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  • il y a 2 jours
"VIP Very Important Paysans", une émission consacrée au monde agricole, du champ à l'assiette ! Ce nouveau numéro s'intéresse à la carotte, un légume que les Français adorent, ainsi qu'aux lentilles, une légumineuse bonne pour la planète.

Frédérique Courtadon et ses chroniqueurs reçoivent en plateau :

- Patrick Larrère, producteur de carottes dans les Landes ;
- Hélène Laporte, députée Rassemblement National du Lot-et-Garonne ;
- Romuald Carrouge, producteur de lentilles dans la Marne.

La carotte, un légume très aimable
La carotte, un légume que les Français adorent, disponible toute l'année et qui paraît-il rend aimable...

La légumineuse préférée des Français
Nous parlerons lentilles, une légumineuse de plus en plus consommée, et bonne pour la planète !

Le grand talk-show bimensuel qui met l'agriculture au centre du débat.
« Very Important Paysans », consacrée à l'agriculture et à ses acteurs, s'adresse à tous : aux urbains qui veulent mieux comprendre ce qu'ils mangent, comme aux agriculteurs qui cherchent des moyens pour répondre à ces attentes.
Entre actualité, saisonnalité et décryptage, l'émission veut réduire le fossé qui sépare encore producteurs et consommateurs, en offrant un espace de dialogue et de réconciliation.
Sur le plateau : un invité politique, une personnalité du monde culinaire ou culturel, et une bande de jeunes chroniqueurs engagés et complémentaires.
Chaque numéro s'articule autour de rubriques fortes - « Aux champs en ce moment » ou « C'était comment avant ? » - pour mettre en perspective le présent et l'avenir de l'agriculture.
« Very Important Paysans », une émission engagée, vivante et citoyenne, au rythme des saisons, pour retisser le lien entre ceux qui nourrissent et ceux qui se nourrissent.

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Transcription
00:00...
00:08Chaque matin, ils sont debout aux aurores.
00:10Ils prennent soin de leurs champs, de leurs bêtes, de leurs fermes
00:13pour nourrir chacun d'entre nous.
00:15Ce sont nos 600 000 héros du quotidien, des VIP, des Very Important Paysans.
00:21Amis des campagnes, amis des villes, bonjour !
00:24Ravi de vous retrouver sur LCP pour un nouveau numéro de VIP,
00:27Very Important Paysans, la première émission d'information consacrée au monde agricole.
00:31Et comme ce sont les agriculteurs qui en parlent le mieux,
00:34ils vont nous rejoindre dans quelques instants
00:36pour nous faire découvrir leur univers, leurs produits
00:38et leur vision de l'agriculture française.
00:41Pour ambiancer cette émission, j'ai le plaisir d'avoir avec moi mes VIP,
00:45mes Very Important Partenaires.
00:46Et on commence par Louise. Bonjour Louise !
00:48Bonjour Fred !
00:49Comment ça va ?
00:50Ça va très bien, merci !
00:51Alors aujourd'hui Louise, vous allez nous raconter l'histoire d'un agriculteur
00:55qui incarne la jeune génération et qui a plein d'idées d'ailleurs
00:58pour faire évoluer son métier, c'est ça ?
00:59Oui, exactement, Louise Lardière, et je vais vous montrer
01:01qu'on peut garder espoir dans l'avenir de l'agriculture française
01:04avec de nouvelles générations à la tête des exploitations.
01:07Et vive les nouvelles générations !
01:09Alors, c'est pas une...
01:10Si, si, si !
01:11On peut dire nouvelle génération ?
01:13Bonjour Baptiste Verdi, mais oui, on peut encore dire nouvelle génération, bien sûr !
01:16Attention à ce que tu vas dire !
01:18Agriculteur, céréalier, alors il y a quelques semaines, vous étiez dans le maïs,
01:21et là, vous êtes dans les pâtes !
01:22Oui, alors en tout cas, demain, après l'enregistrement,
01:25c'est production de pâtes des Casarecce.
01:27Des quoi ?
01:28Casarecce, c'est une forme de pâte, un petit peu allongée,
01:31comme des macaronis, mais ouverte, c'est très facile pour accrocher les sauces,
01:35et voilà, c'est très bien.
01:36Et bien, il faut produire !
01:37Il n'est pas un jouet italien, notre ami Jean-Basin ?
01:39On se demande, c'est ça, vervi, vervi !
01:42C'est de la pâte italienne de façon française,
01:44et je peux te dire qu'ils peuvent se lever les Italiens pour venir me concurrencer !
01:46C'est pâte de la marge !
01:48Il y a toutes les qualités, Jean-Baptiste !
01:49C'est vrai qu'elles sont bonnes, ces pâtes, elles sont très, très bonnes !
01:52Alors, en face de vous, il y a Olivier Mével.
01:54Bonjour, Olivier !
01:55Bonjour, Fred !
01:56Vous êtes notre monsieur consommation,
01:57parce que vous avez une sacrée expérience sur le sujet,
02:00et effectivement, vous expliquez un petit peu le parcours de ces produits,
02:03qui viennent, bien sûr, de nos amis agriculteurs,
02:05et qui se retrouvent bien souvent sur les états, les rayons des supermarchés !
02:09Et oui !
02:09Et là, il se passe plein de trucs avant tout ça,
02:11et vous êtes là pour nous en parler !
02:13Alors, je vais tenter de vous en parler,
02:15et puis le programme de l'émission me met déjà l'eau à la bouche,
02:18parce qu'effectivement, autour de la lentille et de la carotte,
02:22on va pouvoir parler de beaucoup de produits de consommation.
02:25Et puis, on termine toujours avec monsieur Antoine Robin.
02:28Comment il va, monsieur Robin ?
02:29Surtout à vous, j'ai en train de vous demander,
02:31la pression monte, Fred ?
02:32Vous commencez à avoir un peu la pression ?
02:33Non, pourquoi ?
02:34J'ai appris que vous étiez au théâtre, au pocket de Jean-Furman.
02:38Il fait ma pub !
02:39Entre 12 et 13, 14, une pièce de Bradbury s'appelle Fahrenheit.
02:43Fred, c'est tout faire !
02:44Présenter des émissions sur le monde agricole,
02:46et en même temps être au théâtre.
02:48Donc, on va venir vous voir !
02:49Oui, c'est ça, venez nous voir,
02:51et puis la prochaine fois, on montrera une pièce tous ensemble, d'ailleurs.
02:54Très bien, Antoine, tu ne lui as pas parlé de son...
02:56Ah oui, alors il y a un sujet toujours sur mes vêtements, évidemment,
02:59donc on a sorti les petites panthères, le rose.
03:01Oui, ça vous va ravir.
03:02Et c'est la fête, merci beaucoup.
03:03Plus sérieusement avec vous, mon cher Antoine, bien sûr.
03:05On décrypte l'actualité agricole,
03:08et puis on ouvre les débats, évidemment,
03:11pour parler de tout et ne s'interdire de rien.
03:14Alors, tout de suite, on découvre notre petit sommaire.
03:17On va vous parler d'un légume que les Français adorent.
03:19Il est disponible toute l'année.
03:21Il paraît qu'il rend aimable.
03:23Vous saurez tous sur la carotte.
03:25Puis nous recevrons Hélène Laporte,
03:26députée Rassemblement National du Lot-et-Garonne.
03:28Et enfin, nous parlerons lentilles,
03:30une légumineuse de plus en plus consommée
03:32et très bonne pour la planète.
03:34Mais d'abord, on veut savoir
03:35ce qui s'est passé dans nos campagnes ces dernières semaines.
03:38Antoine Robin a donc fait le tour des actualités agricoles.
03:41C'est notre very important presse.
03:47Alors Antoine, bonnes, mauvaises nouvelles pour nos campagnes ?
03:51J'ai toujours l'habitude de commencer par des nouvelles
03:54qui font un peu grimacer.
03:55Vous connaissez le Mercoussour ?
03:56Ah bah oui, on en a parlé dans V&P.
03:57On entend beaucoup parler.
03:58Bien, il y a deux autres accords
03:59qui sont passés un petit peu en lousdé,
04:02comme on dit,
04:02que le grand public n'a pas eu connaissance.
04:05Et pourtant, que le monde agricole regarde
04:06avec beaucoup d'inquiétude.
04:07C'est un accord commercial
04:08qui a été signé donc déjà
04:10avec la Nouvelle-Zélande
04:11et qui est entré en vigueur en 2025.
04:12Et puis, il y a un qui vient d'entrer en vigueur
04:14cette fois avec l'Australie.
04:16Donc avec la Nouvelle-Zélande,
04:17l'Union européenne accepte
04:18des quotas supplémentaires de viande au vine,
04:21agneau-mouton.
04:21On sait qu'il y en a déjà beaucoup
04:22qui viennent sur nos territoires,
04:23de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers de tonnes,
04:26sans droits de douane,
04:27ainsi qu'un nouveau contingent
04:28pour la viande bovine
04:29à droits fortement réduits.
04:32Évidemment, le tout s'ajoute
04:33à des contingents,
04:34j'allais dire,
04:35de boutons et d'oignons énormes,
04:37avec des conditions d'élevage
04:38qui ne sont pas du tout
04:39ceux de la France.
04:40Sachant, mon cher Antoine,
04:41déjà que quand on regarde
04:42le taux d'autosuffisance alimentaire
04:44de la France
04:44et notre taux de dépendance
04:46aux importations
04:47dans la filière au vine,
04:49c'est la filière qui est la plus touchée.
04:50Aujourd'hui,
04:51on est au-delà de 50% de dépendance,
04:53on n'a plus d'autosuffisance,
04:55donc en fait,
04:55ce que tu nous annonces là,
04:57c'est tout simplement
04:58la mise à bas
04:58d'une filière complète.
04:59Alors que nous dit Bruxelles en échange,
05:01ils mettent en avant les contreparties,
05:02des nouveaux débouchés
05:03pour les vins,
05:03les fromages,
05:04les produits transformés européens,
05:06une meilleure protection
05:07des appellations,
05:08mais ce que tu dis,
05:09toi,
05:09c'est que ça ne pèse pas bien lourd,
05:10au final,
05:10quand on fait des tableaux XL,
05:12c'est encore une mauvaise nouvelle
05:13pour le monde de l'élevage
05:14qui, on le sait en ce moment,
05:15vit des moments un petit peu compliqués
05:16avec une baisse du prix au kilo,
05:18alors que jusqu'à maintenant,
05:19il s'était maintenu
05:20à des prix plutôt acceptables.
05:21Et quand on parle d'Australie,
05:23en termes de close miroir,
05:25là, on voit effectivement
05:27les conditions d'élevage
05:28sont particulièrement différentes
05:30de chez nous.
05:31J'y vais,
05:31les feedlots,
05:32c'est la façon dont,
05:32aujourd'hui,
05:33cette viande australienne
05:35touche les marchés en Chine.
05:37Elle nous grille des marchés,
05:39elle s'exporte mieux que nous,
05:40mais il faut voir les conditions
05:41de production
05:42et il faut voir le prix
05:43à la fin aussi.
05:44Donc, en fait,
05:44c'est une viande pas chère
05:45qui va venir nous tarir
05:46des débouchés ici
05:47et on aurait dû,
05:49à mon sens,
05:50effectivement,
05:50sortir une nouvelle fois
05:51l'agriculture
05:52de l'accord commercial
05:54parce que ces accords commerciaux
05:55ont été négociés
05:56il y a beaucoup d'années déjà
05:57et en fin de compte,
05:59aujourd'hui,
06:00il semblerait
06:00qu'il faille faire différemment,
06:02c'est-à-dire vraiment
06:03sortir l'agriculture
06:04et négocier les lignes agricoles
06:06une à une.
06:07On peut passer au sujet suivant.
06:09Vous allez nous parler
06:09d'un fruit ?
06:11L'innovation,
06:12l'innovation.
06:13Encore une fois,
06:13ce que j'aime chez VIP,
06:14c'est qu'on met en avant,
06:15encore une fois,
06:16des agriculteurs
06:17qui se réinventent
06:18et là,
06:18notamment sur la pastèque.
06:19Alors la pastèque,
06:20là,
06:20on va être en plein dedans
06:21et on se dit...
06:22Un bonheur.
06:23Oui,
06:23mais c'est un peu la lauterie
06:24quand même la pastèque.
06:25Parfois,
06:25elle est bonne,
06:26parfois,
06:26elle est un peu farineuse,
06:27ainsi de suite.
