- il y a 2 jours
Il a été entrepreneur, patron de start up et consultant chez McKinsey. Paul Midy avait tout pour rejoindre Emmanuel Macron dès 2017, mais c'est finalement en 2022 qu'il est devenu député. Il se bat aujourd'hui pour mieux réguler internet.
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
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00:00Il a été entrepreneur, patron de start-up et consultant chez McKinsey.
00:04Mon invité avait tout pour rejoindre Emmanuel Macron dès 2017,
00:07mais c'est finalement en 2022 qu'il est devenu député.
00:11Il se bat aujourd'hui à l'Assemblée pour mieux réguler Internet.
00:27Bonjour Paul Midy.
00:28Bonjour.
00:28Dans les portraits que les journalistes vous ont consacrés,
00:31il y a un truc qui revient souvent.
00:32Aux dernières législatives, vous êtes un des seuls
00:35à avoir mis la photo d'Emmanuel Macron sur vos affiches.
00:38Ça veut dire quoi ?
00:38Ça veut dire que s'il ne devait en rester qu'un, ce serait vous ?
00:42Écoutez, c'était d'abord par cohérence et par clarté auprès de mes électeurs.
00:46Moi, j'avais mis Emmanuel Macron sur mes affiches.
00:50On le voit là, effectivement.
00:51Voilà, de 2022.
00:53Et parfois, il faut être très simple.
00:55Vous savez, en plus, le nom de notre parti a changé.
00:56J'ai plusieurs fois En Marche, La République En Marche, Renaissance.
01:00Après, c'est le nom de notre groupe, c'est Ensemble pour la République.
01:04Ça peut générer un peu de confusion pour les électeurs.
01:06Donc, parfois, il faut être très simple.
01:08Et le visage d'Emmanuel Macron, ça parle à tout le monde.
01:10Oui, il ne faut pas faire semblant.
01:12Voilà, et donc, la bonne nouvelle, c'est que j'ai quand même été réélu et mieux réélu qu'élu
01:16en 2022.
01:18Ça a été très serré, on va en parler.
01:21Sur le papier, vous êtes un peu le portrait robot du candidat macroniste parce que vous avez créé votre propre
01:27entreprise en sortant de Polytechnique.
01:29Vous avez travaillé pour le cabinet McKinsey, dont on a beaucoup parlé sur le premier quinquennat d'Emmanuel Macron.
01:34Vous avez dirigé plusieurs start-up, on les voit s'afficher.
01:38Jumia, c'est une licorne, elle n'est pas très connue en France, mais c'est-à-dire qu'elle
01:42est valorisée à plus d'un milliard.
01:44Et c'est une licorne africaine.
01:46Et puis Frishti, également.
01:48Donc, vous aviez tout pour vous engager dès 2017, sauf que non, vous n'êtes pas engagé dès 2017. Pourquoi
01:55?
01:55Parce qu'en 2017, j'étais justement en Afrique pour développer Jumia.
01:59Donc, Jumia, c'est l'équivalent du Amazon africain, c'est du e-commerce.
02:03Moi, j'avais des équipes dans une vingtaine de pays en Afrique.
02:06C'est une entreprise qui a valu jusqu'à 5 milliards d'euros, qui a embauché jusqu'à 5 000
02:12personnes.
02:13Donc, on a créé des milliers d'emplois.
02:16Et c'est ça, moi, mon ADN. J'ai d'abord un ADN d'entrepreneur.
02:20Mais donc, en 2017, j'étais en train de créer des emplois dans plein de pays au monde.
02:22Ça n'a pas été un peu frustrant de voir cette aventure qui vous correspondait, j'imagine ?
02:27Cette aventure politique se lancer sans vous ?
02:29Alors, franchement, je vous assure que je n'étais pas du tout frustré en 2017 parce que je m'éclatais
02:33dans mon rôle d'entrepreneur,
02:34avec une entreprise qui marchait vraiment très bien et où on crée beaucoup d'emplois.
02:41Moi, c'est ça qui était très important.
