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Ce mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, les députés ont interrogé Laurent Nunez à plusieurs reprises sur les violences en marge de la victoire du PSG. Si la gauche dénonce une doctrine de maintien de l'odre violente, la droite demande au contraire une réponse plus ferme et une nouvelle politique pénale pour punir les "voyous". Le ministre de l'Intérieur a défendu son dispositif policier tout en regrettant que les forces de l'ordre aient été particulièrement visées par les tirs de mortiers alors que le Premier ministre a rappelé une "réalité à regarder en face : 98% des émeutiers sont des garçons".

Autre sujet ayant créée une vive tension entre le ministre des Affaires étrangères et le député Le Gall (LFI) : l'avancée des troupes israéliennes au Liban. Alors que le député appelait Jean-Noël Barrot à intervenir, le ministre a accusé LFI de "cracher au visage des militaires français" en ne citant pas leurs noms.

Les suppressions de postes chez Michelin, la fin du dispositif expérimental de l'encadrement des loyers ou encore l'entrée en vigueur de pacte asile et immigration ont été au coeur de cette séance.

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Transcription
00:00:00Avant d'aborder la séance de questions au gouvernement, Monsieur le Premier Ministre,
00:00:05Mesdames et Messieurs les membres du gouvernement, Mesdames et Messieurs les députés, mes chers collègues,
00:00:10Hier, André Santini, figure du centre et de la ville d'Issy-les-Moulineaux, nous a quittés.
00:00:16Ministre de la République à trois reprises, il fut aussi pendant plus d'un quart de siècle député des Hauts
00:00:22-de-Seine.
00:00:22Au sein de notre institution, il exerça les fonctions éminentes de président de la Commission des Affaires Économiques
00:00:28et de vice-président de l'Assemblée Nationale.
00:00:32Fidèle à sa réputation rablaisienne, il fonda également en 1991 le club des parlementaires amateurs de Havane.
00:00:40Maire emblématique d'Issy-les-Moulineaux, ce travailleur acharné,
00:00:44œuvra durant 46 ans de mandat continu à moderniser, aménager, transformer sa ville.
00:00:51Un bilan considérable qui lui valut le titre de maire bâtisseur et de huit réélections successives.
00:00:57Au nom de la représentation nationale, j'adresse nos sincères condoléances à sa famille, à ses proches,
00:01:03aux ICA et à tous ceux qui ont partagé ses engagements.
00:01:08Applaudissements
00:01:17L'ordre du jour appelle les questions au gouvernement.
00:01:20La première va être posée par madame Estelle Youssoufa pour le groupe Liotte.
00:01:25Merci madame la Présidente.
00:01:26La question s'adresse au ministre des Affaires étrangères.
00:01:29La France prendra le 8 juin prochain la présidence de la Commission de l'Océan Indien.
00:01:34Cette organisation régionale réunit depuis 1984 Madagascar, les Seychelles, l'Ile-Maurice, les Comores et la France au nom de
00:01:41la réunion.
00:01:42Oui, Mayotte est exclue de la COI.
00:01:45Paris s'est amputée de son département sur veto des Comores qui ne reconnaît pas Mayotte française.
00:01:50Oui, Paris s'incline scandaleusement face à Moroni alors que notre pays est le premier contributeur de la COI.
00:01:56Alors que nos impôts, les impôts des Français de Mayotte, contribuent aux centaines de millions d'euros qui financent cette
00:02:02organisation dont Mayotte est exclue.
00:02:05Lors du sommet de la COI l'an dernier, le Président de la République a rappelé que l'intégration de
00:02:09Mayotte constituait une priorité.
00:02:11Réplique du Président Azali comparant le Président Macron à Louis de Funès, Mayotte est comorienne.
00:02:18Silence de la France.
00:02:19Ma question, Monsieur le Ministre, allez-vous utiliser la présidence française de la COI pour enfin imposer Mayotte ?
00:02:25Allez-vous enfin faire admettre que la France dans l'océan Indien, c'est la réunion et Mayotte et que
00:02:31Paris ne transige pas avec sa souveraineté ?
00:02:33Je vous remercie.
00:02:35Merci beaucoup, Madame la députée. La parole est à Monsieur Jean-Noël Barraud, ministre de l'Europe et des Affaires
00:02:41étrangères.
00:02:43Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Madame la députée Estelle Youssoufa, d'abord je veux saluer votre engagement
00:02:50inlassable au service de Mayotte
00:02:52et vous dire que oui, l'intégration de Mayotte dans la commission de l'océan Indien sera une priorité de
00:03:02la présidence française
00:03:04qui va débuter le 8 juin prochain. La ministre déléguée, Eléonore Carrois, se rendra à Moroni pour le rappeler
00:03:10dans la continuité du sommet d'avril 2025 au cours duquel le Président de la République avait réitéré cet objectif.
00:03:19Objectif très important, objectif qui suppose pour être atteint, vous le savez, l'accord de l'ensemble des membres de
00:03:25la COI.
00:03:26Nous ne décidons pas à leur place et c'est la raison pour laquelle, pour obtenir cet accord, pour atteindre
00:03:30cet objectif,
00:03:31nous déployons un dialogue exigeant et une diplomatie pragmatique.
00:03:37Et au-delà de l'intégration dans la COI, une priorité du gouvernement sous l'autorité du Premier ministre,
00:03:43c'est bien l'intégration de Mayotte dans son environnement régional au sens large.
00:03:47Et grâce à la mobilisation qui est la nôtre, mais aussi celle qui est la vôtre, nous obtenons des résultats
00:03:53tangibles.
00:03:54Dans la relation avec le Kenya, par exemple, suite au déplacement conjoint du ministre délégué,
00:03:58de son homologue kenyan en 2025 sur l'île, et à l'occasion du sommet Africa Forward,
00:04:05où une large délégation mahoraise était présente.
00:04:09S'ajoute à cela, en mars 24 et en avril 25, la signature de deux conventions par lesquelles l'Etat,
00:04:17et en particulier le Quai d'Orsay, soutient la collectivité dans son action extérieure.
00:04:21D'ailleurs, des agents de la collectivité sont intégrés dans les ambassades dans la région.
00:04:26J'ajoute les fonds européens, et en particulier le programme Intérêt,
00:04:29qui nous permet de développer des partenariats entre Mayotte, mais aussi le Mozambique.
00:04:34Et puis, enfin, évidemment, dans les cas comme celui du cyclone Chido,
00:04:39c'est tout le réseau diplomatique dans la région qui s'est mobilisé pour venir en soutien aux autorités sur
00:04:44l'île.
00:04:44Merci beaucoup, monsieur le ministre. Madame la députée.
00:04:47Merci, madame la présidente.
00:04:49Monsieur le ministre, j'espère que votre ministre délégué arborera aussi,
00:04:53lors des discussions avec les Comores, les Jeux de l'Océan Indien,
00:04:56auxquels les athlètes maorais participent sans pouvoir arborer le drapeau ticolore,
00:05:00ni chanter la marseillaise. Là encore, sur véto de Moroni et aux frais de la France.
00:05:05Mayotte n'acceptera pas une nouvelle humiliation avec la balle de notre gouvernement.
00:05:10Le Quai d'Orsay pratique depuis des décennies la plaventrisme et la soumission face au délire des Comores.
00:05:16Ça suffit. Dialoguer, discuter, il faut enfin agir.
00:05:19Paris doit recouvrer sa dignité et son orgueil face aux Comores qui revendiquent Mayotte.
00:05:24Pratique le chantage migratoire et organise le trafic humain en se gavant de l'aide publique française.
00:05:29L'écomore, cet état parasite et voyou qui offre ses pavillons de complaisance pour la flotte pirate de trafic de
00:05:35pétrole russe.
00:05:36Monsieur le ministre, la mission du Quai d'Orsay est la défense de la France.
00:05:40Mayotte est française depuis 1841. Défendez-nous.
00:05:45Merci, madame la députée.
00:05:48La parole est à présent à madame Laure Lavalette pour le Rassemblement national.
00:05:55Monsieur le Premier ministre, alors que les supporters du PSG se réjouissaient de leur deuxième étoile,
00:06:00des milliers d'agresseurs ont déferlé dans les rues de France pour brutaliser, saccager et tout brûler sur leur passage.
00:06:06Dans la capitale, les prédateurs ont transformé les rues en brasiers, lancé un véhicule sur des passants,
00:06:11attaqué un commissariat et des forces de l'ordre auxquelles je tiens à rendre au nom de mon groupe
00:06:15un hommage appuyé pour leur dévouement et leur résilience.
00:06:21Les mêmes scènes dans 71 villes, de Rennes à Angers, de Grenoble à Bordeaux et même jusque dans les quartiers
00:06:27paisibles de Toulon.
00:06:29Ces images, monsieur le Premier ministre, cumulent déjà des centaines de millions de vues
00:06:32dans un monde qui sait, ce qui est encore pourtant un tabou pour vous,
00:06:36qui ne l'est plus pour les investisseurs étrangers, la France n'est plus un pays sûr.
00:06:40Tu casses, tu répares, c'est gosillé Gabriel Attal.
00:06:44Mais dans la vraie vie, les émeutiers cassent et les Français casquent.
00:06:48Annulation de crédits et taxes émeutes, il n'y a que le RN pour s'opposer à ces humiliations.
00:06:54Quel est ce pays où une fête est menacée, où la moindre rue devient la scène d'une mauvaise rencontre,
00:06:59où la joie et l'enthousiasme sont confisqués ?
00:07:02Quel est ce pays où la paix et la liberté sont sacrifiés sur l'autel de la lâcheté pénale et
00:07:07politique ?
00:07:08Quel est ce pays où l'école et des parents des missionnaires n'inculquent plus le respect et la pudeur,
00:07:12la courtoisie et la douceur ?
00:07:14Alors l'heure est à la fermeté, M. le Premier ministre.
00:07:17Nous attendons que les interpellés soient enfermés et condamnés à rembourser l'intégralité de leurs méfaits,
00:07:23sans quoi nous vivrons les mêmes scènes dans les prochains jours à l'occasion de la Coupe du Monde.
00:07:27Alors un semblant d'inniation nous parvint de l'Elysée,
00:07:30dans l'indifférence d'un pays qui sait qu'il n'est plus protégé, qu'il n'est plus présidé.
00:07:35Alors dans dix mois, les Français répondront pour vous à la question de civilisation qui se pose à tous,
00:07:40le choix du sursaut ou la certitude du chaos.
00:07:44Je vous remercie.
00:07:44Merci, Mme la députée.
00:07:47La parole est à M. Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:07:52Merci beaucoup, Mme la présidente.
00:07:53Mesdames et Messieurs les députés, Mme la députée Laure Lavalette.
00:07:57Vous avez raison, effectivement, on a assisté à des scènes dans la capitale, dans la nuit de samedi à dimanche.
00:08:03Vous avez raison de souligner qu'il y a eu aussi ces scènes en province.
00:08:05L'an dernier, pour la même finale, 46 départements avaient été concernés.
00:08:09Cette fois-ci, c'était 62 départements où il y a eu des incidents en marge de festivités
00:08:15pour célébrer la victoire du Paris Saint-Germain.
00:08:18Ce que je veux vous dire, Mme la députée, c'est que, contrairement à ce qu'on a pu dire
00:08:21ou entendre,
00:08:22nous avions un dispositif extrêmement solide, extrêmement vigoureux,
00:08:26parce que nous savions qu'il y aurait peut-être des débordements.
00:08:30Débordements qui ont toujours été qualifiés, par le ministre de l'Intérieur qui vous parle,
00:08:33comme étant des violences urbaines et des émeutes urbaines.
00:08:36On n'a jamais triché sur les mots.
00:08:38Débordements, ça a un sens.
00:08:39Violence urbaine, émeutes urbaines, c'est d'ailleurs ce que je disais devant la commission des lois,
00:08:44l'année dernière, quand j'avais déjà été interrogé pour la première finale.
00:08:47Et il y a eu 891 interpellations, 720 gardes à vue, Mme la députée,
00:08:52et évidemment, comme vous, j'en remercie les forces de sécurité intérieure
00:08:56qui avaient des consignes de fermeté absolue.
00:08:59Et cette fermeté, ça a été la réponse qui a été apportée.
00:09:03Chaque fois qu'il y a eu des incidents, des dégradations,
00:09:06quand le périph'a été bloqué, quand il y a eu des tentatives de pillage,
00:09:09il y a eu des interventions des forces de l'ordre.
00:09:11Et ça, c'est la réponse de la République qui est une réponse, Mme la députée, de grande fermeté.
00:09:15Et c'est la réponse que nous apportons systématiquement dans ce type d'événements.
00:09:19Alors oui, évidemment, je condamne fermement l'action de ces jeunes voyous,
00:09:24de ces casseurs qui, en marge des événements, ne viennent que pour une chose,
00:09:27piller les commerces, piller les commerces dégradés.
00:09:30Et surtout, parce que cette année, la particularité,
00:09:33c'est que plus de la moitié des actes de violence étaient dirigés contre les forces de sécurité intérieure.
00:09:38Certains ont été gravement blessés.
00:09:40Je veux rappeler que la Procureur de Paris a ouvert pour tentative d'homicide volontaire.
00:09:43Et nous serons toujours là pour répondre fermement à ces débordements dans la rue
00:09:48et compter sur moi pour maintenir ce haut degré d'instruction.
00:09:52Si, M. le député, nous donnons des instructions de fermeté,
00:09:55je vous renvoie à mes Télexes.
00:09:57Et au Télexe, je vais téléfuser par l'ensemble des directeurs de police et des groupements de gendarmerie.
00:10:02Merci, M. le ministre.
00:10:03Mme la députée.
00:10:05M. le ministre de l'Intérieur, nous sommes ravis d'être d'accord sur le constat.
00:10:08Mais laissez-nous gérer, parce que je peux vous assurer qu'avec nous, tout ne sera pas globalement sous contrôle.
00:10:13Mais les Français seront en sécurité.
00:10:14Vivement 2027.
00:10:16Je vous remercie.
00:10:20La parole est à présent à M. Vincent Corp pour le groupe Ensemble pour la République.
00:10:24Merci, Mme la Présidente.
00:10:25Mes chers collègues, je tiens tout d'abord à exprimer la reconnaissance des députés renaissance
00:10:30aux policiers, gendarmes, pompiers et médecins engagés dans la nuit de samedi à dimanche, notamment à Paris.
00:10:38Tous ont été pleinement mobilisés en première ligne face à des individus qu'il faudra sévèrement punir
00:10:44dès lors qu'ils s'en sont pris aux représentants de l'Etat.
00:10:47Comme l'a rappelé le président de la République, nous ne pouvons plus tolérer de telles violences.
00:10:51Et comme l'a rappelé Gabriel Attal, nous devons également faire évoluer la réponse pénale en matière de justice des
00:10:56mineurs.
00:10:58Depuis dimanche, j'ai également entendu toutes les déclarations.
00:11:01Celle de Jordan Bardella parlait de scène de guerre civile.
00:11:04Celle de la France insoumise.
00:11:06Nous dire que les débordements sont de la faute du gouvernement, de votre faute, M. le ministre.
00:11:11Slogans de campagne et refus de la réalité n'amèneront aucune solution.
00:11:15La démagogie ne résoudra rien.
00:11:17Les réponses se trouvent dans la loi et dans le respect de celles-ci.
00:11:20Comme rapporteur de la loi Riposte, aux côtés de Xavier Albertini,
00:11:23je tiens à rappeler que c'est notre majorité qui agit dans cet hémicycle au service de la sécurité des
00:11:28Français.
00:11:29Cette loi Riposte que nous examinerons dans quelques jours prévoit des moyens inédits
00:11:33et des dispositifs concrets pour combattre les phénomènes encore observés ce week-end.
00:11:39Nouveaux délits et nouvelles amendes.
00:11:41Procédure de fermeture administrative.
00:11:43Confiscation obligatoire suite au rodéo urbain.
00:11:45Ou encore pénalisation de la consommation de protoxyde d'azote.
