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  • il y a 24 minutes
À LA UNE / 90 ans des congés payés : la France, pays des vacances !
En 2026, la France célèbre l'un des marqueurs de son histoire sociale : les 90 ans des congés payés. Acquis emblématique du Front populaire en 1936, les semaines de vacances rémunérées ont profondément transformé notre société en ouvrant le droit au repos au plus grand nombre. D'après l'enquête du sociologue Jean Viard et de Guénaëlle Gault, directrice de l'Observatoire société et consommation, 86?% de la population considère les vacances comme «?importantes?». 72% des Français sont partis en vacances en 2025 mais 14% d'entre eux sont empêchées par contraintes financières et cumul de fragilités. Selon une étude Verian, un salarié sur cinq ne prend pas l'intégralité de ses cinq semaines de congés annuels. Face à ce constat, le député Éric Pauget a déposé une proposition de loi visant à offrir la possibilité de transformer une partie des congés payés non utilisés en rémunération supplémentaire. 90 ans après leur instauration, les congés payés demeurent-ils un acquis social intangible ?

Invités :
- Guénaëlle Gault, directrice générale de l'Observatoire Société et Consommation (ObSoCo) et co-autrice de « Le livre des vacances » (éditions de l'Aube)
- Dominique Marcel, président de l'Alliance France Tourisme
- Benoît Serre, président du cercle Humania

Chroniques :
« Quelle histoire ! » par Olivier Ravanello
« Le mot du jour » par Mariette Darrigrand

LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il faire payer les casseurs ?
Après les violences qui sont survenues en marge du sacre du PSG en Ligue des champions, samedi 30 mai, et les 890 interpellations déclarées, le Premier ministre a demandé à ses ministres de « préparer les textes » permettant de faire payer les auteurs des dommages. « Ce sont ceux qui cassent qui doivent payer », a déclaré Sébastien Lecornu. Le gouvernement entend ainsi instaurer le principe du « casseur-payeur » au sein du projet de loi RIPOST annoncé début juillet. Le Premier ministre s'est dit ouvert à l'idée de supprimer les aides sociales dont bénéficient les personnes condamnées pour des faits de délinquance. Un principe défendu par la droite et l'extrême droite, tandis que la gauche n'y est pas favorable et propose de s'attaquer aux racines de cette violence. Face aux violences et aux dégradations, le principe du « casseur-payeur » constitue-t-il une réponse efficace et juste ?

Invités :
- Michaël Taverne, député « Rassemblement National » du Nord
- Sylvain Berrios, député apparenté « Horizons & indépendants » du Val-de-Marne
- Gabrielle Cathala, députée « La France Insoumise » du Val-d'Oise

« Bourbon express » par Marco Paumier

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Transcription
00:00:05Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Comptes sur LCP.
00:00:26On est ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débat en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:32avec à mes côtés ce soir la sémiologue Mariette Darigrand.
00:00:35Bonsoir Mariette.
00:00:36Bonsoir Adeline.
00:00:37Et Olivier Ravaneo.
00:00:38Bonsoir cher Olivier.
00:00:39Bonsoir Adeline.
00:00:39C'est parti pour le sommaire avec à la une.
00:00:41Ce soir, tiens, une bulle, un anniversaire.
00:00:44Il y a exactement 90 ans, en juin 1936, était votée la réforme instaurant les premiers congés payés.
00:00:52C'était deux petites semaines à l'époque.
00:00:5490 ans plus tard, ça nous semble minuscule, deux semaines.
00:00:57Les congés payés ne racontent pas seulement nos vacances, ils racontent aussi la France.
00:01:02Et nous en parlons ce soir à l'occasion de la sortie d'une grande étude.
00:01:05Le livre des vacances et ce qu'elles disent de nous.
00:01:09Ça paraît demain aux éditions de l'Aube.
00:01:11Bonsoir Ghena Elbault.
00:01:12Bonsoir.
00:01:13Vous avez co-écrit cet ouvrage avec Jean Viard.
00:01:15Vous dirigez l'Observatoire Société et Consommation.
00:01:18Merci d'être avec nous ce soir et de ne pas être parti en vacances précisément.
00:01:22A vos côtés, Benoît Serres.
00:01:24Bonsoir.
00:01:25Bonsoir.
00:01:25Président du cercle de réflexion Humania, qui regroupe toujours 600 directeurs des ressources humaines.
00:01:30On a gagné 100.
00:01:31700.
00:01:31C'est formidable.
00:01:32700 désormais.
00:01:32Et bonsoir Dominique Marcel.
00:01:34Bonsoir.
00:01:34Vous êtes président de l'Alliance France Tourisme.
00:01:37Merci également de votre présence.
00:01:38Mariette, forcément ça vous a inspiré le mot du jour.
00:01:41Le mot congé avec son petit côté vintage s'imposait évidemment.
00:01:45Mais je me suis quand même posé la question de le comparer aux vacances.
00:01:50Parce que ce n'est pas la même chose.
00:01:51Ce n'est pas tout à fait la même chose.
00:01:52Vous verrez qu'il y a une différence intéressante.
00:01:55Quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir Olivier ?
00:01:57Celle d'une maison.
00:01:58Elle s'appelle Montretout.
00:01:59C'est la maison de la famille Le Pen depuis des décennies.
00:02:02C'était aussi le fief de Jean-Marie Le Pen.
00:02:05Elle est en vente.
00:02:06Elle est sur le point d'être vendue.
00:02:07Et avec elle, c'est un pan de l'histoire politique française qui s'en va.
00:02:10Et donc vous, c'est la vacance de Montretout.
00:02:12Puisque la maison est vide.
00:02:13Dans la deuxième partie de chaque voie compte.
00:02:15Place à la question qui fâche tout à l'heure.
00:02:17Question après les violences qui ont suivi la victoire du PSG samedi dernier.
00:02:21Faut-il et comment faire payer les casseurs ?
00:02:24Le Premier ministre Sébastien Lecornu demande au gouvernement de travailler sur le sujet.
00:02:28Et de mettre en place un cadre législatif.
00:02:31En allant, pourquoi pas, jusqu'à toucher aux prestations sociales des casseurs ou de leurs parents.
00:02:35On va en débattre tout à l'heure avec Sylvain Berrios, député Horizon du Val-de-Marne.
00:02:39Gabriel Catala, député insoumise du Val-d'Oise.
00:02:42Et Mickaël Taverne, député Rassemblement National du Nord.
00:02:45Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos remarques.
00:02:49Vous flashez le QR code qui va apparaître ici.
00:02:51Et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet vos questions.
00:02:53Et puis tout à l'heure, il y aura aussi Bourbeau Express, bien sûr.
00:02:56Le journal de l'Assemblée Nationale avec Marco Pommier.
00:02:59Voilà pour le menu.
00:02:59Installez-vous bien.
00:03:00Jacques Voix Compte, c'est parti.
00:03:10Et toi, tu fais quoi cet été ?
00:03:12Avouons-le, à ce moment précis de l'année, c'est la question qui anime toutes les machines à café.
00:03:19Il y a 90 ans, la question se posait pour la première fois.
00:03:23La France s'apprêtait à voter la réforme de Léon Blum, instaurant deux semaines de congés payés.
00:03:28Les vacances se sont ensuite allongées pour arriver jusqu'à cinq semaines depuis 1982.
00:03:33Allez, on plonge d'abord dans la boîte à archives avec Nicolas Fleury.
00:03:44Au début du 20e siècle, les congés payés, c'est un privilège réservé à certains fonctionnaires ou aux employés du
00:03:51métro ou de la couture, par exemple.
00:03:53En 1936, le Front populaire remporte les élections.
00:04:00Tout de suite, des grèves massives paralysent la France.
00:04:03Parmi les revendications, les congés payés.
00:04:06Le 5 juin, Léon Blum, qui vient de former son gouvernement, annonce son programme.
00:04:12La semaine de 40 heures, des contrats collectifs, des congés payés, c'est-à-dire les principales réformes réclamées par
00:04:25le monde ouvrier.
00:04:26Syndicats et patronats signent les accords de Matignon, qui prévoient un congé payé d'une durée minimale de 15 jours.
00:04:36Le début des vacances.
00:04:38Des milliers de Français enfourchent leur vélo ou se pressent dans les gares.
00:04:42L'affluence est telle qu'on ouvre des guichets à la sortie des usines.
00:04:49Pour la première fois, ces ouvriers profitent des stations balnéaires, où rentrent tranquillement voir leur famille.
00:04:55Après la guerre, la durée des congés augmente, passant de 2 à 3 semaines en 1956,
00:05:02puis 4 en 1969, et enfin nos 5 semaines actuelles en 82.
00:05:11Du camping au chassé croisé, le tourisme de masse se développe.
00:05:16Mais aujourd'hui encore, congés riment avec inégalité.
00:05:20L'an dernier, 28% des Français ne sont pas partis en vacances,
00:05:25principalement des foyers modestes et des familles monoparentales.
00:05:29Malgré les contraintes financières, les Français restent très attachés à leurs vacances.
00:05:3486% d'entre eux jugent importante cette période de l'année.
00:05:39Guénaëlle Gau, voici donc le livre qui sort demain en librairie et que vous avez co-écrit avec Jean Viard.
00:05:45Le livre des vacances et ce qu'elles disent de nous, vous avez voulu éplucher.
00:05:50Ces vacances qui sont quoi ? Un rite ? Quelque chose désormais de sacré ?
00:05:56Pourquoi avoir voulu en faire ce livre ?
00:05:59En fait, on a voulu, et notamment avec la Fondation Utopia, qui travaille sur le tourisme, mais pas sur les
00:06:05vacances.
00:06:07Et il y a beaucoup de choses qui sont faites sur le tourisme, il y a beaucoup de chiffres qui
00:06:10sont faits sur le tourisme,
00:06:12mais il y avait très peu de choses sur vraiment les vacances.
00:06:15Qu'est-ce que ça veut dire les vacances ? Qu'est-ce qu'on retire des vacances ?
00:06:19Qu'est-ce qu'on commence à se transformer les vacances ? Pourquoi on part ? Pourquoi on ne part
00:06:24pas ?
00:06:24Parce que les vacances, ce n'est pas que quand on part, en fait.
00:06:27Et donc, on a vraiment voulu, justement, approfondir tout ça avec Jean Viard et la Fondation Utopia.
00:06:32Et puisqu'on parlait d'archives et d'histoires, la première surprise de votre livre,
00:06:37vous démythifiez les luttes ouvrières qui ont abouti aux congés payés.
00:06:40Et en réalité, à l'époque, les ouvriers, ils n'espéraient même pas des congés payés.
00:06:45Alors, à dire vrai, et c'est vraiment très intéressant, parce qu'aujourd'hui, pour nous, on se dit que
00:06:49les vacances, c'est justement une évidence.
00:06:51Et en 90 ans, quelque chose qui est arrivé comme ça d'une loi, c'est complètement inscrit dans nos
00:06:56vies.
00:06:56Mais il y a 90 ans, j'ai envie de dire que les vacances, ça n'existait pas.
00:06:59C'est-à-dire qu'on ne savait pas ce que c'était, les vacances, et même les ouvriers, ce
00:07:03qu'ils demandaient.
00:07:04Alors, c'est intéressant parce qu'il y a la lecture, il y a ce qui s'est passé, il
00:07:08y a la lecture politique qui a été faite sur le moment.
00:07:10Et puis, il y a ce que l'on se raconte aussi, a posteriori.
00:07:13Mais en réalité, les vacances et les congés payés, ce n'était pas du tout une revendication des ouvriers à
00:07:19ce moment-là.
00:07:19Ce qu'ils voulaient les ouvriers, c'était travailler moins dans la journée, ou travailler moins sur la semaine.
00:07:25Et puis, c'était les conventions collectives, c'était ce genre de revendications, en fait, qui existaient pour eux, même
00:07:30les vacances.
00:07:32Et on voit aussi des images, mais qui sont des images qui sont surtout celles d'après-guerre, en fait.
00:07:37Parce qu'être en vacances, pour les ouvriers à ce moment-là, c'était, enfin, ne pas travailler, c'était
00:07:42soit, après, dans la foulée de la crise de 29, c'était soit être au chômage, soit être malade.
00:07:46Donc, cette idée d'avoir un temps payé.
00:07:47Là, c'était être payé à rien faire.
00:07:49Oui, mais du coup, qu'est-ce qu'on fait de ce temps, tout d'un coup ?
00:07:52C'est-à-dire, alors, après, justement, Léon Blum a eu cette intuition de se dire, bon, la semaine, 40
00:07:59heures, on va mettre les congés payés,
00:08:01mais on va aussi créer, justement, un ministère qui va essayer d'être ministère des loisirs.
00:08:06Mais c'est vrai qu'au départ, ce n'est pas vraiment une revendication, c'est plutôt un moyen, même
00:08:10assez habile, puisque ça a été voté de façon unanime.
00:08:13Au moment où il y avait des grèves entre, justement, le Front populaire qui avait été élu, mais la mise
00:08:19en place du gouvernement,
00:08:20à ce moment-là, il y a eu des grèves.
00:08:21On a voté, justement, en juin, un peu pour disperser, pour faire en sorte que les ouvriers rentrent chez eux.
00:08:26En fait, on a voté les congés payés à ce moment-là.
00:08:29Ce qui frappe dans les témoignages de l'époque, c'est, je trouve, la découverte de la mer, d'aller
00:08:35à la mer, voir la Méditerranée.
00:08:37Pourquoi est-ce que ça reste, même encore aujourd'hui, un symbole si puissant de cette époque ?
00:08:40– Oui, en effet, je pense que c'est ce qu'on voit, en fait, dans notre étude, la mer,
00:08:48l'eau, ça reste au centre des vacances,
00:08:51en tout cas au centre des vacances d'été, parce que depuis, les vacances ont un peu changé de visage
00:08:56aussi.
00:08:57Mais en effet, et puis, on voit bien à quel point les vacances aussi ont précédé, et justement, vous parlez
00:09:03de la mer,
00:09:04mais ont précédé des migrations qui, elles, vont être plus pérennes.
00:09:06Les migrations, vous savez, il y a beaucoup de Français qui, quand ils ont pris leur retraite,
00:09:10sont allés dans le sud de la France parce qu'il y avait la mer.
00:09:13À présent, ils vont plutôt sur la côte atlantique.
00:09:15Effectivement, la mer, dont la France est particulièrement bien pourvue, en fait, génère ce genre de migration.
00:09:21– Oui, c'est aussi la chance de vivre dans un pays avec des océans, des mers, des côtes, des
00:09:27littoraux.