06:27Celle-là,
06:28elle s'appelle la magma,
06:29c'est une mini-pastèque
06:31sans pépins,
06:32on appelle,
06:32on dit,
06:33donc là,
06:33ils disent seedless.
06:34Elle est cultivée
06:36dans le sud de la France,
06:37du côté de Montpellier.
06:39Elle va arriver sur les étals,
06:40elle coule un petit peu plus cher
06:41que la pastèque traditionnelle.
06:42C'est pas mal.
06:43Mais si vous la croisez,
06:44vous pouvez y aller
06:45les yeux fermés.
06:46Elle est délicieuse
06:47et particulièrement sucrée,
06:48le fabuleux de Brick,
06:50Bricks,
06:51et ça s'appelle donc la magma.
06:53Regarde,
06:53nos millenials
06:54en ont l'eau à la bouche
06:55tous les deux
06:56et ils ont déjà envie
06:57de la goûter.
06:58Exactement.
06:59Eh bien,
06:59merci beaucoup,
07:00mon cher Antoine.
07:01Petite question,
07:02là,
07:02autour de la table.
07:03Qui a besoin
07:04d'être plus aimable ici,
07:06Antoine ?
07:07Toujours voir tout de suite,
07:08mais pas du tout.
07:09C'est super sympa.
07:10Ça, c'est vrai.
07:12Je vais regarder un peu
07:13pour le débat de la babilité,
07:14vous inquiétez pas.
07:15Il n'y a pas de bougon
07:16dans cette émission.
07:17Alors,
07:17bah oui,
07:17il paraît que la carotte,
07:18ça rend aimable.
07:19On va en parler
07:19avec notre cultivateur
07:20de carottes,
07:21bien sûr,
07:21et c'est le deuxième légume
07:22le plus consommé en France
07:24derrière la tomate.
07:25Enfin bon,
07:25ok,
07:26si on considère
07:26que la tomate est un légume,
07:28on a déjà eu ce débat,
07:29on ne va pas recommencer.
07:30On a déjà tranché.
07:30Merci.
07:31Donc,
07:31on peut dire que la carotte
07:33est le légume
07:33le plus consommé,
07:3412% de tous ceux
07:36qu'on achète.
07:37Alors,
07:37la carotte,
07:37c'est un petit légume
07:38tout simple en apparence,
07:39mais c'est une vraie
07:40mécanique agricole
07:41et on en parle tout de suite.
07:42c'est notre premier
07:43very important produit.
07:50Et pour parler de ce produit,
07:52nous recevons Patrick Larère,
07:53producteur de carottes
07:54dans les Landes.
07:55Bonjour Patrick,
07:56soyez le bienvenu.
07:57Bonjour.
07:58Il pousse le bureau,
08:00il demande tout.
08:01C'est la force des Landes.
08:03C'est un magri,
08:03ça,
08:03tu vois.
08:04Ça se place.
08:05C'est une entrée en mêlée.
08:07J'adore.
08:08Bon,
08:08les Landes,
08:09c'est aussi la patrie
08:10de notre amie Louise.
08:11Vous vous connaissez tous les deux.
08:12Vous avez déjà fait des fériences.
08:14Légèrement,
08:14quelques-unes,
08:15on ne va pas mentir.
08:16Un petit peu,
08:17on s'est croisés.
08:17On n'est pas nombreux
08:18dans les Landes.
08:18C'est vaste,
08:19mais c'est pas normal.
08:20Écoutez,
08:21Louise,
08:21elle ne nous parle que
08:22des gens des Landes.
08:23Vous avez un beau spécimen
08:24ici,
08:25vous verrez.
08:25On est ravis
08:26de vous accueillir,
08:27vous et vos carottes,
08:28bien évidemment.
08:29D'abord,
08:30j'aimerais que vous nous éclairiez
08:31c'est quoi cette histoire
08:32de carottes qui rend aimable
08:33et ma maman,
08:33elle disait
08:34qu'il fait les cuisses roses.
08:35Ça vient d'où,
08:36cette histoire ?
08:37Je ne sais pas.
08:38Je ne sais pas
08:39si c'est la carotte
08:41réaimable.
08:42C'est un produit
08:45qui...
08:46T'es bien embêté
08:46avec les questions-là.
08:48Parce qu'il y a une histoire
08:49derrière tout ça,
08:50je crois.
08:50Dans notre région,
08:51dans les Landes,
08:51on est des gens
08:52très aimables
08:52et la carotte est arrivée
08:54il y a une trentaine d'années.
08:55Vous êtes en train
08:55de nous inventer
08:56une histoire totalement.
08:57Elle s'est très bien
08:58implantée chez nous.
08:59Mais bien sûr,
09:00n'est-ce pas ?
09:00Ce qui est vrai,
09:01c'est que la carotte
09:01se plaît dans les Landes
09:02et dans les sols sables.
09:03Ah ça, oui.
09:04Elle est arrivée
09:04dans les années 90
09:05et on fait partie
09:08des familles
09:09qui se sont lancées
09:10dans la production
09:10de carottes.
09:11Elle ne s'est bien plus
09:12dans nos sols.
09:13On est sur un sol
09:14à 100% sableux.
09:16Elle ne s'est plus.
09:17Elle le pousse
09:18toute droite.
09:19Elle se gorge de sucre
09:20avec le soleil landais
09:22et les embrouillants marins.
09:24En fait, Fred,
09:24ce qu'il faut savoir,
09:25c'est que c'est le père
09:25de Patrick
09:26qui a décidé
09:26de s'expatrier
09:27dans le nord des Landes.
09:28Tout le monde les prenait
09:29pour des Indiens à l'époque
09:30puisqu'il n'y avait rien
09:30à part du sable
09:31et des peins,
09:32grosso modo
09:32et en fait,
09:33on le verra après
09:34mais c'est une vraie réussite
09:36parce que Patrick
09:37a monté une belle entreprise
09:39dans la carotte
09:39mais à l'origine,
09:42c'était un choix
09:42pour le moment original.
09:44Il n'y avait pas de carotte
09:45dans les années 90
09:46dans les Landes ?
09:47Non, alors l'histoire,
09:48c'est mon papa,
09:49il était second de famille.
09:51Son frère avait repris
09:52l'exploitation.
09:53Il s'est marié
09:53avec sa voisine
09:54qui était aussi second de famille
09:55donc pas d'exploitation
09:56à reprendre.
09:57Donc il avait monté
09:57une entreprise
09:58de travaux agricoles.
09:58Donc il allait moissonner
09:59chez les agriculteurs
10:00et il est originaire
10:01de la Chalos,
10:02le sud des Landes
10:02et il a vu
10:05dans les années 70
10:05des fermes se créer
10:07dans la zone
10:07des Landes de Gascogne
10:08en fait,
10:09une zone où il y avait
10:10la zone que vous connaissez tous
10:11avec les peins,
10:12les fameux peins des Landes
10:13et cette zone
10:14était considérée
10:15comme une zone inculte
10:16à l'époque
10:16par les agronomes
10:17dans les années 50
10:18et c'est des agriculteurs
10:19du nord de la France
10:20qui sont arrivés
10:20et qui ont commencé
10:21à mettre en place
10:22des cultures
10:23qui ont réamendé
10:25ces sols
10:25pour les rendre
10:26en fait productifs
10:27et voilà
10:28et puis avec ma famille
10:29on s'est installés
10:29à la Quellele
10:30mon premier frère
10:31mon deuxième frère
10:32et puis moi après
10:32à la fin des années 90
10:34et voilà
10:35rejoint par nos épouses
10:36et puis nos neveux
10:37C'est ça,
10:38une grande famille
10:39combien de salariés
10:39vous avez actuellement ?
10:40Alors on a 200 salariés
10:42De la famille ?
10:44Non, de la famille
10:45on est une dizaine
10:46Patrick c'est un gars
10:47qui...
10:48Ah ouais, il va bien
10:49Patrick
10:50Attention, attention
10:52une métaphore avec le lapin
10:53Oui, c'est le bouquet
10:53on arrête
10:54Oui, voilà
10:54On va en rester là
10:55On est une dizaine
10:56de la famille
10:58sur deux générations
10:59ma génération
11:00avec mes frères
11:00et puis mes neveux
11:02nos épouses aussi
11:03et puis les épouses
11:03de mes neveux
11:04Mais de 100 salariés
11:05Ouais, voilà
11:06et puis on est entourés
11:06par une super équipe
11:08une super équipe
11:09de collaborateurs
11:10autour de nous
11:11Alors on a chacun
11:12notre exploitation
11:12on a créé notre exploitation
11:14et on a décidé
11:15plutôt que de partir
11:16chacun dans son coin
11:17de tout mettre en commun
11:17donc on a une entreprise
11:19de travaux en interne
11:20qui achète tous les tracteurs
11:22on a une station
11:23de conditionnement ensemble
11:24on a une équipe
11:25de commerciaux ensemble
11:26on a une équipe
11:26de comptables ensemble
11:27on a mis tous les moyens
11:29en commun
11:29et chaque membre de la famille
11:30en plus de son exploitation
11:32gère une partie
11:33de l'entreprise
11:34C'est une super idée
11:35bon, il faut avoir
11:35une grande famille
11:36évidemment pour se développer
11:37mais c'est une très très bonne idée
11:38puis j'imagine que c'est important
11:40que ça reste dans la famille
11:41aussi cette culture-là
11:42pour vous
11:42Ouais, alors ça reste dans la famille
11:44mais encore une fois
11:45on a de super équipes
11:46avec nous
11:47on a la chance
11:47de produire notamment
11:49des carottes
11:49on part d'une petite graine
11:51et on la commercialise
11:52nous-mêmes
11:52auprès des clients
11:53donc on fait
11:54tout le chemin ensemble
11:55donc c'est une formidable aventure
11:58ouais, entrepénariale
11:59mais aussi avec nos équipes
12:01parce que les uns
12:02sans les autres
12:03on n'y arriverait pas
12:03en fait
12:04c'est vraiment le travail
12:04on se passe
12:05c'est un peu comme
12:06une partie de rugby
12:06on se passe
12:07la carotte
12:08la carotte passe de main en main
12:09pour arriver jusqu'au bout
12:10jusqu'au client
12:10Et vos clients alors
12:12si on peut en parler
12:13qui sont vos clients Patrick ?
12:14Alors on travaille
12:15un petit peu avec tout le monde
12:16Pour les amis d'Olivier
12:17elle est la grande distribution
12:18d'abord
12:19Alors déjà
12:20notre carotte
12:22mon exploitation
12:23j'ai deux exploitations
12:25la première est conventionnelle
12:26la deuxième elle est bio
12:27avec mon épouse
12:27Vous avez près de la moitié
12:29de votre exploitation
12:29de carottes en bio
12:30c'est ça ?
12:31Vous avez mis les car à peu près ?