00:11:49Monsieur le ministre, vous avez notre confiance totale pour garantir l'ordre public
00:11:53et faire cesser les débordements que nous avons observés ce week-end.
00:11:57J'espère que dans quelques semaines, chacun ici, sur ses bancs, prendra ses responsabilités.
00:12:01J'espère qu'aucune voix ne manquera pour voter la loi Riposte,
00:12:05comme nous avions su nous rassembler il y a un an contre le narcotrafic.
00:12:08Monsieur le ministre, la question est donc simple.
00:12:10Comment avancer plus vite et comment rendre plus efficace la réponse que prévoit la loi Riposte face aux débordements observés
00:12:15?
00:12:16Merci beaucoup, monsieur le député. La parole est à monsieur Laurent Nunez, ministre de l'Intérieur.
00:12:21Merci beaucoup, madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député Vincencore.
00:12:27Effectivement, la loi Riposte a été adoptée au Sénat et elle viendra d'ailleurs bientôt dans cet hémicycle au cours
00:12:35du mois de juillet.
00:12:36Elle contient effectivement un certain nombre de mesures qui visent à durcir les sanctions pénales et les procédures administratives,
00:12:42les sanctions administratives pour un certain nombre d'infractions qui causent beaucoup de troubles à l'ordre public,
00:12:48les rêves partis, le protoxyde d'azote, l'usage des mortiers et les rodéos.
00:12:52Au cas d'espèce, eu égard aux événements que nous avons connus dans la nuit de samedi à dimanche,
00:12:57donc à Paris et finalement sur l'ensemble du territoire national, comme je viens de le dire à madame la
00:13:02députée Laure Lavallet.
00:13:03Au cas d'espèce, évidemment que les dispositions qui concernent l'usage des mortiers sont à regarder avec beaucoup, beaucoup
00:13:10d'attention.
00:13:10Nous durcissons les sanctions pour l'usage des mortiers, nous prévoyons des procédures de fermeture administrative pour ces commerces
00:13:17qui sous le manteau et sans en avoir l'autorisation puisque ce sont normalement des artifices réservés à des professionnels,
00:13:23nous prévoyons des procédures de fermeture administrative.
00:13:27Dans la nuit de samedi à dimanche, les forces de l'ordre ont été tout particulièrement ciblées par les émeutiers
00:13:33et les casseurs.
00:13:33On a vu l'usage de mortiers et d'artifices qui étaient dirigés en tir tendu contre des policiers.
00:13:39Nous avons eu deux effectifs de la BAC 92 nuit qui ont été très gravement blessés, très gravement blessés
00:13:45et qui ont subi des interventions chirurgicales.
00:13:47Alors comme vous, j'espère que sur ces bancs, nous aurons le courage, vous aurez le courage d'adopter ces
00:13:53mesures de durcissement des sanctions
00:13:55qui sont absolument indispensables.
00:13:57Et puis, osons tout, on va avoir une discussion très libre.
00:14:00Moi, je ne m'opposerai pas à certains amendements comme je l'ai fait au Sénat.
00:14:04J'ai eu à donner mon avis sur un certain nombre d'amendements qui sont venus durcir le texte
00:14:09et je ne m'opposerai pas à ces amendements qui visent à durcir les textes.
00:14:13Je me souviens qu'en 2019, alors que j'étais secrétaire d'Etat, nous avions été retoqués par le Conseil
00:14:18constitutionnel
00:14:18sur des interdictions de manifester, des interdictions de paraître.
00:14:22Peut-être que le temps est venu de réexaminer ça à la lumière de la jurisprudence du Conseil constitutionnel.
00:14:26Merci beaucoup, Monsieur le Ministre.
00:14:28La parole est à présent à Monsieur Arthur Delaporte pour le groupe socialiste.
00:14:36Merci, Madame la Présidente.
00:14:37Monsieur le Ministre de l'Intérieur, ma question est simple.
00:14:40La carte de résident de 10 ans de Madame Zegna Fedorova, proche de Bolloré et propagandiste du Kremlin,
00:14:46agent déstabilisateur de notre pays, a été délivrée de façon indue et dysfonctionnelle par vos services de préfet de police.
00:14:52Allez-vous lui retirer son titre et engager une procédure d'expulsion ?
00:14:58Merci beaucoup, Monsieur le député.
00:14:59Monsieur le Ministre de l'Intérieur.
00:15:02Madame la Présidente, Mesdames et Messieurs les députés, Monsieur le député,
00:15:05D'abord, c'est vrai qu'on a beaucoup été interrogés ces temps derniers sur les circonstances dans lesquelles cette
00:15:10dame a pu obtenir un titre de séjour.
00:15:13Je crois que j'ai eu l'occasion de m'exprimer dans le week-end sur ce sujet,
00:15:16puisqu'on nous prêtait des intentions un peu curieuses quand même,
00:15:20sur un titre qui a été accordé au titre d'une activité professionnelle,
00:15:25puis qui a été renouvelé effectivement en 2024, dès lors que les conditions étaient remplies.
00:15:31C'est une procédure purement administrative, comme ont à la connaître de nombreux étrangers en situation régulière sur le territoire
00:15:40national.
00:15:42Concernant la question que vous me posez, donc procédure administrative, aucune intervention, aucune intervention,
00:15:47que les choses soient claires et dites.
00:15:49Concernant la situation actuelle, je crois que je me suis exprimé sur ce sujet,
00:15:53comme tous les étrangers en situation régulière, il convient évidemment de respecter les règles de la République,
00:16:01et quand il y a trou à l'ordre public, parmi lesquels figure l'atteinte aux intérêts fondamentaux de la
00:16:06nation,
00:16:07bien évidemment, nous sommes toujours légitimes, le cas échéant a retiré un titre, évidemment,
00:16:12voire pire, en cas de menace grave pour l'ordre public, a diligenté une procédure d'expulsion.
00:16:18C'est votre question, ma réponse, c'est de dire que c'est possible, mais il faut que les éléments
00:16:23soient réunis,
00:16:23monsieur le député, on ne peut pas faire n'importe quoi, on est dans un état de droit,
00:16:27donc encore une fois, ce titre, il a été accordé dans des conditions légales et réglementaires,
00:16:31et les procédures de retrait et d'expulsion, on les applique aussi lorsque les conditions légales et réglementaires sont réunies.
00:16:37Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:16:38Monsieur le député.
00:16:42Monsieur le ministre, vous n'avez évidemment pas répondu à ma question, c'était oui ou non,
00:16:45la réponse est à ce stade, j'en comprends non, mais sachez quand même, monsieur le ministre,
00:16:49et vous le savez, que la délivrance d'un titre, elle n'est absolument pas automatique,
00:16:52elle est à la discrétion du préfet, notamment à l'appréciation de conditions d'intégration républicaines.
00:16:58Force est de constater que ça n'était déjà pas le cas à l'époque,
00:17:01puisque je vous rappelle qu'en 2017, le président de la République disait
00:17:04qu'elle relevait des organes d'influence et de propagande mensongère.
00:17:07La situation avait-elle changé entre l'interdiction de RT France en 2022
00:17:12et les mots du président de la République et la délivrance de ce titre en 2024.
00:17:16Allez-vous engager une enquête pour déterminer les dysfonctionnements
00:17:19qu'on peut avoir lieu dans les services de la préfecture de police
00:17:21quand on sait par ailleurs les difficultés à obtenir le moindre papier
00:17:24pour le commun des demandeurs ?
00:17:25Comment expliquer qu'elle dispose en toute impunité de deux émissions sur CNews,
00:17:30d'une sur canal, d'une chronique dans le JDD,
00:17:32où elle diffuse sans contradiction un narratif mensonger,
00:17:34l'Europe alimenterait la guerre déclenchée par Poutine,
00:17:36il faudrait dénazifier l'Ukraine ?
00:17:38Allez-vous saisir le procureur de la République parce qu'elle n'est pas inscrite au répertoire de la HTVP
00:17:42de l'influence étrangère ?
00:17:43Allez-vous saisir l'Arcom pour mettre en demeure la chaîne CNews ?
00:17:47Allez-vous également saisir le procureur parce qu'elle a finalement fait de la diffusion de fausses nouvelles
00:17:52interdites par l'article 27 de la loi de 81 ?
00:17:54Savez-vous par ailleurs, monsieur le ministre,
00:17:58pourquoi la ministre de l'Agriculture a déjeuné avec le gratin de l'extrême droite réactionnaire
00:18:01sans avoir au préalable demandé la liste des invités ?
00:18:05Nos intérêts sont menacés,
00:18:08des agents répandent le venin poutiniste,
00:18:10l'Ukraine ou cette semaine la Roumanie subissent une offensive hostile illégale de la Russie,
00:18:15la France aussi,
00:18:16quand agirez-vous ?
00:18:17Merci monsieur le député, monsieur le ministre.
00:18:23Merci madame la présidente.
00:18:25Dans le peu de temps qu'il me reste, deux choses monsieur le député.
00:18:27La première, non, non, non, la délivrance de titres n'est pas à la discrétion des préfets.
00:18:31Pour certains titres sans doute, pas au cas d'espèce, pas au cas d'espèce.
00:18:35Deuxième sujet, deuxième sujet, vous connaissez mon passé,
00:18:38j'étais un patron de service de renseignement
00:18:40et je peux vous dire que nous serons très attentifs à cette situation.
00:18:43Et s'il devait y avoir une menace ou un trouble à leur public,
00:18:45nous en tirerons toutes les conséquences.
00:18:48Merci beaucoup monsieur le ministre.
00:18:51La parole est à présent à monsieur Ali Diora pour la France atomise.
00:18:56Merci madame la présidente.
00:18:58Monsieur le ministre de l'Intérieur,
00:19:00qui aurait pu prédire
00:19:03que des dizaines de milliers de supporters du Paris Saint-Germain
00:19:06descendraient dans les rues après une victoire historique ?
00:19:09Qui aurait pu prédire que les Champs-Elysées
00:19:11et les grandes places de nos villes
00:19:13seraient le théâtre de rassemblement populaire ?
00:19:15Qui aurait pu prédire qu'une jeunesse populaire
00:19:18souvent reléguée et stigmatisée
00:19:20voudrait elle aussi prendre part à cette fête du football français ?
00:19:24Qui aurait pu prédire qu'un député
00:19:27prendrait lui aussi part à cette fête du football français
00:19:30sans avoir à craindre d'être éborgné ?
00:19:33Pourtant, une fois encore,
00:19:35l'Etat n'a pas organisé une fête,
00:19:37il a organisé un face-à-face.
00:19:39Rien n'a été pensé pour promettre une célébration populaire,
00:19:43festive et sécurisée.
00:19:45La seule doctrine visible a été celle de la confrontation.
00:19:49A chaque fois que les jeunes des quartiers populaires
00:19:51investissent l'espace public,
00:19:53la même mécanique se répète.
00:19:55On quadrille, on disperse et on charge.
00:19:58Puis viennent les blessés,
00:19:59les interpellations et les justifications.
00:20:01Et tout le monde en paie le prix.
00:20:04Les habitants, les familles, les jeunes,
00:20:07mais aussi les policiers et les gendarmes.
00:20:10Exposés à des situations
00:20:11où l'affrontement devient presque inévitable.
00:20:14Une doctrine du maintien de l'ordre
00:20:16ne se juge pas au nombre d'effectifs mobilisés,
00:20:19mais elle se juge à ce qu'elle produit.
00:20:21Et ce soir-là, dans ma circonscription,
00:20:24un adolescent de 13 ans,
00:20:2513 ans a perdu l'usage d'un oeil.
00:20:28La vérité, monsieur le ministre,
00:20:30c'est que votre doctrine du maintien de l'ordre
00:20:33se durcit partout.
00:20:34Dans les cortèges syndicaux,
00:20:36dans les mobilisations écologistes,
00:20:38dans les mouvements sociaux
00:20:39et désormais jusque dans les moments de fête populaire.
00:20:42Mais lorsqu'il s'agit de quartiers populaires,
00:20:44cette brutalité prend une autre dimension.
00:20:47Elle s'inscrit dans une histoire ancienne
00:20:49de suspicion et de contrôle.
00:20:51Alors ma question est simple, monsieur le ministre.
00:20:53Quand reconnaîtrez-vous que cette doctrine de confrontation
00:20:56produit précisément les violences qu'elle prétend empêcher ?
00:20:59Je vous remercie.
00:21:00Merci beaucoup, monsieur le député.
00:21:02La parole est à monsieur Laurent Nunez,
00:21:04ministre de l'Intérieur.
00:21:08Merci beaucoup, madame la présidente.
00:21:09Mesdames et messieurs les députés.
00:21:12Monsieur le député,
00:21:14en réalité, vous m'interrogez sur la doctrine
00:21:16du maintien de l'ordre française.
00:21:19Je vais vous répondre sur un autre terrain, monsieur le député.
00:21:23Oui, effectivement, nous avions prévu
00:21:27qu'il y allait y avoir des supporters
00:21:28qui allaient fester la victoire du Paris Saint-Germain.
00:21:31Effectivement, ça a été prévu.
00:21:32Et de la même façon que nous avions prévu
00:21:35qu'il pouvait y avoir des débordements extrêmement graves.
00:21:38Ce que je veux vous dire simplement,
00:21:40très solennellement, monsieur le député,
00:21:41c'est que lorsqu'il y a des interventions
00:21:43comme celles que vous dites,
00:21:44on ne parle pas de doctrine de maintien de l'ordre.
00:21:47J'ai eu à le répéter maintes et maintes fois,
00:21:49maintes et maintes fois.
00:21:50On est sur la gestion d'émeutes et de violences urbaines.
00:21:53Ça n'est pas la même chose.
00:21:54Quand vous avez des personnes qui veulent piller les commerces,
00:21:57qui s'en prennent aux forces de sécurité intérieure,
00:21:59je ne suis pas dans une doctrine de maintien de l'ordre.
00:22:01Je suis dans la répression d'émeutes et de violences urbaines.
00:22:05Et c'est aussi ce qui s'est passé
00:22:06dans la nuit de samedi à dimanche.
00:22:08C'est aussi ce qui s'est passé dans la nuit de samedi et dimanche.
00:22:10Quant aux manifestations, au maintien de l'ordre,
00:22:12je crois que demander aux organisations syndicales
00:22:15comment se passe dans ce pays la gestion des manifestations,
00:22:18elles sont encadrées.
00:22:19Et il n'y a des interventions au titre du maintien de l'ordre
00:22:22que lorsqu'il y a des exactions.
00:22:24Dans l'affaire que vous citez,
00:22:25dans l'affaire que vous citez,
00:22:27dans l'affaire que vous citez à laquelle, évidemment,
00:22:29je suis extrêmement attentif,
00:22:30et je ne vous cache pas, je l'ai découverte
00:22:32avec la publication de votre vidéo.
00:22:34Nous en avons parlé avec monsieur le préfet de police.
00:22:36On a effectué un certain nombre de recherches.
00:22:38Je comprends qu'il y a une procédure judiciaire qui est en cours
00:22:41et je peux vous dire que toute la lumière sera faite sur cette affaire.
00:22:44Toute la lumière sera faite sur cette affaire.
00:22:47Vous n'avez aucune raison de penser le contraire.
00:22:49Voilà, encore une fois,
00:22:50je regrette évidemment ce qui s'est passé.
00:22:52Je ne connais pas le contexte.
00:22:54Est-ce bien le résultat d'une action de police ?
00:22:56Je n'en sais rien.
00:22:57Moi, je fais confiance à la justice de mon pays.
00:22:59Mais je ne peux pas vous laisser dire
00:23:00que c'est du maintien de l'ordre
00:23:01quand les policiers ont à faire face à de véritables émeutiers.
00:23:05Merci beaucoup, monsieur le ministre.
00:23:08La parole est à présent à monsieur Pourriam Mirchaï
00:23:11pour le groupe écologiste et social.
00:23:14Monsieur le ministre de l'Intérieur, je vais donc insister.
00:23:17Oui, les violences de supporters existent.
00:23:19Oui, la surveillance des baignades est préférable.
00:23:21Et non, personne ne souhaite que les rêves partis tournent au drame.