00:09:27Dominique Marcel, comment les congés payés ont façonné la France des vacances ?
00:09:32– Il est clair que ça a été un des éléments majeurs pour le développement d'une industrie touristique en
00:09:37France.
00:09:37Et c'est pour ça qu'on a un secteur qui est parmi, ou au cas leader, avec de très
00:09:42grandes entreprises.
00:09:43Alors, ça s'est fait au départ lentement, comme vous le disiez, parce qu'il y a même eu des
00:09:49encombrements.
00:09:50Enfin, les touristes se sont précipités à la mer.
00:09:54Il y a eu toute une critique sur ce thème, ça devenait impossible.
00:09:58Déjà à l'époque, il y avait déjà ce thème de l'encombrement.
00:10:01Et puis ensuite, il y a eu toute une série, alors plutôt après la guerre,
00:10:04les grands pionniers du tourisme, le club méditerranéen, Nouvelles Frontières,
00:10:09enfin les grandes, les pierres et vacances qui ont vraiment structuré.
00:10:15La chance que vous disiez d'ailleurs, vous la citiez, qu'à la France,
00:10:19c'est d'avoir un territoire absolument remarquable en termes de diversité.
00:10:25La diversité des sites, des paysages, de l'environnement, de la culture, du patrimoine,
00:10:30même des pays plus, comme l'Italie par exemple, dont on connaît la richesse patrimoniale extraordinaire,
00:10:36n'ont pas cette diversité, il n'y a rien, il n'y a pas de rapport entre le nord
00:10:39et le sud,
00:10:40l'Alsace, la Bretagne, les Cévennes, on ne trouve pas cette diversité.
00:10:43Et ça, tout ceci fait que les Français ont pu partir,
00:10:50et partir souvent dans l'autre territoire, sans le quitter, sans aller forcément à l'étranger.
00:10:54Et c'est ce qui explique qu'aujourd'hui, les Français sont le peuple,
00:10:58enfin dans les pays comparables, disons en Europe,
00:11:00qui quand on voit la part touristes français, touristes étrangers,
00:11:04c'est en gros entre 65 et 75 selon les critères qu'on prend pour mesurer l'activité touristique,
00:11:11tourisme domestique, et le reste, tourisme étranger,
00:11:14même si les touristes étrangers sont parfois,
00:11:16on trouve qu'on en parle trop, qu'on les voit trop, etc.,
00:11:19avec des réactions parfois un peu excessives,
00:11:21mais le gros du tourisme, ce n'est pas le cas en Espagne,
00:11:24où en Espagne, le tourisme, il y a un peu plus de touristes étrangers que de touristes françaises,
00:11:29mais en Italie, c'est intermédiaire.
00:11:30Donc tout ça, ça a été en effet le début de l'éclosion du secteur,
00:11:38avec quand même un pays qui était, et qui reste encore,
00:11:42un peu réticent à accueillir les touristes,
00:11:44les touristes étrangers, mais aussi les touristes français.
00:11:47– Ah, vous trouvez qu'on a encore, nous, une réticence ?
00:11:49– Oui, il y a encore le côté, vous savez, il y a un livre qui était très intéressant,
00:11:52un mémoire de l'école de mine, qui s'appelle « Le mythe du laquet »,
00:11:55qui montre comment le tourisme s'est développé,
00:11:59avant les congés payés, mais de manière très lente,
00:12:02et au fond, on sait bien que la Côte d'Azur, c'est les Anglais
00:12:04qui ont créé la Côte d'Azur, aussi un peu la Normandie,
00:12:07enfin, c'est les étrangers qui ont contribué,
00:12:09à l'époque les étrangers riches, évidemment,
00:12:11parce que pour voyager, il fallait quand même avoir des moyens,
00:12:13plus que les Français, qui ont toujours un peu,
00:12:16qui n'aiment pas le côté, c'est un service,
00:12:19il y a un côté un peu, ils considèrent que c'est la servilité,
00:12:22ils confondent souvent la servilité et le service,
00:12:25quand vous allez en Asie, c'est complètement différent,
00:12:27c'est du caire, comme on dit en mauvais français,
00:12:30c'est tout autre chose, et on considère qu'il y a quelque chose
00:12:33un peu de, pas de domesticité, mais enfin, il y a quelque chose comme ça,
00:12:36et donc, ce n'est pas très bien vu,
00:12:39et d'ailleurs, les métiers du tourisme sont encore victimes de cette image,
00:12:43l'image du tourisme n'est pas toujours bonne,
00:12:46l'image de notre secteur, on fait tout pour l'améliorer,
00:12:48et de très grands progrès ont été faits,
00:12:50mais l'image n'est pas à la hauteur de ce que ce secteur représente
00:12:54dans notre pays.
00:12:55Alors, je voulais vous montrer ce soir un exemple
00:12:57de la façon dont les congés payés ont façonné des territoires,
00:13:00je vous emmène dans l'Hérault, à Palavas-les-Flots,
00:13:036 000 habitants à l'année, 80 000 en été,
00:13:06jadis, c'était un petit village de pêcheurs,
00:13:09ça ne ressemble plus tellement à ce petit village aujourd'hui,
00:13:11la ville a été transformée par les CP,
00:13:13des congés payés, reportage d'Hélène Bonduelle et Lucas Garcia.
00:13:33Un village de pêcheurs depuis plus d'un siècle.
00:13:36A l'époque, le thon, la sardine, rythment la vie du port de 700 âmes,
00:13:42jusqu'à ce que 1936 vienne bouleverser les habitudes.
00:13:47Avec les premiers congés payés,
00:13:48ce sont des flots de touristes qui débarquent de Montpellier,
00:13:51la ville voisine, parfois même de Paris.
00:13:54Christian Jean-Jean, le maire de la ville,
00:13:56depuis près de 40 ans, se souvient de ces milliers de touristes
00:14:00qu'il voyait affluer l'été quand il était petit.
00:14:02On découvrait quelque chose de nouveau après la guerre,
00:14:06après ainsi de suite, on était quand même dans la difficulté,
00:14:11et bien on partageait quand même tout.
00:14:13Et on était heureux d'expliquer, d'aider, d'accompagner.
00:14:18C'est ça en définitive.
00:14:19Quand j'ai payé, c'est en définitive la France qui s'est rencontrée.
00:14:23Les familles modestes découvrent la mer
00:14:25et arrivent de Montpellier grâce à ce petit train,
00:14:28aujourd'hui disparu.
00:14:30Christian Jean-Jean a vécu la plupart des transformations du littoral,
00:14:33de cette station balnéaire populaire à la mode.
00:14:37Toute cette partie-là s'est construite.
00:14:39Après les congés payés, ça a permis à Palmas de prendre une extension importante
00:14:43et en plus de ça, d'offrir quand même des logements confortables
00:14:46et d'une autre génération.
00:14:48Avec d'un côté deux lignes de construction,
00:14:52et de l'autre côté, les fameux campings.
00:14:55Les toiles de tente font leur apparition en bord de mer.
00:14:58Les touristes se pressent dans ces campings encore sommaires.
00:15:02Ici, c'était des vignobles, à l'époque, de vin de sable.
00:15:06Frédéric Bouscaret n'avait 9 ans,
00:15:08quand son père, architecte, et son associé
00:15:10se lancent dans la construction de ce camping
00:15:12au début des années 70.
00:15:15C'était presque la famille.
00:15:17Le camping était beaucoup plus petit que maintenant.
00:15:18Il y avait un contact, il n'y avait pas l'électricité,
00:15:23très peu de caravanes, beaucoup de tentes.
00:15:26La glacière avec le pain de glace que l'on fabriquait à l'entrée à la réception,
00:15:33qui flottait dans la glacière avec le beurre qui flottait,
00:15:37c'est des moments fabuleux.
00:15:40Aujourd'hui, les bungalows ont remplacé la plupart des toiles.
00:15:43Mais Frédéric tient à conserver des emplacements pour tentes
00:15:47pour que les familles modestes puissent aussi profiter des congés payés.
00:15:51Géna Elgo, c'est quoi aujourd'hui, partir en vacances en France ?
00:15:55Alors, il y a partir et il y a être en vacances.
00:15:58Donc, c'est deux choses.
00:15:59On peut être en vacances sans partir.
00:16:00C'est ça.
00:16:01Vous vous interrogez les deux catégories dans votre livre.
00:16:03C'est important d'interroger parce qu'en fait,
00:16:06il y a effectivement ce temps de vacances
00:16:08qui est un temps de la vie qui est différent de celui de l'année.
00:16:12Et puis, il y a qu'est-ce qu'on fait de ce temps-là ?
00:16:14Et il y a ceux qui partent, en effet.
00:16:15Et puis, ceux qui restent, on l'a vu, 28%.
00:16:16Après, dans ces 28% de Français,
00:16:18il y a ceux qui restent parce qu'ils n'ont pas envie de partir,
00:16:21enfin, qui sont assez casaniers, en fait,
00:16:23qui ont souvent la chance aussi de bénéficier d'une maison avec un jardin.
00:16:27Donc, partir ne les intéresse pas plus que ça.
00:16:30Il y a ceux qui font des arbitrages.
00:16:32C'est-à-dire, ils se disent, bon, cette année, je ne vais pas partir.
00:16:34Mais l'année prochaine, je repartirai.
00:16:35Là, j'ai des travaux à faire dans ma maison.
00:16:37Et puis, il y a quand même une partie des Français, 14%.
00:16:42C'est là, qui représente quand même
00:16:45une proportion de Français importante
00:16:47qui est empêchée de partir.
00:16:51Et où, en effet, on retrouve, en fait,
00:16:54souvent, un tiers des familles monoparentales
00:16:56ne peut pas partir en vacances.
00:16:59Ça reste un très gros marqueur social, les vacances.
00:17:02Alors, ça reste un marqueur social, c'est sûr.
00:17:04Ça reste un marqueur.
00:17:05Il y a eu une démocratisation, quand même, incontestable
00:17:08depuis ces 90 ans.
00:17:10Mais, en effet, partir, en tout cas.
00:17:14Après, profiter des vacances, c'est encore autre chose.
00:17:18Benoît Serres, vous, qui avez longtemps été directeur
00:17:20des Ressources humaines,
00:17:21cette évolution du regard sur les vacances,
00:17:25est-ce que vous l'avez vécu aussi en tant que DRH ?
00:17:28Je ne sais pas si j'ai vécu une évolution.
00:17:30Ce que j'ai vécu, surtout, c'est le floutage
00:17:34entre la vie au travail et la vie en vacances.
00:17:36De même que vous évoquez que des gens sont en vacances
00:17:38sans partir, vous avez des gens qui partent
00:17:39sans être en vacances, c'est le télétravail,
00:17:42c'est les RTT.
00:17:43D'ailleurs, vous savez, les vacances,
00:17:45les entreprises, c'est le centre d'une organisation.
00:17:47Par là, c'est qu'on va passer des accords
00:17:49pour empêcher les gens de partir en RTT
00:17:52la veille de leurs vacances ou se mettre en télétravail.
00:17:54Vous voyez ce que je veux dire ?
00:17:56Donc, en revanche, ce qui est intéressant,
00:17:58je n'ai pas lu votre livre encore, mais...
00:18:00Il sort demain, c'est normal, Benoît.
00:18:02C'est que j'ai vu évoluer les choses.
00:18:03C'est-à-dire que, je ne suis pas encore très âgé,
00:18:06mais quand même, aujourd'hui, moi, ça m'est arrivé
00:18:09de forcer des gens à partir en vacances.
00:18:11Ah oui.
00:18:12Parce que je considérais que c'était...
00:18:13On ou leur manager, peu importe,
00:18:15considérais que c'était dangereux pour leur santé
00:18:17parce qu'ils n'en prenaient pas.
00:18:18Oui.
00:18:19Et que ce n'était pas bon du tout.
00:18:20On a un chiffre, près d'un salarié sur cinq,
00:18:22aujourd'hui, ne prend pas tous ses congés.
00:18:24Voilà, et ça, ce n'est pas bien, en fait.
00:18:25Mais qu'est-ce qu'ils vous disent,
00:18:27les salariés qui ne prennent pas leur cinquième semaine ?
00:18:29Je ne sais pas quoi faire, je m'ennuie en vacances,
00:18:30je ne sais pas où partir, je préfère rester.
00:18:32Je dis, mais je m'en fous, tu restes chez toi.
00:18:34Je ne veux pas te voir.
00:18:35Non, parce que de toute façon, on le paye un jour.
00:18:38Sincèrement, indépendamment des rythmes biologiques ou autres,
00:18:40je paye cinq semaines, quatre semaines,
00:18:41c'est avec la France,
00:18:42c'est le pays qui a sans doute un des plus jours de vacances en Europe,
00:18:46par rapport à d'autres pays.
00:18:47La moyenne d'Europe est...
00:18:47Après l'Autriche, mais l'Autriche, ce n'est pas pareil.
00:18:50Moi, je préfère l'Autriche à la France,
00:18:52donc ça m'arrange.
00:18:52Mais ce que je veux dire par là,
00:18:55c'est que le temps des vacances,
00:18:58c'est assez important.
00:18:59Alors, évidemment, c'est aussi un élément qui rythme l'entreprise.
00:19:02Vous avez des entreprises qui disent aux gens,
00:19:04vous devez prendre 15 jours en août, par exemple.
00:19:06Oui, parce que l'entreprise ferme en août.
00:19:07Oui, mais parce qu'elle pourrait fermer en mars.
00:19:10Vous avez une espèce de tradition, quand même,
00:19:12qui est, vous savez, les juillettistes
00:19:13qui se croisent avec les autistes, etc.
00:19:15Genaelgo, elle s'explique, cette tradition ?
00:19:18De l'été ?
00:19:19Du juillet-août, oui.
00:19:20Elle s'explique d'abord par...
00:19:22En dehors de la météo.
00:19:24Quand même, oui.
00:19:24En fait, ce n'est pas seulement la météo.
00:19:27C'est-à-dire qu'avant même que les congés payés n'existent,
00:19:30effectivement, et c'était bien expliqué
00:19:31dans votre petit reportage au départ,
00:19:33certaines personnes bénéficiaient déjà
00:19:34de ce temps de vacances,
00:19:36et notamment les enseignants,
00:19:37parce qu'il fallait que les enfants
00:19:38travaillent à la ferme, en fait,
00:19:39ou fassent les travaux l'été.
00:19:42Et donc, l'école fermait pendant les vacances.
00:19:44Et ensuite, on est resté sur ce calendrier-là.
00:19:47C'est à cause des moissons.