12:32C'est-à-dire qu'il y a
12:3312 exploitations au total
12:34il y en a à peu près
12:35la moitié qui sont conventionnelles
12:36l'autre moitié qui sont bio
12:37depuis les années 2000
12:38toutes les exploitations créées
12:40ont été bio
12:41et dessus
12:41on a développé
12:42donc de l'agriculture conventionnelle
12:43ou de l'agriculture bio
12:44et donc on avait un peu
12:45les deux méthodes
12:46qui se challengeaient
12:47et donc c'est ce qui fait aussi
12:49que quand on peut utiliser
12:50des méthodes bio
12:51dans le conventionnel
12:52on va
12:54on se sert
12:55de ces techniques
12:56plus naturelles
12:57donc voilà
12:58c'est les deux qui se challenge
13:00et donc voilà
13:00la carotte
13:02quand on la produit
13:03on la commercialise
13:04généralement
13:04un petit peu
13:0670% à peu près
13:07sur la grande distribution
13:08après on va travailler
13:09un petit peu
13:09avec des grossistes
13:10qui vont aller orienter
13:11vers la restauration
13:15que ce soit RHD
13:16ou que ce soit commercial
13:18Ok
13:18mais avant ça
13:20excusez-moi
13:20je vous interromps
13:21mais avant de savoir
13:21comment vous la commercialisez
13:23cette carotte
13:23nous on a envie de savoir
13:24comment vous la produisez
13:25vous la cultivez
13:26parce que nous
13:26on a des carottes
13:27toute l'année
13:28sur nos états
13:30donc comment vous faites
13:30c'est quoi le tour de magie
13:31plusieurs variétés
13:32la carotte
13:33on ne fait pas toute l'année
13:34pas tout à fait
13:35c'est à peu près
13:3610 mois et demi
13:3711 mois
13:37en fonction des années
13:39c'est parce qu'elle reste
13:40un mois dans le bas
13:41du frigo
13:42c'est pas faux
13:47on la récolte
13:47du mois de mai
13:48jusqu'au premier jour d'avril
13:50en fait
13:51à peu près du 15 mai
13:52à peu près jusqu'au 10 avril
13:54il y a trois saisons
13:55dans la carotte
13:55la carotte primeur
13:57qu'on va récoltée
13:58du mois de mai
13:59au mois de juillet
14:00donc là vous êtes
14:00en plein dedans
14:01on est en plein dedans
14:02on a démarré
14:03il y a quelques jours
14:04donc voilà
14:06juillet jusqu'à
14:06à peu près jusqu'au mois d'août
14:07ensuite on va avoir
14:08la carotte de saison
14:09qui va être du mois
14:10de août-septembre
14:11jusqu'au mois de novembre
14:12et enfin la carotte
14:14d'hiver
14:15de conservation
14:16qui a la particularité
14:17chez nous
14:17en fait nous
14:18par rapport au pays
14:19du nord de l'Europe
14:20qui plutôt vont la mettre
14:21en frigo
14:22pour la conserver
14:22nous on est
14:24pour nous c'est très important
14:26qu'elle conserve
14:26sa fraîcheur
14:27garder le contact à la terre
14:28on va la labourer
14:29on va la mettre sous terre
14:30avec
14:30en fait on la met
14:32à l'horizontale
14:33avec 10 cm dessus
14:34avec une charrue
14:34en fait
14:35on la laboure
14:35on la couche
14:37comme ça
14:38hop là
14:38et comme ça
14:39il y a 10 cm de terre au-dessus
14:40pour la protéger du froid
14:41et ça permet
14:42de la récolter fraîche
14:43direct
14:43le sort de la terre
14:44et donc voilà
14:45donc on a une formidable équipe
14:47qui récolte
14:48pratiquement 11 mois de l'année
14:49et on expédie tous les jours
14:51des carottes
14:51un petit peu dans toute la France
14:52et entre le bio
14:53et le conventionnel
14:54qu'est-ce qui change
14:54dans les méthodes de production ?
14:56les méthodes
14:56qu'est-ce qui te coûte aussi ?
14:57alors la carotte bio
14:59le coût c'est fois deux
15:00à peu près
15:01c'est à peu près fois deux
15:02la grosse contrainte
15:03c'est qu'il faut
15:04il faut
15:06donc il faut
15:06c'est que des méthodes
15:07de solution naturelle
15:08donc pas d'herbicides
15:10donc du coup
15:11il y a beaucoup
15:11de désherbage à la main
15:12et depuis deux ans
15:13on désherbe
15:14avec des machines
15:15au laser en fait
15:16on va en parler
15:17avec Jean-Baptiste
15:18justement
15:19vous êtes penché
15:20sur ces techniques
15:21de désherbage nouvelles
15:23et vous nous en parlez
15:24bien sûr
15:24dans votre verrie
15:25importante pratique
15:30alors c'est sympa Patrick
15:32de ne pas avoir
15:33totalement fusillé
15:34ma chronique
15:34on a eu peur
15:36c'est pas possible
15:38c'est pas possible
15:39c'est pas possible
15:40effectivement
15:41quand tu penses
15:42production maraîchère
15:43de plein champ
15:43alors c'est des carottes
15:44des oignons
15:45des poireaux
15:45des navets
15:46quand t'es producteur
15:47il y a un petit passage
15:48qui arrive
15:49c'est le désherbage
15:50oui parce qu'il y a
15:51des mauvais herbes
15:51qui s'invitent gentiment
15:53dans les parcelles
15:54et du coup
15:55c'est pas toujours évident
15:56alors quand t'es en bio
15:56évidemment tu peux pas
15:57utiliser de solution chimique
15:59et puis même
15:59quand t'es en chimie
16:00il y a de moins en moins
16:02de molécules
16:02et des fois
16:02il faut essayer
16:03de trouver d'autres solutions
16:04alors comme tu l'as dit
16:06ce qui se passe
16:07c'est qu'on retourne
16:08un peu à la main
16:09travailler
16:09travailler à la main
16:10c'est des heures
16:11ça fait entre 20 et 60 heures
16:13à l'hectare
16:14toi je sais pas
16:16jusqu'à 300 heures
16:17à l'hectare
16:17donc je peux vous dire
16:19que c'est quand même
16:19pas très rigolo
16:20un pour les gars qui y bossent
16:21deux c'est les coûts main d'oeuvre
16:22on a cessé de le dire
16:23dans les émissions
16:24le poids du coût
16:26de la main d'oeuvre
16:26dans nos produits agricoles
16:27est important
16:28donc ça c'est quand même
16:30hyper embêtant
16:30puis il faut quand même
16:31trouver des gens
16:31qui font ce boulot
16:32alors il y a un peu
16:33d'adaptation
16:34on avait trouvé
16:35des petites images
16:36je sais pas si t'en as chez toi
16:38on s'allonge
16:38et puis on désherbe
16:39à la main comme ça
16:40mais bon c'est quand même
16:41pas ouf ouf
16:41et donc après
16:42il y a pas mal de technologie
16:43aussi qui s'est mis en place
16:45alors il y a des solutions
16:46un peu plus classiques
16:47et customisées
16:48c'est à dire que des fois
16:49on vient avec des bineuses
16:49qu'on met derrière des tracteurs
16:51il y a des petits capteurs
16:52des caméras
16:52qui essayent de pas défoncer
16:54les rangs de carottes
16:55parce que sinon
16:56ça poserait un problème
16:57et puis on voit encore
16:58d'un cran supplémentaire
16:59dans tout ce qui peut être
17:00robotisation
17:01alors c'est des robots
17:02ou des faux robots
17:03en tant que tel
17:04parce que des fois
17:05ils sont accrochés
17:08et là on va avoir un truc de fou
17:09c'est à dire qu'on va avoir
17:11un peu des caméras
17:12dans tous les sens
17:13un peu d'intelligence artificielle
17:15on va repérer
17:15ce qu'est une carotte
17:16d'une non carotte
17:18on va soit balancer
17:19une petite pichenette
17:20de produits phytosanitaires
17:22quand on est en conventionnel
17:24on va passer
17:25un petit bout de machine
17:26en ferraille
17:27pour faire un petit binage
17:29et du coup
17:29on est hyper précis
17:30voire sortir un peu
17:32les petits fusils laser
17:33c'est Star Wars
17:34dans les parcelles de carottes
17:37mais ça
17:37c'est des technologies
17:38qui avancent
17:39on voit des photos
17:40oui c'est quoi ça
17:40cette grosse machine
17:41là typiquement ça
17:42c'est une grosse machine
17:43qui vaut un peu d'argent
17:44en fait
17:45c'est un peu comme
17:46une boîte noire
17:47qui passe au dessus des carottes
17:48et il y a vachement
17:49d'électronique
17:50qui va repérer
17:51entre la mauvaise herbe
17:52la plante
17:53la petite
17:54la grande
17:55soit elle va désherber
17:56soit elle va même mettre
17:57la petite dose d'azote
17:58enfin d'engrais
17:59pile poil en fait
17:59sur la plante
18:00donc c'est de la culture
18:01de ultra haute précision
18:03donc ça évidemment
18:04du coup on n'a pas besoin
18:05de personnel
18:06mais bon il faut quand même
18:06payer les machines
18:07ça coûte cher
18:08ça va de 80
18:09100 000
18:10voire 1 million d'euros
18:11je crois
18:11ah oui
18:12c'est très gros poste
18:16c'est le dilemme
18:17entre
18:18qu'est-ce que t'as
18:18comme autre solution
18:19tu fais bosser des gens
18:20de la main d'oeuvre
18:21qui ne veut pas trouver
18:22absolument
18:23c'est pas forcément
18:24c'est un peu pénible
18:24ou tu trouves en fait
18:25de la technologie
18:26qui des fois est à ses débuts
18:28donc t'es pas encore
18:29à un prix des matériels
18:30trop faible
18:31mais une fois qu'il y aura
18:31du volume
18:32on peut penser
18:32qu'on aura un prix du matériel
18:33qui permettra d'avoir
18:34un coût à l'hectare acceptable
18:35c'est ton vrai dilemme
18:37en tant que producteur
18:38de toute façon
18:38d'arriver à avoir
18:39des méthodes de production française
18:40qui soient acceptables
18:42d'un point de vue environnemental
18:43mais acceptables aussi
18:44techniquement
18:45voilà
18:45parce qu'en fait
18:47économiquement
18:47c'est nécessaire
18:48sur les fermes
18:49il y a des gros investissements
18:49pour vous Patrick
18:50ça la robotisation
18:51vous l'avez vous ce robot
18:53vous l'avez le robot laser
18:54moi j'ai deux de mes neveux
18:55qui sont sur cette partie là
18:57ils sont passionnés
18:58ils sont allés voir ces machines
18:59dès que
18:59dès les prémices
19:00alors nous on peut se les payer
19:02parce qu'on est nombreux
19:03en fait il y a plusieurs exploitations
19:04moi j'aurais créé
19:05une commune exploitation
19:06je ne pourrais pas me la payer
19:06nous on arrive à avoir
19:08des volumes suffisants
19:08ce qui est vraiment intéressant
19:10c'est qu'en fait
19:11la société
19:12elle vous demande
19:12de produire mieux
19:13moins de pesticides
19:14etc etc
19:14là ce qui est encourageant
19:16c'est qu'on a une vraie solution
19:16qui arrive là
19:17technologique
19:18qui va venir
19:19vraiment résoudre
19:20cette problématique
19:21voilà comment
19:22se passe du pesticide
19:23pour désherber
19:24le désherbeur laser
19:25il tape
19:25il cogne 3000 coups
19:27à la minute quoi
19:27à la minute
19:28il peut désherber
19:29sur 6 mètres de large
19:303000 mauvaises herbes
19:32ça ces solutions
19:33elles n'existaient pas
19:33aujourd'hui
19:34elles existent
19:35donc c'est voilà
19:36alors ça peut paraître
19:37entre guillemets
19:38industriel
19:38mais ça va se démocratiser
19:40il y en aura des plus petites
19:41ça coûtera moins cher
19:42c'est des choses
19:43qui vont se démocratiser
19:44et se généraliser
19:46Olivier
19:46vous parliez tout à l'heure
19:47de la commercialisation
19:49effectivement
19:50des carottes
19:50de Patrick
19:51vous vous avez choisi
19:52de commercialiser
19:53en direct
19:54vos productions
19:55vous avez même créé
19:56votre propre marque
19:58racontez-nous ça
19:58et pourquoi vous avez fait
19:59ce chemin là
20:00j'avais un franget
20:02qui était passionné
20:02de machines
20:03l'autre d'agronomie
20:04donc il fallait que chacun
20:05prenne un rôle
20:05dans l'entreprise
20:06et moi dans les années 2000
20:07je me suis cassé la jambe
20:09je me suis retrouvé au bureau
20:10je me suis mis au commerce
20:12commercialisé
20:13donc je m'occupe
20:13de la partie station
20:14de conditionnement
20:15et commercial
20:16donc le lien avec le client
20:17m'a toujours plu
20:18parce que derrière
20:19le fait de vendre ses produits
20:20il y a quelque chose
20:20d'intéressant
20:21de ce que produit
20:23la famille
20:23et ce qu'on produit
20:24nos collaborateurs
20:25d'aller le porter
20:26le plus loin possible
20:26donc ça c'est
20:28sacrément intéressant
20:29donc c'est vrai
20:30on commercialise
20:30auprès de la grande distribution
20:32mais aussi des réseaux spécialisés
20:33des grossistes
20:34des industriels aussi
20:35parce que la carotte
20:36on parle souvent
20:36de la carotte moche tordue
20:38les écarts de tri
20:39c'est 20%
20:41les carottes moches
20:42il y en a qui vont essayer
20:43de les vendre
20:43mais ça se vend pas
20:44on fait du jus
20:45du jus de carotte
20:45et tout
20:46il y a des gens
20:47qui vont faire du jus
20:48on a à peu près
20:49des petits ateliers
20:51qui vont mettre ça
20:51dans des plats cuisinés
20:53des gens qui vont faire
20:54des carottes râpées
20:54des gens qui vont faire
20:55du jus
20:55du carotte surgelée
20:56mais c'est réutilisé
20:57quoi qu'il arrive
20:58on ne jette pas
20:59ces carottes
21:00et celles qui sont
21:01les celles qui sont pas
21:02on va dire
21:03consommables par l'homme
21:05ça part en élevage
21:06on a un éleveur
21:06à côté de chez nous
21:07qui donne ça
21:08à ses vaches
21:09ça fait une super viande
21:10super qualité
21:11comment on va la filière
21:12selon vous
21:13alors
21:14ce qu'il faut savoir
21:15la carotte
21:15si on analyse
21:16l'Europe
21:18on est très peu
21:19à faire la carotte
21:19en France finalement
21:20parce que c'est
21:20le légume le moins cher
21:21le fruit légume
21:22il n'y a pas de contrat
21:23l'année
21:24il n'y a pas de
21:25contractualisation
21:26il n'y a pas de contractualisation
21:27il n'y a ni de volume
21:28ni de prix
21:28en fonction de l'offre
21:29et de la demande
21:30à l'inverse
21:30aujourd'hui
21:31souvent les éleveurs
21:32ils vont avoir des contrats
21:33ils ont un débouché garanti
21:34dans les fruits légumes
21:35vous n'avez pas ça
21:36donc là
21:36ce qu'on veut essayer
21:37de pousser
21:37c'est quelque chose
21:38qui s'appelle
21:39tous gagnants
21:39l'idée
21:40ce serait de bâtir ça
21:41avec les distributeurs
21:42avec tous les clients
21:43pour bien comprendre
21:45la marque pour chasser
21:46en meute
21:46à plusieurs producteurs
21:48tous gagnants
21:49tous gagnants
21:49c'est quoi
21:50c'est sûr de
21:50c'est qui le patron ?
