- il y a 2 jours
"VIP Very Important Paysans", une émission consacrée au monde agricole, du champ à l'assiette ! Ce nouveau numéro s'intéresse à la carotte, un légume que les Français adorent, ainsi qu'aux lentilles, une légumineuse bonne pour la planète.
Frédérique Courtadon et ses chroniqueurs reçoivent en plateau :
- Patrick Larrère, producteur de carottes dans les Landes ;
- Hélène Laporte, députée Rassemblement National du Lot-et-Garonne ;
- Romuald Carrouge, producteur de lentilles dans la Marne.
La carotte, un légume très aimable
La carotte, un légume que les Français adorent, disponible toute l'année et qui paraît-il rend aimable...
La légumineuse préférée des Français
Nous parlerons lentilles, une légumineuse de plus en plus consommée, et bonne pour la planète !
Le grand talk-show bimensuel qui met l'agriculture au centre du débat.
« Very Important Paysans », consacrée à l'agriculture et à ses acteurs, s'adresse à tous : aux urbains qui veulent mieux comprendre ce qu'ils mangent, comme aux agriculteurs qui cherchent des moyens pour répondre à ces attentes.
Entre actualité, saisonnalité et décryptage, l'émission veut réduire le fossé qui sépare encore producteurs et consommateurs, en offrant un espace de dialogue et de réconciliation.
Sur le plateau : un invité politique, une personnalité du monde culinaire ou culturel, et une bande de jeunes chroniqueurs engagés et complémentaires.
Chaque numéro s'articule autour de rubriques fortes - « Aux champs en ce moment » ou « C'était comment avant ? » - pour mettre en perspective le présent et l'avenir de l'agriculture.
« Very Important Paysans », une émission engagée, vivante et citoyenne, au rythme des saisons, pour retisser le lien entre ceux qui nourrissent et ceux qui se nourrissent.
Frédérique Courtadon et ses chroniqueurs reçoivent en plateau :
- Patrick Larrère, producteur de carottes dans les Landes ;
- Hélène Laporte, députée Rassemblement National du Lot-et-Garonne ;
- Romuald Carrouge, producteur de lentilles dans la Marne.
La carotte, un légume très aimable
La carotte, un légume que les Français adorent, disponible toute l'année et qui paraît-il rend aimable...
La légumineuse préférée des Français
Nous parlerons lentilles, une légumineuse de plus en plus consommée, et bonne pour la planète !
Le grand talk-show bimensuel qui met l'agriculture au centre du débat.
« Very Important Paysans », consacrée à l'agriculture et à ses acteurs, s'adresse à tous : aux urbains qui veulent mieux comprendre ce qu'ils mangent, comme aux agriculteurs qui cherchent des moyens pour répondre à ces attentes.
Entre actualité, saisonnalité et décryptage, l'émission veut réduire le fossé qui sépare encore producteurs et consommateurs, en offrant un espace de dialogue et de réconciliation.
Sur le plateau : un invité politique, une personnalité du monde culinaire ou culturel, et une bande de jeunes chroniqueurs engagés et complémentaires.
Chaque numéro s'articule autour de rubriques fortes - « Aux champs en ce moment » ou « C'était comment avant ? » - pour mettre en perspective le présent et l'avenir de l'agriculture.
« Very Important Paysans », une émission engagée, vivante et citoyenne, au rythme des saisons, pour retisser le lien entre ceux qui nourrissent et ceux qui se nourrissent.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00...
00:08Chaque matin, ils sont debout aux aurores.
00:10Ils prennent soin de leurs champs, de leurs bêtes, de leurs fermes
00:13pour nourrir chacun d'entre nous.
00:15Ce sont nos 600 000 héros du quotidien, des VIP, des Very Important Paysans.
00:21Amis des campagnes, amis des villes, bonjour !
00:24Ravi de vous retrouver sur LCP pour un nouveau numéro de VIP,
00:27Very Important Paysans, la première émission d'information consacrée au monde agricole.
00:31Et comme ce sont les agriculteurs qui en parlent le mieux,
00:34ils vont nous rejoindre dans quelques instants
00:36pour nous faire découvrir leur univers, leurs produits
00:38et leur vision de l'agriculture française.
00:41Pour ambiancer cette émission, j'ai le plaisir d'avoir avec moi mes VIP,
00:45mes Very Important Partenaires.
00:46Et on commence par Louise. Bonjour Louise !
00:48Bonjour Fred !
00:49Comment ça va ?
00:50Ça va très bien, merci !
00:51Alors aujourd'hui Louise, vous allez nous raconter l'histoire d'un agriculteur
00:55qui incarne la jeune génération et qui a plein d'idées d'ailleurs
00:58pour faire évoluer son métier, c'est ça ?
00:59Oui, exactement, Louise Lardière, et je vais vous montrer
01:01qu'on peut garder espoir dans l'avenir de l'agriculture française
01:04avec de nouvelles générations à la tête des exploitations.
01:07Et vive les nouvelles générations !
01:09Alors, c'est pas une...
01:10Si, si, si !
01:11On peut dire nouvelle génération ?
01:13Bonjour Baptiste Verdi, mais oui, on peut encore dire nouvelle génération, bien sûr !
01:16Attention à ce que tu vas dire !
01:18Agriculteur, céréalier, alors il y a quelques semaines, vous étiez dans le maïs,
01:21et là, vous êtes dans les pâtes !
01:22Oui, alors en tout cas, demain, après l'enregistrement,
01:25c'est production de pâtes des Casarecce.
01:27Des quoi ?
01:28Casarecce, c'est une forme de pâte, un petit peu allongée,
01:31comme des macaronis, mais ouverte, c'est très facile pour accrocher les sauces,
01:35et voilà, c'est très bien.
01:36Et bien, il faut produire !
01:37Il n'est pas un jouet italien, notre ami Jean-Basin ?
01:39On se demande, c'est ça, vervi, vervi !
01:42C'est de la pâte italienne de façon française,
01:44et je peux te dire qu'ils peuvent se lever les Italiens pour venir me concurrencer !
01:46C'est pâte de la marge !
01:48Il y a toutes les qualités, Jean-Baptiste !
01:49C'est vrai qu'elles sont bonnes, ces pâtes, elles sont très, très bonnes !
01:52Alors, en face de vous, il y a Olivier Mével.
01:54Bonjour, Olivier !
01:55Bonjour, Fred !
01:56Vous êtes notre monsieur consommation,
01:57parce que vous avez une sacrée expérience sur le sujet,
02:00et effectivement, vous expliquez un petit peu le parcours de ces produits,
02:03qui viennent, bien sûr, de nos amis agriculteurs,
02:05et qui se retrouvent bien souvent sur les états, les rayons des supermarchés !
02:09Et oui !
02:09Et là, il se passe plein de trucs avant tout ça,
02:11et vous êtes là pour nous en parler !
02:13Alors, je vais tenter de vous en parler,
02:15et puis le programme de l'émission me met déjà l'eau à la bouche,
02:18parce qu'effectivement, autour de la lentille et de la carotte,
02:22on va pouvoir parler de beaucoup de produits de consommation.
02:25Et puis, on termine toujours avec monsieur Antoine Robin.
02:28Comment il va, monsieur Robin ?
02:29Surtout à vous, j'ai en train de vous demander,
02:31la pression monte, Fred ?
02:32Vous commencez à avoir un peu la pression ?
02:33Non, pourquoi ?
02:34J'ai appris que vous étiez au théâtre, au pocket de Jean-Furman.
02:38Il fait ma pub !
02:39Entre 12 et 13, 14, une pièce de Bradbury s'appelle Fahrenheit.
02:43Fred, c'est tout faire !
02:44Présenter des émissions sur le monde agricole,
02:46et en même temps être au théâtre.
02:48Donc, on va venir vous voir !
02:49Oui, c'est ça, venez nous voir,
02:51et puis la prochaine fois, on montrera une pièce tous ensemble, d'ailleurs.
02:54Très bien, Antoine, tu ne lui as pas parlé de son...
02:56Ah oui, alors il y a un sujet toujours sur mes vêtements, évidemment,
02:59donc on a sorti les petites panthères, le rose.
03:01Oui, ça vous va ravir.
03:02Et c'est la fête, merci beaucoup.
03:03Plus sérieusement avec vous, mon cher Antoine, bien sûr.
03:05On décrypte l'actualité agricole,
03:08et puis on ouvre les débats, évidemment,
03:11pour parler de tout et ne s'interdire de rien.
03:14Alors, tout de suite, on découvre notre petit sommaire.
03:17On va vous parler d'un légume que les Français adorent.
03:19Il est disponible toute l'année.
03:21Il paraît qu'il rend aimable.
03:23Vous saurez tous sur la carotte.
03:25Puis nous recevrons Hélène Laporte,
03:26députée Rassemblement National du Lot-et-Garonne.
03:28Et enfin, nous parlerons lentilles,
03:30une légumineuse de plus en plus consommée
03:32et très bonne pour la planète.
03:34Mais d'abord, on veut savoir
03:35ce qui s'est passé dans nos campagnes ces dernières semaines.
03:38Antoine Robin a donc fait le tour des actualités agricoles.
03:41C'est notre very important presse.
03:47Alors Antoine, bonnes, mauvaises nouvelles pour nos campagnes ?
03:51J'ai toujours l'habitude de commencer par des nouvelles
03:54qui font un peu grimacer.
03:55Vous connaissez le Mercoussour ?
03:56Ah bah oui, on en a parlé dans V&P.
03:57On entend beaucoup parler.
03:58Bien, il y a deux autres accords
03:59qui sont passés un petit peu en lousdé,
04:02comme on dit,
04:02que le grand public n'a pas eu connaissance.
04:05Et pourtant, que le monde agricole regarde
04:06avec beaucoup d'inquiétude.
04:07C'est un accord commercial
04:08qui a été signé donc déjà
04:10avec la Nouvelle-Zélande
04:11et qui est entré en vigueur en 2025.
04:12Et puis, il y a un qui vient d'entrer en vigueur
04:14cette fois avec l'Australie.
04:16Donc avec la Nouvelle-Zélande,
04:17l'Union européenne accepte
04:18des quotas supplémentaires de viande au vine,
04:21agneau-mouton.
04:21On sait qu'il y en a déjà beaucoup
04:22qui viennent sur nos territoires,
04:23de l'ordre de plusieurs dizaines de milliers de tonnes,
04:26sans droits de douane,
04:27ainsi qu'un nouveau contingent
04:28pour la viande bovine
04:29à droits fortement réduits.
04:32Évidemment, le tout s'ajoute
04:33à des contingents,
04:34j'allais dire,
04:35de boutons et d'oignons énormes,
04:37avec des conditions d'élevage
04:38qui ne sont pas du tout
04:39ceux de la France.
04:40Sachant, mon cher Antoine,
04:41déjà que quand on regarde
04:42le taux d'autosuffisance alimentaire
04:44de la France
04:44et notre taux de dépendance
04:46aux importations
04:47dans la filière au vine,
04:49c'est la filière qui est la plus touchée.
04:50Aujourd'hui,
04:51on est au-delà de 50% de dépendance,
04:53on n'a plus d'autosuffisance,
04:55donc en fait,
04:55ce que tu nous annonces là,
04:57c'est tout simplement
04:58la mise à bas
04:58d'une filière complète.