00:19:49Voilà.
00:19:50Et donc, on est resté sur ce calendrier-là,
00:19:52qui était le calendrier scolaire.
00:19:53Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est qu'en effet,
00:19:55on reste toujours sur l'été,
00:19:56qui reste la saison reine,
00:19:59mais de moins en moins.
00:20:00C'est-à-dire que ce qui est intéressant,
00:20:01c'est que, justement, on parle beaucoup de la natalité,
00:20:03on parle beaucoup du vieillissement de notre population.
00:20:06Ça fait qu'effectivement,
00:20:07il y a de moins en moins de gens
00:20:08qui sont contraints par cette période-là,
00:20:10qui peuvent partir hors saison.
00:20:11On voit monter le printemps,
00:20:12et on voit particulièrement monter l'automne.
00:20:14C'est moins cher.
00:20:14Les septembristes ?
00:20:16Oui, ou même octobre.
00:20:18C'est moins cher, il y a moins de gens.
00:20:21Et aussi, les conditions climatiques
00:20:23sont parfois plus clémentes.
00:20:24Donc, on voit là, ça se transforme un peu.
00:20:27Oui, mais cette période, ça va presque plus loin.
00:20:28Dans des entreprises à forte saisonnalité,
00:20:30vous allez abonder le nombre de jours de vacances
00:20:33de ceux qui disent,
00:20:34je ne partirai pas pendant la haute saison,
00:20:36je ne partirai qu'en septembre,
00:20:37je ne partirai qu'en octobre.
00:20:38Donc, c'est un jeu aussi.
00:20:40On joue avec ça.
00:20:41Donc, c'est assez intéressant.
00:20:42Et puis après, sincèrement, c'est un rythme.
00:20:45L'école rythme aussi.
00:20:46C'est pour ça qu'il y a une différence
00:20:47entre ceux qui ont des enfants scolarisés
00:20:49et ceux qui n'ont pas d'enfants scolarisés.
00:20:50C'est l'école rythme, les vacances de ski.
00:20:54C'est intéressant.
00:20:54J'observe qu'il y en a de moins en moins
00:20:55parce que ça coûte tellement plus cher.
00:20:57Vous avez plein de gens qui renoncent.
00:20:59C'est vrai, l'Alliance France Tourisme
00:21:00n'est pas d'accord.
00:21:01Non, mais moi, ayant été président d'une entreprise
00:21:04qui a coûté les ailes,
00:21:06donc, ce n'est pas si vrai.
00:21:08Vous ne réussirez pas à nous faire croire
00:21:10que les vacances au ski
00:21:11ne sont pas plus chères aujourd'hui qu'il y a.
00:21:13Non, mais bien sûr.
00:21:14Non, mais bien sûr.
00:21:15Et là, vous avez raison.
00:21:16C'est une entreprise qui marche en valeur
00:21:18et qui marche moins en volume.
00:21:20J'aurais moins bien dit que vous.
00:21:21Non, non, non, mais c'est ça.
00:21:22Non, mais c'est parce que c'est devenu quand même
00:21:24évidemment assez cher, même si...
00:21:27Mais il y a quand même encore aujourd'hui,
00:21:28enfin, je ne sais pas si...
00:21:29Mais il y a quand même toujours un peu
00:21:31les mêmes déterminants pour les vacances
00:21:33que les fameux 3D du Mazédier,
00:21:36le fameux sociologue des loisirs
00:21:38qui disait délassement, donc la fatigue,
00:21:42divertissement et développement.
00:21:43Et nous, ce qu'on constate dans les études
00:21:45qu'on a pu faire,
00:21:47ce qu'on voyait d'ailleurs aussi dans l'entreprise
00:21:50en faisant des enquêtes auprès de nos clients,
00:21:52c'est qu'il y a quand même une appétence
00:21:54à se développer, à apprendre, à découvrir.
00:21:58L'aspect culturel revient beaucoup plus qu'avant.
00:22:01Et ça, c'est bien.
00:22:02Enfin, je n'enjoliffe pas le tableau.
00:22:04Mais enfin, c'est un élément...
00:22:06Et avec aussi l'idée de rupture.
00:22:09D'une rupture avec le quotidien.
00:22:11Et les sites qui marchent souvent le mieux,
00:22:13je le voyais moi dans mon groupe,
00:22:15c'était justement le style et parcs de loisirs.
00:22:17Là, c'est une rupture assez franche.
00:22:20Et les gens aiment bien, quoi.
00:22:21Ils ont envie de...
00:22:23Olivier ?
00:22:24Est-ce qu'il ne faut pas rajouter un T,
00:22:26celui de transmission ?
00:22:28Est-ce que ce n'est pas le moment aussi
00:22:29où on dit qui on est,
00:22:31on veut transmettre à ses enfants
00:22:33certaines valeurs ?
00:22:34Il y a ceux qui vont faire vivre
00:22:36des choses un peu exceptionnelles.
00:22:37Il y a ceux qui, au contraire,
00:22:39veulent retrouver une simplicité,
00:22:41une authenticité.
00:22:42L'anecdote qu'on a attendue
00:22:43sur le beurre qui flottait dans la glacière.
00:22:46Toute cette mythologie de...
00:22:48On revient aux choses vraies
00:22:49pendant les vacances.
00:22:50On le vérifie dans les chiffres.
00:22:52Du patrimoine culturel.
00:22:53Aujourd'hui, ceux qui vont vers la moyenne montagne
00:22:55parce que c'est plus écolo.
00:22:57Bien sûr.
00:22:58Ça, c'est une évolution un peu plus récente.
00:23:00Bien sûr.
00:23:00Mais ça, on le constate tout à l'heure.
00:23:02Mais ça, c'est tout à fait exact.
00:23:03L'authenticité, la proximité.
00:23:05Je pense qu'on peut faire
00:23:05toutes les lettres de l'alphabet.
00:23:06Oui, c'est ça.
00:23:07Je pense qu'il y en a une
00:23:08qui compte particulièrement.
00:23:09Ce qu'on voit, c'est la question du lien.
00:23:12Ce qui est intéressant,
00:23:13c'est qu'il y a la question
00:23:14du délassement ou de la détente,
00:23:16la question de la découverte, évidemment.
00:23:18Même si cette découverte
00:23:19n'est pas forcément hyper exotique.
00:23:21Bien sûr.
00:23:22On en parle beaucoup en ce moment
00:23:24avec la situation géopolitique.
00:23:26mais en réalité, 70% des Français
00:23:28partent en France.
00:23:29Et donc, voilà.
00:23:30Mais il y a la question qui revient.
00:23:33C'est une forme de trinité
00:23:34qu'on voit dans notre livre.
00:23:36Avec Jean, c'est la question du lien.
00:23:39C'est la question du partage.
00:23:40C'est la question de...
00:23:41Et ça, et en effet, intergénérationnel.
00:23:44Même, on voit les couples
00:23:45qui se retrouvent.
00:23:47Ou pas, d'ailleurs.
00:23:48Parce que parfois,
00:23:48c'est un moment de vérité.
00:23:51Le révélateur du mois d'août.
00:23:53Mais d'ailleurs, dans votre livre,
00:23:54vous parlez de pression vacancière.
00:23:57À quoi ça correspond ?
00:23:58Est-ce que c'est récent ?
00:23:59Alors, la pression vacancière,
00:24:01c'est juste, si vous voulez,
00:24:02l'application aux vacances
00:24:05d'une société dans laquelle nous sommes,
00:24:07qui est aussi une société de la performance.
00:24:09Et des réseaux sociaux.
00:24:10Et à un moment donné,
00:24:11on va l'appliquer un peu à tout,
00:24:13y compris aux vacances.
00:24:14Et c'est vrai qu'on voit
00:24:15dans l'Observatoire Utopia,
00:24:17là, on voit qu'il y a 30% des Français
00:24:20qui ressentent un peu de pression
00:24:21à avoir des vacances réussies.
00:24:22Et on voit que parmi ceux-là,
00:24:24il y en a certains qui vont partir
00:24:25alors qu'ils n'ont pas forcément envie.
00:24:27Il y en a certains qui vont partir
00:24:28dans des endroits
00:24:29qui ne sont pas forcément
00:24:30ceux qu'ils avaient choisis.
00:24:31Et puis, il y a cette visibilité nouvelle,
00:24:32un peu constante.
00:24:33C'est-à-dire qu'on n'est plus
00:24:34dans les soirées diapos
00:24:35ou dans les cartes postales.
00:24:36Mais on est sur le compte Instagram.
00:24:38Il faut qu'il y ait une visibilité
00:24:39constante, en fait,
00:24:40des vacances
00:24:41et qu'ils en rajoutent à la pression.
00:24:42Les DRH, c'est un élément
00:24:43auquel ils font attention ?
00:24:45De quoi ?
00:24:46Qui part où dans la société ?
00:24:48Honnêtement, non.
00:24:49Non, non, on ne regarde pas.
00:24:51On essaye de...
00:24:52Le seul sujet...
00:24:53Oui, mais ce que je veux dire,
00:24:54c'est que si ça crée des tensions
00:24:55après au bureau...
00:24:56Non, mais les tensions,
00:24:57elles arrivent avant.
00:24:58C'est quand vous devez arbitrer.
00:24:59C'est-à-dire quand vous avez des gens
00:25:00qui prennent tous leurs vacances
00:25:01au même moment
00:25:01et que ça empêche le fonctionnement.
00:25:04Là, c'est des vrais moments de tension
00:25:05parce que souvent,
00:25:07vous arbitrez à dire
00:25:07que ceux qui ont des enfants
00:25:08sont prioritaires, etc.
00:25:10Donc ceux qui n'ont pas d'enfants
00:25:11viennent gueuler
00:25:11parce qu'ils ne sont pas pris.
00:25:12Ils sont toujours punis.
00:25:13Donc ça, ça a toujours été
00:25:15un sujet un peu délicat,
00:25:17même si les gens
00:25:18arrivent à s'arranger
00:25:18en moyenne quand même.
00:25:19Mais c'est un sujet.
00:25:20La concurrence,
00:25:21les gens qui dépassent,
00:25:23les gens qui sont connus,
00:25:24ils disent,
00:25:24lui, de toute façon,
00:25:24ou elle,
00:25:25on sait,
00:25:26elle dépose ses vacances
00:25:27six mois avant
00:25:27comme ça,
00:25:27elle bloque tout le monde.
00:25:29Mais ça, j'ai toujours connu ça.
00:25:30Moi, j'ai été derrière,
00:25:30j'en ai eu une entreprise
00:25:31très différente.
00:25:33Marlin, L'Oréal,
00:25:33j'ai toujours connu ça.
00:25:35Une espèce de concurrence
00:25:36sur les vacances.
00:25:37Et j'observe aussi
00:25:38que les gens ne racontent pas
00:25:40forcément leurs vacances
00:25:41au bureau après.
00:25:42Je ne sais pas
00:25:43si vous aviez observé ça.
00:25:44Alors, on n'a pas étudié.
00:25:45On voit que...
00:25:46Comme si certains
00:25:47n'osaient pas dire
00:25:48qu'ils sont allés très loin.
00:25:49Oui.
00:25:49Oui.
00:25:50Il y a les deux.
00:25:51C'est-à-dire,
00:25:52effectivement,
00:25:52si quand même.
00:25:53Il y a les deux.
00:25:54Il y a ceux qui vont
00:25:54un peu exagérer
00:25:55leurs vacances,
00:25:56justement.
00:25:57Et puis,
00:25:57il y a ceux qui,
00:25:58au contraire,
00:25:59vont un peu minimiser
00:26:00leurs vacances.
00:26:01Oui.
00:26:01Ils n'étaient pas
00:26:02à Lille-Maurice,
00:26:03ils étaient à Lille-Chez-Maurice.
00:26:04C'est ça.
00:26:04C'est le sketch.
00:26:06Il y a quelque chose
00:26:07qu'il faut peut-être ajouter,
00:26:09c'est que les Français,
00:26:10pas que les Français,
00:26:11d'ailleurs,
00:26:11je parle des étrangers
00:26:12encore plus peut-être,
00:26:13mais sont de plus en plus exigeants,
00:26:15maintenant que les vacances
00:26:16sont quand même passées,
00:26:17enfin,
00:26:17sont complètement dans les mains,
00:26:19en matière d'accueil,
00:26:20de prise en charge,
00:26:22individualisée,
00:26:23du client.
00:26:24C'est un élément important
00:26:26parce qu'il y a des gens
00:26:26qui ne veulent plus aller
00:26:27dans certains endroits,
00:26:28enfin,
00:26:28toutes les problématiques
00:26:29qu'on connaît,
00:26:29sans parler, bien sûr,
00:26:30de celles du surtourisme,
00:26:31qu'on exagère un peu,
00:26:32mais qui existent quand même.
00:26:34Et l'accueil,
00:26:35là,
00:26:35notre secteur
00:26:36a fait déjà
00:26:37beaucoup de travail là-dessus,
00:26:39mais c'est un métier
00:26:41de prise en charge,
00:26:42où les soft skills,
00:26:44comme on dit,
00:26:44sont très importants,
00:26:45l'empathie,
00:26:47la manière de recevoir
00:26:48les gens.
00:26:49Et nos compatriotes
00:26:51sont parfois plus sensibles
00:26:52à ça-même
00:26:52qu'au confort,
00:26:53au sens,
00:26:54au grand confort classique,
00:26:56quoi,
00:26:56au canouille.
00:26:57C'est un élément
00:26:58très, très important.
00:26:59Et l'accueil,
00:26:59dans notre société,
00:27:00y compris dans la société française,
00:27:01c'est quelque chose
00:27:02qu'il faut bien développer
00:27:03et continuer de développer
00:27:04parce que c'est la...
00:27:06On a une question de Saïd
00:27:07qui se pose la question suivante.
00:27:09En gros,
00:27:09est-ce qu'on n'est pas trop amoureux
00:27:11de nos vacances ?
00:27:12Est-ce que la France
00:27:13est encore un modèle
00:27:15à suivre en Europe,
00:27:16dit-il,
00:27:16dans un monde
00:27:17où elle risque
00:27:18de décrocher
00:27:18face à des pays
00:27:19qui travaillent plus
00:27:20et qui sont plus productifs ?
00:27:23Benoît Serres,
00:27:23peut-être ?
00:27:24Moi, je pense que
00:27:24ce n'est pas la question
00:27:24des vacances
00:27:25qui résoudra le problème
00:27:26que Saïd évoque.
