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  • il y a 23 heures
À LA UNE / Data centers : eldorado ou cauchemar écolo ?
À l'occasion du sommet Choose France - évènement qui rassemble des dizaines de grands patrons pour encourager les investissements étrangers en France - des constructions de gigantesques centres de données destinés à l'intelligence artificielle ont été annoncées dans les Hauts-de-France. Le géant japonais des technologies, SoftBank, va engager la somme record de quarante-cinq milliards d'ici à 2031 pour la construction de trois centres de données, à Dunkerque, Bouchain (Nord) et Bosquel (Somme). La loi de simplification de la vie économique, publiée le 27 mai, prévoyait, en effet, un article pour faciliter l'installation sur le sol français de ces infrastructures. Toutefois, associations environnementales et riverains alertent sur le risque de voir une part importante des ressources énergétiques françaises mobilisée au profit de ces centres de données. Ils soulignent également les tensions potentielles liées à la consommation d'eau et l'impact foncier. Entre impératifs de souveraineté numérique et risques environnementaux : faut-il encourager le développement de ces infrastructures sur le territoire français ?

Invités :
- Isabelle Rauch, députée « Horizons » de Moselle
- Stella Morabito, directrice générale de l'Alliance Française des Industries du Numérique
- Jean-François Dupont, administrateur de France Nature Environnement Seine-et-Marne

Chroniques :
« Le chiffre du jour » : data centers, des données mais pas d'emploi ? par Julie Ruiz
« Quelle histoire ! » : Poutine, la peur des drones par Olivier Ravanello

LA QUESTION QUI FÂCHE / Faut-il taxer le vapotage ?
La Commission européenne a adopté, mercredi 3 juin, deux directives qui imposeront une taxation comprise entre 20 et 40% sur les produits de vapotage à partir du 1er janvier 2028. En France, un texte sur la taxation des cigarettes électroniques avec un taux inférieur à celui envisagé par l'UE avait été évoqué en octobre 2025 puis retiré : une victoire pour la Fédération interprofessionnelle de la vape (Fivape) qui s'alarmait de l'impact sur le secteur. Près de 3 millions de Français sont adeptes du vapotage qui constitue, pour certains, une aide efficace contre le tabagisme. L'ANSES présentait ainsi, dans un rapport publié en février 2026, la cigarette électronique comme une alternative nettement moins dangereuse que le tabac, tout en pointant les risques sanitaires d'un usage sur le long terme : effets cardiovasculaires, respiratoires ou cancérigènes. La France doit-elle taxer les produits du vapotage ?

Invités :
- Anna Pic, députée socialiste de la Manche
- Charles de Courson, député LIOT de la Marne
- Docteure Marion Adler, médecin tabacologue et addictologue

« Bourbon express » par Marco Paumier

Catégorie

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News
Transcription
00:00:05Musique
00:00:24Bonsoir à tous et bienvenue dans Chaque Voix Compte sur LCP.
00:00:26Nous sommes ensemble pour une heure de décryptage de l'actualité et de débats en direct de l'Assemblée Nationale
00:00:32avec pour m'accompagner ce soir Julie Ruiz, journaliste éco au Figaro.
00:00:35Bonsoir Julie.
00:00:36Bonsoir.
00:00:36Et merci d'être là aux côtés d'Olivier Ravanello. Bonsoir Olivier.
00:00:39Bonsoir.
00:00:40C'est parti pour le sommaire avec à la une ce soir. La France va-t-elle devenir le nouvel
00:00:44Eldorado des data centers ?
00:00:46Les géants du numérique cherchent des terrains, de l'électricité et des infrastructures pour faire tourner l'intelligence artificielle.
00:00:52Ça tombe bien. L'hexagone leur tend les bras. Mais à quel prix ? Les centres de données sont-ils
00:00:58les hauts fourneaux du numérique ou des ogres énergétiques incompatibles avec la transition écologique ?
00:01:05Et bien nous en parlons ce soir avec vous Stella Morabito. Bonsoir.
00:01:08Bonsoir.
00:01:08Vous êtes déléguée générale de l'AFNUM, l'Alliance Française du Numérique. Merci de votre présence aux côtés d'Isabelle
00:01:14Roche. Bonsoir.
00:01:15Bonsoir.
00:01:16Députée horizon de Moselle. Merci d'être là. Et je salue également Jean-François Dupont. Bonsoir.
00:01:20Bonsoir.
00:01:21De la Fédération France Nature Environnement. Merci également d'être là.
00:01:25Julie, vous, vous vous penchez ce soir sur un des grands paradoxes de ces data centers ?
00:01:30Effectivement, ça ne crée pas tellement d'emplois et je vais vous expliquer pourquoi.
00:01:34Quelle histoire allez-vous nous raconter ce soir Olivier ?
00:01:37L'histoire de la paranoïa de Poutine qui a de plus en plus peur pour sa vie.
00:01:41Dans la deuxième partie de chaque voix compte, place à la question qui fâche tout à l'heure dans le
00:01:45grand concours l'épine des taxes.
00:01:47Je demande la taxe sur le vapotage. Elle vient d'être votée au Parlement européen, là en ce moment.
00:01:53Et nous en débattrons tout à l'heure avec Anna Pic qui est députée socialiste de la Manche,
00:01:57avec Charles de Courson, députée liotte de la Marne et Marion Adler, médecin tabacologue.
00:02:03Elle dirige la consultation anti-tabac de l'hôpital Antoine Béclair à Clamart.
00:02:07Vous pouvez vous aussi interroger nos invités ou nous faire part de vos réflexions, nous flasher le QR code qui
00:02:12est là.
00:02:13Et c'est Olivier Ravanello qui nous transmet toutes vos questions.
00:02:16Et puis tout à l'heure, il y aura aussi Marco Pommier pour Bourbon Express, le journal de l'Assemblée
00:02:20nationale.
00:02:20Voilà pour le menu de ce soir. Installez-vous confortablement. Chaque voix compte, c'est parti.
00:02:32Plug baby plug. Il y a un an et demi, Emmanuel Macron détournait un slogan de Donald Trump
00:02:37pour inciter à se brancher, pour inciter à une électrification des usages numériques
00:02:42et accélérer aussi le déploiement des fameux data centers en France.
00:02:46Un an plus tard, les besoins liés à l'intelligence artificielle ont effectivement explosé
00:02:51et la France voit les centres de données commencer à pousser.
00:02:56Martin Bornet.
00:03:02Ils ont été au cœur du dernier sommet Choose France
00:03:06avec cette annonce record du géant japonais Softbank, 75 milliards d'euros,
00:03:11dont 45 pour la construction de 3 méga data centers liés à l'IA dans les Hauts-de-France.
00:03:18Des centres de données au cœur de la compétition mondiale pour l'intelligence artificielle
00:03:23où la France tente de rester dans la course.
00:03:26Une dizaine de projets d'ampleur sont ainsi confirmés dans le pays.
00:03:30Des centres de données ou des usines numériques qui stockent, traitent et distribuent
00:03:35des volumes considérables de données indispensables à l'IA,
00:03:40mais aussi aux activités des entreprises, des administrations ou à nos usages quotidiens,
00:03:45comme le visionnage d'une vidéo en streaming, l'envoi d'un email ou encore le stockage de photos sur
00:03:51le cloud.
00:03:52La France compte déjà plus de 350 de ses infrastructures.
00:03:57Si les investisseurs se tournent vers l'hexagone, c'est notamment grâce à une électricité
00:04:02parmi les moins carbonées d'Europe, alimentée en grande partie par le nucléaire français.
00:04:07On est dans une transition, dans une révolution industrielle.
00:04:10Cette révolution industrielle, la France a tous les atouts pour en être un des vainqueurs, un des vecteurs.
00:04:16Donc il faut qu'on continue.
00:04:18Pour le directeur général de Schneider Electric, qui participera notamment à l'installation industrielle
00:04:24du site de Dunkerque, ces data centers sont une aubaine.
00:04:28Ça va créer aussi des emplois indirects.
00:04:30C'est-à-dire que ce centre de données va permettre à tout un tas de sociétés qui consomment,
00:04:35qui développent les modèles d'intelligence artificielle,
00:04:38aussi d'être implantées en France au plus près des puissances de calcul,
00:04:42parce que la proximité physique est très importante.
00:04:44Mais les data centers suscitent aussi des inquiétudes,
00:04:47au vu des besoins considérables en électricité et en eau nécessaires
00:04:51pour les faire fonctionner 24 heures sur 24.
00:04:54La puissance électrique qu'ils consomment pourrait être multipliée quasiment par 4 en moins de 10 ans.
00:05:00Le gouvernement français souhaite néanmoins faciliter leur déploiement.
00:05:04La loi sur la simplification, promulguée fin mai,
00:05:07prévoit de lever les freins à leur installation en les qualifiant d'intérêts nationals majeurs.
00:05:14Stella Morabito, en tant que déléguée générale de l'AFNUM, l'Alliance française du numérique,
00:05:18est-ce que vous dites, comme Roland Lescure, le ministre de l'économie,
00:05:20qu'on est dans une révolution industrielle ?
00:05:23Absolument, oui.
00:05:24Je pense que c'est une révolution numérique avant d'être une révolution des data centers.
00:05:30Les data centers sont l'autoroute des données indispensables,
00:05:35mais c'est une révolution qui est certainement comparable à la révolution industrielle,
00:05:40avec l'acier ou à l'utilisation en masse de l'électricité début 1900.
00:05:47Donc on est vraiment dans ce cadre-là.
00:05:51Les pays, d'ailleurs, l'ont bien compris au niveau mondial,
00:05:54qui se sont tous positionnés dans cette course.
00:05:57Donc il faut être conscient du fait qu'en France, on n'est pas seul.
00:06:01On est entouré de compétiteurs, y compris au niveau européen,
00:06:05qui veulent tous réussir parce que l'industrie numérique,
00:06:10donc le numérique sert à l'industrie, donc au secteur industriel qui sont déjà sur nos territoires,
00:06:15classique on va dire, mais est devenu une industrie à part entière,
00:06:20justement via les data centers qui sont les industries du 21e siècle.
00:06:24Est-ce que nous, la France, on a mis du temps à prendre conscience de ce que vous dites ?
00:06:29Est-ce qu'on a pris du retard ?
00:06:30Non, je ne pense pas qu'on ait pris du retard.
00:06:33Je pense qu'on a des retards un peu structurels qui sont dus à notre système,
00:06:40qui est très protecteur, mais donc notre système administratif,
00:06:44qui souvent ralentit nos procédures aussi, qui sont beaucoup plus lentes.
00:06:505 à 7 ans en France pour voir un data center sortir de terre,
00:06:54contre 2 ans en Espagne.
00:06:57Et donc ça, il faut en être conscient.
00:06:59Les investisseurs, tous ces milliards dont on entend parler avec le sommet Choose France,
00:07:05mais déjà avec AI Action Summit, le sommet pour...
00:07:09Mais justement, qu'est-ce qui va faire que les investisseurs étrangers vont à un moment Choose France,
00:07:13choisir la France plutôt que l'Allemagne ou l'Espagne, où ça va plus vite ?
00:07:16Eh bien, on en a eu un premier aperçu dans l'interview tout à l'heure.
00:07:22C'est-à-dire qu'on a trois facteurs majeurs stratégiques,
00:07:27qui sont la position centrale de la France, qui est absolument viable par rapport déjà à l'Europe.
00:07:33Bien évidemment, notre énergie décarbonée grâce au nucléaire, abondante et à des prix...
00:07:39Ça, c'est un argument auquel les investisseurs étrangers sont sensibles ?
00:07:43Absolument, oui.
00:07:44Et puis, nos cerveaux, ça, il ne faut pas l'oublier.
00:07:47On a des talents, des écoles, tout un écosystème numérique très développé.
00:07:53Ce n'est pas par hasard qu'on a un Mistral qui arrive à être compétiteur.
00:07:56Mais je me permets de vous interrompre, il faut un cerveau pour construire un data center ?
00:08:00Il faut un cerveau pour faire du numérique, mais ce qui est intéressant dans le numérique,
00:08:04c'est qu'il faut tout type de cerveau.
00:08:05C'est-à-dire qu'on n'a pas besoin uniquement de formation d'excellence,
00:08:10même si elles sont importantes, bien évidemment, au niveau de l'ingénierie.
00:08:13Mais on a aussi des métiers techniques.
00:08:16Donc, ça va vraiment du bac technique jusqu'au doctorat.
00:08:20On a besoin de cerveau et de compétences.
00:08:22Et là, je dirais qu'on a peut-être un petit défaut, non pas dans la qualité des étudiants,
00:08:28mais dans leur nombre.
00:08:29J'entendais à la radio, Parcoursup, la plus grande demande,
00:08:34c'est sur des métiers du droit, en fait, des métiers plutôt littéraires.
00:08:40Et donc, on a d'excellents cerveaux, on en a trop peu qui se destinent aux métiers du numérique,
00:08:46et notamment les filles.
00:08:47Et donc, il faut aussi qu'on fasse notre top chef des métiers du numérique.
00:08:52Voilà.
00:08:53On a même des idées d'émission dans chaque voix compte.
00:08:55Isabelle Roche, quel rôle doit jouer l'État et vous, les législateurs, dans cette révolution ?
00:09:02C'est très important, effectivement, de pouvoir accompagner cette révolution.
00:09:05C'est la mort habiteau, il a bien dit.
00:09:06On est vraiment sur un changement de paradigme, et c'est très, très important.
00:09:11Mais c'est déjà en facilitant l'implantation, en facilitant aussi l'arrivée des talents,
00:09:17ça a été dit, on a besoin de...
00:09:19Ou l'émergence des talents.
00:09:20Ou l'émergence.
00:09:21Oui, on en a.
00:09:22Alors, moi, je ne serais pas aussi sévère.
00:09:24On en a, il faut encore en former plus.