04:59Alors que nous dit Bruxelles en échange,
05:01ils mettent en avant les contreparties,
05:02des nouveaux débouchés
05:03pour les vins,
05:03les fromages,
05:04les produits transformés européens,
05:06une meilleure protection
05:07des appellations,
05:08mais ce que tu dis,
05:09toi,
05:09c'est que ça ne pèse pas bien lourd,
05:10au final,
05:10quand on fait des tableaux XL,
05:12c'est encore une mauvaise nouvelle
05:13pour le monde de l'élevage
05:14qui, on le sait en ce moment,
05:15vit des moments un petit peu compliqués
05:16avec une baisse du prix au kilo,
05:18alors que jusqu'à maintenant,
05:19il s'était maintenu
05:20à des prix plutôt acceptables.
05:21Et quand on parle d'Australie,
05:23en termes de close miroir,
05:25là, on voit effectivement
05:27les conditions d'élevage
05:28sont particulièrement différentes
05:30de chez nous.
05:31J'y vais,
05:31les feedlots,
05:32c'est la façon dont,
05:32aujourd'hui,
05:33cette viande australienne
05:35touche les marchés en Chine.
05:37Elle nous grille des marchés,
05:39elle s'exporte mieux que nous,
05:40mais il faut voir les conditions
05:41de production
05:42et il faut voir le prix
05:43à la fin aussi.
05:44Donc, en fait,
05:44c'est une viande pas chère
05:45qui va venir nous tarir
05:46des débouchés ici
05:47et on aurait dû,
05:49à mon sens,
05:50effectivement,
05:50sortir une nouvelle fois
05:51l'agriculture
05:52de l'accord commercial
05:54parce que ces accords commerciaux
05:55ont été négociés
05:56il y a beaucoup d'années déjà
05:57et en fin de compte,
05:59aujourd'hui,
06:00il semblerait
06:00qu'il faille faire différemment,
06:02c'est-à-dire vraiment
06:03sortir l'agriculture
06:04et négocier les lignes agricoles
06:06une à une.
06:07On peut passer au sujet suivant.
06:09Vous allez nous parler
06:09d'un fruit ?
06:11L'innovation,
06:12l'innovation.
06:13Encore une fois,
06:13ce que j'aime chez VIP,
06:14c'est qu'on met en avant,
06:15encore une fois,
06:16des agriculteurs
06:17qui se réinventent
06:18et là,
06:18notamment sur la pastèque.
06:19Alors la pastèque,
06:20là,
06:20on va être en plein dedans
06:21et on se dit...
06:22Un bonheur.
06:23Oui,
06:23mais c'est un peu la lauterie
06:24quand même la pastèque.
06:25Parfois,
06:25elle est bonne,
06:26parfois,
06:26elle est un peu farineuse,
06:27ainsi de suite.
06:27Celle-là,
06:28elle s'appelle la magma,
06:29c'est une mini-pastèque
06:31sans pépins,
06:32on appelle,
06:32on dit,
06:33donc là,
06:33ils disent seedless.
06:34Elle est cultivée
06:36dans le sud de la France,
06:37du côté de Montpellier.
06:39Elle va arriver sur les étals,
06:40elle coule un petit peu plus cher
06:41que la pastèque traditionnelle.
06:42C'est pas mal.
06:43Mais si vous la croisez,
06:44vous pouvez y aller
06:45les yeux fermés.
06:46Elle est délicieuse
06:47et particulièrement sucrée,
06:48le fabuleux de Brick,
06:50Bricks,
06:51et ça s'appelle donc la magma.
06:53Regarde,
06:53nos millenials
06:54en ont l'eau à la bouche
06:55tous les deux
06:56et ils ont déjà envie
06:57de la goûter.
06:58Exactement.
06:59Eh bien,
06:59merci beaucoup,
07:00mon cher Antoine.
07:01Petite question,
07:02là,
07:02autour de la table.
07:03Qui a besoin
07:04d'être plus aimable ici,
07:06Antoine ?
07:07Toujours voir tout de suite,
07:08mais pas du tout.
07:09C'est super sympa.
07:10Ça, c'est vrai.
07:12Je vais regarder un peu
07:13pour le débat de la babilité,
07:14vous inquiétez pas.
07:15Il n'y a pas de bougon
07:16dans cette émission.
07:17Alors,
07:17bah oui,
07:17il paraît que la carotte,
07:18ça rend aimable.
07:19On va en parler
07:19avec notre cultivateur
07:20de carottes,
07:21bien sûr,
07:21et c'est le deuxième légume
07:22le plus consommé en France
07:24derrière la tomate.
07:25Enfin bon,
07:25ok,
07:26si on considère
07:26que la tomate est un légume,
07:28on a déjà eu ce débat,
07:29on ne va pas recommencer.
07:30On a déjà tranché.
07:30Merci.
07:31Donc,
07:31on peut dire que la carotte
07:33est le légume
07:33le plus consommé,
07:3412% de tous ceux
07:36qu'on achète.
07:37Alors,
07:37la carotte,
07:37c'est un petit légume
07:38tout simple en apparence,
07:39mais c'est une vraie
07:40mécanique agricole
07:41et on en parle tout de suite.
07:42c'est notre premier
07:43very important produit.
07:50Et pour parler de ce produit,
07:52nous recevons Patrick Larère,
07:53producteur de carottes
07:54dans les Landes.
07:55Bonjour Patrick,
07:56soyez le bienvenu.
07:57Bonjour.
07:58Il pousse le bureau,
08:00il demande tout.
08:01C'est la force des Landes.
08:03C'est un magri,
08:03ça,
08:03tu vois.
08:04Ça se place.
08:05C'est une entrée en mêlée.
08:07J'adore.
08:08Bon,
08:08les Landes,
08:09c'est aussi la patrie
08:10de notre amie Louise.
08:11Vous vous connaissez tous les deux.
08:12Vous avez déjà fait des fériences.
08:14Légèrement,
08:14quelques-unes,
08:15on ne va pas mentir.
08:16Un petit peu,
08:17on s'est croisés.
08:17On n'est pas nombreux
08:18dans les Landes.
08:18C'est vaste,
08:19mais c'est pas normal.
08:20Écoutez,
08:21Louise,
08:21elle ne nous parle que
08:22des gens des Landes.
08:23Vous avez un beau spécimen
08:24ici,
08:25vous verrez.
08:25On est ravis
08:26de vous accueillir,
08:27vous et vos carottes,
08:28bien évidemment.
08:29D'abord,
08:30j'aimerais que vous nous éclairiez
08:31c'est quoi cette histoire
08:32de carottes qui rend aimable
08:33et ma maman,
08:33elle disait
08:34qu'il fait les cuisses roses.
08:35Ça vient d'où,
08:36cette histoire ?
08:37Je ne sais pas.
08:38Je ne sais pas
08:39si c'est la carotte
08:41réaimable.
08:42C'est un produit
08:45qui...
08:46T'es bien embêté
08:46avec les questions-là.
08:48Parce qu'il y a une histoire
08:49derrière tout ça,
08:50je crois.
08:50Dans notre région,
08:51dans les Landes,
08:51on est des gens
08:52très aimables
08:52et la carotte est arrivée
08:54il y a une trentaine d'années.
08:55Vous êtes en train
08:55de nous inventer
08:56une histoire totalement.
08:57Elle s'est très bien
08:58implantée chez nous.
08:59Mais bien sûr,
09:00n'est-ce pas ?
09:00Ce qui est vrai,
09:01c'est que la carotte
09:01se plaît dans les Landes
09:02et dans les sols sables.
09:03Ah ça, oui.
09:04Elle est arrivée
09:04dans les années 90
09:05et on fait partie
09:08des familles
09:09qui se sont lancées
09:10dans la production
09:10de carottes.
09:11Elle ne s'est bien plus
09:12dans nos sols.
09:13On est sur un sol
09:14à 100% sableux.
09:16Elle ne s'est plus.
09:17Elle le pousse
09:18toute droite.
09:19Elle se gorge de sucre
09:20avec le soleil landais
09:22et les embrouillants marins.
09:24En fait, Fred,
09:24ce qu'il faut savoir,
09:25c'est que c'est le père
09:25de Patrick
09:26qui a décidé
09:26de s'expatrier
09:27dans le nord des Landes.
09:28Tout le monde les prenait
09:29pour des Indiens à l'époque
09:30puisqu'il n'y avait rien
09:30à part du sable
09:31et des peins,
09:32grosso modo
09:32et en fait,
09:33on le verra après
09:34mais c'est une vraie réussite
09:36parce que Patrick
09:37a monté une belle entreprise
09:39dans la carotte
09:39mais à l'origine,
09:42c'était un choix
09:42pour le moment original.
09:44Il n'y avait pas de carotte
09:45dans les années 90
09:46dans les Landes ?
09:47Non, alors l'histoire,
09:48c'est mon papa,
09:49il était second de famille.
09:51Son frère avait repris
09:52l'exploitation.
09:53Il s'est marié
09:53avec sa voisine
09:54qui était aussi second de famille
09:55donc pas d'exploitation
09:56à reprendre.
09:57Donc il avait monté
09:57une entreprise
09:58de travaux agricoles.
09:58Donc il allait moissonner
09:59chez les agriculteurs
10:00et il est originaire
10:01de la Chalos,
10:02le sud des Landes
10:02et il a vu
10:05dans les années 70
10:05des fermes se créer
10:07dans la zone
10:07des Landes de Gascogne
10:08en fait,
10:09une zone où il y avait
10:10la zone que vous connaissez tous
10:11avec les peins,
10:12les fameux peins des Landes
10:13et cette zone
10:14était considérée
10:15comme une zone inculte
10:16à l'époque
10:16par les agronomes
10:17dans les années 50
10:18et c'est des agriculteurs
10:19du nord de la France
10:20qui sont arrivés
10:20et qui ont commencé
10:21à mettre en place
10:22des cultures
10:23qui ont réamendé
10:25ces sols
10:25pour les rendre
10:26en fait productifs
10:27et voilà
10:28et puis avec ma famille
10:29on s'est installés
10:29à la Quellele
10:30mon premier frère
10:31mon deuxième frère
10:32et puis moi après
10:32à la fin des années 90
10:34et voilà
10:35rejoint par nos épouses
10:36et puis nos neveux
10:37C'est ça,
10:38une grande famille
10:39combien de salariés
10:39vous avez actuellement ?
10:40Alors on a 200 salariés
10:42De la famille ?
10:44Non, de la famille
10:45on est une dizaine
10:46Patrick c'est un gars
10:47qui...