21:52alors c'est qui le patron
21:53comme d'autres marques
21:54a eu le mérite
21:55de mettre le doigt
21:57sur quelque chose
21:57d'important
21:58c'est que
22:00le consommateur
22:01est interpellé
22:02par la juste rémunération
22:03du producteur
22:04alors on nous demande
22:05de mieux produire
22:06la transition
22:08le changement climatique
22:09de s'adapter
22:10bon mais en fait
22:11ça
22:12c'est possible
22:12que si l'agriculteur
22:13il vit
22:14s'y vit
22:15nous je vois en carotte
22:16il y a des années
22:17ça va
22:17des années les prix
22:18c'est compliqué
22:19donc on a très peu
22:20alors on en a
22:21on a quelques clients
22:22qui s'engagent
22:22sur des volumes
22:24mais très peu
22:25en fait
22:25l'idée c'est
22:26maintenant
22:27nous c'est d'aller chercher
22:28des engagements
22:29de volume
22:29et des engagements
22:30de prix
22:31où on a la garantie
22:32d'être rémunéré
22:33de notre travail
22:33et qu'on va pas
22:35avoir des volumes
22:37assez linéaires
22:37d'une année à l'autre
22:38en fait
22:38c'est à cette condition
22:39qu'on verra apparaître
22:40ce logo
22:40ce label
22:41tous gagnants
22:42ce label
22:42qui sera
22:43séparé
22:43à l'ensemble
22:44de la chaîne de valeur
22:44voilà
22:45et qui explique
22:45au consommateur
22:47parce qu'un logo
22:48ça reste un logo
22:49l'idée c'est aussi
22:49que le produit
22:49il faut le traduire
22:50c'est tous gagnants
22:51c'est que tout le monde
22:52soit gagnant
22:53le consommateur
22:54le distributeur
22:55parce qu'il sera réassuré
22:56sur le fait que
22:57le producteur au départ
22:58est-ce qu'il perd
22:59de temps en temps
23:00le distributeur
23:02non
23:02il est gagnant
23:03parce qu'à long terme
23:03il y a quand même un sujet
23:06il y a quand même un sujet
23:06enfin dans la distribution
23:07il y a quand même
23:09des gens engagés
23:10aussi en distribution
23:11qui sont
23:12voilà
23:12on a des gens
23:13qui s'engagent
23:13on a aussi envie
23:14de mettre en avant
23:15les choses qui sont bien faites
23:17il n'y a pas que
23:17des grands méchants
23:18les deux sujets principaux
23:19c'est le producteur
23:20et le consommateur
23:22voilà
23:22c'est les deux maillons indispensables
23:23c'est les deux maillons indispensables
23:25une dernière réflexion
23:27c'est qu'il patron
23:28a une
23:29c'est une super idée
23:30qui vient du consommateur
23:31là l'idée
23:32vient plutôt du producteur
23:33c'est le producteur
23:34qui va valider
23:34que le prix
23:36le prix est bon
23:36c'est moi qui vais valider
23:38que le prix
23:38il est bon
23:39pour ma carotte
23:39et le consentement
23:40à payer du consommateur
23:42qui validera
23:42au final
23:43la proposition de valeur
23:44complètement
23:44vous pensez que
23:45la grande distribution
23:46va jouer le jeu
23:47ah bien sûr
23:48il y a déjà
23:49bien sûr
23:50il y a déjà
23:50on a déjà
23:53des enseignes
23:54qui vont prochainement
23:55mettre des légumes
23:56tous gagnants
23:57et des fruits
23:57tous gagnants
23:58dans les rayons
23:58merci beaucoup
24:00et on va finir
24:00là dessus
24:01sur cette note
24:02très très positive
24:03merci beaucoup
24:04Patrick d'être venu nous voir
24:05sur le plateau de VIP
24:06merci pour ces jolies carottes
24:08vous repartez
24:09dans votre beau sud-ouest
24:11dans les Landes
24:12on pourra venir faire un jour
24:13une petite feria avec vous
24:14toute l'équipe
24:15avec grand plaisir
24:15avec grand plaisir
24:16je vais vous dire
24:18qu'il n'était pas trop mauvais
24:19ça se passe le 15 août
24:20à le 15 août
24:21c'est parfait
24:22je suis là
24:22j'arrive
24:22on vous suivra
24:24merci beaucoup Patrick
24:25et à très très bientôt
24:26bon retour
24:28l'agriculture
24:29c'est forcément politique
24:30et pour en parler
24:31nous accueillons
24:32des personnalités
24:32engagées dans ce domaine
24:34alors quelles solutions
24:35nos élus proposent-ils
24:36pour aider l'agriculture française
24:38et ses acteurs
24:39on en débat dans notre interview
24:40Very Important Politique
24:47et nous recevons Hélène Laporte
24:49députée rassemblement national
24:51du Lot-et-Garonne
24:51bonjour Madame Laporte
24:52bonjour
24:53merci d'être avec nous
24:54merci à vous
24:55alors vous n'êtes pas issue
24:56du monde agricole
24:57puisque vous venez
24:58de l'univers de la banque
24:59avant votre carrière politique
25:01mais en revanche
25:02vous êtes dans une région
25:04où l'agriculture
25:05est particulièrement importante
25:07alors pour mieux vous connaître
25:09on a une petite tradition
25:09dans cette émission
25:10c'est le portrait agricole chinois
25:12je vais vous demander
25:13si vous étiez un animal
25:14de la ferme
25:15lequel seriez-vous ?
25:18une poule
25:19pourquoi ?
25:20parce que je trouve ça mignon
25:21et en plus
25:22il y a diverses
25:23il y a diverses sortes de poules
25:24je les trouve toujours mignonnes
25:26très bien
25:27si vous deviez choisir
25:28un produit
25:28un aliment fétiche
25:29de nos campagnes
25:30la fraise
25:31vous en mangez beaucoup ?
25:32pour sa couleur
25:33pour le goût
25:34pour l'odeur
25:35pour le coup
25:35parce que chez moi
25:36dans l'Oté-Garonne
25:37il y a deux fraises sur trois
25:38qui sont issues du Lot-et-Garonne
25:39il y a une grosse production nationale
25:40donc la fraise
25:41sans hésiter
25:41mais on a beaucoup
25:42beaucoup de choses
25:43beaucoup de richesses
25:43en l'Oté-Garonne
25:44et on va en parler
25:45la saison
25:45on a fait des missions dessus
25:46donc tant bien
25:47absolument
25:47et on s'est régalé
25:48merci
25:48et pour finir
25:49sur une note gourmande
25:50c'est quoi le plat
25:52qui vous rappelle le plus
25:53la campagne
25:54qui a ce goût
25:54du terroir ?
25:56le foie gras
25:56ah ouais
25:57très bon choix
25:58ouais
25:59ok donc
25:59poule fraise
26:00foie gras
26:01parfait
26:02merci beaucoup
26:02d'avoir géré le jeu
26:03plus sérieusement
26:04on va maintenant parler
26:05de la hausse
26:06des prix de l'énergie
26:07depuis la guerre
26:08bien sûr au Moyen-Orient
26:09qui impacte énormément
26:10nos agriculteurs
26:11quel est votre
26:13non pas votre ressenti
26:14mais vous
26:15qui avez des administrés
26:16dans une région
26:17où il y a beaucoup
26:18d'agriculture
26:18qu'est-ce que vous leur disent
26:20et qu'est-ce qu'ils vous disent
26:21sur le sujet ?
26:21c'est une difficulté supplémentaire
26:23surtout
26:23c'est-à-dire qu'ils n'ont pas
26:24besoin de ça
26:24il y a eu déjà le coup
26:25des matières premières
26:26qui se sont envolées
26:27il y a le coût maintenant
26:28au niveau du carburant
26:29il y a toutes les difficultés
26:31qu'ils ont
26:31avec les surtranspositions
26:33de normes
26:33la concurrence déloyale
26:34c'est-à-dire que c'est ça
26:35plus ça plus ça
26:36on s'en sort pas
26:37qu'est-ce que vous attendez
26:37comme mesures
26:38de la part du gouvernement ?
26:39il y a des mesures
26:40qui sont spécifiques
26:40et puis qui sont bien ciblées
26:42c'est-à-dire que là
26:42pour l'instant
26:42on a beaucoup d'annonces
26:43Madame Genevard
26:44mais ce sont des choses
26:44qui sont finalement
26:46très classiques
26:47mais est-ce que l'État
26:47a encore de l'argent
26:48pour aider les agriculteurs ?
26:52oui mais d'accord
26:57sur un train de vie de l'État
26:58sur des choses en général
26:59il n'y a rien qu'en ressort
27:00par contre on continue
27:01les dépenses
27:01pour arriver à des sommes
27:03astronomiques de dette
27:03donc nos agriculteurs
27:05ça devrait être la priorité
27:06vous parlez de notre ministre
27:07de l'agriculture
27:08Annie Genevard
27:08et bien justement
27:09vous l'avez interpellé
27:10récemment
27:11lors d'une séance
27:11de questions au gouvernement
27:13on regarde quelques images
27:16Aujourd'hui partout en France
27:17et dans mon département
27:19du Lot-et-Garonne
27:19le constat de nos agriculteurs
27:21est clair
27:21ce qui avance vite
27:22c'est le déclin
27:23de nos filières
27:24impuissance face
27:25à la crise internationale
27:26plus de 50%
27:27sur le prix du GNR
27:28depuis début mars
27:29face à cela
27:30vous annoncez
27:30un plan dérisoire
27:31de 70 millions d'euros
27:32avec des reports
27:33de cotisations
27:34un étalement des impôts
27:35des prêts à court terme
27:36rien qui ne règle
27:37le fond du problème
27:38quand actionnerez-vous
27:40enfin tous les leviers fiscaux
27:41je pense à la TVA
27:42aux tarifs d'assises
27:44Vous parliez des tarifs d'assises
27:46ça veut dire quoi
27:46clairement ?
27:47Ça veut dire qu'il faut
27:48enfin mettre une TVA
27:49qui soit en adéquation
27:50avec les problèmes
27:51des agriculteurs
27:52sur le GNR
27:52il faut qu'on avance
27:54sur ce rythme-là
27:54on n'avance pas
27:56lorsqu'il y a eu
27:57cette interpellation
27:58il y avait déjà
27:59bien évidemment
28:00ce problème
28:01avec la crise au Moyen-Orient
28:02mais pas que
28:03nous on sortait
28:04des catastrophes naturelles
28:05au niveau du Lot-et-Garonne
28:06et plus largement
28:07dans le sud-ouest
28:08avec la tempête Nils
28:09là encore
28:10je l'interpella le sujet
28:11je lui ai fait un courrier
28:12avec les autres parlementaires
28:13on a besoin de fonds
28:14il n'y a rien qui arrive
28:15Les trois principales filières
28:17que vous jugez aujourd'hui
28:18en difficulté
28:18dans votre département
28:19sont lesquelles ?