00:23:24Mais quelle obsession triste vous pousse ainsi
00:23:27de façon quasi systématique
00:23:28à organiser un affrontement avec notre jeunesse
00:23:31qu'elle danse à la campagne
00:23:32ou dans nos quartiers populaires ?
00:23:34La canicule, pourtant annoncée,
00:23:38a poussé le week-end dernier des millions de Français
00:23:40à chercher des points d'eau et de baignades.
00:23:42Et c'est bien normal.
00:23:43À part l'envoi de quelques matraques,
00:23:44quelle préparation, quel dialogue sérieux
00:23:46avec la ville de Paris pour accompagner les habitants
00:23:48en situation d'extrême chaleur ?
00:23:51De même, vous criminalisez les rêves partis.
00:23:54dont les organisateurs sont pourtant aguerris
00:23:56aux dispositifs de sécurité,
00:23:58en lien avec les associations de prévention
00:24:00et les élus locaux.
00:24:01Et enfin, samedi soir,
00:24:03Paris devait en effet être une fête
00:24:05après la victoire du Paris Saint-Germain.
00:24:06Elle a d'ailleurs été,
00:24:08mais elle a aussi été ternie
00:24:09par des charges policières aléatoires,
00:24:12brutales, répétées,
00:24:13des coups sans discernement,
00:24:15des nuages de gaz lacrymogènes,
00:24:16y compris jusque dans le métro.
00:24:18Les témoignages se multiplient en ce sens,
00:24:21à Paris comme dans le reste de la France.
00:24:23Et ce n'est pas faire injure à nos forces de l'ordre
00:24:25que de le dire.
00:24:27Que des casseurs s'infiltrent parmi les supporters,
00:24:29c'est probable qu'une fête sportive
00:24:31soit compliquée et organisée
00:24:32dans un pays en proie à des sanctions sociales
00:24:36où la jeunesse aussi discriminée,
00:24:37c'est un fait.
00:24:38Mais alors, une question se pose.
00:24:40Pourquoi avoir refusé la fanzone
00:24:42proposée par le maire de Paris ?
00:24:44Pourquoi avoir tout misé
00:24:46sur un dispositif de répression exorbitant ?
00:24:48Vous avez même présenté les presque 900 interpellations
00:24:52comme la preuve d'un travail bien fait
00:24:53qu'est l'aveu.
00:24:54A chaque fête populaire,
00:24:56quelques images suffisent
00:24:57à condamner toute une jeunesse.
00:24:59On désigne une population,
00:25:01une origine,
00:25:01une supposée culture de barbare,
00:25:03comme dit M. Rotaillot,
00:25:04pour nourrir le récit de l'extrême droite.
00:25:06Pourtant, à Londres, à Madrid,
00:25:08ça se prépare bien mieux
00:25:09avec des concertations en amont.
00:25:11A neuf jours de la Coupe du Monde,
00:25:13il serait irresponsable,
00:25:14irresponsable de ne pas tirer
00:25:15les enseignements de votre échec.
00:25:17Merci, M. le député.
00:25:19La parole est à M. Laurent Nunez,
00:25:21ministre de l'Intérieur.
00:25:24Merci beaucoup, Mme la Présidente.
00:25:26Mesdames et Messieurs les députés,
00:25:27M. le député.
00:25:29Vous avez cité tout un tas d'exemples
00:25:31d'interventions des forces de police,
00:25:33qu'il s'agisse de rêve-partie,
00:25:34de personnes qui se baignent illégalement
00:25:36dans un certain nombre de bassins,
00:25:38et puis de ce qui s'est passé
00:25:39dans la nuit de samedi à dimanche.
00:25:41Je crois que, vous le savez,
00:25:43on se connaît maintenant depuis très longtemps,
00:25:45les forces de sécurité intérieure,
00:25:47elles interviennent quand il y a des exactions,
00:25:49des dégradations, des violences.
00:25:50Il n'y a pas d'autre hypothèse d'intervention.
00:25:52Vous prenez par exemple les rêves-parties,
00:25:54c'est votre point de vue,
00:25:55c'est ce que vous dites,
00:25:56mais allez discuter avec les personnes
00:25:57dont les champs sont envahis, dégradés,
00:26:00qui créent énormément de nuisances,
00:26:01qui commettent énormément de dégâts,
00:26:03et il est légitime que les forces
00:26:05interviennent dans ce genre de circonstances.
00:26:07Allez discuter avec les commerçants
00:26:10qui ont subi des pillages de magasins
00:26:12dans la nuit de samedi à dimanche,
00:26:13une quinzaine en province,
00:26:1513 à Paris,
00:26:18discuter avec eux,
00:26:19et ils vous diront que les forces de l'ordre
00:26:21ont raison d'intervenir,
00:26:22c'est les instructions qu'elles reçoivent,
00:26:23et cette intervention,
00:26:24dès lors qu'il y a commission de violence
00:26:26et d'exaction,
00:26:26elle est légitime,
00:26:28et j'attends, moi,
00:26:29des parlementaires de la République
00:26:30qu'ils la soutiennent,
00:26:31cette intervention,
00:26:32qu'ils la soutiennent,
00:26:33parce qu'elle est respectueuse
00:26:34des moments festifs,
00:26:35elle est là pour les encadrer.
00:26:36Ce sont les mêmes policiers,
00:26:37les mêmes gendarmes
00:26:38qui font en sorte que les fêtes
00:26:39dont vous parlez,
00:26:40elles se passent bien,
00:26:40et dans la majorité des cas,
00:26:41elles se passent bien.
00:26:42Alors la fanzone,
00:26:43la fanzone,
00:26:44franchement,
00:26:45monsieur le député,
00:26:45est-ce que vous pensez sérieusement
00:26:47que s'il y avait eu une fanzone
00:26:49organisée par la ville de Paris,
00:26:51les casseurs et les pilleurs
00:26:52que nous avons vus
00:26:53dans la nuit de samedi à dimanche
00:26:54seraient gentiment rentrés
00:26:56dans cette fanzone
00:26:56pour célébrer la victoire
00:26:57du Paris Saint-Germain ?
00:26:59Certainement pas !
00:27:01Certainement pas !
00:27:01C'est un peu le scénario
00:27:04que contiennent
00:27:04les forces de sécurité intérieures
00:27:06à Paris pour la fête de la musique.
00:27:08Il y a ceux qui vont au concert,
00:27:09il y a ceux qui font la fête
00:27:10et il y a ceux qui viennent casser,
00:27:11qui viennent piller.
00:27:12Et je suis absolument persuadé
00:27:13que cela ne serait pas allé
00:27:15dans la fanzone.
00:27:15Donc ça n'a absolument rien changé.
00:27:19Merci beaucoup,
00:27:20monsieur le ministre.
00:27:22La parole est à présent
00:27:24à madame Edwige Diaz
00:27:25pour le Rassemblement National.
00:27:29Merci, madame la présidente.
00:27:30Ma question s'adresse
00:27:31à monsieur le ministre de l'Intérieur.
00:27:33Monsieur le ministre,
00:27:34je vais vous parler
00:27:34du pacte asile et migration.
00:27:36Ce projet de l'Union européenne
00:27:38vise à organiser
00:27:39la submersion migratoire
00:27:41de notre continent,
00:27:42imposer la relocalisation
00:27:43forcée de milliers
00:27:45de clandestins en France
00:27:46et à infliger une amende
00:27:48de 20 000 euros
00:27:49par migrant refusé.
00:27:50Depuis dix ans,
00:27:51vous avez fait la démonstration
00:27:53de votre incapacité
00:27:54et de votre indésir
00:27:55à lutter contre
00:27:56l'immigration illégale.
00:27:58Aujourd'hui,
00:27:58vous la légalisez
00:27:59et pire,
00:28:00vous l'organisez.
00:28:01Pourtant,
00:28:02dès avril 2024,
00:28:04Marine Le Pen
00:28:04avertissait très justement
00:28:06que ce paquet législatif
00:28:07incarnait d'une part
00:28:09la mise sous tutelle
00:28:10des nations
00:28:10et d'autre part
00:28:12valider l'impunité juridique
00:28:14des ONG complices
00:28:15des passeurs.
00:28:16Hélas,
00:28:17en mai 2024,
00:28:18malgré l'opposition
00:28:19du Rassemblement national,
00:28:21le succès rencontré
00:28:22par sa pétition
00:28:23et la saisine
00:28:24de la Cour de justice
00:28:25de l'Union européenne
00:28:26que nous avons exigé,
00:28:27ce pacte a été adopté.
00:28:30Et à cause de vous,
00:28:32ce pacte mortifère
00:28:33entrera en vigueur
00:28:34dans dix jours.
00:28:35Pour résumer,
00:28:36vous aviez deux ans
00:28:37pour consulter le Parlement
00:28:39et adapter notre droit.
00:28:40Au passage,
00:28:41on peut se demander
00:28:42quel est le bilan
00:28:42de M. Rotaillon
00:28:43en la matière.
00:28:44Ce ministre du Commentaire
00:28:45restait à Beauvau
00:28:46pendant un an.
00:28:47M. le ministre,
00:28:4870% des Français
00:28:50demandent un référendum
00:28:51sur l'immigration.
00:28:53Le premier groupe
00:28:54de l'Assemblée nationale
00:28:55vous demande aussi
00:28:56un référendum
00:28:57sur l'immigration.
00:28:58Et une fois de plus,
00:29:00vous allez contre
00:29:01la volonté populaire
00:29:03et contre la volonté parlementaire.
00:29:05La presse écrit
00:29:06que vous redoutez les débats,
00:29:08que vous êtes tétanisé
00:29:10par votre absence de majorité
00:29:12et que vous êtes victime
00:29:13de votre impérissie.
00:29:15Ma question est double.
00:29:16Est-ce que vous comptez sérieusement
00:29:18avec précipitation
00:29:19et surtout impréparation
00:29:21légiférer par ordonnance
00:29:23et pire encore,
00:29:24le faire
00:29:24quand il sera déjà
00:29:25trop tard ?
00:29:28La parole est à M. Laurent Nunez,
00:29:30ministre de l'Intérieur.
00:29:33M. le ministre de l'Intérieur.
00:29:35M. la députée Edwige Diaz,
00:29:38je vais vous rappeler
00:29:39en plusieurs temps.
00:29:40D'abord,
00:29:40sur le contenu du pacte,
00:29:41vous comprendrez aisément
00:29:42que ces textes
00:29:43ont été soutenus
00:29:44par la France
00:29:45et que je ne partage pas
00:29:46la présentation
00:29:47que vous en avez faite.
00:29:50Pour que nos concitoyens
00:29:51qui nous écoutent
00:29:52comprennent bien,
00:29:52on organise partout
00:29:54sur les frontières extérieures
00:29:55de l'Union,
00:29:56une procédure d'asile
00:29:57à la frontière
00:29:57qui permet de retenir
00:29:59les demandeurs d'asile
00:30:00qui n'entrent pas
00:30:02sur l'espace national
00:30:03le temps que leur demande
00:30:04d'asile est examinée
00:30:05et on facilite
00:30:07les procédures
00:30:07de reconduite,
00:30:08procédures qu'on appelle
00:30:09la reconduite à la frontière.
00:30:10Par ailleurs,
00:30:11dans le cadre de ce pacte,
00:30:12on renforce les mécanismes
00:30:14de filtrage sécuritaire
00:30:15partout sur le territoire national.
00:30:18On renforce
00:30:18notre logiciel européen,
00:30:20l'outil de contrôle européen
00:30:22Eurodact.
00:30:23En réalité,
00:30:24il s'agit d'un dispositif
00:30:25qui est beaucoup plus protecteur
00:30:26et qui va s'appliquer
00:30:27de la même façon
00:30:28sur l'ensemble du périmètre
00:30:29de l'Union européenne.
00:30:30Ce seront les mêmes règles
00:30:31qui s'appliqueront,
00:30:32ce qui est extrêmement protecteur
00:30:34évidemment pour nous.
00:30:35Extrêmement protecteur.
00:30:37Les mécanismes dont vous parlez
00:30:38d'amende,
00:30:39de relocalisation,
00:30:40c'est ce qu'on appelle
00:30:40la solidarité.
00:30:41C'est ce qu'on appelle
00:30:42la solidarité.
00:30:42C'est un principe
00:30:43qui a toujours existé
00:30:44au sein de l'Union européenne
00:30:44et qui est mieux encadré
00:30:45et qui vise à faire en sorte
00:30:47que les pays qui accueillent
00:30:48le plus de demandeurs d'asile
00:30:49lui égare à leur position géographique
00:30:50puissent bénéficier
00:30:52de la solidarité
00:30:52d'autres Etats.
00:30:54Et évidemment,
00:30:54la France entend jouer
00:30:55tout son rôle
00:30:57à ce niveau.
00:30:58Troisièmement,
00:30:59comment est-ce qu'on va
00:31:00retranscrire ce pacte ?
00:31:01Pourquoi on se présente
00:31:03devant vous que maintenant ?
00:31:04Parce qu'on a étudié
00:31:05la possibilité
00:31:07de transposer
00:31:08un certain nombre
00:31:08de mesures
00:31:09qui sont d'application directe.
00:31:10Il faut que nos concitoyens
00:31:11comprennent bien
00:31:11que ce n'est pas
00:31:12parce qu'on passe
00:31:12devant le Parlement
00:31:13que ces textes s'appliquent.
00:31:15Ils sont d'application directe,
00:31:16ils vont s'appliquer.
00:31:17Ce qu'on veut,
00:31:17c'est rendre cohérent
00:31:18notre législation
00:31:19avec ces dispositions.
00:31:21On a mis du temps
00:31:22parce que pour une grande partie,
00:31:24ce seront des mesures
00:31:25d'ordre réglementaire.
00:31:26Pour une très grande partie,
00:31:28il reste quelques dispositions législatives,
00:31:30dont celles qui permettent
00:31:31de retenir les demandeurs
00:31:32d'asile à la frontière.
00:31:33Et ça, c'est important,
00:31:33c'est sécurisant
00:31:34et je ne comprendrai pas
00:31:36que des groupes
00:31:36comme les vôtres
00:31:37ne s'associent pas
00:31:38à cette démarche
00:31:39qui vise à mieux protéger
00:31:40nos frontières.
00:31:41Merci beaucoup,
00:31:42Monsieur le Ministre.
00:31:43Madame la députée.
00:31:44Oui, Monsieur le Ministre,
00:31:44si votre texte est si protecteur,
00:31:46alors présentez-le
00:31:46dans l'Assemblée nationale.
00:31:48Je vous remercie.
00:31:51La parole est à présent
00:31:52à Monsieur Antoine Valentin
00:31:53pour le groupe UDR.
00:31:56Merci, Madame la Présidente.
00:31:58Mes chers collègues,
00:31:59je devais interroger
00:32:00Monsieur le Ministre de l'Intérieur,
00:32:01mais j'ai cru comprendre
00:32:02que tout allait bien
00:32:03dans le meilleur des mondes.
00:32:04Ma question s'adressera
00:32:06donc à la ministre des Sports.
00:32:07Les Jeux olympiques d'hiver
00:32:09prévoyaient dans leur plan
00:32:10de financement
00:32:11près de 500 millions d'euros
00:32:12de recettes
00:32:13de financement
00:32:14de sponsoring,
00:32:15500 millions d'euros
00:32:16dont personne n'a
00:32:17ce jour trouvé
00:32:17la moindre trace.
00:32:19Pendant que les économistes,
00:32:20y compris les plus sérieux,
00:32:21estiment les dépenses
00:32:23sous-évaluées
00:32:23de 400 à 300 millions d'euros.
00:32:26Sous évaluation des dépenses,
00:32:27surélévation,
00:32:29surestimation des recettes,
00:32:30on croirait presque lire
00:32:31le dernier budget du gouvernement.
00:32:33Il s'agit malheureusement
00:32:34de celui
00:32:35de cette belle fête du sport.
00:32:36La question est donc simple.
00:32:38Qui payera ?