10:48Ah ouais, il va bien
10:49Patrick
10:50Attention, attention
10:52une métaphore avec le lapin
10:53Oui, c'est le bouquet
10:53on arrête
10:54Oui, voilà
10:54On va en rester là
10:55On est une dizaine
10:56de la famille
10:58sur deux générations
10:59ma génération
11:00avec mes frères
11:00et puis mes neveux
11:02nos épouses aussi
11:03et puis les épouses
11:03de mes neveux
11:04Mais de 100 salariés
11:05Ouais, voilà
11:06et puis on est entourés
11:06par une super équipe
11:08une super équipe
11:09de collaborateurs
11:10autour de nous
11:11Alors on a chacun
11:12notre exploitation
11:12on a créé notre exploitation
11:14et on a décidé
11:15plutôt que de partir
11:16chacun dans son coin
11:17de tout mettre en commun
11:17donc on a une entreprise
11:19de travaux en interne
11:20qui achète tous les tracteurs
11:22on a une station
11:23de conditionnement ensemble
11:24on a une équipe
11:25de commerciaux ensemble
11:26on a une équipe
11:26de comptables ensemble
11:27on a mis tous les moyens
11:29en commun
11:29et chaque membre de la famille
11:30en plus de son exploitation
11:32gère une partie
11:33de l'entreprise
11:34C'est une super idée
11:35bon, il faut avoir
11:35une grande famille
11:36évidemment pour se développer
11:37mais c'est une très très bonne idée
11:38puis j'imagine que c'est important
11:40que ça reste dans la famille
11:41aussi cette culture-là
11:42pour vous
11:42Ouais, alors ça reste dans la famille
11:44mais encore une fois
11:45on a de super équipes
11:46avec nous
11:47on a la chance
11:47de produire notamment
11:49des carottes
11:49on part d'une petite graine
11:51et on la commercialise
11:52nous-mêmes
11:52auprès des clients
11:53donc on fait
11:54tout le chemin ensemble
11:55donc c'est une formidable aventure
11:58ouais, entrepénariale
11:59mais aussi avec nos équipes
12:01parce que les uns
12:02sans les autres
12:03on n'y arriverait pas
12:03en fait
12:04c'est vraiment le travail
12:04on se passe
12:05c'est un peu comme
12:06une partie de rugby
12:06on se passe
12:07la carotte
12:08la carotte passe de main en main
12:09pour arriver jusqu'au bout
12:10jusqu'au client
12:10Et vos clients alors
12:12si on peut en parler
12:13qui sont vos clients Patrick ?
12:14Alors on travaille
12:15un petit peu avec tout le monde
12:16Pour les amis d'Olivier
12:17elle est la grande distribution
12:18d'abord
12:19Alors déjà
12:20notre carotte
12:22mon exploitation
12:23j'ai deux exploitations
12:25la première est conventionnelle
12:26la deuxième elle est bio
12:27avec mon épouse
12:27Vous avez près de la moitié
12:29de votre exploitation
12:29de carottes en bio
12:30c'est ça ?
12:31Vous avez mis les car à peu près ?
12:32C'est-à-dire qu'il y a
12:3312 exploitations au total
12:34il y en a à peu près
12:35la moitié qui sont conventionnelles
12:36l'autre moitié qui sont bio
12:37depuis les années 2000
12:38toutes les exploitations créées
12:40ont été bio
12:41et dessus
12:41on a développé
12:42donc de l'agriculture conventionnelle
12:43ou de l'agriculture bio
12:44et donc on avait un peu
12:45les deux méthodes
12:46qui se challengeaient
12:47et donc c'est ce qui fait aussi
12:49que quand on peut utiliser
12:50des méthodes bio
12:51dans le conventionnel
12:52on va
12:54on se sert
12:55de ces techniques
12:56plus naturelles
12:57donc voilà
12:58c'est les deux qui se challenge
13:00et donc voilà
13:00la carotte
13:02quand on la produit
13:03on la commercialise
13:04généralement
13:04un petit peu
13:0670% à peu près
13:07sur la grande distribution
13:08après on va travailler
13:09un petit peu
13:09avec des grossistes
13:10qui vont aller orienter
13:11vers la restauration
13:15que ce soit RHD
13:16ou que ce soit commercial
13:18Ok
13:18mais avant ça
13:20excusez-moi
13:20je vous interromps
13:21mais avant de savoir
13:21comment vous la commercialisez
13:23cette carotte
13:23nous on a envie de savoir
13:24comment vous la produisez
13:25vous la cultivez
13:26parce que nous
13:26on a des carottes
13:27toute l'année
13:28sur nos états
13:30donc comment vous faites
13:30c'est quoi le tour de magie
13:31plusieurs variétés
13:32la carotte
13:33on ne fait pas toute l'année
13:34pas tout à fait
13:35c'est à peu près
13:3610 mois et demi
13:3711 mois
13:37en fonction des années
13:39c'est parce qu'elle reste
13:40un mois dans le bas
13:41du frigo
13:42c'est pas faux
13:47on la récolte
13:47du mois de mai
13:48jusqu'au premier jour d'avril
13:50en fait
13:51à peu près du 15 mai
13:52à peu près jusqu'au 10 avril
13:54il y a trois saisons
13:55dans la carotte
13:55la carotte primeur
13:57qu'on va récoltée
13:58du mois de mai
13:59au mois de juillet
14:00donc là vous êtes
14:00en plein dedans
14:01on est en plein dedans
14:02on a démarré
14:03il y a quelques jours
14:04donc voilà
14:06juillet jusqu'à
14:06à peu près jusqu'au mois d'août
14:07ensuite on va avoir
14:08la carotte de saison
14:09qui va être du mois
14:10de août-septembre
14:11jusqu'au mois de novembre
14:12et enfin la carotte
14:14d'hiver
14:15de conservation
14:16qui a la particularité
14:17chez nous
14:17en fait nous
14:18par rapport au pays
14:19du nord de l'Europe
14:20qui plutôt vont la mettre
14:21en frigo
14:22pour la conserver
14:22nous on est
14:24pour nous c'est très important
14:26qu'elle conserve
14:26sa fraîcheur
14:27garder le contact à la terre
14:28on va la labourer
14:29on va la mettre sous terre
14:30avec
14:30en fait on la met
14:32à l'horizontale
14:33avec 10 cm dessus
14:34avec une charrue
14:34en fait
14:35on la laboure
14:35on la couche
14:37comme ça
14:38hop là
14:38et comme ça
14:39il y a 10 cm de terre au-dessus
14:40pour la protéger du froid
14:41et ça permet
14:42de la récolter fraîche
14:43direct
14:43le sort de la terre
14:44et donc voilà
14:45donc on a une formidable équipe
14:47qui récolte
14:48pratiquement 11 mois de l'année
14:49et on expédie tous les jours
14:51des carottes
14:51un petit peu dans toute la France
14:52et entre le bio
14:53et le conventionnel
14:54qu'est-ce qui change
14:54dans les méthodes de production ?
14:56les méthodes
14:56qu'est-ce qui te coûte aussi ?
14:57alors la carotte bio
14:59le coût c'est fois deux
15:00à peu près
15:01c'est à peu près fois deux
15:02la grosse contrainte
15:03c'est qu'il faut
15:04il faut
15:06donc il faut
15:06c'est que des méthodes
15:07de solution naturelle
15:08donc pas d'herbicides
15:10donc du coup
15:11il y a beaucoup
15:11de désherbage à la main
15:12et depuis deux ans
15:13on désherbe
15:14avec des machines
15:15au laser en fait
15:16on va en parler
15:17avec Jean-Baptiste
15:18justement
15:19vous êtes penché
15:20sur ces techniques
15:21de désherbage nouvelles
15:23et vous nous en parlez
15:24bien sûr
15:24dans votre verrie
15:25importante pratique
15:30alors c'est sympa Patrick
15:32de ne pas avoir
15:33totalement fusillé
15:34ma chronique
15:34on a eu peur
15:36c'est pas possible
15:38c'est pas possible
15:39c'est pas possible
15:40effectivement
15:41quand tu penses
15:42production maraîchère
15:43de plein champ
15:43alors c'est des carottes
15:44des oignons
15:45des poireaux
15:45des navets
15:46quand t'es producteur
15:47il y a un petit passage
15:48qui arrive
15:49c'est le désherbage
15:50oui parce qu'il y a
15:51des mauvais herbes
15:51qui s'invitent gentiment
15:53dans les parcelles
15:54et du coup
15:55c'est pas toujours évident
15:56alors quand t'es en bio
15:56évidemment tu peux pas
15:57utiliser de solution chimique
15:59et puis même
15:59quand t'es en chimie
16:00il y a de moins en moins
16:02de molécules
16:02et des fois
16:02il faut essayer
16:03de trouver d'autres solutions
16:04alors comme tu l'as dit
16:06ce qui se passe
16:07c'est qu'on retourne
16:08un peu à la main
16:09travailler
16:09travailler à la main
16:10c'est des heures
16:11ça fait entre 20 et 60 heures
16:13à l'hectare
16:14toi je sais pas
16:16jusqu'à 300 heures
16:17à l'hectare
16:17donc je peux vous dire
16:19que c'est quand même
16:19pas très rigolo
16:20un pour les gars qui y bossent
16:21deux c'est les coûts main d'oeuvre
16:22on a cessé de le dire
16:23dans les émissions
16:24le poids du coût
16:26de la main d'oeuvre
16:26dans nos produits agricoles
16:27est important
16:28donc ça c'est quand même
16:30hyper embêtant
16:30puis il faut quand même
16:31trouver des gens
16:31qui font ce boulot
16:32alors il y a un peu
16:33d'adaptation
16:34on avait trouvé
16:35des petites images
16:36je sais pas si t'en as chez toi
16:38on s'allonge
16:38et puis on désherbe
16:39à la main comme ça
16:40mais bon c'est quand même
16:41pas ouf ouf
16:41et donc après
16:42il y a pas mal de technologie
16:43aussi qui s'est mis en place
16:45alors il y a des solutions
16:46un peu plus classiques
16:47et customisées
16:48c'est à dire que des fois
16:49on vient avec des bineuses
16:49qu'on met derrière des tracteurs
16:51il y a des petits capteurs
16:52des caméras
16:52qui essayent de pas défoncer
16:54les rangs de carottes
16:55parce que sinon
16:56ça poserait un problème
16:57et puis on voit encore
16:58d'un cran supplémentaire
16:59dans tout ce qui peut être
17:00robotisation
17:01alors c'est des robots
17:02ou des faux robots
17:03en tant que tel
17:04parce que des fois
17:05ils sont accrochés
17:08et là on va avoir un truc de fou
17:09c'est à dire qu'on va avoir
17:11un peu des caméras
17:12dans tous les sens
17:13un peu d'intelligence artificielle
17:15on va repérer
17:15ce qu'est une carotte
17:16d'une non carotte
17:18on va soit balancer
17:19une petite pichenette
17:20de produits phytosanitaires
17:22quand on est en conventionnel
17:24on va passer
17:25un petit bout de machine
17:26en ferraille
17:27pour faire un petit binage
17:29et du coup
17:29on est hyper précis
17:30voire sortir un peu
17:32les petits fusils laser
17:33c'est Star Wars
17:34dans les parcelles de carottes
17:37mais ça
17:37c'est des technologies
17:38qui avancent
17:39on voit des photos
17:40oui c'est quoi ça
17:40cette grosse machine
17:41là typiquement ça
17:42c'est une grosse machine
17:43qui vaut un peu d'argent
17:44en fait
17:45c'est un peu comme
17:46une boîte noire
17:47qui passe au dessus des carottes
17:48et il y a vachement
17:49d'électronique
17:50qui va repérer
17:51entre la mauvaise herbe
17:52la plante
17:53la petite
17:54la grande
17:55soit elle va désherber
17:56soit elle va même mettre
17:57la petite dose d'azote
17:58enfin d'engrais
17:59pile poil en fait
17:59sur la plante
18:00donc c'est de la culture
18:01de ultra haute précision
18:03donc ça évidemment
18:04du coup on n'a pas besoin
18:05de personnel