28:20C'est la noisette
28:21bien évidemment
28:21parce que la moitié
28:23de la récolte
28:24a été détruite
28:25et qui nécessite également
28:27une utilisation
28:28de l'acétamipride
28:29il y a la betterave sucrière
28:31il y en a aussi en partie
28:32et la pomme
28:32bien sûr la pomme
28:33et la cerise
28:34mais chez moi
28:34je ne suis pas concernée
28:35au niveau du Lot-et-Garonne
28:36mais en France
28:37on est concerné
28:37et la cerise est concernée
28:39par rapport à ce néonicotino
28:40quand Laurent Dupont
28:41a proposé sa loi
28:42nous on l'a soutenue
28:43là on est en loi
28:44d'urgence agricole
28:45Il y a une partie des Français
28:46qui étaient contre
28:46Madame la députée
28:47qui l'ont fait valoir quand même
28:48Alors il y a une partie
28:49qui était contre
28:49je suis d'accord avec vous
28:50et encore une fois
28:52de manière assez massive
28:53il faut les entendre
28:54ces Français
28:54Oui mais il faut entendre aussi
28:55finalement
28:56les études aussi
28:57qui sont faites
28:57il faut entendre aussi
28:58les paroles des oncologues
28:59dans le point qui disent
29:00est-ce qu'on peut vraiment
29:01accuser l'acétamipride
29:02Il y a un débat quand même
29:03Il y a un vrai travail
29:05de pédagogie à faire
29:06auprès de la population
29:07d'expliquer pourquoi
29:08on a légiféré
29:09comme maintenant
29:09on revient en arrière
29:10les gens le vivent
29:10comme un retour
29:11sur les normes environnementales
29:12ce qui peut s'entendre
29:14alors qu'effectivement
29:14les producteurs
29:15en ont besoin sur le terrain
29:16Oui mais même au-delà de ça
29:17est-ce que les producteurs
29:18ils ont envie de s'empoisonner ?
29:19Est-ce qu'ils ont envie
29:19d'empoisonner leurs enfants
29:20qui vivent dans leur maison
29:21sur la production ?
29:22Est-ce que moi
29:23j'ai envie d'empoisonner
29:24les Lottes-Garonnées
29:25et les Français ?
29:26Pas du tout
29:27Mais au bout d'un moment
29:28j'écoute aussi
29:29quand on interroge
29:30les oncologues
29:30et qu'ils disent
29:31est-ce qu'on peut vraiment
29:32parler de l'acétamipride
29:33surtout qu'en plus
29:34on sait que la durée
29:35n'est pas longue
29:37au niveau de la culture
29:38on sait qu'au niveau
29:39des pollinisateurs
29:40c'est pas non plus
29:40la même période
29:41c'était très encadré
29:43c'était très encadré
29:44pour quatre filières
29:45je pense quand même
29:46qu'il y avait beaucoup de choses
29:47il y avait beaucoup de garde-fous
29:48Mais vous comprenez
29:49les craintes
29:49des concitoyens
29:51parce que
29:51ça nous inquiète évidemment
29:53ces utilisations
29:54ces retraits
29:55ces retours
29:56qu'est-ce que vous
29:57qu'est-ce que vous leur dites
29:58pour regagner leur confiance
30:00alors je parle de vous
30:01mais tous les politiques
30:01finalement
30:02comme disait Louise
30:03il y a une déconnexion
30:04il y a un manque de pédagogie
30:05etc
30:05Je leur dis que je ne pense pas
30:06que si les autres pays européens
30:08l'utilisent
30:08ils veulent tous empoisonner
30:09leur population
30:10je leur dis aussi
30:11d'écouter les oncologues
30:12quand même
30:12qui se manifestent là-dessus
30:13il y a eu plusieurs personnes
30:15qui se sont manifestées
30:15Il n'y a pas un paradoxe
30:16madame la députée
30:17parce que quand je regarde
30:17le programme du Rassemblement national
30:19concernant l'agriculture
30:20on voit d'ailleurs
30:20que depuis des années
30:21vous êtes très présents
30:23beaucoup plus que vous l'avez été
30:24par le passé d'ailleurs
30:26on voit que votre politique
30:27c'est manger français
30:28notamment dans la restauration collective
30:31soutenir évidemment
30:31contre la PAC
30:32en tout cas
30:33créer une grande PAC française
30:34Non, ce n'est pas contre la PAC
30:36c'est qu'au bout d'un moment
30:36Créer une grande PAC française
30:37pardon
30:37mais par ailleurs
30:39là vous allez situer
30:40l'exemple de pays étrangers
30:41qui sont eux
30:42qui utilisent des produits
30:42qui le sont en France
30:43il n'y a pas un
30:44il y a un petit hiatus
30:44là pour le coup
30:45Je suis désolée
30:45mais il n'y a aucun rapport monsieur
30:46Ah oui ?
30:47Non, si on est le seul pays européen
30:48on est forcément
30:49dans une concurrence déloyale
30:50à ne pas utiliser l'acétamipride
30:51pourquoi les autres pays européens
30:53pourraient le faire
30:53et surtout
30:54pourquoi nous abreuver
30:55de leurs produits
30:56parce que c'est ça aussi
30:57sur notre territoire
30:58C'est-à-dire que
30:58quand vous allez manger
30:59votre crêpe au nutella
31:00avec votre noisette
31:01qui aura de l'acétamipride
31:02plus tout le reste
31:03parce qu'en Turquie notamment
31:04là on est extra-européen
31:05et en Italie
31:06ils ont droit à beaucoup de molécules
31:08que nous n'avons pas en France
31:08Est-ce que c'est bien ?
31:10Je ne dis pas que c'est bien
31:10Est-ce qu'on doit mettre
31:12complètement à genoux
31:13notre filière ?
31:14Je ne crois pas
31:14Mais comment continuer
31:16à faire rentrer
31:17des produits étrangers ?
31:18En tout cas ça veut dire quoi ?
31:18Sortir de l'Union Européenne
31:19si on décide de faire
31:20de la préférence nationale
31:21concernant les produits
31:22agricoles français
31:23Comment c'est viable ?
31:25Comment c'est possible ?
31:26Au bout d'un moment
31:26je pense que
31:27quand on est ministre
31:27de l'Agriculture
31:28on doit pouvoir aussi
31:29taper sur la table
31:29aller à Bruxelles
31:31et dire
31:31il y a des choses
31:32que je prendrais
31:32d'autres que je ne prendrais pas
31:33au niveau de la Commission Européenne
31:34Mais est-ce que la France
31:35a encore du poids à Bruxelles ?
31:36Quand on est second contributeur net
31:38j'ai envie de dire
31:38si on n'a pas de poids nous
31:40qui en a ?
31:41Non parce que
31:41moi j'entends tout ça
31:42mais chaque année
31:43quand même on est déficitaire
31:44de ce qu'on reverse
31:45à l'Union Européenne
31:46de plusieurs milliards d'euros
31:47donc ça peut dire
31:49ça n'a rien à voir
31:49avec le fait
31:50de sortir d'Union Européenne
31:51Et avec votre groupe
31:52aujourd'hui au niveau européen
31:53vous pensez pouvoir peser
31:55pour finalement harmoniser
31:57en Europe
31:59les modes de production agricole ?
32:01C'est un travail
32:01de très longue haleine
32:02et vous le savez très bien
32:04je veux dire
32:04bien évidemment
32:05qu'on espère peser
32:06Quand je vois votre programme
32:07vous parlez notamment
32:08d'un sujet qu'on a traité
32:09récemment dans une émission
32:10qui sont les cantines
32:11et la préférence du label bio
32:13mais comment sortir un menu
32:16pour les plus abordables
32:17à 2,50€ ou 3€
32:19je crois dans les cantines
32:19avec que des produits bio
32:21comment on fait
32:21pour le financer ?
32:22Comment une municipalité
32:23aujourd'hui
32:23pour les écoles primaires
32:24complètement exsangue
32:25pour être capable
32:25de supporter
32:26et encore une fois
32:27j'ai des enfants
32:28des menus bio
32:29qui sont on le sait
32:30qui sont très chers
32:31Mais pourquoi on continue
32:33d'avoir cette dette
32:34qui ne s'arrête pas
32:35et pourquoi on ne fait pas
32:36des économies
32:36quand arrive le projet
32:37de loi de finances
32:37et qu'il y a enfin
32:38un vrai débat
32:39à l'Assemblée nationale
32:39des économies sur quoi ?
32:40Mais surtout
32:41mais surtout parce que
32:42c'est vrai que
32:43dans nos communes
32:44notamment de la ruralité
32:45c'est vrai qu'elles sont
32:46en train de tirer
32:47à chaque fois
32:48les budgets
32:48parce qu'elles n'en ont plus
32:49mais pourquoi ?
32:50Parce qu'au bout d'un moment
32:51il y a un millefeuille administratif
32:52aussi en France
32:53qui fait qu'on a du mal
32:55à flécher aussi
32:56les fonds où ils doivent aller
32:58donc moi j'aime bien
32:59quand on dit
32:59il n'y a pas d'argent
33:00d'accord
33:01mais où part notre argent
33:02surtout en étant
33:03l'un des pays
33:03les plus imposés ?
33:04Vous étiez pour
33:05ou contre le chèque alimentaire
33:06parce que ça a été
33:07un gros débat aujourd'hui
33:08c'est-à-dire que les classes
33:09aujourd'hui sociales
33:10les plus pauvres
33:11tous les gens
33:12qui aujourd'hui
33:12sont au seuil de pauvreté
33:14ou en dessous du SMIC
33:15par unité de consommation
33:16ont des soucis
33:17sans précarité alimentaire
33:19et il y avait
33:20un chèque alimentaire
33:21qui avait été suggéré
33:22au ministre des Finances
33:23successives
33:24qui a eu à Bercy
33:25quelle était la position
33:26finalement aujourd'hui
33:27de votre groupe
33:28sur ce sujet ?
33:30Gouverner à coup de chèque
33:31au bout d'un moment
33:32il y a un problème
33:33de gestion déjà à la base
33:35bien évidemment
33:36qu'on ne laisse pas
33:36les gens dans la précarité
33:37je vais vous dire
33:38mon département
33:38c'est le second
33:39le plus pauvre
33:39derrière la creuse
33:40en Nouvelle-Aquitaine
33:41donc la précarité
33:41je la vois souvent
33:42et c'est curieux
33:43parce que dans mon département
33:45c'est assez hétérogène
33:46d'une commune à l'autre
33:47je le vois
33:47parce que je sillonne
33:48quand même beaucoup
33:50et gouverner à coup de chèque
33:52le chèque énergie
33:52le chèque essence
33:53le chèque alimentaire
33:54arrive un moment
33:55j'ai envie de dire
33:56ayons une meilleure gestion
33:57des fonds publics
33:58ayons une vraie traçabilité aussi
34:00on pourrait flécher quand même
34:01vers les produits français
34:02bien évidemment oui
34:04mais c'est intéressant
34:05ce que vous dites
34:05madame la députée
34:06parce que je comprends
34:07et là vous êtes
34:08dans une position
34:08extrêmement favorable
34:09vous êtes dans l'opposition
34:11mais on se dit
34:12deux mains aux commandes
34:14guerre dans le détroit d'Hormuz
34:15des engrais qui sont bloqués
34:17donc à un moment donné
34:18vous pouvez faire ce que vous voulez
34:20là pour le coup
34:20la puissance publique
34:21est bien
34:21j'allais dire
34:22pour le coup la puissance
34:23face à ce qui se passe
34:25à l'autre bout
34:26de la planète
34:27et sur l'augmentation
34:28notamment des engrais
34:29des coûts d'énergie
34:29là pour le coup
34:30on a beau y faire
34:32on est bien impuissant
34:32mais pour le carburant
34:33on pouvait baisser les taxes
34:34quand même
34:35mais ça veut dire
34:35moins de rentrer d'argent
34:36pour l'Etat
34:37qui en manque déjà aussi
34:38mais qui en manque déjà
34:39parce qu'il y a une politique
34:41dispendieuse
34:41je veux dire
34:42c'est le chat qui se mord
34:43la queue
34:43moins faire rentrer d'argent
34:45c'est-à-dire que c'est encore
34:46à la personne seule
34:47est-ce qu'on n'a pas intérêt
34:47à faire évoluer les pratiques
34:48moins d'engrais à phosphorer
34:50moins d'engrais azotés
34:51transition écologique
34:53aller vers
34:54d'utilisation des bio
34:55début c'est pas possible
34:57des bio
34:57des bio engrais
34:59et justement
35:00est-ce que c'est pas l'occasion
35:01de changer nos pratiques
35:01alors parce qu'il y a une crise
35:02il faut qu'on change
35:04diamétralement en fait
35:05notre façon de faire
35:06mais bien évidemment
35:07à la longue
35:08c'est ce que c'est souhaitable
35:09mais il faut aussi laisser le temps
35:10aussi
35:10de pouvoir mettre les choses
35:11en place à ce niveau-là
35:12alors j'aimerais qu'on parle
35:14bien sûr d'un autre combat
35:14que vous menez
35:15Madame Laporte
35:16il est lié aux catastrophes naturelles
35:17vous êtes dans un département
35:19où la tempête Nils
35:20est passée
35:21d'ailleurs on a quelques images
35:22à vous montrer
35:24assez impressionnantes
35:25et on va bien sûr parler
35:26de l'indemnisation des agriculteurs
35:27en cas de catastrophe naturelle
35:29regardez ce qui s'est passé
35:30dans le Lot-et-Garonne
35:32qu'est-ce que vous vous dénoncez ?
