- il y a 2 jours
À la tête de EuraTechnologies, Emmanuel Durand porte une ambition : faire émerger les futurs champions européens de la tech.
Dans un contexte de compétition mondiale, il décrypte les nouveaux enjeux de souveraineté, de scale et de puissance des écosystèmes.
Avec “The Square”, il dévoile une approche plus sélective et stratégique pour accélérer la croissance des startups.
Dans un contexte de compétition mondiale, il décrypte les nouveaux enjeux de souveraineté, de scale et de puissance des écosystèmes.
Avec “The Square”, il dévoile une approche plus sélective et stratégique pour accélérer la croissance des startups.
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00:04Emmanuel Durand est mon invité dans la grande interview de Smartech aujourd'hui.
00:08Bonjour Emmanuel. Bonjour Delphine. Vous êtes le nouveau président du
00:10directoire d'Eura Technologies donc qui regroupe plusieurs campus de start-up
00:15dans les Hauts-de-France. Combien d'entreprises, enfin de start-up finalement
00:18sont présentes dans votre écosystème ? Alors à intenter c'est plusieurs centaines
00:26et on aime bien mettre en avant la quantité des entreprises qu'on accompagne
00:30mais je trouve que c'est un peu un critère qui n'est pas nécessairement adapté. Pourquoi ? Parce que
00:37moi je m'intéresse plus à la qualité de ce qui sort
00:39et la quantité de ce qui rentre. Très bien, je vous suis. Donc on va parler de ça aujourd'hui
00:45mais l'objectif d'un incubateur
00:47c'est réellement de faire émerger des champions et il y a une logique de sélectivité donc c'est un
00:53peu
00:53comme des bébés tortues, vous en prenez beaucoup et puis au fur et à mesure il y en aura peut
00:58-être un, deux, trois
00:58qui en sortiront, qui seront capables d'accomplir la mission pour laquelle nous on existe, c'est-à-dire de
01:05soutenir l'emploi
01:06et donc on sait un champion peut avoir plus d'impact qu'une centaine d'auto-entrepreneurs.
01:13Et ce sont uniquement des start-up de la région des Hauts-de-France que vous accueillez ou pas forcément
01:20?
01:20Pas nécessairement. L'enjeu effectivement est de soutenir l'emploi dans la région mais on est prêt à accueillir des
01:28gens de partout.
01:29D'ailleurs moi-même je ne suis pas des Hauts-de-France, je suis une pièce rapportée, je viens de
01:34la capitale
01:34et c'était ça qui m'intéressait d'ailleurs, c'était de pouvoir répondre à la question, est-ce que
01:40dans l'entrepreneuriat,
01:41dans l'innovation, est-ce qu'il y a une vie après le périph ? Est-ce qu'on peut
01:44avoir une vitalité dans un cluster ?
01:48Est-ce qu'on peut exister en fait par rapport aux grandes capitales ?
01:51Et alors vous avez employé le terme d'incubateur. Est-ce que Euratechnologie c'est un incubateur ?
01:56Est-ce que c'est, je parlais d'un regroupement de campus, un hub ? Qu'est-ce que vous
02:00mettez derrière Euratechnologie vous ?
02:03Initialement, la vision de son fondateur c'était d'accueillir des porteurs de projets, de les incuber, de les sectionner,
02:11d'accélérer ceux qui réussissaient
02:12et d'en faire devenir ensuite des résidents temporaires dans nos différents sites, puisqu'on a une partie immobilière importante,
02:21on a je crois 40 000 m² à peu près, donc c'est vraiment, oui c'est un site d
02:25'importance.
02:26Là encore, l'enjeu n'est pas tant de les faire rester chez nous que de les faire émerger
02:31et donc le rôle d'Euratech, c'est bien d'incuber, mais pour ça, il faut qu'on crée un
02:38écosystème.