18:06mais bon il faut quand même
18:06payer les machines
18:07ça coûte cher
18:08ça va de 80
18:09100 000
18:10voire 1 million d'euros
18:11je crois
18:11ah oui
18:12c'est très gros poste
18:16c'est le dilemme
18:17entre
18:18qu'est-ce que t'as
18:18comme autre solution
18:19tu fais bosser des gens
18:20de la main d'oeuvre
18:21qui ne veut pas trouver
18:22absolument
18:23c'est pas forcément
18:24c'est un peu pénible
18:24ou tu trouves en fait
18:25de la technologie
18:26qui des fois est à ses débuts
18:28donc t'es pas encore
18:29à un prix des matériels
18:30trop faible
18:31mais une fois qu'il y aura
18:31du volume
18:32on peut penser
18:32qu'on aura un prix du matériel
18:33qui permettra d'avoir
18:34un coût à l'hectare acceptable
18:35c'est ton vrai dilemme
18:37en tant que producteur
18:38de toute façon
18:38d'arriver à avoir
18:39des méthodes de production française
18:40qui soient acceptables
18:42d'un point de vue environnemental
18:43mais acceptables aussi
18:44techniquement
18:45voilà
18:45parce qu'en fait
18:47économiquement
18:47c'est nécessaire
18:48sur les fermes
18:49il y a des gros investissements
18:49pour vous Patrick
18:50ça la robotisation
18:51vous l'avez vous ce robot
18:53vous l'avez le robot laser
18:54moi j'ai deux de mes neveux
18:55qui sont sur cette partie là
18:57ils sont passionnés
18:58ils sont allés voir ces machines
18:59dès que
18:59dès les prémices
19:00alors nous on peut se les payer
19:02parce qu'on est nombreux
19:03en fait il y a plusieurs exploitations
19:04moi j'aurais créé
19:05une commune exploitation
19:06je ne pourrais pas me la payer
19:06nous on arrive à avoir
19:08des volumes suffisants
19:08ce qui est vraiment intéressant
19:10c'est qu'en fait
19:11la société
19:12elle vous demande
19:12de produire mieux
19:13moins de pesticides
19:14etc etc
19:14là ce qui est encourageant
19:16c'est qu'on a une vraie solution
19:16qui arrive là
19:17technologique
19:18qui va venir
19:19vraiment résoudre
19:20cette problématique
19:21voilà comment
19:22se passe du pesticide
19:23pour désherber
19:24le désherbeur laser
19:25il tape
19:25il cogne 3000 coups
19:27à la minute quoi
19:27à la minute
19:28il peut désherber
19:29sur 6 mètres de large
19:303000 mauvaises herbes
19:32ça ces solutions
19:33elles n'existaient pas
19:33aujourd'hui
19:34elles existent
19:35donc c'est voilà
19:36alors ça peut paraître
19:37entre guillemets
19:38industriel
19:38mais ça va se démocratiser
19:40il y en aura des plus petites
19:41ça coûtera moins cher
19:42c'est des choses
19:43qui vont se démocratiser
19:44et se généraliser
19:46Olivier
19:46vous parliez tout à l'heure
19:47de la commercialisation
19:49effectivement
19:50des carottes
19:50de Patrick
19:51vous vous avez choisi
19:52de commercialiser
19:53en direct
19:54vos productions
19:55vous avez même créé
19:56votre propre marque
19:58racontez-nous ça
19:58et pourquoi vous avez fait
19:59ce chemin là
20:00j'avais un franget
20:02qui était passionné
20:02de machines
20:03l'autre d'agronomie
20:04donc il fallait que chacun
20:05prenne un rôle
20:05dans l'entreprise
20:06et moi dans les années 2000
20:07je me suis cassé la jambe
20:09je me suis retrouvé au bureau
20:10je me suis mis au commerce
20:12commercialisé
20:13donc je m'occupe
20:13de la partie station
20:14de conditionnement
20:15et commercial
20:16donc le lien avec le client
20:17m'a toujours plu
20:18parce que derrière
20:19le fait de vendre ses produits
20:20il y a quelque chose
20:20d'intéressant
20:21de ce que produit
20:23la famille
20:23et ce qu'on produit
20:24nos collaborateurs
20:25d'aller le porter
20:26le plus loin possible
20:26donc ça c'est
20:28sacrément intéressant
20:29donc c'est vrai
20:30on commercialise
20:30auprès de la grande distribution
20:32mais aussi des réseaux spécialisés
20:33des grossistes
20:34des industriels aussi
20:35parce que la carotte
20:36on parle souvent
20:36de la carotte moche tordue
20:38les écarts de tri
20:39c'est 20%
20:41les carottes moches
20:42il y en a qui vont essayer
20:43de les vendre
20:43mais ça se vend pas
20:44on fait du jus
20:45du jus de carotte
20:45et tout
20:46il y a des gens
20:47qui vont faire du jus
20:48on a à peu près
20:49des petits ateliers
20:51qui vont mettre ça
20:51dans des plats cuisinés
20:53des gens qui vont faire
20:54des carottes râpées
20:54des gens qui vont faire
20:55du jus
20:55du carotte surgelée
20:56mais c'est réutilisé
20:57quoi qu'il arrive
20:58on ne jette pas
20:59ces carottes
21:00et celles qui sont
21:01les celles qui sont pas
21:02on va dire
21:03consommables par l'homme
21:05ça part en élevage
21:06on a un éleveur
21:06à côté de chez nous
21:07qui donne ça
21:08à ses vaches
21:09ça fait une super viande
21:10super qualité
21:11comment on va la filière
21:12selon vous
21:13alors
21:14ce qu'il faut savoir
21:15la carotte
21:15si on analyse
21:16l'Europe
21:18on est très peu
21:19à faire la carotte
21:19en France finalement
21:20parce que c'est
21:20le légume le moins cher
21:21le fruit légume
21:22il n'y a pas de contrat
21:23l'année
21:24il n'y a pas de
21:25contractualisation
21:26il n'y a pas de contractualisation
21:27il n'y a ni de volume
21:28ni de prix
21:28en fonction de l'offre
21:29et de la demande
21:30à l'inverse
21:30aujourd'hui
21:31souvent les éleveurs
21:32ils vont avoir des contrats
21:33ils ont un débouché garanti
21:34dans les fruits légumes
21:35vous n'avez pas ça
21:36donc là
21:36ce qu'on veut essayer
21:37de pousser
21:37c'est quelque chose
21:38qui s'appelle
21:39tous gagnants
21:39l'idée
21:40ce serait de bâtir ça
21:41avec les distributeurs
21:42avec tous les clients
21:43pour bien comprendre
21:45la marque pour chasser
21:46en meute
21:46à plusieurs producteurs
21:48tous gagnants
21:49tous gagnants
21:49c'est quoi
21:50c'est sûr de
21:50c'est qui le patron ?
21:52alors c'est qui le patron
21:53comme d'autres marques
21:54a eu le mérite
21:55de mettre le doigt
21:57sur quelque chose
21:57d'important
21:58c'est que
22:00le consommateur
22:01est interpellé
22:02par la juste rémunération
22:03du producteur
22:04alors on nous demande
22:05de mieux produire
22:06la transition
22:08le changement climatique
22:09de s'adapter
22:10bon mais en fait
22:11ça
22:12c'est possible
22:12que si l'agriculteur
22:13il vit
22:14s'y vit
22:15nous je vois en carotte
22:16il y a des années
22:17ça va
22:17des années les prix
22:18c'est compliqué
22:19donc on a très peu
22:20alors on en a
22:21on a quelques clients
22:22qui s'engagent
22:22sur des volumes
22:24mais très peu
22:25en fait
22:25l'idée c'est
22:26maintenant
22:27nous c'est d'aller chercher
22:28des engagements
22:29de volume
22:29et des engagements
22:30de prix
22:31où on a la garantie
22:32d'être rémunéré
22:33de notre travail
22:33et qu'on va pas
22:35avoir des volumes
22:37assez linéaires
22:37d'une année à l'autre
22:38en fait
22:38c'est à cette condition
22:39qu'on verra apparaître
22:40ce logo
22:40ce label
22:41tous gagnants
22:42ce label
22:42qui sera
22:43séparé
22:43à l'ensemble
22:44de la chaîne de valeur
22:44voilà
22:45et qui explique
22:45au consommateur
22:47parce qu'un logo
22:48ça reste un logo
22:49l'idée c'est aussi
22:49que le produit
22:49il faut le traduire
22:50c'est tous gagnants
22:51c'est que tout le monde
22:52soit gagnant
22:53le consommateur
22:54le distributeur
22:55parce qu'il sera réassuré
22:56sur le fait que
22:57le producteur au départ
22:58est-ce qu'il perd
22:59de temps en temps
23:00le distributeur
23:02non
23:02il est gagnant
23:03parce qu'à long terme
23:03il y a quand même un sujet
23:06il y a quand même un sujet
23:06enfin dans la distribution
23:07il y a quand même
23:09des gens engagés
23:10aussi en distribution
23:11qui sont
23:12voilà
23:12on a des gens
23:13qui s'engagent
23:13on a aussi envie
23:14de mettre en avant
23:15les choses qui sont bien faites
23:17il n'y a pas que
23:17des grands méchants
23:18les deux sujets principaux
23:19c'est le producteur
23:20et le consommateur
23:22voilà
23:22c'est les deux maillons indispensables
23:23c'est les deux maillons indispensables
23:25une dernière réflexion
23:27c'est qu'il patron
23:28a une
23:29c'est une super idée
23:30qui vient du consommateur
23:31là l'idée
23:32vient plutôt du producteur
23:33c'est le producteur
23:34qui va valider
23:34que le prix
23:36le prix est bon
23:36c'est moi qui vais valider
23:38que le prix
23:38il est bon
23:39pour ma carotte
23:39et le consentement
23:40à payer du consommateur
23:42qui validera
23:42au final
23:43la proposition de valeur
23:44complètement
23:44vous pensez que
23:45la grande distribution
23:46va jouer le jeu
23:47ah bien sûr
23:48il y a déjà
23:49bien sûr
23:50il y a déjà
23:50on a déjà
23:53des enseignes
23:54qui vont prochainement
23:55mettre des légumes
23:56tous gagnants
23:57et des fruits
23:57tous gagnants
23:58dans les rayons
23:58merci beaucoup
24:00et on va finir
24:00là dessus
24:01sur cette note
24:02très très positive
24:03merci beaucoup
24:04Patrick d'être venu nous voir
24:05sur le plateau de VIP
24:06merci pour ces jolies carottes
24:08vous repartez
24:09dans votre beau sud-ouest
24:11dans les Landes
24:12on pourra venir faire un jour
24:13une petite feria avec vous
24:14toute l'équipe
24:15avec grand plaisir
24:15avec grand plaisir
24:16je vais vous dire
24:18qu'il n'était pas trop mauvais
24:19ça se passe le 15 août
24:20à le 15 août
24:21c'est parfait
24:22je suis là
24:22j'arrive
24:22on vous suivra
24:24merci beaucoup Patrick
24:25et à très très bientôt
24:26bon retour
24:28l'agriculture
24:29c'est forcément politique
24:30et pour en parler
24:31nous accueillons
24:32des personnalités
24:32engagées dans ce domaine
24:34alors quelles solutions
24:35nos élus proposent-ils
24:36pour aider l'agriculture française
24:38et ses acteurs
24:39on en débat dans notre interview
24:40Very Important Politique
24:47et nous recevons Hélène Laporte
24:49députée rassemblement national
24:51du Lot-et-Garonne
24:51bonjour Madame Laporte
24:52bonjour
24:53merci d'être avec nous
24:54merci à vous
24:55alors vous n'êtes pas issue
24:56du monde agricole
24:57puisque vous venez
24:58de l'univers de la banque
24:59avant votre carrière politique
25:01mais en revanche
25:02vous êtes dans une région
25:04où l'agriculture
25:05est particulièrement importante
25:07alors pour mieux vous connaître
25:09on a une petite tradition
25:09dans cette émission
25:10c'est le portrait agricole chinois
25:12je vais vous demander
25:13si vous étiez un animal
25:14de la ferme
25:15lequel seriez-vous ?