00:27:28Je pense qu'on a
00:27:28un autre problème
00:27:29sur l'organisation du travail,
00:27:30sur les fameuses 35 heures,
00:27:32sur un certain nombre de...
00:27:33Parce qu'aujourd'hui,
00:27:34aux vacances,
00:27:34vous pouvez ajouter les RTT,
00:27:35vous pouvez ajouter
00:27:36un trait.
00:27:36Je pense que c'est plus ça,
00:27:37le sujet.
00:27:38Ce n'est pas parce que
00:27:38vous retirez une semaine
00:27:39de vacances
00:27:39que tout d'un coup,
00:27:40ça va aller mieux.
00:27:41Je ne suis pas certain
00:27:41de ça, d'ailleurs.
00:27:42Mais effectivement,
00:27:43la question qui pose
00:27:44est assez juste
00:27:44dans la mesure
00:27:45ou à force de cumuler
00:27:46des dispositifs,
00:27:47certains qui sont
00:27:48des totems
00:27:49comme ceux dont on parle
00:27:50aujourd'hui,
00:27:52les RTT,
00:27:52les télétravail,
00:27:53ceci,
00:27:54les arrêt de cela...
00:27:55C'est le flou
00:27:55qui vous inquiète.
00:27:56Non, mais ce n'est pas
00:27:57que ça m'inquiète,
00:27:57c'est que je constate
00:27:58que ça rend
00:27:59les organisations très instables
00:28:00et que les gens
00:28:01ne sont pas heureux
00:28:01dans des organisations instables.
00:28:03Je pense que la question
00:28:03qu'ils posent
00:28:04est assez juste.
00:28:04Aujourd'hui,
00:28:05il faudrait reposer ça.
00:28:06Alors, je ne suis pas sûr
00:28:07que la période politique
00:28:08soit la meilleure.
00:28:08On va en parler
00:28:09dans un instant
00:28:10parce que vous savez
00:28:10qu'il est question
00:28:11de monétiser
00:28:13la cinquième semaine
00:28:14que certains ne...
00:28:16Ça n'existe pas partout.
00:28:17Non, mais vous pouvez
00:28:18passer des accords
00:28:18et vous...
00:28:19On va en parler
00:28:20dans un instant
00:28:20parce qu'il y a une proposition
00:28:21de loi qui est sur la table
00:28:22mais je voulais d'abord
00:28:23parler d'étymologie,
00:28:25du sens des mots,
00:28:25évidemment,
00:28:26avec Mariette,
00:28:27c'est le mot du jour.
00:28:33Oui, les mots ont un sens
00:28:35et précisément congés
00:28:36et vacances,
00:28:37ce que vous nous dites ce soir,
00:28:38c'est que ce n'est pas
00:28:38exactement la même chose.
00:28:39Ce n'est pas la même chose
00:28:40même si pour nous
00:28:41c'est un peu synonyme
00:28:42mais en fait,
00:28:42l'étymologie,
00:28:43leur histoire dit
00:28:44qu'il y a une grande différence.
00:28:45Congés, en fait,
00:28:47appartient au vocabulaire
00:28:47du travail.
00:28:48Il n'en est pas le contraire.
00:28:50En fait, c'est...
00:28:51Il va avec.
00:28:51C'est une forme de travail
00:28:52à l'origine, congés.
00:28:54Et être en congés,
00:28:56c'est travailler ?
00:28:57Parce que c'est...
00:28:58Ça paraît un peu contre-intuitif.
00:29:00Oui, mais alors,
00:29:00si on regarde l'étymologie,
00:29:02comme et arrêt,
00:29:03ça veut dire circuler,
00:29:04faire circuler.
00:29:05Donc, c'est très actif.
00:29:06Il y a vraiment un mouvement.
00:29:07D'ailleurs,
00:29:07dans le vocabulaire de la marine,
00:29:09traditionnellement,
00:29:10prendre congé
00:29:10voulait dire
00:29:11aller chercher sa feuille de route.
00:29:13Vous voyez,
00:29:13ça se met au départ.
00:29:15Au Moyen-Âge,
00:29:16dans la féodalité,
00:29:17quand un seigneur congédie
00:29:19un chevalier,
00:29:20ce n'est pas qu'il le vire,
00:29:21Adeline,
00:29:22c'est qu'il l'envoie
00:29:23accomplir au loin
00:29:23une mission.
00:29:24Ah d'accord.
00:29:25Vous prenez l'histoire
00:29:26de Tristan et les autres.
00:29:26Le roi Marc éloigne Tristan
00:29:29parce qu'il s'est aperçu
00:29:30qu'il fallait peut-être
00:29:31un peu séparer
00:29:32les deux amoureux.
00:29:33Oui, du coup,
00:29:33il ne s'est pas fait virer.
00:29:34Tristan,
00:29:34il est revenu après.
00:29:35Alors,
00:29:35il est revenu
00:29:35parce que justement,
00:29:36l'histoire du mot
00:29:37congédié
00:29:38contient toujours
00:29:39l'idée du retour.
00:29:40Alors,
00:29:40on a encore ça aujourd'hui,
00:29:42congé de maladie.
00:29:43On revient normalement,
00:29:44congé de maternité.
00:29:46Donc,
00:29:47c'est ce qu'il faut remarquer.
00:29:48Alors,
00:29:49puisqu'ici,
00:29:49à l'Assemblée,
00:29:50il y a aussi
00:29:51un moment donné
00:29:52pendant l'été,
00:29:53mais on ne parle pas de congé.
00:29:54on parle,
00:29:55pourtant on revient,
00:29:56mais on parle de vacances,
00:29:59vacances parlementaires,
00:30:00comme il y a vacances de l'État,
00:30:01enfin,
00:30:02vacances du pouvoir
00:30:02ou vacances d'un tribunal.
00:30:04Là,
00:30:04on est passé
00:30:05dans le vocabulaire
00:30:06du droit.
00:30:07Mais à l'origine,
00:30:09vacaré,
00:30:09en latin,
00:30:10c'est extrêmement physique.
00:30:11C'est vraiment faire le vide,
00:30:12enlever les meubles,
00:30:13enlever les gens
00:30:14qui vont dans un espace.
00:30:15On a encore ça aujourd'hui,
00:30:16appartement vacant.
00:30:17C'est un appartement
00:30:19qui est vide.
00:30:20Alors,
00:30:20durant les vacances,
00:30:21les rues des grandes villes
00:30:22se vident
00:30:22et nous,
00:30:23on fait,
00:30:24le vide dans notre tête,
00:30:25cette idée-là.
00:30:26D'accord.
00:30:26Est-ce que l'évolution normale
00:30:28des choses,
00:30:28c'est que vacances
00:30:29remplacent congés ?
00:30:30Oui.
00:30:31Au cours du XXe siècle,
00:30:32c'est à peu près
00:30:33ce qui s'est passé
00:30:34et la société des loisirs,
00:30:36la société du temps libre,
00:30:37bien étudiée par Jean Viard
00:30:38et par vous-même,
00:30:40eh bien,
00:30:40elle le fait ça.
00:30:41Aujourd'hui,
00:30:42on est quasiment
00:30:43dans un synonyme
00:30:44entre les deux choses.
00:30:46Mais,
00:30:46et vous y faisiez allusion,
00:30:48monsieur Marcel,
00:30:48il y a quelque chose
00:30:50qui se recrée
00:30:50dans la différence aujourd'hui
00:30:52avec...
00:30:53Alors,
00:30:53je ne sais pas
00:30:53si c'est encore en France,
00:30:55mais aux Etats-Unis,
00:30:55est apparu un mot nouveau,
00:30:57« leisure »,
00:30:58qui est un mot,
00:30:58un mot valise,
00:31:01voilà,
00:31:01entre les gens
00:31:02loisirs
00:31:03et business.
00:31:04Alors,
00:31:04c'est tout à fait
00:31:05les gens
00:31:05dont vous parliez
00:31:06tout à l'heure,
00:31:07c'est-à-dire des gens
00:31:08qui,
00:31:08quand ils ont
00:31:09un voyage d'affaires,
00:31:10un déplacement d'affaires,
00:31:11ils en profitent quand même
00:31:12pour faire du surf
00:31:13ou s'éduquer
00:31:15parce qu'ils sont même
00:31:16à un haut niveau d'exigence.
00:31:17Donc,
00:31:17ils veulent des conférences,
00:31:18ils veulent apprendre des choses,
00:31:20ils veulent devenir experts,
00:31:21c'est tout à fait intéressant.
00:31:23Donc,
00:31:23les choses,
00:31:23de nouveau,
00:31:24se troublent un petit peu,
00:31:26la frontière...
00:31:26C'est exactement ce que décrivait
00:31:27Benoît Serres tout à l'heure.
00:31:28Voilà.
00:31:29Donc,
00:31:29on retrouve là
00:31:30le congé au sens médiéval
00:31:32du terme,
00:31:33avec travail et vie privée
00:31:34dont vous parliez tout à fait,
00:31:36congé médiéval,
00:31:37mais aussi vacances
00:31:38au sens moderne.
00:31:40Alors,
00:31:40nous,
00:31:40en français,
00:31:41vous savez,
00:31:41Adeline,
00:31:42qu'on n'a pas cette appétence...
00:31:43On n'a pas le « leisure »,
00:31:44on n'a pas d'équivalent.
00:31:45On n'a pas cette façon
00:31:46de faire des mots valises,
00:31:47on n'a pas...
00:31:47Peut-être que vous en proposez
00:31:49un dans votre livre,
00:31:49je ne sais pas.
00:31:50Benoît Serres,
00:31:50vous avez un livre,
00:31:56c'est-à-dire les « traquances »,
00:31:57c'est-à-dire que les gens
00:31:58qui allaient sur leur lieu
00:31:59de vacances en disant
00:32:00« bon, je travaille huit jours
00:32:01et après, je suis en vacances ».
00:32:02Vous n'allez pas nous prendre
00:32:03trop pour des naïfs,
00:32:04quand même.
00:32:05Mais ça s'appelait les « traquances ».
00:32:06Ce n'est pas très joli comme mot.
00:32:07C'est pas très joli
00:32:09et si ça n'a pas pris...
00:32:10Si ça n'a pas pris,
00:32:10c'est que c'était une...
00:32:10Voilà.
00:32:11Non, il faut inventer, là.
00:32:12On oublie le mot, là.
00:32:13De fait,
00:32:15ça nécessiterait sans doute
00:32:16d'être inventé
00:32:16parce que ce qu'on observe,
00:32:17en effet,
00:32:17c'est qu'il y a aussi
00:32:18une fragmentation
00:32:18de plus en plus importante
00:32:19des vacances de même
00:32:20qu'on parlait de la saison
00:32:22de l'été
00:32:23et de l'apparition
00:32:24et de la montée en puissance
00:32:25des autres saisons.
00:32:26On voit bien que
00:32:27ce bloc estival,
00:32:29il est aussi en train
00:32:29de se fragmenter.
00:32:30Il n'y a plus de location
00:32:31au moins,
00:32:32ou très peu de moins en moins.
00:32:33On va aller chercher,
00:32:34on va avoir plusieurs temps
00:32:35de vacances.
00:32:36C'est des vacances en confetti, quoi.
00:32:37Oui, c'est ça.
00:32:38Ça va être très passionnant
00:32:39pour la société
00:32:40de voir que ce sont les pratiques
00:32:42qui vont imposer un mot.
00:32:44Donc ça,
00:32:44c'est vraiment intéressant.
00:32:46C'est la société civile
00:32:47dans son inventivité ?
00:32:48Ce qui est intéressant,
00:32:49c'est qu'on en parle
00:32:50très librement
00:32:51et très calmement.
00:32:52Pardon, Benoît Serres,
00:32:53je vais mettre les pieds
00:32:53dans le plat.
00:32:54Est-ce qu'il n'y a pas
00:32:55quand même aussi
00:32:55chez beaucoup de salariés
00:32:56une culpabilité ?
00:32:58On n'ose pas poser
00:32:59des congés
00:32:59par peur d'être étiqueté
00:33:01comme le collègue
00:33:02qui prend trop de vacances,
00:33:03par peur de mettre
00:33:04en péril son poste.
00:33:05On aime penser,
00:33:06par ailleurs,
00:33:06que l'entreprise
00:33:07fonctionnera peut-être
00:33:08moins bien
00:33:08en notre absence.
00:33:09Non, mais est-ce que
00:33:10ce n'est pas ça
00:33:10qui explique aussi
00:33:11qu'on ne pose pas
00:33:13forcément ces cinq semaines ?
00:33:14On n'ose pas.
00:33:15On a le congé payé
00:33:17un peu honteux
00:33:17dans certaines entreprises.
00:33:18Ça a été vrai.
00:33:19Ça a été vrai
00:33:20dans toute la période
00:33:20où le travail était...
00:33:23Il y avait une espèce
00:33:23de culpabilité
00:33:24à ne pas travailler,
00:33:25la part de chômage de masse,
00:33:26les gens avaient peur.
00:33:27C'était assez malsain.
00:33:29Sincèrement,
00:33:29la nouvelle génération,
00:33:30elle n'est pas trop comme ça.
00:33:31Moi, je devais être
00:33:32déjà de la nouvelle
00:33:32parce que je n'ai jamais
00:33:33été comme ça,
00:33:33mais je pense que vous avez raison,
00:33:35c'était une période...
00:33:37Attention...
00:33:37Vous savez,
00:33:38il ne faut pas...
00:33:38Une période
00:33:39de bon petit soldat, non ?
00:33:40Oui, mais sincèrement,
00:33:42depuis 40 ans,
00:33:43avec 10% de chômeurs,
00:33:45on a fait peur
00:33:45à tout le monde.
00:33:46Donc les gens,
00:33:46effectivement,
00:33:47pouvaient hésiter à...
00:33:49Vous avez effectivement
00:33:50quelques-uns qui pensent
00:33:51que s'ils partent
00:33:51en vacances d'entreprise
00:33:52s'arrêtent,
00:33:53ça m'est arrivé
00:33:53de leur dire
00:33:54je vous rassure...
00:33:55Dégonfle un peu !
00:33:57Guenelgo,
00:33:58vous l'avez mesuré
00:33:58cette culpabilité ?
00:34:00Alors, justement,
00:34:02je pense qu'elle existe...
00:34:03Il y a plus la pression
00:34:04pour certains
00:34:05que la culpabilité, en fait.
00:34:06Et moi,
00:34:07ce que je trouve intéressant,
00:34:08c'est justement,
00:34:08c'est qu'on est en train
00:34:09de revenir...