00:09:25Mais on en a, on en a de qualité.
00:09:27Maintenant, il faut effectivement travailler sur la quantité et sur le fait de les conserver sur le sol français.
00:09:33Ça aussi, c'est important.
00:09:34Donc, pour les conserver, il faut leur donner des débouchés.
00:09:37Donc, on voit bien que c'est un cercle vertueux que le législateur se doit de mettre en place
00:09:42pour, en effet, ne pas rater la marche de l'intelligence artificielle, ou en tout cas du numérique, de l
00:09:48'électrification.
00:09:49On y est, on y va et on accélère.
00:09:51Est-ce qu'on entend que c'est un enjeu de souveraineté ?
00:09:55Sans doute, est-ce que les téléspectateurs ont du mal à comprendre qu'il puisse y avoir une question de
00:09:59souveraineté
00:10:00dans un Internet qui est mondialisé et qui n'a pas de frontières.
00:10:04En quoi est-ce que, pour la France, c'est de la souveraineté de stocker les données des autres ?
00:10:09Eh bien, si vous stockez des données ailleurs, aux États-Unis ou dans un autre pays,
00:10:19et que ce pays décide de couper l'alimentation, vous n'avez plus vos données.
00:10:26Donc, oui, c'est un enjeu d'avoir les données stockées sur le sol national ou sur le sol européen,
00:10:31avec, en plus, une électricité qui est disponible quasiment, enfin, qui est disponible tout le temps,
00:10:37que ce soit par les centrales nucléaires, par le mix énergétique.
00:10:41On voit bien qu'on a une disponibilité de l'électricité qui est permanente.
00:10:45Donc, on a vraiment cet enjeu-là, effectivement, dépendre, mettre des data centers dans d'autres pays.
00:10:52C'est se mettre à la merci d'un jour de dire, enfin, on coupe le robinet,
00:10:56c'est-à-dire on sectionne le câble, enfin, après tout ce qu'on veut, enfin, comme image.
00:11:00Et puis, on n'a plus la disponibilité.
00:11:02Et donc, en termes de souveraineté, oui, il est impératif qu'on l'ait sur notre sol.
00:11:08Stella Morabito sur cet enjeu de souveraineté.
00:11:10Oui, j'abonde totalement dans le sens de ce qu'Isabelle Roche disait.
00:11:17C'est-à-dire que, même compte tenu de la situation géopolitique actuelle,
00:11:21c'est là qu'on se rend compte que, quand même, le fait de pouvoir maîtriser nos données,
00:11:27les données, pas forcément que les nôtres, d'ailleurs, mais, voilà, devient un enjeu capital.
00:11:33Et j'ajouterais même autre chose, pas que l'aspect souveraineté,
00:11:38même si c'est contre-intuitif, il y a aussi un aspect écologique.
00:11:42Pourquoi ? Parce que traiter de la donnée ici,
00:11:45ça veut dire la traiter avec notre énergie décarbonée,
00:11:48et non pas l'exporter là où on a du gaz, on a du charbon,
00:11:53et pas très loin en Europe, d'ailleurs, d'autres pays qui utilisent ces énergies carbonées.
00:12:01Jean-François Dupont, est-ce que c'est un argument qui vous touche,
00:12:04le fait qu'installer des data centers en France,
00:12:07c'est faire des data centers avec une énergie décarbonée ?
00:12:10– Oui, certainement ça me touche,
00:12:13parce qu'en fait, on dit beaucoup de bien de l'énergie nucléaire décarbonée, propre, etc.
00:12:21Mais si on fouille un peu, on s'aperçoit que cette énergie,
00:12:25elle ne tombe pas du ciel, elle n'est pas miraculeuse,
00:12:28elle a un coût, un coût considérable,
00:12:30puisque là, on est en train de finir le grand carénage,
00:12:34on est dans la phase préparatoire au développement des EPR,
00:12:37et ça, ça représente des milliards et des milliards d'investissements,
00:12:41donc elle n'est pas aussi gratuite, aussi bon marché qu'on nous le présente,
00:12:45et puis c'est une énergie qui est sujette aux allées à climatique,
00:12:50puisque les centrales nucléaires, par exemple, sont très sensibles aux canicules,
00:12:55quand il fait très chaud, les centrales nucléaires, certaines,
00:12:58ont été obligées de s'arrêter, de réduire leur production,
00:13:02donc elles sont vraiment dépendantes.
00:13:03– Mais par ailleurs, c'est à des périodes où on consomme moins d'électricité aussi ?
00:13:06– Oui, globalement, c'est ce qu'on dit,
00:13:08c'est que la production d'électricité française est excédentaire,
00:13:12mais néanmoins, à quel prix ?
00:13:14Puisqu'il y a aussi, par exemple,
00:13:16quand on présente l'énergie nucléaire comme une énergie propre,
00:13:18on peut se poser la question des déchets.
00:13:21On ne va pas aborder peut-être en détail cet aspect-là,
00:13:24mais il n'y a quand même pas un détail.
00:13:25– C'était là, Morabito, aujourd'hui,
00:13:27dans les freins à l'implantation d'un data center,
00:13:29il y a plusieurs domaines qui sont identifiés,
00:13:31il y a d'abord le foncier.
00:13:33Où est-ce qu'on installe un data center ?
00:13:35Comment on trouve des terrains ?
00:13:36Est-ce que, peut-être question idiote, pardonnez-moi,
00:13:38on peut installer un data center n'importe où ?
00:13:41– Là, on essaye surtout de les implanter
00:13:44sur des friches industrielles.
00:13:46C'est, entre autres, l'action qu'on a entamée
00:13:49avec le gouvernement,
00:13:50qui a eu une action extraordinaire là-dessus.
00:13:53C'est important de le souligner.
00:13:55On a beaucoup travaillé sur les questions
00:13:57d'électrification, notamment,
00:13:58mais aussi sur les questions d'implantation.
00:14:01C'est ce qu'on appelle les sites fast-track.
00:14:04Donc, l'idée, c'est de réutiliser,
00:14:06autant que faire se peut,
00:14:07bien évidemment, des terrains industriels qui existent.
00:14:09– Il faut dépolluer, donc, quand même.
00:14:11– Et il faut dépolluer, ça, c'est clair.
00:14:12Et c'est là où, finalement,
00:14:15tous ces sites présentés comme clés en main,
00:14:17pour certains, ne l'étaient pas vraiment,
00:14:18parce que toute la partie dépollution
00:14:21n'était pas faite.
00:14:22Et du coup, clés en main, ça veut dire,
00:14:25effectivement, vous n'avez quasiment
00:14:26que le bâti à construire.
00:14:29Mais l'électrification, elle est assurée.
00:14:31L'électricité arrive.
00:14:33Et vous pouvez plug, comme dirait le président.
00:14:36Et bien évidemment, vous avez aussi la partie
00:14:40qu'on appelle dans notre jargon « permitting ».
00:14:42Donc, tous les permis, les permis de construire,
00:14:45le PLU, la partie environnementale,
00:14:47qui sont déjà traités et résolus.
00:14:50Ça, c'est un vrai site, Cléomain.
00:14:52Mais le gouvernement y travaille.
00:14:54On en a un certain nombre, déjà.
00:14:57Et on va pouvoir...
00:14:58Donc, il y a eu huit nouveaux sites
00:15:00qui ont été lancés l'année dernière.
00:15:03Et il devrait y en avoir,
00:15:04c'était dit aussi dans le reportage,
00:15:06une dizaine cette année.
00:15:08Donc, les choses avancent.
00:15:09Il y a un sujet, Isabelle Roche,
00:15:12sur...
00:15:12On parlait de l'environnement,
00:15:13sur l'acceptabilité.
00:15:15C'est-à-dire, un data center,
00:15:16c'est un peu comme une éolienne.
00:15:18On est pour l'énergie éolienne,
00:15:20mais pas forcément au bout de son jardin.
00:15:21Est-ce que vous, en tant qu'élu local,
00:15:23vous percevez ce problème d'acceptabilité ?
00:15:28De toute façon, dès qu'on fait quelque chose,
00:15:30on a un problème d'acceptabilité.
00:15:32Donc, il est vraiment toujours très important
00:15:34d'aller dialoguer avec toutes les parties prenantes
00:15:37pour justement voir, dans une implantation,
00:15:40ce qui est favorable à la population
00:15:42et comment on va l'inclure dans un territoire.
00:15:44Et moi, je pense que...
00:15:46Enfin, c'est très, très important.
00:15:48À chaque fois, c'est effectivement le dialogue,
00:15:49la concertation,
00:15:51et de faire prendre conscience
00:15:53de la nécessité, en fait,
00:15:54de ce que l'on est en train de faire.
00:15:56Parce que, moi, je veux bien qu'à chaque fois,
00:15:58on nous dise, ben non, pas là,
00:16:00il ne faut pas, et tout ça.
00:16:01Mais ça va être des pétitions
00:16:03qui vont se trouver en ligne.
00:16:05Donc, à chaque fois, ça va être...
00:16:06On va utiliser, finalement,
00:16:08une ressource numérique,
00:16:09une ressource qu'on va stocker
00:16:11dans un data center.
00:16:12Donc, on voit bien que c'est indispensable
00:16:14à notre développement économique
00:16:16et à notre développement, de toute façon,
00:16:18et qu'y être opposé,
00:16:21c'est vraiment nous mettre en grande difficulté
00:16:24et, finalement, nous faire dépendre de pays
00:16:26avec, et comme le disait Stella Morabito,
00:16:29avec des pays qui sont nettement moins vertueux
00:16:33que nous en matière de production d'électricité,
00:16:37en matière de normes environnementales.
00:16:39Donc, il est vraiment extrêmement important,
00:16:41effectivement, dans la concertation,
00:16:43de faire prendre conscience à tout un chacun
00:16:46que, quand on utilise le numérique,
00:16:49l'intelligence artificielle,
00:16:51eh bien, il y a des infrastructures
00:16:52et ces infrastructures,
00:16:53dans ces infrastructures,
00:16:55il y a des data centers.
00:16:56En tout cas, plus un jour ne passe
00:16:57sans qu'un projet d'implantation de data center
00:17:00ne suscite polémique
00:17:01ou au rejet des riverains localement.
00:17:04On a une illustration ce soir à Vissou,
00:17:06c'était en Essonne.
00:17:07La construction de ce data center
00:17:08est déjà lancée,
00:17:09mais les recours, eux, ne sont pas épuisés.
00:17:11C'est un reportage signé Marion Becker
00:17:13et Eva Billon.
00:17:17Oui, sous 7000 habitants
00:17:20à 15 kilomètres de Paris,
00:17:22a vu s'installer un data center
00:17:24collé aux habitations.
00:17:26Les derniers pavillons du centre
00:17:29et immédiatement derrière,
00:17:31vous les voyez,
00:17:32le data center
00:17:33et donc l'apport de nuisances
00:17:35vers le centre de Vissou.
00:17:37La chaleur,
00:17:38c'est la première nuisance
00:17:40parce que cette chaleur,
00:17:42contrairement à certains data centers,
00:17:44ne sera pas récupérée,
00:17:45sera au contraire dispersée
00:17:47dans l'atmosphère.
00:17:48Et pour évacuer cette chaleur,
00:17:50le site est équipé
00:17:51d'énormes ventilateurs.
00:17:55Ça fait du bruit.
00:17:56Ça fait un bruit continu,
00:17:57sourd,
00:17:58un espèce d'infraçon
00:17:59qui porte énormément.
00:18:00Une situation
00:18:01qui inquiète les riverains.
00:18:03Le jardin de Céline
00:18:04donne directement
00:18:06sur le bâtiment.
00:18:07Si jamais il se met en route,
00:18:08on va sentir la chaleur.
00:18:10Il se trouve juste
00:18:11derrière notre cerisier.
00:18:13Je ne sais pas
00:18:14si c'est en rapport,
00:18:15mais on trouve que c'est
00:18:15de plus en plus chaud.
00:18:17Chaque année,
00:18:17il fait de plus en plus chaud.
00:18:18Le climat aussi,
00:18:19tout est chaud.
00:18:20Donc ça va amplifier
00:18:21toute cette chaleur.
00:18:22Donc ça ne nous arrange pas trop.
00:18:24Ça nous inquiète
00:18:25et puis c'est aussi
00:18:26la valeur de la maison.
00:18:27À cette époque,
00:18:28on a acheté,
00:18:29on n'avait pas tout ça.
00:18:30Depuis 2020,
00:18:32Philippe Defruyt
00:18:32et Jean-Luc Touly
00:18:33alertent et se battent
00:18:34contre la transformation
00:18:35de cet entrepôt logistique
00:18:37en data center.
00:18:39Ils voudraient le voir
00:18:40s'implanter ailleurs.
00:18:41Alors,
00:18:42ils ont déposé des recours
00:18:43devant le tribunal administratif
00:18:45et la cour d'appel de Versailles.
00:18:47Pour l'instant,
00:18:48le juge,
00:18:48la position des juges
00:18:50est de dire
00:18:50circuler,
00:18:51il n'y a rien à voir.
00:18:53On n'est pas d'accord
00:18:53surtout sur le fait
00:18:54qu'ils ont réussi
00:18:55à s'installer
00:18:55à notre sens
00:18:57en violant
00:18:58les procédures
00:18:59de ce type d'établissement.
00:19:00Il faut préciser
00:19:01que tout opérateur
00:19:03peut s'installer
00:19:03que s'il y a
00:19:05un réseau de chaleur
00:19:06à proximité,
00:19:07ce qui n'est pas le cas.
00:19:09Mais,
00:19:09mais utilité bien française,
00:19:11la loi est là,
00:19:12mais depuis 5 ans,
00:19:13il n'y a jamais eu
00:19:14des décrets d'application,
00:19:15ce qui fait que
00:19:16la loi existe,
00:19:17mais elle n'est pas appliquée.