02:43C'est-à-dire, c'est aussi ça à la base de mon engagement politique.
02:46C'est d'avoir de l'impact autour de moi.
02:49Quand on arrive à créer des emplois, à augmenter les salaires et à donner des perspectives très concrètes à des
02:55milliers de personnes, c'est très satisfaisant.
02:57C'est la même satisfaction que quand on fait voter une loi à laquelle on tient.
03:01Oui, c'est assez différent.
03:03Parce que voter une loi à laquelle on tient, c'est très satisfaisant, mais c'est le début uniquement.
03:08Voter une loi, c'est juste un truc qui est écrit au journal officiel.
03:12Après, ça ne change pas encore la vie des gens.
03:13Vous êtes monté à bord du train En Marche, c'est le cas de le dire.
03:17C'était en 2019.
03:18Exactement, on est pas mal, c'est l'inverse à fait.
03:20Sauf que vous n'êtes pas passé par la case d'élection.
03:23Vous êtes directement devenu directeur général du mouvement La République En Marche.
03:28C'est plutôt rare comme trajectoire.
03:30Comment vous avez obtenu le job ?
03:32En fait, ce que je savais faire, moi, à l'époque, c'était de diriger des organisations.
03:37Et vous savez, un parti politique, c'est une PME.
03:39À l'époque, La République En Marche, c'était 120 salariés.
03:42Et puis, évidemment, vous aviez des centaines de milliers d'adhérents et des cadres locaux.
03:47Donc, c'est une grosse machine à faire, à gérer.
03:50Et donc, j'ai appelé, en fait, Stanislas Guérini quand il a été élu à la tête de La République
03:58En Marche.
03:58Et je lui ai dit que j'étais disponible.
04:00J'avais très envie de rejoindre l'aventure.
04:02Et voilà, c'est comme ça que ça s'est fait.
04:04Alors, l'onction du suffrage universel, elle est venue en 2022, au terme d'une campagne très serrée face à
04:09un ancien macroniste, le mathématicien Cédric Villani.
04:12Ça s'est joué à 19 voix.
04:14C'est vraiment rien du tout.
04:15On va revoir trois petits extraits de reportages qui étaient consacrés à votre campagne.
04:20J'appelle à tous les électeurs qui veulent éviter de donner de la force à M. Mélenchon et à l
04:26'extrême-gauche.
04:28Portez votre vote sur ma candidature au second tour.
04:31Moi, Paul Midi, je suis le candidat d'Emmanuel Macron.
04:34Cédric Villani, aujourd'hui, c'est le candidat de Jean-Luc Mélenchon.
04:37Moi, je suis le candidat d'Emmanuel Macron.
04:40Cédric Villani, c'est le candidat de M. Mélenchon.
04:42C'est un peu comme avec les affiches.
04:43Quand vous, en politique, il faut faire simple, quand il y a une punchline...
04:47Non, mais bien sûr, il faut faire très simple, parce que l'enjeu numéro un,
04:51puisque Cédric Villani, en 2017, avait été élu sur le programme d'Emmanuel Macron,
04:55avec beaucoup de notariété.
04:57C'est quelqu'un qui est très respecté, sur le plateau de Saclay, qui est ma circonscription.
05:00Médaille Fils, hein.
05:01Médaille Fils, c'est le premier pôle d'enseignement supérieur de recherche d'innovation en Europe.
05:06Et il fallait bien expliquer que Cédric Villani, maintenant, était le candidat de Jean-Luc Mélenchon,
05:13puisque vous savez, c'était la nuit-pèce.
05:15Il était le candidat des écologistes.
05:17Oui, mais c'était le slogan, c'était Mélenchon, premier ministre.
05:19Il faut se souvenir, à l'époque, en 2022, donc c'était la nuit-pèce.
05:23Et donc, il fallait bien expliquer, c'est la première chose que je devais faire,
05:26que Cédric Villani, c'était le candidat de Jean-Luc Mélenchon pour qu'il soit premier ministre.
