ça, c'est pour les aspects positifs, la praticité, la simplicité et la productivité.
05:34Du point de vue des effets un peu plus inquiétants, il y a deux inquiétudes majeures.
05:38Elles relèvent de la protection des données personnelles et de l'inquiétude citoyenne pour la vie démocratique
05:44et notamment les risques de manipulation de l'information.
05:48Et quand on fait le bilan, on finit par une dernière question, est-ce que c'est une opportunité ou
05:53une menace ?
05:54Vous avez deux tiers des cadres européens qui jugent que c'est une opportunité, pour les raisons que je vous
05:58ai dites.
05:59Encore deux petites choses qui me semblent intéressantes à relever, c'est que les quatre Français sont un peu en
06:04dedans,
06:04un peu en dessous de la moyenne, à la fois dans l'usage, dans le niveau de confiance, dans l
06:09'IA.
06:09Alors c'est majoritaire, mais c'est 6-7 points de moins que les autres, et particulièrement que les Portugais,
06:16qui sont les plus en avance, donc il y a un léger retard français.
06:19Et puis il y a un chiffre aussi qu'on a beaucoup commenté avec François,
06:23vous avez près d'un quart sur deux, 45% qui dit utiliser dans son entreprise l'IA de manière
06:29cachée.
06:29Donc je pense que c'est un des gros sujets pour beaucoup d'organisations et d'entreprises.
06:34Il y a deux raisons. François m'a donné une explication plus tech, mais qui est très juste,
06:40à laquelle je n'avais pas forcément pensé, moi, sondeur, qu'effectivement ils peuvent utiliser des outils,
06:44ou des IA qui ne sont pas celles de l'entreprise, parce qu'ils ont des habitudes avec elles.
06:49Moi, je pensais aussi qu'il y a notamment dans un certain nombre d'entreprises de services, de conseils,
06:54que ce n'est pas toujours assumé, socialement et au sein d'entreprises, de dire qu'on utilise l'IA.
06:59Mais en tout cas, c'est une vraie piste, alors pas d'inquiétude, mais en tout cas un point de
07:05vigilance
07:05pour beaucoup d'organisations et d'entreprises, parce qu'il y a des choses évidemment qui leur échappent
07:10quand vous avez un 4 sur 2 qui pratiquent l'IA de manière cachée, sans qu'on sache trop ce
07:14qu'il fait et avec qui il le fait.
07:17François, je reviens vers vous. Parmi les offres que vous développez autour de l'IA, du cloud, de la cybersécurité,
07:24chez Inetom, laquelle répond aujourd'hui à la demande la plus forte chez vos clients ?
07:29Alors, je voulais remercier Samuel et l'équipe parce que le rendu de l'Observatoire est extraordinaire.
07:38Et il est important pour nous, avec ce genre d'éléments, de nourrir un peu le débat en France et
07:45en Europe.
07:46Il est important qu'on arrive à donner des données assez factuelles pour avancer sur notre situation européenne de compétitivité
07:55dans l'IA et le cloud.
07:56Pour en revenir à votre question, je voulais rappeler très brièvement que nous, chez Inetom, on a trois divisions.
08:04Il y en a une qui fait de la technologie et qui travaille sur le patrimoine historique IT de nos
08:11clients, qui est souvent un peu complexe, que ce soit les applications ou l'infrastructure.
08:16Avec l'IA, on pense qu'on va pouvoir accélérer cette modernisation et donc que ça va beaucoup simplifier la
08:21vie de nos clients et les aider.
08:23Le deuxième, c'est ce qu'on appelle solution.
08:26C'est la mise en œuvre de plateformes que vous connaissez tous comme SAP, ServiceNow, Salesforce, Workday ou autres.
08:33Et là, ce sont pour les clients qui veulent avoir, entre guillemets, du best of breed et qui ont peut
08:37-être un peu moins de soucis sur la confidentialité de certaines données,
08:41puisque ce sont des clouds souvent américains.
08:44Et la troisième activité, c'est ce qu'on appelle le consulting chez nous.
08:47C'est ce qui permet d'aller des idées vers la réalité et souvent en conseillant nos directeurs informatiques.
08:52Et sur votre question très concrète sur des exemples, je voulais en citer trois rapidement.
09:00Le premier, c'est concernant le cloud de confiance ou même le cloud souverain.
09:05On a fait un beau projet avec les laboratoires Boiron, qui ont bien sûr des données très sensibles de santé,
09:11où on les a migrés de leur centre de données interne vers OVH, OVH qui est Secnum Cloud, la belle
09:20pépite française et européenne.
09:22On a fait ça en six mois et ça leur a permis d'économiser 20% de leur coût.
09:26Donc, belle réussite. Le deuxième exemple que je donnerai, même si je ne peux pas citer le nom de la
09:31région,
09:32mais on l'aime beaucoup parce que ça veut dire qu'on travaille au cœur du territoire.
09:35On est en train de réaliser une roadmap IA avec eux sur tous les use cases pour les citoyens,
09:42pour ceux qui ont besoin des services de la région.
09:45Et ça va de l'acculturation jusqu'au passage à l'échelle sur quelques grands exemples de rapports avec le
09:52citoyen.
09:52Et le troisième exemple, encore une fois, je ne peux pas citer, c'est une banque où on fait un
09:57projet extrêmement intéressant
09:59parce que c'est travailler la cybersécurité avec l'arrivée de l'IA.
10:05C'est-à-dire que l'IA peut créer encore plus de brèches qu'avant et notamment avec le Shadow
10:11AI dont tu as parlé.
10:12Et donc là, on travaille dans une gouvernance pour s'attaquer sur tous ces sujets.
10:18Ce n'est pas fini, ça va durer, ça va se répéter.
10:20Et donc, tout ça, ce sont des beaux exemples de ce qu'est le nouvel Inetum aujourd'hui.
10:25Merci beaucoup.
10:26Merci.
10:26Merci.
10:26Merci.
10:26Merci.
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