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  • il y a 23 heures
Tous les mardis, de 16h30 à 17h, LCP-Assemblée nationale prolonge la séance des Questions au Gouvernement en invitant des députés pour analyser les échanges intervenus dans l'hémicycle.

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Transcription
00:00Et nous sommes de retour en plateau pour revenir sur les temps forts de la séance des questions au gouvernement
00:05avec nos invités, deux députés, Edwige Diaz pour le Rassemblement National, Richard Ramos du groupe Les Démocrates
00:13et comme chaque mardi on a le plaisir d'accueillir quatre citoyens sur notre plateau, Lise, Roland, Matisse et Victoria.
00:20Ils poseront dans quelques instants leurs questions aux députés.
00:24Nicolas Fleury, vous étiez en tribune pendant la séance des questions au gouvernement.
00:28Quel échange, retenez-vous évidemment ? On a beaucoup parlé d'un événement aujourd'hui.
00:32Ah et bien oui, tout à fait, c'est le sujet qui a dominé cette séance, les violences après le
00:37match du PSG ce week-end.
00:39Un hémicycle très divisé aujourd'hui sur le sujet, les émeutiers casse et les Français casse a lancé la députée
00:45RN Laure Lavalette
00:46en ouvrant une série de questions très nombreuses sur ce sujet.
00:49Tandis qu'à gauche, plusieurs députés mettent en cause la doctrine des forces de l'ordre.
00:53Quelle obsession triste vous pousse à organiser un affrontement avec notre jeunesse ?
00:58A lancer le député écologiste Pouria Amir Chahi, ce qui a suscité de très vives protestations à droite
01:03et surtout à l'extrême droite des députés indignés dans une ambiance assez tendue.
01:07Plus tard, c'est le Premier ministre qui a pris la parole, refusant, je cite,
01:11de laisser entendre que les forces de l'ordre créent le désordre.
01:14Il a annoncé convoquer une session extraordinaire pour examiner la loi Riposte sur la sécurité début juillet.
01:20Merci beaucoup Nicolas Fleury.
01:23Très politique, cette question des débordements en marge de la victoire du PSG.
01:29On va écouter le Premier ministre justement sur cette question.
01:33Notre système ne se retourne pas suffisamment vers les auteurs de cette dégradation
01:38pour recouvrer aux civils les sommes qui correspondent aux réparations imputées à la société.
01:44Je ne suis pas favorable aux suspensions des prestations sociales.
01:47Néanmoins, je crois qu'il y a un chemin de bon sens.
01:50C'est de permettre à ces prestations sociales, en dehors du reste à vivre,
01:54de financer justement ces réparations sur des solutions adaptées.
01:57On doit avancer la responsabilité individuelle d'un auteur d'un acte de violence,
02:04par définition de dégradation, doit pouvoir réparer.
02:08Edwidge Diaz, le Premier ministre, propose un système casseur-polluaire.
02:13Vous allez parfois plus loin au Rassemblement national.
02:15Vous dites qu'il faut suspendre les allocations familiales ou les allocations sociales.
02:19Oui, moi je me souviens d'un Gabriel Attal très véhément à la tribune nous disant
02:25« Tu casses, tu payes ».
02:27Ma collègue Laura Davalat tout à l'heure a très bien dit qu'au final c'est « Tu casses
02:32» et les Français casques.
02:34C'est exactement ce qui se passe.
02:35Et donc nous nous disons « Stop, ce laxisme ça suffit, ce déni ça suffit, il faut frapper les délinquants
02:43au porte-monnaie ».
02:44Et si ces personnes sont mineures, eh bien elles sont sous la responsabilité de leurs parents.
02:49Et donc oui, je le dis, il faut envisager une suspension des allocations familiales
02:55quand nous sommes dans une situation où les parents sont responsables du comportement de leurs enfants,
03:01c'est-à-dire quand il y a des carences éducatives qui sont observées.
03:04Nous avions proposé cette loi à l'occasion de notre niche parlementaire en 2023.
03:08L'ensemble des députés avaient voté contre notre loi.
03:11Et mention spéciale pour les Républicains qui étaient littéralement absents de l'hémicycle.
03:16Un seul député LR était présent ce jour-là.
03:18Richard Ramos s'attaquait au porte-monnaie.
03:21Dire finalement « Ceux qui cassent doivent justement financer les réparations ».
03:25Mais ça c'est juste.
03:27Les Français ne comprennent pas que lorsque ils sont flashés 10 km, 20 km heure au-dessus de la moyenne,
03:33tout de suite on leur prend sur leur compte.
03:35Et s'ils ne payent pas leur amende, derrière ils vont devoir casquer comme on reprend l'expression.
03:40Et donc, il y a eu 13 boutiques à Paris qui ont été fracturées.
03:46Il y en a 16 ans.
03:47Il faut que les gens qui ont fait ça, à partir du moment où on constitue l'épreuve, ils payent.
03:51Évidemment.
03:52Sinon, les Français, j'ai envie de dire ordinaires, ne comprendraient absolument pas.
03:57Après, moi je ne suis pas favorable à ce qu'on le prenne sur l'allocation familiale, sur les allocations.
04:03Mais après, on peut mettre aussi les gens au travail.
04:06C'est-à-dire qu'on peut aller faire des broussaillées nos forêts parce qu'il y a des risques
04:10d'incendie.
04:11C'est-à-dire que les gens, quoi qu'il arrive...
04:12Comme des travaux d'intérêt généraux.
04:15Dans l'intérêt, si économiquement, il faut être puni.
04:19Quand on fait quelque chose de pas bien, il faut être puni.
04:21Edwige Diaz, évidemment, le ministre de l'Intérieur, a été interrogé à de nombreuses reprises.
04:26Il dit qu'il y a eu plus d'interpellations que l'année dernière.
04:28On sait que le PSG a fêté son deuxième sac.
04:30Plus que l'année dernière.
04:32Donc, la police, elle a interpellé les fauteurs de troubles.
04:36Ça veut dire plusieurs choses.
04:37Ça veut dire que certainement, l'année dernière, pas assez ont été interpellés.
04:40Donc là, il y en a plus que l'année dernière.
04:42Mais l'année dernière, il y en a eu insuffisamment.
04:43Après, une interpellation ne veut pas forcément dire une condamnation.
04:47Et c'est ça, le problème.
04:48C'est qu'on voit derrière, eh bien, une absence de moyens de la part de la justice.
04:54Parce que moi, je ne dis pas que tous les magistrats sont des gauchistes laxistes.
04:57Mais c'est aussi très difficile.
04:57Je dis qu'un certain nombre d'entre eux n'ont pas les moyens de faire appliquer la loi.
05:00Edwige Diaz, c'est aussi très difficile de caractériser après certaines infractions.
05:04C'est-à-dire qu'on voit bien, on sait bien comment ça se passe lors de ces débordements.
05:08Après, qui a fait quoi exactement ?
05:09C'est important de donner les responsabilités individuelles avant de condamner.
05:13Et ça, ce n'est pas toujours facile.
05:14Oui, mais il y a un sujet, en fait, c'est notamment sur la responsabilité pénale des mineurs.
05:18Alors, vous savez, nous, avec Marine Le Pen, nous voulons abaisser l'âge de la majorité pénale, en fait, à
05:2316 ans.
05:24Pour nous permettre de sanctionner plus sévèrement ces jeunes, ces racailles qui viennent pourrir la vie des honnêtes gens.
05:32Nous avons proposé à plusieurs reprises cette mesure, qui n'a pas été reprise par le gouvernement.
05:36C'est bien dommage.
05:37Mais en tout cas, nous le disons, en 2027, les Français ont un choix important à réaliser.
05:42Ou ils continuent avec ces scènes de chaos ou à répétition.
05:45Ou alors, ils engagent la France vers le sursaut.
05:47Richard Ramos, scène de chaos, de guerre civile, on a entendu, au Rassemblement National.
05:51Ou, voilà, débordements qui ont gâché une fête, mais dont il ne faut pas non plus peut-être exagérer les
05:57proportions.
05:58C'est plus qu'un débordement.
05:59C'est plus qu'un débordement.
06:01Un débordement, c'est beaucoup moins grave que ça.