00:32:39Les départements
00:32:40que vous associez
00:32:41si peu aux décisions du Cojo,
00:32:43ces Cojos dont on peine
00:32:44parfois à comprendre
00:32:45la gouvernance
00:32:46tant les directeurs
00:32:46se succèdent plus vite
00:32:47que les premiers ministres
00:32:49depuis deux ans.
00:32:50Nous nous alarmons
00:32:51sincèrement,
00:32:52Madame la Ministre,
00:32:53de voir cette grande fête
00:32:54du sport accaparée
00:32:55par quelques anciens ministres,
00:32:57quelques présidents de région
00:32:58ou grands patrons,
00:32:59tous très proches
00:33:00du pouvoir macroniste.
00:33:02Et puis,
00:33:03il y a enfin
00:33:04l'ultime revivrement,
00:33:06Nice et les Niçois.
00:33:07Punis, sanctionnés
00:33:08pour avoir commis
00:33:09un double crime
00:33:11de lèse-majesté,
00:33:12d'abord avoir voté
00:33:13pour l'union des droites
00:33:14de notre ami Éric Ciotti
00:33:16et surtout avoir refusé
00:33:19de dépenser 180 millions
00:33:21d'euros d'argent public
00:33:22pour transformer
00:33:23un stade de foot extérieur
00:33:25sur la Côte d'Azur
00:33:26en patinoire
00:33:28pour seulement 15 petites journées.
00:33:30Alors, Madame la Ministre,
00:33:31ma question est double.
00:33:33Allez-vous systématiquement
00:33:34sanctionner les collectivités
00:33:35qui ne votent pas
00:33:36pour le socle commun
00:33:37et plus largement,
00:33:39qui payera
00:33:40cette gabegie financière
00:33:41et politique
00:33:42qui viendra entacher
00:33:44cette belle fête du sport
00:33:45que nous soutenons pourtant ?
00:33:59Merci, Madame la Présidente.
00:34:01Mesdames, Messieurs les députés.
00:34:03Monsieur le député,
00:34:04alors, vous vouliez poser la question
00:34:06à Monsieur le Ministre de l'Intérieur.
00:34:08Il est là
00:34:10et vous avez changé d'avis
00:34:11et décidé de poser la question
00:34:12à Madame la Ministre des Sports
00:34:13qui est excusée
00:34:14et vous voyez bien,
00:34:15Monsieur le député,
00:34:17qu'elle n'est pas là.
00:34:18Donc, j'y vois de votre part
00:34:20une forme de malice
00:34:21mais pour autant,
00:34:22je vais vous dire deux choses.
00:34:24La première,
00:34:25c'est que le maire de Nice,
00:34:27président de votre groupe,
00:34:28doit assumer ses décisions
00:34:29et que la politicisation
00:34:31que vous faites
00:34:32des JO 2030
00:34:33n'a jamais eu lieu
00:34:34sur les JO précédents.
00:34:37Ensuite,
00:34:38et pour terminer,
00:34:39j'en serai désolé,
00:34:40je vous invite à vérifier
00:34:41à qui vous posez la question.
00:34:42Je vous ai déjà dit,
00:34:43Mesdames, Messieurs les députés,
00:34:44je vous invite
00:34:44à m'interroger
00:34:45à préalable
00:34:46sur le ministre
00:34:47que vous souhaitez interroger
00:34:48parce que,
00:34:48comme je l'ai dit devant
00:34:49la présidente de l'Assemblée nationale,
00:34:50mon rôle est ici
00:34:51de faire en sorte
00:34:52que vous puissiez,
00:34:53pendant le cadre de ces questions
00:34:54d'actualité au gouvernement,
00:34:56interroger,
00:34:56non,
00:34:57M. le député,
00:34:58posez vos mains,
00:34:59interrogez les ministres
00:35:00et qu'on puisse vous répondre
00:35:01avec précision.
00:35:03Votre question,
00:35:04elle est bien prise,
00:35:05M. le député,
00:35:07pas de démagogie,
00:35:08pas sur les JO,
00:35:09nous vous reprendrons précisément,
00:35:11la ministre vous répondra précisément,
00:35:13je m'y engage,
00:35:14mais je vous invite la prochaine fois
00:35:15à vérifier à qui vous posez la question,
00:35:17surtout quand vous changez la question
00:35:18en cours de séance.
00:35:19Je vous remercie.
00:35:21Merci, M. le ministre,
00:35:22M. le député.
00:35:25Faute d'avoir eu une réponse,
00:35:27peut-être serions-nous contraint
00:35:29dans quelques mois,
00:35:29dans quelques années,
00:35:30de porter une grande commission d'enquête
00:35:31comme nous l'avons fait
00:35:32sur l'audiovisuel
00:35:33pour comprendre
00:35:34quels ont été
00:35:35les grands manquements
00:35:36de ce projet
00:35:37et défendre les Niçois
00:35:39et l'ensemble des contribuables
00:35:40qui se sont dressés
00:35:41contre cette gamme G financière.
00:35:43Merci, M. le député.
00:35:45La parole est à présent
00:35:46à M. Laurent Marcangeli,
00:35:48président du groupe
00:35:49pour l'horizon et indépendant.
00:35:51Merci, Mme la présidente.
00:35:53M. le Premier ministre,
00:35:55samedi soir,
00:35:56comme des millions
00:35:57de Françaises et de Français,
00:35:59j'étais heureux
00:36:00de voir le capitaine
00:36:01du Paris Saint-Germain
00:36:03brandir pour la deuxième année de suite
00:36:05le fameux trophée
00:36:07de la Champions League.
00:36:08J'étais heureux de savoir
00:36:09que des millions
00:36:10de Françaises et de Français
00:36:11partageaient ce moment.
00:36:12J'étais heureux de savoir
00:36:13que la France s'honorait
00:36:15à travers ce grand club
00:36:16qu'est le Paris Saint-Germain,
00:36:17à travers ses exploits sportifs.
00:36:19Et naturellement,
00:36:20comme des millions
00:36:20de Françaises et de Français,
00:36:21M. le Premier ministre,
00:36:23j'étais malheureux,
00:36:24malheureux par la suite
00:36:25des événements,
00:36:26malheureux par ces scènes
00:36:27de violence aveugle,
00:36:29malheureux par ces scènes
00:36:30de pillage
00:36:31qui font en sorte
00:36:31qu'aujourd'hui,
00:36:32des commerçants,
00:36:33des commerçants,
00:36:33ont peur
00:36:34lorsque des équipes
00:36:36sportives françaises
00:36:36ou notre équipe nationale
00:36:37jouent des compétitions,
00:36:39ont peur
00:36:40pour leur bien.
00:36:41Malheureux de voir
00:36:42nos enfants
00:36:44être témoins
00:36:44de ces scènes
00:36:46horribles,
00:36:47horribles pour le sport
00:36:48mais horribles également
00:36:48pour l'image
00:36:49de notre pays.
00:36:50Et je le dis aussi,
00:36:51je suis malheureux,
00:36:52mes chers collègues
00:36:53de gauche,
00:36:54de vous voir aujourd'hui
00:36:55mettre en cause
00:36:55les forces de l'ordre
00:36:56qui ont fait leur travail,
00:36:59de ne pas avoir de pensée
00:37:00pour celles et ceux
00:37:01qui exercent
00:37:02la mission de sécurité,
00:37:04ce n'est pas responsable
00:37:05lorsqu'on est parlementaire.
00:37:06Alors, monsieur le Premier ministre,
00:37:08le groupe Horizon Indépendant
00:37:10tient à rappeler
00:37:11son soutien
00:37:11aux forces de l'ordre,
00:37:12aux forces de sécurité
00:37:13et à celles et ceux
00:37:14qui sont intervenus samedi,
00:37:15c'est une première chose.
00:37:16Le groupe Horizon Indépendant
00:37:18l'a déjà déprouvé.
00:37:19Nous avons proposé
00:37:20des peines planchées
00:37:22pour certains délits
00:37:24et certains crimes.
00:37:25Nous avons proposé
00:37:25un certain nombre de mesures
00:37:27visant à pénaliser
00:37:29et à organiser
00:37:30des peines courtes
00:37:31de prison.
00:37:32Nous avons toujours été
00:37:33du côté de l'ordre.
00:37:35Monsieur le Premier ministre,
00:37:36si vous pouvez informer
00:37:38la représentation nationale
00:37:39sur les suites
00:37:40de ce qui s'est passé samedi,
00:37:41notamment sur les gardes à vue
00:37:42et interpellations.
00:37:43Et surtout,
00:37:44si vous pouvez dire
00:37:45ce que le gouvernement
00:37:46s'engage à faire
00:37:47dans les semaines à venir
00:37:48pour répondre
00:37:49à cette préoccupation
00:37:50des Françaises et des Français,
00:37:51l'ordre,
00:37:52l'ordre dans la rue,
00:37:53l'ordre pour la France.
00:37:55Merci, monsieur le Président.
00:37:56La parole est à monsieur
00:37:57le Premier ministre.
00:37:59Merci, madame la Présidente
00:38:00de l'Assemblée nationale,
00:38:01mesdames et messieurs
00:38:02les députés.
00:38:03Monsieur le ministre,
00:38:04monsieur le Président,
00:38:04Laurent Marc-Angéli,
00:38:06vous avez parlé
00:38:07d'être malheureux.
00:38:09On peut être en colère
00:38:10de voir les images
00:38:12lamentables
00:38:13telles qu'elles nous sont
00:38:14évidemment parues
00:38:16samedi soir.
00:38:16Et je veux redémarrer
00:38:17par là où vous avez commencé.
00:38:19Nous devons ici
00:38:21soutenir,
00:38:22quoi qu'il arrive,
00:38:23les forces de sécurité intérieure,
00:38:26policiers,
00:38:27gendarmes,
00:38:28pour une simple
00:38:28et bonne raison,
00:38:29mesdames et messieurs
00:38:30les députés,
00:38:31car leur mission
00:38:32est d'appliquer
00:38:32les lois de la République
00:38:33que vous avez votées.
00:38:35Et là-dessus,
00:38:35on ne peut pas être
00:38:36dans une schizophrénie
00:38:37pire que cela,
00:38:38comme une parlementaire
00:38:40l'a fait avant même
00:38:41ces images samedi,
00:38:42laissant à entendre
00:38:43que ce sont les forces
00:38:44de l'ordre
00:38:45qui créeraient le désordre.
00:38:46L'inversion du récit,
00:38:48l'inversion des valeurs
00:38:50et le début du combat
00:38:51politique et culturel
00:38:52qu'il nous faut mener.
00:38:53Sans quoi,
00:38:54comment voulez-vous demander
00:38:55à une jeunesse
00:38:56de respecter des règles
00:38:57si les élites politiques
00:38:59elles-mêmes
00:38:59introduisent un doute
00:39:01ou un quiproquo
00:39:02dans les lois de la République
00:39:03que vous avez votées ?
00:39:07Deuxième des choses,
00:39:09nous sommes dans une société
00:39:10de responsabilité
00:39:12qui croit en la responsabilité
00:39:13individuelle
00:39:14et à l'état de droit.
00:39:16Pratiquement 900 interpellations,
00:39:18monsieur le ministre,
00:39:19900 interpellations
00:39:20lesquelles donnent lieu
00:39:21à de nombreuses gardes à vue,
00:39:23lesquelles en ce moment même
00:39:24sont en train de donner lieu
00:39:25à de nombreux déferments,
00:39:26lesquelles l'autorité
00:39:27judiciaire le dira,
00:39:28donnera lieu
00:39:29à de nombreuses sanctions.
00:39:31Donc la justice passera
00:39:33en appliquant là aussi
00:39:34les lois de la République
00:39:36que vous avez votées.
00:39:38Mais en écoutant
00:39:39les questions du gouvernement
00:39:40depuis tout à l'heure,
00:39:41ministre de l'Intérieur
00:39:42que je salue
00:39:43et que je remercie
00:39:44ainsi que derrière lui
00:39:45l'ensemble des préfets
00:39:46et des chefs
00:39:47de notre police
00:39:48et de notre gendarmerie,
00:39:49en écoutant les réponses
00:39:50et les questions,
00:39:51je note quand même
00:39:52qu'on ne peut pas
00:39:52faire l'économie
00:39:54de quelques réalités
00:39:56d'analyse
00:39:56des profils
00:39:58des personnes interpellées.
00:40:0098% de garçons,
00:40:042% de femmes,
00:40:05un tiers de mineurs,
00:40:07l'essentiel du reste
00:40:08des jeunes majeurs,
00:40:1685% de Français
00:40:19et surtout,
00:40:21monsieur le ministre,
00:40:22des récidivistes
00:40:24extraordinairement minoritaires.
00:40:26Et de là,
00:40:27on ne peut pas faire
00:40:28l'économie d'une analyse
00:40:29et de prendre
00:40:29quelques instants quand même
00:40:31pour mieux adapter
00:40:32notre droit
00:40:33à la suite de ce constat.
00:40:35Cela n'a rien à voir
00:40:36avec les questions
00:40:39de violence des supporters.
00:40:40c'est un phénomène
00:40:41de délinquance
00:40:42beaucoup plus global
00:40:43qu'il nous faut analyser
00:40:44avec beaucoup plus
00:40:45de recul.
00:40:46Deuxième des choses,
00:40:47on ne peut pas en rester là,
00:40:48monsieur le ministre.
00:40:48Et on ne peut pas en rester là,
00:40:49ça pose évidemment
00:40:50la question de l'adaptation
00:40:51de notre droit,
00:40:52notamment à la question
00:40:54des tirs de mortier,
00:40:56notamment sur la question
00:40:57de la vidéo algorithmique,
00:40:59notamment sur les questions
00:41:00d'interdiction de stade.
00:41:01En l'espèce,
00:41:02cela n'aurait pas servi
00:41:03à grand chose,
00:41:03mais enfin,
00:41:04on a bientôt
00:41:04des compétitions sportives
00:41:05devant nous,
00:41:06il nous faut évidemment
00:41:07y répondre.
00:41:08Et évidemment,
00:41:08la question de l'usage
00:41:09de stupéfiants,
00:41:10l'usage du protoxyde d'azote,
00:41:12parce que là aussi,
00:41:13l'autorité judiciaire
00:41:14le dira,
00:41:14mais l'ensemble
00:41:15de ces violences
00:41:16se font parfois malheureusement,
00:41:18on le vérifiera,
00:41:19mais sur fond d'addiction.
00:41:20On n'a pas attendu,
00:41:21c'est cette fameuse loi
00:41:22Riposte que le ministre
00:41:23de l'Intérieur
00:41:23a présentée au Conseil des ministres,
00:41:25elle a été votée
00:41:26par le Sénat.
00:41:27Je crois désormais
00:41:27qu'il y a urgence
00:41:28à ce que la représentation nationale
00:41:30l'examine et la vote,
00:41:32et donc en lien
00:41:33avec la présidente
00:41:34de l'Assemblée nationale
00:41:34et l'ensemble
00:41:35des présidents de groupes,
00:41:37je proposerai
00:41:37au président de la République
00:41:38une session extraordinaire
00:41:39au début de ce mois de juillet
00:41:41pour inscrire
00:41:42le texte Riposte
00:41:43ici même,
00:41:44la semaine du 6 juillet,
00:41:46pour nous permettre
00:41:47justement de faire
00:41:47entrer notre droit
00:41:48le plus rapidement possible,
00:41:50une réponse d'adaptation
00:41:52à l'ensemble de ce droit,
00:41:53à l'ensemble
00:41:54de ces délinquances.
00:41:55Dernier point,
00:41:57je pense que
00:41:58il nous faut quand même
00:41:59aller plus loin.
00:42:01Ça pose la question
00:42:02des courtes peines.
00:42:04Le garde des Sceaux,
00:42:04Gérald Darmanin,
00:42:05il a travaillé
00:42:06dans le cadre
00:42:06de ce qu'on appelle
00:42:07le texte sur deux,
00:42:08des peines très courtes,
00:42:10aujourd'hui non possible,
00:42:1215 jours,
00:42:13un mois,
00:42:13donner plus de souplesse
00:42:15aux magistrats
00:42:15pour adapter justement
00:42:17notre procédure pénale
00:42:19et notre droit pénal
00:42:20à une délinquance
00:42:21au fond un peu nouvelle
00:42:22au regard des critères
00:42:23que je décrivais tout à l'heure.