00:19:18Pour Philippe Defruite,
00:19:20oui à des data centers français
00:19:22à condition
00:19:23qu'ils respectent la loi
00:19:24et ne s'implantent pas
00:19:25à côté d'habitations.
00:19:27Stella Morabito,
00:19:28on a entendu
00:19:29beaucoup de choses
00:19:29dans ce reportage,
00:19:30notamment sur la chaleur
00:19:32dégagée
00:19:32par un data center.
00:19:34Est-ce qu'un centre
00:19:35de données
00:19:36réchauffe
00:19:37l'air
00:19:38autour du site ?
00:19:40Il y a en tout cas
00:19:41une thématique
00:19:42de refroidissement
00:19:43parce que forcément
00:19:44toutes les machines
00:19:44qui sont au sein
00:19:45d'un data center
00:19:46chauffe.
00:19:47On s'en rend compte
00:19:48quand notre téléphone
00:19:49est un peu en surchauffe,
00:19:50on imagine ça
00:19:51fois 10 000.
00:19:52Ça,
00:19:52c'est une réalité.
00:19:53Donc,
00:19:54il y a tout le débat,
00:19:55on en discutait
00:19:57brièvement
00:19:57avec Isabelle Roche
00:19:58pendant le reportage
00:20:00sur la récupération
00:20:02de la chaleur fatale.
00:20:03Qui peut...
00:20:04Alors,
00:20:04précisez-nous
00:20:05ce qu'on appelle
00:20:05la chaleur fatale.
00:20:06La chaleur fatale,
00:20:07c'est justement
00:20:07cette chaleur
00:20:08qui est dégagée
00:20:09par les opérations,
00:20:10par les machines,
00:20:11les opérations
00:20:12de refroidissement
00:20:12des data centers.
00:20:14C'est quelque chose
00:20:16qui,
00:20:16on le comprend
00:20:17intuitivement,
00:20:18peut être réutilisé.
00:20:20La question,
00:20:21c'est,
00:20:21elle ne peut pas
00:20:22être réutilisée
00:20:23dans toutes les situations.
00:20:24C'est beaucoup plus facile
00:20:25de le faire
00:20:26lorsque un data center
00:20:28est positionné
00:20:29au sein
00:20:29d'une commune
00:20:31puisque vous avez,
00:20:33si vous avez déjà
00:20:33des réseaux
00:20:35de chauffage urbain,
00:20:36par exemple,
00:20:37vous pouvez...
00:20:38Donc le data center
00:20:39va chauffer la ville.
00:20:40Voilà.
00:20:40Vous pouvez réinjecter
00:20:42cette chaleur.
00:20:42Mais on y va.
00:20:43Forcément,
00:20:43si vous êtes lointain
00:20:46et que vous devez
00:20:48transporter cette chaleur
00:20:49comme elle se disperse
00:20:50sur la distance
00:20:51et que vous devez
00:20:53réinjecter de l'énergie
00:20:54pour la réchauffer,
00:20:55pour la mettre
00:20:56à la bonne température
00:20:57dans le réseau urbain,
00:20:59ça n'a plus aucun sens.
00:21:00Et en été,
00:21:00vous en faites quoi
00:21:01de cette chaleur
00:21:02dont on n'a pas besoin ?
00:21:03Et en été,
00:21:05voilà,
00:21:05ça sera la thématique
00:21:07plus globale
00:21:08de comment on va gérer
00:21:09le réchauffement global.
00:21:12Mais c'est sûr
00:21:13que ça va y contribuer.
00:21:14Mais comme les climatisations
00:21:15qu'on va être obligés
00:21:16d'installer
00:21:17parce que bientôt,
00:21:18ça sera insupportable.
00:21:19Donc il y a
00:21:20des nouvelles technologies
00:21:21qui se développent,
00:21:22qui n'impliquent pas
00:21:24d'avoir des moteurs externes
00:21:27qui font du bruit
00:21:28ou qui brassent
00:21:30grâce effectivement
00:21:31à cette chaleur
00:21:32et de l'air
00:21:32et qui sont plutôt
00:21:34de la tuyauterie
00:21:37enfouie.
00:21:38Et ça,
00:21:38c'est vrai aussi
00:21:39pour la climatisation
00:21:40de vous et moi.
00:21:42Donc il y a
00:21:42des nouvelles technologies
00:21:43qui se développent,
00:21:44mais effectivement,
00:21:45c'est un facteur à gérer.
00:21:46Jean-François Dupont,
00:21:48vous êtes confronté
00:21:49au même sujet
00:21:51d'acceptabilité
00:21:52en Seine-et-Marne.
00:21:53Votre département
00:21:54de la Seine-et-Marne
00:21:55va accueillir
00:21:56tout simplement
00:21:58le data center
00:21:59le plus grand d'Europe
00:22:00près de Fouju.
00:22:02Et il vous inquiète
00:22:04particulièrement
00:22:04parce que c'est un site
00:22:05qui s'étalera
00:22:06sur 90 hectares,
00:22:07c'est ça.
00:22:08Ça fait 126 terrains de foot.
00:22:10C'est un projet
00:22:10qui est titanesque.
00:22:12Est-ce que les recours
00:22:13sur ce dossier
00:22:14ont été épuisés ?
00:22:15On parle d'une ouverture,
00:22:17d'une fin des travaux
00:22:17à 2028.
00:22:19Non, les recours
00:22:20n'ont pas commencé.
00:22:21D'accord.
00:22:21Vous avez raison.
00:22:23C'est présenté
00:22:24comme le plus grand
00:22:25data center d'Europe.
00:22:2650 milliards de prévus.
00:22:2911 blocs de centres
00:22:31de données sont prévus.
00:22:32Et actuellement,
00:22:34il y a une enquête publique
00:22:35qui vient de se terminer
00:22:36pour la première tranche
00:22:37qui comporte
00:22:39trois bâtiments
00:22:40de data center.
00:22:41Donc, on est en cours.
00:22:43et on attend
00:22:44les conclusions
00:22:45du commissaire enquêteur.
00:22:47Ensuite,
00:22:48les arrêtés préfectoraux
00:22:49pour voir ensuite
00:22:50quels sont les recours
00:22:51qui seront déposés.
00:22:52Mais probablement
00:22:53qu'il y aura des recours
00:22:54parce qu'il y a beaucoup
00:22:54de failles
00:22:55dans le dossier
00:22:56qui a été présenté.
00:22:57Vous avez raison.
00:22:57C'est un équipement énorme
00:22:59qui est au milieu
00:23:01d'une zone rurale.
00:23:02Il y a 600 habitants
00:23:03à Fouju.
00:23:04Melun est à plus
00:23:05de 10 kilomètres.
00:23:06Donc, il y a des agriculteurs
00:23:07autour aussi ?
00:23:08C'est de l'agriculture
00:23:09classique intensive.
00:23:10Mais oui,
00:23:11c'est sur des terres agricoles.
00:23:12Vous avez raison.
00:23:13Et les agriculteurs,
00:23:14ils sont inquiets ?
00:23:14Alors, il se trouve
00:23:16que les agriculteurs,
00:23:17eux, sont finalement
00:23:18dans une situation particulière
00:23:19puisque c'était déjà
00:23:21une ZAC,
00:23:21une zone d'aménagement concertée.
00:23:23Donc, ils exploitent
00:23:24à titre précaire.
00:23:25On a échappé
00:23:26à un des
00:23:30anthropologiques,
00:23:30mais on a eu droit
00:23:31au data center.
00:23:33Donc, c'est un peu
00:23:33le problème.
00:23:35Et cet énorme
00:23:38investissement,
00:23:38cet énorme équipement,
00:23:39il doit dégager
00:23:40l'équivalent
00:23:41d'une chaleur fatale
00:23:42capable de chauffer
00:23:44200 000 foyers.
00:23:45Or,
00:23:46à proximité immédiate
00:23:48du data center...
00:23:49Il n'y a pas
00:23:49200 000 foyers
00:23:50à chauffer ?
00:23:51Il n'y a pas
00:23:51200 000 foyers,
00:23:51mais il y a quand même
00:23:52une prison qui est prévue
00:23:54sur la commune voisine
00:23:55qui jouxte le projet.
00:23:57Il y aura
00:23:571 000 détenus,
00:23:59autant à peu près
00:24:00de personnel.
00:24:01Ça va permettre
00:24:01de chauffer éventuellement
00:24:02la prison,
00:24:03mais pour 2 000 personnes
00:24:04au grand maximum
00:24:04et l'hiver,
00:24:06alors que cette chaleur fatale,
00:24:07elle est produite
00:24:08toute l'année
00:24:09à hauteur
00:24:09de 200 000 foyers.
00:24:11Donc là,
00:24:11effectivement,
00:24:12on est dans une impasse.
00:24:13Tout à l'heure,
00:24:14dans le reportage,
00:24:14on disait que
00:24:15la loi prévoyait
00:24:16le réemploi
00:24:17de la chaleur fatale,
00:24:17mais que les décrets
00:24:18n'étaient pas parus,
00:24:19etc.
00:24:19Et qu'il n'y a pas
00:24:20d'obligation formelle
00:24:21qui pèse sur les entreprises.
00:24:22Là,
00:24:23c'est une faille majeure.
00:24:25Question téléspectateur,
00:24:26Olivier.
00:24:26Oui,
00:24:26une question d'Emeric
00:24:26qui s'inquiète
00:24:28sur le prix
00:24:29de l'électricité
00:24:30qui serait liée
00:24:30à ces data centers
00:24:31qui vont consommer
00:24:32beaucoup d'électricité
00:24:33en disant
00:24:33qu'aux Etats-Unis
00:24:35contribuent notamment
00:24:35à l'augmentation
00:24:36du prix de l'électricité.
00:24:37Qu'est-ce qui nous garantit
00:24:38en France
00:24:38d'avoir une capacité
00:24:40de fabrication
00:24:41via le nucléaire
00:24:42suffisante
00:24:43pour pouvoir faire face
00:24:45à la multiplication
00:24:46de ces data centers ?
00:24:46Sans que ça fasse
00:24:46flamber nos factures.
00:24:48Eh oui.
00:24:48Oui,
00:24:49je dirais que
00:24:50les énergéticiens
00:24:51s'y sont engagés.
00:24:53C'est aussi une question
00:24:54d'industrialisation
00:24:55parce qu'aujourd'hui,
00:24:57comme notre industrie
00:24:58a été un peu laissée
00:24:59pour compte
00:25:00pendant des décennies,
00:25:01le problème qu'on a,
00:25:03c'est de réélectrifier
00:25:04les territoires
00:25:05avec du 400 000 volts
00:25:06et ça,
00:25:07c'est des travaux lourds.
00:25:09Cela dit,
00:25:10effectivement,
00:25:11on a,
00:25:11je vous le disais tout à l'heure,
00:25:12on a travaillé de concert
00:25:13avec le gouvernement
00:25:15et avec tout l'écosystème.
00:25:16Donc,
00:25:17les énergéticiens
00:25:18en faisaient partie,
00:25:19les RTE,
00:25:20les Enedis
00:25:20et ils sont vraiment
00:25:22dans une mouvance
00:25:23où ils accélèrent
00:25:25sur les investissements
00:25:26d'électrification.
00:25:28Donc,
00:25:28à l'heure
00:25:29où on se parle,
00:25:30on n'a pas
00:25:31de tension
00:25:32sur la production
00:25:34énergétique,
00:25:35bien au contraire,
00:25:36monsieur le disait,
00:25:37on est pour l'instant
00:25:39en exporte
00:25:40de l'électricité.
00:25:40On revend de l'électricité
00:25:41aux autres.
00:25:42Isabelle Roche,
00:25:43dans les sujets
00:25:44d'inquiétude des riverains,
00:25:45il y a aussi
00:25:46l'usage de l'eau.
00:25:47Oui.
00:25:48On a beaucoup
00:25:49entendu de choses
00:25:50sur la façon
00:25:52dont les data centers
00:25:54étaient grands consommateurs
00:25:55d'eau.
00:25:56Est-ce que
00:25:57les dernières technologies
00:25:59font que les data centers
00:26:00ont encore
00:26:01d'énormes besoins
00:26:01en eau ?
00:26:02Les data centers
00:26:03sont beaucoup
00:26:04moins consommateurs
00:26:05d'eau
00:26:05que l'industrie
00:26:07à l'heure actuelle.
00:26:07Donc,
00:26:08l'industrie à l'heure actuelle,
00:26:09c'est une idée reçue,
00:26:10c'est une idée,
00:26:11c'est une fausse information ?
00:26:12Je ne dirais pas
00:26:13que c'est une fausse information.
00:26:14Maintenant,
00:26:15entre ce que,
00:26:16forcément,
00:26:17ça consomme de l'eau,
00:26:18mais il faut voir
00:26:18combien ça consomme
00:26:19par rapport à l'industrie
00:26:21en règle générale.
00:26:22c'est de l'ordre
00:26:24de moins de 1 %,
00:26:26enfin,
00:26:26c'est même 0,00000...
00:26:31En termes de prélèvement
00:26:32dans l'eau ?
00:26:33Parce que où est-ce
00:26:34que l'eau est pompée
00:26:35quand on a un data center
00:26:36qui a besoin d'eau ?
00:26:37C'est une excellente question.
00:26:39Par rapport à l'industrie
00:26:39qui utilise 8 %
00:26:41de la ressource en eau.
00:26:42Donc,
00:26:42on voit que c'est vraiment
00:26:45infinitésimal
00:26:46par rapport
00:26:46à d'autres industries.
00:26:48Merci de m'aider
00:26:49sur le vocabulaire,
00:26:50c'est un peu difficile.
00:26:52Donc,
00:26:52oui,
00:26:53il faut de l'eau,
00:26:53mais c'est maîtrisé.
00:26:54Je repose ma question.
00:26:56Le data center,
00:26:56il la pompe où l'eau ?