06:03Mais, encore une fois, il faut saluer nos policiers.
06:07Il faut faire en sorte que nos policiers, qui sont, je dirais, à deux mètres de ces gens-là, qui
06:12sont des fois prêts à tout, avec des armes, je dirais, ils sont, je dirais, le bouclier de la République.
06:18Et quand on a entendu, dans l'hémicycle, l'extrême-gauche nous dire que, finalement, s'il y a eu
06:23de la casse et de la faute des policiers qui les auraient excités, on devient dingue.
06:29Alors, la faute des consignes du gouvernement aussi sur la question du maintien de l'ordre.
06:32On a expliqué aussi que, si on avait fait une fanzone, eh bien, les casseurs, ils seraient venus avec, comme
06:38des petites majorettes, devant la fanzone, regarder le match, et puis ils seraient rentrés tranquillement chez eux.
06:43Non, ça, c'est dans des rêves.
06:45Aujourd'hui, merci à nos policiers.
06:47Il faut que ça soit mesuré, et évidemment, il faut faire attention.
06:52Parfois, il y a des exagérations, mais merci à nos policiers, merci à nos gendarmes d'être là pour protéger
06:57les Français.
06:58Alors, Lise, le hasard fait bien les choses, parce qu'on vous reçoit aujourd'hui dans la science citoyenne,
07:01mais il se trouve que vous travaillez aussi au Parc des Princes.
07:04Vous avez vécu une soirée comment, samedi ?
07:06Quel est votre regard sur ce qui s'est passé dans certaines rues, dans la capitale ou dans d'autres
07:10villes en France ?
07:11Moi, je travaille au Parc des Princes depuis trois ans, et donc j'ai plus le côté positif, parce que
07:15le Parc des Princes, c'est un endroit qui est très encadré.
07:18Et moi, je vois plus vraiment le côté festif, c'est-à-dire qu'il y a énormément de gens
07:22qui ne sont pas là pour casser aussi.
07:24Il y a énormément de gens qui sont là pour faire une fête.
07:26Il y a énormément de gens qui ont juste profité de cette victoire et qui ont accueilli les joueurs ensuite
07:31au Parc des Princes.
07:32Et on voit très peu le côté positif aussi, et en y travaillant, j'aimerais vous le rappeler aussi.
07:37Un peu dommage, Edwige Giaz, que la fête soit un peu passée sous silence pour Lise.
07:42L'important, c'est aussi la victoire.
07:44Et la très grande majorité des gens qui voulaient célébrer dans une ambiance bon enfant ?
07:48Mais oui, c'est ça le problème. En fait, c'est qu'on a une poignée de délinquants, de racailles,
07:52qui, malheureusement, sont confortablement installés partout en France
07:56et qui viennent, en fait, empêcher les honnêtes gens de profiter de ces victoires, de ces victoires sportives qui se
08:03fêtent en famille et aucun territoire n'est épargné.
08:07Vous voyez, moi, je suis élue en Gironde, Bordeaux réputé ville calme.
08:10Eh bien, là, c'est pareil. On a eu cinq policiers qui ont été blessés, des mineurs qui ont été
08:14interpellés, des poubelles incendiées.
08:17Et finalement, eh bien, tout cela, en fait, empêche les gens de profiter.
08:21Et c'est très mauvais pour l'économie aussi, parce que les commerçants sont obligés de baisser le rideau.
08:26Alors que moi, je me souviens d'une époque pas si lointaine où, au contraire, quand il y avait un
08:30match, eh bien, tout le monde se mettait en terrasse,
08:31les gens consommaient et c'était un chiffre d'affaires intéressant pour les commerçants.
08:35Ça, malheureusement, ça n'existe plus.
08:36Je vais vous donner la parole, Richard Ramos.
08:38Mais Mathis, vous vouliez également nous dire un mot.
08:40Qu'est-ce que vous pensez de tout ça ?
08:43Finalement, un match où on doit être bien heureux que Paris gagne.
08:46Alors, pas tous les supporters soutiennent Paris, évidemment.
08:49Mais ce qu'on en garde, c'est aussi des images un peu malheureuses.
08:52Moi, surtout, ce que j'en garde, c'est ceux qui peuvent être victimes de ce genre de comportement.
08:56Déjà, on n'en parle jamais, mais moi, ça me paraît important.
08:59Je suis un peu ici pour parler de handicap avec vous.
09:03Et par exemple, ce genre d'événement, c'est des bruits de verre.
09:06Pour un chien guide ou pour un fauteuil roulant, ça a des conséquences.
09:09C'est aussi des bruits imprévus ou très violents.
09:12Pour des personnes avec des troubles sensoriels, ça aussi, ça peut être très difficile.
09:16Et malheureusement, on ne prend pas peut-être assez en compte les conséquences que ça peut avoir sur des personnes
09:24qui simplement voudraient parfois simplement vivre leur soirée tranquillement.
09:28Malheureusement, après, est-ce que c'est aussi gravissime qu'on leur rend compte ?
09:34Franchement, moi, je pense que c'est encore plus grave pour ceux qui vivent ces genres de perturbations,
09:38qui ne peuvent pas sortir de chez eux dans ce genre de moment-là.
09:41Richard Ramos, justement, déplorait toutes ces conséquences aussi.
09:45Ou en même temps, Lise nous dit, mais il faut aussi dire que c'était la fête.
09:49Quel est l'équilibre ?
09:50Non, mais c'était plus la fête que la casse.
09:52Je veux dire, dans nos campagnes, le match, en plus, il a été stressant.
09:56Ça se joue au tir au but.
09:59C'est faux quand même.
10:00Voilà, on était tous là à regarder, à espérer.
10:04Ce n'est pas le match contre le Bayern qui était formidable, qui était enjoué.
10:08C'est un match qui a été tendu.
10:09Et donc après, évidemment, tout le monde, dans nos petits clubs, dans nos villages,
10:13il y avait une télé, une grande télé.
10:15Et puis, on a fait la fête et il n'y a pas eu de casse.
10:17Donc, ça aussi, il faut...
10:18Dans certaines villes, ça s'est bien passé aussi.
10:20Exactement.
10:21Exactement.
10:21Et puis, c'est comme les trains, on en reparlera, qui arrivent en retard au cours des problèmes.
10:24C'est ce qu'on met en avant, en premier.
10:26Donc, ne boutons pas non plus cette joie qu'a été celle de cette victoire dans ce club
10:33qui a tiré et qui, finalement, est un peu la locomotive du football français.
10:37Et donc, tout ça, dans nos petits villages, c'était super.
10:40Et puis, on a fait la fête, notamment à Fayologe.
10:44Et c'est vachement bien parce qu'il y a toutes les générations.
10:46Il y a les minots qui sont poussins.
10:48Il y a les petits, il y a les grands, il y a les anciens, il y a les anciens
10:51entraîneurs.
10:52Et tout ça, dans un élan d'amour du foot, on le partage.
10:55Edwige Diaz, le Premier ministre a parlé du texte « riposte », du texte du ministre de l'Intérieur
11:00qui va arriver courant du mois de juillet.
11:03Il y a des dispositions sur les mortiers d'artifice, notamment.
11:06Est-ce que le Rassemblement national va aussi se saisir de ce texte, peut-être,
11:10pour mettre des dispositions que vous souhaitez dans le débat public ?
11:13Oui, en fait, nous, on regrette que les textes de fermeté arrivent en fin de mandat.
11:18Ça fait quand même dix ans qu'ils sont au pouvoir, dix ans qu'on voit une dégradation de la
11:22situation,
11:23dix ans qu'on voit tous nos 31 décembre avec des voitures calcinées, les 14 juillet, les fêtes sportives.
11:28Donc, en fait, c'est bien que tout ça arrive, mais c'est beaucoup trop tard.
11:31Et franchement, je ne vois pas comment ceux qui ont mis le pays dans cette situation depuis dix ans
11:36vont pouvoir nous apporter des solutions pour les quelques mois de mandat qui leur restent.
11:40Alors, vous avez l'habitude, l'un comme l'autre, d'interroger le gouvernement
11:43lors de la séance des questions au gouvernement, notamment.
