00:00On est 100% là, à vos côtés jusqu'à 18h avec l'ouverture de Wall Street à l'instant
00:05en direct.
00:06Il est en effet 9h30 là-bas à New York, notre Dream Team sur place, à nos côtés.
00:10John Plassard, Cité Gestion. Bonjour John, ravi de vous retrouver.
00:13Bonjour Guillaume, bonjour Antoine.
00:15Et de nous retrouver tous ensemble avec Antoine aussi en fil rouge. Bonjour Antoine.
00:18Bonjour Guillaume, bonjour John.
00:209h30 là-bas, un peu plus de 15h30 ici en Europe, à Paris.
00:23Comment ça se passe, les premiers instants de cotation sur le marché américain aujourd'hui Antoine ?
00:27C'est très mitigé, on a une baisse de quasiment 1% du Nasdaq qui est à 26 564 points.
00:33Dow Jones quasi inchangé à 51 566, moins 0,61 pour le S&P 500.
00:39On est à 7 538, mais alors à noter une tension très forte du côté des taux américains,
00:47que ce soit le 10 ans qui repasse le cap des 4,5%, 4,53% après un rapport américain
00:54sur l'emploi
00:54qui était largement, largement supérieur aux attentes.
00:57Et on va reparler justement sur le rapport sur l'emploi encore une fois.
01:00L'économie américaine nous surprend positivement.
01:03John, deux fois plus de création de postes qu'attendu au mois de mai.
01:06Oui, j'ai l'impression et j'ai envie de vous dire, est-ce qu'elle nous a déjà surpris
01:11négativement ces derniers temps ?
01:13On attend toujours des chiffres négatifs, mais non, vous l'avez dit.
01:16L'économie américaine a créé 172 000 emplois en mai et le consensus était à 85 000.
01:23Donc c'est le double et en plus les chiffres d'avril ont été révisés à 179 000 créations d
01:31'emplois.
01:31Au niveau du chômage, il reste stable à 4,3%.
01:34Alors on avait des interrogations sur le salaire horaire moyen.
01:38Eh bien, mensuel, il est à 0,3%, c'était attendu par le consensus.
01:43Et en glissement annuel, c'est 3,4%, c'était aussi attendu par le consensus.
01:49Et si on va encore plus loin, peut-être ce qui est le plus intéressant dans ce rapport de l
01:53'emploi,
01:54c'est que lorsqu'on regarde l'analyse sectorielle,
01:57eh bien ça montre que le consommateur américain continue de soutenir une large partie de l'économie.
02:05Vous avez le secteur des loisirs et de l'hôtellerie qui ont créé 70 000 emplois en mai,
02:11dont près de 50 000 de la restauration et les débits de boissons.
02:16Ça confirme donc que les ménages américains continuent de dépenser malgré les taux d'intérêt élevés et malgré l'inflation.
02:24Alors quel est le message pour la réserve fédérale américaine et surtout pour les investisseurs ?
02:29C'est pour ça que les rendements des très jurés, et notamment le 10 ans, repassent au-dessus des 4
02:35,50.
02:35Eh bien c'est tout simplement que ce n'est pas demain la veille que la réserve fédérale va baisser
02:42ses taux
02:42parce que l'économie va, entre guillemets, beaucoup trop bien.
02:47Effectivement, et d'ailleurs les taux américains qui remontent un peu à la hausse,
02:49remontent un petit peu tout simplement, plus 4,5%.
02:52Voilà, 4,53 le 10 ans américain à l'instant dont on se parle après ce rapport sur l'emploi,
02:57deux fois meilleur qu'attendu aux Etats-Unis.
02:59Le salaire horaire moyen augmente comme prévu de 3,4% sur un an, on y reviendra.
03:04SpaceX, on est à une semaine maintenant de l'introduction en bourse.
03:08Alors SpaceX intégrera très rapidement le Nasdaq, ça on le sait.
03:11En revanche, et c'est la surprise du jour finalement, SpaceX n'intégrera pas tout de suite,
03:15en tout cas le S&P 500, John ?
03:17Oui, je dirais même que c'est la claque du jour pour Elon Musk,
03:20parce qu'on avait l'impression, Elon Musk pensait que S&P allait assouplir ses règles
03:27qui normalement étaient qu'il fallait rester au moins une année cotée
03:32avec des besoins de liquidités aussi, et puis aussi de bénéfices,
03:38quatre trimestres de suite en tout cas.