00:26:58Alors,
00:26:58aujourd'hui,
00:26:59en France,
00:27:00on pourrait réutiliser
00:27:01de l'eau industrielle,
00:27:03en fait,
00:27:03ce qui n'est pas suffisamment fait.
00:27:05Donc,
00:27:05pour l'instant,
00:27:06c'est des prélèvements.
00:27:07La consommation annuelle...
00:27:08Dans la nappe phréatique ?
00:27:09Oui.
00:27:10La consommation annuelle
00:27:11d'un data center
00:27:12de taille moyenne
00:27:13est d'environ
00:27:14l'équivalent
00:27:15d'une piscine olympique,
00:27:16en fait,
00:27:17par an.
00:27:17Il faut savoir
00:27:18que cette eau
00:27:19circule en circuit fermé.
00:27:21Donc,
00:27:21voilà,
00:27:22le prélèvement,
00:27:24voilà,
00:27:25s'il pouvait être fait
00:27:26aussi sur des eaux industrielles,
00:27:28vous comprenez bien
00:27:29l'intérêt,
00:27:30parce que,
00:27:30de toute façon,
00:27:31ce n'est pas de l'eau
00:27:32qu'on a besoin
00:27:32de consommer.
00:27:33Comment vous faites
00:27:34en période de sécheresse ?
00:27:36Eh bien,
00:27:36là aussi,
00:27:38ça dépend
00:27:39de l'implantation
00:27:40du data center.
00:27:41Aujourd'hui,
00:27:42c'est clair
00:27:43qu'il y a des régions
00:27:44où il peut y avoir
00:27:45une tension hydrique
00:27:46plus importante,
00:27:47mais encore une fois,
00:27:48en période de sécheresse,
00:27:50ça n'impacte pas vraiment
00:27:51parce que c'est
00:27:52en circuit fermé.
00:27:53l'eau,
00:27:53elle est prélevée
00:27:54une fois,
00:27:54en réalité.
00:27:55Elle est prélevée
00:27:55une fois
00:27:56et elle est prélevée
00:27:57quand il y en a,
00:27:57bien évidemment.
00:27:59Donc,
00:28:00voilà,
00:28:01il faut savoir une chose,
00:28:02c'est les deux facteurs
00:28:04qui sont la consommation
00:28:06énergétique
00:28:06et la consommation hydrique
00:28:08des data centers
00:28:11impactent entre 40 et 60 %
00:28:14du coût de fonctionnement
00:28:16d'un data center.
00:28:17Donc,
00:28:17vous comprendrez bien
00:28:18que ceux qui les montent
00:28:20ont tout intérêt
00:28:21à améliorer
00:28:22ces facteurs-là
00:28:23parce qu'autrement,
00:28:25c'est leur propre
00:28:26compte d'exploitation
00:28:27qui est complètement
00:28:31irrationnel,
00:28:32on va dire.
00:28:33Olivier ?
00:28:34Je m'interrogeais
00:28:34en vous entendant
00:28:35parler d'un projet
00:28:36de giga data center.
00:28:38Quel est l'intérêt ?
00:28:39Parce que les nuisances
00:28:40vont être considérables
00:28:41quoi qu'on fasse.
00:28:44Il y a une conséquence
00:28:45qui est absolument énorme.
00:28:47Pourquoi pas faire,
00:28:48je ne sais pas moi,
00:28:4810 data centers
00:28:49plutôt qu'un seul énorme ?
00:28:51Franchement,
00:28:52là,
00:28:53je ne me sens pas
00:28:54de répondre
00:28:54pour le secteur
00:28:55parce que je ne connais
00:28:56pas la réponse.
00:28:57Peut-être,
00:28:58ça serait multiplié
00:28:59par 10
00:29:00après les impacts
00:29:02sur les riverains
00:29:03dans plusieurs...
00:29:04Je ne sais pas.
00:29:05Je pense que c'est
00:29:05une question
00:29:06d'économie d'échelle,
00:29:07c'est-à-dire qu'on va
00:29:08vers le gigantisme
00:29:09parce que quand on part
00:29:11d'assez loin,
00:29:12sur des data centers
00:29:13de taille modeste
00:29:14ou moyenne,
00:29:15on va vers des énormes
00:29:17installations
00:29:17comme celles de Fouju
00:29:19ou celles qui sont prévues
00:29:20dans les Hauts-de-France.
00:29:21et donc,
00:29:23plus les data centers
00:29:24sont gigantesques
00:29:26et plus ils se posent
00:29:27de problèmes
00:29:27de refroidissement,
00:29:28de chaleur,
00:29:29etc.,
00:29:29de consommation électrique
00:29:31et de toutes sortes.
00:29:32Donc,
00:29:33c'est un problème
00:29:33de taille
00:29:34qui devient effectivement
00:29:37endémique
00:29:38et qui amène
00:29:39à se poser
00:29:40la question.
00:29:41Le data center
00:29:42de Fouju
00:29:43qui est prévu,
00:29:43il est prévu
00:29:44pour un franchissement
00:29:44par air.
00:29:45Donc,
00:29:45la question ne se pose pas.
00:29:46Ils se sont engagés
00:29:47à priori,
00:29:48pour les premières tranches
00:29:49tout du moins,
00:29:49à ne pas pomper
00:29:50dans la nappe phréatique.
00:29:51Mais bon,
00:29:52il faut bien effectivement
00:29:53refroidir
00:29:54ces énormes blocs.
00:29:56Là,
00:29:56par exemple,
00:29:56sur le data center
00:29:58de Fouju,
00:29:59on nous annonce
00:30:0111 bâtiments
00:30:03et pour chacun
00:30:04des bâtiments,
00:30:04une soixantaine
00:30:05de blocs réfrigérants.
00:30:06Ça veut dire
00:30:06600 blocs réfrigérants
00:30:08qui vont tourner
00:30:0924 heures sur 24
00:30:11pendant toute l'année.
00:30:12Donc,
00:30:14il n'y a pas
00:30:14de bonne solution
00:30:15pour refroidir
00:30:16des équipements
00:30:16aussi énormes que ça
00:30:17puisque d'un côté,
00:30:18les problèmes de l'eau,
00:30:20je reviendrai,
00:30:21ne sont pas aussi
00:30:22simples que ça
00:30:23et le refroidissement
00:30:24par air,
00:30:24on voit ce que ça donne.
00:30:25Sur l'eau,
00:30:26juste un mot,
00:30:27effectivement,
00:30:28on donne des chiffres
00:30:29qui ont été donnés
00:30:30tout à l'heure
00:30:30comme infinitésimales
00:30:32mais je crois
00:30:32qu'il faut voir
00:30:34en projection,
00:30:35c'est-à-dire que
00:30:35plus un data center
00:30:37est important,
00:30:37plus il faudra aussi
00:30:38de l'eau pour le refroidir.
00:30:40Il ne faut pas oublier
00:30:41non plus que l'énergie nucléaire
00:30:42qui est produite
00:30:43par les centrales nucléaires,
00:30:44elle est refroidie
00:30:45aussi par l'eau,
00:30:46les fleuves.
00:30:47Et donc,
00:30:49le sujet de l'eau
00:30:49n'est pas un sujet secondaire.
00:30:52Il y a aussi un sujet
00:30:53qu'on a peu abordé,
00:30:54c'est le sujet
00:30:54de l'emploi.
00:30:56Je voulais voir ça
00:30:57avec vous, Julie.
00:30:58Est-ce que les data centers
00:30:59créent de l'emploi ?
00:31:00Parce que ça,
00:31:01ça peut être un levier
00:31:01d'acceptabilité aussi localement.
00:31:03Alors, pour vous répondre,
00:31:05Adeline,
00:31:05on va faire un petit détour
00:31:06et un petit calcul.
00:31:07Au sommet de Chouze France lundi,
00:31:09on l'a dit,
00:31:09Emmanuel Macron a annoncé
00:31:11ce chiffre,
00:31:1215 600.
00:31:13C'est le nombre d'emplois
00:31:15qui devraient être créés
00:31:16par les investissements
00:31:17records annoncés
00:31:18lors de l'événement.
00:31:19Donc, c'est 93 milliards d'euros.
00:31:21Donc, ce chiffre
00:31:22des investissements,
00:31:23il est deux fois plus élevé
00:31:24que lors du sommet
00:31:25de l'année dernière.
00:31:26Mais seulement,
00:31:27le nombre d'emplois créés,
00:31:29lui, il n'a pas doublé.
00:31:30Loin de là.
00:31:31L'année dernière,
00:31:32on parlait déjà
00:31:33d'environ 13 000 emplois.
00:31:34Alors, on a d'un côté
00:31:35des investissements
00:31:36qui doublent
00:31:38et de l'autre,
00:31:38des chiffres
00:31:39des emplois créés
00:31:40qui ne décollent pas.
00:31:42Parce que, en fait,
00:31:43quoi ?
00:31:44Parce que les data centers,
00:31:45en fait,
00:31:45c'est des ordinateurs
00:31:46et il n'y a besoin
00:31:46de personne derrière eux.
00:31:48Oui, en fait,
00:31:49ça crée assez peu
00:31:50d'emplois directs,
00:31:51en tout cas comparé
00:31:52à des sites industriels.
00:31:53On en parlait tout à l'heure.
00:31:55Là, donc,
00:31:55ce sont effectivement
00:31:56des ordinateurs
00:31:57qui font l'essentiel du travail,
00:31:58on peut le dire.
00:31:59Et mécaniquement,
00:32:00cela nécessite moins
00:32:01de main-d'oeuvre
00:32:01qu'une grande usine automobile
00:32:03ou d'agroalimentaire,
00:32:04par exemple.
00:32:05Il y a plusieurs façons
00:32:06de compter,
00:32:07mais selon le spécialiste
00:32:08Lou Célard,
00:32:09pour une surface équivalente,
00:32:11une entreprise de logistique
00:32:12peut employer
00:32:13300 à 400 personnes
00:32:15quand un data center,
00:32:16ce sera seulement
00:32:17une quinzaine,
00:32:18donc c'est 20 fois moins,
00:32:20encore une fois,
00:32:20c'est des moyennes.
00:32:21ramenée au capitaux investis,
00:32:23cela correspond environ
00:32:23à un emploi
00:32:24pour 24 millions d'euros investis.
00:32:27À titre de comparaison,
00:32:28pour un site industriel
00:32:29ouvert par une PME
00:32:31ou une ETI en 2025,
00:32:33la BPI donne une moyenne
00:32:34de 69 emplois
00:32:36pour 28 millions d'euros
00:32:37d'investissement.
00:32:38En tout cas,
00:32:38si on vous suit en termes d'emplois,
00:32:39ce n'est pas rentable,
00:32:40cette affaire ?
00:32:41Alors évidemment,
00:32:42c'est un petit peu plus compliqué
00:32:43que ça, d'abord,
00:32:44parce que les data centers
00:32:45créent malgré tout
00:32:46des emplois,
00:32:47ça on l'a déjà dit,
00:32:48des emplois qui sont d'ailleurs
00:32:49plutôt qualifiés,
00:32:51souvent en CDI
00:32:52et assez bien rémunérés.
00:32:53Ce sont des emplois
00:32:54d'agents de sécurité,
00:32:56ce sont des emplois d'ingénieurs,
00:32:58ce sont des emplois aussi de cadre,
00:33:01parce qu'il y a aussi de la ventre,
00:33:03et de la maintenance,
00:33:05et donc de la maintenance
00:33:07hyper qualifiée.
00:33:08Et donc, surtout,
00:33:09jusqu'ici,
00:33:10je ne vous ai parlé
00:33:11que des emplois directs,
00:33:12mais les data centers,
00:33:13ce sont aussi des emplois indirects.
00:33:15Oui, parce que c'est gigantesque,
00:33:17le site,
00:33:17il faut bien les construire,
00:33:18donc ça c'est bon pour le bâtiment,
00:33:19il faut les équiper,
00:33:21donc ça c'est encore une fois
00:33:21bon pour l'informatique
00:33:22et pour l'ingénierie,
00:33:24et il faut aussi donc les alimenter,
00:33:26ça on en parlait tout à l'heure,
00:33:28c'est extrêmement gourmand
00:33:29en électricité quand même,
00:33:30un data center,
00:33:31et ça, ça profite
00:33:32à la filière énergétique française,
00:33:34notamment nucléaire,
00:33:35qui emploie aussi des gens.
00:33:36Donc au total,
00:33:38environ 50 000 emplois
00:33:39seraient liés aujourd'hui
00:33:40au data center en France,
00:33:41selon un rapport du Sénat.
00:33:43Moi je dis que dans une période
00:33:44où le chômage remonte,
00:33:45où la croissance est en berne,
00:33:47et où on nous parle
00:33:47de millions d'emplois
00:33:48qui pourraient être menacés
00:33:49par l'intelligence artificielle,
00:33:51c'est toujours ça de pris.
00:33:52Vous voyez tiquer Isabelle Roche ?
00:33:55Alors je tiquais pas,
00:33:56mais moi j'avais envie de dire,
00:33:57c'est 50 000 emplois,
00:33:58mais c'est surtout
00:33:59plein d'emplois réservés,
00:34:00parce que si on n'a pas
00:34:01les data centers ici,
00:34:03on fait quoi ?
00:34:03Nos entreprises,
00:34:04comment elles font ?
00:34:06Elles sont obligées
00:34:06de stocker leurs données
00:34:07à l'étranger ?
00:34:08Oui, avec tous les risques,
00:34:09enfin c'est avec des coûts
00:34:11supplémentaires,
00:34:12avec une insécurité,
00:34:14donc on voit bien
00:34:15que c'est aussi une garantie
00:34:17pour nos entreprises
00:34:19que d'avoir des data centers,
00:34:20une garantie pour nos entreprises
00:34:21de pouvoir se développer,
00:34:23donc cela,
00:34:24c'est pas comptabilisé
00:34:25dans les emplois induits,
00:34:27mais ils sont aussi
00:34:27très importants,
00:34:28puisque c'est le soutien
00:34:29et le maintien
00:34:30à l'économie actuelle.