05:30Et moi, j'étais le candidat du président de la République.
05:33Voilà, donc j'ai répété ça un certain nombre de fois pendant cette campagne.
05:37Et ça a fini par payer, parce que vous étiez largement devancé au premier tour et vous l'avez emporté
05:41avec 19 voix d'avance au second tour.
05:4419 voix, ça correspond à quoi dans une campagne ? Une matinée de porte-à-porte ?
05:49Oui, un petit peu plus que ça, mais moi, j'avais tout donné, franchement.
05:53Donc, j'avais vraiment fait une énorme campagne de terrain.
05:56J'avais beaucoup, beaucoup, beaucoup de porte-à-porte.
05:59Je pense que ça, mes concitoyens l'avaient vu et ça m'a permis de créer une connexion, une relation
06:04avec eux.
06:04Je me souviens, parce que même le dernier jour de campagne, c'était le jour de canicule.
06:08Et donc, j'étais en costume dégoulinant.
06:11Et j'ai vu des gens dans ma circonscription qui se sont dit, vraiment, lui, c'est un warrior.
06:17Mais voilà, c'est ça, c'est une campagne au bout.
06:19Alors, pour la petite anecdote, ce qui était amusant, c'est qu'après, j'ai reçu beaucoup d'emails de
06:24mes concitoyens dans la circonscription en disant,
06:27je fais partie des 19 personnes qui m'ont permis d'être élus.
06:30J'ai besoin de tel sujet, aidez-moi sur ça.
06:33Et j'en ai reçu beaucoup plus que 19 semaines.
06:36C'était très, très sympa.
06:37Donc, à peine élu, vous êtes spécialisé, c'est assez logique, dans tout ce qui touche aux start-up, à
06:41leur financement notamment.
06:42Et puis, plus globalement, à Internet et notamment à la régulation d'Internet.
06:45Vous avez été rapporteur de la loi pour sécuriser et réguler l'espace numérique.
06:50Et à cette occasion, vous avez fait une proposition qui a fait beaucoup réagir.
06:53Vous avez dit, il faut mettre fin à l'anonymat sur Internet.
06:57Internet, c'est devenu le Far West.
06:58Il faut mettre en place le pseudonyma.
07:00C'est quoi le pseudonyma ?
07:02Alors, en fait, c'est juste faire comme dans la vie réelle.
07:05C'est-à-dire que quand vous êtes dans la rue, vous n'avez pas votre nom sur votre veste,
07:09bien sûr.
07:10Par contre, si vous êtes arrêté par la police parce que vous faites quelque chose qui est illégal,
07:14vous êtes obligé de décliner votre identité.
07:18Et si vous ne décliez pas votre identité, la police peut vous emmener en garde à vue.
07:22C'est-à-dire que dès qu'on s'inscrit sur un réseau social, on peut rester anonyme.
07:25Exactement.
07:25Mais le réseau, lui, il connaît votre nom.
07:27Alors, oui, exactement.
07:29Il faut que l'identité soit vérifiée, qu'elle ne soit pas accessible forcément au réseau social lui-même,
07:35mais que sur demande de la police et de la justice, si vous avez fait quelque chose d'illégal,
07:39comme par exemple harceler une jeune fille qui va se suicider après, à la suite de votre harcèlement sur les
07:44réseaux sociaux...
07:44Ce n'est pas mon cœur.
07:45Non, mais pas vous, mais comme ça se passe malheureusement quasiment tous les 15 jours en moyenne sur les réseaux
07:51sociaux,
07:52si vous avez fait ça, la justice et la police doivent pouvoir accéder à votre identité
07:56pour savoir qui possède le compte, quelle est la personne physique qui possède le compte et donc pouvoir intervenir.
08:02Mais vos adversaires ont beaucoup critiqué cet outil que vous vouliez mettre en place en disant
08:07mis entre de mauvaises mains, entre les mains d'un gouvernement mal intentionné,
08:12ça devient un outil de surveillance redoutable de la population.