02:39Et donc la fonction d'un pôle d'attractivité ou d'excellence, on peut l'appeler comme on veut en
02:47fait, comme Euratechnologie,
02:49ça va être de créer cette mayonnaise qui va faire qu'à un moment donné vous allez avoir un cluster
02:54d'où vont sortir en fait des champions.
02:57Donc ça va être de connecter des pôles académiques, il y a dans le Nord beaucoup beaucoup de grandes écoles
03:03de qualité,
03:05des pôles de recherche, on a le CEA, l'INRIA près de chez nous par exemple,
03:09un écosystème, enfin une infrastructure industrielle qui est très très forte également,
03:13et aussi un positionnement géographique qui vous met naturellement en fait à la porte de l'Europe du Nord.
03:19Absolument.
03:20Donc vous voyez, j'ai pas envie de vous dire c'est où, c'est et, c'est à la
03:24fois un incubateur et un écosystème.
03:26Ça vous gêne si on parle d'une comparaison avec Station F ?
03:30Je pense qu'on n'est pas sur les mêmes promesses.
03:33Qui est un peu le symbole justement des campus de start-up au cœur de Paris ?
03:37Bien sûr. Encore une fois, c'est pas où, c'est et.
03:41Quand on travaille dans l'entrepreneuriat et l'innovation, on ne peut pas raisonner en jeu à somme nulle.
03:46C'est-à-dire qu'en fait, si quelqu'un est chez Station F, il n'est pas chez moi,
03:49c'est horrible.
03:50Non, non. Moi, je me, enfin, je suis un citoyen français, je me félicite dès lors qu'il y a
03:56un écosystème vivace
03:58et qui fait sortir des, encore une fois, des champions.
04:01Station F est un endroit idéal pour porter des projets et bénéficier de tout l'écosystème parisien.
04:09D'accord ? Parce que c'est un pôle d'attraction en fait, pour tout l'écosystème parisien.
04:13Je pense qu'ils sont sans concurrence dès lors que vous avez une vision nationale.
04:20Parce qu'en plus, la France est très centralisée depuis Paris.
04:23Oui.
04:24L'île, en revanche, nous sommes au baricentre du triangle Londres, Paris, Amsterdam ou Berlin,
04:32en plus sur des grands axes, etc.
04:34Donc, à partir du moment où vous avez une vision internationale,
04:36tout à coup, cet écosystème parisien, il est peut-être moins pertinent.
04:42Et on le voit d'ailleurs, il y a des clusters d'où sortent un nombre de licornes assez importants.
04:49Je pense à Gant, en Belgique, ou Stockholm, ou même Tel Aviv.
04:54Ou Luxembourg aussi.
04:55Ou Luxembourg.
04:56Ce qui caractérise ces clusters, c'est qu'ils ont des marchés intérieurs quasiment inexistants.
05:00Donc, ils sont obligés de voir international immédiatement.
05:02Eh bien, l'ambition que nous avons avec Euratech, c'est de créer un portail vers l'Europe.
05:09Parce qu'on sait qu'on a des atouts qui sont réellement différents.
05:15Ça, vous dites l'ambition.
05:16Votre ambition, depuis votre arrivée, c'est celle-ci ?
05:19C'est l'accompagnement sur l'international ?
05:21Oui, je dis nous, parce qu'on ne fait rien tout seul.
05:24De toute façon, l'enjeu, c'est effectivement de catalyser des envies et des énergies.
05:29Donc, ce n'est jamais quelque chose que vous allez faire seul.
05:32Mais c'est effectivement une vision que j'ai portée dans le cadre de ma candidature à ce poste.
05:37Et qui a été vraiment retenue et entendue par les différentes parties prenantes.
05:44D'accord.
05:45Parce que ça a été très chahuté, quand même, la gouvernance d'Euratech sur ces dernières années.
05:50Comment vous expliquez ça ?
05:52Il y a eu une difficulté en particulier ?
05:54Oui, il y a des causes exogènes.
05:56Comme je vous l'ai dit, le modèle initial d'Euratechnologie, c'est de prendre des porteurs de projets
06:00et de les accompagner jusqu'à ce qu'ils deviennent des résidents.