35:33la lenteur déjà
35:34au niveau
35:35des fonds d'indemnisation
35:37ça c'est évident
35:38et aussi
35:39les fonds d'indemnisation
35:40qui sont pas en adéquation
35:41à tout ce qui se passe actuellement
35:43c'est-à-dire qu'il y a
35:44trois seuils en fait
35:44soit il y a des petites pertes
35:46et c'est l'agriculteur qui prend tout
35:47soit il y a une perte intermédiaire
35:49et là ça va être pris en charge
35:50soit ça va être
35:51une indemnisation
35:52de solidarité nationale
35:53mais là il faut que ce soit
35:54vraiment quelque chose
35:55de très extraordinaire
35:56comme il y a eu là
35:57vous dénoncez
35:58votre ancienne corporation
35:59vous dénoncez le manque des banques
36:00en disant ça
36:00déjà avec qui vous travaillez
36:02par le passé
36:03vous parlez de la lenteur
36:05de l'indemnisation
36:05madame la députée
36:06c'est pas très sympa
36:07vous vous en s'acquête
36:08non, non
36:09ça n'a rien à voir
36:11quand on m'interroge là-dessus
36:12je dis toujours
36:12qu'une banque
36:13n'est pas de toute manière
36:14c'est pas un fonds de subvention
36:16c'est pas toutes ces choses là
36:17non plus
36:18ben non
36:18il faut être honnête
36:19ben non
36:20expliquez-nous comment ça se passe
36:21je veux dire quand on a
36:22on subit une catastrophe naturelle
36:23comme ça
36:24pour nous qui ne sommes pas
36:24de la partie
36:26qu'est-ce qui se passe
36:26concrètement
36:27tout de suite après
36:28on décrit
36:28d'abord l'état
36:29de catastrophe naturelle
36:30catastrophe naturelle
36:31qui est prise en charge
36:32après
36:32ben il y a des indemnisations
36:34qui tombent
36:34mais de manière
36:35plus ou moins rapide
36:35donc dans mon département
36:36du Lot-et-Garonne
36:37moi j'ai interpellé
36:383-4 jours après
36:39la ministre
36:40par un courrier
36:41j'ai été voir
36:42la chambre d'agriculture
36:43on a fait un nouveau courrier
36:44avec les autres parlementaires
36:45j'attends encore la réponse
36:46il y a 15 jours
36:47j'ai demandé
36:47parce qu'on demande
36:51180 millions de dégâts
36:53et il va y avoir
36:54une indemnisation
36:54entre 15 et 20 millions
36:55au titre
36:56de l'indemnité
36:57de solidarité nationale
36:58donc c'est pas du tout suffisant
37:00donc on attend
37:01et j'ai interpellé
37:02de nouveau son cabinet
37:03il y a 15 jours
37:03qui m'a dit
37:04dans 3 jours
37:04vous aurez une réponse
37:05je l'attends
37:05et alors
37:06vous attendez toujours
37:06effectivement
37:07aujourd'hui
37:08beaucoup d'agriculteurs
37:09n'ont plus les moyens
37:10de payer
37:11leurs primes d'assurance
37:12moi je vois par exemple
37:14en Sud-Bretagne
37:15en Pays-Loire
37:15dans le Muscadet
37:16ben effectivement
37:17aujourd'hui
37:18au sein de glace
37:19ils sont tous en train
37:20de se poser la question
37:21de savoir
37:21qu'est-ce qui va se passer
37:22parce que 50%
37:23des 280 viticulteurs
37:26n'ont plus les moyens
37:27de payer ces primes-là
37:28quelques-uns seulement
37:29sur des
37:30on va dire
37:31des vignobles phares
37:32peuvent le faire
37:32est-ce qu'il n'est pas temps
37:33de créer un grand fonds
37:35d'indemnisation
37:35permettant au moins
37:36tout à chacun
37:37une certaine égalité
37:38devant la catastrophe
37:39bien sûr
37:40et ça par exemple
37:41ce sont des dispositions
37:42que nous attendrions
37:43dans une loi d'urgence
37:44puis en plus
37:44ça crée quelque part
37:46un malaise entre les agriculteurs
37:47parce que sont les filières
37:48c'est pas la même indemnisation
37:49donc ça non plus
37:51c'est pas logique
37:52et c'est pas normal
37:53donc bien évidemment
37:54qu'il faut qu'on avance
37:55sur quelque chose
37:56aussi de moins compliqué
37:57Est-ce que les agriculteurs
37:58ne paient pas là
37:58finalement aujourd'hui
37:59le fait de peser
38:013% du PIB
38:02paient 1,5%
38:03finalement
38:04de la population active
38:05et c'est sur le problème
38:06de l'énergie
38:07il y a un million et demi
38:08de barils de pétrole
38:09consommés par jour
38:10en France
38:11les agriculteurs
38:12en consomment 4%
38:13les particuliers
38:14dans leur déplacement
38:1540%
38:16on voit bien
38:17que le match
38:18n'est pas égalitaire
38:19ils ont du mal
38:19à se faire entendre
38:20les agriculteurs
38:21aujourd'hui
38:21Pourtant
38:21il y a eu
38:22pas mal de manifestations
38:23et autres
38:24mais ce sont des personnes
38:27qui sont extrêmement
38:28résilientes aussi
38:29et puis ils vivent
38:31pour leur ferme
38:31pour leur exploitation
38:32ils ont des
38:35enfin je veux dire
38:36ils le vivent ça
38:37en permanence
38:38ils vivent pour
38:39leur exploitation
38:40et c'est vrai
38:41que bien sûr
38:41qu'ils ont du mal
38:42à se faire entendre
38:43après il y a nous
38:43parlementaires derrière
38:44mais encore faut-il
38:45que les parlementaires
38:46aient le même discours
38:47avec eux
38:48et dans ce qu'ils votent
38:49au niveau
38:50de l'Assemblée nationale
38:51et des textes
38:52qui sont présentés
38:52c'est pas vous
38:53que je veux apprendre ça
38:54vous êtes agriculteur
38:54vous-même
38:54oui mais
38:56je partage
38:57d'accord
38:57mais moi je le vis au quotidien
38:59avec ceux de chez moi
39:00et oui
39:01à l'heure actuelle
39:01ils peuvent pas
39:02alors il y a des choses
39:03qui sont faites
39:04bien évidemment
39:04des décalages
39:05par rapport aux prêts
39:06des propositions
39:08de prêts garantis
39:09par l'Etat
39:10mais comme j'ai
39:11c'est toujours
39:12s'endetter
39:12c'est un pansement complémentaire
39:15et puis après
39:15dans 6 mois
39:16revient la même chose
39:17puisqu'on n'a rien fait
39:17d'autre manière
39:18pour changer
39:18la situation actuelle
39:19merci beaucoup
39:20madame Laporte
39:21on va s'arrêter là
39:21j'y vais
39:22parce que madame Laporte
39:22on va les laisser
39:23retourner à ses activités
39:25à l'Assemblée
39:25merci d'être venus
39:26sur notre plateau
39:27merci à vous
39:41et oui
39:41elle coche toutes les cases
39:42de l'alimentation
39:43d'aujourd'hui
39:44des protéines végétales
39:45une alimentation durable
39:46une agriculture plus écologique
39:48résultat
39:49en 20 ans
39:50les surfaces ont été
39:51multipliées par 5 en France
39:52et oui
39:53la légumineuse préférée
39:54des français
39:54c'est notre deuxième
39:55very important produit
39:57et pour plonger
40:03dans cet univers
40:03nous accueillons
40:04Romuald Carrouge
40:05producteur de lentilles
40:06dans la Marne
40:07bonjour Romuald
40:08merci d'être avec nous
40:09bien le bonjour
40:10bonjour Romuald
40:11bonjour
40:12vous êtes bien mignons
40:14tous avec Romuald
40:15dites donc
40:15qu'est-ce qu'il se passe
40:16j'ai l'air charmant
40:17oui les charmants
40:17je vais vous présenter
40:18quand même
40:19Romuald vous avez 38 ans
40:21vous avez grandi
40:22dans la Marne
40:23dans une famille
40:24d'agriculteurs
40:25et puis je crois
40:26que jeune adulte
40:28ou adulte
40:28l'amour est passé par là
40:29c'est un peu ça
40:30vous avez pris
40:30la route du sud
40:31c'est ça
40:31j'ai pris le nord
40:32le centre
40:33le sud
40:34on a fait un petit tour
40:35de France
40:35vous dites on
40:36c'est avec votre compagne
40:37c'est ça
40:37oui complètement
40:38donc je l'ai rencontré
40:39sur les bancs de l'école
40:39et puis je dis souvent
40:40dans la vie
40:41il y a deux choses
40:41qui me motivent
40:42il y a le boulot
40:43puis il y a l'amour
40:44elle m'a suivi
40:45je l'ai suivi
40:45puis après elle m'a suivi aussi
40:46et oui parce que
40:47vous êtes revenu
40:47bien sûr dans la Marne
40:48vous êtes actuellement
40:49basé à Cézanne
40:50c'est ça
40:51c'est ça
40:51la ferme est même
40:52à Broussile Petit
40:53pour être précis
40:53et ben voilà
40:53il faut être précis
40:55Broussile Petit
40:55c'est une ferme familiale
40:57exactement
40:57c'est celle de vos parents
40:58exactement
40:59papa et maman
40:59chacun leur ferme
41:01héritée aussi
41:01de leurs parents
41:04précédemment
41:05et dans cette ferme familiale
41:06la culture des lentilles
41:07existait déjà ou pas ?
41:09pas la lentille
41:10à proprement dit
41:11on faisait déjà
41:12de la légumineuse
41:12oui c'est ça
41:13surtout pour l'élevage
41:14exactement
41:14mais on a intensifié
41:16exactement la production
41:17de légumineuse
41:18et qu'est-ce qui vous a poussé
41:19à choisir cette légumineuse
41:21plus qu'une autre ?
41:23et ben déjà par rapport
41:24à notre système de production
41:24donc en agriculture
41:25de conservation des sols
41:27et aussi dans un projet
41:28aussi entrepreneurial
41:29quelque part
41:30parce que moi je revenais
41:31sur la ferme
41:31mais j'avais aussi besoin
41:32d'avoir une diversification
41:34et par mon expérience
41:36passé plutôt commerce
41:37commerce marketing
41:38en fait l'idée c'était
41:39de trouver une filière
41:40en grande culture
41:42à laquelle je pouvais
41:43rapidement en fait
41:43passer au commerce
41:44c'est trop mal de revenir
41:45sur ce que vous disiez
41:46c'est quoi la culture
41:46de conservation des sols
41:48pour le grand public
41:48qui ne sait pas forcément ?
41:49et ben on est sur une agriculture
41:50en fait où on travaille
41:51le moins possible les sols
41:52donc en ayant un juste
41:54compromis quelque part
41:55entre travail superficiel
41:56et aussi impact en fait
41:58des pesticides
41:59et des engrais minéraux
42:00sur notre écosystème
42:01et quoi ça va jusqu'au
42:02labour et les terres aussi
42:04c'est quelque chose
42:04que vous faites moins ?