25:18une poule
25:19pourquoi ?
25:20parce que je trouve ça mignon
25:21et en plus
25:22il y a diverses
25:23il y a diverses sortes de poules
25:24je les trouve toujours mignonnes
25:26très bien
25:27si vous deviez choisir
25:28un produit
25:28un aliment fétiche
25:29de nos campagnes
25:30la fraise
25:31vous en mangez beaucoup ?
25:32pour sa couleur
25:33pour le goût
25:34pour l'odeur
25:35pour le coup
25:35parce que chez moi
25:36dans l'Oté-Garonne
25:37il y a deux fraises sur trois
25:38qui sont issues du Lot-et-Garonne
25:39il y a une grosse production nationale
25:40donc la fraise
25:41sans hésiter
25:41mais on a beaucoup
25:42beaucoup de choses
25:43beaucoup de richesses
25:43en l'Oté-Garonne
25:44et on va en parler
25:45la saison
25:45on a fait des missions dessus
25:46donc tant bien
25:47absolument
25:47et on s'est régalé
25:48merci
25:48et pour finir
25:49sur une note gourmande
25:50c'est quoi le plat
25:52qui vous rappelle le plus
25:53la campagne
25:54qui a ce goût
25:54du terroir ?
25:56le foie gras
25:56ah ouais
25:57très bon choix
25:58ouais
25:59ok donc
25:59poule fraise
26:00foie gras
26:01parfait
26:02merci beaucoup
26:02d'avoir géré le jeu
26:03plus sérieusement
26:04on va maintenant parler
26:05de la hausse
26:06des prix de l'énergie
26:07depuis la guerre
26:08bien sûr au Moyen-Orient
26:09qui impacte énormément
26:10nos agriculteurs
26:11quel est votre
26:13non pas votre ressenti
26:14mais vous
26:15qui avez des administrés
26:16dans une région
26:17où il y a beaucoup
26:18d'agriculture
26:18qu'est-ce que vous leur disent
26:20et qu'est-ce qu'ils vous disent
26:21sur le sujet ?
26:21c'est une difficulté supplémentaire
26:23surtout
26:23c'est-à-dire qu'ils n'ont pas
26:24besoin de ça
26:24il y a eu déjà le coup
26:25des matières premières
26:26qui se sont envolées
26:27il y a le coût maintenant
26:28au niveau du carburant
26:29il y a toutes les difficultés
26:31qu'ils ont
26:31avec les surtranspositions
26:33de normes
26:33la concurrence déloyale
26:34c'est-à-dire que c'est ça
26:35plus ça plus ça
26:36on s'en sort pas
26:37qu'est-ce que vous attendez
26:37comme mesures
26:38de la part du gouvernement ?
26:39il y a des mesures
26:40qui sont spécifiques
26:40et puis qui sont bien ciblées
26:42c'est-à-dire que là
26:42pour l'instant
26:42on a beaucoup d'annonces
26:43Madame Genevard
26:44mais ce sont des choses
26:44qui sont finalement
26:46très classiques
26:47mais est-ce que l'État
26:47a encore de l'argent
26:48pour aider les agriculteurs ?
26:52oui mais d'accord
26:57sur un train de vie de l'État
26:58sur des choses en général
26:59il n'y a rien qu'en ressort
27:00par contre on continue
27:01les dépenses
27:01pour arriver à des sommes
27:03astronomiques de dette
27:03donc nos agriculteurs
27:05ça devrait être la priorité
27:06vous parlez de notre ministre
27:07de l'agriculture
27:08Annie Genevard
27:08et bien justement
27:09vous l'avez interpellé
27:10récemment
27:11lors d'une séance
27:11de questions au gouvernement
27:13on regarde quelques images
27:16Aujourd'hui partout en France
27:17et dans mon département
27:19du Lot-et-Garonne
27:19le constat de nos agriculteurs
27:21est clair
27:21ce qui avance vite
27:22c'est le déclin
27:23de nos filières
27:24impuissance face
27:25à la crise internationale
27:26plus de 50%
27:27sur le prix du GNR
27:28depuis début mars
27:29face à cela
27:30vous annoncez
27:30un plan dérisoire
27:31de 70 millions d'euros
27:32avec des reports
27:33de cotisations
27:34un étalement des impôts
27:35des prêts à court terme
27:36rien qui ne règle
27:37le fond du problème
27:38quand actionnerez-vous
27:40enfin tous les leviers fiscaux
27:41je pense à la TVA
27:42aux tarifs d'assises
27:44Vous parliez des tarifs d'assises
27:46ça veut dire quoi
27:46clairement ?
27:47Ça veut dire qu'il faut
27:48enfin mettre une TVA
27:49qui soit en adéquation
27:50avec les problèmes
27:51des agriculteurs
27:52sur le GNR
27:52il faut qu'on avance
27:54sur ce rythme-là
27:54on n'avance pas
27:56lorsqu'il y a eu
27:57cette interpellation
27:58il y avait déjà
27:59bien évidemment
28:00ce problème
28:01avec la crise au Moyen-Orient
28:02mais pas que
28:03nous on sortait
28:04des catastrophes naturelles
28:05au niveau du Lot-et-Garonne
28:06et plus largement
28:07dans le sud-ouest
28:08avec la tempête Nils
28:09là encore
28:10je l'interpella le sujet
28:11je lui ai fait un courrier
28:12avec les autres parlementaires
28:13on a besoin de fonds
28:14il n'y a rien qui arrive
28:15Les trois principales filières
28:17que vous jugez aujourd'hui
28:18en difficulté
28:18dans votre département
28:19sont lesquelles ?
28:20C'est la noisette
28:21bien évidemment
28:21parce que la moitié
28:23de la récolte
28:24a été détruite
28:25et qui nécessite également
28:27une utilisation
28:28de l'acétamipride
28:29il y a la betterave sucrière
28:31il y en a aussi en partie
28:32et la pomme
28:32bien sûr la pomme
28:33et la cerise
28:34mais chez moi
28:34je ne suis pas concernée
28:35au niveau du Lot-et-Garonne
28:36mais en France
28:37on est concerné
28:37et la cerise est concernée
28:39par rapport à ce néonicotino
28:40quand Laurent Dupont
28:41a proposé sa loi
28:42nous on l'a soutenue
28:43là on est en loi
28:44d'urgence agricole
28:45Il y a une partie des Français
28:46qui étaient contre
28:46Madame la députée
28:47qui l'ont fait valoir quand même
28:48Alors il y a une partie
28:49qui était contre
28:49je suis d'accord avec vous
28:50et encore une fois
28:52de manière assez massive
28:53il faut les entendre
28:54ces Français
28:54Oui mais il faut entendre aussi
28:55finalement
28:56les études aussi
28:57qui sont faites
28:57il faut entendre aussi
28:58les paroles des oncologues
28:59dans le point qui disent
29:00est-ce qu'on peut vraiment
29:01accuser l'acétamipride
29:02Il y a un débat quand même
29:03Il y a un vrai travail
29:05de pédagogie à faire
29:06auprès de la population
29:07d'expliquer pourquoi
29:08on a légiféré
29:09comme maintenant
29:09on revient en arrière
29:10les gens le vivent
29:10comme un retour
29:11sur les normes environnementales
29:12ce qui peut s'entendre
29:14alors qu'effectivement
29:14les producteurs
29:15en ont besoin sur le terrain
29:16Oui mais même au-delà de ça
29:17est-ce que les producteurs
29:18ils ont envie de s'empoisonner ?
29:19Est-ce qu'ils ont envie
29:19d'empoisonner leurs enfants
29:20qui vivent dans leur maison
29:21sur la production ?
29:22Est-ce que moi
29:23j'ai envie d'empoisonner
29:24les Lottes-Garonnées
29:25et les Français ?
29:26Pas du tout
29:27Mais au bout d'un moment
29:28j'écoute aussi
29:29quand on interroge
29:30les oncologues
29:30et qu'ils disent
29:31est-ce qu'on peut vraiment
29:32parler de l'acétamipride
29:33surtout qu'en plus
29:34on sait que la durée
29:35n'est pas longue
29:37au niveau de la culture
29:38on sait qu'au niveau
29:39des pollinisateurs
29:40c'est pas non plus
29:40la même période
29:41c'était très encadré
29:43c'était très encadré
29:44pour quatre filières
29:45je pense quand même
29:46qu'il y avait beaucoup de choses
29:47il y avait beaucoup de garde-fous
29:48Mais vous comprenez
29:49les craintes
29:49des concitoyens
29:51parce que
29:51ça nous inquiète évidemment
29:53ces utilisations
29:54ces retraits
29:55ces retours
29:56qu'est-ce que vous
29:57qu'est-ce que vous leur dites
29:58pour regagner leur confiance
30:00alors je parle de vous
30:01mais tous les politiques
30:01finalement
30:02comme disait Louise
30:03il y a une déconnexion
30:04il y a un manque de pédagogie
30:05etc
30:05Je leur dis que je ne pense pas
30:06que si les autres pays européens
30:08l'utilisent
30:08ils veulent tous empoisonner
30:09leur population
30:10je leur dis aussi
30:11d'écouter les oncologues
30:12quand même
30:12qui se manifestent là-dessus
30:13il y a eu plusieurs personnes
30:15qui se sont manifestées
30:15Il n'y a pas un paradoxe
30:16madame la députée
30:17parce que quand je regarde
30:17le programme du Rassemblement national
30:19concernant l'agriculture
30:20on voit d'ailleurs
30:20que depuis des années
30:21vous êtes très présents
30:23beaucoup plus que vous l'avez été
30:24par le passé d'ailleurs
30:26on voit que votre politique
30:27c'est manger français
30:28notamment dans la restauration collective
30:31soutenir évidemment
30:31contre la PAC
30:32en tout cas
30:33créer une grande PAC française
30:34Non, ce n'est pas contre la PAC
30:36c'est qu'au bout d'un moment
30:36Créer une grande PAC française
30:37pardon
30:37mais par ailleurs
30:39là vous allez situer
30:40l'exemple de pays étrangers
30:41qui sont eux
30:42qui utilisent des produits
30:42qui le sont en France
30:43il n'y a pas un
30:44il y a un petit hiatus
30:44là pour le coup
30:45Je suis désolée
30:45mais il n'y a aucun rapport monsieur
30:46Ah oui ?