00:34:10Alors, on peut,
00:34:11effectivement,
00:34:11et ça se passe,
00:34:13comment dire,
00:34:15juger un peu
00:34:15les jeunes
00:34:16dans leur pratique.
00:34:17Ce qui est intéressant,
00:34:19si on remonte vraiment
00:34:20loin à l'Antiquité,
00:34:21en fait,
00:34:21et c'est un autre mot
00:34:22peut-être sur lequel
00:34:23vous pourrez aussi
00:34:24nous éclairer,
00:34:24il y avait un temps
00:34:26libéré qu'on appelait
00:34:27l'osium.
00:34:28Qui revient beaucoup.
00:34:29Et qui revient beaucoup
00:34:30parce que, justement,
00:34:31il y a plein de questions
00:34:31qu'on se pose avec...
00:34:32Expliquez-nous, l'osium.
00:34:33L'osium, c'est un temps
00:34:35d'oisiveté,
00:34:36mais de l'oisi aussi actif,
00:34:38en fait, à ce moment-là,
00:34:38on ne disait pas ça,
00:34:39mais de loisirs actifs.
00:34:40Et, à contrario,
00:34:41ce que l'on appelait
00:34:42le non-osium,
00:34:42le neg-osium,
00:34:44c'est toutes les activités
00:34:45marchandes,
00:34:46l'économie,
00:34:46qui était le négoce,
00:34:48en fait.
00:34:48Et l'osium était
00:34:49extrêmement valorisé.
00:34:50Le négocium,
00:34:51c'était un petit peu
00:34:51l'à-côté.
00:34:52Ce qui est amusant
00:34:53dans notre civilisation,
00:34:54c'est qu'on a inversé
00:34:55les hiérarchies.
00:34:56Le négocium a maintenant
00:34:57pris l'importance
00:34:59du travail,
00:34:59effectivement,
00:35:01et l'osium est à côté
00:35:02comme devant être réduit.
00:35:04C'est une notion
00:35:06aristocratique.
00:35:06Et donc,
00:35:07l'osium,
00:35:07aujourd'hui,
00:35:08revient parce qu'il y a
00:35:09aussi un gap social
00:35:10énorme entre les gens
00:35:12qui peuvent se cultiver,
00:35:13qui peuvent penser.
00:35:14Mais il y a une démocratisation
00:35:15malgré tout.
00:35:16C'est-à-dire que ce qui est
00:35:16intéressant,
00:35:17c'est qu'il y a une démocratisation
00:35:18et qu'aujourd'hui,
00:35:19on parle de comment est-ce
00:35:20qu'on constitue
00:35:20un capital vacances
00:35:21en dehors même
00:35:22des notions économiques.
00:35:24Et puis,
00:35:24l'osium via TikTok
00:35:25que nos adolescents
00:35:28sont en bonne reconnaissance.
00:35:29pour juste confirmer
00:35:30ce que vous disiez,
00:35:30nos voisins,
00:35:32on est quand même
00:35:32tout à fait dans l'inverse
00:35:33à mon avis.
00:35:34C'est-à-dire que les jeunes,
00:35:35les jeunes générations,
00:35:36c'est presque dans la négociation
00:35:38d'entrée du contrat,
00:35:39etc.
00:35:40Si j'aurais mes vacances,
00:35:41etc.
00:35:41C'est à un point.
00:35:42Il y a quand même
00:35:43un changement chez les jeunes
00:35:45par rapport au travail,
00:35:47par rapport aux vacances
00:35:47qui est quand même considérable.
00:35:49Moi, je l'ai vécu
00:35:50dans mon entreprise.
00:35:51C'est heureux, non ?
00:35:52Oui, c'est heureux.
00:35:53Ah, mais bien sûr,
00:35:54je le jure.
00:35:54Eux, il ne se pose pas
00:35:54de la question de savoir
00:35:55est-ce qu'on travaille pour vivre
00:35:57ou est-ce qu'on vit pour travailler ?
00:35:58Ils ont écarté ça.
00:36:00Ils prennent des congés paternités,
00:36:01les congés paternités.
00:36:02Ils ont une autre approche.
00:36:04Je trouve ça assez simple.
00:36:05Mais oui, mais moi aussi.
00:36:05Leurs parents ont fait des burn-out.
00:36:08Leurs parents ont fait des burn-out.
00:36:09Leurs parents et leurs grands-parents
00:36:12se sont fait virer
00:36:12après 30 ans au service
00:36:13et leurs parents ont vécu
00:36:1440 ans de chômage de masse.
00:36:16Dans l'Observatoire,
00:36:17en fait, ce qui est intéressant,
00:36:18c'est qu'on a une analyse statistique
00:36:19un peu intéressante,
00:36:21c'est-à-dire
00:36:21toutes choses égales par ailleurs.
00:36:22On enlève tout
00:36:23ce qui sont les déterminants
00:36:25socio-économiques.
00:36:26En fait, on s'aperçoit,
00:36:27plus on est investi dans ses vacances,
00:36:28ça ne veut pas forcément dire partir,
00:36:30mais ça veut dire quand même
00:36:31s'investir dans ce temps-là,
00:36:33plus on est heureux.
00:36:34Plus on a une satisfaction
00:36:35par rapport à sa vie,
00:36:36plus on se sent aimé également
00:36:37puisqu'on nourrit des liens.
00:36:39Et plus on est ouvert également,
00:36:40on a fait tous ces calculs-là,
00:36:42plus on est ouvert à l'autre.
00:36:44Donc les vacances,
00:36:45c'est aussi pour une société,
00:36:46ce n'est pas seulement individuellement,
00:36:48c'est pour une société,
00:36:49c'est important.
00:36:49Ça va créer justement
00:36:51du lien social
00:36:51et ça va créer du bonheur collectif.
00:36:53Individuel, mais collectif.
00:36:54C'est hyper précieux.
00:36:56Merci à tous les trois.
00:36:57Vous nous avez fait
00:36:58un peu voyager ce soir,
00:37:00vous nous avez évadés
00:37:01avec ce décryptage
00:37:04des vacances.
00:37:04C'est demain que sort ce livre,
00:37:07le livre des vacances
00:37:08et ce qu'elles disent de nous.
00:37:09Tiens, on aurait pu aussi
00:37:09parler d'un mot italien
00:37:10qui dit ne rien faire.
00:37:12C'est ça aussi les vacances.
00:37:14Farniente.
00:37:14C'est ce que je vous souhaite
00:37:16pour les mois qui viennent.
00:37:17Merci à tous les trois.
00:37:19Dans un instant,
00:37:20on va tout autre chose.
00:37:21La question qui fâche,
00:37:23on va parler des casseurs
00:37:25de samedi dernier
00:37:26après la victoire du PSG.
00:37:27Est-ce qu'il faut les faire payer
00:37:29et comment ?
00:37:30C'est le débat
00:37:30avec nos trois prochains invités.
00:37:32Mais avant,
00:37:32c'est quelle histoire ?
00:37:32Et c'est Olivier Ravanello.
00:37:41Olivier,
00:37:42un an et demi
00:37:42après la mort de Jean-Marie Le Pen,
00:37:44vous vouliez nous parler
00:37:45de sa demeure de montre-tout,
00:37:47indissociable de l'ascension
00:37:48du Front National
00:37:49dans les années 80 et 90 ?
00:37:50Eh bien,
00:37:51cette maison,
00:37:52elle est sur le point
00:37:52d'être vendue.
00:37:53Et avec elle,
00:37:54c'est un pan de l'histoire
00:37:55du RN et des Le Pen.
00:37:57Oui,
00:37:58c'est une demeure
00:37:58qui est perchée
00:37:59sur les hauteurs
00:38:00de Saint-Cloud.
00:38:01On y domine
00:38:01l'ensemble de Paris
00:38:03et c'est pour ça
00:38:04qu'elle s'appelle comme ça.
00:38:05Montre-tout,
00:38:06on voit tout Paris.
00:38:07Montre-tout Paris.
00:38:07C'est une maison
00:38:08qui a été marquée
00:38:09dès l'origine
00:38:09par la politique
00:38:10puisqu'elle a été construite
00:38:12à la demande
00:38:12de Napoléon III
00:38:14pour qu'il puisse l'offrir
00:38:16à son fidèle chef de cabinet.
00:38:18Elle tombe
00:38:18quelques années plus tard
00:38:20dans l'escarcelle
00:38:21d'Hubert Lambert.
00:38:22Il est héritier
00:38:23d'une fortune industrielle
00:38:24bâtie dans le ciment
00:38:25et lui fréquente
00:38:27les jeunes figures
00:38:28de l'extrême-droite française
00:38:29des années 70
00:38:31autour des mouvements
00:38:32comme Ordre Nouveau
00:38:33ou le Front National.
00:38:35On y croise
00:38:35d'anciens de la milice,
00:38:36des admirateurs
00:38:37des néo-fascistes italiens,
00:38:39des royalistes,
00:38:40des antigolistes évidemment
00:38:41et puis Jean-Marie Le Pen.
00:38:43Lambert meurt subitement
00:38:45en 1976
00:38:46à 42 ans
00:38:47d'une cirrhose
00:38:48et du jour au lendemain
00:38:50le voilà qui va faire
00:38:51la une des journaux
00:38:52jusqu'au journal
00:38:54de...
00:38:55le fameux journal
00:38:56de téléphonie
00:38:58présenté par Roger Jickel.
00:39:00Le héros
00:39:01de cette affaire française
00:39:02n'est autre
00:39:03que M. Le Pen.
00:39:05Ancien candidat
00:39:05à la présidence
00:39:06de la République
00:39:07et leader
00:39:07du Front National.
00:39:09Le 24 septembre dernier
00:39:11mourait subitement
00:39:11à l'âge de 42 ans
00:39:13M. Hubert Lambert,
00:39:14milliardaire français,
00:39:15héritier des ciments
00:39:16Lambert
00:39:16et d'une douzaine
00:39:17d'autres sociétés.
00:39:18Aussitôt,
00:39:19on a appris
00:39:19que c'était M. Le Pen
00:39:20donc qui risquait
00:39:21d'hériter
00:39:22d'une trentaine
00:39:22de millions de francs.
00:39:233 milliards anciens
00:39:24si vous préférez.
00:39:253 milliards
00:39:26si vous préférez.
00:39:27Si vous préférez.
00:39:28Le problème,
00:39:28c'est que cette succession
00:39:29elle est contestée
00:39:30par d'autres membres
00:39:31de la famille
00:39:32d'Hubert Lambert
00:39:33qui certes n'avait pas d'enfants
00:39:34mais avait des cousins.
00:39:36Et c'est là
00:39:37où on voit
00:39:37que Jean-Marie Le Pen
00:39:38assume parfaitement
00:39:40l'héritage.
00:39:41Mais ce n'est pas
00:39:42la première fois
00:39:42que la famille de cœur
00:39:44l'emporte
00:39:45sur la famille de sang
00:39:46surtout quand celle-ci
00:39:48est très éloignée.
00:39:49Mes amis Lambert
00:39:50ont décidé
00:39:51dans la plénitude
00:39:53de leur décision
00:39:54de me désigner
00:39:55comme légataire.
00:39:56c'est leur droit
00:39:57le plus strict.
00:39:58Jean-Marie Le Pen
00:39:59obtiendra gain de cause
00:40:00sur l'ensemble
00:40:00des recours
00:40:01qui ont été déposés
00:40:02et héritera donc
00:40:03de Montretout
00:40:03et de 30 millions
00:40:05de francs
00:40:06ce qui, peu ou prou,
00:40:07font à peu près
00:40:08l'équivalent
00:40:08de 30 millions
00:40:09d'euros actuels
00:40:10ce qui vont permettre
00:40:11le financement
00:40:11de sa vie politique
00:40:13et du parti.
00:40:14C'est un attentat
00:40:15dans la nuit
00:40:16du 1er au 2 novembre 1976
00:40:19qui va détruire
00:40:21l'appartement
00:40:21de Jean-Marie Le Pen
00:40:23qui va accélérer
00:40:24le déménagement
00:40:25vers Montretout
00:40:25l'ensemble de la famille
00:40:28s'y installe
00:40:29avec l'épouse
00:40:30de Jean-Marie Le Pen
00:40:31à l'époque
00:40:31Pierrette
00:40:32et ses trois filles
00:40:33Marie-Caroline
00:40:33Yann et Marine
00:40:35qui à l'époque
00:40:35a 8 ans.
00:40:36Le domaine devient
00:40:37tout à la fois
00:40:38évidemment
00:40:39la maison de famille
00:40:40mais aussi un QG
00:40:41mais aussi une forteresse
00:40:42on y croise
00:40:42des journalistes
00:40:43des politiques
00:40:44des stars
00:40:44comme Alain Delon
00:40:45à Montretout
00:40:46on est plus tranquille
00:40:47pour voir Jean-Marie Le Pen
00:40:48et même si le FN
00:40:49a un siège
00:40:50et bien
00:40:51c'est à Montretout
00:40:52que tout se fait
00:40:52et Bruno Maigret
00:40:53le raconte très bien
00:40:54dans Le Parisien
00:40:55en disant
00:40:55mais en fait
00:40:56il ne venait jamais
00:40:57au siège
00:40:58il fallait que le FN
00:40:59vienne à lui.
00:41:01En 2002
00:41:03lorsque Jean-Marie Le Pen
00:41:04est qualifié
00:41:04pour le deuxième tour
00:41:05des élections présidentielles
00:41:07c'est évidemment
00:41:08à Montretout
00:41:08que tout cela
00:41:09est fêté
00:41:10et puis
00:41:10en 2017
00:41:11lorsque c'est
00:41:12cette fois-ci
00:41:13sa fille
00:41:14Marine Le Pen
00:41:15qui est au deuxième tour
00:41:16et bien
00:41:16la presse va à Montretout
00:41:17pour recueillir
00:41:19la réaction
00:41:20de Jean-Marie Le Pen
00:41:21et savoir
00:41:22ce qu'il se passe
00:41:23dans le fief
00:41:24du Rassemblement National.
00:41:27Elle me doit
00:41:28mon Dieu
00:41:31d'avoir suivi
00:41:32l'exemple
00:41:33que j'ai tracé
00:41:34pendant 40 ans.
00:41:36Il me semble
00:41:37qu'elle est dans
00:41:38la lignée
00:41:39de ce qui a été
00:41:40des combats
00:41:41qui ont été menés
00:41:42depuis 40 ans
00:41:44contre la décadence française.