11:46Eh bien, maintenant, ce sont nos citoyens qui vont vous interpeller.
11:49C'est la séance citoyenne.
11:56Alors, on est évidemment ravis d'accueillir nos quatre invités du jour.
12:00Mais si vous, vous souhaitez aussi venir sur le plateau de la chaîne parlementaire,
12:05interpeller, poser vos sujets de préoccupation, n'hésitez pas à flasher le QR code
12:09qui va s'afficher tout au long de l'émission ou vous rendre sur notre site Internet.
12:12On va revenir avec vous, Lise.
12:14Vous nous aviez parlé du Parc des Princes.
12:16Lise Clémenceau, vous nous parlez d'autre chose.
12:1821 ans, étudiante en histoire et sciences politiques à Paris.
12:21Sujet très important, fondamental, l'école.
12:24Lise, que souhaitez-vous demander ?
12:26Alors, moi, je voudrais vous parler de l'école, de l'école de la République.
12:31Entre la fermeture des classes et le manque de remplaçants, je trouve que l'école publique,
12:36elle est souvent démunie, notamment avec le budget qui a été voté il n'y a pas longtemps,
12:41qui la reclasse un peu plus bas qu'elle ne l'était auparavant.
12:46Souvent, elle est démunie au détriment de l'école privée aussi.
12:51Moi, je trouve que précariser l'école, c'est aussi précariser le futur.
12:55Et je trouve ça assez absurde.
12:57Et je voulais vous demander, donc, comment vous justifiez les choix budgétaires qui ont été pris ?
13:02Et qu'est-ce que vous pouvez faire, vous, concrètement, pour rendre sa force à l'école publique ?
13:06Alors, votre réponse, Richard Ramos.
13:10D'abord, l'école, je veux dire, c'est le fondement de notre République.
13:13Je veux dire, moi, je suis un gamin de la cité.
13:16À la cité, mon père était ouvrier.
13:19C'est parce que nos parents travaillaient en 3-8 pour qu'à l'école, on puisse s'élever.
13:23Et donc, l'école, ça doit être, pour moi, et je le répète, un budget qui est sanctuarisé.
13:28Mais on n'a jamais...
13:30La France est un pays qui met beaucoup d'argent dans l'école,
13:34mais avec un rendement qui est de plus en plus faible.
13:37Et donc, moi, je pense qu'on a une baisse de la démographie.
13:41C'est-à-dire que vous voyez bien que le nombre d'élèves par classe baisse.
13:44Et donc là, il ne faut pas enlever les profs qui sont là.
13:46Il faut peut-être être moins d'élèves par classe et plus d'individualité.
13:50C'est-à-dire, je pense qu'on a eu trop longtemps...
13:55On essayait de faire un truc moyen.
13:57C'est-à-dire, on ne traitait pas les gens qui étaient très brillants.
14:00On ne traitait pas les gens qui avaient des grandes difficultés.
14:03Tout ça pour essayer d'avoir un espèce de médian mou.
14:06Et je pense que ce qu'il faut, c'est l'individualisation du parcours de l'enfant.
14:09Et ça, il faut qu'on y mette les moyens.
14:11Et donc, je pense que ça doit être le budget qui est le plus sanctuarisé.
14:16L'école, c'est évidemment la République de demain.
14:19Et donc, c'est ce qu'il faut faire.
14:21Il y a eu beaucoup de couacs.
14:22Et moi, je suis dans la majorité.
14:24Et je suis élu rural.
14:26Et donc, moi-même, j'ai été bagarré contre le recteur sur des fermetures d'école.
14:30Et notamment dans la ruralité.
14:31Moi, je pense que dans la ruralité, parfois, c'est le dernier lieu de vie.
14:36Et donc, on doit, dans la ruralité, peut-être avoir des exceptions
14:39qui font que même quand on n'a pas le nombre d'élèves,
14:42on doit maintenir ce qu'on a promis l'école, mais au moins la classe.
14:45– Edwige Diaz, sur cette question, parce qu'on peut se douter qu'à l'approche de l'élection présidentielle,
14:50l'école, ça va être le sanctuaire pour tout le monde.
14:52Mais concrètement, on ne ferme pas les classes alors qu'il y a 1,7 million d'enfants en moins
14:56?
14:56On paye davantage les professeurs ?
14:58– Oui, nous, la question de l'école était une question fondamentale, déjà,
15:02dans notre programme présidentiel de 2022, qui est toujours en ligne sur notre site Internet.
15:06Et nous n'opposons pas l'école privée et l'école publique.
15:09Et nous disons qu'au contraire, l'école doit être le centre de notre attention.
15:14Et donc, nous avons, tout au long de ce mandat, insisté auprès du gouvernement
15:19pour lutter, par exemple, contre la fermeture des classes.
15:22Oui, je le dis, l'immense majorité des courriers que j'adresse aux ministres,
15:26c'est pour m'opposer, ou alors au recteur de l'académie,
15:29c'est pour m'opposer à la fermeture de classes.
15:30Parce qu'en fait, on a besoin d'avoir moins d'élèves par classe
15:33pour qu'il y ait une amélioration de notre niveau.
15:36Parce que là, toutes les études le montrent, le niveau de nos élèves baisse
15:41et on ne peut pas s'en satisfaire.
15:44Donc en fait, aujourd'hui, la politique, comment dire, socialisante, socialiste,
15:48a voulu donner le bac à tout le monde.
15:50Finalement, il y a un affaissement du niveau scolaire.
15:54Nous, nous souhaitons, avec Marine Le Pen, remettre, par exemple,
15:56l'apprentissage au cœur de nos orientations politiques,
16:00le mettre, par exemple, à 14 ans, pour éviter qu'il y ait des jeunes
16:02qui, jusqu'à 16 ans, ne s'éclatent pas à l'école
16:05et donc n'apprennent rien ou même aient l'impression de perdre leur temps.
16:08Donc ça, c'est d'une part du point de vue des élèves.
16:10D'autre part, c'est prendre en considération la parole des parents d'élèves.
16:13Et enfin, surtout, c'est soutenir les enseignants.
16:17Parce qu'on a bien vu que, dans un certain nombre de cas,
16:20les enseignants n'étaient pas soutenus par leur hiérarchie.
16:24Il y a quelques années, il y a même eu un hashtag qui s'appelait le hashtag pas de vagues.
16:27Et ça, avec nous, ce sera terminé.
16:29Donc oui, je le dis, pour nous, l'école, c'est super important.
16:31C'est évidemment le fondement de notre avenir.
16:32Lise, pour vous faire répondre aussi à ce que dit le ministre de l'Éducation,
16:37qui dit, en 2035, les projections, c'est 1,7 million d'élèves en moins.
16:40Donc on ne peut pas maintenir toutes les classes.
16:43Est-ce que vous, vous entendez cet argument ?
16:45Et peut-être aussi sur celui qui consistait à dire,
16:47pendant longtemps, il fallait faire de plus en plus d'études.
16:49Donc maintenant, le bac, il ne sert plus à grand-chose.
16:51Il faut toujours faire plus d'études.
16:52Est-ce qu'il faut revoir aussi les apprentissages qu'on donne à l'école ?
16:56Déjà, je trouve qu'on est assez d'accord sur le fait,
16:58je pense que tout le monde est d'accord sur le fait qu'il y a trop d'élèves par
17:02classe.
17:02Et donc, c'est un avantage, en fait.
17:04La baisse de démographie, il faut aussi la prendre d'un côté,
17:06où il y aura donc moins d'élèves par classe,
17:08et un professeur qui pourra donc se concentrer sur plus d'élèves.
17:10Mais cette fermeture des écoles est donc contre-productive,
17:13parce que des classes et des écoles,
17:15parce que du coup, il y a plus d'élèves par classe,
17:17parfois des classes sur 4 ou 5 niveaux.
17:20Et donc, ça devient parfois impossible, dans la ruralité, justement,
17:24d'apprendre correctement aussi.
17:27Et pour le sujet de...
17:29Edwige Diaz disait, le bac, maintenant, qui ne sert à rien,
17:31est-ce qu'il faut réorienter un peu ?