30:47Non, si on est le seul pays européen
30:48on est forcément
30:49dans une concurrence déloyale
30:50à ne pas utiliser l'acétamipride
30:51pourquoi les autres pays européens
30:53pourraient le faire
30:53et surtout
30:54pourquoi nous abreuver
30:55de leurs produits
30:56parce que c'est ça aussi
30:57sur notre territoire
30:58C'est-à-dire que
30:58quand vous allez manger
30:59votre crêpe au nutella
31:00avec votre noisette
31:01qui aura de l'acétamipride
31:02plus tout le reste
31:03parce qu'en Turquie notamment
31:04là on est extra-européen
31:05et en Italie
31:06ils ont droit à beaucoup de molécules
31:08que nous n'avons pas en France
31:08Est-ce que c'est bien ?
31:10Je ne dis pas que c'est bien
31:10Est-ce qu'on doit mettre
31:12complètement à genoux
31:13notre filière ?
31:14Je ne crois pas
31:14Mais comment continuer
31:16à faire rentrer
31:17des produits étrangers ?
31:18En tout cas ça veut dire quoi ?
31:18Sortir de l'Union Européenne
31:19si on décide de faire
31:20de la préférence nationale
31:21concernant les produits
31:22agricoles français
31:23Comment c'est viable ?
31:25Comment c'est possible ?
31:26Au bout d'un moment
31:26je pense que
31:27quand on est ministre
31:27de l'Agriculture
31:28on doit pouvoir aussi
31:29taper sur la table
31:29aller à Bruxelles
31:31et dire
31:31il y a des choses
31:32que je prendrais
31:32d'autres que je ne prendrais pas
31:33au niveau de la Commission Européenne
31:34Mais est-ce que la France
31:35a encore du poids à Bruxelles ?
31:36Quand on est second contributeur net
31:38j'ai envie de dire
31:38si on n'a pas de poids nous
31:40qui en a ?
31:41Non parce que
31:41moi j'entends tout ça
31:42mais chaque année
31:43quand même on est déficitaire
31:44de ce qu'on reverse
31:45à l'Union Européenne
31:46de plusieurs milliards d'euros
31:47donc ça peut dire
31:49ça n'a rien à voir
31:49avec le fait
31:50de sortir d'Union Européenne
31:51Et avec votre groupe
31:52aujourd'hui au niveau européen
31:53vous pensez pouvoir peser
31:55pour finalement harmoniser
31:57en Europe
31:59les modes de production agricole ?
32:01C'est un travail
32:01de très longue haleine
32:02et vous le savez très bien
32:04je veux dire
32:04bien évidemment
32:05qu'on espère peser
32:06Quand je vois votre programme
32:07vous parlez notamment
32:08d'un sujet qu'on a traité
32:09récemment dans une émission
32:10qui sont les cantines
32:11et la préférence du label bio
32:13mais comment sortir un menu
32:16pour les plus abordables
32:17à 2,50€ ou 3€
32:19je crois dans les cantines
32:19avec que des produits bio
32:21comment on fait
32:21pour le financer ?
32:22Comment une municipalité
32:23aujourd'hui
32:23pour les écoles primaires
32:24complètement exsangue
32:25pour être capable
32:25de supporter
32:26et encore une fois
32:27j'ai des enfants
32:28des menus bio
32:29qui sont on le sait
32:30qui sont très chers
32:31Mais pourquoi on continue
32:33d'avoir cette dette
32:34qui ne s'arrête pas
32:35et pourquoi on ne fait pas
32:36des économies
32:36quand arrive le projet
32:37de loi de finances
32:37et qu'il y a enfin
32:38un vrai débat
32:39à l'Assemblée nationale
32:39des économies sur quoi ?
32:40Mais surtout
32:41mais surtout parce que
32:42c'est vrai que
32:43dans nos communes
32:44notamment de la ruralité
32:45c'est vrai qu'elles sont
32:46en train de tirer
32:47à chaque fois
32:48les budgets
32:48parce qu'elles n'en ont plus
32:49mais pourquoi ?
32:50Parce qu'au bout d'un moment
32:51il y a un millefeuille administratif
32:52aussi en France
32:53qui fait qu'on a du mal
32:55à flécher aussi
32:56les fonds où ils doivent aller
32:58donc moi j'aime bien
32:59quand on dit
32:59il n'y a pas d'argent
33:00d'accord
33:01mais où part notre argent
33:02surtout en étant
33:03l'un des pays
33:03les plus imposés ?
33:04Vous étiez pour
33:05ou contre le chèque alimentaire
33:06parce que ça a été
33:07un gros débat aujourd'hui
33:08c'est-à-dire que les classes
33:09aujourd'hui sociales
33:10les plus pauvres
33:11tous les gens
33:12qui aujourd'hui
33:12sont au seuil de pauvreté
33:14ou en dessous du SMIC
33:15par unité de consommation
33:16ont des soucis
33:17sans précarité alimentaire
33:19et il y avait
33:20un chèque alimentaire
33:21qui avait été suggéré
33:22au ministre des Finances
33:23successives
33:24qui a eu à Bercy
33:25quelle était la position
33:26finalement aujourd'hui
33:27de votre groupe
33:28sur ce sujet ?
33:30Gouverner à coup de chèque
33:31au bout d'un moment
33:32il y a un problème
33:33de gestion déjà à la base
33:35bien évidemment
33:36qu'on ne laisse pas
33:36les gens dans la précarité
33:37je vais vous dire
33:38mon département
33:38c'est le second
33:39le plus pauvre
33:39derrière la creuse
33:40en Nouvelle-Aquitaine
33:41donc la précarité
33:41je la vois souvent
33:42et c'est curieux
33:43parce que dans mon département
33:45c'est assez hétérogène
33:46d'une commune à l'autre
33:47je le vois
33:47parce que je sillonne
33:48quand même beaucoup
33:50et gouverner à coup de chèque
33:52le chèque énergie
33:52le chèque essence
33:53le chèque alimentaire
33:54arrive un moment
33:55j'ai envie de dire
33:56ayons une meilleure gestion
33:57des fonds publics
33:58ayons une vraie traçabilité aussi
34:00on pourrait flécher quand même
34:01vers les produits français
34:02bien évidemment oui
34:04mais c'est intéressant
34:05ce que vous dites
34:05madame la députée
34:06parce que je comprends
34:07et là vous êtes
34:08dans une position
34:08extrêmement favorable
34:09vous êtes dans l'opposition
34:11mais on se dit
34:12deux mains aux commandes
34:14guerre dans le détroit d'Hormuz
34:15des engrais qui sont bloqués
34:17donc à un moment donné
34:18vous pouvez faire ce que vous voulez
34:20là pour le coup
34:20la puissance publique
34:21est bien
34:21j'allais dire
34:22pour le coup la puissance
34:23face à ce qui se passe
34:25à l'autre bout
34:26de la planète
34:27et sur l'augmentation
34:28notamment des engrais
34:29des coûts d'énergie
34:29là pour le coup
34:30on a beau y faire
34:32on est bien impuissant
34:32mais pour le carburant
34:33on pouvait baisser les taxes
34:34quand même
34:35mais ça veut dire
34:35moins de rentrer d'argent
34:36pour l'Etat
34:37qui en manque déjà aussi
34:38mais qui en manque déjà
34:39parce qu'il y a une politique
34:41dispendieuse
34:41je veux dire
34:42c'est le chat qui se mord
34:43la queue
34:43moins faire rentrer d'argent
34:45c'est-à-dire que c'est encore
34:46à la personne seule
34:47est-ce qu'on n'a pas intérêt
34:47à faire évoluer les pratiques
34:48moins d'engrais à phosphorer
34:50moins d'engrais azotés
34:51transition écologique
34:53aller vers
34:54d'utilisation des bio
34:55début c'est pas possible
34:57des bio
34:57des bio engrais
34:59et justement
35:00est-ce que c'est pas l'occasion
35:01de changer nos pratiques
35:01alors parce qu'il y a une crise
35:02il faut qu'on change
35:04diamétralement en fait
35:05notre façon de faire
35:06mais bien évidemment
35:07à la longue
35:08c'est ce que c'est souhaitable
35:09mais il faut aussi laisser le temps
35:10aussi
35:10de pouvoir mettre les choses
35:11en place à ce niveau-là
35:12alors j'aimerais qu'on parle
35:14bien sûr d'un autre combat
35:14que vous menez
35:15Madame Laporte
35:16il est lié aux catastrophes naturelles
35:17vous êtes dans un département
35:19où la tempête Nils
35:20est passée
35:21d'ailleurs on a quelques images
35:22à vous montrer
35:24assez impressionnantes
35:25et on va bien sûr parler
35:26de l'indemnisation des agriculteurs
35:27en cas de catastrophe naturelle
35:29regardez ce qui s'est passé
35:30dans le Lot-et-Garonne
35:32qu'est-ce que vous vous dénoncez ?