00:41:46Montretout était devenu
00:41:47le refuge du menhir
00:41:49comme on surnommait
00:41:49Jean-Marie Le Pen
00:41:50une fois la rupture
00:41:51actée avec sa fille
00:41:53la maison s'est
00:41:54progressivement vidée
00:41:55il y restait
00:41:56sa fille cadette
00:41:57Yann
00:41:57la mère de Marion
00:41:59tout comme deux autres
00:42:00petits-enfants
00:42:01qui étaient logés
00:42:01dans une dépendance
00:42:03en ce moment
00:42:04l'heure dit-on
00:42:04est au carton
00:42:05et en parlant de carton
00:42:06les archives personnelles
00:42:08et celles du parti
00:42:09qui étaient au sous-sol
00:42:11ont été récupérées
00:42:12et transférées
00:42:13au siège
00:42:14très officiel
00:42:14du RN actuel
00:42:15avec sans doute
00:42:16à l'intérieur
00:42:17beaucoup de secrets.
00:42:18Merci Olivier Ravanello
00:42:20on passe à la question
00:42:21qui fâche.
00:42:30Question lancinante
00:42:31qui se pose
00:42:31depuis samedi dernier
00:42:32vitrines éventrées
00:42:34abribus détruits
00:42:35station de vélo
00:42:36retournée
00:42:36qui va payer
00:42:37pour la casse
00:42:38de samedi soir
00:42:39en marge de la victoire
00:42:40du Paris Saint-Germain
00:42:41en Ligue des Champions
00:42:42et bien on en parle
00:42:42avec vous ce soir
00:42:43Sylvain Berrios
00:42:45bonsoir député
00:42:46horizon du Val-de-Marne
00:42:47Gabriel Catala
00:42:48bonsoir député
00:42:49la France Insoumise
00:42:50du Val-d'Oise
00:42:51et bonsoir
00:42:52Mickaël Taverne
00:42:53député
00:42:53Rassemblement National
00:42:54du Nord
00:42:55c'est Alicia Rogue
00:42:56qui vous pose
00:42:57la question
00:42:57qui fâche.
00:43:01Dans la question
00:43:02qui fâche ce soir
00:43:04de la fumée rouge
00:43:05des mouvements de foule
00:43:06des vitrines brisées
00:43:07et du mobilier urbain
00:43:09dégradé
00:43:10après la victoire
00:43:11du PSG
00:43:12890 interpellations
00:43:14et 721 gardes à vue
00:43:16sur l'ensemble
00:43:17du territoire
00:43:18des violences
00:43:19rapidement condamnées
00:43:20en politique
00:43:21lors des questions
00:43:22au gouvernement
00:43:22ce mardi
00:43:23le Premier ministre
00:43:24a réagi
00:43:25Malheureusement
00:43:26le système
00:43:27notre système
00:43:28ne se retourne pas
00:43:29suffisamment
00:43:30vers les auteurs
00:43:31de cette dégradation
00:43:32pour recouvrer
00:43:33aux civils
00:43:34les sommes
00:43:35qui correspondent
00:43:36aux réparations
00:43:37imputées
00:43:37à la société
00:43:38on doit avancer
00:43:39la responsabilité
00:43:41individuelle
00:43:42d'un auteur
00:43:43d'un acte
00:43:44de violence
00:43:45par définition
00:43:46de dégradation
00:43:47doit pouvoir
00:43:48réparer
00:43:48Mais concrètement
00:43:50jusqu'où peut aller
00:43:51cette mesure ?
00:43:53Selon Matignon
00:43:53le recouvrement
00:43:54des sommes dues
00:43:55pourrait s'effectuer
00:43:56par différents moyens
00:43:57y compris à travers
00:43:58certaines prestations sociales
00:44:00en dehors du reste à vivre
00:44:02Une idée également défendue
00:44:04par la droite républicaine
00:44:05et le Rassemblement national
00:44:07Sur le site
00:44:08du parti d'extrême droite
00:44:09une pétition
00:44:10baptisée
00:44:11« Tu casses, tu paies »
00:44:12appelle même
00:44:13à durcir davantage
00:44:14la répression
00:44:15contre les auteurs
00:44:16de violences
00:44:17Mais techniquement
00:44:18cette loi
00:44:19existe déjà
00:44:20Adoptée en 2019
00:44:21en pleine crise
00:44:23des gilets jaunes
00:44:23le principe est simple
00:44:25sur le papier
00:44:26L'Etat peut se retourner
00:44:27contre les casseurs
00:44:28même sans condamnation
00:44:30Sauf que dans la réalité
00:44:31c'est plus compliqué
00:44:33On a un taux
00:44:34de recouvrement
00:44:35très bas
00:44:35parce qu'on s'adresse
00:44:36à un public
00:44:37qui n'a pas les moyens
00:44:38de les payer
00:44:38Et l'autre chose
00:44:39c'est que ça coûte
00:44:40très cher
00:44:41d'aller récupérer
00:44:41ces sommes-là
00:44:42Ça coûte quasiment
00:44:43plus cher
00:44:44que d'y renoncer
00:44:45Alors la question
00:44:46qui fâche ce soir
00:44:47la voici
00:44:48Faut-il faire payer
00:44:50les casseurs
00:44:50et comment ?
00:44:52Sylvain Berrios
00:44:54Sébastien Lecornu
00:44:54demande donc
00:44:55à son gouvernement
00:44:56un cadre législatif
00:44:57Est-ce que vous êtes
00:44:57favorable à cette idée
00:44:59de faire payer les casseurs
00:44:59et vous faites comment ?
00:45:01Est-ce qu'on est favorable
00:45:02à l'idée de faire payer
00:45:03les casseurs ?
00:45:03Bien sûr
00:45:03parce que le coût
00:45:05de ce qui s'est passé
00:45:06c'est beaucoup plus
00:45:07que ce que l'on dit
00:45:08vous avez pour plus
00:45:09de 60 millions d'euros
00:45:10en réalité
00:45:10Le chiffrage provisoire
00:45:12était de 120 000 euros
00:45:13à Paris
00:45:1460 millions d'euros
00:45:14c'est la mobilisation
00:45:16de 22 000 gendarmes
00:45:18et policiers
00:45:18Ah oui
00:45:19vous comptez
00:45:19la mobilisation
00:45:20des gendarmes
00:45:21dans le coût
00:45:21des dégradations
00:45:22C'est exactement ce qui s'est passé
00:45:22vous avez 22 000 gendarmes
00:45:24et policiers
00:45:24qui ont été mobilisés
00:45:25pour prévenir
00:45:26des casse
00:45:27qui ont eu lieu
00:45:28et l'ensemble
00:45:29coûte 60 millions d'euros
00:45:30qui payent
00:45:31c'est assez simple
00:45:31aujourd'hui
00:45:32c'est les français
00:45:33c'est les contribuables
00:45:34c'est ça
00:45:34qui paye
00:45:35alors est-ce qu'on peut
00:45:36aller
00:45:38vers
00:45:40l'obligation
00:45:40de faire payer
00:45:41les casseurs
00:45:41moi je le souhaite
00:45:42mais comme l'a appelé
00:45:43votre reporter
00:45:44en fait la loi existe déjà
00:45:46et on n'est pas capable
00:45:47de l'appliquer
00:45:47je pense qu'il y a
00:45:48deux mesures
00:45:50il y a la première mesure
00:45:51qui est celle
00:45:52qui peut nous opposer
00:45:54d'ailleurs sur ce plateau
00:45:54qui est celle
00:45:55de la mesure
00:45:57coercitive
00:45:57c'est celle
00:45:58des peines de prison
00:45:59on voit qu'aujourd'hui
00:46:01les premiers
00:46:02les premiers jugements
00:46:03sont tombés
00:46:03et que tout le monde
00:46:04continue à se promener
00:46:05dehors tranquillement
00:46:06après avoir cassé
00:46:08et après avoir fait
00:46:09des actes de violence urbaine
00:46:11sauf ceux qui sont condamnés
00:46:12à des heures
00:46:12de travaux d'intérêt général
00:46:14ils ont été en prison
00:46:14ils ont rembroussé quelque chose
00:46:15ils ont
00:46:15non
00:46:16aucun
00:46:17rien
00:46:19donc la question se pose
00:46:21évidemment
00:46:21à la fois dans l'émotion
00:46:22mais également sur le fond
00:46:24est-ce qu'il y aura
00:46:25de la prison
00:46:25et nous
00:46:26nous avons déposé
00:46:27une loi
00:46:28visant
00:46:28à faire en sorte
00:46:29que les courtes peines
00:46:30de prison
00:46:31puissent être exécutées
00:46:32avec des peines planchées
00:46:33c'est assez simple
00:46:35et puis ensuite
00:46:36il y a la deuxième volet
00:46:37qui est celui
00:46:37de la façon
00:46:39dont on va faire payer
00:46:40les casseurs
00:46:41et oui il faut faire payer
00:46:42et oui quand il y a récidive
00:46:44la sanction doit être
00:46:45encore plus importante
00:46:47Michael Taverne
00:46:47vous allez jusqu'où vous ?
00:46:49écoutez nous sommes clairs
00:46:51d'ailleurs nous étions les seuls
00:46:53à déposer une proposition
00:46:54de loi
00:46:54pour supprimer
00:46:55les allocations familiales
00:46:56des parents
00:46:56de mineurs délinquants
00:46:58récidivistes
00:46:58toute l'Assemblée nationale
00:47:00s'y est opposée
00:47:00même le parti Horizon
00:47:03et aujourd'hui
00:47:04vous défendez cette mesure
00:47:05donc c'est quand même
00:47:06assez paradoxal
00:47:06je précise quand même
00:47:07qu'il y a une proposition
00:47:08de loi
00:47:08qui a été déposée
00:47:09après le premier sacre
00:47:11du PSG
00:47:11l'année dernière
00:47:12en juin 2025
00:47:13que l'on doit
00:47:13à Corentin Le Fur
00:47:14qui est député LR
00:47:15qui contenait
00:47:16ces mesures là
00:47:17oui bien sûr
00:47:18mais je le répète
00:47:20les premiers
00:47:21à avoir déposé
00:47:22une proposition de loi
00:47:22pour supprimer
00:47:23les allocations familiales
00:47:24c'est le Rassemblement National
00:47:25donc bon
00:47:25on va pas jouer
00:47:27sur des éléments
00:47:29de langage
00:47:30mais en tout cas
00:47:30ce qui est certain
00:47:31c'est que nous
00:47:32nous sommes clairs
00:47:33c'est à dire que
00:47:34les casseurs
00:47:35doivent payer
00:47:36même si cela
00:47:37doit prendre
00:47:3830 ans
00:47:3940 ans
00:47:3950 ans
00:47:40prendre sur le salaire
00:47:42prendre sur les dettes sociales
00:47:43je pense qu'il y a un moment
00:47:44il faut siffler
00:47:45la fin de la récréation
00:47:46et aujourd'hui
00:47:47les français
00:47:47en ont ras le bol
00:47:48de voir que ce sont
00:47:49toujours les mêmes
00:47:49qui payent
00:47:51rappelez-vous
00:47:51les émeutes en 2023
00:47:52ça a coûté
00:47:531 milliard d'euros
00:47:54qui payent
00:47:55ce sont une nouvelle fois
00:47:56les français
00:47:57les contribuables
00:47:58ceux qui se lèvent tôt le matin
00:47:59qui vont bosser
00:47:59qui ont du mal
00:48:00à finir leur fin de mois
00:48:01qui ont du mal
00:48:02à remplir le frigo
00:48:03et ce sont encore eux
00:48:04qui doivent payer
00:48:05donc les assurer
00:48:06et une nouvelle fois
00:48:07l'impôt des français
00:48:08donc je pense qu'aujourd'hui
00:48:09quand on regarde
00:48:10les enquêtes d'opinion
00:48:11quand on consulte
00:48:11nos concitoyens
00:48:14donc aujourd'hui
00:48:16les casseurs
00:48:17premièrement
00:48:17doivent être sanctionnés
00:48:18durement
00:48:19avec des peines planchers
00:48:20d'ailleurs pareil
00:48:21nous avons
00:48:22au rassemblement national
00:48:23déposé une proposition
00:48:24de loi
00:48:24pour rétablir
00:48:26les peines minimales
00:48:27quand on agresse
00:48:27un policier
00:48:28un gendarme
00:48:28un pompier
00:48:29toute l'assemblee nationale
00:48:30s'y est opposée
00:48:31comme d'habitude
00:48:31et aujourd'hui
00:48:32propose exactement
00:48:32la même chose
00:48:34vous êtes quasiment
00:48:35le seul
00:48:36à l'avoir voté
00:48:37et tant mieux
00:48:38bientôt qu'un jour
00:48:40la peine de prison
00:48:41pardonnez-moi
00:48:42je voudrais qu'on revienne
00:48:42au cœur du sujet
00:48:43la peine de prison
00:48:44elle ne rembourse pas
00:48:45les dégâts
00:48:45non mais pas du tout
00:48:47mais pas du tout
00:48:48mais attendez
00:48:48vous pouvez
00:48:49aller
00:48:49mais là on pose la question
00:48:50de qui paye les dégâts
00:48:51et bien ce sont les casseurs
00:48:52vous êtes interpellé
00:48:54un abribus
00:48:55c'est 20 000 euros
00:48:56quand vous en avez
00:48:57une quinzaine
00:48:58ou une vingtaine
00:48:59détruits sur Paris
00:48:59qui payent ?
00:49:00les parisiens
00:49:01les français
00:49:01donc je pense qu'il y a un moment
00:49:02il faut responsabiliser
00:49:04les casseurs
00:49:05il faut responsabiliser
00:49:06également les parents
00:49:07de mineurs délinquants
00:49:08c'est à dire qu'il faut
00:49:09taper au portefeuille
00:49:10le premier ministre
00:49:11a proposé
00:49:12d'ailleurs
00:49:13de durcir
00:49:14d'aller récupérer
00:49:15ses fonds
00:49:16dans les aides sociales
00:49:17il copie
00:49:18le rassemblement national
00:49:19c'est une bonne mesure
00:49:20mais en tout cas
00:49:20les français préfèrent
00:49:21l'original à la copie
00:49:22Gabriel Catala
00:49:22je vois que c'est
00:49:24le concours
00:49:24de surenchère
00:49:25et finalement
00:49:27la communication
00:49:28du rassemblement national
00:49:29que vous avez montré
00:49:30tu casses tu pé
00:49:31c'est la copie
00:49:32tu casses tu répares
00:49:33de Gabriel Attal
00:49:34pourquoi ?