00:34:31Donc je pense que c'est
00:34:32aussi très important,
00:34:33mais c'était pour aller dans...
00:34:34C'est ça, effectivement,
00:34:35il y a les emplois directs,
00:34:36les emplois indirects
00:34:37et les emplois presque futurs,
00:34:38parce que c'est le développement,
00:34:40une révolution technologique
00:34:42qui va peut-être en plus
00:34:43créer des emplois plus tard.
00:34:45Il y a un vrai travail
00:34:46de pédagogie quand même
00:34:47encore à faire,
00:34:47vous le ressentez ?
00:34:48Oui, mais de toute façon,
00:34:49avec le numérique,
00:34:51avec l'intelligence artificielle,
00:34:52on voit bien qu'il y a
00:34:53un travail de pédagogie à faire
00:34:55qui est au quotidien,
00:34:56puisque chaque jour,
00:34:57on se rend compte
00:34:58de nouveaux usages,
00:34:59chaque jour,
00:35:00on se rend compte
00:35:01de ce que ça va faire
00:35:02dans nos futurs
00:35:03et on en avait parlé
00:35:05lors d'une précédente émission
00:35:06sur les transformations
00:35:08des métiers,
00:35:09des métiers qui disparaissent,
00:35:11des métiers qui se transforment,
00:35:12des métiers qui évoluent,
00:35:13des métiers qui n'existent pas
00:35:14et on voit bien
00:35:15que si on ne fait pas
00:35:16œuvre de pédagogie,
00:35:18on pourra prendre du retard.
00:35:20La France est en avance,
00:35:22on a de super ingénieurs,
00:35:24on a des infrastructures
00:35:26qui sont très qualitatives,
00:35:28donc on voit
00:35:28qu'on a tout pour réussir
00:35:29et ce serait dommage
00:35:31de louper le coche
00:35:32parce qu'il y va
00:35:33de notre souveraineté,
00:35:35il y va du fait
00:35:35de pouvoir bien vivre
00:35:36dans notre pays.
00:35:38Eh bien merci
00:35:38à tous les trois
00:35:39d'être venus ce soir
00:35:39sur le plateau
00:35:40de chaque voix compte
00:35:41pour parler de ce sujet.
00:35:42Dans un instant,
00:35:42la question qui fâche,
00:35:44après plug baby,
00:35:45plug,
00:35:45on va faire tax baby tax.
00:35:47Parce que revoilà
00:35:48la taxe sur le vapotage,
00:35:49elle avait été rejetée
00:35:51lors du vote
00:35:51du projet de loi de finances 2026,
00:35:53en fait l'article
00:35:53avait été retiré in extremis.
00:35:55Bon, la voilà qui revient
00:35:56mais cette fois
00:35:56au Parlement européen,
00:35:57on va en parler
00:35:58dans un instant
00:35:59avec nos invités
00:35:59mais avant cela,
00:36:00c'est quelle histoire
00:36:01et c'est Olivier Ravanello.
00:36:10Olivier,
00:36:11vous vouliez évoquer
00:36:11ce soir
00:36:12la guerre en Ukraine
00:36:13où les drones,
00:36:15on en a souvent parlé,
00:36:15sont devenus
00:36:16des armes cruciales
00:36:18et sont devenus aussi
00:36:19l'obsession sécuritaire
00:36:21semble-t-il
00:36:21de Vladimir Poutine.
00:36:22Le président russe
00:36:23redoute en fait
00:36:24une frappe surprise
00:36:26par drone
00:36:26qui le viserait.
00:36:27Oui,
00:36:27pour bien lui rappeler
00:36:28que s'est-il passé
00:36:29aujourd'hui
00:36:30à Saint-Pétersbourg,
00:36:31les Ukrainiens
00:36:32ont lancé
00:36:32une vague
00:36:33de drones
00:36:34qui sont venus
00:36:35tomber sur des sites
00:36:36énergétiques
00:36:37et militaires
00:36:38à Saint-Pétersbourg
00:36:39le jour
00:36:39de l'ouverture
00:36:41du traditionnel
00:36:41forum économique
00:36:42le Davos russe
00:36:44comme on l'appelle
00:36:44qui attend
00:36:45pas moins de 20 000 personnes
00:36:47130 pays
00:36:47et surtout
00:36:48Vladimir Poutine
00:36:49qui va venir
00:36:50prononcer un discours
00:36:51vendredi.
00:36:52Vous voyez le panache
00:36:53de fumée
00:36:54qui s'est élevé
00:36:55dans le ciel
00:36:55de Saint-Pétersbourg
00:36:56toute la journée
00:36:57autant dire
00:36:57que la sécurité
00:36:58n'était pas vraiment au top.
00:36:59Les dirigeants ukrainiens
00:37:00s'en amusent
00:37:01sur les réseaux sociaux
00:37:02à commencer par Zelensky
00:37:04qui a reposté
00:37:05les images
00:37:05que vous voyez
00:37:06félicitant son armée
00:37:07pour ce qu'il appelle
00:37:08des sanctions
00:37:08à longue portée
00:37:09c'est le nouveau terme
00:37:10utilisé.
00:37:12Et tout cela
00:37:12sur Saint-Pétersbourg
00:37:13qui est la ville
00:37:15de Poutine
00:37:15c'est là où il est né
00:37:16c'est là où il a grandi
00:37:18c'est là où il a
00:37:19constitué son clan politique
00:37:21à la mairie de Saint-Pétersbourg
00:37:22qui l'a suivi
00:37:24ensuite à Moscou
00:37:24ce sont ses proches
00:37:25ils viennent tous
00:37:26de Saint-Pétersbourg
00:37:27alors forcément
00:37:28c'est extrêmement humiliant
00:37:30plus humiliant encore
00:37:31ces vidéos
00:37:31prises
00:37:32de ce drone
00:37:34et écoutez
00:37:35on l'entend
00:37:36tellement il est bas
00:37:37qui pendant quelques minutes
00:37:38s'est tranquillement promené
00:37:39dans le ciel
00:37:40de Saint-Pétersbourg
00:37:41drone ukrainien
00:37:42vous l'avez compris
00:37:43puis encore
00:37:43cette autre vidéo
00:37:44où on voit
00:37:45des membres
00:37:46de la sécurité
00:37:46de ce forum
00:37:48tirer
00:37:49l'arme automatique
00:37:50pour essayer
00:37:51d'abattre ce même drone
00:37:52sans y parvenir
00:37:53il y a une impuissance
00:37:54qui est assez pathétique
00:37:55dans ces images
00:37:56d'autant plus
00:37:57lorsque l'on parle
00:37:58de la sécurité
00:37:58d'un homme comme Poutine
00:38:00ça lui fait peur
00:38:01Vladimir Poutine
00:38:02oui à l'évidence
00:38:03à Astana
00:38:04au Kazakhstan
00:38:05où il était
00:38:05en déplacement
00:38:07beaucoup d'observateurs
00:38:08ont noté
00:38:08un blindé
00:38:09qui avait rejoint
00:38:10son cortège présidentiel
00:38:12tout un dispositif
00:38:13de brouilleur
00:38:14a été mis en place
00:38:15aussi justement
00:38:15pour lutter
00:38:16contre les drones
00:38:16le cortège
00:38:17comptait pas moins
00:38:18de 20 voitures
00:38:19des grandes limousines
00:38:20noires identiques
00:38:21pour essayer
00:38:22de brouiller les pistes
00:38:23sans qu'on puisse savoir
00:38:24dans laquelle
00:38:25des voitures
00:38:25se trouve le président russe
00:38:27les rues aussi
00:38:27avaient été vidées
00:38:28sur son passage
00:38:29ça en dise
00:38:30ce sont donc
00:38:30ces drones
00:38:31qui sont devenus
00:38:32quasiment indétectables
00:38:33au système de brouillage
00:38:35et des fuites internes
00:38:36indiquent
00:38:37que Poutine
00:38:38passe de plus en plus
00:38:39de temps
00:38:39dans son bunker
00:38:41qu'il a demandé
00:38:42qu'il a demandé à ses services
00:38:42de sécurité
00:38:43de mettre sur écoute
00:38:44tout le personnel
00:38:45qui travaille avec lui
00:38:46personnel politique
00:38:47mais aussi
00:38:48les cuisiniers
00:38:49les chauffeurs
00:38:50absolument tout le monde
00:38:51et qu'il a aussi demandé
00:38:52à son service de sécurité
00:38:54de prendre en charge
00:38:56la sécurité
00:38:56des généraux
00:38:58parce que
00:38:59et ça ça l'inquiète
00:38:59trois d'entre eux
00:39:01ont été tués
00:39:01dans Moscou
00:39:02ce qui prouve quand même
00:39:03que cette ville
00:39:04a quelque chose
00:39:05un peu d'une passoire
00:39:06les ukrainiens
00:39:07peuvent mener
00:39:08des opérations
00:39:09la dernière en date
00:39:09et vous voyez les images
00:39:10c'était en décembre
00:39:11contre un général
00:39:12qui s'appelle Saratov
00:39:13qui est mort
00:39:14sa voiture a explosé
00:39:16donc l'hypothèse
00:39:17d'un assassinat
00:39:18sur Poutine
00:39:19commence à être
00:39:21un petit peu
00:39:21dans l'air
00:39:21à Moscou
00:39:22et apparemment
00:39:23le président russe
00:39:23la prend au sérieux
00:39:24Merci Olivier
00:39:26on passe à la question
00:39:27qui fâche
00:39:35Faut-il taxer
00:39:37les produits de vapotage
00:39:38les adeptes
00:39:39de la cigarette électronique
00:39:40pensaient être débarrassés
00:39:41de cette question
00:39:42et de ce risque
00:39:43depuis l'examen
00:39:44du budget 2026
00:39:45l'article qui créait
00:39:46cette nouvelle taxe
00:39:47en avait été retiré
00:39:49in extremis
00:39:49mais la voilà
00:39:50qui revient
00:39:51cette taxe
00:39:52par la porte
00:39:52du Parlement européen
00:39:54et on en parle
00:39:55ce soir avec vous
00:39:56Anna Pic
00:39:56bonsoir
00:39:57députée socialiste
00:39:58de la Manche
00:39:59merci d'être là
00:40:00aux côtés de Charles de Courson
00:40:01bonsoir
00:40:02députée Lyot de la Marne
00:40:03et bonsoir
00:40:04Marion Adler
00:40:06médecin tabacologue
00:40:07vous dirigez
00:40:07la consultation
00:40:08anti-tabac
00:40:09de l'hôpital
00:40:09Antoine Becler
00:40:10de Clamart
00:40:11et c'est vous
00:40:11qui m'avez fait
00:40:12arrêter de fumer
00:40:12il y a maintenant 8 ans
00:40:13je ne vous remercie
00:40:14jamais assez d'être là
00:40:15Marion Adler
00:40:16c'est Alice Siarogue
00:40:17qui vous pose ce soir
00:40:19la question qui fâche
00:40:23dans la question qui fâche
00:40:25le retour de la taxe
00:40:27sur le vapotage
00:40:28une fumée blanche
00:40:30venue du Parlement européen
00:40:31qui s'est prononcée
00:40:32aujourd'hui
00:40:33en sa faveur
00:40:34alors que dans l'Union européenne
00:40:36plus de 20 pays
00:40:37comme l'Allemagne
00:40:38l'Italie
00:40:39ou la Belgique
00:40:40ont déjà mis en place
00:40:41une taxation
00:40:41la Commission européenne
00:40:43a adopté
00:40:44deux directives
00:40:45qui obligeront
00:40:45les Etats membres
00:40:46à taxer
00:40:47les produits du vapotage
00:40:48à partir du 1er janvier
00:40:502028
00:40:52objectif
00:40:52une taxation minimale
00:40:54comprise
00:40:55entre 20%
00:40:56et 40%
00:40:57du prix de détail
00:40:58mais qu'en pensez-vous ?
00:41:00je trouve que c'est une bonne idée
00:41:01parce que du coup
00:41:02ça éviterait
00:41:03que des personnes jeunes
00:41:04elles aient
00:41:04plus les moyens
00:41:05d'en acheter
00:41:06comme avec les cigarettes
00:41:07ça permet juste
00:41:07que les gens
00:41:07en consomment moins
00:41:08visiblement
00:41:09sur la santé
00:41:09c'est pas génial non plus
00:41:10donc peut-être
00:41:11ça peut inciter
00:41:12des gens à arrêter
00:41:13mais pour moi
00:41:14ça ne me fera pas
00:41:14arrêter de toute façon
00:41:16en France
00:41:17un texte
00:41:17sur la taxation
00:41:18du vapotage
00:41:19avec un taux inférieur
00:41:20à celui envisagé
00:41:22par l'UE
00:41:22avait déjà été évoqué
00:41:24en octobre dernier
00:41:25une mesure
00:41:26loin de faire consensus
00:41:27dans l'hémicycle
00:41:28nous sommes
00:41:30700 000 personnes
00:41:31à avoir réussi
00:41:32à arrêter
00:41:33de fumer
00:41:34grâce à la cigarette électronique
00:41:35et la proposition
00:41:36aujourd'hui
00:41:37du gouvernement
00:41:38est de venir
00:41:39taxer
00:41:40cette solution
00:41:41mais l'article
00:41:42avait été retiré
00:41:43au dernier moment
00:41:44aujourd'hui
00:41:46près de 3 millions
00:41:47de français
00:41:47sont adeptes
00:41:48du vapotage
00:41:49des questions
00:41:50demeurent
00:41:51sur ces effets
00:41:51à long terme
00:41:52en février dernier
00:41:53l'ANSES a lancé
00:41:55cette mise en garde
00:41:56dans une expertise
00:41:57dédiée aux risques
00:41:58sanitaires
00:41:58liées aux produits
00:41:59du vapotage
00:42:00l'ANSES identifie
00:42:01des risques possibles
00:42:02pour les vapoteurs
00:42:03notamment des effets
00:42:04cardiovasculaires
00:42:05respiratoires
00:42:06et cancérogènes
00:42:07y compris en l'absence
00:42:08de nicotine
00:42:08dans les produits
00:42:09alors la question
00:42:10qui fâche ce soir
00:42:11la voici
00:42:12faut-il taxer
00:42:14les produits
00:42:14de vapotage
00:42:16et donc
00:42:17vous l'aurez compris
00:42:18il y a quelques minutes
00:42:18le parlement européen
00:42:20a répondu oui
00:42:20à cette question
00:42:21en votant
00:42:22cette nouvelle taxe
00:42:23sur les produits
00:42:24de vapotage
00:42:24Charles de Courson
00:42:25vous étiez pour
00:42:26ou contre ?
