00:07Bonjour François Flottuot, vous êtes le CEO d'Inetom Euromed et vous avez dévoilé le nouvel Inetom lors d'une
00:14grande conférence de presse.
00:15Quelle est votre ambition et qu'est-ce qui distingue désormais votre groupe sur le marché du numérique ?
00:20Bonjour Emely, ravi d'être ici. D'abord quelques chiffres sur Inetom.
00:25Inetom c'est une grande ESN, entreprise de services numériques, 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires, une présence
00:32historique en France depuis 50 ans où on a plus de 8000 consultants et ingénieurs qui travaillent pour nos clients
00:40favoris.
00:41Alors c'est quoi le nouvel Inetom ? C'est deux choses. D'abord une nouvelle expression de notre marque
00:47et ensuite de nouvelles offres.
00:50Sur l'expression de notre marque, on a sorti un slogan qui résume un peu bien ce qu'on veut
00:56dire.
00:56Ça s'appelle « Let's make tech right ». On a conservé l'anglais parce qu'on pense que ça
01:00a de l'impact.
01:02Et si je décompose les mots « let's », c'est une invitation à nos clients, à nos partenaires, à
01:08tout l'écosystème à travailler avec nous.
01:10Le make, c'est la volonté de créer du concret versus des charts. Tech, c'est notre métier, la tech,
01:20c'est ce qu'on fait.
01:20Et je crois que ce qu'on veut exprimer aussi, c'est que ce n'est pas une finalité, c
01:25'est un moyen pour que nos clients puissent améliorer leur performance.
01:29Et « right », c'est ce mot anglais qui résume beaucoup de choses et qui nous permet d'exprimer
01:36le fait que la tech va servir pour améliorer les performances financières,
01:39mais aussi pour améliorer les performances RSE de nos clients et aussi pour contribuer au bon développement de la société.
01:47Donc c'est un mot qui couvre tout ça et qui montre vraiment ce qu'on veut faire avec la
01:52tech pour nos clients.
01:52Donc ça, c'est la première chose. Et la deuxième chose, sur la partie de nos offres, je crois qu
01:58'aujourd'hui, rapidement, nos clients sont au milieu de secousses géopolitiques.
02:05Ils doivent pouvoir démontrer de la résilience et on a tout le sujet de la souveraineté qui les secoue aussi
02:14en France et en Europe.
02:15Et donc nous, ce qu'on essaye de faire là-dedans, c'est de les accompagner dans leur transformation digitale
02:22en prenant en compte tous ces sujets
02:24et en plus, en leur permettant de miser sur le gros sujet de l'IA qui est un sujet qui
02:32peut apporter beaucoup, mais qui rend beaucoup de nos clients un peu perplexes pour le moment.
02:36Et donc avec ça, on met de l'IA, de la cyber et de la confiance dans tout notre portfolio.
02:42On a clairement exprimé les industries dans lesquelles on veut opérer, c'est-à-dire le secteur public, banque assurance,
02:51les entreprises régulées comme le transport, l'énergie, etc.
02:55Et puis, on a aussi réexprimé le fait que nous sommes un acteur résolument ancré sur le territoire français.
03:03Plus de 40 agences, même si notre mode de délivrerie, comme on dit dans notre langage, est hybride avec du
03:10NIRSHOR en Europe, en Afrique du Nord et potentiellement en Inde.
03:14Nous sommes un acteur local to local.
03:17Donc voilà, c'est un peu ça l'esprit de nos nouvelles offres et du nouvel Inetom.
03:23Vous avez également lancé un observatoire européen du digital, Samuel Géquier.
03:28Vous êtes le directeur général adjoint de l'Institut Bonafidé.
03:32Quel enseignement vous a le plus surpris sur la perception et l'usage de l'intelligence artificielle par les cadres
03:38européens ?
03:39Oui, bonjour à vous. Effectivement, on a, avec François, lancé une étude assez vaste et assez solide, auprès d'échantillons
03:46de 604 dans 4 pays, Belgique, Portugal, Espagne et France,
03:51qui embrassaient à peu près toutes les dimensions du rapport à la tech et du rapport à l'IA.