42:05et ben justement
42:05on réduit largement
42:07en fait le travail
42:08pour remettre
42:08de la matière organique
42:09dans le sol
42:09exactement
42:09du vivant
42:10voilà c'est ça
42:11alors nous les lentilles
42:13on les découvre comme ça
42:14comme sur notre plateau
42:15de toutes les couleurs
42:16bien sûr
42:17dans leur petite boîte
42:19mais on se demande
42:20comment ça pousse
42:21enfin quand je vois
42:22je me demande
42:23combien il y a de lentilles
42:24dans un paquet de lentilles
42:25d'ailleurs
42:25enfin ça c'est pas
42:26voilà
42:26est-ce que vous le savez ?
42:29ça c'est quand vous allez
42:31chez votre psy Fred
42:32mais sinon ici
42:33sur le plateau de VIP
42:34il fallait pas engager
42:35une aura typique
42:36pour jurer cette émission
42:37mais cette lentille
42:39en fait on ne connait pas
42:40son parcours
42:40est-ce que vous pouvez
42:41nous parler des grandes étapes
42:43de cette production
42:44et puis on parlera
42:44des variétés bien sûr
42:46globalement on est sur
42:48un cycle relativement court
42:49entre 90 et 120 jours
42:51on les a implantés là
42:52courant fin mars
42:53début avril
42:53et si tout se passe bien
42:55on va les récolter
42:55sur juillet-août
42:56et après elle est donc ?
42:58donc après
42:59alors la spécificité
43:00de la légumineuse
43:01c'est une des rares productions
43:03en grande culture
43:03où on pourrait presque
43:04se permettre de la récolter
43:05le matin
43:06et de la consommer le soir
43:07ah oui ?
43:08voilà
43:08c'est une de ses spécificités
43:11en fait
43:12le savoir-faire
43:13il est dans le champ
43:14bien évidemment
43:14et après
43:15une grande part
43:16de l'autre savoir-faire
43:17c'est le triage
43:18tout simplement
43:18pour la rendre en fait
43:19propre à une consommation humaine
43:21alors j'imagine
43:22que pour le triage
43:22vous avez des machines
43:23on a des petites machines
43:24on fait pu ça à la main
43:24on a des enfants
43:26tout ça
43:26pour enlever les petits cailloux
43:27on continue à faire comme ça
43:29on n'a pas le droit de le dire
43:31les enfants
43:31oui c'est vrai
43:33c'est une culture
43:34un peu compliquée
43:35c'est fragile
43:35la lentille
43:36c'est sensible
43:37c'est très dépendant
43:39du climat
43:40quelque part
43:40donc on peut avoir
43:41en fait
43:42des belles biomasses
43:42c'est une culture
43:43qui peut faire
43:4450-60 cm
43:46quand elle est
43:46en pleine vigueur
43:47et vous prenez
43:48un orage
43:49quelque part
43:49et bien vous ramassez
43:50presque un tapis
43:51donc c'est une des difficultés
43:52qu'on peut avoir
43:53en fait dans ses productions
43:54où on peut
43:54on peut avoir
43:56une amplitude de rendement
43:57de presque de 0
43:58à 20-25 ans
43:59elle est vertueuse
44:00la lentille
44:01parce que souvent
44:02on dit
44:03le maïs a besoin
44:04d'engrais
44:04donc de gaz
44:05la lentille a besoin
44:06d'air
44:07elle demande peu
44:08en fait
44:08peu d'azote
44:09complètement
44:10pourquoi
44:11elle a la capacité
44:12d'absorber
44:13l'azote atmosphérique
44:14du sol
44:14pour sa propre fertilisation
44:17et le bénéfice
44:18c'est qu'en plus
44:19elle va le stocker
44:20dans ses nodosités
44:21donc des petites
44:22dans ses quoi ?
44:23nodosités
44:23donc des aspérités
44:24qui poussent
44:25sur ses racines
44:26pour le stocker
44:27dans le sol
44:28et qui est quelque part
44:29une forme d'épargne
44:30en fait de fertilisation
44:31pour la culture suivante
44:32donc globalement
44:33on fait une lentille
44:34l'année suivante
44:34on va faire un blé
44:35et en fait
44:35le blé va déjà bénéficier
44:37en fait d'une réserve
44:37de fertilisation
44:39au sein du sol
44:39pour son propre développement
44:41ce qui est dingue
44:42c'est que vous revenez de loin
44:43parce que quand même
44:43la lentille
44:44c'est vrai
44:44c'était pas sexy
44:46à l'époque
44:47et je me souviens
44:48de la cantoche
44:49on faisait le nez
44:49là aujourd'hui
44:50c'est l'aliment préféré
44:51des bobos
44:52c'est la légumineuse
44:53préférée des français
44:54et des français
44:55carrément
44:55mais pourquoi ?
44:56et pourquoi ?
44:57on va le savoir
44:59comment vous avez vécu
45:00ce succès là aujourd'hui ?
45:01moi j'ai pas 40 ans
45:02et j'avoue
45:02je suis encore un peu
45:03sur cette team là
45:05la lentille
45:06tu l'aimes bien
45:06oui mais bon
45:08si c'est trop bon
45:09la lentille
45:10j'ai le cas à la maison
45:10avec mon enfant
45:12Marceau
45:12qui a presque
45:137 ans
45:14et souvent
45:15on fait des animations
45:16aussi en restauration
45:18scolaire
45:18même entreprise
45:19et bien souvent
45:20on pose la question
45:21surtout sur ce jeune public
45:23on dit
45:23comment avez-vous trouvé
45:24les lentilles ?
45:24il dit
45:25vous êtes bonnes
45:26on aime tout ça
45:26et en fait
45:27moi j'ai pas ce sentiment
45:28de me dire à cet âge là
45:29j'aurais levé le doigt
45:30en disant
45:30la lentille c'est trop bon
45:31on en remet tous les jours
45:32et puis la question santé
45:34parce que
45:35on remarque
45:35l'allongement
45:36de l'espérance de vie
45:38amène finalement
45:39beaucoup de personnes
45:40à regarder la légumineuse
45:42et se dire
45:42elle me comble
45:43mes apports
45:44en protéines
45:45végétales
45:46et on s'aperçoit
45:47que le marché
45:48s'y croit
45:48c'est parce que
45:49aussi
45:49le nombre de boomers
45:51le nombre de X
45:52mon cher Antoine
45:53mais vous bientôt
45:54les millenials aussi
45:55vous allez consommer
45:56beaucoup de lentilles
45:57parce que
45:57ça correspond aussi
45:59à un régime sain
46:00pour des gens
46:00qui vieillissent
46:01en bonne santé
46:02et un apport
46:03sur le chalissement
46:03de la viande
46:04de la protéine animale
46:04oui
46:05aussi
46:05il y a une hausse
46:07de la demande
46:08mais il paraît
46:08que vous avez
46:08les hangards pleins
46:09il y a des stocks
46:10de production
46:11comment ça s'explique
46:12ce paradoxe
46:13c'est aussi
46:16les aléas du marché
46:16il y a aussi
46:17un recours
46:18aussi aux importations
46:19donc ça
46:19on l'a vu
46:20il y a quelques temps
46:20ça a quand même
46:21défrayé la chronique
46:23il faut structurer
46:24les filières aussi
46:24donc ça
46:25c'est quand même
46:25pas forcément
46:26toujours évident
46:27dans la mesure
46:27où comme je disais
46:28tout à l'heure
46:28on peut avoir
46:28des aléas de production
46:29aussi
46:30donc comment on pérennise
46:31quelque part
46:31nos circuits de distribution
46:33quand une année
46:34on va avoir
46:34une bonne récolte
46:35presque excédentaire
46:36puis l'année d'après
46:37on risque d'avoir
46:38une pénurie
46:39donc ça peut expliquer
46:41parfois
46:41l'avantage c'est
46:42que tu es sur un produit
46:43que tu peux quand même
46:44stocker
46:45à part que la trésorerie
46:47elle ne sort pas
46:48mais du coup
46:48elle sort pas
46:49mais du coup
46:50tu peux quand même
46:51tamponner
46:52et éventuellement
46:53suivre un peu le marché
46:54mais on part quand même
46:55de loin
46:55dans le sens où
46:56une lentille française
46:57c'est deux fois plus cher
46:58qu'une lentille importée
46:59et bien on va en parler
47:00on va en parler justement
47:01c'est juste pour
47:02il y a la croix
47:03oh là là
47:04mais moi je vais m'en aller
47:05de cette émission
47:06vous n'avez plus besoin de moi
47:07mais vous êtes autonome
47:08mes petits chats
47:09le mot autonome
47:09c'est toute sa difficulté
47:12c'est à dire que
47:13tu as beau essayer
47:14de faire un truc sain
47:15t'es quand même
47:16contraint avec quelqu'un
47:17qui arrive
47:17tout de suite
47:18t'es deux fois moins cher que toi
47:19alors on va parler
47:20de cette contradiction
47:21des prix qui diffèrent
47:22il y a la lentille française
47:24bien sûr
47:24et puis
47:25le Canada
47:26qui pousse derrière
47:27pour imposer
47:28ses lentilles
47:29d'ailleurs
47:30la moitié des lentilles
47:30qu'on consomme
47:31vient du Canada
47:32Olivier on explique ça
47:33comment ?
47:35et bien tout simplement
47:35on a choisi
47:37de signer
47:38des traités
47:39de libre-échange
47:39avec des blocs
47:40économiques
47:41et donc
47:42on a signé
47:43en 2016
47:44un traité
47:44qu'on appelle
47:45le CETA
47:46avec le Canada
47:47et évidemment
47:48le prix est décisif
47:49comme le disait JB
47:50pourquoi ?
47:51parce que la lentille canadienne
47:52c'est entre
47:521,80 et 2,50
47:54quand la lentille française
47:55est entre
47:563,50 et 6 euros
47:57l'écart est très important
47:59sur un produit
48:00de consommation courante
48:01évidemment
48:02les distributeurs
48:04eux
48:04se sont jetés
48:05sur la lentille canadienne
48:07dans la logique
48:08du prix bas
48:08des marques
48:09de distributeurs
48:09donc
48:10quand vous achetez
48:11les marques
48:11de distributeurs
48:12vérifiez bien
48:13que c'est la lentille française
48:14à l'intérieur
48:15regardez l'origine
48:16c'est marqué
48:17de l'autre côté du paquet
48:18et c'est très important
48:20de soutenir
48:20nos producteurs
48:21on est bien d'accord
48:22ça vous inquiète
48:23cette concurrence canadienne
48:25sur la lentille
48:26Romuald ?