35:33la lenteur déjà
35:34au niveau
35:35des fonds d'indemnisation
35:37ça c'est évident
35:38et aussi
35:39les fonds d'indemnisation
35:40qui sont pas en adéquation
35:41à tout ce qui se passe actuellement
35:43c'est-à-dire qu'il y a
35:44trois seuils en fait
35:44soit il y a des petites pertes
35:46et c'est l'agriculteur qui prend tout
35:47soit il y a une perte intermédiaire
35:49et là ça va être pris en charge
35:50soit ça va être
35:51une indemnisation
35:52de solidarité nationale
35:53mais là il faut que ce soit
35:54vraiment quelque chose
35:55de très extraordinaire
35:56comme il y a eu là
35:57vous dénoncez
35:58votre ancienne corporation
35:59vous dénoncez le manque des banques
36:00en disant ça
36:00déjà avec qui vous travaillez
36:02par le passé
36:03vous parlez de la lenteur
36:05de l'indemnisation
36:05madame la députée
36:06c'est pas très sympa
36:07vous vous en s'acquête
36:08non, non
36:09ça n'a rien à voir
36:11quand on m'interroge là-dessus
36:12je dis toujours
36:12qu'une banque
36:13n'est pas de toute manière
36:14c'est pas un fonds de subvention
36:16c'est pas toutes ces choses là
36:17non plus
36:18ben non
36:18il faut être honnête
36:19ben non
36:20expliquez-nous comment ça se passe
36:21je veux dire quand on a
36:22on subit une catastrophe naturelle
36:23comme ça
36:24pour nous qui ne sommes pas
36:24de la partie
36:26qu'est-ce qui se passe
36:26concrètement
36:27tout de suite après
36:28on décrit
36:28d'abord l'état
36:29de catastrophe naturelle
36:30catastrophe naturelle
36:31qui est prise en charge
36:32après
36:32ben il y a des indemnisations
36:34qui tombent
36:34mais de manière
36:35plus ou moins rapide
36:35donc dans mon département
36:36du Lot-et-Garonne
36:37moi j'ai interpellé
36:383-4 jours après
36:39la ministre
36:40par un courrier
36:41j'ai été voir
36:42la chambre d'agriculture
36:43on a fait un nouveau courrier
36:44avec les autres parlementaires
36:45j'attends encore la réponse
36:46il y a 15 jours
36:47j'ai demandé
36:47parce qu'on demande
36:51180 millions de dégâts
36:53et il va y avoir
36:54une indemnisation
36:54entre 15 et 20 millions
36:55au titre
36:56de l'indemnité
36:57de solidarité nationale
36:58donc c'est pas du tout suffisant
37:00donc on attend
37:01et j'ai interpellé
37:02de nouveau son cabinet
37:03il y a 15 jours
37:03qui m'a dit
37:04dans 3 jours
37:04vous aurez une réponse
37:05je l'attends
37:05et alors
37:06vous attendez toujours
37:06effectivement
37:07aujourd'hui
37:08beaucoup d'agriculteurs
37:09n'ont plus les moyens
37:10de payer
37:11leurs primes d'assurance
37:12moi je vois par exemple
37:14en Sud-Bretagne
37:15en Pays-Loire
37:15dans le Muscadet
37:16ben effectivement
37:17aujourd'hui
37:18au sein de glace
37:19ils sont tous en train
37:20de se poser la question
37:21de savoir
37:21qu'est-ce qui va se passer
37:22parce que 50%
37:23des 280 viticulteurs
37:26n'ont plus les moyens
37:27de payer ces primes-là
37:28quelques-uns seulement
37:29sur des
37:30on va dire
37:31des vignobles phares
37:32peuvent le faire
37:32est-ce qu'il n'est pas temps
37:33de créer un grand fonds
37:35d'indemnisation
37:35permettant au moins
37:36tout à chacun
37:37une certaine égalité
37:38devant la catastrophe
37:39bien sûr
37:40et ça par exemple
37:41ce sont des dispositions
37:42que nous attendrions
37:43dans une loi d'urgence
37:44puis en plus
37:44ça crée quelque part
37:46un malaise entre les agriculteurs
37:47parce que sont les filières
37:48c'est pas la même indemnisation
37:49donc ça non plus
37:51c'est pas logique
37:52et c'est pas normal
37:53donc bien évidemment
37:54qu'il faut qu'on avance
37:55sur quelque chose
37:56aussi de moins compliqué
37:57Est-ce que les agriculteurs
37:58ne paient pas là
37:58finalement aujourd'hui
37:59le fait de peser
38:013% du PIB
38:02paient 1,5%
38:03finalement
38:04de la population active
38:05et c'est sur le problème
38:06de l'énergie
38:07il y a un million et demi
38:08de barils de pétrole
38:09consommés par jour
38:10en France
38:11les agriculteurs
38:12en consomment 4%
38:13les particuliers
38:14dans leur déplacement
38:1540%
38:16on voit bien
38:17que le match
38:18n'est pas égalitaire
38:19ils ont du mal
38:19à se faire entendre
38:20les agriculteurs
38:21aujourd'hui
38:21Pourtant
38:21il y a eu
38:22pas mal de manifestations
38:23et autres
38:24mais ce sont des personnes
38:27qui sont extrêmement
38:28résilientes aussi
38:29et puis ils vivent
38:31pour leur ferme
38:31pour leur exploitation
38:32ils ont des
38:35enfin je veux dire
38:36ils le vivent ça
38:37en permanence
38:38ils vivent pour
38:39leur exploitation
38:40et c'est vrai
38:41que bien sûr
38:41qu'ils ont du mal
38:42à se faire entendre
38:43après il y a nous
38:43parlementaires derrière
38:44mais encore faut-il
38:45que les parlementaires
38:46aient le même discours
38:47avec eux
38:48et dans ce qu'ils votent
38:49au niveau
38:50de l'Assemblée nationale
38:51et des textes
38:52qui sont présentés
38:52c'est pas vous
38:53que je veux apprendre ça
38:54vous êtes agriculteur
38:54vous-même
38:54oui mais
38:56je partage
38:57d'accord
38:57mais moi je le vis au quotidien
38:59avec ceux de chez moi
39:00et oui
39:01à l'heure actuelle
39:01ils peuvent pas
39:02alors il y a des choses
39:03qui sont faites
39:04bien évidemment
39:04des décalages
39:05par rapport aux prêts
39:06des propositions
39:08de prêts garantis
39:09par l'Etat
39:10mais comme j'ai
39:11c'est toujours
39:12s'endetter
39:12c'est un pansement complémentaire
39:15et puis après
39:15dans 6 mois
39:16revient la même chose
39:17puisqu'on n'a rien fait
39:17d'autre manière
39:18pour changer
39:18la situation actuelle
39:19merci beaucoup
39:20madame Laporte
39:21on va s'arrêter là
39:21j'y vais
39:22parce que madame Laporte
39:22on va les laisser
39:23retourner à ses activités
39:25à l'Assemblée
39:25merci d'être venus
39:26sur notre plateau
39:27merci à vous
39:41et oui
39:41elle coche toutes les cases
39:42de l'alimentation
39:43d'aujourd'hui
39:44des protéines végétales
39:45une alimentation durable
39:46une agriculture plus écologique
39:48résultat
39:49en 20 ans
39:50les surfaces ont été
39:51multipliées par 5 en France
39:52et oui
39:53la légumineuse préférée
39:54des français
39:54c'est notre deuxième
39:55very important produit
39:57et pour plonger
40:03dans cet univers
40:03nous accueillons
40:04Romuald Carrouge
40:05producteur de lentilles
40:06dans la Marne
40:07bonjour Romuald
40:08merci d'être avec nous
40:09bien le bonjour
40:10bonjour Romuald
40:11bonjour
40:12vous êtes bien mignons
40:14tous avec Romuald
40:15dites donc
40:15qu'est-ce qu'il se passe
40:16j'ai l'air charmant
40:17oui les charmants
40:17je vais vous présenter
40:18quand même
40:19Romuald vous avez 38 ans
40:21vous avez grandi
40:22dans la Marne
40:23dans une famille
40:24d'agriculteurs
40:25et puis je crois
40:26que jeune adulte
40:28ou adulte
40:28l'amour est passé par là
40:29c'est un peu ça
40:30vous avez pris
40:30la route du sud
40:31c'est ça
40:31j'ai pris le nord
40:32le centre
40:33le sud
40:34on a fait un petit tour
40:35de France
40:35vous dites on
40:36c'est avec votre compagne
40:37c'est ça
40:37oui complètement
40:38donc je l'ai rencontré
40:39sur les bancs de l'école
40:39et puis je dis souvent
40:40dans la vie
40:41il y a deux choses
40:41qui me motivent
40:42il y a le boulot
40:43puis il y a l'amour
40:44elle m'a suivi
40:45je l'ai suivi
40:45puis après elle m'a suivi aussi
40:46et oui parce que
40:47vous êtes revenu
40:47bien sûr dans la Marne
40:48vous êtes actuellement
40:49basé à Cézanne
40:50c'est ça
40:51c'est ça
40:51la ferme est même
40:52à Broussile Petit
40:53pour être précis
40:53et ben voilà
40:53il faut être précis
40:55Broussile Petit
40:55c'est une ferme familiale
40:57exactement
40:57c'est celle de vos parents
40:58exactement
40:59papa et maman
40:59chacun leur ferme
41:01héritée aussi
41:01de leurs parents
41:04précédemment
41:05et dans cette ferme familiale
41:06la culture des lentilles
41:07existait déjà ou pas ?
41:09pas la lentille
41:10à proprement dit
41:11on faisait déjà
41:12de la légumineuse
41:12oui c'est ça
41:13surtout pour l'élevage
41:14exactement
41:14mais on a intensifié
41:16exactement la production
41:17de légumineuse
41:18et qu'est-ce qui vous a poussé
41:19à choisir cette légumineuse
41:21plus qu'une autre ?
41:23et ben déjà par rapport
41:24à notre système de production
41:24donc en agriculture
41:25de conservation des sols
41:27et aussi dans un projet
41:28aussi entrepreneurial
41:29quelque part
41:30parce que moi je revenais
41:31sur la ferme
41:31mais j'avais aussi besoin
41:32d'avoir une diversification
41:34et par mon expérience
41:36passé plutôt commerce
41:37commerce marketing
41:38en fait l'idée c'était
41:39de trouver une filière
41:40en grande culture
41:42à laquelle je pouvais
41:43rapidement en fait
41:43passer au commerce
41:44c'est trop mal de revenir
41:45sur ce que vous disiez
41:46c'est quoi la culture
41:46de conservation des sols
41:48pour le grand public
41:48qui ne sait pas forcément ?
41:49et ben on est sur une agriculture
41:50en fait où on travaille
41:51le moins possible les sols
41:52donc en ayant un juste
41:54compromis quelque part
41:55entre travail superficiel
41:56et aussi impact en fait
41:58des pesticides
41:59et des engrais minéraux
42:00sur notre écosystème
42:01et quoi ça va jusqu'au
42:02labour et les terres aussi
42:04c'est quelque chose
42:04que vous faites moins ?
42:05et ben justement
42:05on réduit largement
42:07en fait le travail
42:08pour remettre
42:08de la matière organique
42:09dans le sol
42:09exactement
42:09du vivant
42:10voilà c'est ça
42:11alors nous les lentilles
42:13on les découvre comme ça
42:14comme sur notre plateau
42:15de toutes les couleurs
42:16bien sûr
42:17dans leur petite boîte
42:19mais on se demande
42:20comment ça pousse
42:21enfin quand je vois
42:22je me demande
42:23combien il y a de lentilles
42:24dans un paquet de lentilles
42:25d'ailleurs
42:25enfin ça c'est pas
42:26voilà
42:26est-ce que vous le savez ?
42:29ça c'est quand vous allez
42:31chez votre psy Fred
42:32mais sinon ici
42:33sur le plateau de VIP
42:34il fallait pas engager
42:35une aura typique
42:36pour jurer cette émission
42:37mais cette lentille
42:39en fait on ne connait pas
42:40son parcours
42:40est-ce que vous pouvez
42:41nous parler des grandes étapes
42:43de cette production
42:44et puis on parlera
42:44des variétés bien sûr
42:46globalement on est sur
42:48un cycle relativement court
42:49entre 90 et 120 jours
42:51on les a implantés là
42:52courant fin mars
42:53début avril
42:53et si tout se passe bien
42:55on va les récolter
42:55sur juillet-août
42:56et après elle est donc ?
42:58donc après
42:59alors la spécificité
43:00de la légumineuse
43:01c'est une des rares productions
43:03en grande culture
43:03où on pourrait presque
43:04se permettre de la récolter
43:05le matin
43:06et de la consommer le soir
43:07ah oui ?