17:33C'est vrai que les filières techniques, l'apprentissage,
17:35même si le gouvernement a fait beaucoup d'aides en faveur de l'apprentissage,
17:38il faut toujours faire plus d'études,
17:40et puis à la fin, on s'aperçoit que ça sert peut-être moins
17:43dans les métiers en tension, notamment.
17:44Est-ce que tout ça, il faut regarder aussi au niveau des formations à l'école ?
17:47Je crois qu'il y a déjà un regard qui se porte sur le bac de français.
17:50Il me semble que ça va devenir de plus en plus compliqué
17:53au sujet de l'orthographe, etc.
17:55Après, oui, le bac, aujourd'hui, est trop simple, peut-être.
17:59Moi, je fais partie de la génération qui a eu son brevet gratuitement
18:01avec le Covid, et le bac, j'ai l'impression que tout le monde l'a,
18:05et que faire des études, c'est devenu crucial,
18:07et elles ne sont pas forcément à la portée de tous.
18:11En tout cas, on peut réussir en ayant fait des études plus courtes.
18:14Évidemment.
18:16On critique aussi beaucoup l'école, mais l'école française,
18:19elle est aussi publique, gratuite, ouverte à tous.
18:22Alors, peut-être que le niveau est moins bon qu'ailleurs,
18:24mais on a peut-être aussi, par rapport à d'autres pays,
18:27la chance d'avoir un enseignement public, gratuit, accessible à tous.
18:31Richard Ramos et Edwige Diaz ?
18:33Oui, c'est vrai, mais ce que délivre l'école publique,
18:38on a l'impression qu'elle ne permet pas à des générations
18:42dont les parents étaient les plus humbles de s'élever,
18:45comme ça a été le cas.
18:46D'abord, parce qu'il faut réviser la carte scolaire.
18:49Quand vous êtes dans un quartier très populaire,
18:51où il y avait, par exemple, beaucoup de gens d'origine étrangère,
18:55vous êtes assignés à aller à telle école,
18:57avec des niveaux qui sont faibles.
18:59Et donc, il faut dépoussiérer cette carte scolaire.
19:02Il faut permettre d'avoir plus de liberté.
19:04Et puis, je le dis et je le répète,
19:06et là, je pense que madame Diaz sera d'accord,
19:08moi, je ne veux pas qu'on oppose l'école privée et l'école publique.
19:12Je pense qu'il faut à la fois qu'on redresse l'école publique.
19:16Il faut qu'on la redresse.
19:17Parce que la seule chance pour un enfant
19:20qui n'a pas des gros moyens de progrès,
19:23c'est entre autres...
19:25Et puis sur l'apprentissage,
19:28300 000 apprentis, 600 000 apprentis,
19:29on devait viser le million,
19:30qu'à son pâle jouet qui a marché.
19:32Et là, les dernières mesures sur l'apprentissage,
19:35attention, on est en train d'infléchir les courbes.
19:36Vous aurez le mot de la fin, Richard Rameau, sur ce thème.
19:39Vous aurez le mot du début sur le prochain.
19:41On va passer à Roland Melnaud.
19:42Il est 62 ans, chef d'entreprise à Versailles,
19:46dans les Yvelines.
19:47Vous vouliez parler des défaillances d'entreprise.
19:49Et vous, vous savez pourquoi ?
19:51Vous avez des petites astuces à donner à nos députés.
19:54On vous écoute.
19:55Alors, moi, je suis chef d'entreprise, d'une TPE.
19:58Et je constate que la fiscalité pèse proportionnellement,
20:02plus lourdement sur les petites structures
20:04que sur les grands groupes.
20:06Alors même que les dépôts de bilan
20:08atteignent des niveaux records.
20:10Malgré un taux nominal d'impôt
20:12sur les sociétés théoriquement unifiées,
20:15les mécanismes d'optimisation de crédit
20:17et de niche fiscale restent, dans les faits,
20:19beaucoup plus accessibles
20:20aux grandes entreprises qu'aux TPE.
20:23Quelles mesures concrètes de simplification
20:26et de réduction effective de la charge fiscale
20:29envisagez-vous pour les TPE, PME ?
20:31Genre impôts de production, taux réduits,
20:35allègements des formalités déclaratives,
20:37afin de rétablir une équité réelle
20:39avec les grands groupes
20:40et de freiner l'explosion des défaillances d'entreprise ?
20:43Et on reprécuse, TPE, très petite entreprise,
20:46PME, petites et moyennes entreprises.
20:49Accepteriez-vous de défendre au Parlement
20:51un chantier spécifique sur la fiscalité des TPE, PME,
20:55construit avec les représentants de terrain,
20:58les experts comptables, les organisations professionnelles
21:00et les chambres consulaires ?
21:02Edwige Diaz, sur cette question.
21:03Oui, absolument.
21:04Sachez que le Rassemblement national
21:06est très attentif aux attentes du monde économique.
21:10Pourquoi ? Parce qu'en fait,
21:12c'est le monde économique qui crée cette richesse.
21:14C'est grâce à lui que nous pouvons avoir des emplois,
21:16c'est grâce à lui que nous pouvons financer notre modèle social.
21:19Donc, croyez bien que nous,
21:20tout ce qui va dans le sens de l'entravement
21:23du développement des entreprises,
21:24nous nous y opposons.
21:26Je vais vous donner quelques exemples.
21:27Moi, en Gironde, je suis très impliquée
21:29aux côtés des chambres consulaires.
21:31Je participe chaque année aux audiences de rentrée
21:33des tribunaux de commerce, par exemple,
21:35où on a à chaque fois des chiffres qui sont alarmants.
21:39Moi, je l'ai vu dans mon département l'année dernière.
21:41On a constaté une hausse des radiations,
21:43une baisse des immatriculations
21:44et puis surtout, un moral des chefs d'entreprise
21:47qui est en berne.
21:48Pourquoi ?
21:49Parce qu'en fait, trop de charges,
21:51trop de taxes, trop de normes
21:52et trop d'impossibilité de se projeter.
21:56Donc, nous, ce que nous avons proposé,
21:58déjà, nous avons demandé à Emmanuel Macron
21:59de tenir sa promesse.
22:01Parce qu'Emmanuel Macron,
22:02quand il était candidat en 2022,
22:05il avait dit qu'il supprimait la CVE,
22:07la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises.
22:09Finalement, au PLF suivant,
22:11il a dit que je ne vais supprimer que la moitié
22:12et l'autre moitié plus tard.
22:14PLF d'après, il a dit que l'autre moitié,
22:16je vais la resupprimer un peu plus tard.
22:18Et là, il a fallu qu'on se batte.
22:20Les députés du RN étaient très assidus en hémicycle
22:22pour qu'enfin, cette promesse présidentielle
22:24datant de 2022 soit honorée.
22:26Nous, nous voulons ajouter une baisse
22:28des impôts de production,
22:29avec notamment une baisse de la C3S.
22:32Donc là aussi, c'est un impôt qui pénalise
22:34les entreprises.
22:34Parce que nous voulons procéder
22:36à une revitalisation de certains territoires ruraux,
22:39en fait, un rééquilibrage territorial.
22:42Donc, ce côté suppression des impôts de papier
22:45et écoute des chefs d'entreprise
22:47et allègement de charges,
22:48nous y sommes très favorables.
22:49Et d'ailleurs, nous avons été le seul groupe
22:51à nous opposer au système qui a été mis en place.
22:53Je vais vous le lire,
22:54parce que c'est quand même quelque chose
22:55qui coûte 2 milliards d'euros supplémentaires
22:57qui va peser sur les chefs d'entreprise.
22:59C'est le gel du barème des exonérations
23:01des cotisations patronales.
23:02C'est-à-dire, aujourd'hui, vous payez un SMIC.
23:04Avant, vous aviez des allègements de charges.
23:06Aujourd'hui, vous n'en avez plus.
23:07Et c'est un très mauvais signal
23:08qui est envoyé à l'entrepreneuriat en France.
23:10Richard Ramos, peut-être pour la défense,
23:12si je puis dire,
23:12parce qu'on dit quand même qu'Emmanuel Macron,
23:14il a fait 50 milliards de baisse d'impôts
23:16pour les sociétés.
23:17Oui, moi, je ne suis pas pour la défense.