06:03Donc, la partie immobilière était un atout en termes de revenus d'Euratechnologie pour financer son action.
06:10À partir du Covid, vous avez eu une crise du tertiaire.
06:13Et ce qui était un atout est devenu un boulet, avec tous ces mètres carrés dont je vous ai parlé.
06:21Et naturellement, ça a créé des tensions, des dissensions, sur lesquelles je n'ai pas de vocation à revenir nécessairement.
06:29Mais il y a un héritage sur lequel, effectivement, aujourd'hui, l'enjeu, c'est de réellement remettre le focus
06:35sur l'accompagnement.
06:36D'accord.
06:36Et les startups reviennent, justement, à ces locaux ? Ils sont occupés ?
06:40Oui, absolument. Il y a une dynamique qui se crée, dont on le sent, qui est perceptible.
06:46J'ai eu la chance d'être extrêmement bien accueilli par la région.
06:50Je ne sais pas si vous connaissez les gens du Nord.
06:52Je connais très bien Lille, parce que je vais chaque année, depuis très longtemps, au forum sur la cybersécurité.
06:58Oui, voilà. Nous avons aussi le cybercampus au sein de Euratechnologie.
07:01Donc, on est, effectivement, partie prenante sur ça.
07:04En termes de culture, je trouve que les nordistes ont quelque chose de très particulier.
07:08Ils sont à la fois très fiers d'eux, de leur appartenance, en fait, et très inclusifs.
07:16Ce n'est pas un repli identitaire, comme vous pouvez le voir dans d'autres régions, que je ne citerai
07:22pas.
07:24Mais il y a quelque chose d'une fierté d'appartenance de leur histoire, vraiment de tout ce qu'ils
07:29ont,
07:29et qui est effectivement factuel.
07:32Et en même temps, ils vous incluent, ils vous accueillent, en fait, là-dedans.
07:35Et donc, j'ai eu, ça fait trois mois à peine que j'y suis,
07:39j'ai eu un accueil incroyablement chaleureux.
07:41Et donc, c'est génial d'arriver là-dedans, dans un environnement comme ça.
07:45Donc, je suis porté par ça.
07:46Il y a une importante dynamique sur la tech, à Lille et puis dans les Hauts-de-France.
07:51Oui, et en plus, il y a une dimension dans leur ADN qui est très entrepreneuriale.
07:57Oui.
07:57Tout le monde pense business, création d'entreprise, etc.
08:01Vous avez, évidemment, qui plane au-dessus, ou pas au-dessus, mais qui partout,
08:08c'est l'AFM, l'association de la famille Mullier,
08:10donc avec son parcours entrepreneurial incroyable dans le retail,
08:13avec ses énormes enseignes qui ont été créées depuis la région.
08:16Et naturellement, ça pose un univers du possible.
08:21Ça veut dire, c'est possible, depuis ici, de créer des empires internationaux.
08:28Oui, ça c'est important.
08:29Avec une deuxième chose très importante, c'est dans le Nord, à l'époque des grands empires textiles,
08:36qu'est né le capitalisme social.
08:38Vous savez que les germes de la sécurité sociale sont nés dans le Nord par des initiatives privées,
08:45de patrons qui, naturellement, de manière un peu paternaliste,
08:48s'occupaient des bien-être de leurs employés.
08:51Et donc, il y a aussi une dimension sur laquelle moi, je capitalise énormément,
08:56c'est l'envie de contribuer.
08:58Tous les gens que je rencontre ont à cœur leur intérêt individuel, évidemment, comme nous tous,
09:03mais aussi l'envie de dire, comment je peux aider, comment je peux contribuer.
09:07Et ça, c'est une caractéristique des écosystèmes qui fonctionnent.
09:10On parle beaucoup, en Californie, de ce « pay it forward », vous savez,
09:16de dire d'abord je contribue au collectif et ensuite peut-être qu'il se passera quelque chose pour moi.