00:42:24Mais je pense
00:42:25qu'il faut encore
00:42:25aller plus loin.
00:42:26On a un système
00:42:27qui essentiellement
00:42:29s'est fondé
00:42:30sur une réponse pénale.
00:42:31Or,
00:42:32on est sur des dégradations
00:42:33qui sont des dégradations
00:42:35matérielles
00:42:36qui coûtent
00:42:37extraordinairement
00:42:38cher
00:42:38à la société.
00:42:39À la société
00:42:40par les polices
00:42:41d'assurance
00:42:42que chaque citoyenne
00:42:43et chaque citoyen
00:42:44paie,
00:42:44ou à la société
00:42:45par les impôts
00:42:47et par les contributions
00:42:48que chaque Française
00:42:49et Français
00:42:49évidemment s'acquitte
00:42:51chaque année.
00:42:51Ça pose la question
00:42:52de la réparation civile.
00:42:53Ça pose la question
00:42:55d'un système
00:42:56dans lequel
00:42:56aujourd'hui
00:42:57les victimes
00:42:58sont correctement
00:42:59indemnisées
00:42:59et c'est la force
00:43:00de notre système.
00:43:01Mais malheureusement,
00:43:02le système,
00:43:03notre système,
00:43:04ne se retourne pas
00:43:05suffisamment
00:43:06vers les auteurs
00:43:07de cette dégradation
00:43:08pour recouvrer
00:43:09aux civils
00:43:10les sommes
00:43:11qui correspondent
00:43:11aux réparations
00:43:12imputées
00:43:13à la société.
00:43:14Et je pense
00:43:15que cette question
00:43:15doit être regardée
00:43:16désormais rapidement,
00:43:18sans tabou,
00:43:19dans notre capacité
00:43:20à recouvrer
00:43:21justement réellement
00:43:22ces sommes,
00:43:23à intervenir
00:43:24de manière
00:43:24beaucoup plus coercitive
00:43:25et je vais demander
00:43:26aux ministres
00:43:26de faire des propositions
00:43:27assez rapidement.
00:43:29Je ne suis pas favorable
00:43:30aux suspensions
00:43:31des prestations sociales.
00:43:32Néanmoins,
00:43:32je crois qu'il y a
00:43:33un chemin de bon sens.
00:43:34C'est de permettre
00:43:35à ces prestations sociales,
00:43:36en dehors du reste à vivre,
00:43:38de financer justement
00:43:39ces réparations
00:43:40sur des solutions adaptées.
00:43:42On doit avancer
00:43:43la responsabilité individuelle
00:43:45d'un auteur
00:43:46d'un acte de violence
00:43:48par définition
00:43:49ou de dégradation
00:43:50de pouvoir réparer.
00:43:52Merci beaucoup,
00:43:54monsieur le Premier ministre.
00:43:55La parole est à présent
00:43:57madame Océane Goddard,
00:43:58le groupe socialiste.
00:44:02Madame la présidente,
00:44:05madame la ministre,
00:44:06au lendemain d'un vote
00:44:07unanime et indispensable
00:44:09en faveur de la protection
00:44:10des enfants
00:44:11dans le milieu scolaire,
00:44:12l'urgence est d'accélérer
00:44:14en inscrivant la loi intégrale
00:44:16à l'ordre du jour
00:44:17de l'Assemblée nationale.
00:44:20Je fais mien
00:44:21les mots de Romain Lemire,
00:44:22victime d'inceste
00:44:23et auteur
00:44:24de l'ouvrage Clément.
00:44:26Il faut un village
00:44:27pour violer un enfant.
00:44:29Il faut un violeur
00:44:30et un village
00:44:31qui voit les choses
00:44:32ou qui peut voir des choses
00:44:34mais qui ne veut pas les voir.
00:44:36Et s'il les voit,
00:44:37il les tait.
00:44:39S'il faut un village
00:44:40pour violer un enfant,
00:44:41que fait le pays ?
00:44:42Madame la ministre,
00:44:43entre le moment
00:44:43où j'ai commencé mon intervention
00:44:45et le moment
00:44:46où vous terminerez la vôtre,
00:44:47un enfant dans notre pays
00:44:48sera victime d'inceste,
00:44:50de viol
00:44:51ou d'agression sexuelle
00:44:52comme 160 000 autres
00:44:53enfants par an.
00:44:55Un enfant meurt
00:44:55tous les cinq jours
00:44:56sur les coups de ses parents.
00:44:58Près de 400 000 femmes par an
00:44:59sont victimes
00:44:59de violences physiques,
00:45:01sexuelles
00:45:02ou psychologiques
00:45:02commises par leur conjoint
00:45:03ou ex-conjoint.
00:45:04Si les paroles se libèrent doucement,
00:45:07c'est l'écoute
00:45:08qu'il faut libérer.
00:45:09Car une parole niée
00:45:10empêche la reconnaissance.
00:45:13Et pour reconnaître,
00:45:15encore faut-il sortir
00:45:15de cette impunité effarante
00:45:17comme le dit Muriel Salmona.
00:45:19Et c'est précisément là
00:45:21que se porte ma question.
00:45:23Car face à cette situation,
00:45:25plus de 150 000 citoyens
00:45:26ont déjà signé
00:45:27les pétitions portées
00:45:28par Mouve Enfant
00:45:29dans le cadre
00:45:30des municipales de 2026
00:45:31pour demander davantage
00:45:33d'exemplarité
00:45:33dans la vie publique.
00:45:35Le président de la République
00:45:36a récemment annoncé
00:45:37vouloir instaurer
00:45:38une peine d'inéligibilité
00:45:39automatique
00:45:40pour les élus condamnés
00:45:42pour des faits
00:45:43de racisme,
00:45:44d'antisémitisme
00:45:45ou de discrimination.
00:45:47Alors,
00:45:47dans la continuité
00:45:48de cette annonce,
00:45:49Madame la ministre,
00:45:49le gouvernement
00:45:50est-il prêt
00:45:51à étendre
00:45:52cette exigence
00:45:52d'exemplarité
00:45:53aux élus condamnés
00:45:54pour violences faites
00:45:55aux enfants,
00:45:56pour violences sexuelles,
00:45:58pour violences faites
00:45:58aux femmes
00:45:59et aux violences intrafamiliales?
00:46:01Je vous remercie.
00:46:02Merci beaucoup,
00:46:03Madame la députée.
00:46:04La parole est à Madame
00:46:05Auro Berger,
00:46:06ministre chargée
00:46:07de l'égalité
00:46:08entre les femmes
00:46:08et les hommes
00:46:09et de la lutte
00:46:09contre les discriminations.
00:46:12Merci,
00:46:12Madame la présidente,
00:46:13Mesdames et Messieurs
00:46:14les députés.
00:46:15Madame la députée,
00:46:16permettez-moi,
00:46:16moi aussi,
00:46:16de m'associer
00:46:17au choix qui a été fait
00:46:18et au vote hier
00:46:19à l'unanimité
00:46:20de votre assemblée
00:46:21sur la protection
00:46:23de nos enfants
00:46:23face aux crimes sexuels
00:46:25qui, malheureusement,
00:46:26sont commis
00:46:28à leur rencontre.
00:46:28Et merci d'avoir fait
00:46:29résonner dans cet hémicycle
00:46:30la voix des enfants
00:46:31parce que trop souvent,
00:46:33elle résonne,
00:46:33mais elle résonne
00:46:34à petits intervalles
00:46:35et on l'oublie trop vite.
00:46:38Et je crois
00:46:38que nous avons
00:46:39cette responsabilité immense
00:46:41que de garantir,
00:46:41évidemment,
00:46:42la protection
00:46:43que la République leur doit
00:46:44parce que la République
00:46:45doit d'abord protéger
00:46:46celles et ceux
00:46:47qui sont les plus vulnérables
00:46:48dans une société.
00:46:49Et dans une société,
00:46:50dans toute société
00:46:51les plus vulnérables,
00:46:52ce sont d'abord
00:46:53les enfants
00:46:54et singulièrement
00:46:55sur la question
00:46:55des violences sexuelles
00:46:57dont vous avez parlé.
00:46:58Vous savez l'engagement
00:46:59qui est en cours
00:46:59sur la question
00:47:00de la protection
00:47:01de l'enfance
00:47:01et du texte
00:47:02du projet de loi
00:47:03qui va bientôt
00:47:04pouvoir être examiné.
00:47:05Vous savez aussi
00:47:06la proposition de loi
00:47:07que votre groupe a portée
00:47:08sur la question aussi
00:47:09de la protection
00:47:11de l'enfance
00:47:11et de la manière
00:47:12avec laquelle nous devons
00:47:13avancer sur le rôle
00:47:14de l'avocat
00:47:14pour la protection
00:47:15de l'enfance.
00:47:16Donc, nous avançons
00:47:17sur la question
00:47:18plus spécifique
00:47:19que vous avez posée
00:47:19sur la question
00:47:20de l'inéligibilité
00:47:22des élus.
00:47:23C'est une question
00:47:24que j'avais moi-même
00:47:24posée quand j'étais députée.
00:47:26Peut-être que certains
00:47:27s'en souviennent.
00:47:28Malheureusement,
00:47:29à l'époque,
00:47:29il faut vous souvenir
00:47:30que quand j'avais proposé
00:47:32une inéligibilité
00:47:32pour les élus condamnés
00:47:33pour des faits
00:47:34de violence intrafamiliale,
00:47:36une partie de cet hémicycle
00:47:37s'y était farouchement
00:47:39et de manière
00:47:39assez déterminée opposée.
00:47:41Peut-être qu'une partie
00:47:42de cet hémicycle
00:47:43a désormais changé
00:47:45et je m'en réjouirais.
00:47:46Je m'en réjouirais
00:47:47parce que je crois
00:47:48que l'inéligibilité
00:47:51le continuum
00:47:52de l'exemplarité
00:47:53qui doit pouvoir
00:47:54être la nôtre
00:47:55et que quand on touche
00:47:56à un enfant,
00:47:57je crois sincèrement
00:47:59que nous ne sommes plus dignes
00:48:00d'être des élus
00:48:01de la République.
00:48:02Et donc,
00:48:02si vous portez
00:48:03cette proposition,
00:48:04je crois et j'espère
00:48:05qu'aujourd'hui,
00:48:06l'hémicycle serait sans doute
00:48:08prêt à la voter
00:48:09à l'unanimité.
00:48:10Je vous remercie.
00:48:10Merci beaucoup,
00:48:11Madame la Ministre.
00:48:13La parole est à présent
00:48:14à Monsieur Julien Bruggerolle
00:48:16pour le groupe GDR.
00:48:18Merci, Madame la Présidente.
00:48:19Monsieur le ministre de l'économie,
00:48:21Michelin vient d'annoncer
00:48:23la suppression
00:48:23de 1 500 emplois supplémentaires
00:48:26d'ici à 2029,
00:48:28soit pris de 10%
00:48:29des effectifs
00:48:30dans notre pays.
00:48:31Cette annonce
00:48:32intervient
00:48:33moins de deux ans
00:48:33après la fermeture
00:48:34des usines
00:48:35de Cholet
00:48:36et de Vannes
00:48:37qui a déjà condamné
00:48:381 250 emplois
00:48:39industriels
00:48:40et fragilisait
00:48:42durablement
00:48:42des territoires entiers.
00:48:44Une fois encore,
00:48:45la direction du groupe
00:48:46invoque le coût du travail
00:48:47pour tenter
00:48:48de justifier
00:48:49cette nouvelle saignée sociale.
00:48:51Mais Michelin
00:48:52est une entreprise
00:48:53largement bénéficiaire
00:48:54à l'international
00:48:56comme sur le marché français
00:48:58avec des marges
00:48:58très élevées.
00:48:59Chaque année,
00:49:00plus d'un milliard d'euros
00:49:02sont consacrés
00:49:02aux dividendes
00:49:03versés aux actionnaires
00:49:04et aux rachats d'actions.
00:49:05La réalité,
00:49:07c'est que ce n'est pas
00:49:07le coût du travail
00:49:08qui est en cause
00:49:09mais bien la priorité
00:49:11donnée
00:49:11à la rémunération
00:49:12du capital.
00:49:14Depuis des années,
00:49:15les parlementaires
00:49:16communistes
00:49:16alertent sur ces dérives.
00:49:18Nous demandons
00:49:18d'interdire
00:49:19les licenciements boursiers
00:49:20dans les entreprises
00:49:21qui réalisent des bénéfices,
00:49:23versent des dividendes
00:49:23ou procèdent
00:49:24à des rachats d'actions.
00:49:26Nous proposons également
00:49:27que les aides publiques
00:49:28soient strictement conditionnées
00:49:29au maintien de l'emploi
00:49:30et de l'activité
00:49:31sur le territoire national.
00:49:33Les travaux
00:49:33de la commission
00:49:34d'enquête sénatoriale
00:49:35sur les aides publiques
00:49:36aux entreprises
00:49:36conduits par notre collègue
00:49:38Fabien Gué
00:49:38ont mis en lumière
00:49:40l'ampleur
00:49:40des sommes versées
00:49:41sans contrepartie
00:49:42et les pratiques
00:49:43de grands groupes
00:49:44comme Michelin
00:49:44contraint d'ailleurs
00:49:46de rembourser
00:49:46plusieurs millions d'euros
00:49:47d'argent public
00:49:48indûment perçu.
00:49:49Monsieur le ministre,
00:49:51combien d'emplois industriels
00:49:52faudra-t-il encore sacrifier
00:49:54avant que le gouvernement
00:49:55ne conditionne
00:49:56les aides publiques
00:49:57au maintien de l'emploi
00:49:58et interdise
00:49:59les licenciements boursiers ?
00:50:01Quand allez-vous
00:50:02cesser d'accompagner
00:50:03avec l'argent public
00:50:04des stratégies financières
00:50:06qui détruisent
00:50:07nos capacités productives
00:50:08et minent notre souveraineté
00:50:10industrielle ?
00:50:12Merci beaucoup
00:50:13Monsieur le député.
00:50:14La parole est à
00:50:14Monsieur Roland Lescu
00:50:15au ministre de l'Economie
00:50:16et des Finances.
00:50:18Merci Madame la Présidente,
00:50:20Mesdames, Messieurs les députés,
00:50:21Monsieur le député
00:50:21Julien Bruggerolle.
00:50:23D'abord vous l'avez dit
00:50:23Michelin a annoncé
00:50:24cette décision
00:50:25que je regrette évidemment
00:50:26il y a quelques jours.
00:50:27Elle touche directement
00:50:28votre territoire
00:50:30le Puy-de-Dôme
00:50:31où Michelin a à la fois
00:50:32son siège
00:50:33et un certain nombre
00:50:33d'installations industrielles.
00:50:351500 salariés
00:50:36qui quitteront au maximum
00:50:38l'entreprise
00:50:391500 au maximum
00:50:40puisque ce sera
00:50:41des départs volontaires
00:50:42en tout cas
00:50:42c'est ce qu'a annoncé
00:50:43l'entreprise
00:50:44dans les 3 ans
00:50:45et quelques mois
00:50:45qui viennent.
00:50:46A cela deux conditions
00:50:47d'abord un
00:50:48que ce soit effectivement volontaire
00:50:49et moi je souhaite
00:50:50que le gouvernement
00:50:50puisse être informé
00:50:51puisse suivre la situation
00:50:52de très près
00:50:53et je suis persuadé
00:50:54que mon collègue du travail
00:50:55Jean-Pierre Ferrandou
00:50:56le fera
00:50:57Michelin a annoncé
00:50:58des négociations
00:50:58qui vont commencer
00:50:59dans les semaines qui viennent
00:51:00qui doivent aboutir
00:51:01d'ici la fin de l'année
00:51:02des départs qui s'étaleront
00:51:03ensuite dans les 3 ans
00:51:04qui suivent
00:51:05et le gouvernement sera
00:51:06extrêmement attentif
00:51:07au fait que oui
00:51:08ces départs soient volontaires
00:51:09et en aucun cas contraints.