03:55Et juste avant d'en venir à l'IA et pour bien comprendre, un des enseignements vraiment marquants,
04:00c'est que la technologie est vue par les cadres au sein des 4 pays comme le seul changement positif
04:06des 20-30 dernières années.
04:08C'est-à-dire qu'en Espagne, au Portugal, encore plus en France et en Belgique,
04:12vous avez une très large majorité de cadres qui jugent que leur société respective est en régression,
04:17du point de vue de la vie démocratique, du point de vue du système de santé, du point de vue
04:21du système éducatif,
04:22du point de vue du système de retraite, du point de vue des finances publiques.
04:27La liste est longue, mais vous en avez entre 77 et 80% qui considèrent, en revanche,
04:32que la technologie a apporté un changement positif.
04:36Donc voilà, on a des cadres plutôt technophiles et qui considèrent que finalement, dans le monde,
04:40c'est un peu la seule production de progrès depuis un certain nombre de décennies.
04:45Donc ce contexte-là, cette représentation-là, elle explique aujourd'hui un rapport plutôt favorable à l'IA.
04:52On a testé le rapport à l'IA sur, au fond, trois dimensions, le rapport de l'individu,
04:56c'est-à-dire comment il l'utilise dans sa vie privée et personnelle, le rapport du travailleur,
05:00comment il l'utilise dans son entreprise, et puis le rapport du citoyen, quels effets il envoie.
05:06Alors du côté des bénéfices, il y a évidemment tout le bénéfice sur la vie quotidienne,
05:10recherche d'informations, praticité, évidemment accès à des informations synthétisées et pratiques.
05:19Du point de vue du travail, il y a une très nette majorité, entre deux tiers et trois quarts,
05:23qui juge que ça améliore les conditions de travail, notamment du point de vue de la productivité.
05:29Donc ça, c'est pour les aspects positifs, la praticité, la simplicité et la productivité.
05:34Du point de vue des effets un peu plus inquiétants, il y a deux inquiétudes majeures.
05:38Elles relèvent de la protection des données personnelles et de l'inquiétude citoyenne pour la vie démocratique
05:44et notamment les risques de manipulation de l'information.
05:48Et quand on fait le bilan, on finit par une dernière question, est-ce que c'est une opportunité ou
05:53une menace ?
05:54Vous avez deux tiers des cadres européens qui jugent que c'est une opportunité, pour les raisons que je vous
05:58ai dites.
05:59Encore deux petites choses qui me semblent intéressantes à relever, c'est que les quatre Français sont un peu en
06:04dedans,
06:04un peu en dessous de la moyenne, à la fois dans l'usage, dans le niveau de confiance, dans l
06:09'IA.
06:09Alors c'est majoritaire, mais c'est 6-7 points de moins que les autres, et particulièrement que les Portugais,
06:16qui sont les plus en avance, donc il y a un léger retard français.
06:19Et puis il y a un chiffre aussi qu'on a beaucoup commenté avec François,
06:23vous avez près d'un quart sur deux, 45% qui dit utiliser dans son entreprise l'IA de manière
06:29cachée.
06:29Donc je pense que c'est un des gros sujets pour beaucoup d'organisations et d'entreprises.
06:34Il y a deux raisons. François m'a donné une explication plus tech, mais qui est très juste,
06:40à laquelle je n'avais pas forcément pensé, moi, sondeur, qu'effectivement ils peuvent utiliser des outils,
06:44ou des IA qui ne sont pas celles de l'entreprise, parce qu'ils ont des habitudes avec elles.
06:49Moi, je pensais aussi qu'il y a notamment dans un certain nombre d'entreprises de services, de conseils,
06:54que ce n'est pas toujours assumé, socialement et au sein d'entreprises, de dire qu'on utilise l'IA.