03:41Eh bien là, ils ont dit tout à fait officiellement qu'ils n'assoupliraient pas les règles.
03:47Pour SpaceX, pour rentrer dans le S&P 500, il faudra attendre au moins juin 2027.
03:54Et ça, c'est assez intéressant. Pourquoi ?
03:56Parce qu'on s'attendait à ce qu'il y ait des flux naturels, vous savez,
04:01pour rentrer dans les ETF qui répliquent le S&P 500,
04:05des flux de 13 à 14 milliards de dollars d'achat automatique
04:11qui auraient été faits dans ces 15 prochains jours.
04:14Donc ça aurait été, bien évidemment, quelque chose qui aurait pu soutenir le cours de SpaceX,
04:20mais d'un autre côté, eh bien faire souffrir les 499 autres valeurs du S&P 500.
04:28Alors, évidemment, maintenant, qu'est-ce qu'on va regarder ?
04:31Eh bien, on va regarder des choses un peu plus fondamentales.
04:33Les résultats, l'appétit réel des investisseurs
04:37et les prévisions d'Elon Musk sur l'entreprise.
04:40On pourrait avoir aussi une volatilité un peu plus élevée parce qu'il n'y a pas,
04:44ce qu'on disait, un espèce de soutien naturel qui serait fait
04:48parce qu'on avait ces ETF qui devaient acheter SpaceX.
04:53Mais évidemment, et vous l'avez dit très justement, Guillaume,
04:57eh bien dans 15 jours, SpaceX entrera dans le Nasdaq.
05:02Donc vous avez des ETF qui répliquent le Nasdaq,
05:06mais la chose qui est un peu moins forte, c'est qu'en fait,
05:10le Nasdaq est environ deux fois inférieur à l'entrée dans le S&P 500.
05:17Donc il y aura beaucoup moins de pression là-dessus.
05:20Et c'est aussi un signal assez important pour OpenAI et Anthropik,
05:24qui seront bientôt cotés en bourse,
05:26qu'ils ne peuvent pas faire tout ce qu'ils veulent
05:28et que le S&P 500, eh bien, garde les pieds sur terre.
05:32Contrairement au Nasdaq, il faut rappeler qu'il n'y a pas si longtemps
05:35à changer ses règles d'admission.
05:38Normalement, il fallait attendre au moins quatre mois.
05:40Là, c'est 15 jours.
05:41Effectivement, c'est une bataille d'images aussi,
05:42de statut entre le Nasdaq qui est prêt à revoir ses règles pour SpaceX
05:46et au contraire le S&P 500 en mode statut,
05:49statut du commandeur et institutionnel en disant
05:51« Non, on ne va pas changer nos règles ».
05:52Là, c'est vraiment une bataille.
05:54Alors de crédibilité, je ne sais pas, mais voilà,
05:55on s'adresse aussi de façon très différente aux investisseurs
05:59quand on est Nasdaq et quand on est le S&P 500.
06:00Wall Street vient d'ouvrir donc à une semaine de l'IPO de SpaceX.
06:05On est en petite baisse sur les indices, moins 0,6 le S&P.
06:07Et alors, Elon Musk, avec cette introduction en bourse,
06:09va-t-il à lui seul, en tant qu'humain, valoir l'infini ?
06:13Après cet IPO, la fortune nette d'Elon Musk
06:17va représenter l'équivalent de 3% du PIB américain.
06:20L'équivalent du PIB de 125 pays aussi.
06:24À lui tout seul, Elon Musk, après cet IPO,
06:27sa fortune personnelle représentera 3% du PIB américain
06:29comme c'était le cas en 1913 pour Rockefeller.
06:33Voilà, juste avant l'introduction de l'impôt sur le revenu.
06:36On va suivre ça.
06:37Bien sûr, c'est un compte à rebours quotidien.
06:39Et avec John, on vous le fera vivre, bien sûr, d'ici à vendredi prochain
06:41où BFM Bourse, toute l'antenne de BFM Business se mettra
06:44en édition spéciale au rythme de cette introduction en bourse.
06:47On attend aussi ensuite celle d'Entropique.