00:49:34parce que monsieur Attal
00:49:35a repris le programme
00:49:36de l'extrême droite
00:49:37déjà l'année dernière
00:49:38dans sa loi
00:49:39sur la justice des mineurs
00:49:40dont une partie
00:49:41a été intégralement censurée
00:49:43par le conseil constitutionnel
00:49:44parce qu'elle portait atteinte
00:49:45aux principes républicains
00:49:46et l'autre partie
00:49:47qui faisait
00:49:48qui responsabilisait
00:49:50les parents
00:49:50leur ont payé
00:49:51les dommages causés
00:49:52par leurs enfants
00:49:52est déjà entrée en vigueur
00:49:54et je crois qu'il faudrait
00:49:55revenir au principe de base
00:49:57du code pénal
00:49:57dans le code pénal
00:49:58quand une personne
00:49:59a commis une infraction
00:50:00elle est condamnée
00:50:01à une amende
00:50:01qui va directement
00:50:02dans la caisse
00:50:03du trésor public
00:50:04et elle peut être condamnée
00:50:05en plus à des dommages
00:50:06et intérêts
00:50:06pour le dommage
00:50:07qu'elle a causé
00:50:08à la victime
00:50:08et ce que je déplore
00:50:09c'est que là
00:50:10on parle d'atteinte
00:50:11aux biens
00:50:12qui ont été commises
00:50:13par une minorité
00:50:15qui sont des faits
00:50:17marginaux
00:50:18à l'échelle du territoire
00:50:19et on en parle
00:50:20on les considère
00:50:21comme un fait
00:50:21de société majeure
00:50:23comme si c'était
00:50:23aussi grave
00:50:24que des atteintes
00:50:25aux personnes
00:50:25ces messieurs
00:50:26parlent de prison
00:50:27pour des abribus dégradés
00:50:29pour des vélibs brûlés
00:50:31et pour des vitrines cassées
00:50:32c'est un mépris
00:50:34pour des policiers
00:50:34blessés
00:50:35et des tirs
00:50:35de mortiers
00:50:36d'artifice
00:50:36si des personnes
00:50:37étaient blessées
00:50:38c'est de l'atteinte
00:50:38aux biens
00:50:39ce n'est pas la même chose
00:50:39ce n'est pas les mêmes infractions
00:50:40et si l'infraction
00:50:41est caractérisée
00:50:42ces personnes
00:50:42sont condamnées
00:50:44mais j'entends rarement
00:50:47par exemple
00:50:48le rassemblement national
00:50:49sur d'autres faits
00:50:50de société
00:50:51qui là
00:50:52sont très importants
00:50:52et devraient
00:50:54nous interroger
00:50:54et nous mobiliser
00:50:55par exemple
00:50:56les 65 féminicides
00:50:57qu'il y a eu
00:50:58depuis le début
00:50:59mais Gabriel Catala
00:51:00ce soir on est là
00:51:01ce soir on est là
00:51:02pour s'interroger
00:51:03sur
00:51:03là on est en train
00:51:04de créer
00:51:05d'en faire
00:51:07des faits
00:51:08d'une gravité extrême
00:51:09alors que c'est avant tout
00:51:10l'échec du maintien de l'ordre
00:51:12cette année
00:51:12il y a eu
00:51:13un record de policiers
00:51:14mobilisés
00:51:15et la France
00:51:15est le seul pays
00:51:16qui n'arrive pas
00:51:17à gérer correctement
00:51:18des grands événements sportifs
00:51:20et c'est la responsabilité directe
00:51:22de M. Nunez
00:51:23Gabriel Catala
00:51:24ça ne me dit pas
00:51:25sur quelle ligne
00:51:26vous êtes
00:51:27concernant
00:51:27le remboursement
00:51:28des dégâts
00:51:29provoqués par les casseurs
00:51:30il y a déjà une loi
00:51:31et elle doit s'appliquer
00:51:32lorsque des personnes
00:51:33ont commis des infractions
00:51:34je vous le disais juste avant
00:51:35et bien
00:51:36si les magistrats
00:51:37le décident
00:51:37elles sont condamnées
00:51:38à des amendes
00:51:39et à des dommages
00:51:39et intérêts
00:51:40nous n'avons pas besoin
00:51:41de faire de la surenchère
00:51:42et de stigmatiser
00:51:43toujours les mêmes
00:51:44parce que derrière le message
00:51:45on va prendre sur les prestations sociales
00:51:47le sous-entendu qui est fait
00:51:48ce ne sont que
00:51:49des précaires
00:51:50issus des quartiers populaires
00:51:51on a vu le déchaînement
00:51:53de haine raciste
00:51:54depuis dimanche
00:51:55l'année dernière
00:51:56M. Retailleau parlait
00:51:57de barbares
00:51:58venus dans Paris
00:51:58pour casser
00:51:59sous-entendu
00:52:00ce sont des jeunes personnes racisées
00:52:01venues des quartiers populaires
00:52:02qui sont venus pour casser
00:52:03or on voit
00:52:04dans les différentes comparutions
00:52:06immédiates
00:52:06qui ont eu lieu
00:52:07que ce sont des personnes
00:52:08pour la plupart
00:52:10parfaitement insérées
00:52:10en CDI
00:52:11avec une famille
00:52:12qui ne sont pas du tout
00:52:13des gens précaires
00:52:14et donc je crois
00:52:15qu'il faut arrêter
00:52:16aussi de
00:52:17donc s'ils ne sont pas précaires
00:52:18ils vont pouvoir rembourser
00:52:20les dollars
00:52:20ils vont pouvoir payer
00:52:21comme je le disais
00:52:22ce que prévoit la loi actuelle
00:52:23c'est-à-dire une amende
00:52:24et des dommages et intérêts
00:52:25non, non, non, attendez
00:52:25il ne s'agit pas juste
00:52:26de rembourser
00:52:28il ne s'agit pas juste
00:52:29de rembourser
00:52:31il ne s'agit d'abord
00:52:32de rembourser
00:52:32pour que ce soit pas
00:52:33les assureurs
00:52:34qui remboursent
00:52:35la vitrine cassée
00:52:35d'un magasin
00:52:36par exemple
00:52:36il ne s'agit pas d'abord
00:52:37de rembourser
00:52:38lorsque lors d'une finale
00:52:40de la Ligue des champions
00:52:40qui a lieu à l'étranger
00:52:42sur la principale
00:52:44artère de France
00:52:46celle que tout le monde
00:52:46nous envie
00:52:47on oblige les commerçants
00:52:49à fermer à 15h
00:52:50je suis désolé
00:52:51ce n'est pas juste
00:52:52rembourser
00:52:54ce n'est pas juste
00:52:54rembourser
00:52:55il doit y avoir
00:52:56une condamnation
00:52:56si c'est juste rembourser
00:52:58c'est-à-dire que vous donnez
00:52:58l'autorisation
00:52:59de mettre le bordel
00:53:00et puis consul
00:53:01vous allez payer une amende
00:53:02parce que vous avez eu
00:53:03le droit de le faire
00:53:03non
00:53:03quand vous avez 20 ans
00:53:04et que vous devez payer
00:53:0530 000 euros
00:53:06pour une vitrine cassée
00:53:08et bien
00:53:08c'est 30 000
00:53:09et même plus
00:53:12beaucoup plus
00:53:13que ça
00:53:14c'est pas plus ou moins
00:53:15mais aujourd'hui
00:53:16le code pénal
00:53:17prévoit
00:53:17jusqu'à 30 000 euros
00:53:18d'amende
00:53:19pour une vitrine cassée
00:53:20je vous dis juste
00:53:20que vous avez
00:53:21deux choses
00:53:21de nature différente
00:53:23mais qui se complètent
00:53:25le remboursement
00:53:26et la sanction
00:53:27si vous n'avez pas de sanction
00:53:29le remboursement
00:53:30ne suffira jamais
00:53:30soit vous ne pouvez pas
00:53:31le recouvrir
00:53:32soit vous pouvez le recouvrir
00:53:33et du coup
00:53:34vous en foutez royalement
00:53:35la vérité
00:53:36c'est que c'est comme
00:53:36une place de stationnement
00:53:37si vous pouvez payer
00:53:39l'amende
00:53:40vous garez n'importe où
00:53:41parce que vous payez l'amende
00:53:43c'est exactement pareil
00:53:45la sanction
00:53:45si on ne remet pas
00:53:46de l'ordre
00:53:47on n'y arrivera pas
00:53:48ce n'est pas normal
00:53:49que sur les Champs-Elysées
00:53:50à 15h
00:53:52on soit obligé
00:53:53de fermer
00:53:53tous les commerces
00:53:54parce qu'on sait
00:53:55que ça va être cassé
00:53:56et quand
00:53:57madame Catala
00:53:58mais nous ne sommes
00:53:59vraiment pas d'accord
00:53:59que madame Catala
00:54:00nous dit que
00:54:02le soir
00:54:03à peine
00:54:03le coup de sifflet final
00:54:05sifflet
00:54:06elle espère
00:54:07que la fête
00:54:08ne sera pas gâchée
00:54:09par la police
00:54:09je vous dis simplement
00:54:10que moi je soutiens
00:54:11la police et les gendarmes
00:54:12c'est exactement votre tweet
00:54:13j'ai dit que
00:54:16cette année
00:54:16à la différence
00:54:17de l'année dernière
00:54:18nous avons été moqués
00:54:19et critiqués
00:54:19par le monde entier
00:54:20la fête
00:54:21ne devait pas donner lieu
00:54:22à des débordements
00:54:23de maintien de l'ordre
00:54:24un échec du maintien de l'ordre
00:54:25pour réprimer
00:54:25les jeunes des quartiers populaires
00:54:27vous avez dit
00:54:28j'espère que le ministère de l'intérieur
00:54:29ne viendra pas gâchée
00:54:31à fait
00:54:31j'espère que le ministre de l'intérieur
00:54:34va gérer correctement
00:54:34et ne pas réprimer
00:54:35les jeunes des quartiers populaires
00:54:36c'est un discours
00:54:37de déconnexion totale
00:54:39puisqu'on parle
00:54:40de la finale du PSG
00:54:41je vous rappelle juste
00:54:43que la nuit
00:54:43la Saint-Sylvestre
00:54:44combien de véhicules brûlés ?
00:54:46500 ?
00:54:46600 ?
00:54:46700 ?
00:54:47Une nouvelle fois
00:54:48des magasins pillés
00:54:49etc
00:54:50ensuite il y a le 1er mai
00:54:51il y a la fête de la musique
00:54:52il y a le 14 juillet
00:54:53en fait systématiquement
00:54:55il y a des incidents
00:54:56et ce sont toujours
00:54:57les mêmes qui payent
00:54:58ce sont les français
00:54:58donc il y a un moment
00:54:59il faut s'y faire
00:55:00la fin de la récréation
00:55:00il faut faire passer
00:55:01un message
00:55:02si vous dites aux jeunes
00:55:04continuez à casser
00:55:05il n'y a pas de problème
00:55:06et bien la prochaine fois
00:55:07ce sera peut-être pire
00:55:08et puis on était
00:55:10à 60 policiers blessés
00:55:11lors de la dernière finale
00:55:12de l'Aigue des Champions
00:55:13aujourd'hui on est à 233
00:55:15ce sont 233 policiers blessés
00:55:17qui va payer
00:55:18une nouvelle fois
00:55:19ce sont les français
00:55:20qui vont payer
00:55:21notamment
00:55:22les blessures
00:55:23Michael Taverne
00:55:24je le disais
00:55:25le cadre législatif
00:55:26que réclame Sébastien Lecornu
00:55:27il existe déjà
00:55:28le code pénal
00:55:30je le disais
00:55:30prévoit des amendes
00:55:31de 30 000 euros
00:55:32pour une vitrine cassée
00:55:3375 000 euros
00:55:34pour des dégradations
00:55:35commises en réunion
00:55:36et jusqu'à 150 000 euros
00:55:38pour des véhicules incendiés
00:55:40on entendait
00:55:40les magistrats
00:55:41tout à l'heure
00:55:42dans le reportage
00:55:43si la justice
00:55:45n'applique pas
00:55:45ce cadre législatif
00:55:47c'est aussi parce que
00:55:47les juges sont pragmatiques
00:55:48et qu'ils connaissent
00:55:50la solvabilité
00:55:51des mises en cause
00:55:52comment vous faites
00:55:53vous allez dire au juge
00:55:54si vous le faites payer
00:55:55quand même
00:55:56mais vous n'aurez pas
00:55:56l'argent
00:55:57on ira ponctionner
00:55:58dans les aides sociales
00:56:00le code civil
00:56:01si tant est qu'il y en ait
00:56:03attendez
00:56:04vous inquiétez pas
00:56:05quand on veut aller
00:56:06chercher l'argent
00:56:07chez les gens qui bossent
00:56:08quand ils se font
00:56:10verbaliser un feu rouge
00:56:11quand ils ne payent pas
00:56:12une amende
00:56:12dans un radar
00:56:12vous inquiétez pas
00:56:13on sait aller chercher
00:56:14l'argent
00:56:14Laurentin Lefure
00:56:15lui il propose
00:56:15de prendre une partie
00:56:17des aides sociales
00:56:18mais oui
00:56:18mais si ça doit durer
00:56:19mais temporairement
00:56:20pendant un an
00:56:21c'est à dire
00:56:21que ce soit pas une condamnation
00:56:22non plus à 20 ans
00:56:23de payer les conneries
00:56:24qu'on fait quand on a 20 ans
00:56:25mais il faut faire passer
00:56:26un message
00:56:28si vous dites aux casseurs
00:56:30bah écoutez
00:56:31vous aurez deux mois
00:56:32de prison avec sursis
00:56:33vous aurez peut-être
00:56:34des travaux d'intérêt général
00:56:35et puis la prochaine fois
00:56:37peut-être que vous aurez
00:56:38une nouvelle fois
00:56:38de la prison avec sursis
00:56:39bon là vous savez
00:56:40les français
00:56:41en ont ras-le-bol
00:56:42j'ai été policier 22 ans
00:56:4322 ans
00:56:44j'ai été en compagnie
00:56:45républicaine de sécurité
00:56:46donc là c'est pas du maintien de l'ordre
00:56:47ça c'est des violences urbaines
00:56:48et quand vous voyez
00:56:49les gens qui sont totalement
00:56:51exaspérés
00:56:52des vitrines cassées
00:56:53des véhicules incendiés
00:56:55mais qui payent
00:56:56et les français disent
00:56:57mais moi j'ai déjà du mal
00:56:58à finir les fins de mois
00:56:59sur le dernier budget