09:21Mais je ne me pose pas la question dans l'autre sens.
09:23Comment est-ce que vous contribuez ? Vous arrivez à mesurer votre contribution à l'économie de la région ?
09:31Oula, oui, en fait, il y a eu des études qui ont été faites.
09:35Euratechnologie, c'est 8000 emplois créés, par exemple, sur l'écosystème, sur le quartier.
09:38Parce que c'est une...
09:40Quand on prend le bâtiment, comment dire, le plus grand, le Blanc-Lafond, notre...
09:47Comment on appelle ça ?
09:49Siège ?
09:50Oui, oui, en quelque sorte.
09:51Je ne sais pas.
09:52Votre campus principal.
09:54Absolument.
09:56Il est né d'une friche industrielle.
09:58D'accord ?
09:59On me raconte qu'à l'époque, personne n'osait y aller tellement c'était devenu dangereux, etc.
10:02D'accord.
10:03Et ils ont fait sortir de terre ce bâtiment qu'ils ont rénové, qui était une ancienne filature,
10:08mais également un ensemble de pôles économiques autour.
10:12Vous avez Capgemini, vous avez le village Balséa, vous avez la French Tech qui est là maintenant.
10:16Et donc, tout ça crée un grand quartier de la tech.
10:20Et tout cet enjeu, enfin, tout cet impact collectif, c'est effectivement plusieurs milliers d'emplois.
10:27Vous parlez d'une nouvelle façon d'accompagner les startups avec cette ambition de les faire grandir à l'international.
10:33Pourquoi pas d'en faire des champions ? On aimerait bien européens.
10:37En tout cas, dans le numérique, on en a besoin.
10:39Absolument.
10:39Même si on en a. On n'en est pas toujours consulés, mais nous en avons.
10:43Quelle est la méthode, selon vous, aujourd'hui, vraiment, pour réussir à faire grandir ces champions de la tech ?
10:50Parce qu'ils sont bons, ils sont doués, ils ont les bonnes idées.
10:53Mais comment on fait pour que, véritablement, ça devienne des incontournables au niveau international ?
10:59Je peux vous donner la tension ou la petite difficulté qui peut exister quand on est, comme nous, porteur d
11:07'une mission de service public.
11:09Moi, mon enjeu, c'est de soutenir l'emploi dans la région.
11:13Et le moyen, c'est l'innovation et l'entrepreneuriat.
11:17Quand on dit soutenir l'emploi dans la région, et qu'on l'entend de manière un peu rapide ou
11:21simpliste,
11:22on va se dire, je vais essayer de faire survivre tout le monde.
11:24Or, quand vous êtes dans un incubateur, un accélérateur, la logique économique qui s'applique, c'est celle du capital
11:30risque.
11:30C'est-à-dire une sélectivité très forte, et tout le monde qui n'y arrive pas.
11:35Et c'est bien l'émergence d'un champion qui permettra, en fait, d'atteindre votre objectif.
11:40C'est-à-dire, en gros, 1 fois 1000, c'est mieux que 100 fois 3.
11:46J'y crois bien, hein ?
11:47Sans doute.
11:48Voilà. Donc, en fait, comment faire émerger des champions ?
11:52C'est que, souvent, en fait, au niveau politique, on aime bien ce qui est petit et ce qui est
11:57mignon.
11:58Il faut être capable d'accompagner nos entrepreneurs.
12:01Là, vous revenez presque sur le principe de la Startup Nation.
12:05Où on a, comme ça, plutôt incité tout le monde à monter sa boîte, à soutenir toutes ces petites startups.
12:12N'importe qui peut devenir entrepreneur, mais tout le monde ne peut pas l'être.
12:16Vous voyez la différence ?
12:17Absolument. Ah ben, bien sûr. On va avoir l'intention, mais pour faire, c'est totalement différent.
12:21Exactement. Il faut un profil particulier.
12:23Il faut déglamouriser, en fait, ça, parce que ce sont des années et des années où vous avez zéro statut
12:31social, zéro revenu.