00:51:11Au-delà de ça
00:51:11vous l'avez dit
00:51:12Michelin pose la question
00:51:13de la concurrence internationale
00:51:14vous posez la question
00:51:15des subventions
00:51:16et des aides en entreprise
00:51:18je ne veux pas me défausser
00:51:19mais je vous engage
00:51:20véritablement
00:51:20à regarder de près
00:51:21le rapport publié
00:51:22par l'OCDE hier
00:51:23qui montre que la Chine
00:51:25subventionne son industrie
00:51:27dans des proportions
00:51:29incommensurables
00:51:30ça ne veut pas dire
00:51:31qu'on doit faire
00:51:31des chèques en blanc
00:51:32mais ça veut dire
00:51:33que dans un monde
00:51:34de concurrence internationale
00:51:35nous devons être
00:51:37extrêmement sensibles
00:51:38à ce fait
00:51:39certes l'argent public
00:51:40est rare
00:51:41et vous l'avez dit
00:51:41la commission d'enquête
00:51:42sénatoriale l'a montré
00:51:43le premier ministre
00:51:44nous a demandé
00:51:45de faire la transparence
00:51:46sur les aides publiques
00:51:46dans les mois qui viennent
00:51:47et nous le ferons
00:51:48mais n'oublions pas
00:51:49que nous sommes sans doute
00:51:50un des pays qui aide
00:51:50le plus les entreprises
00:51:52nous sommes aussi
00:51:52un des pays
00:51:53qui les taxent le plus
00:51:54et donc le débat
00:51:55sur le niveau des aides
00:51:56d'un entreprise
00:51:57se posera
00:51:57peut-être celui
00:51:58sur les conditionnalités
00:51:59celui de la fiscalité
00:52:00notamment du coût du travail
00:52:02en France doit lui aussi
00:52:03s'opposer
00:52:04faute de quoi
00:52:05ce ne sera pas 10%
00:52:07des effectifs de Michetin
00:52:08qu'on aura malheureusement
00:52:09à laisser aller
00:52:10ce sera sans doute
00:52:10une bonne partie de l'industrie
00:52:11ça a duré des décennies
00:52:13nous nous sommes élevés
00:52:14contre ça
00:52:15nous continuerons à le faire
00:52:16merci beaucoup
00:52:17monsieur le ministre
00:52:18la parole est à présent
00:52:20à monsieur Frédéric Pierre Vos
00:52:22pour le Rassemblement National
00:52:28tout en partageant
00:52:30l'objectif de lutte
00:52:31contre la fraude
00:52:32le groupe Rassemblement National
00:52:33s'interroge
00:52:34sur la pertinence
00:52:35de la méthode choisie
00:52:36pour y parvenir
00:52:37le 1er septembre prochain
00:52:39la facturation électronique
00:52:41deviendra obligatoire
00:52:42pour des millions
00:52:43d'entreprises françaises
00:52:45et d'indépendants
00:52:45pourtant à quelques mois
00:52:47de l'échéance
00:52:4738% des entreprises
00:52:49de moins de 250 salariés
00:52:51n'ont toujours
00:52:52aucun plan d'action
00:52:53et à peine plus d'un tiers
00:52:54ont choisi la plateforme
00:52:56obligatoire pour facturer
00:52:57s'il s'agit d'un service public
00:52:59il devrait être gratuit
00:53:01et un portail gouvernemental
00:53:02était d'ailleurs prévu
00:53:03or ici même
00:53:04monsieur Hamiel
00:53:05a reconnu l'abandon
00:53:06de ce portail
00:53:07pour des motifs évasifs
00:53:08après 200 millions d'euros
00:53:10dépensés en pure perte
00:53:11il n'y a donc plus
00:53:12de volets gratuits
00:53:13destinés aux entreprises
00:53:14elles devront désormais
00:53:15payer des plateformes privées
00:53:17sous peine de sanctions
00:53:18dans la confusion
00:53:19la plus totale
00:53:20le rassemblement national
00:53:22vous avait déjà alerté
00:53:23à l'automne
00:53:24sur ce risque
00:53:24les députés
00:53:25avaient ainsi voté
00:53:26l'allongement des délais
00:53:27et la suppression
00:53:28des pénalités
00:53:29pour les retardataires
00:53:30mais en janvier
00:53:32le 49-3
00:53:33a maintenu le coup
00:53:33prêt
00:53:34et triplé l'amende
00:53:35de 15 à 50 euros
00:53:36par facture
00:53:37avec des sanctions
00:53:38jusqu'à 1000 euros
00:53:39par trimestre de retard
00:53:40votre logique est punitive
00:53:42là où elle devait protéger
00:53:43vous menacez d'amende
00:53:45des artisans
00:53:45des commerçants
00:53:46des PME
00:53:47des indépendants
00:53:48dans une impréparation
00:53:49qui est totalement la vôtre
00:53:50vous leur faites payer
00:53:51votre précipitation
00:53:52vos propres renoncements
00:53:54la suite s'annonce calamiteuse
00:53:55d'abord parce que ce système
00:53:57est la porte ouverte
00:53:58à un prélèvement automatique
00:53:59de la TVA par l'Etat
00:54:01avant même que les entreprises
00:54:02aient été effectivement payées
00:54:04par leurs clients
00:54:05fragilisant ainsi
00:54:06leur trésorerie
00:54:07ensuite
00:54:08car ce système
00:54:09est une atteinte directe
00:54:10aux secrets professionnels
00:54:11des professions judiciaires
00:54:12par une centralisation
00:54:14des données économiques
00:54:15qui heurtent directement
00:54:16leurs obligations déontologiques
00:54:18je pense aux avocats
00:54:19tout ceci
00:54:20alors que l'Etat
00:54:21est la cible récurrente
00:54:22de cyberattaques
00:54:23alors monsieur le ministre
00:54:25quelles mesures
00:54:26le gouvernement
00:54:26entend-il prendre
00:54:27pour répondre
00:54:28à ces trois enjeux
00:54:30merci monsieur le député
00:54:31la parole est à monsieur
00:54:32David Lamiel
00:54:33ministre en charge
00:54:34de l'action
00:54:35et des comptes publics
00:54:37merci madame la présidente
00:54:39mesdames et messieurs
00:54:40les députés
00:54:41monsieur le député
00:54:42vous êtes contre
00:54:43la facturation électronique
00:54:45et à vous entendre
00:54:46j'entendais les mêmes arguments
00:54:47il y a de cela
00:54:48dix ans
00:54:49quand nous mettions en place
00:54:50le prélèvement à la source
00:54:51les mêmes arguments
00:54:52on nous disait
00:54:53ce sera impossible
00:54:54il a
00:54:56vous devriez écouter
00:54:58les questions
00:54:58de vos propres collègues
00:55:00puisque à la fin
00:55:01de sa question
00:55:02il a dressé
00:55:03un réquisitoire implacable
00:55:05contre la facturation électronique
00:55:06et vous devriez
00:55:07monsieur le député
00:55:08écouter ce que disent
00:55:09les organisations professionnelles
00:55:10les organisations patronales
00:55:12le MEDEF
00:55:13la CPME
00:55:14l'UDP
00:55:14l'ensemble de ces organisations
00:55:16qui sont engagées
00:55:17en lien avec les pouvoirs publics
00:55:18depuis de nombreuses années
00:55:19pour pouvoir mettre en place
00:55:21cette facturation électronique
00:55:22facturation électronique
00:55:23qui se fera
00:55:24en deux étapes
00:55:25monsieur le député
00:55:26l'étape de 2026
00:55:27pour la réception
00:55:29l'étape de 2026
00:55:33pour la réception
00:55:33de 2027
00:55:34pour l'émission
00:55:35si concernent
00:55:35les petites entreprises
00:55:36précisément
00:55:37pour permettre le temps
00:55:38à l'ensemble
00:55:39des acteurs
00:55:40acteurs économiques
00:55:41éditeurs de logiciels
00:55:42de pouvoir s'adapter
00:55:44et monsieur le député
00:55:46vous avez oublié
00:55:46de mentionner
00:55:47que l'ensemble
00:55:48des autres pays européens
00:55:49et grands pays
00:55:50qui sont nos voisins
00:55:51je pense en particulier
00:55:52à l'Italie
00:55:53ont fait cette réforme
00:55:54de la facturation électronique
00:55:55qu'est-ce qui serait possible
00:55:57en Italie
00:55:57et qui serait impossible
00:55:58en France
00:55:59vous avez évoqué
00:56:00monsieur le député
00:56:00la nécessité
00:56:01de lutter contre la fraude
00:56:02mais quand on parle
00:56:03de lutte contre la fraude
00:56:04il ne suffit pas
00:56:05de se payer de mots
00:56:06on a suffisamment
00:56:08de débats
00:56:08dans cet hémicycle
00:56:09pour dénoncer
00:56:10l'explosion
00:56:10de la fraude
00:56:11à la TVA
00:56:12une fraude à la TVA
00:56:13qui menace
00:56:14précisément
00:56:15nos artisans
00:56:15nos commerçants
00:56:16qui sont honnêtes
00:56:18qui payent
00:56:19chaque mois
00:56:19leurs impôts
00:56:20et qui voient
00:56:20l'explosion
00:56:20de la fraude
00:56:21grâce à la facturation
00:56:23électronique
00:56:23on pourra lutter
00:56:24à la racine
00:56:25contre la fraude
00:56:26et défendre
00:56:27l'ensemble
00:56:27de nos artisans
00:56:28de nos commerçants
00:56:29qui payent
00:56:30leurs impôts
00:56:31et qui ne supportent plus
00:56:32de voir ceux
00:56:33qui ne le font pas
00:56:34merci beaucoup
00:56:35merci beaucoup
00:56:35monsieur le ministre
00:56:35vous n'avez plus de temps
00:56:37monsieur le député
00:56:37la parole est à présent
00:56:39madame Marie Lebec
00:56:40pour le groupe
00:56:40ensemble pour la république
00:56:42merci
00:56:43madame la présidente
00:56:44ma question s'adresse
00:56:45à monsieur le ministre
00:56:46de l'économie
00:56:47et des finances
00:56:47depuis 2018
00:56:48sous l'impulsion
00:56:49du président de la république
00:56:50la France a fait
00:56:51un choix clair
00:56:51celui de reconquérir
00:56:53sa souveraineté économique
00:56:54par l'investissement
00:56:55l'innovation
00:56:56et la réindustrialisation
00:56:57ce choix n'avait rien
00:56:58d'une évidence
00:56:59pendant des années
00:57:00notre pays
00:57:00s'était habitué
00:57:01aux délocalisations
00:57:02aux fermetures d'isines
00:57:03et à l'idée
00:57:04que l'industrie française
00:57:05était condamnée
00:57:05à reculer
00:57:06nous avons refusé
00:57:07ce déclinisme
00:57:08nous avons aussi refusé
00:57:09le faux choix
00:57:10entre ouverture économique
00:57:11et défense
00:57:12de nos intérêts nationaux
00:57:13alors que l'extrême gauche
00:57:14combat chaque investissement
00:57:15et que l'extrême droite
00:57:16instrumentalise la souveraineté
00:57:18sans jamais créer un emploi
00:57:19nous faisons le choix
00:57:20de l'action
00:57:20de l'attractivité
00:57:21de l'industrie
00:57:22et des résultats
00:57:23pour la septième année
00:57:24consécutive
00:57:25la France est la première
00:57:26destination européenne
00:57:27des investissements étrangers
00:57:28cette réussite
00:57:29est le fruit
00:57:30d'une politique cohérente
00:57:31de réformes assumées
00:57:32et d'une stratégie
00:57:33de réindustrialisation
00:57:34engagée depuis près de 10 ans
00:57:36l'édition 2026
00:57:37de Choose France
00:57:38en apporte une nouvelle
00:57:39démonstration
00:57:39avec un niveau record
00:57:40de 93 milliards d'euros
00:57:42d'investissements annoncés
00:57:43et plus de 15 000 emplois
00:57:44à la clé
00:57:45derrière ce chiffre
00:57:46il y a des usines
00:57:47des centres de recherche
00:57:48des infrastructures numériques
00:57:49des emplois qualifiés
00:57:50et des opportunités
00:57:51pour nos territoires
00:57:52il y a surtout une conviction
00:57:53celle que la France reste
00:57:54une grande nation industrielle
00:57:56technologique et innovante
00:57:57je veux également saluer
00:57:58la nouveauté de cette année
00:57:59les journées Choose France
00:58:00qui ont permis à des milliers
00:58:01de nos concitoyens
00:58:02de constater concrètement
00:58:03les effets de cette politique
00:58:04sur le terrain
00:58:05car la réindustrialisation
00:58:06ce n'est pas un concept
00:58:07elle se mesure dans les territoires
00:58:09dans nos bassins d'emploi
00:58:10et dans la vie quotidienne
00:58:11de nos compatriotes
00:58:12Monsieur le ministre
00:58:13alors que certains
00:58:14continuent de contester
00:58:15les conditions même
00:58:16de notre attractivité économique
00:58:17et que d'autres
00:58:18prospèrent sur une vision
00:58:19du déclin français
00:58:20quels enseignements tirez-vous
00:58:21de cette édition 2026
00:58:22et plus largement
00:58:23comment les annonces
00:58:24se sont-elles concrétisées
00:58:25depuis le lancement
00:58:26de Choose France
00:58:26comment le gouvernement
00:58:27entend-il poursuivre cette stratégie
00:58:29afin de renforcer durablement
00:58:30la compétitivité
00:58:31l'emploi
00:58:32et la puissance économique
00:58:33de notre pays
00:58:33je vous remercie
00:58:34Merci beaucoup Madame la députée
00:58:36La parole est à Monsieur Roland Lescu
00:58:38au ministre de l'économie
00:58:38et des finances
00:58:39Merci Madame la présidente
00:58:41Mesdames, Messieurs les députés
00:58:42Madame la députée Marie Lobec
00:58:44d'abord
00:58:45Merci
00:58:46Merci pour votre fidélité
00:58:48parce que ça fait 9 ans
00:58:49vous l'avez dit
00:58:49que Choose France existe
00:58:50et 9 ans que vous y êtes
00:58:52sans défaillir tous les ans
00:58:54pour accompagner
00:58:55les investisseurs internationaux
00:58:57qui choisissent la France
00:58:59Merci à vous
00:59:00et merci aux autres élus
00:59:01qui étaient là hier
00:59:02pour célébrer
00:59:03vous l'avez dit
00:59:03cette édition historique
00:59:05Merci aussi
00:59:05pour tout ce que vous faites
00:59:06depuis 10 ans
00:59:07pour accompagner
00:59:08ce mouvement d'industrialisation
00:59:09parce que
00:59:10il ne s'est pas fait par hasard
00:59:12Aujourd'hui
00:59:13pour la 7ème année consécutive
00:59:14n'en déplaise
00:59:15aux grincheux
00:59:16la France
00:59:16est le pays le plus attractif d'Europe
00:59:18et c'est grâce
00:59:19à des politiques actives
00:59:20qui ont été menées
00:59:21qui ont été votées
00:59:22qui ont été mises en oeuvre
00:59:24et qui font qu'aujourd'hui
00:59:25l'électricité décarbonée
00:59:26n'est pas chère
00:59:27elle est française
00:59:28le coût du travail
00:59:29il a baissé
00:59:30les procédures d'installation industrielle
00:59:32elles se sont accélérées
00:59:34les industries vertes
00:59:35elles ont été accompagnées
00:59:37plus de 90 milliards d'euros
00:59:39d'investissement
00:59:40vous l'avez dit
00:59:40annoncé hier