00:42:27moi j'étais pour
00:42:28sous certaines réserves
00:42:30premièrement
00:42:31je voudrais dire
00:42:31que le mieux
00:42:32c'est de ne pas vapoter
00:42:33et de ne pas fumer
00:42:34voilà
00:42:35pourquoi ?
00:42:36pour des problèmes
00:42:37de santé publique
00:42:38vous avez rappelé
00:42:39ce que dit l'ANSES
00:42:40moi je ne suis pas médecin
00:42:42mais j'essaie
00:42:44de me renseigner
00:42:45qui souligne
00:42:47les risques
00:42:48pour la santé publique
00:42:49donc certes
00:42:50il vaut mieux vapoter
00:42:52que fumer
00:42:54mais encore faut-il
00:42:56préciser
00:42:57que ça dépend
00:42:58de la nature
00:42:58de la recharge
00:42:59vous avez des recharges
00:43:00plus ou moins toxiques
00:43:02et donc
00:43:03l'idée
00:43:04moi que je soutiens
00:43:06depuis des années
00:43:07d'ailleurs
00:43:07c'est qu'il faut taxer
00:43:09en fonction
00:43:09du taux de nicotine
00:43:11et interdire
00:43:11au-delà
00:43:12d'un taux
00:43:13bon grosso modo
00:43:14j'ai pas vu
00:43:15le texte définitif
00:43:16de l'Union Européenne
00:43:17mais autour
00:43:18de 15 mg
00:43:20à peu près
00:43:21quelque chose comme ça
00:43:22et
00:43:23il y a déjà
00:43:24une vingtaine
00:43:25de pays
00:43:25de l'Union
00:43:26on n'est plus que
00:43:276-7
00:43:28à ne pas taxer
00:43:29donc à moins
00:43:29de considérer
00:43:30que tous les autres
00:43:32sont
00:43:32d'étranges personnages
00:43:35ou
00:43:36soumis
00:43:36à la pression
00:43:37oui ça paraissait compliqué
00:43:38que la France échappe
00:43:39à cette taxation
00:43:39quand les autres pays
00:43:40l'appliquent
00:43:40moi je vis l'an de cesse
00:43:42je suis obligée
00:43:43de faire intervenir
00:43:44à ce moment précis
00:43:45de notre discussion
00:43:46à tous les trois
00:43:46Marion Adler
00:43:48parce que
00:43:48certains des propos
00:43:49de Charles de Courson
00:43:50vous ont fait bondir
00:43:51mais oui ça me fait bondir
00:43:52pourquoi
00:43:52parce que moi je suis
00:43:53au contact du public
00:43:54je suis au contact
00:43:55des gens
00:43:55qui sont victimes
00:43:57du maladie chronique
00:43:57et le tabagisme
00:43:58le tabagisme
00:43:59c'est toxique
00:44:00on le sait à 100%
00:44:01et là vous avez parfaitement raison
00:44:02par contre
00:44:03pour sortir du tabagisme
00:44:05il y a plusieurs solutions
00:44:06les substituts nicotiniques
00:44:07les traitements médicamenteux
00:44:08qui sont maintenant remboursés
00:44:09et heureusement
00:44:10par contre
00:44:11souvent
00:44:11c'est aussi la vape
00:44:12qui est une aide
00:44:13extrêmement importante
00:44:14la vape a une efficacité
00:44:16dans les études
00:44:17Cochrane
00:44:17les dernières études scientifiques
00:44:19qui ont montré
00:44:19une étude
00:44:20à 60%
00:44:21même supérieure
00:44:22aux substituts nicotiniques
00:44:24dans le sevrage tabagique
00:44:26donc moi je propose
00:44:26aux gens de prendre
00:44:27ce qu'ils aiment
00:44:28ce qu'ils ont
00:44:29ce qui les aide
00:44:29et d'associer le tout
00:44:30pour au plus vite
00:44:31sortir du tabagisme
00:44:33dans vos propos
00:44:33ce que vous ne comprenez pas
00:44:35et je pense que c'est important
00:44:36c'est que la nicotine
00:44:37est justement l'aide
00:44:38qui va permettre
00:44:39le plus facilement
00:44:40d'arrêter de fumer
00:44:41si vous mettez
00:44:42une dose forte de nicotine
00:44:43dans la vape
00:44:44les gens vont moins vapoter
00:44:46et s'ils vapotent moins
00:44:47et bien ça leur permet
00:44:48d'arrêter plus facilement
00:44:49sans être addict
00:44:50après à la vape
00:44:51bien sûr je conseille
00:44:52d'arrêter la vape
00:44:52à un moment donné
00:44:53si on n'a plus besoin
00:44:55si on n'a plus le risque
00:44:55de revenir vers le tabac
00:44:56mais clairement
00:44:57qu'est-ce qui est toxique
00:44:58c'est la fumée
00:44:59qu'est-ce qui ne l'est pas
00:45:00mais qui est addictif
00:45:01c'est la nicotine
00:45:02c'est la nicotine
00:45:02qui fait que les gens
00:45:04restent des années
00:45:05et des années
00:45:06victimes de cette maladie chronique
00:45:07qu'est le tabagisme
00:45:08donc je le vois
00:45:08avec mes patients
00:45:09ça les aide à sortir
00:45:11du tabagisme
00:45:12mais madame
00:45:13je n'ai jamais dit l'inverse
00:45:14je n'ai jamais dit l'inverse
00:45:16je dis que l'ANSES elle-même
00:45:18dit que ceci est nuisible
00:45:20à la santé
00:45:21moi je suis plus nuancé encore
00:45:23c'est pas ce que dit l'ANSES
00:45:25vous l'avez lu ?
00:45:26vous l'avez lu ?
00:45:28l'ANSES dit
00:45:29c'est des risques
00:45:30qui sont possibles
00:45:31quand c'est possible
00:45:32c'est qu'ils ne sont ni avérés
00:45:34ni confirmés
00:45:35c'est-à-dire qu'il faut
00:45:37qu'on voit
00:45:38si à long terme
00:45:39ça fait ça
00:45:40parce que jusqu'à maintenant
00:45:40depuis 15 ans d'utilisation de la vape
00:45:42il n'y a pas eu ça
00:45:43mais clairement je conseille
00:45:44aux gens de
00:45:45évidemment respirer l'air ambiant
00:45:46on est bien d'accord là-dessus
00:45:47mais la vape
00:45:48c'est l'un des éléments
00:45:49les plus efficaces
00:45:50dans le sevrage tabagique
00:45:51et là si vous taxez la vape
00:45:53qu'est-ce que vous faites ?
00:45:54vous favorisez l'industrie du tabac
00:45:55c'est peut-être ce que vous voulez
00:45:56je ne sais pas
00:45:57mais en tout cas
00:45:57je pense qu'il n'est pas du tout conseillé
00:46:00si vous taxez la vape
00:46:01vous éliminez
00:46:04actuellement 85%
00:46:05des gens qui vapotent
00:46:06c'est du marché indépendant
00:46:07les marchés indépendants de la vape
00:46:09on a une spécificité
00:46:10et on a de la chance en France
00:46:12c'est un marché qui permet
00:46:13à des gens qui ont fabriqué des vapes
00:46:16indépendamment de l'industrie du tabac
00:46:17de faire des produits
00:46:18les plus sûrs possibles
00:46:19et clairement de les vendre
00:46:21dans un endroit
00:46:21qui n'est pas le buraliste
00:46:22si vous taxez ça
00:46:23vous allez faire revenir
00:46:25tout le monde vers les buralistes
00:46:26et là ils ont le choix
00:46:27entre la cigarette
00:46:28qui est beaucoup plus addictive
00:46:29que la vape
00:46:29c'est quoi ?
00:46:30c'est comme quand on est au régime
00:46:31et qu'on retourne à la boulangerie
00:46:32et qu'il y a des gâteaux ?
00:46:33exactement
00:46:33c'est assez important
00:46:35Anna Pic
00:46:35oui je crois que
00:46:36quand même
00:46:37il faut le dire
00:46:38la spécificité
00:46:39que vient d'évoquer
00:46:41le docteur Adler
00:46:41nous sommes effectivement
00:46:43sur un marché
00:46:44qui est
00:46:45avec 85% d'indépendants
00:46:47ce qui n'existe pas
00:46:49dans les autres pays européens
00:46:50et notamment
00:46:51parce qu'ils ont perdu
00:46:52leurs filières indépendantes
00:46:53à partir du moment
00:46:54où ils ont assimilé
00:46:56le produit tabagique
00:46:59avec des produits nicotinés
00:47:00donc il s'agit de savoir
00:47:02si nous considérons
00:47:04qu'aujourd'hui
00:47:05c'est le meilleur levier
00:47:06que nous avons
00:47:07pour le sevrage tabagique
00:47:08et tous les chiffres le montrent
00:47:09puisqu'aujourd'hui
00:47:10nous n'avons plus que 18%
00:47:11des français
00:47:12qui déclarent fumer du tabac
00:47:13tous les jours
00:47:14alors qu'il y a 10 ans
00:47:15ils étaient 25%
00:47:16et la baisse drastique
00:47:17est liée à l'apparition de la vape
00:47:19donc il s'agit de savoir
00:47:20si nous considérons
00:47:21qu'aujourd'hui
00:47:23c'est le meilleur levier
00:47:24que nous avons
00:47:24que ce levier
00:47:25il est d'autant plus efficace
00:47:27qu'il est indépendant
00:47:29de la filière du tabac
00:47:30et qu'à ce titre
00:47:31il ne doit pas y avoir
00:47:32de confusion
00:47:34entre les produits tabagiques
00:47:35et les produits nicotinés
00:47:36Est-ce qu'il est vraiment
00:47:37indépendant de la filière du tabac ?
00:47:39Aujourd'hui en France
00:47:40il est indépendant
00:47:41à 85% ?
00:47:43Mais vous avez raison
00:47:44c'est très important
00:47:45justement de garder ça
00:47:46et si on taxe la vape
00:47:49c'est clair que c'est l'industrie du tabac
00:47:50qui se ressaisit de la vape
00:47:51on tue la vape indépendante
00:47:53Mais elle est déjà en train
00:47:54de le faire non ?
00:47:55Alors elle le fait
00:47:56comme elle peut
00:47:56au maximum
00:47:57elle essaie de fabriquer
00:47:59des produits
00:48:00qui vont être stimulants
00:48:01pour les jeunes
00:48:01et ça c'est dramatique
00:48:03ce que ne fait pas
00:48:04les vape indépendantes
00:48:05et ça c'est très important
00:48:06Charles de Courson
00:48:06vous vouliez ajouter quelque chose ?
00:48:08La vape c'est aussi
00:48:09c'est de la vaporisation de nicotine
00:48:11ce n'est pas du tabac
00:48:12Il n'y a pas de combustion
00:48:13Il n'y a pas de combustion
00:48:14et ce n'est pas du tabac
00:48:15il n'y a pas de tabac dedans
00:48:16donc pourquoi on taxerait
00:48:17comme le tabac
00:48:17alors qu'il n'y a pas de tabac dedans ?
00:48:18Actuellement tout le monde
00:48:19peut produire
00:48:21ce n'est pas que
00:48:22certains producteurs de tabac
00:48:24encore pas tous
00:48:25il y a d'autres producteurs indépendants
00:48:27et la distribution est libre
00:48:28donc vous avez des promotions
00:48:31pour vapoter
00:48:32je suis désolé
00:48:33l'ANSES le dit lui-même
00:48:36le vapotage en tant que tel
00:48:38est nuisible à la santé
00:48:39il est moins nuisible
00:48:41Je ne vous trouvais pas ça
00:48:42dans les textes de l'ANSES
00:48:43C'est pas vrai du tout
00:48:43On vient de le lire
00:48:45Vous pourrez le reproduire
00:48:47Il est absolument sans effet
00:48:48sur la santé
00:48:48Ce n'est pas ce qui est dit
00:48:50C'est pas ce qui est dit
00:48:51C'est nuisible
00:48:52Il est très important
00:48:54Est-ce que c'est sans effet
00:48:55sur la santé ?