06:49Sauf qu'Entropique, sur l'IA, quand même sonne l'alarme.
06:52Bien sûr, c'est un grand acteur de l'IA.
06:54Mais Entropique avance l'idée qu'il faudrait peut-être ralentir,
06:58voire suspendre cet indéveloppement.
07:00Pourquoi, John ?
07:01Oui, ça paraît assez fou.
07:03On a l'impression qu'Entropique se tire une balle dans le pied
07:05ou c'est quelque chose qu'on ne sait pas.
07:08Effectivement, ils ont proposé un mécanisme inédit de coordination
07:13entre les leaders de l'intelligence artificielle
07:16qui pourrait permettre aux principaux acteurs de ralentir,
07:21voire de suspendre temporairement le développement de modèles
07:25qui deviennent de plus en plus puissants.
07:27Et il est noté que c'est pour le bien de l'humanité.
07:31Je suis très sérieux, Guillaume.
07:33Pour le bien de l'humanité, on aurait un certain espèce de bouton
07:38pressoir, alors évidemment, j'exagère,
07:40qui permettrait de ralentir la course à l'intelligence artificielle.
07:45Alors évidemment, le sujet est ultra sensible
07:48parce qu'il oppose deux visions.
07:51Vous avez ceux qui privilégient la sécurité,
07:53la maîtrise du développement de l'intelligence artificielle.
07:56Et de l'autre, vous avez ceux qui craignent
07:58qu'un ralentissement volontaire ne freine l'innovation
08:03et profitent à des concurrents étrangers
08:07moins réglementés comme Paris.
08:10– Et oui, je crois…
08:12– On parle de plus en plus de la réglementation
08:14de l'intelligence artificielle.
08:15– Oui, exactement.
08:16On espère que la liaison va tenir encore un instant.
08:19John, il y a eu une petite coupure rapide à l'instant.
08:21Juste pour évoquer aussi cet acteur des data centers
08:23dont on ne parle peut-être pas assez.
08:24Pourtant, c'est un immense développeur de data centers,
08:27Switch.
08:27On n'en a pas parlé encore ici,
08:29mais même on en parle très peu,
08:30alors que cet acteur-là est très présent dans les data centers.
08:32C'en est un des principaux développeurs.
08:34Eh bien, Switch serait temps pour parler,
08:36pour lever des fonds.
08:37Ce qu'il valoriserait, Switch, combien ?
08:3950 milliards de dollars.
08:40Allez, 50 milliards de plus, John.
08:43– Oui, j'espère que vous m'entendez mieux, là, Guillaume.
08:45– Ça y est, c'est bon.
08:45– Ah, magnifique.
08:47Et ce qui est intéressant avec Switch,
08:48je vous l'avais dit, on n'en parle pas beaucoup,
08:50mais certains clients ne sont autres que NVIDIA,
08:55FedEx, Tesla, Logitech.
08:57Et on voit qu'on est dans une nouvelle tendance de marché.
09:00Vous avez les investisseurs qui ne misent pas simplement
09:03sur les développeurs de l'intelligence artificielle,
09:06mais aussi sur les entreprises qui fournissent
09:08les infrastructures indispensables au fonctionnement.
09:12Vous savez, on a tellement parlé des pelles et des pioches
09:15qu'on avait lorsqu'il fallait aller prendre ces pépites d'or dans les mines,
09:22et c'est eux qui gagnaient de l'argent.
09:23Donc, effectivement, on va avoir, normalement,
09:27il faut faire attention, une introduction en bourse l'année prochaine,
09:30et on a des investisseurs de premier plan,
09:33comme Bookfield, KKR, ou aussi d'autres grands institutionnels
09:39qui participent aux négociations.
09:42Donc, quelque chose à regarder de très, très près.
09:44Et les chefs de fil, normalement, seraient JP Morgan et Goldman Sachs,
09:49bien évidemment.
09:50– Effectivement, bien évidemment, ces grandes banques américaines
09:52qui sont sur tous les coups,
09:54alors qu'ils s'habillent aux couleurs des IPO qu'elles accompagnent.
09:59Par exemple, avec SpaceX, on les voit vraiment se lâcher.
10:02Morgan Stanley a mis ses ascenseurs, ses tourniquets à New York,
10:05au siège social de Morgan Stanley, aux couleurs de SpaceX.