00:59:41c'est une édition historique
00:59:43dans toutes sortes de secteurs
00:59:45Vorwerk
00:59:46grande entreprise allemande
00:59:47qui fait des thermomix
00:59:48à Châteaudin
00:59:49des millions de pièces
00:59:51qui vont être produites
00:59:51chez vous
00:59:52ou pas loin de chez vous
00:59:53en tout cas dans les Yvelines
00:59:54j'ai été dimanche
00:59:54des data centers
00:59:56Thésés
00:59:56qui vont investir
00:59:57500 millions
00:59:58pour qu'on ait des données souveraines
01:00:00protégées
01:00:01en France
01:00:02on a
01:00:02au Rano XTC
01:00:03dont on a
01:00:05posé la première pierre
01:00:07avec la ministre
01:00:07Auro Berger
01:00:07à Dunkerque
01:00:08vendredi
01:00:09ça se développe
01:00:10ça continue
01:00:11je peux vous dire une chose
01:00:12à un moment
01:00:13où certains se trouvent
01:00:14au coeur d'un galop d'essai
01:00:16dont ils pensent
01:00:17qu'il va les mener
01:00:17à la magistature suprême
01:00:19je t'en demande
01:00:20de réfléchir
01:00:21à deux fois
01:00:22avant de se demander
01:00:23comment on va faire en sorte
01:00:24pour que ce mouvement
01:00:25exceptionnel
01:00:26il se poursuive
01:00:27dans les dix ans qui viennent
01:00:28la souveraineté industrielle
01:00:29la souveraineté énergétique
01:00:30la souveraineté numérique
01:00:31ça n'arrive pas par hasard
01:00:32ça crée de l'emploi
01:00:34il va falloir continuer
01:00:34merci
01:00:35merci beaucoup
01:00:36monsieur le ministre
01:00:38la parole est à présent
01:00:39monsieur Arnaud Le Gall
01:00:41pour le groupe
01:00:41La France Assumise
01:00:43merci
01:00:44monsieur le ministre
01:00:45des Affaires étrangères
01:00:46au Liban
01:00:47l'armée israélienne
01:00:48a passé le fleuve Litanie
01:00:49réalisant l'invasion
01:00:50la plus profonde
01:00:51depuis plus de 25 ans
01:00:53elle appelle
01:00:54à évacuer Nabatiyé
01:00:55déjà des ministres israéliens
01:00:57pressent Netanyahou
01:00:58de raser la banlieue sud
01:01:00de Beyrouth
01:01:00rêvant tout haut
01:01:01d'un grand Israël
01:01:02qui s'étendrait au Liban
01:01:03comme en Cisjordanie
01:01:04Israël mène depuis l'automne 2024
01:01:06une guerre contre le Liban
01:01:08au mépris du droit international
01:01:09et des engagements
01:01:09de cesser le feu
01:01:10je dis bien
01:01:11une guerre contre le Liban
01:01:13parce que le Hezbollah
01:01:14n'est qu'un prétexte
01:01:15Tel Aviv veut un Liban
01:01:17impuissant
01:01:17meurtri
01:01:18fracturé
01:01:191133 morts
01:01:20depuis le cesser le feu
01:01:21du 17 avril
01:01:21plus de 3400 morts
01:01:23depuis le 2 mars
01:01:24près de 7000 morts
01:01:26depuis 2024
01:01:26des dizaines de milliers
01:01:28de déplacés
01:01:30plus d'un million
01:01:31de déplacés
01:01:31pardon
01:01:32des dizaines de milliers
01:01:32de blessés
01:01:33des journalistes
01:01:33et des secouristes
01:01:34ciblés délibérément
01:01:3511 enfants tués
01:01:36chaque jour
01:01:37en moyenne cette semaine
01:01:38selon l'UNICEF
01:01:39des terres agricoles
01:01:40recouvertes de défoliants
01:01:41des villages
01:01:41intégralement rasés
01:01:43monsieur Netanyahou
01:01:44et ses ministres
01:01:45suprémacistes
01:01:46ne s'arrêteront pas
01:01:46d'eux-mêmes
01:01:47ils méprisent le droit
01:01:48ils n'ont que faire
01:01:50des condamnations molles
01:01:51il faut des actes
01:01:52la France est liée
01:01:54au Liban
01:01:54par des siècles d'histoire
01:01:55nous lui devons
01:01:57plus que des bonnes paroles
01:01:58le président Macron
01:01:59a déclaré dimanche
01:02:00que rien ne justifiait
01:02:01l'escalade majeure
01:02:02en cours au sud Liban
01:02:03vous-même avez parlé
01:02:05de fautes majeures
01:02:05d'Israël
01:02:06encore un effort
01:02:07et vous dénoncerez
01:02:08ces actes
01:02:09pour ce qu'ils sont
01:02:09des crimes de guerre
01:02:10voire des crimes
01:02:11contre l'humanité
01:02:12sur fond de négation
01:02:14du droit international
01:02:16malheureusement
01:02:17chaque déclaration
01:02:17contredit la précédente
01:02:19et votre politique
01:02:20au Proche-Orient
01:02:20est illisible
01:02:21la faute
01:02:22n'en incombe pas
01:02:23à nos diplomates
01:02:23pas à notre ambassadeur
01:02:25à l'ONU
01:02:25qui subit actuellement
01:02:26les foudres
01:02:27du président de la République
01:02:28la défaillance
01:02:29est politique
01:02:30au lieu de tergiverser
01:02:31allez-vous prendre
01:02:33à l'ONU
01:02:33la tête d'un front
01:02:34contre l'invasion du Liban
01:02:35et pour le retrait immédiat
01:02:37de l'armée israélienne
01:02:38allez-vous enfin
01:02:39exiger sérieusement
01:02:40la suspension
01:02:41des accords
01:02:42de coopération
01:02:42qui lie l'Union Européenne
01:02:43et Israël
01:02:44au lieu de vous abriter
01:02:45derrière le refus
01:02:46de l'Allemagne
01:02:47ou tel ou tel autre pays
01:02:49Merci beaucoup
01:02:50Monsieur le député
01:02:51la parole est à
01:02:52Monsieur Jean-Noël Barraud
01:02:53ministre de l'Europe
01:02:54et des Affaires étrangères
01:02:59Madame la Présidente
01:03:00Mesdames et Messieurs
01:03:01les députés
01:03:02Monsieur le député
01:03:04alors que vous
01:03:06dénoncez
01:03:07une supposée
01:03:08inaction
01:03:08de la France
01:03:09dans une question
01:03:09qui ne fait pas mention
01:03:11ni de l'adjudant
01:03:12Montorio
01:03:13ni du carporal
01:03:15chef Girardin
01:03:15vous insultez
01:03:17tout simplement
01:03:17leur mémoire
01:03:18et vous crachez
01:03:19au visage
01:03:20des militaires français
01:03:21qui chaque jour
01:03:22au Liban
01:03:23se tiennent
01:03:24aux côtés
01:03:24de la population
01:03:26libanaise
01:03:27et si vous quittez
01:03:29et bien ça me permettra
01:03:31d'aller plus rapidement
01:03:32Monsieur le député
01:03:33si vous soutenez
01:03:35sincèrement
01:03:36Mesdames et Messieurs
01:03:37les députés
01:03:39le Liban
01:03:41alors cessez
01:03:42d'exploiter
01:03:43les souffrances
01:03:44de son peuple
01:03:45et sachez
01:03:46sachez
01:03:47condamner
01:03:48dans un même souffle
01:03:49les attaques
01:03:50du Hezbollah
01:03:51et celles d'Israël
01:03:52et sachez
01:03:54appeler
01:03:54dans un même souffle
01:03:56au désarmement
01:03:57du Hezbollah
01:03:58au retrait d'Israël
01:03:59à la restauration
01:04:01de l'autorité
01:04:01d'un état fort
01:04:02disposant du monopole
01:04:04de la force
01:04:05et capable
01:04:05de protéger
01:04:06l'ensemble
01:04:07des communautés
01:04:08la France
01:04:09ne peut pas tout
01:04:10Madame la Présidente
01:04:11Panot
01:04:11mais elle se tient
01:04:13elle se doit
01:04:14dans des circonstances
01:04:15si graves
01:04:15de tenir
01:04:16une parole
01:04:17juste
01:04:17et équilibrée
01:04:20Merci
01:04:20Monsieur le Ministre
01:04:22merci de quitter
01:04:22l'hémicycle
01:04:23en silence
01:04:24s'il vous plaît
01:04:24Mesdames et Messieurs
01:04:25les députés
01:04:28la parole est à présent
01:04:30à Monsieur Corentin Le Fur
01:04:31pour le groupe
01:04:32droite républicaine
01:04:35Merci beaucoup
01:04:36Madame la Présidente
01:04:36Monsieur le Ministre
01:04:37de l'Intérieur
01:04:38Samedi soir
01:04:39en remportant
01:04:40sa deuxième
01:04:40Ligue des Champions
01:04:41consécutives
01:04:41le PSG s'est installé
01:04:43à la table des grands
01:04:44à cette occasion
01:04:45la France aurait dû vivre
01:04:46un grand moment de joie
01:04:47de rassemblement fessif
01:04:49et de liesse collective
01:04:50mais les Français
01:04:51ont une nouvelle fois
01:04:52assisté
01:04:52à un spectacle
01:04:54de chaos désolant
01:04:55et inqualifiable
01:04:56L'histoire se répète
01:04:58tristement
01:04:58des centaines
01:04:59de commerces pillés
01:05:00des véhicules incendiés
01:05:02des centres-villes saccagés
01:05:03à Paris comme en province
01:05:05des policiers
01:05:06et des gendarmes
01:05:07pris pour cibles
01:05:07Le bilan est lourd
01:05:10890 interpellations
01:05:11soit plus de 45%
01:05:12de plus que l'an dernier
01:05:14721 gardes à vue
01:05:15et 178 policiers
01:05:17et gendarmes blessés
01:05:18Au nom du groupe
01:05:19de la droite républicaine
01:05:20je veux saluer
01:05:21le courage
01:05:21le sang-froid
01:05:22et le professionnalisme
01:05:24de nos policiers
01:05:24gendarmes
01:05:25pompiers
01:05:26et agents
01:05:27de la sécurité civile
01:05:28Merci à eux
01:05:29Une fois encore
01:05:30ils ont tenu
01:05:31face à une réalité
01:05:33que les Français
01:05:34connaissent désormais
01:05:35trop bien
01:05:35Hélas
01:05:36une minorité
01:05:37ultra-violente
01:05:38profite de chaque
01:05:39rassemblement populaire
01:05:41pour semer le chaos
01:05:42et défier
01:05:43l'autorité de l'Etat
01:05:44Et contrairement
01:05:45à ce que prétend
01:05:46honteusement
01:05:46l'extrême-gauche
01:05:47les policiers
01:05:48n'y sont pour rien
01:05:49Le vrai problème
01:05:50c'est l'impunité
01:05:51Pendant trop longtemps
01:05:52on a laissé s'installer
01:05:54l'idée que l'on pouvait
01:05:54casser, piller, agresser
01:05:57ou attaquer des fonctionnaires
01:05:58de l'Etat
01:05:59sans en subir
01:06:00les conséquences
01:06:01Monsieur le ministre
01:06:02les Français ne demandent pas
01:06:04davantage d'excuses
01:06:05pour les délinquants
01:06:06ils demandent davantage
01:06:07d'autorité
01:06:07davantage de protection
01:06:08pour les victimes
01:06:09et davantage de respect
01:06:11de nos forces de l'ordre
01:06:11Ils veulent des règles simples
01:06:13à chaque violence
01:06:14une interpellation
01:06:15à chaque infraction
01:06:16une condamnation
01:06:17à chaque condamnation
01:06:19une sanction rapide
01:06:20et réellement exécutée
01:06:21C'est précisément
01:06:23le sens
01:06:24de la proposition
01:06:25de loi
01:06:25casseur-payeur
01:06:26que je défends
01:06:27afin que ceux
01:06:28qui s'attaquent
01:06:29à la République
01:06:29cessent de bénéficier
01:06:31de la solidarité nationale
01:06:32Alors
01:06:33Monsieur le ministre
01:06:34de l'Intérieur
01:06:34le gouvernement
01:06:36est-il prêt
01:06:36à se saisir
01:06:37de cette proposition
01:06:37et montrer
01:06:39que la République
01:06:39ne se laisse pas faire
01:06:40Je vous remercie
01:06:41Merci beaucoup
01:06:42Monsieur le député
01:06:43La parole est à Laurent Munez
01:06:44ministre de l'Intérieur
01:06:48Merci Madame la Présidente
01:06:49Mesdames et Messieurs
01:06:50les députés
01:06:51Monsieur le député
01:06:52D'abord
01:06:52juste quelques chiffres
01:06:54pour être précis
01:06:54Vous avez dit
01:06:55des centaines de pillages
01:06:56C'est toujours trop
01:06:58mais à Paris
01:06:59nous avons eu
01:06:5913 commerces pillés
01:07:00C'est énorme
01:07:01C'est trop
01:07:01et nous en avons eu
01:07:0316 en province
01:07:04Je veux rétablir les chiffres
01:07:05on ne peut pas parler
01:07:05de centaines
01:07:06et on a eu par ailleurs
01:07:07et en province
01:07:09et à Paris
01:07:09une quarantaine de commerces
01:07:10dont les vitrines
01:07:11ont été dégradées
01:07:12et ce qui évidemment
01:07:13entraîne un certain
01:07:14nombre de dommages
01:07:14On a eu deux bâtiments
01:07:16publics également
01:07:17à Orléans
01:07:18et à Pau
01:07:18qui ont été dégradés
01:07:19C'était une vingtaine
01:07:20l'année dernière
01:07:21pour la soirée
01:07:21de la Ligue des Champions
01:07:22en 2025
01:07:23C'est toujours trop
01:07:24Sur la proposition
01:07:25que vous faites
01:07:26D'abord
01:07:27je ne reviens pas
01:07:27sur le nombre
01:07:28d'interpellations
01:07:28891-720 gardes à vue
01:07:30des déferments
01:07:33qui commencent à tomber
01:07:34un certain nombre
01:07:34de sanctions
01:07:35qui tombent
01:07:35et puis il y a la question
01:07:36très légitime
01:07:37que vous posez
01:07:37du lien entre la casse
01:07:39et la réparation
01:07:41bien évidemment
01:07:42bien évidemment
01:07:42Je crois que le Premier ministre
01:07:44a été très clair
01:07:44dans ce qu'il a dit
01:07:45tout à l'heure
01:07:46on n'exclut rien
01:07:47on n'exclut rien
01:07:48à preuve
01:07:49à preuve
01:07:50dans le cadre
01:07:50du projet de loi Riposte
01:07:51qui viendra ici
01:07:52sur ces bancs
01:07:54Au Sénat
01:07:54j'ai accepté
01:07:56le gouvernement a accepté
01:07:57un amendement
01:07:58qui a prévu
01:07:59justement
01:08:00d'instaurer ce principe
01:08:01pour les rêves partis
01:08:02pour les rêves partis
01:08:03donc c'est dit
01:08:04et justement
01:08:05que les personnes
01:08:06qui ont participé
01:08:07à la rêve partie
01:08:07puissent être redevables
01:08:09des dommages
01:08:10qui ont été occasionnés
01:08:11donc à preuve
01:08:12pour vous dire
01:08:13que nous sommes évidemment
01:08:14ouverts à toute étude
01:08:15sur ce sujet
01:08:16à toute réflexion
01:08:17sur ce sujet
01:08:17le Premier ministre
01:08:18nous a invités
01:08:19et invite les ministres
01:08:20dont le ministre de l'Intérieur
01:08:21à le faire
01:08:21évidemment
01:08:22je vais m'emparer
01:08:22de ce sujet
01:08:23et je crois que le cadre
01:08:24du projet de loi Riposte
01:08:25qui arrive maintenant
01:08:26à l'Assemblée
01:08:27dans quelques semaines
01:08:29est le cadre idéal
01:08:30pour discuter de ces sujets
01:08:31mais je le partage
01:08:32évidemment totalement
01:08:33d'autant plus
01:08:34que le régime
01:08:35de responsabilité
01:08:36sans faute de l'Etat
01:08:37comme vous le savez
01:08:37est un régime
01:08:38qui est compliqué
01:08:39à engager
01:08:40quand les débordements
01:08:41qui créent
01:08:42des dégradations graves
01:08:43ont lieu