00:48:56Je vais vous dire clairement
00:48:56J'encourage mes patients
00:48:58à arrêter la vape
00:48:59dès qu'ils n'ont plus
00:48:59le risque de reprise du tabac
00:49:00C'est un élément
00:49:01qui aide à sortir du tabac
00:49:03C'est exactement
00:49:05la question que je voulais vous poser
00:49:07L'autoroute
00:49:07Votre point
00:49:08c'est de faire sortir
00:49:10les gens qui fument déjà
00:49:11mais il y a aussi
00:49:12beaucoup de jeunes
00:49:13qui rentrent
00:49:14et qui se mettent à fumer
00:49:15et à vapoter
00:49:16parce qu'ils pensent
00:49:17qu'il n'y a aucun effet
00:49:18Actuellement
00:49:19je peux vous dire clairement
00:49:20pour un jeune
00:49:21qui va se mettre à vapoter
00:49:22il y a 4 jeunes
00:49:22qui arrêtent de fumer
00:49:23ça veut dire que la vape
00:49:24est un concurrent
00:49:25chez les jeunes
00:49:26ça c'est très important
00:49:27de le voir
00:49:27il y a une vraie baisse
00:49:29du tabagisme
00:49:29chez les jeunes
00:49:30aussi grâce à la vape
00:49:31mais aussi grâce
00:49:32aux politiques
00:49:33Est-ce que si les lycéens
00:49:34vont vers le vapotage
00:49:35est-ce que c'est parce que
00:49:36fumer coûte désormais
00:49:38beaucoup trop cher pour eux
00:49:39ou est-ce que parce qu'ils préfèrent
00:49:41le goût du vapotage
00:49:42et justement
00:49:42ce que je crois
00:49:43jouent les fabricants
00:49:44avec des couleurs
00:49:45des goûts
00:49:45Les produits qui s'adressent
00:49:46particulièrement aux jeunes
00:49:47sont ceux qui sont issus
00:49:49des cigarettiers
00:49:50et c'est ceux qu'on trouve
00:49:51en bureau de tabac
00:49:51ça n'est pas ceux
00:49:52des indépendants
00:49:53principalement
00:49:54avec qui on arrive
00:49:55très bien à travailler
00:49:55pour travailler avec eux
00:49:57et pour essayer de comprendre
00:49:59comment on peut mieux réguler
00:50:01et que ça reste un produit
00:50:02de sevrage
00:50:03et que ça soit un levier
00:50:04pour le sevrage
00:50:05et pour la baisse du tabagisme
00:50:06ils sont prêts
00:50:07à prendre les mesures nécessaires
00:50:09en relation avec les médecins
00:50:11ce que ne fera jamais
00:50:12un cigarettier
00:50:13et d'ailleurs
00:50:13tout ce qui est
00:50:14les goûts bonbons
00:50:15les puffs
00:50:16et autres
00:50:17qui sont des produits
00:50:18Mais par ailleurs
00:50:19il y a des adultes vapoteurs
00:50:20qui apprécient aussi ces goûts
00:50:22Et par ailleurs
00:50:22il n'y a pas d'études
00:50:23qui montrent
00:50:23qu'on passe
00:50:24qu'on se rentre
00:50:25par le vapotage
00:50:27et qu'on suite
00:50:28on va vers le tabagisme
00:50:30ça pour l'instant
00:50:31il n'y a pas d'études
00:50:32qui le montrent
00:50:33donc ça veut dire
00:50:33que véritablement
00:50:35les 70 produits cancérigènes
00:50:38qu'il y a dans une cigarette
00:50:39n'existent pas
00:50:40dans le vapotage
00:50:42donc il faut considérer
00:50:43une taxation
00:50:43est-ce que le vapotage
00:50:44est bon pour la santé
00:50:45ma chère collègue
00:50:46oui ou non
00:50:46aujourd'hui
00:50:47personne n'a dit
00:50:48que c'était bon pour la santé
00:50:49alors ne dites pas
00:50:51que c'est neutre
00:50:52c'est nuisible à la santé
00:50:54donc en termes
00:50:55de santé publique
00:50:56si 20 des pays
00:50:57de l'Union
00:50:58et maintenant
00:50:58le Parlement européen
00:51:00préconise une taxation
00:51:01en principe intelligente
00:51:03mais ça favorise
00:51:03l'industrie du tabac
00:51:04non mais attendez
00:51:06il n'y a pas que l'industrie
00:51:07du tabac
00:51:07qui produit
00:51:08qui produit
00:51:09bien sûr que si
00:51:10dans ces pays là
00:51:11bien sûr que si
00:51:12et ça favorise
00:51:13parce qu'ils n'ont pas
00:51:13de producteurs indépendants
00:51:14vous pouvez acheter ça
00:51:16n'importe où
00:51:16il y a parfois
00:51:17des commerces spécialisés
00:51:20je vais vous poser
00:51:20en grande surface
00:51:22vous allez en grande surface
00:51:23vous pouvez aller acheter
00:51:24des vapoteurs
00:51:25en grande surface
00:51:25pas partout
00:51:26pas partout
00:51:27si si
00:51:27je voudrais vous poser
00:51:29la question
00:51:29dans l'autre sens
00:51:30j'en ai chez moi
00:51:31il est avéré
00:51:33démontré
00:51:33que la vape
00:51:34est moins dangereuse
00:51:35que le tabac
00:51:37pourquoi vouloir
00:51:37la taxer au moment
00:51:39où l'on cherche
00:51:39à réduire le nombre
00:51:40de fumeurs
00:51:41et au moment
00:51:41où il est avéré
00:51:42que la vape
00:51:43permet d'arrêter
00:51:44de fumer
00:51:45mais tout simplement
00:51:46parce que ceux
00:51:47qui vapotent
00:51:47ne sont pas à 100%
00:51:49des gens qui ont fumé
00:51:50et qui essaient d'en sortir
00:51:51ou qui sont mixtes
00:51:53moi je connais des amis
00:51:54ils continuent à fumer
00:51:55mais moins
00:51:56et ils vapotent
00:51:57il y a tous les cas de figure
00:51:58il y a même
00:51:59une toute petite minorité
00:52:00de gens
00:52:02qui commencent
00:52:02par vapoter
00:52:03alors qu'ils n'ont jamais fumé
00:52:04et qui après
00:52:05vont fumer
00:52:06mais écoutez
00:52:07je veux bien
00:52:07que vous me les présentiez
00:52:08parce que je n'en ai jamais rencontré
00:52:10ne dites pas ça
00:52:12ça existe
00:52:13mes patients
00:52:13ils ont besoin d'étapes
00:52:14ils ont besoin de temps
00:52:15ils ont besoin d'être aidés
00:52:16et ça peut arriver
00:52:17qu'ils aient des phases
00:52:18où ils sont vapoteurs
00:52:20et fumeurs
00:52:20et dans ces cas
00:52:21je les encourage
00:52:21à prendre les substituts
00:52:22pour arrêter le tabac
00:52:23le plus vite possible
00:52:24parce que tant qu'ils fument
00:52:25ils ont un risque
00:52:26en quoi la taxation
00:52:28freinera
00:52:29un mouvement
00:52:30de sortie progressive
00:52:32du tabac
00:52:32parce que ça devait
00:52:33un peu cher
00:52:34prix d'un paquet
00:52:34de cigarettes
00:52:35et ça enlève aussi
00:52:37l'indépendance
00:52:38des producteurs
00:52:40de vapes indépendants
00:52:41et je pense
00:52:41que c'est extrêmement important
00:52:42parce que ce sont des gens
00:52:43qui ont tous été fumeurs
00:52:44qui savent ce que c'est
00:52:45et qui sont sérieux
00:52:46dans leur fabrication
00:52:47ce qui est important
00:52:49c'est de dire
00:53:04je ne dis pas
00:53:05qu'un non-fumeur
00:53:06je n'encouragerai jamais
00:53:08un non-fumeur
00:53:08à commencer à fumer
00:53:09et là on est bien d'accord
00:53:10mais c'est pas vous
00:53:11qui décidez madame
00:53:12les jeunes
00:53:14aller à la sortie
00:53:15des collèges
00:53:16des lycées
00:53:16mais justement
00:53:17on dirait que vous vivez
00:53:18dans une bulle
00:53:19je suis un tout petit peu
00:53:20conseillère principale
00:53:21d'éducation
00:53:22je pense que
00:53:22déjà je connais assez bien
00:53:24la situation
00:53:24et par ailleurs
00:53:25je vous rappelle
00:53:26simplement que
00:53:28il est interdit
00:53:29de vendre
00:53:29ce type de produit
00:53:31à des mineurs
00:53:32on doit le rappeler
00:53:33et que celui qui vend
00:53:35est sanctionnable
00:53:36dans ce contexte là
00:53:37et par ailleurs
00:53:38non
00:53:39on n'a pas des hordes
00:53:41d'enfants fumeurs
00:53:42à la sortie
00:53:42ou vapoteurs
00:53:43à la sortie des établissements
00:53:45malheureusement
00:53:46effectivement
00:53:47on n'a pas des hordes
00:53:48mais à 16 ans
00:53:50un lycée 1 sur 2
00:53:52a déjà testé
00:53:52la cigarette électronique
00:53:53a déjà testé
00:53:55la cigarette électronique
00:53:56la question est de savoir
00:53:57s'il va aller vers le tabagisme
00:53:59ou pas
00:54:00avec ce type de produit
00:54:01ça n'est pas le cas
00:54:02aujourd'hui
00:54:02il n'y a aucune étude
00:54:03qui le montre
00:54:04il y a seulement
00:54:051,2% des gens
00:54:07qui vapotent
00:54:08qui n'ont jamais fumé
00:54:09précédemment
00:54:10ce qui veut dire
00:54:11que dans une très grande
00:54:13majorité
00:54:13ça sert
00:54:15principalement
00:54:16à diminuer
00:54:17sa consommation
00:54:17et même
00:54:18à se sevrer
00:54:19et c'est vraiment
00:54:20une question
00:54:21de santé publique
00:54:22et que peut-être
00:54:23qu'il viendra à jour
00:54:24où il ne vendra plus
00:54:25de produits tabagiques
00:54:26et que dans ce cas-là
00:54:27il faudra se poser
00:54:28la question
00:54:28de comment
00:54:29effectivement
00:54:30les gens
00:54:30ne s'accrochent pas
00:54:31à la vapoteuse
00:54:33mais aujourd'hui
00:54:34sincèrement
00:54:34la question de santé publique
00:54:36elle est sur la sortie
00:54:37du tabac
00:54:37le plus facilement
00:54:38chez les jeunes
00:54:39de 16 ans
00:54:39vous avez aujourd'hui
00:54:403% de fumeurs
00:54:41il y a 10 ans
00:54:42ils étaient encore 16%
00:54:43et ça c'est important
00:54:44voilà
00:54:44et là l'engouement
00:54:45pour la vapote
00:54:46très clairement
00:54:46c'est probablement une aide
00:54:47les polités de santé publique
00:54:49aussi
00:54:49mais clairement
00:54:50là si vous taxez
00:54:51c'est pas ça
00:54:52qui empêchera
00:54:52des jeunes
00:54:52à le prendre
00:54:53et encore une fois
00:54:54c'est interdit de vente
00:54:55est-ce qu'on a une idée
00:54:56de comment sera fléchée
00:54:58cette taxe
00:54:59Charles de Courson
00:55:00parce que c'est intéressant
00:55:01de savoir
00:55:01où va l'argent aussi
00:55:02cette taxe
00:55:03sur le vapotage
00:55:04du Parlement européen
00:55:05à la branche maladie
00:55:06de la sécurité sociale
00:55:08la taxe qui a été votée
00:55:09cet après-midi
00:55:10au Parlement européen
00:55:10ah non non
00:55:11la taxe
00:55:12ah la taxe que vous vouliez
00:55:13en novembre
00:55:14dans le projet de loi de finances
00:55:15alors je sais pas
00:55:16je sais pas
00:55:16à qui ça va être affecté
00:55:18ou est-ce qu'il y a
00:55:19un reversement partiel
00:55:20aux différents états
00:55:21de l'union
00:55:22ça je ne sais pas
00:55:23mais je pense
00:55:24sur le principe
00:55:25un vous commencez
00:55:26à reconnaître
00:55:27l'évidence
00:55:28moi qui l'ai dit
00:55:29moi je ne suis pas médecin
00:55:30je lis les avis
00:55:31de l'ancès
00:55:32nous avons changé
00:55:33de discours
00:55:33si parce que vous commencez
00:55:34à reconnaître
00:55:35que vapoter
00:55:36est nuisible
00:55:37à la santé
00:55:38il ne faut pas dire
00:55:40l'inverse
00:55:41mais personne n'a jamais
00:55:42dit l'inverse
00:55:43on a dit qu'il était
00:55:43préférable
00:55:44de se sevrer du tabac
00:55:46est-ce que je peux vous donner
00:55:47des chiffres
00:55:47et est-ce qu'il ne faut pas
00:55:49taxer un bien
00:55:50qui est nuisible
00:55:51à la santé
00:55:53oui il faut le taxer
00:55:54comme on a taxé
00:55:55le tabac
00:55:56de quelque chose
00:55:57qui est 95%
00:55:58plus dangereux
00:55:59si c'est un produit
00:56:00qui a permis
00:56:01et qui va permettre
00:56:02d'aller vers
00:56:03une génération
00:56:03sans tabac
00:56:04c'est ça
00:56:04la question
00:56:05elle se pose
00:56:06quand même
00:56:06regardez en Suède
00:56:09où il y a
00:56:1040%
00:56:10de cancer
00:56:11en moins
00:56:12en Europe
00:56:13le taux le plus bas
00:56:15d'Europe
00:56:15vous avez la Suède
00:56:16c'est un pays européen
00:56:17le pays européen
00:56:18qui a favorisé
00:56:19en effet
00:56:20qu'on enlève
00:56:21le tabac fumé
00:56:22le tabac fumé
00:56:23chauffé
00:56:24et ça c'est important
00:56:24et c'est là où il faut
00:56:25qu'on fasse
00:56:25moi je vous assure
00:56:26je serai la première
00:56:27à lutter contre le vapotage
00:56:28chez les jeunes
00:56:29quand il n'y aura plus
00:56:30de tabac
00:56:30mais ça n'empêche pas
00:56:31que ça existe
00:56:31je viendrai avec vous
00:56:32où vous voulez
00:56:33pour lutter contre ça