00:57:00le gouvernement avait proposé
00:57:02de taxer
00:57:02vous savez
00:57:03de 5%
00:57:03les contrats d'assurance
00:57:04pour financer
00:57:05les dégâts des violences urbaines
00:57:06et les français disent
00:57:07j'ai déjà du mal
00:57:08à finir les fins de mois
00:57:09et à payer ma cotisation
00:57:10d'assurance
00:57:11donc il y a un moment
00:57:12il faut responsabiliser
00:57:13les casseurs
00:57:14c'est à dire que même
00:57:15si vous devez payer
00:57:16pendant 30 ans
00:57:1640 ans 50 ans
00:57:17et bien vous paierez
00:57:18pendant 30 ans
00:57:1840 ans 50 ans
00:57:19il y a un moment
00:57:20il faut faire passer un message
00:57:21il faut que cela cesse
00:57:23nous sommes moqués
00:57:24dans le monde entier
00:57:25parce que là
00:57:25c'est la finale du Paris Saint-Germain
00:57:27mais pour les violences urbaines
00:57:29lors du 1er janvier
00:57:30c'est festif
00:57:31mais 600
00:57:32700
00:57:32800 véhicules brûlés
00:57:34et puis on en parle
00:57:34aux Etats-Unis
00:57:35on en parle au Japon
00:57:36et on se dit
00:57:36mais qu'est-ce qui se passe
00:57:37en France
00:57:37c'est toujours la même chose
00:57:38et malheureusement
00:57:39les faits se ritaires
00:57:40le discours que tient
00:57:41le monsieur du Rassemblement National
00:57:43c'est le sous-entendu
00:57:44sur la justice laxiste
00:57:46les personnes ne payent
00:57:48etc
00:57:48la justice est déjà
00:57:49très répressive en France
00:57:51vous avez parlé
00:57:52en introduction
00:57:53de coûts
00:57:55de 120 000 euros
00:57:56c'est peanuts
00:57:57c'est rien
00:57:58à l'échelle
00:57:59d'un budget
00:58:00de l'Etat par exemple
00:58:02les peines
00:58:03encourues
00:58:04pour des dégradations
00:58:05de biens
00:58:06sont déjà
00:58:06extrêmement sévères
00:58:07et donc il n'y a pas besoin
00:58:09de surenchérir
00:58:11d'en rajouter
00:58:12aujourd'hui
00:58:12le droit s'applique
00:58:14lorsque les personnes
00:58:15sont insolvables
00:58:16elles n'ont pas d'amende
00:58:17à payer
00:58:17et pas de dommage
00:58:18d'intérêt à payer
00:58:19et c'est bien normal
00:58:20nous sommes dans une situation
00:58:21de surpopulation carcérale
00:58:23record
00:58:23avec plus de 85 000 prisonniers
00:58:26moi dans ma circonscription
00:58:26il y a une maison d'arrêt
00:58:27où il y a 200%
00:58:28de taux d'occupation
00:58:29et donc il faut arrêter
00:58:31de prendre la peine
00:58:32d'emprisonnement
00:58:33comme référence
00:58:33et d'appeler
00:58:34à plus de fermeté
00:58:35c'est ce qui résout
00:58:35la violence
00:58:36c'est l'éducation
00:58:36et la prévention
00:58:37il y a le projet
00:58:38de loi Riposte
00:58:39qui va arriver
00:58:39à l'Assemblée nationale
00:58:40est-ce qu'il faut ajouter
00:58:42ce qu'avait l'air de suggérer
00:58:43Sébastien Lecornu hier
00:58:45est-ce qu'il faut ajouter
00:58:46le cadre législatif
00:58:47pour faire payer
00:58:48les casseurs
00:58:49dans ce texte Riposte
00:58:51je pense que
00:58:52d'abord on peut toujours
00:58:53améliorer le cadre législatif
00:58:55mais finalement
00:58:56ce que vous avez dit
00:58:57il y a quelques instants
00:58:58où les magistrats
00:58:59se disent que de toute manière
00:59:00ils ne peuvent pas payer
00:59:01ils ne seront pas condamnés
00:59:02c'est déjà une application
00:59:05à minima
00:59:06ou dégradée
00:59:07d'une peine
00:59:08prévue par la loi
00:59:09donc commençons juste
00:59:10par appliquer la loi
00:59:12faisons respecter
00:59:12la loi dans le pays
00:59:14avant d'en créer une autre
00:59:15la loi Riposte
00:59:16il y aura plein de choses
00:59:17dedans
00:59:17ce serait une grande loi
00:59:18je l'espère en tout cas
00:59:20mais faisons juste
00:59:20appliquer la loi
00:59:21aujourd'hui
00:59:22je ne sais pas
00:59:22si c'est la Nouvelle-France
00:59:23qui était là
00:59:24qui a avancé
00:59:25sur les Champs-Élysées
00:59:25moi je pense que
00:59:26c'est la France
00:59:27aujourd'hui qui recule
00:59:28on recule
00:59:29donc faisons appliquer
00:59:31la loi
00:59:31faisons appliquer la loi
00:59:33avec une grande sévérité
00:59:34avec des peines planchées
00:59:35et les récidivistes
00:59:37doivent être
00:59:37encore plus sévèrement
00:59:39sanctionnés
00:59:40que la première fois
00:59:40merci à tous les trois
00:59:41c'est terminé
00:59:42c'est Bourbon Express
00:59:43maintenant c'est Marco Pommier
00:59:44le journal de l'Assemblée Nationale
00:59:46tout de suite
00:59:52bonsoir Marco
00:59:53dans Bourbon Express
00:59:54ce soir
00:59:55d'abord l'adoption
00:59:55de la proposition
00:59:56de l'eau écologiste
00:59:57pour limiter
00:59:58l'exposition
00:59:59au cadmium
01:00:00un métal lourd
01:00:01toxique
01:00:01que l'on retrouve
01:00:02dans notre alimentation quotidienne
01:00:04le pain
01:00:04les pommes de terre
01:00:05les pâtes
01:00:06les céréales
01:00:07du petit déjeuner
01:00:08mais aussi dans le tabac
01:00:09le cadmium
01:00:10suspecté
01:00:11en cas d'exposition
01:00:12prolongée
01:00:13d'être à l'origine
01:00:13d'accidents cardiovasculaires
01:00:15d'infertilité
01:00:16et même peut-être
01:00:17du cancer du pancréas
01:00:18une bombe sanitaire
01:00:20selon les mots
01:00:20de Benoît Biteau
01:00:21le député écologiste
01:00:23à l'origine du texte
01:00:25le cadmium
01:00:26ne sert à rien
01:00:27dans notre métabolisme
01:00:29le cadmium
01:00:30ne sert à rien
01:00:31dans la production agricole
01:00:34il n'est qu'un poison violent
01:00:36un large poison
01:00:37qui menace
01:00:38la santé
01:00:39de nos concitoyens
01:00:40Benoît Biteau
01:00:41proposait donc
01:00:42une trajectoire
01:00:43pour réduire
01:00:43les taux autorisés
01:00:44de cadmium
01:00:45dans les engrais
01:00:46phosphatés
01:00:46utilisés dans l'agriculture
01:00:48objectif passé de 90 à 20 mg
01:00:51par kilo
01:00:51maximum
01:00:52d'ici 2030
01:00:53le gouvernement
01:00:54qui prévoit lui aussi
01:00:55de réduire ses seuils
01:00:56par décret
01:00:57dans les prochains jours
01:00:58défendait un calendrier
01:00:59moins ambitieux
01:01:0020 mg par kilo
01:01:02mais d'ici 2038
01:01:04finalement
01:01:04c'est bien la trajectoire
01:01:05proposée par les écologistes
01:01:07qui a été retenue
01:01:08et non celle du gouvernement
01:01:09le texte de Benoît Biteau
01:01:11a donc été adopté
01:01:12hier soir
01:01:12avec les voix de la gauche
01:01:13et du bloc central
01:01:14le RN a voté contre
01:01:15une première étape
01:01:16le texte doit maintenant
01:01:17être examiné au Sénat
01:01:19un autre texte sensible
01:01:20Marco
01:01:20celui qui vise à renforcer
01:01:21la sécurité
01:01:22la rétention administrative
01:01:24et la prévention
01:01:24des risques d'attentats
01:01:25avec un accord
01:01:27trouvé entre députés
01:01:28et sénateurs
01:01:29oui les deux chambres
01:01:30sont tombées d'accord
01:01:31ce matin
01:01:31en commission mixte paritaire
01:01:33une CMP conclusive
01:01:34sur ce texte
01:01:35porté par le député
01:01:36du bloc central
01:01:37Charles Rodwell
01:01:38pour rappel
01:01:39l'une des mesures phares
01:01:40c'est l'allongement
01:01:40jusqu'à 210 jours
01:01:42contre 90
01:01:43aujourd'hui
01:01:43de la rétention
01:01:44administrative
01:01:45d'étrangers
01:01:46jugés dangereux
01:01:47et faisant l'objet
01:01:48d'une OQTF
01:01:49une obligation
01:01:49de quitter le territoire
01:01:50cet accord
01:01:51entre les deux chambres
01:01:52doit encore être validé
01:01:53vote au Sénat
01:01:54le 15 juin
01:01:55et le lendemain
01:01:55à l'Assemblée
01:01:56le 16
01:01:57et pendant ce temps
01:01:57devant la commission
01:01:58des affaires économiques
01:01:59une proposition de loi
01:02:00qui oppose les communistes
01:02:02au reste de la gauche
01:02:03c'est assez rare
01:02:04pour être souligné
01:02:05un texte pour lever
01:02:06l'interdiction de recherche
01:02:08d'exploitation
01:02:09et d'exploration
01:02:10des hydrocarbures
01:02:11dans les territoires
01:02:11d'outre-mer
01:02:12déjà adopté au Sénat
01:02:14la proposition de loi
01:02:15et défendue à l'Assemblée
01:02:16par le député communiste
01:02:18de Guyane
01:02:18Jean-Victor Castor
01:02:19pour lui
01:02:20il est urgent
01:02:21de permettre à ce territoire
01:02:22d'explorer son sous-sol
01:02:25en fait vous ne comprenez pas
01:02:26ce qui se passe chez nous
01:02:27en fait
01:02:29on a fait de la Guyane
01:02:30un territoire d'interdit
01:02:32où on ne peut pas faire de route
01:02:34on ne peut pas faire de pont
01:02:36on ne peut rien faire en fait
01:02:37nous ne sommes pas
01:02:38des climato-sceptiques
01:02:39mais il y a une réalité
01:02:41c'est que sur le plateau
01:02:42des Guyanes
01:02:42il se passe quelque chose
01:02:44une situation
01:02:45qui est intenable
01:02:46et à un moment donné
01:02:47en tant que responsable politique
01:02:48on doit tenir compte
01:02:50de ces réalités là
01:02:50on doit être intelligent
01:02:52y compris
01:02:53dans la programmation
01:02:55de la transition écologique
01:02:56un discours
01:02:58qui n'a pas convaincu
01:02:59les insoumis
01:02:59et les écologistes
01:03:00qui ont déposé
01:03:01des amendements de suppression
01:03:03il faut sortir
01:03:05de la consommation
01:03:06des hydrocarbures
01:03:07et donc dire
01:03:07qu'il faut en sortir
01:03:08ça veut dire
01:03:09qu'il ne faut pas
01:03:09en faire de nouvelles
01:03:10aucun nouveau projet
01:03:11d'exploration
01:03:12ou d'exploitation
01:03:13d'hydrocarbures
01:03:13n'est compatible
01:03:14avec la limitation
01:03:15du réchauffement climatique
01:03:17à 1,5 degré
01:03:18d'où l'objet
01:03:19de cet amendement
01:03:20des amendements
01:03:21de suppression
01:03:22adoptée
01:03:23le texte a donc été
01:03:24rejeté en commission
01:03:25avec les voix
01:03:26des insoumis
01:03:27des écologistes
01:03:28des socialistes
01:03:28des macronistes
01:03:29et des démocrates
01:03:30pour autant
01:03:30ce n'est pas la fin
01:03:31de l'histoire
01:03:32la proposition de loi
01:03:33sera examinée
01:03:34la semaine prochaine
01:03:34dans l'hémicycle
01:03:35dans le cadre
01:03:36de la journée
01:03:36d'initiative parlementaire
01:03:38des communistes
01:03:39la niche communiste
01:03:40on termine Marco
01:03:41avec le plastique
01:03:42qui n'est plus
01:03:43le bienvenu
01:03:44dans les cantines scolaires
01:03:44cette interdiction
01:03:46est censée s'appliquer
01:03:47depuis le 1er janvier 2025
01:03:48mais un décret
01:03:50du gouvernement
01:03:50précisant
01:03:51les contenants
01:03:52plastiques interdits
01:03:53avait été en partie
01:03:54retoqué par le conseil
01:03:55d'état
01:03:55il y a un mois
01:03:56aujourd'hui
01:03:57l'assemblée
01:03:57a donc adopté
01:03:58sans les voix du RN
01:03:59un texte
01:04:00pour sécuriser juridiquement
01:04:01cette interdiction
01:04:02plus d'assiettes
01:04:03de gobelets
01:04:04ou de couverts
01:04:04en plastique
01:04:05dans les cantines
01:04:05qui accueille
01:04:06un jeune public
01:04:07et pour clôturer
01:04:08ces débats
01:04:08on retiendra
01:04:09ce jeu de mots
01:04:09du président de séance
01:04:11le plastique
01:04:12ce n'est donc
01:04:12plus fantastique
01:04:14et je suspends
01:04:14pour 5 minutes
01:04:17voilà Ligne
01:04:18le plastique
01:04:18ce n'est plus fantastique
01:04:19mais j'espère que
01:04:20ma chronique
01:04:21elle l'était
01:04:21je pense que
01:04:22Sébastien Chenu
01:04:23il écoutait trop
01:04:23Elmer Footbeat
01:04:24quand il était jeune
01:04:25merci Marco
01:04:26merci à tous les trois
01:04:27d'être venus ce soir
01:04:28sur le plateau
01:04:28de chaque voix compte
01:04:29merci Mariette et Olivier
01:04:30à demain
01:04:31l'émission est rediffusée
01:04:32tout à l'heure
01:04:33à 23h30
01:04:34mais vous la retrouve
01:04:35à chaque instant
01:04:36sur lcp.fr
01:04:38et en replay
01:04:38sur les plateformes
01:04:39à demain
01:04:40pour 19h30
01:04:41pour notre émission
01:04:42en public
01:04:43chaque voix compte
01:04:44bonne soirée
01:04:45sur la 8
01:04:45pour notre émission
01:04:47pour notre émission
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