23:19Moi, j'ai créé ma première société.
23:20J'avais 18 ans.
23:22Et j'ai créé, dans le Loire-et-Cher,
23:23le club des créateurs et repreneurs d'entreprise
23:25pour les petites boîtes.
23:26On était quatre.
23:27Puis après, j'en étais le président national.
23:28On était plus de 800.
23:30Et donc, il y a un truc qui ne va pas.
23:32C'est que les grandes multinationales
23:34elles planquent l'impôt à l'étranger.
23:36Et en gros, la moyenne,
23:37elles payent 6-7% d'impôts.
23:39Alors que nous, moi, j'ai toujours ma petite boîte,
23:41on se fait plomber aux alentours de 30.
23:42Et donc, ça, ça ne va pas.
23:44Et donc, peut-être qu'il faut aller sur quelque chose
23:46qui a été proposé par la gauche,
23:47d'un impôt sur le chiffre d'affaires
23:50des grands groupes,
23:50peut-être un demi pour cent.
23:52Mais il faut qu'on rétablisse ça.
23:55Beaucoup aussi de chefs d'entreprise,
23:57et monsieur le sait,
23:58c'est les normes.
23:59C'est-à-dire qu'en fait,
24:01les gens passent de plus en plus de temps
24:02à l'administratif
24:03parce qu'on les emmerde,
24:05parce que quand tu dois faire la prime Macron,
24:09alors il faut penser que si tu as un petit restaurant,
24:11il faut que la prime Macron,
24:13alors que les serveurs ont des pourboires
24:14et les gens en cuisine, ils n'en ont pas,
24:16tu veux rééquilibrer en disant
24:18je vais donner plus de prime Macron en cuisine,
24:21eh bien il y a l'URSSAF qui vient,
24:22ils viennent te plomber, tout ça.
24:23Tout ça, il faut alléger tout ça pour...
24:26Et puis dernier élément,
24:28il faut parler aux chefs d'entreprise
24:29qui vont des défaillances d'entreprise.
24:32Je me suis fait mal voir, évidemment,
24:33moi par les mandataires judiciaires,
24:34parce que dans cet hémicycle,
24:36j'ai dit que ces charognards étaient plus payés
24:37à tuer la bête qu'à la redresser.
24:39Il faut aussi que quand nos chefs d'entreprise,
24:42ils arrivent au tribunal de commerce,
24:43ils ne soient pas traités comme des délaquants.
24:45Ce ne sont pas des casseurs après le PSG.
24:46Ce sont des gens qui, parce qu'ils ont eu un impayé,
24:49se retrouvent en difficulté.
24:50Et quand ils arrivent au tribunal,
24:53ils sont déjà fragilisés.
24:54Donc là aussi, il faut qu'on protège,
24:56dans son humanité,
24:58dans le respect de ce qu'il a fait,
24:59les chefs d'entreprise,
25:00quand ce ne sont pas des voyous,
25:01et 98% ne sont pas des voyous,
25:03quand ils arrivent à la barre du tribunal.
25:05– Roland, sur cette question,
25:06puisqu'on voit bien que vous défendez,
25:08voilà, l'un et l'autre,
25:09les très petites entreprises,
25:10les petites et moyennes entreprises,
25:12est-ce que vous, vous pensez qu'effectivement,
25:13il faut taxer les plus grandes ?
25:15Parce qu'on en entend aussi,
25:16parfois, le Medef, par exemple,
25:18qui représente plutôt des grandes entreprises,
25:20se plaindre de tout ça.
25:22Vous, vous nous dites,
25:22non, en fait, finalement,
25:23eux ne payent pas tellement d'impôts.
25:25– Parce que l'eau,
25:25ils ont les moyens de se payer.
25:29– Votre micro, pardon.
25:32– Excusez-moi.
25:34– Oui.
25:34– Dites-nous, Roland,
25:35le regard aussi que vous avez
25:36sur les très grandes entreprises
25:37qui, parfois, se plaignent aussi.
25:38– Eux, ils ont effectivement
25:39la possibilité de se payer des juristes,
25:42des conseillers fiscaux,
25:44qu'une petite société,
25:45une petite structure n'a pas les moyens
25:47de le faire, en fait.
25:48Et c'est surtout le côté administratif
25:51qui est trop lourd, en fait.
25:53Donc, aujourd'hui,
25:54on ne peut pas se payer
25:56des secrétaires supplémentaires
25:57pour faire de l'administratif.
25:59Nous, notre rôle,
26:00c'est de faire notre métier.
26:02Et voilà, on a un outil de travail.
26:04– Vous faites quoi comme métier, pardon ?
26:05– Je suis dans l'informatique,
26:06de la maintenance informatique.
26:07– Vous avez combien de salariés ?
26:08– Je n'ai plus de salariés.
26:10– Très bien, on a entendu.
26:11– Ce que j'ai, voilà,
26:13et je ne reprendrai plus de salariés.
26:14– Et on a bien vu
26:15que la question de l'école,
26:16la question de la fiscalité
26:17des entreprises sera évidemment
26:19très présente,
26:20un débat très présent
26:21pour 2027.
26:22Peut-être qu'également,
26:23on parlera du handicap,
26:25de la situation du handicap.
26:27Mathis Dupuis,
26:28vous avez 25 ans,
26:29vous êtes étudiant
26:29en histoire à Levallois.
26:31Vous êtes lauréat du Trophée
26:32des aidants
26:33de l'Ordre national du mérite.
26:35Vous nous parlez
26:36handicap et transport.
26:37– Je suis étudiant à la Sorbonne,
26:39je vis à Levallois,
26:40mais pas de souci.
26:41Alors oui,
26:42alors moi,
26:42ma question,
26:43elle est très simple.
26:44Contrairement aux idées reçues,
26:47non,
26:48l'inaccessibilité du métro parisien
26:50n'est pas due
26:50à des questions financières,
26:52encore moins
26:52à des questions techniques,
26:54ni à des questions de sécurité.
26:55Mais elle est bien
26:56une question juridique.
26:58Depuis 2005,
26:59la RATP,
27:00elle bénéficie
27:01d'un petit décret
27:03d'exemption
27:04qui l'exemple
27:05de se rendre accessible
27:06sur les stations
27:07qui datent d'avant 2005.
27:09En résumé,
27:10quasiment toutes.
27:12Donc,
27:12ma question va être
27:14très très simple,
27:15c'est,
27:15dans la suite
27:17de cet échange,
27:18allez-vous proposer
27:19dans votre prochaine
27:20niche parlementaire
27:22de mettre fin
27:23à ce décret d'exemption
27:24et donc de permettre
27:25aux personnes handicapées,
27:26qu'elles soient franciliennes
27:27ou touristes,
27:28de pouvoir enfin avoir accès
27:30à un transport
27:30de qualité accessible ?
27:32Edwige Diaz,
27:33est-ce que ce serait
27:33une proposition
27:34que vous reprendriez ?
27:36Alors,
27:36pour être tout à fait honnête,
27:37pas dans une niche
27:38parce que la nôtre
27:39elle est déjà passée,
27:39en fait,
27:40voilà.
27:41Mais par contre,
27:42je voulais vous remercier
27:43d'avoir posé
27:44cette question
27:46parce que
27:47c'est vrai que nous,
27:48au RN,
27:48on est assez peu interrogés
27:50sur la question
27:50du handicap
27:51et ça nous désole
27:52parce qu'on a
27:53un certain nombre
27:54de collègues députés
27:54qui sont directement
27:56concernés par ces questions
27:57du handicap
27:57et donc c'est l'occasion
27:58pour moi de vous dire
27:59qu'en 2022,
28:01dans notre programme présidentiel,
28:02nous avions rédigé
28:02un programme
28:03sur la question
28:04du handicap
28:05et le début
28:06de notre programme,
28:07je vous le cite,
28:08c'est intégrer pleinement
28:09nos concitoyens handicapés
28:10dans la société
28:11demeure un combat permanent.
28:12La place qu'ils y occupent
28:13témoigne de notre
28:14degré d'humanité,
28:15de ce qu'est
28:16notre civilisation.
28:17Il ne peut y avoir
28:18d'unité nationale
28:19sans unité sociale.