08:15Oui, alors je précise que d'abord les adversaires, c'était le camp populiste RN et LFI
08:19et que 87% des Français sont favorables à cette mesure, non à l'anonymat, oui au pseudonymat.
08:25Plus récemment, vous avez déposé un autre texte sur Internet,
08:29si on peut dire, sur les réseaux sociaux plus particulièrement,
08:33pour défendre ce que vous appelez le pluralisme algorithmique.
08:36Alors derrière cette formule un peu compliquée, l'idée est simple.
08:38Alors ce n'est pas moi qui utilise cette formule-là.
08:40Alors c'était dans la presse, mais...
08:41Oui, mais alors vous savez, parfois, c'était pas entre guillemets, je pense.
08:45Non, pour bien expliquer, c'est comme vous le savez, à la télévision, à la radio,
08:49ça fait 40 ans que sont les médias d'information en France
08:52et depuis 40 ans, on a mis en place des règles de pluralisme
08:55à la télévision et à la radio.
08:57Pourquoi ? Pour pas que la majorité soit écrasante dans les médias
09:00et pour que des petits partis puissent avoir voix au chapitre et s'exprimer.
09:04Et donc votre idée, c'est d'appliquer ça aussi aux réseaux sociaux ?
09:07Exactement. Maintenant, les réseaux sociaux sont le média d'information
09:11numéro un pour les Français jusqu'à 35 ans
09:13et pour la moitié des Français, c'est un média d'information
09:16qu'ils utilisent quotidiennement.
09:17C'est un espace de liberté, mais c'est aussi devenu un espace de bordel,
09:21de chaos et de far-west. Il faut quand même être clair.
09:24Je vais vous donner une anecdote très concrète,
09:25parce que cette idée, je l'ai eue pendant la campagne de la dissolution.
09:28Ce sont des parents qui m'ont alerté, qui m'ont montré le téléphone de leurs enfants
09:32et m'ont dit, regardez le téléphone de ma fille.
09:34Elle voit une vidéo sur trois sur TikTok, c'est une vidéo de Jordan Bardella.
09:38Elle n'est pas abonnée à son compte, elle ne vote pas Rassemblement National.
09:42Une vidéo sur trois, c'est une vidéo de Jordan Bardella.
09:44Est-ce qu'on veut laisser l'algorithme chinois de TikTok
09:50définir les vidéos des hommes politiques qui vont envoyer à nos enfants
09:54ou est-ce qu'on veut que des règles de pluralisme s'appliquent comme à la télévision ?
09:58Moi, j'ai ma réponse.
09:59On va revenir un peu en arrière pour évoquer votre parcours et votre rapport à la politique.
10:02Dans une interview, vous avez déclaré
10:04« On m'a poussé à travailler dans le privé, à avoir une carrière,
10:07mais l'envie d'un jour prendre des responsabilités et de faire de la politique me trottait dans la tête
10:11».
10:11Ça veut dire quoi ?
10:12C'est-à-dire que cette carrière de startupeur dans le privé, ce n'était pas forcément votre choix ?
10:15Moi, je viens d'une famille d'ingénieurs,
10:17avec notamment une figure dans ma famille qui est celle de mon grand-on,
10:22qui était polytechnicien, un des dirigeants d'EDF,
10:26qui a fabriqué des participes à la construction de centrales nucléaires
10:29et de notre parc nucléaire français.
10:31Et que ça, j'ai été baigné dans cette ambiance-là,
10:35et dans une ambiance où personne ne faisait de la politique,
10:37et c'était plutôt mal vu, et c'était toujours assez mal vu.
10:39Mais ça veut dire quoi, que c'était mal vu dans votre famille, de s'intéresser à la politique ?
10:43Parce que dans ma famille, c'est bien d'être ingénieur,
10:48mais faire de la politique, ce n'est pas un vrai métier,
10:50et c'est sale.
10:52Il faut être simple, c'est plutôt comme ça que c'est vu.
10:55Parce que la politique, vous y êtes intéressé assez jeune.