06:59Mais en tout cas, c'est une vraie piste, alors pas d'inquiétude, mais en tout cas un point de
07:05vigilance
07:05pour beaucoup d'organisations et d'entreprises, parce qu'il y a des choses évidemment qui leur échappent
07:10quand vous avez un 4 sur 2 qui pratiquent l'IA de manière cachée, sans qu'on sache trop ce
07:14qu'il fait et avec qui il le fait.
07:17François, je reviens vers vous. Parmi les offres que vous développez autour de l'IA, du cloud, de la cybersécurité,
07:24chez Inetom, laquelle répond aujourd'hui à la demande la plus forte chez vos clients ?
07:29Alors, je voulais remercier Samuel et l'équipe parce que le rendu de l'Observatoire est extraordinaire.
07:38Et il est important pour nous, avec ce genre d'éléments, de nourrir un peu le débat en France et
07:45en Europe.
07:46Il est important qu'on arrive à donner des données assez factuelles pour avancer sur notre situation européenne de compétitivité
07:55dans l'IA et le cloud.
07:56Pour en revenir à votre question, je voulais rappeler très brièvement que nous, chez Inetom, on a trois divisions.
08:04Il y en a une qui fait de la technologie et qui travaille sur le patrimoine historique IT de nos
08:11clients, qui est souvent un peu complexe, que ce soit les applications ou l'infrastructure.
08:16Avec l'IA, on pense qu'on va pouvoir accélérer cette modernisation et donc que ça va beaucoup simplifier la
08:21vie de nos clients et les aider.
08:23Le deuxième, c'est ce qu'on appelle solution.
08:26C'est la mise en œuvre de plateformes que vous connaissez tous comme SAP, ServiceNow, Salesforce, Workday ou autres.
08:33Et là, ce sont pour les clients qui veulent avoir, entre guillemets, du best of breed et qui ont peut
08:37-être un peu moins de soucis sur la confidentialité de certaines données,
08:41puisque ce sont des clouds souvent américains.
08:44Et la troisième activité, c'est ce qu'on appelle le consulting chez nous.
08:47C'est ce qui permet d'aller des idées vers la réalité et souvent en conseillant nos directeurs informatiques.
08:52Et sur votre question très concrète sur des exemples, je voulais en citer trois rapidement.
09:00Le premier, c'est concernant le cloud de confiance ou même le cloud souverain.
09:05On a fait un beau projet avec les laboratoires Boiron, qui ont bien sûr des données très sensibles de santé,
09:11où on les a migrés de leur centre de données interne vers OVH, OVH qui est Secnum Cloud, la belle
09:20pépite française et européenne.
09:22On a fait ça en six mois et ça leur a permis d'économiser 20% de leur coût.
09:26Donc, belle réussite. Le deuxième exemple que je donnerai, même si je ne peux pas citer le nom de la
09:31région,
09:32mais on l'aime beaucoup parce que ça veut dire qu'on travaille au cœur du territoire.
09:35On est en train de réaliser une roadmap IA avec eux sur tous les use cases pour les citoyens,
09:42pour ceux qui ont besoin des services de la région.
09:45Et ça va de l'acculturation jusqu'au passage à l'échelle sur quelques grands exemples de rapports avec le
09:52citoyen.
09:52Et le troisième exemple, encore une fois, je ne peux pas citer, c'est une banque où on fait un
09:57projet extrêmement intéressant
09:59parce que c'est travailler la cybersécurité avec l'arrivée de l'IA.
10:05C'est-à-dire que l'IA peut créer encore plus de brèches qu'avant et notamment avec le Shadow
10:11AI dont tu as parlé.
10:12Et donc là, on travaille dans une gouvernance pour s'attaquer sur tous ces sujets.
10:18Ce n'est pas fini, ça va durer, ça va se répéter.
10:20Et donc, tout ça, ce sont des beaux exemples de ce qu'est le nouvel Inetum aujourd'hui.
10:25Merci beaucoup.
10:26Merci.
10:26Merci.
10:26Merci.
10:26Merci.
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