28:20et c'est pour cette raison
28:21que nous avons
28:23plaidé à chaque fois
28:24que nous avons pu
28:25en commission
28:25des affaires sociales
28:26pour améliorer
28:27le quotidien
28:28des personnes
28:28en situation
28:29de handicap
28:29ou de leurs proches
28:30aidants.
28:31Nous avons donc
28:32souhaité augmenter
28:33l'aide au bénéfice
28:34des proches aidants.
28:35Nous avons souhaité
28:36mettre en place
28:36un plan de scolarité
28:37pour que les enfants
28:39bénéficient
28:39des AESH.
28:41Et sur l'accessibilité
28:42des transports.
28:43Exactement.
28:44Justement,
28:45j'allais y venir.
28:46L'accessibilité
28:47est essentielle.
28:47Et en fait,
28:48dans notre livret,
28:49nous avons parlé
28:49de la question
28:50du métro,
28:51du métro parisien.
28:52Je pense que vous
28:53aurez beaucoup plaisir
28:53à le lire.
28:54Et en tout cas,
28:55le point juridique
28:56que vous soulevez,
28:57c'est très intéressant
28:58pour nous.
28:58Et donc,
28:59je pense que nous allons
29:00organiser dans le cadre
29:01de l'élection présidentielle
29:01un certain nombre
29:02de concertations.
29:03Et donc,
29:04par exemple,
29:04vous,
29:04si vous voulez participer
29:05dans notre groupe de travail,
29:07si vous voulez nous dire
29:08quels sont les points juridiques
29:09qu'il faut lever
29:10si ça n'est pas
29:11une question financière.
29:12De toute façon,
29:12même si c'est une question financière,
29:13en fait,
29:13nous,
29:14on considère que la question
29:15du handicap
29:16et de l'accessibilité,
29:17ça doit dépasser
29:18le seul enjeu financier.
29:20Voilà.
29:21Donc,
29:21du coup,
29:22je pense qu'on aura l'occasion
29:23d'en reparler,
29:23mais je tenais à vous remercier
29:24d'avoir posé cette question
29:25sur laquelle on ne nous interroge
29:27pas assez souvent.
29:27Je vais vous donner la parole,
29:29Richard Ramos,
29:29mais Mathis,
29:30puisque vous,
29:31vous êtes malvoyant,
29:32vous avez d'ailleurs
29:33un chien guide.
29:33Votre quotidien,
29:35c'est de ne pas pouvoir
29:36prendre de métro,
29:38c'est très délicat.
29:39Est-ce que la RATP,
29:40finalement,
29:41parfois,
29:42elle dit,
29:42est-ce qu'elle a raison
29:43de dire que parfois
29:43c'est très délicat
29:44dans certains quartiers de Paris
29:46de faire des travaux ?
29:47Quel est son argument ?
29:48Déjà,
29:49moi,
29:49j'utilise le métro,
29:50mais c'est vrai
29:50que c'est plus compliqué
29:51parce que ça demande
29:52un travail mental
29:53et le chien guide aide beaucoup,
29:55mais ça reste très compliqué.
29:57Et on imagine
29:58que des personnes,
29:58par exemple,
29:59en fauteuil roulant,
30:00c'est quasiment impossible.
30:01Mais moi,
30:02quand la RATP nous explique
30:04qu'elle ne peut pas le faire,
30:06moi,
30:06ça me fait un doucement rire
30:08parce que déjà,
30:09on repart du problème financier.
30:11Elle nous explique
30:12qu'il faut 250 milliards d'euros
30:14sur 500 ans.
30:17Bon,
30:17c'est marrant,
30:18mais ce n'est pas vrai.
30:21Ensuite,
30:21elle nous explique
30:22qu'elle ne peut pas le faire
30:23parce qu'elle n'a pas la compétence.
30:25Déjà de 1.
30:26Si elle n'avait pas
30:26le décret d'exemption,
30:28elle aurait des subventions
30:29que touche déjà la RATP.
30:31en vérité,
30:32pour le RER,
30:33par exemple,
30:33parce que c'est RER Infrastructure
30:35qui aujourd'hui
30:36fait les travaux
30:37pour le RER
30:38et pour son accessibilisation.
30:39Donc,
30:39en plus,
30:40ils ont la compétence,
30:40ils savent le faire.
30:42Richard Ramos,
30:43sur cette question.
30:44Elle est très précise.
30:45Je vais vous dire quelque chose.
30:46Moi,
30:46je suis un élu rural,
30:47donc la problématique,
30:49malgré que j'ai un handicap,
30:50j'ai aussi une carte d'handicapé,
30:52moins que vous,
30:53mais j'ai une carte d'handicapé
30:54sur une cheville
30:54qui ne marche plus.
30:56Je n'avais pas vu la question,
30:58en fait,
30:58quand je viens ici.
30:59Et en fait,
30:59ce débat citoyen,
31:01finalement,
31:01c'est un peu comme
31:02si on était en circo
31:04avec des gens
31:04qui viennent dans nos permanences
31:06et qui nous racontent
31:07quelque chose de très concret.
31:08C'est un peu ce qu'on recrée
31:09lors de la séance citoyenne.
31:11Et donc là,
31:11cette séance citoyenne
31:12sur cette chaîne parlementaire,
31:13c'est exactement ça.
31:14Donc moi,
31:14je vais vous proposer un truc.
31:16On verra s'il accepte.
31:17On va aller voir ensemble
31:18le ministre des Transports.
31:19On va là,
31:20on est sur la chaîne parlementaire,
31:21on est des parlementaires.
31:22On va lui dire,
31:22voilà,
31:23nous,
31:23on a croisé un citoyen.
31:24Il nous a alerté.
31:25On trouve que sa question,
31:26elle est juste.
31:27On n'est pas des grands spécialistes,
31:28mais il faut le recevoir.
31:29Et j'imagine que sur la question
31:31de l'accessibilité
31:32dans les transports,
31:32c'est partagé par de nombreuses
31:34personnes en situation de l'ordre.
31:34Et donc moi,
31:34ce que je vous propose,
31:35c'est comme je le fais
31:35en circonscription,
31:36c'est-à-dire quand j'ai eu
31:38des problèmes avec les gens
31:39du voyage qui avaient
31:40complètement envahi un village,
31:41on a été voir le ministre
31:42de l'Intérieur,
31:43eh bien,
31:43c'est de vous dire,
31:44on va essayer d'écrire au ministre
31:45et on ira ensemble.
31:46Et puis,
31:47on verra ce qu'il vous répond.
31:47Il vous répondra certainement
31:49mieux que moi.
31:50Mais en tout cas,
31:50nous, des fois,
31:51notre travail de député,
31:52ce n'est pas forcément
31:53d'avoir la réponse
31:53parce qu'on ne va pas inventer
31:55ce qu'on ne sait pas faire.
31:55Alors le ministre,
31:56il renverra peut-être à la RATP.
31:57Non, non, mais ce n'est pas grave.
31:58Il va vous recevoir.
31:59Parce que s'il ne recevra pas,
31:59on va le harceler,
32:00on va lui dire.
32:01Mais comment ça,
32:01vous ne recevez pas les citoyens ?
32:03En un mot, Mathis,
32:03pour finir,
32:04parce que vous êtes investi
32:05sur cette question,
32:05qu'est-ce qu'on vous répond en fait ?
32:06Le blocage, voilà, juridique ?
32:08Toujours les mêmes choses.
32:09On nous répond que ça coûte trop cher,
32:11on nous répond que c'est infaisable,
32:12on nous répond qu'ils ne savent pas faire,
32:13on nous répond plein de choses.
32:14On nous répond même parfois
32:15que c'est des questions de sécurité
32:17que les pompiers,
32:17ils ne veulent pas.
32:18En sachant que les pompiers,
32:19un, interviennent seulement
32:20à la fin des travaux
32:21et que la seule personne
32:22qui a l'autorité
32:23pour interdire une ouverture,
32:25c'est le préfet.
32:26Donc on est toujours face
32:27à ce nombre de...
32:30En vérité,
32:31on va répondre à la question,
32:32ils ne veulent pas payer.