01:08:44en marge des cortèges
01:08:45ce qui sur des violences urbaines
01:08:47est malheureusement
01:08:47souvent le cas
01:08:48donc nous sommes tout à fait
01:08:49ouverts à réfléchir
01:08:50à ces sujets là
01:08:50Merci beaucoup
01:08:52Monsieur le Ministre
01:08:53la parole est à présent
01:08:54à Monsieur Boris Tavernet
01:08:55pour le groupe
01:08:56Écologie et Sociale
01:08:57Merci Madame la Présidente
01:08:59ma question s'adresse
01:09:01au ministre du Logement
01:09:02Monsieur le Ministre
01:09:03samedi soir
01:09:03contre le PSG
01:09:05Arsenal a joué la montre
01:09:06dès la dixième minute
01:09:07et ils ont perdu
01:09:08vous
01:09:09vous optez pour la même stratégie
01:09:11stratégie qui je l'espère
01:09:12connaîtra le même sort
01:09:13la défaite
01:09:13le match en question
01:09:15l'encadrement des loyers
01:09:17l'encadrement des loyers
01:09:18fonctionne
01:09:19c'est le rapport
01:09:19d'évaluation
01:09:20commandé par le gouvernement
01:09:21lui-même
01:09:21qui le prouve
01:09:23il fait économiser
01:09:24600 millions d'euros
01:09:25par an aux locataires
01:09:26c'est énorme
01:09:27concrètement
01:09:27c'est 800 euros
01:09:28d'économie par an
01:09:29pour un locataire parisien
01:09:31c'est 500 euros
01:09:32pour un lyonnais
01:09:33mais ça
01:09:34on le savait déjà avant
01:09:34l'étude de l'atelier
01:09:35de l'urbanisme
01:09:36le démontrait
01:09:37la mission d'information
01:09:38le meurt et chanis
01:09:38également
01:09:39pourtant Monsieur le Ministre
01:09:41le temps presse
01:09:41si rien n'est fait
01:09:42l'encadrement des loyers
01:09:43prendra fin en novembre prochain
01:09:45or vous jouez la montre
01:09:47vous l'avez joué ici même
01:09:48en décembre dernier
01:09:49en refusant de prendre position
01:09:50lors de l'examen
01:09:51de la proposition de loi Echanis
01:09:52visant à pérenniser
01:09:53l'encadrement des loyers
01:09:55vous avez joué la montre
01:09:56en retardant la publication
01:09:57du rapport d'évaluation
01:09:58vous nous le promettiez
01:10:00pour le début de l'année
01:10:01vous ne l'avez publié
01:10:02que la semaine dernière
01:10:03désormais
01:10:03vous jouez la montre
01:10:04en appelant à une concertation
01:10:06avec les élus locaux
01:10:06mais bonne nouvelle
01:10:07Monsieur le Ministre
01:10:08la concertation a déjà eu lieu
01:10:1050 maires de gauche
01:10:11comme de droite
01:10:12ont signé en mai
01:10:13une tribune
01:10:13appelant à poursuivre
01:10:14l'encadrement des loyers
01:10:15vous avez été maire
01:10:17faites leur confiance
01:10:19Monsieur le Ministre
01:10:19votre rôle est de trancher
01:10:20pas de fuir
01:10:21allez-vous trancher
01:10:23en faveur du pouvoir d'achat
01:10:23des locataires
01:10:24allez-vous trancher
01:10:25en faveur des maires
01:10:26ou
01:10:26par votre inaction
01:10:28allez-vous devenir
01:10:29un casseur
01:10:30celui qui aura cassé
01:10:31l'encadrement des loyers
01:10:32le temps presse
01:10:33un texte doit être adopté
01:10:35pour sauver l'encadrement
01:10:36le 11 décembre 2025
01:10:37ici même
01:10:38à la tribune de cette assemblée
01:10:40vous affirmiez
01:10:40je vous cite
01:10:41vous pouvez compter sur notre engagement
01:10:43de légiférer
01:10:44avant la fin de l'expérimentation
01:10:45pour éviter tout vide juridique
01:10:47ce sont vos mots
01:10:48alors Monsieur le Ministre
01:10:49ne trahissez pas votre parole
01:10:51pouvez-vous vous engager
01:10:52sur un calendrier réaliste
01:10:54et un véhicule législatif
01:10:55permettant la prolongation
01:10:57de l'encadrement des loyers
01:10:58aux villes volontaires
01:10:58je vous remercie
01:10:59Merci beaucoup Monsieur le député
01:11:01la parole est à Monsieur Vincent Jeanbrun
01:11:03ministre de la ville
01:11:04et du logement
01:11:07Madame la Présidente
01:11:08Mesdames et Messieurs les députés
01:11:09Monsieur le député
01:11:10merci de remettre
01:11:12ce sujet important
01:11:14ici en débat
01:11:15dans cette assemblée
01:11:16parce que
01:11:17vous l'avez dit
01:11:18j'ai attendu
01:11:19un rapport
01:11:20ce rapport
01:11:20qui a été fait
01:11:21par deux économistes
01:11:22parfaitement indépendants
01:11:23et qui souligne
01:11:24un certain nombre
01:11:25de dysfonctionnements
01:11:26majeurs
01:11:26dans ce qu'il conviendrait
01:11:28mieux d'appeler
01:11:28le plafonnement
01:11:29des loyers
01:11:30notamment parce qu'il coûte
01:11:31très cher aux finances publiques
01:11:32a un effet sur les loyers
01:11:34relativement faible
01:11:35et surtout
01:11:35aide et accompagne
01:11:37les foyers
01:11:38les plus aisés
01:11:39ce qui n'était pas
01:11:40tout à fait la cible au départ
01:11:41ce qui m'a amené à dire
01:11:42qu'il n'était pas
01:11:44aujourd'hui question
01:11:45de généraliser
01:11:46cette expérimentation
01:11:47en revanche
01:11:47je comprends
01:11:48et j'entends
01:11:49un certain nombre d'élus
01:11:50qui avaient mis en place
01:11:50cette expérimentation
01:11:52qui eux-mêmes
01:11:52ont bien conscience au fond
01:11:54que cette expérimentation
01:11:55n'était pas parfaite
01:11:56et qu'il convient
01:11:57de toute façon
01:11:57d'apporter des modifications
01:11:58et donc
01:11:59ils demandent du temps
01:12:00pour pouvoir
01:12:01poursuivre cette expérimentation
01:12:02cela
01:12:03je vais en discuter avec eux
01:12:05je vois d'ailleurs
01:12:06le maire de Paris
01:12:06dans les prochains jours
01:12:07nous allons entendre
01:12:08ce besoin des maires
01:12:09de continuer
01:12:10à expérimenter
01:12:11et dans cette mesure-là
01:12:12nous regarderons
01:12:13avec le ministre
01:12:14en charge des relations
01:12:15avec le Parlement
01:12:16s'il est possible
01:12:17ou non
01:12:17de trouver un véhicule
01:12:18pour leur permettre
01:12:18de poursuivre
01:12:19cette expérimentation
01:12:21je l'ai dit ici
01:12:21à titre personnel
01:12:22je ne crois pas
01:12:23qu'on réponde
01:12:24à une pénurie
01:12:25en organisant la pénurie
01:12:26ce que dit un petit peu
01:12:27le rapport
01:12:29maintenant
01:12:29on va avancer
01:12:30sans idéologie
01:12:31on va avancer
01:12:33comme vous l'avez dit
01:12:33comme je l'ai dit
01:12:34souvent à ce micro
01:12:35en faisant confiance aux maires
01:12:37en partant du principe
01:12:38qu'à partir du moment
01:12:39où il n'y a pas de généralisation
01:12:40mais que
01:12:41on met dans la boîte à outils
01:12:42de certains maires
01:12:43la possibilité
01:12:44d'avoir
01:12:45ce plafondement
01:12:46et l'expérimenter
01:12:48et bien
01:12:48pourquoi pas
01:12:49dans ce cas-là
01:12:49avancer ensemble
01:12:51moi
01:12:51effectivement
01:12:52je ne joue pas la montre
01:12:53mais je prends le temps
01:12:54de bien faire les choses
01:12:55et de faire confiance aux maires
01:12:56donc on va discuter
01:12:57avec les maires
01:12:58pour pouvoir avancer
01:12:59sur ce sujet
01:12:59merci
01:13:01merci beaucoup
01:13:01monsieur le ministre
01:13:02la parole est à présent
01:13:03à monsieur Nicolas Turquois
01:13:05pour le groupe Démocrate
01:13:10merci madame la présidente
01:13:11mes chers collègues
01:13:12ma question s'adresse
01:13:13à madame la ministre
01:13:13de la santé
01:13:14au groupe Les Démocrates
01:13:16nous sommes convaincus
01:13:17que concilier
01:13:18politique de santé ambitieuse
01:13:19et trajectoire budgétaire
01:13:21responsable
01:13:22passe par un investissement
01:13:24massif
01:13:24dans la prévention
01:13:25mais aussi dans la recherche
01:13:27en 2002
01:13:28des enfants condamnés
01:13:29à vivre dans une bulle stérile
01:13:31ont été guéris
01:13:32à l'hôpital Necker
01:13:33grâce au professeur
01:13:34Fischer
01:13:35et aux équipes de Généthon
01:13:36la France n'a pas simplement
01:13:38participé à l'histoire
01:13:39de la thérapie génique
01:13:40elle l'a écrite
01:13:41et c'est précisément
01:13:43parce que nous avons été
01:13:44pionniers
01:13:45que le constat d'aujourd'hui
01:13:46est si difficile à accepter
01:13:48car cette excellence
01:13:49scientifique n'a pas été convertie
01:13:51en leadership industriel
01:13:52les chiffres sont sévères
01:13:541,8% des essais cliniques
01:13:57mondiaux conduits en France
01:13:58compte 53% aux Etats-Unis
01:14:004 thérapies géniques
01:14:02remboursées sur notre territoire
01:14:04compte 47 autorisées
01:14:05par la FDA
01:14:06nous sommes passés
01:14:07de la première
01:14:08à la quatrième place européenne
01:14:10en biomédicaments
01:14:11ce décrochage
01:14:13n'est pas une fatalité
01:14:14mais il exige une réponse
01:14:15à la hauteur de l'enjeu
01:14:16le plan France 2030
01:14:19a engagé 800 millions d'euros
01:14:20en faveur des biothérapies
01:14:21et de la bioproduction
01:14:22le cluster génotaire
01:14:24a été lancé
01:14:25ces signaux sont positifs
01:14:27mais ils ne suffiront pas
01:14:28si notre environnement
01:14:29réglementaire et fiscal
01:14:31continue de pousser
01:14:32les industriels
01:14:32vers des marchés
01:14:33plus accueillants
01:14:34quand une entreprise part
01:14:36ce sont des chercheurs
01:14:38des essais
01:14:39et des traitements
01:14:39qui partent avec elle
01:14:41la thérapie génique
01:14:43Madame la Ministre
01:14:43n'est pas un sujet
01:14:44de demain
01:14:44pour des patients
01:14:45atteints de maladies
01:14:46rares et mortelles
01:14:47c'est un sujet d'aujourd'hui
01:14:49sans ces solutions
01:14:50la perte pour ces patients
01:14:51est immense
01:14:52mais elle l'est aussi
01:14:53pour notre système
01:14:54de santé
01:14:54en effet ces thérapies
01:14:56sont souvent la seule option
01:14:57curative
01:14:58pour certaines affections
01:14:59de longue durée
01:15:00dont le poids sur les finances
01:15:01de la sécurité sociale
01:15:02est écrasant
01:15:04alors ma question
01:15:05est simple
01:15:05quelles mesures concrètes
01:15:07le gouvernement
01:15:07tentent-il prendre
01:15:08pour accélérer
01:15:09l'accès effectif
01:15:10des patients
01:15:10à ces thérapies
01:15:11et pour que la France
01:15:12redevienne
01:15:12un acteur de premier rang
01:15:14dans cette course mondiale
01:15:15je vous remercie
01:15:15merci monsieur le député
01:15:17la parole est à madame
01:15:18Stéphanie Ries
01:15:18ministre de la santé
01:15:21merci
01:15:22merci madame la présidente
01:15:23monsieur le député turquois
01:15:24votre question
01:15:25pose deux sujets
01:15:27essentiels
01:15:28dans le domaine
01:15:28de la recherche
01:15:29et de l'innovation
01:15:29celui des thérapies géniques
01:15:32qui font partie
01:15:32du groupe
01:15:32des médicaments
01:15:33de thérapie innovante
01:15:35et celui
01:15:36de la compétitivité
01:15:37de la recherche clinique
01:15:38française
01:15:39en particulier
01:15:40dans ce domaine
01:15:41qui est soumis
01:15:42à de fortes contraintes
01:15:43réglementaires
01:15:44et qui est associé
01:15:46à des coûts
01:15:46très élevés
01:15:47de production
01:15:48la France
01:15:49est pourtant
01:15:50l'un des pays
01:15:50les plus actifs
01:15:52en Europe
01:15:52dans le domaine
01:15:53des thérapies géniques
01:15:55grâce à son expertise
01:15:56comme vous l'avez dit
01:15:57dans ce contexte
01:15:59très stratégique
01:16:00et compétitif
01:16:01la France
01:16:02s'est dotée
01:16:02d'une stratégie
01:16:03d'accélération
01:16:04sur les biothérapies
01:16:05et les médicaments
01:16:06de thérapie innovantes
01:16:08pour répondre
01:16:08aux enjeux
01:16:09de la recherche
01:16:09mais aussi
01:16:10de la souveraineté
01:16:11industrielle
01:16:12et de la formation
01:16:13les financements
01:16:15sont au rendez-vous
01:16:16mais vous avez raison
01:16:17la question
01:16:18de l'accès
01:16:19aux essais cliniques
01:16:20est essentielle
01:16:21dans cette stratégie
01:16:22c'est pourquoi
01:16:23je souhaite
01:16:24vous faire part
01:16:24de plusieurs mesures
01:16:25pour répondre
01:16:26à cet enjeu
01:16:27afin d'accélérer
01:16:28la mise en place
01:16:29des essais cliniques
01:16:30mon ministère
01:16:31en lien avec l'ANSM
01:16:33a récemment mis en place
01:16:34une procédure réglementaire
01:16:35accélérée
01:16:36pour réduire
01:16:37les délais d'autorisation
01:16:38à NSM
01:16:39et CPP
01:16:40à 14 jours
01:16:41spécifiquement
01:16:43pour les essais
01:16:44consacrés
01:16:44aux maladies rares
01:16:45et aux thérapies
01:16:46innovantes
01:16:47par ailleurs
01:16:48la nouvelle direction
01:16:49dédiée à la recherche
01:16:51innovation
01:16:51et au numérique
01:16:52en santé
01:16:53qui verra le jour
01:16:54très prochainement
01:16:55au sein du ministère
01:16:56aura pour mission
01:16:57l'accélération
01:16:59de cette recherche
01:17:00en lien avec
01:17:01le ministère
01:17:02de l'enseignement supérieur
01:17:04et de la recherche
01:17:04et l'accès
01:17:05aux médicaments
01:17:06de thérapie innovante
01:17:07enfin
01:17:07j'ai pu constater
01:17:09hier
01:17:09lors de Schuss France
01:17:11après des échanges
01:17:13avec des industriels
01:17:14qui continuent
01:17:15d'investir
01:17:16en France
01:17:17en créant de l'emploi
01:17:18pour ces thérapies
01:17:20innovantes
01:17:20notamment en mettant
01:17:21en avant
01:17:21l'expertise
01:17:22de nos scientifiques
01:17:23que je remercie ici
01:17:25merci beaucoup
01:17:26madame la ministre
01:17:27la séance de questions
01:17:29au gouvernement
01:17:30est terminée
01:17:30la séance est suspendue
01:17:32elle reprend dans 10 minutes
01:17:33merci
01:17:33merci
01:17:33merci
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