12:32Enfin, c'est dur. Et ça demande de l'énergie, du courage, de la détermination et une espèce de confiance
12:41en soi, malgré tout ce que vous dit le monde face à vous.
12:44Et donc, tout le monde n'est pas du tout taillé pour faire ça.
12:47Et donc, c'est cette sélectivité-là, en fait, qu'on doit opérer, nous.
12:50Identifier les bons profils et leur permettre de grandir.
12:54Oui, mais j'entends quand même, c'est plus intéressant de miser sur quelques entités sur lesquelles on va vraiment
13:01mettre le paquet, plutôt que sur plein de petites startups.
13:06Non, c'est malheureusement pas si simple, parce que ça voudrait dire qu'on détient une connaissance a priori.
13:16Je vous emmène sur la question du saupoudrage, parce qu'on a beaucoup critiqué cette politique de saupoudrage aussi des
13:22aides de l'État.
13:23Mais si on savait, quand on reçoit les 200 porteurs de projets, lesquels vont réussir, ce serait génial.
13:30Mais on ne le sait pas.
13:31Alors, expliquez-moi comment, dans votre processus d'accompagnement, finalement, vous arrivez petit à petit, c'est ça que je
13:36comprends, à repérer, sélectionner ceux qui vont finir champions.
13:40Eh bien, tout simplement parce que, quand vous accueillez un porteur de projet, vous avez quelqu'un qui a une
13:47idée.
13:47Souvent, il n'a même pas encore créé son entreprise.
13:49Donc ça, c'est ce qu'on appelle le bootcamp.
13:51Et donc là, l'idée, c'est de les aider à y voir plus clair sur leur entreprise et sur
13:57leur projet.
13:58Mais à ce moment-là aussi, pour nous, commence une phase d'évaluation, en fait, de qui on a en
14:03face.
14:04Et on le sait, à ce stade-là, le projet est moins important que le profil.
14:10Vraiment.
14:10En fait, c'est souvent, en fait, quand on parle à quelqu'un qui a réussi et qui vous reparle
14:15de cette période-là...
14:16Bien sûr.
14:17Vous n'êtes pas le seul à dire ça, effectivement.
14:18Le projet qu'il avait à cette époque-là.
14:19Oui, le projet qu'il avait à cette époque-là.
14:20Le projet qu'il a très important.
14:21N'a rien à voir, surtout, le projet n'a rien à voir avec ce qu'il a fait grandir
14:25après.
14:25Et souvent, ils vont pivoter, comme on dit, deux ou trois fois avant de trouver le fameux product market fit.
14:31C'est-à-dire l'alignement entre l'offre qu'ils veulent porter et la demande et le besoin, en
14:37fait, du marché en face.
14:38Donc, il y a une phase itérative pendant laquelle on va tester des choses,
14:43à la fois sur, effectivement, le produit ou le service qu'ils développent,
14:46et également la personnalité et le tempérament, on va dire, des gens qui le portent,
14:51et l'équipe, etc.
14:53Et donc, tout ça, en fait, il n'y a pas de déterminisme à ce moment-là.
14:56On peut échouer comme réussir.
14:58Et nous, à ce moment-là, on aide.
14:59C'est ce fameux saupoudrage, mais on y est obligé.
15:04Et en plus, on a envie qu'ils réussissent.
15:07Il y a une espèce de stade rome de Stockholm.
15:08Les étapes d'après, c'est ça qui m'intéresse.
15:10Comment vous imaginez inventer un nouveau type d'accompagnement
15:15qui ferait vraiment percer des entreprises demain ?
15:18Eh bien, c'est une super question parce qu'on l'a annoncé le 9 avril dernier.
15:22D'accord.
15:23C'est un programme d'accélération qui s'appelle Zosquare.
15:25Oui.
15:26Et qui a comme ambition d'identifier et de faire grandir des futurs champions.
15:32D'accord ?