00:56:34là actuellement
00:56:35il ne faut pas se compter
00:56:36des vies
00:56:37mais on a une vraie diminution
00:56:39c'est important
00:56:41c'est quand même très important
00:56:42je vais juste vous poser
00:56:43une question à l'envers
00:56:44vous êtes en train
00:56:45d'argumenter pour dire
00:56:46pourquoi ne pas taxer
00:56:47je vous demande
00:56:48pourquoi taxer
00:56:49pourquoi taxer
00:56:50parce que
00:56:51la responsabilité
00:56:52en termes de santé publique
00:56:53c'est de taxer
00:56:54des biens
00:56:54qui sont nuisibles
00:56:55à la santé
00:56:56c'est comme on taxe
00:56:57les gommes nicotinées
00:56:58comme on taxe
00:56:59beaucoup de produits
00:57:00qui sont nuisibles
00:57:01à la santé
00:57:01la gomme nicotinée
00:57:04je ne vous ai pas coupé
00:57:05deux minutes
00:57:05s'il vous plaît
00:57:07si on peut s'écouter
00:57:08deux minutes
00:57:10vous n'êtes pas
00:57:11les filles
00:57:11et moi non plus
00:57:12on va rester cordial
00:57:14d'accord
00:57:15non si il faut
00:57:15que vous touche
00:57:16pour que vous arrêtiez
00:57:17de me toucher
00:57:17non non
00:57:17allez
00:57:19voilà
00:57:20et donc
00:57:21c'est un produit
00:57:22nuisible à la santé
00:57:23il faut donc
00:57:23Olivier il a fâché
00:57:24tout le monde
00:57:25voilà
00:57:25et dans la taxation
00:57:26c'est pas une taxation
00:57:29bécassonne
00:57:30je sais pas
00:57:30par recharge
00:57:32etc
00:57:33c'était fonction
00:57:34du taux de nicotine
00:57:36voilà
00:57:36ce que font
00:57:37la plupart des pays
00:57:38est-ce qu'essayez
00:57:39Marion Adler
00:57:40est-ce qu'elle essayait
00:57:41de vous dire
00:57:41mais si vous êtes allé
00:57:42jusqu'au bout
00:57:43par ailleurs
00:57:44vous dites
00:57:45il faut taxer
00:57:46en fonction du taux
00:57:47de nicotine
00:57:47or
00:57:48c'est pas la nicotine
00:57:49qui est nocive
00:57:50mais parce que
00:57:51c'est l'un des éléments
00:57:53d'accoutumance
00:57:54d'accoutumance
00:57:55à la vapotage
00:57:56et si la vapotage
00:57:58est nuisible à la santé
00:57:59ce que vous finissez
00:58:00l'une et l'autre
00:58:00par reconnaître
00:58:01et bien il faut taxer
00:58:02je ne crois pas
00:58:03qu'elles aient été
00:58:04dans le déni
00:58:05des produits
00:58:05comme beaucoup d'autres
00:58:06produits nuisibles
00:58:06à la santé
00:58:07on n'a jamais dit le contraire
00:58:09les taxes
00:58:09les substances
00:58:09ils ont été
00:58:11une aide efficace
00:58:12les substances
00:58:13nicotiniques
00:58:13à partir du moment
00:58:14où c'était remboursé
00:58:15sur prescription
00:58:16là ça a été une aide
00:58:17énorme
00:58:17pour les gens
00:58:18qui sont victimes
00:58:19du tabagisme
00:58:20et qui sont des gens
00:58:21victimes de maladies chroniques
00:58:23la vape
00:58:24est un élément
00:58:24reconnu dans l'étude
00:58:26en effet
00:58:26si vous regardez
00:58:27la cochrane
00:58:27c'est un des éléments
00:58:28qui aide le plus
00:58:29donc il ne faut absolument
00:58:30pas taxer l'élément
00:58:31qui aide le plus
00:58:31il faut taxer le tabac
00:58:33on est bien d'accord
00:58:33pas quelque chose
00:58:34qui ne comporte pas de tabac
00:58:35il comporte de la nicotine
00:58:36qui elle est l'aide principale
00:58:38pour sortir du tabagisme
00:58:39et en revanche
00:58:40il faut continuer
00:58:41les politiques de santé publique
00:58:42pour que les jeunes
00:58:42ne commencent pas
00:58:43à vapoter
00:58:43merci
00:58:44votre temps est écoulé
00:58:45merci à tous les trois
00:58:47d'être venus en parler
00:58:47ce soir
00:58:48c'était vraiment une question
00:58:50qui fâche Olivier
00:58:52tout de suite
00:58:52c'est Bourbon Express
00:58:53c'est le journal de l'Assemblée
00:58:54avec Marco Pommier
00:59:01bonsoir Adeline
00:59:02et le débat continue
00:59:04mais non mais vous pouvez rester
00:59:05vous pouvez rester
00:59:06c'est le journal de l'Assemblée
00:59:07avec Marco Pommier
00:59:08Bourbon Express
00:59:09ce soir Marco
00:59:09avec d'abord l'affaire
00:59:10de la disparition
00:59:11de cette collégienne
00:59:12de 11 ans dans le Gers
00:59:13Liana
00:59:13et bien cette affaire
00:59:14s'est invitée
00:59:15cet après-midi
00:59:16lors de la séance
00:59:16de questions au gouvernement
00:59:17l'adolescente est portée disparue
00:59:19depuis six jours
00:59:20à Florence
00:59:20dans le Gers
00:59:21un suspect
00:59:22a été mis en examen
00:59:23pour enlèvement
00:59:24et séquestration
00:59:25il s'agit du père
00:59:26d'une amie de Liana
00:59:27dont les antécédents
00:59:28inquiètent autant
00:59:29qu'ils interrogent
00:59:30déjà visés
00:59:32par trois procédures judiciaires
00:59:33dont deux classés
00:59:34sans suite
00:59:35alors y a-t-il eu
00:59:36des défaillances
00:59:37dans le suivi
00:59:37de cet homme
00:59:38c'est la question
00:59:39qu'a posée
00:59:40cet après-midi
00:59:40le député David Topiak
00:59:42c'est dans sa circonscription
00:59:43que la collégienne a disparu
00:59:45hier de nouvelles informations
00:59:47publiées par la presse
00:59:48ont révélé
00:59:48qu'une plainte
00:59:49a été déposée
00:59:49pour viol sur mineurs
00:59:51en août 2025
00:59:52contre l'homme suspecté
00:59:53à ce jour
00:59:54il n'aurait toujours pas
00:59:55été entendu
00:59:55par la gendarmerie
00:59:56dans le cadre
00:59:57de cette plainte
00:59:57ces révélations
00:59:58vous le comprendrez
00:59:59suscitent incompréhension
01:00:01et colère
01:00:01de la part
01:00:02de nos concitoyens
01:00:03les questions
01:00:04que vous vous posez
01:00:05sont très légitimes
01:00:06de savoir
01:00:06quels ont été
01:00:07les actes d'enquête
01:00:08qui ont été engagés
01:00:09j'en ai parlé
01:00:09avec le garde des Sceaux
01:00:10et nous avons décidé
01:00:11sur cette question
01:00:12de diligenter
01:00:13une enquête
01:00:14administrative
01:00:15qui sera confiée
01:00:16à l'inspection générale
01:00:17de la justice
01:00:17à l'inspection générale
01:00:19de la gendarmerie nationale
01:00:20pour identifier
01:00:21évidemment
01:00:22d'éventuels dysfonctionnements
01:00:23voilà ce que je peux vous dire
01:00:24monsieur le député
01:00:26et en fin de journée
01:00:28la procureure
01:00:29de la république d'Auch
01:00:29a annoncé
01:00:30qu'une nouvelle plainte
01:00:31pour viol sur mineurs
01:00:32avait été déposée
01:00:33ce matin
01:00:33contre le suspect
01:00:34pendant ce temps
01:00:35les recherches se poursuivent
01:00:37dans le secteur de Florence
01:00:38pour retrouver Liana
01:00:39dans l'actualité du jour
01:00:41à l'assemblée
01:00:41on retiendra également
01:00:42l'audition du ministre
01:00:43des comptes publics
01:00:44David Amiel
01:00:44qui est venu détailler
01:00:45les coupes budgétaires
01:00:47décidées par le gouvernement
01:00:48pour cette année 2026
01:00:504 milliards d'euros
01:00:51de crédits gelés
01:00:52ou annulés
01:00:53un effort présenté
01:00:54comme nécessaire
01:00:55pour compenser
01:00:56le coût de la guerre
01:00:57au Moyen-Orient
01:00:57et financer les aides
01:00:59face à la hausse
01:00:59des prix de l'énergie
01:01:01On a face à nous
01:01:03une guerre
01:01:04qui a été déclenchée
01:01:05dans le détroit d'Hormuz
01:01:06qui nous oblige
01:01:07à la fois
01:01:08à protéger
01:01:08les français
01:01:10qui sont en première ligne
01:01:11du choc
01:01:11travailleurs des classes populaires
01:01:12et des classes moyennes
01:01:14secteurs économiques
01:01:15qui sont les plus affectés
01:01:16par l'explosion
01:01:17des prix du pétrole
01:01:18tout en gardant
01:01:19notre capacité
01:01:20à les protéger
01:01:21dans le futur
01:01:22Résultat
01:01:23la justice
01:01:23la police
01:01:24l'écologie
01:01:25et l'emploi
01:01:26sont particulièrement
01:01:27touchés
01:01:27par ces coupes budgétaires
01:01:28Regardez par exemple
01:01:30moins 370 millions d'euros
01:01:32370 millions d'euros
01:01:33gelés
01:01:34pour les prisons
01:01:35208 millions d'euros
01:01:36pour la police nationale
01:01:39163 millions d'euros
01:01:40pour le fonds vert
01:01:41pour accélérer
01:01:42la transition écologique
01:01:43pour les collectivités locales
01:01:44et 122 millions d'euros
01:01:46supprimés
01:01:46carrément supprimés
01:01:47pour le travail
01:01:48avec un coup de rabot
01:01:49sur les aides
01:01:50à l'apprentissage
01:01:51et ce n'est peut-être
01:01:52que le début
01:01:52le gouvernement
01:01:53doit bientôt réévaluer
01:01:54le coût du conflit
01:01:55qui pourrait s'envoler
01:01:56à 10 milliards d'euros
01:01:584 milliards de plus
01:01:59que les premières prévisions
01:02:00C'est aussi ce qu'avait dit
01:02:01Sébastien Lecornu
01:02:01il n'y a pas d'argent magique
01:02:02il avait prévenu
01:02:03Cet officiel
01:02:04Marco
01:02:04l'Etat reconnaît désormais
01:02:06sa part de responsabilité
01:02:07dans le scandale
01:02:08du chlordécone aux Antilles
01:02:09C'est l'aboutissement
01:02:10de 2 ans et demi
01:02:11de travail parlementaire
01:02:12de bataille parlementaire
01:02:14pour le député socialiste
01:02:15de Guadeloupe
01:02:16Elie Califer
01:02:17sa proposition de loi
01:02:18a été définitivement adoptée
01:02:20par le Parlement
01:02:21avec un dernier vote unanime
01:02:22hier soir à l'Assemblée
01:02:23Pour rappel
01:02:24le chlordécone
01:02:25c'est ce pesticide
01:02:26utilisé dans les bananeraies
01:02:28en Guadeloupe
01:02:28et en Martinique
01:02:29jusqu'en 1993
01:02:30malgré les alertes sanitaires
01:02:33Alors fallait-il reconnaître
01:02:34la responsabilité de l'Etat
01:02:36ou seulement
01:02:36une part de sa responsabilité
01:02:38Députés et sénateurs
01:02:40ont finalement reconnu
01:02:42cette formulation de compromis
01:02:44une part de responsabilité
01:02:45Pour Elie Califer
01:02:47cette avancée permet
01:02:48de restaurer
01:02:48une confiance profondément abîmée
01:02:50avec les Antilles
01:02:51Si un tel empoisonnement
01:02:54avait touché
01:02:5590% de la population
01:02:56de la Creuse
01:02:57de la Bretagne
01:02:58de l'Île-de-France
01:03:00la responsabilité de l'Etat
01:03:02aurait été reconnue
01:03:03depuis longtemps
01:03:03Je vous demande
01:03:05de satisfaire
01:03:06à l'attente des populations
01:03:08de Martinique
01:03:09et de Guadeloupe
01:03:10en adoptant définitivement
01:03:11ce texte
01:03:12Je vous remercie
01:03:14Le député qui estime
01:03:15qu'il faudra aller plus loin
01:03:16sur la question
01:03:17des réparations
01:03:18notamment en matière
01:03:19d'indemnisation
01:03:19une étape à la fois
01:03:21répond au gouvernement
01:03:22Je veux être très clair
01:03:23devant vous
01:03:25reconnaître la part
01:03:25de responsabilité de l'Etat
01:03:27est une exigence de vérité
01:03:29construire un dispositif
01:03:30de réparation juste
01:03:32équitable
01:03:32juridiquement solide
01:03:33est une autre exigence
01:03:35Et un chiffre
01:03:36illustre l'ampleur
01:03:38de ce scandale
01:03:3890% des adultes
01:03:40de Guadeloupe
01:03:41et de Martinique
01:03:42sont contaminés
01:03:43au chlordécone
01:03:43d'après l'ANSES
01:03:44En 2021
01:03:45l'agence sanitaire
01:03:46évoquait un lien probable
01:03:47entre l'exposition
01:03:48au chlordécone
01:03:49et le cancer de la prostate
01:03:50Merci Marco
01:03:51Merci à vous
01:03:52d'être venu ce soir
01:03:53dans Chaque Voix Compte
01:03:55Merci Julie Ruiz
01:03:56On vous lit demain
01:03:57dans le Figaro
01:03:58Et merci Olivier Ravanello
01:04:00Et à demain
01:04:0019h30
01:04:01pour le retour
01:04:02de Chaque Voix Compte
01:04:03en direct
01:04:03Merci à vous
01:04:03de nous avoir suivis
01:04:04L'émission est rediffusée
01:04:05tout à l'heure
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