10:08Goldman Sachs, dans son siège à New York, a installé une fusée,
10:11une petite fusée, on vous rassure, dans ce hall d'accueil,
10:13et Bank of America a transformé son immeuble à New York
10:16en rampe de lancement de fusée.
10:18La nuit, en fait, c'est la nuit que son immeuble, son gratte-ciel,
10:21se transforme en rampe de lancement de fusée
10:23à travers un show lumineux, tout simplement,
10:24qui le fait passer pour un site de lancement de fusée.
10:28Voilà où on en est aux États-Unis.
10:30C'est absolument sidérant, mais c'est la tech américaine
10:34qui épouse et dont le potentiel est épousé par ces grandes banques
10:37qui ont beaucoup à y gagner aussi, ces introductions en bourse.
10:39Peut-être aussi d'autres, celles d'Entropic, celles d'OpenAI.
10:43Et je vois Antoine qui lève le doigt.
10:44Antoine, ça vous inspire, ça ?
10:45Non, mais justement, Elon Musk, pendant tout son show
10:49autour de l'introduction de SpaceX, a bien spécifié
10:52qu'il allait essayer d'avoir les commissions les plus basses
10:55de la part des banques pour sa introduction en bourse.
10:58Donc les banques lui font de la pub, et en même temps,
11:00il va essayer de les extorquer des frais les plus bas.
11:06Il y a une forme de combat là-dedans qui est assez intéressante aussi,
11:09de savoir qui va avoir le dessus, parce que les banques,
11:11elles ne vont pas faire leur travail gratuitement,
11:13et certainement pas au rabais.
11:15Là aussi, il y a un défi assez intéressant.
11:18Effectivement, l'IA qui renverse tout, la tech, l'espace également.
11:22Régis Béguet, hier dans BFM Bourse, nous disait que 60% des emplois actuels
11:26aux Etats-Unis, 60% n'existaient pas en 1940, figurez-vous,
11:30pour expliquer que ce marché de l'emploi se transforme toujours,
11:33et qu'il y a toujours des destructions, créations d'emplois,
11:35de nouveaux emplois.
11:36Alors, 60% des emplois actuels n'existaient pas en 1940,
11:40et c'est sans doute vrai aussi ici en Europe.
11:43Régis Béguet, la Data Room, a retrouvé en replay,
11:45elle marche bien, cette Data Room, sur notre application BFM Business.
11:47Et pendant ce temps, John, Lululemon,
11:49parce que Lululemon est toujours debout.
11:51Lululemon a présenté ses résultats, le titre perd 8%.
11:54Il est debout, mais il courbe un peu le dos, quand même.
11:56Oui, pourtant, on a l'impression de parler d'une société de la tech,
12:00comme on l'a fait ces derniers jours.
12:01Les résultats trimestriels ne sont pas catastrophiques,
12:04mais ils ont déçu, bien évidemment, le marché,
12:08qui est habitué à l'excellence une nouvelle fois.
12:11Et la société a abaissé ses prévisions annuelles,
12:14en signalant un environnement de consommation plus difficile qu'anticipé.
12:19Et ça, c'est aussi assez intéressant,
12:20parce que pour l'instant, ça ne se voit pas dans les statistiques.
12:23On l'a vu avec l'emploi qu'on vient de commenter,
12:26et on a surtout un ralentissement en Amérique du Nord,
12:30où on a une croissance qui montre des signes d'essoufflement
12:33après plusieurs années de performance exceptionnelles.
12:36On a des marges qui restent assez solides.
12:40Et la bonne surprise, alors qu'il ne se traduit pas aujourd'hui,
12:43mais la bonne surprise, c'est la Chine.
12:45C'est le point positif majeur,
12:47avec une croissance assez robuste.
12:49Mais on voit aussi qu'aux États-Unis,
12:51on a de plus en plus de concurrents dans le même.
12:55Il faut rappeler que Lululemon,
12:56c'était des habits qui, à la base,
12:58étaient prévus pour le yoga, notamment.
13:02Et effectivement, ça s'est développé.
13:04Là, on a de plus en plus de compétitions,
13:07même dans ce domaine-là.
13:08C'est compliqué pour Lululemon, quand même.
13:10Merci beaucoup.
13:10John Passard avec nous pour Cité Gestion.
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