48:27moi dans mon marché
48:28elle y était déjà
48:28par rapport à mon projet
48:29d'installation
48:30donc quelque part
48:31je l'ai toujours connu
48:32là où il faut aller se défendre
48:33c'est sur en fait
48:34c'est notre différenciation
48:35c'est de se dire
48:35en fait quel est l'impact
48:36de nos démarches
48:39entrepreneuriales
48:39pour nos territoires
48:40on est sur l'une des filières
48:41en fait qui se met en place
48:42de manière la plus régionale possible
48:44en fait on a plein d'initiatives
48:45quelque part
48:46en fait de légumineuses
48:47qui commencent à émerger
48:48sur le territoire
48:49en fait l'idée
48:50c'est de réussir
48:51et de structurer en fait
48:52ces filières-là
48:53pour vraiment avancer
48:54et Olivier Teux
48:55qui connaît bien
48:56toutes les distributeurs
48:57tous tes copains
48:58est-ce qu'on est naïf
49:00à rêver
49:00qu'un jour
49:01peut-être
49:02ils pourraient mettre en avant
49:04un peu mieux
49:04justement nos produits français
49:06en se disant
49:07qu'ils ont une responsabilité
49:08pas que la responsabilité
49:09d'encourager au prix bas
49:10mais d'encourager aussi
49:12à un prix responsable
49:13avec des acteurs responsables
49:15sur le territoire
49:16est-ce qu'un jour
49:17on peut imaginer
49:18qu'ils mettent des linéaires
49:19un peu tricolores
49:20un peu mieux
49:20parce que je vais dire
49:21quelque chose
49:22qui va défendre les distributeurs
49:23c'est que je trouve
49:24que la grande distribution
49:25aujourd'hui
49:26elle a profondément évenuée
49:28sur sa logique d'origine
49:29et puis à côté de ça
49:30on a une restauration
49:31hors foyer
49:32la restauration commerciale
49:33dans les restaurants
49:34qui elle a vraiment du mal
49:36à jouer le jeu
49:36de l'origine
49:37et à soutenir
49:38finalement
49:39notre socle agricole
49:40pour soutenir
49:40notre souveraineté alimentaire
49:41donc en fait
49:42aujourd'hui
49:43la grande distribution
49:43elle est plutôt
49:45bonne élève
49:46sur l'origine
49:47par contre
49:48sur les marges
49:49et sur la répartition
49:49de la valeur ajoutée
49:50j'en dirais pas autant
49:51mais par contre
49:52il faut rendre à César
49:53ce qui est à César
49:54une des solutions
49:55pour s'en sortir
49:56ce serait la diversification
49:58vous le pratiquez déjà
49:59d'ailleurs
50:00messieurs
50:01Louise vous
50:02vous allez nous parler
50:02d'un producteur de lentilles
50:03qui a choisi justement
50:04de se diversifier
50:06entre autres
50:06et c'est bien sûr
50:07notre very important
50:08de personne
50:14et oui Fred
50:14quand on pense aux lentilles
50:16on pense à un produit
50:17simple
50:17presque modeste
50:18et pourtant
50:19derrière cette petite
50:20graine verse
50:20il se cache parfois
50:21plus qu'une culture
50:22une vision
50:23une stratégie
50:24et même une nouvelle génération
50:25qui se dessine
50:26alors cette nouvelle génération
50:28Louis Lardière
50:29en est un très bon exemple
50:30Louis il est agriculteur
50:31en Vendée
50:32il est tout récemment
50:33installé
50:34sur l'exploitation familiale
50:36et il est diplômé
50:36d'une école d'ingénieurs agronomes
50:38il est tout jeune
50:38il est magnifique
50:39et qu'est-ce qu'il fait
50:40Louis dans sa ferme ?
50:41alors sur son exploitation
50:42à la base
50:43ils élèvent des vaches
50:44Blonde d'Aquitaine
50:45et Bazadez
50:46mais très vite
50:47ils ont compris
50:47qu'ils ne pouvaient pas
50:48en rester là
50:49ils ont inscrit
50:50leur exploitation
50:50dans une stratégie
50:51beaucoup plus large
50:52celle de la diversification
50:53alors diversifier
50:54pour répartir ses risques
50:55bien sûr
50:56pour créer de la valeur
50:57et surtout garder la main
50:58sur les revenus
51:00du coup ils ont lancé
51:00la vente directe
51:02mais Louis ne compte pas
51:02s'arrêter là
51:03parce qu'alors des idées
51:04je peux vous dire
51:04Louis il en a
51:05il a revisité
51:07les maugettes vendéennes
51:08en gâteaux à apéro
51:09les croques maugettes
51:10il s'est lancé
51:11dans la cacahuète
51:12parce qu'il en est sûr
51:13avec le réchauffement climatique
51:14c'est une culture
51:15qui a de l'avenir
51:15dans notre pays
51:16comme chez toi
51:16une bonne idée ça
51:17il réfléchit aussi
51:19à lancer des chips de lentilles
51:20et puis il pense même
51:22à élever des insectes
51:23pour l'alimentation animale
51:24ça part un petit peu
51:25dans tous les sens tout ça
51:27alors on pourrait croire
51:28peut-être qu'il faut l'artiller
51:28les insectes
51:30on pourrait croire
51:31que c'est une accumulation
51:32de projets
51:33un peu dispersés
51:34mais en réalité
51:35chez Louis
51:35tout est mûrement
51:36réfléchi
51:37posé
51:38et mesuré
51:38en fait tous ces projets
51:39ils s'inscrivent
51:40dans une seule et même logique
51:41entreprendre
51:42pour ne pas subir
51:43et je peux vous dire Fred
51:44avec des Louis
51:45et toute cette nouvelle génération
51:46à la tête des exploitations
51:47on peut avoir de l'espoir
51:48pour l'avenir
51:49de notre agriculture française
51:50et faire revenir
51:51des euros
51:52dans les cours de ferme
51:53parce que sur les produits
51:54transformés de Louis
51:55là on est sur
51:57des prix
51:57à 20-25 euros
51:58le kilo
51:59contre 3,56 euros
52:01pour la lentille brute
52:02et donc c'est important
52:03que dans l'aval
52:05les agriculteurs
52:05se saisissent
52:06de la transformation
52:07et là où tu as raison
52:08c'est que ces agriculteurs
52:08qui sont dans une logique
52:09de diversification
52:10arrivent à vivre
52:12de leur métier
52:12malgré toute la complexité
52:14que ça génère
52:14et tous les métiers
52:15qu'il faut maîtriser
52:16et j'allais dire attention
52:17attention à l'idéalisation
52:18de tout ça
52:18dans le sens où
52:19il faut travailler
52:20encore plus
52:21exactement
52:22et que quand tu ramènes
52:24ton cours à l'horaire
52:25tu as intérêt à être motivé
52:28dans ton travail
52:28parce qu'en fait
52:29il faut rajouter
52:31en plus d'être producteur
52:33marqueteux
52:34commerçant
52:36conditionneur
52:37et si tu vends
52:38ton circuit de distribution
52:39tu vas rallonger tes semaines
52:40aujourd'hui finalement
52:42un agriculteur
52:43le rôle de chef d'entreprise
52:45dans ses choix
52:45devient prépondérant
52:47complètement
52:48mais là
52:48des initiatives comme oui
52:49en fait
52:50je m'y retrouve beaucoup
52:51je pense qu'on est sur des modèles
52:53où aujourd'hui
52:53on a cette vision là
52:55l'enjeu aussi derrière
52:56c'est qu'en fait
52:56il incarne quelque part
52:57et il donne aussi
52:58à d'autres
52:59de dire
53:00tiens moi aussi
53:00peut-être que je peux devenir agriculteur
53:01parce que ça
53:02c'est un vrai challenge
53:03Jean-Baptiste
53:04allez la dernière question
53:05d'un agriculteur
53:06c'est sympa
53:07il y a des lentilles
53:07de toutes les couleurs
53:08mais est-ce qu'on peut
53:09demander à Rommel
53:10c'est quoi les différentes
53:11lentilles qu'on a devant nous
53:12et les différents goûts
53:15modes de consommation
53:16qu'on peut avoir
53:17avec plaisir
53:17et ce sera la conclusion
53:18de ce beau plateau
53:19sur la lentille
53:20alors dites-nous
53:22déjà le marché de la lentille
53:23en fait c'est la lentille verte
53:24à plus de 95%
53:26je pense en termes de consommation
53:28voilà
53:28donc ensuite
53:30celle qui monte
53:30c'est la fameuse lentille corail
53:31donc c'est celle à l'amande orange
53:33donc ça c'est une autre variété
53:34que la lentille verte
53:35c'est une autre variété
53:36d'accord
53:36rien à voir
53:37c'est une autre variété
53:38qui est décortiquée
53:40en fait on enlève son enveloppe
53:41et par rapport à ce qu'on parlait
53:43d'importation tout à l'heure
53:44elle a souvent une origine
53:46canadienne
53:47et elle passe par
53:48aussi souvent par la Turquie
53:49pour être mise à nu
53:50et elle revient
53:51elle voyage cette petite lentille
53:52plus que moins
53:53il y a des différences de goût
53:55sur toutes ces lentilles
53:56ou de texture peut-être
53:58oui complètement
53:59celle qui se démarque quelque part
54:00c'est la lentille noire
54:01celle qu'on peut appeler
54:02la fameuse lentille beluga
54:03qui fait référence à son petit calibre
54:06que JB aime bien
54:07on la cuisine comment
54:08la lentille noire ?
54:09c'est le caviar végétal
54:11tu dis ?
54:11on dit que
54:12la lentille noire
54:13il a un surnom
54:14de caviar végétal
54:15vous la cuisinez comment ?
54:17enfin quel conseil
54:17pourriez-vous donner
54:18sur la lentille noire ?
54:19on plébiscite souvent
54:20de la faire en salade
54:21ok
54:22ça permet aussi de se dire
54:23on pousse le champ
54:24des possibles
54:25en termes de consommation
54:26donc on sort de ce fameux
54:27lentilles saucisses
54:28de l'hiver
54:29pour une salade
54:30en pleine été
54:30on peut aussi faire
54:32un dal indien
54:33qui est ce plat traditionnel
54:35indien ?
54:35là on prend plutôt
54:36une lentille corail
54:37c'est corail
54:37parce que c'est un peu plus
54:39l'aspect d'une purée
54:40plutôt
54:40complètement
54:41le fait qu'on ait enlever
54:42son enveloppe
54:42elle est beaucoup plus
54:43facile à travailler
54:44et il y a des blondes là ?
54:45c'est une blonde que je vois
54:45là près de moi ?
54:47et des blondes
54:47qui est aussi une lentille
54:49très largement aussi
54:49consommée en France
54:50j'ai eu des quelques volumes
54:52mais oui
54:52c'est loin d'être anecdotique
54:54vous recherchez aujourd'hui
54:56à ce qu'on en consomme
54:57toute l'année ?
54:58oui et puis pas que la lentille
54:59parce qu'on parle
54:59de légumineuse
55:00mais il y a aussi le pois chiche
55:01on parlait tout à l'heure
55:02d'adaptation au changement climatique
55:04le pois chiche
55:04en fait il monte
55:05il monte
55:05il monte
55:06et là il y a un vrai
55:07il y a quelque chose
55:08à jouer sur cette culture
55:09ça nous fera un autre sujet
55:10et bien ça fera un autre sujet
55:11Louise
55:12exactement
55:12en tout cas on peut faire
55:13une petite sauce bolo
55:16avec des lentilles
55:17avec des pâtes
55:18ça passe nickel
55:19c'est un repas hyper équilibré
55:21lentilles et pâtes
55:23et tomates
55:24c'est parfait
55:25merci beaucoup
55:25mon cher JB
55:26pour cette recette
55:27merci Romuald
55:29d'être passé par le plateau
55:30de VIP
55:30pour nous raconter
55:31votre univers
55:32et cette belle culture
55:33de la lentille
55:34qui est en train de monter
55:35monter monter
55:35et on lui souhaite
55:36beaucoup de succès
55:37bien évidemment
55:37alors VIP c'est fini
55:39pour aujourd'hui
55:39bah oui déjà
55:40avant de se quitter
55:41un petit tour de table
55:42qu'est-ce qui vous a marqué
55:43aujourd'hui Louise
55:43moi c'était avec Patrick Larrère
55:45l'importance du collectif
55:46et le label tous gagnants
55:47merci JB
55:50je ne saurais pas dire
55:51parce que tous les sujets
55:52étaient hyper intéressants
55:54et j'ai trouvé aussi
55:55que notre passage
55:56avec l'invité politique
55:57était assez clair
55:59oui absolument
56:00c'était l'idée
56:01il faut que nous soyons
56:01pédagogues
56:02Olivier
56:04finalement je réfléchissais
56:06à ce que nous disait
56:08Romuald
56:08on voit bien que l'évolution
56:09des modes de consommation
56:11des besoins et attentes
56:12des consommateurs
56:12viennent au soutien
56:14d'une filière française
56:16qui aujourd'hui
56:18va revenir vers elle
56:20de la valeur ajoutée
56:21c'est plutôt rassurant
56:22merci
56:22et enfin Antoine
56:23moi c'est les progrès
56:25effectués par le monde agricole
56:26et notamment
56:27par la production de VIP
56:28pour mettre en scène
56:29les produits
56:30pour moi c'est essentiel
56:32on l'a vu tout à l'heure
56:32sur la carotte
56:33on le voit sur les lentilles
56:33pardon mais graphiquement
56:35c'est juste magnifique
56:36et ça donne juste envie
56:37de les cuisiner
56:39et bien ce sera le mot de la fin
56:40merci beaucoup
56:41mon cher Antoine
56:42merci à toute la bande de VIP
56:44à tous ceux bien sûr
56:45qui ont collaboré à ce numéro
56:46à nos invités
56:47et on peut le dire
56:48notre agriculture
56:49n'a pas fini
56:50de nous surprendre
56:51et on vous le prouve
56:51dans 15 jours
56:52à la même heure
56:53pour un nouveau numéro
56:54et d'ici là
56:54vous pouvez nous revoir
56:55nous retrouver
56:56sur les réseaux de LCP
56:57et en replay bien sûr
56:58à très bientôt
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