32:34Voilà, c'est là la vérité.
32:36Eh bien écoutez, Mathis,
32:37si vous vous rendez
32:37avec Richard Ramos-Somi,
32:38ministère, on suivra tout ça.
32:40Je rappelle que si vous avez vous aussi
32:42des thèmes qui vous tiennent à cœur,
32:43si vous voulez venir les partager
32:44ici sur LCP,
32:46interpellez les députés,
32:46n'hésitez pas à flasher le QR code.
32:48On va finir avec vous, Victoria.
32:50Victoria Huard,
32:5119 ans, étudiante en droit à Paris.
32:53Vous nous parlez d'un sujet
32:54qui concerne de plus en plus,
32:56soit directement, soit indirectement,
32:58parce qu'on est parents,
32:59la question des réseaux sociaux, Victoria.
33:01Exactement,
33:02Madame, Monsieur les députés,
33:03moi je vais vous parler à présent
33:04des réseaux sociaux.
33:06En fait, tout simplement,
33:07à l'heure d'aujourd'hui,
33:08nous sommes toutes et tous
33:09exposés aux réseaux sociaux
33:10et, par conséquent,
33:12au contenu de l'intelligence artificielle.
33:15Quelles mesures
33:16vous pourriez proposer
33:18pour faire face
33:19à la désinformation
33:20et aux risques sociaux
33:21et psychologiques
33:22liés à ces outils ?
33:26Question très directe.
33:27Edwige Diaz,
33:28votre réponse.
33:29Oui,
33:29merci pour votre question.
33:31Donc, en fait,
33:32il y a plusieurs choses.
33:33Moi, je pense que tout
33:33ne peut pas passer par la loi.
33:34à un moment donné,
33:36il y a un travail éducatif
33:38qui doit être mené
33:40par les parents.
33:41Et donc, je pense
33:42qu'au sein de la cellule familiale,
33:44les parents doivent sensibiliser
33:46leurs enfants
33:46à la question
33:47des deepfakes,
33:48des fake news,
33:49etc.
33:49Maintenant,
33:50s'il y a des carences éducatives,
33:51bien sûr que l'école
33:52doit être là en soutien,
33:55mais je ne pense pas
33:55que tout puisse passer
33:57par la loi.
33:57même si, je le dis,
33:58nous, nous avons été favorables
34:00à la fixation
34:01de la majorité numérique
34:02à 15 ans
34:02et que nous souhaitons
34:03interdire les réseaux sociaux
34:05pour les mineurs
34:06de moins de 15 ans également.
34:07Des carences éducatives,
34:08parfois, les parents,
34:09ils sont juste
34:09complètement perdus
34:10et ils n'ont aucune idée
34:11de ce qui peut se passer
34:12sur les réseaux sociaux.
34:14J'imagine, Victoria,
34:15les parents, parfois,
34:16ils sont en 10 ans
34:17d'écart 15 ans,
34:18on est complètement perdus.
34:19Oui, exactement.
34:20Je pense que c'est ça.
34:22Ils sont exactement perdus.
34:23Et justement,
34:24vous parliez
34:24de la majorité numérique
34:26qui serait fixée à 15 ans.
34:27Il me semble que vous êtes
34:28en train de discuter
34:29autour d'une loi.
34:30Alors justement,
34:31il faut interdire
34:31en dessous de 15 ans
34:32d'après vous, Victoria ?
34:32Moi, je pense que 15 ans,
34:33c'est un bon âge.
34:35Edwige, si vous,
34:35la majorité est en 15 ans,
34:36c'est-à-dire qu'en dessous,
34:37on interdit ?
34:38Oui, mais Jordan Bardella
34:39s'est exprimé sur le sujet.
34:40Tout à fait,
34:41nous avons été dans ce sens.
34:42Mais voilà, en fait,
34:43moi, je ne veux pas dire
34:43que la loi va compenser
34:46le côté déresponsabilisant
34:48des parents.
34:49À un moment donné,
34:49les parents doivent aussi
34:50faire leur travail
34:51et s'ils ne le font pas,
34:53je ne vais pas dire
34:54qu'il faut faire suivre
34:55tous les parents
34:55par les services sociaux,
34:56mais en fait,
34:57je ne veux pas faire croire
34:58qu'une loi va régler
35:01tout le problème en la matière.
35:02Je préfère être honnête,
35:04la loi peut accompagner,
35:05pourra donner une base juridique
35:07aux parents qui sont impliqués,
35:09mais les parents
35:09qui sont totalement démissionnaires,
35:11je ne veux pas vous mentir,
35:13la loi ne réglera pas le problème.
35:14Richard Ramos,
35:14c'est aux parents avant tout
35:16ou est-ce qu'une loi,
35:17une interdiction,
35:18ça peut faire avancer les choses ?
35:19C'est un mélange de tout.
35:22Il y a aussi des parents,
35:23quand vous êtes une femme seule
35:24qui travaillait jusqu'à 22h
35:26à la caisse chez Auchan
35:27et que vous n'avez pas le choix
35:28et pas les moyens
35:29de faire garder votre gosse,
35:30vous n'êtes pas sûr
35:31qu'il ne va pas aller
35:32sur les réseaux.
35:32Donc, il ne faut pas non plus
35:34culpabiliser les parents.
35:35Il y a beaucoup de femmes
35:36qui élèvent seules leurs enfants
35:37et c'est compliqué.
35:39Après, qu'on prend une chat de GPT,
35:41Perplexity, Claude, etc.,
35:43il faut que ces gens-là
35:44qui émettent l'IA,
35:46on les responsabilise juridiquement.
35:48Ils ne peuvent pas dire
35:49« Moi, j'ai mis un outil en place
35:51et puis derrière,
35:52ce n'est pas de ma faute. »
35:53Il faut les responsabiliser juridiquement.
35:56Et donc, je pense que là-dessus aussi,
35:58et je le dis dans le travail
35:59qui est pour moi en tout cas le mien,
36:01j'ai envie de dire d'un élu de base,
36:03c'est nouveau aussi pour nous.
36:05Vous voyez ce que je veux dire ?
36:06Et même nous, des fois,
36:07on est surpris avec l'IA,
36:08en tout cas moi,
36:08je suis surpris avec l'IA
36:10et les réseaux sociaux.
36:11Avant, je lisais beaucoup.
36:13D'accord ?
36:14Et le soir, je me suis aperçu
36:15que je lisais moins
36:16parce que j'allais regarder
36:17les réseaux sociaux moi-même.
36:19Et donc, il n'y a pas que les enfants.
36:21Et donc, tout ça,
36:22on est au début de ça.
36:23Il faudra quand même
36:24un cadre de la société
36:26qui permette de protéger
36:27ceux qui sont le moins bien protégés.
36:29Victoria, vous parlez notamment,
36:31enfin, vous n'aviez pas prononcé le mot,
36:33mais on parlait des deepfakes,
36:34on rappelle,
36:35c'est quand on est capable
36:36de créer un visage
36:37où moi, par exemple,
36:38je pourrais dire n'importe quoi.
36:41Effectivement,
36:41est-ce qu'il y a aussi
36:42une bonne utilisation
36:43des réseaux sociaux,
36:44de savoir comprendre
36:45ce qui est vrai,
36:46ce qui n'est pas vrai ?
36:47Est-ce qu'il faut mettre en place
36:48des bonnes pratiques ?
36:49Ou est-ce que, d'après vous,
36:50le virage qu'on a pris
36:51est tel
36:52que finalement,
36:53il faut se méfier
36:54de tout, tout, tout.
36:56Moi, je pense honnêtement
36:57qu'il faudrait mettre
36:57des virages,
36:59il faudrait mettre
36:59des barrières aussi à ça
37:00puisque ça devient dangereux.
37:02On ne sait plus
37:03distinguer le vrai du faux.
37:04Et aujourd'hui,
37:05ça peut être dangereux
37:05pour tous les utilisateurs,
37:07mais notamment les jeunes
37:08qui ne peuvent pas croire
37:09ce qu'ils voient directement
37:10et s'en chercher justement
37:11à côté si c'est vrai ou pas.