10:57Vous êtes engagé dès 2007, pour Nicolas Sarkozy à l'époque,
11:01et ensuite au sein du mouvement des jeunes pop,
11:03qui était le mouvement des jeunes populaires de l'UMP.
11:06Ça a été formateur pour vous, ce moment-là ?
11:08Oui, très formateur.
11:10Non, non, c'était d'abord un moment où il se passait beaucoup de choses,
11:16où Nicolas Sarkozy a été élu.
11:19Non, c'était une belle aventure humaine.
11:20Vous avez même rencontré de futurs macronistes à l'époque,
11:23j'ai retrouvé une photo de vous, dans un groupe des jeunes pop,
11:26où il y a Aurore Berger.
11:27Bien sûr, c'est la magie de Facebook.
11:32Aurore Berger, Alexandre Brugère,
11:34qui est maintenant préfet des Hauts-de-Seine,
11:36excellent préfet, et je vois plusieurs élus.
11:39Oui, oui, on était au Bureau national des jeunes populaires, bien sûr.
11:43On va conclure l'émission avec notre petit quiz de la politique et moi,
11:46c'est un moyen de mieux découvrir les députés
11:48sous un angle un peu différent.
11:50Voter Jean-Pierre Chevènement en 2002, c'était ?
11:53C'était déjà une forme de dépassement politique.
11:57Ah, c'était ça qui vous a...
11:58Oui, bien sûr.
11:59C'était le début du dépassement ?
12:00Moi, je pense qu'il y a une majorité de Français
12:03qui ne veulent pas choisir entre une économie
12:06qui est capable de fournir des bons salaires,
12:08de la fermeté sur le régalien,
12:10et c'était ce que représentait aussi Jean-Pierre Chevènement à l'époque,
12:13faire la transition écologique et continuer à avoir du progrès social.
12:16En tant qu'ancien gendarme ?
12:18Oui.
12:18Vous avez été gendarme dans le cadre de vos études polytechniques ?
12:22Exactement, parce qu'à l'école polytechnique,
12:23on fait encore le service militaire, c'est la première année,
12:25donc moi, j'ai choisi de faire mon service militaire dans la gendarmerie.
12:28Vous avez porté le képi ?
12:29J'ai porté le képi, bien sûr, j'ai porté une arme aussi,
12:31j'ai appris à tirer, j'ai fait du maintien de l'ordre,
12:35j'ai fait des enquêtes.
12:36C'est une institution qui est exceptionnelle,
12:38avec des gens qui sont très engagés,
12:40on a besoin d'eux,
12:41et donc moi, je les remercie pour leur engagement.
12:43Quand on est gendarme, c'est 24h sur 24, 7 jours sur 7.
12:45Comme quand on est député.
12:46Il n'y a pas d'horreur, un peu comme quand on est député,
12:49mais bon, il y a plus de chances qu'on vous appelle la nuit
12:51quand on est gendarme que quand vous êtes député.
12:53Enfin, les bonbons et moi.
12:54Les bonbons et moi, c'est un gros problème.
12:57Vous vouliez être marchand de bonbons quand vous étiez enfant ?
12:59Vous vouliez être marchand de bonbons quand j'étais petit,
13:00pour d'abord tous les manger,
13:02c'était quand même ça l'objectif numéro 1.
13:05Moi, je ne résiste pas,
13:06ça m'écoute,
13:07ça va continuer.
13:09Que dans l'hémicycle,
13:10dès qu'on va m'en proposer, je vais en manger,
13:12j'adore,
13:13j'essaie de me restreindre pour quand même garder la ligne.
13:15Ça va, vous avez de la marge.
13:17Trop de sucre,
13:18mais je suis incapable de m'arrêter
13:19si on met un paquet de bonbons en face de moi.
13:22Merci beaucoup, Paul Midy,
13:23d'être venu dans La Politique et moi.
13:24Merci.
13:24Sous-titrage Société Radio-Canada
13:29Sous-titrage Société Radio-Canada
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