15:33Avec, une fois encore, un focus.
15:35Donnez-moi la recette.
15:36Alors, oui, s'il y avait une recette.
15:38On va, en tout cas, mettre les ingrédients.
15:41L'idée, c'est, un, de créer un programme qui soit très attractif
15:45de manière à attirer des gens de talent.
15:47D'accord ?
15:49Ensuite, zéro focus de vertical.
15:53On est capable d'accueillir des gens dans tous les domaines.
15:55D'accord.
15:56Avec un seul prérequis, c'est, on veut avoir en face de nous
15:59quelqu'un qui porte une ambition suffisamment forte
16:02pour devenir un champion dans son secteur.
16:05D'accord ?
16:05Donc, c'est ça, en fait, ce qu'on va regarder avant tout.
16:07D'accord.
16:07Et donc, autant le profil que le projet à ce moment-là.
16:10Néanmoins, c'est un accélérateur.
16:12C'est-à-dire, quand on est à la phase de l'accélération,
16:15le produit ou le service est déterminé.
16:17Il y a déjà une première traction commerciale.
16:19Et on a face à nous quelqu'un qui dit,
16:20voilà, j'ai besoin d'accélérer.
16:22J'ai besoin maintenant d'aide pour m'aider à aller plus vite
16:25sur ma commercialisation.
16:26Donc, une ambition.
16:27Une ambition, un produit dont on sent qu'il y a
16:32une différence suffisamment forte
16:33et une défensibilité de leur offre
16:36par rapport à des concurrents existants ou futurs.
16:39On le voit avec l'IA,
16:40les cartes sont rebattues, mais quasiment toutes les semaines,
16:44avec des outils qui arrivent,
16:45qui sont capables de faire ce que faisait auparavant
16:47une entreprise de plusieurs centaines de personnes,
16:49peut être demain faite par une poignée d'agents.
16:51Donc, cette défensibilité-là,
16:53elle est très, très, très importante.
16:55Ensuite, nous, on va mettre en place un programme d'accompagnement
17:01exigeant, taillé sur mesure pour la personne.
17:03Donc, on détermine, par exemple,
17:05je discute avec une application, par exemple, en ce moment,
17:07qui est par réseau social.
17:08Vous parlez de business class, finalement, c'est ça ?
17:11Oui, vous pouvez le dire comme ça.
17:13Mais l'idée, c'est de dire, on va les prendre pendant six mois,
17:17et on va leur mettre un réseau de mentors adaptés,
17:21qu'on va appeler Shadow Comex, pardon pour les anglicismes.
17:23C'est un comité directeur avec des fonctions qu'on va aller choisir
17:27en fonction des problématiques qu'ils vont avoir.
17:29D'accord ? Donc, vous voulez rentrer au marché américain,
17:32on va vous trouver quelqu'un capable d'ouvrir des portes commercialement
17:35avec ce marché-là, mais aussi de vous aider peut-être à déployer une supply chain
17:39ou un réseau de commerciaux, etc.
17:42Donc, en fait, tout ce qui va vous permettre d'accélérer
17:45et de ne pas faire d'erreur.
17:46Donc, accès à un réseau de mentors très capé, vraiment, très haut de gamme.
17:52Et accompagnement sur mesure.
17:54Et accompagnement sur mesure.
17:55L'enjeu, c'est de leur donner un avantage concurrentiel,
17:57soit pour lever des fonds, soit pour attaquer des marchés,
18:00ou attirer des talents.
18:01Merci beaucoup.
18:02Si on veut en savoir plus, il va falloir passer par chez vous, par l'île.
18:06Absolument.
18:06Merci beaucoup, Emmanuel Durand.
18:08Je rappelle que vous êtes le président du directoire d'Eura Technologies.
18:11Merci à tous de nous avoir suivis.
18:13C'était Smartech sur la chaîne Bsmart.
18:15On se retrouve dès demain pour de nouvelles discussions sur la tech.
18:22Sous-titrage Société Radio-Canada
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