37:13Est-ce que pour la campagne
37:14présidentielle de 2027,
37:16on parle aussi des réseaux sociaux,
37:18est-ce que ça,
37:18ça vous intéresse ?
37:20Est-ce que des candidats
37:21vont pouvoir utiliser
37:22l'intelligence artificielle,
37:24mais voilà,
37:25avec respect ?
37:26Ou est-ce que vous avez peur
37:28de voir des deepfakes
37:29où vos candidats disent
37:30des choses complètement
37:31hallucinantes pour pouvoir
37:32les décrédibiliser,
37:33Edwige Diad ?
37:34C'est une crainte
37:34et je le dis,
37:35le Rassemblement National
37:36a déjà été victime
37:37de deepfake.
37:38Donc maintenant,
37:40j'espère que grâce
37:41à la sensibilisation
37:42et à l'apprentissage
37:43de l'intelligence artificielle,
37:46que ce soit à la maison
37:47ou à l'école,
37:48les enfants pourront faire preuve
37:50de discernement
37:51et ne pas se laisser embarquer
37:52par ces folies informatiques.
37:55Mais on sait à quel point
37:55ça peut influencer
37:57Richard Ramos
37:58ou à la vue aux Etats-Unis,
37:59notamment.
37:59ou dans l'autre,
38:00on aura des gens
38:01qui vont essayer
38:02parce qu'il en reste
38:02toujours quelque chose
38:03et puis vous savez,
38:04on dit
38:04il n'y a quand même
38:05pas de fumée sans feu
38:06même si tout ça
38:07est fabriqué.
38:08Moi, j'ai eu des cas
38:10sur ma personne
38:11pendant les élections
38:12qui étaient complètement,
38:14c'était hallucinant.
38:15Mais à la fin,
38:15il en reste toujours
38:16quelque chose.
38:17Oui, on aura ça
38:17dans la présidentielle
38:18et derrière,
38:20il faut lutter
38:21contre les gens
38:21qui se cachent
38:22parce que quand là,
38:23on débat avec vous,
38:25on prend tous
38:25nos responsabilités
38:26face à vous,
38:28il y a des gens là,
38:28ils sont derrière,
38:29ils sont planqués,
38:30ils ont finalement
38:32leur IP
38:32qui est planqué
38:33à l'étranger
38:33il faut qu'on trace ça
38:35et quand on va mettre
38:36la capacité,
38:37on doit avoir aussi
38:38la capacité
38:38quand quelqu'un produit
38:40du faux
38:41de pouvoir aller le poursuivre
38:42et puis un dernier élément
38:44et là,
38:44on regardera,
38:45je ne suis pas encore une fois
38:45un spécialiste,
38:46moi je considère
38:47qu'on n'a pas le droit
38:49de mettre la photo
38:49de madame
38:50ou la mienne
38:51pour des fins de nous nuire
38:52sans notre autorisation.
38:53Victoria,
38:55il y a la question
38:56de la responsabilité
38:57des auteurs
38:57qui créent
38:58et puis il y a
38:58souvent la responsabilité
38:59des plateformes
39:00parce qu'en fait
39:00on a le sentiment,
39:01je ne sais pas
39:02si vous partagez
39:03ce sentiment,
39:03mais qu'en fait
39:04elles sont intouchables.
39:06Vous parlez des images ?
39:07Des plateformes ?
39:08Des plateformes,
39:09oui, oui, tout à fait.
39:09Tout ce qui est hébergé
39:10par des plateformes,
39:11on a l'impression
39:12que ce n'est pas
39:12de leur responsabilité,
39:13c'est que le messager.
39:15Comme vous le disiez,
39:16il faudrait les responsabiliser,
39:17les plateformes.
39:19Est-ce qu'on en a
39:19les moyens en France
39:20au niveau européen ?
39:23Du numérique ?
39:25Vous n'avez pas l'air,
39:25en tout cas Roland et Lise
39:27n'ont pas l'air d'accord,
39:28Victoria, non ?
39:29Il y a un IA Act
39:30qui a été fait
39:31au niveau de l'Europe.
39:33Après, est-ce qu'il est efficace ?
39:35Je ne sais pas.
39:36Et un dernier mot
39:37l'un comme à l'autre
39:37sur cette question,
39:38il ne faut pas
39:38qu'on soit en retard en France.
39:40Il faut aussi
39:40qu'on s'adapte.
39:42Il y a peut-être
39:42une intelligence artificielle
39:44vertueuse.
39:44On a des champions
39:45de l'intelligence artificielle
39:46en France.
39:46Il ne faut pas non plus
39:47tout rejeter.
39:48Est-ce que c'était
39:49un peu un angle mort
39:50des politiques ?
39:50On s'aperçoit
39:51que maintenant
39:51on a pris beaucoup
39:51de retard dans la question
39:52et qu'il faut accélérer
39:53Edwige Diaz
39:54et ensuite Richard Ramos ?
39:56Ou l'un ou l'autre,
39:57peu importe.
39:58Non mais cette question
39:59du retard relatif
40:01aux technologies
40:02et à l'intelligence artificielle,
40:04nous ça fait
40:04un certain nombre d'années
40:06qu'on le dénonce
40:07et en fait
40:07on va même plus loin.
40:08On dit qu'aujourd'hui
40:09les plateformes
40:10sont pour la plupart
40:11incontrôlables
40:12parce qu'elles ne sont pas
40:13hébergées en France.
40:14On a perdu beaucoup
40:15de notre souveraineté.
40:17On a des data centers
40:17qui ne sont pas
40:18non plus en France.
40:19Il y a plusieurs projets
40:20en France en ce moment.
40:21Oui, d'accord, des projets
40:22mais en attendant
40:23les plateformes
40:24elles sont à l'étranger
40:25et donc c'est beaucoup
40:26plus difficile
40:26de faire appliquer
40:27un droit français
40:28à l'étranger.
40:29D'ailleurs ça n'est pas possible
40:30et d'ici là
40:31qu'on ait une harmonisation
40:32du droit européen
40:33ou même du droit mondial
40:34ça va prendre beaucoup de temps.
40:36Donc c'est vrai
40:36qu'on a un retard
40:38à rattraper
40:38mais du coup
40:39ce que l'on peut faire
40:40en vision plus court-termiste
40:42c'est une sensibilisation
40:43des parents
40:44et une sensibilisation
40:45à l'école
40:45pour protéger nos enfants.
40:46Richard Ramos,
40:47une souveraineté
40:48pour créer en France
40:49un modèle de réseaux sociaux
40:50qui soit...
40:51Sur les data centers
40:52on peut être les champions
40:53on a de l'électricité
40:54pas trop chère
40:55et décarbonée.
40:56Là on doit être
40:56les champions en Europe.
40:58Je pense que là
40:58ce qui s'est passé
40:59avec le président de la République
41:00ça va vraiment
41:00dans le bon sens.
41:02Et puis encore une fois
41:03une dire
41:03c'est l'utilisation de l'objet.
41:05Si je prends ma voiture
41:05pour aller à mon travail
41:06que je roule normalement
41:07tout va bien.
41:08Si je roule à 220 km heure
41:10c'est le même outil
41:11et je suis dangereux.
41:12L'IA
41:12on le regarde
41:13quand on l'utilise nous-mêmes
41:14c'est formidable
41:15mais par contre
41:16il faut que ça soit mon cerveau
41:17et qu'il soit capable
41:18de l'utiliser.
41:19Merci Richard Ramos
41:20merci beaucoup
41:21Edwige Diaz
41:21merci à vous
41:23Lise Roland-Mathis
41:24et Victoria
41:24d'avoir partagé
41:25ces sujets de préoccupation
41:27vous allez le voir
41:28généralement l'échange
41:28continue un peu
41:29hors plateau
41:30avec les députés.
41:31Merci à vous
41:31de nous avoir suivis
41:32pour cette séance citoyenne
41:3419h30
41:34chaque voix compte
41:35sur LCP évidemment
41:36et nous on se retrouve
41:37demain 13h55
41:38avant la séance
41:39des questions au gouvernement
41:39du mercredi.
41:46Sous-titrage Société Radio-Canada
41:47Sous-titrage Société Radio-Canada
41:50Sous-titrage Société Radio-Canada
41:56Merci à vous
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