43:08voilà
43:08c'est une de ses spécificités
43:11en fait
43:12le savoir-faire
43:13il est dans le champ
43:14bien évidemment
43:14et après
43:15une grande part
43:16de l'autre savoir-faire
43:17c'est le triage
43:18tout simplement
43:18pour la rendre en fait
43:19propre à une consommation humaine
43:21alors j'imagine
43:22que pour le triage
43:22vous avez des machines
43:23on a des petites machines
43:24on fait pu ça à la main
43:24on a des enfants
43:26tout ça
43:26pour enlever les petits cailloux
43:27on continue à faire comme ça
43:29on n'a pas le droit de le dire
43:31les enfants
43:31oui c'est vrai
43:33c'est une culture
43:34un peu compliquée
43:35c'est fragile
43:35la lentille
43:36c'est sensible
43:37c'est très dépendant
43:39du climat
43:40quelque part
43:40donc on peut avoir
43:41en fait
43:42des belles biomasses
43:42c'est une culture
43:43qui peut faire
43:4450-60 cm
43:46quand elle est
43:46en pleine vigueur
43:47et vous prenez
43:48un orage
43:49quelque part
43:49et bien vous ramassez
43:50presque un tapis
43:51donc c'est une des difficultés
43:52qu'on peut avoir
43:53en fait dans ses productions
43:54où on peut
43:54on peut avoir
43:56une amplitude de rendement
43:57de presque de 0
43:58à 20-25 ans
43:59elle est vertueuse
44:00la lentille
44:01parce que souvent
44:02on dit
44:03le maïs a besoin
44:04d'engrais
44:04donc de gaz
44:05la lentille a besoin
44:06d'air
44:07elle demande peu
44:08en fait
44:08peu d'azote
44:09complètement
44:10pourquoi
44:11elle a la capacité
44:12d'absorber
44:13l'azote atmosphérique
44:14du sol
44:14pour sa propre fertilisation
44:17et le bénéfice
44:18c'est qu'en plus
44:19elle va le stocker
44:20dans ses nodosités
44:21donc des petites
44:22dans ses quoi ?
44:23nodosités
44:23donc des aspérités
44:24qui poussent
44:25sur ses racines
44:26pour le stocker
44:27dans le sol
44:28et qui est quelque part
44:29une forme d'épargne
44:30en fait de fertilisation
44:31pour la culture suivante
44:32donc globalement
44:33on fait une lentille
44:34l'année suivante
44:34on va faire un blé
44:35et en fait
44:35le blé va déjà bénéficier
44:37en fait d'une réserve
44:37de fertilisation
44:39au sein du sol
44:39pour son propre développement
44:41ce qui est dingue
44:42c'est que vous revenez de loin
44:43parce que quand même
44:43la lentille
44:44c'est vrai
44:44c'était pas sexy
44:46à l'époque
44:47et je me souviens
44:48de la cantoche
44:49on faisait le nez
44:49là aujourd'hui
44:50c'est l'aliment préféré
44:51des bobos
44:52c'est la légumineuse
44:53préférée des français
44:54et des français
44:55carrément
44:55mais pourquoi ?
44:56et pourquoi ?
44:57on va le savoir
44:59comment vous avez vécu
45:00ce succès là aujourd'hui ?
45:01moi j'ai pas 40 ans
45:02et j'avoue
45:02je suis encore un peu
45:03sur cette team là
45:05la lentille
45:06tu l'aimes bien
45:06oui mais bon
45:08si c'est trop bon
45:09la lentille
45:10j'ai le cas à la maison
45:10avec mon enfant
45:12Marceau
45:12qui a presque
45:137 ans
45:14et souvent
45:15on fait des animations
45:16aussi en restauration
45:18scolaire
45:18même entreprise
45:19et bien souvent
45:20on pose la question
45:21surtout sur ce jeune public
45:23on dit
45:23comment avez-vous trouvé
45:24les lentilles ?
45:24il dit
45:25vous êtes bonnes
45:26on aime tout ça
45:26et en fait
45:27moi j'ai pas ce sentiment
45:28de me dire à cet âge là
45:29j'aurais levé le doigt
45:30en disant
45:30la lentille c'est trop bon
45:31on en remet tous les jours
45:32et puis la question santé
45:34parce que
45:35on remarque
45:35l'allongement
45:36de l'espérance de vie
45:38amène finalement
45:39beaucoup de personnes
45:40à regarder la légumineuse
45:42et se dire
45:42elle me comble
45:43mes apports
45:44en protéines
45:45végétales
45:46et on s'aperçoit
45:47que le marché
45:48s'y croit
45:48c'est parce que
45:49aussi
45:49le nombre de boomers
45:51le nombre de X
45:52mon cher Antoine
45:53mais vous bientôt
45:54les millenials aussi
45:55vous allez consommer
45:56beaucoup de lentilles
45:57parce que
45:57ça correspond aussi
45:59à un régime sain
46:00pour des gens
46:00qui vieillissent
46:01en bonne santé
46:02et un apport
46:03sur le chalissement
46:03de la viande
46:04de la protéine animale
46:04oui
46:05aussi
46:05il y a une hausse
46:07de la demande
46:08mais il paraît
46:08que vous avez
46:08les hangards pleins
46:09il y a des stocks
46:10de production
46:11comment ça s'explique
46:12ce paradoxe
46:13c'est aussi
46:16les aléas du marché
46:16il y a aussi
46:17un recours
46:18aussi aux importations
46:19donc ça
46:19on l'a vu
46:20il y a quelques temps
46:20ça a quand même
46:21défrayé la chronique
46:23il faut structurer
46:24les filières aussi
46:24donc ça
46:25c'est quand même
46:25pas forcément
46:26toujours évident
46:27dans la mesure
46:27où comme je disais
46:28tout à l'heure
46:28on peut avoir
46:28des aléas de production
46:29aussi
46:30donc comment on pérennise
46:31quelque part
46:31nos circuits de distribution
46:33quand une année
46:34on va avoir
46:34une bonne récolte
46:35presque excédentaire
46:36puis l'année d'après
46:37on risque d'avoir
46:38une pénurie
46:39donc ça peut expliquer
46:41parfois
46:41l'avantage c'est
46:42que tu es sur un produit
46:43que tu peux quand même
46:44stocker
46:45à part que la trésorerie
46:47elle ne sort pas
46:48mais du coup
46:48elle sort pas
46:49mais du coup
46:50tu peux quand même
46:51tamponner
46:52et éventuellement
46:53suivre un peu le marché
46:54mais on part quand même
46:55de loin
46:55dans le sens où
46:56une lentille française
46:57c'est deux fois plus cher
46:58qu'une lentille importée
46:59et bien on va en parler
47:00on va en parler justement
47:01c'est juste pour
47:02il y a la croix
47:03oh là là
47:04mais moi je vais m'en aller
47:05de cette émission
47:06vous n'avez plus besoin de moi
47:07mais vous êtes autonome
47:08mes petits chats
47:09le mot autonome
47:09c'est toute sa difficulté
47:12c'est à dire que
47:13tu as beau essayer
47:14de faire un truc sain
47:15t'es quand même
47:16contraint avec quelqu'un
47:17qui arrive
47:17tout de suite
47:18t'es deux fois moins cher que toi
47:19alors on va parler
47:20de cette contradiction
47:21des prix qui diffèrent
47:22il y a la lentille française
47:24bien sûr
47:24et puis
47:25le Canada
47:26qui pousse derrière
47:27pour imposer
47:28ses lentilles
47:29d'ailleurs
47:30la moitié des lentilles
47:30qu'on consomme
47:31vient du Canada
47:32Olivier on explique ça
47:33comment ?
47:35et bien tout simplement
47:35on a choisi
47:37de signer
47:38des traités
47:39de libre-échange
47:39avec des blocs
47:40économiques
47:41et donc
47:42on a signé
47:43en 2016
47:44un traité
47:44qu'on appelle
47:45le CETA
47:46avec le Canada
47:47et évidemment
47:48le prix est décisif
47:49comme le disait JB
47:50pourquoi ?
47:51parce que la lentille canadienne
47:52c'est entre
47:521,80 et 2,50
47:54quand la lentille française
47:55est entre
47:563,50 et 6 euros
47:57l'écart est très important
47:59sur un produit
48:00de consommation courante
48:01évidemment
48:02les distributeurs
48:04eux
48:04se sont jetés
48:05sur la lentille canadienne
48:07dans la logique
48:08du prix bas
48:08des marques
48:09de distributeurs
48:09donc
48:10quand vous achetez
48:11les marques
48:11de distributeurs
48:12vérifiez bien
48:13que c'est la lentille française
48:14à l'intérieur
48:15regardez l'origine
48:16c'est marqué
48:17de l'autre côté du paquet
48:18et c'est très important
48:20de soutenir
48:20nos producteurs
48:21on est bien d'accord
48:22ça vous inquiète
48:23cette concurrence canadienne
48:25sur la lentille
48:26Romuald ?
48:27moi dans mon marché
48:28elle y était déjà
48:28par rapport à mon projet
48:29d'installation
48:30donc quelque part
48:31je l'ai toujours connu
48:32là où il faut aller se défendre
48:33c'est sur en fait
48:34c'est notre différenciation
48:35c'est de se dire
48:35en fait quel est l'impact
48:36de nos démarches
48:39entrepreneuriales
48:39pour nos territoires
48:40on est sur l'une des filières
48:41en fait qui se met en place
48:42de manière la plus régionale possible
48:44en fait on a plein d'initiatives
48:45quelque part
48:46en fait de légumineuses
48:47qui commencent à émerger
48:48sur le territoire
48:49en fait l'idée
48:50c'est de réussir
48:51et de structurer en fait
48:52ces filières-là
48:53pour vraiment avancer
48:54et Olivier Teux
48:55qui connaît bien
48:56toutes les distributeurs
48:57tous tes copains
48:58est-ce qu'on est naïf
49:00à rêver
49:00qu'un jour
49:01peut-être
49:02ils pourraient mettre en avant
49:04un peu mieux
49:04justement nos produits français
49:06en se disant
49:07qu'ils ont une responsabilité
49:08pas que la responsabilité
49:09d'encourager au prix bas
49:10mais d'encourager aussi
49:12à un prix responsable
49:13avec des acteurs responsables
49:15sur le territoire
49:16est-ce qu'un jour
49:17on peut imaginer
49:18qu'ils mettent des linéaires
49:19un peu tricolores
49:20un peu mieux
49:20parce que je vais dire
49:21quelque chose
49:22qui va défendre les distributeurs
49:23c'est que je trouve
49:24que la grande distribution
49:25aujourd'hui
49:26elle a profondément évenuée
49:28sur sa logique d'origine
49:29et puis à côté de ça
49:30on a une restauration
49:31hors foyer
49:32la restauration commerciale
49:33dans les restaurants
49:34qui elle a vraiment du mal
49:36à jouer le jeu
49:36de l'origine
49:37et à soutenir
49:38finalement
49:39notre socle agricole
49:40pour soutenir
49:40notre souveraineté alimentaire
49:41donc en fait
49:42aujourd'hui
49:43la grande distribution
49:43elle est plutôt
49:45bonne élève
49:46sur l'origine
49:47par contre
49:48sur les marges
49:49et sur la répartition
49:49de la valeur ajoutée
49:50j'en dirais pas autant
49:51mais par contre
49:52il faut rendre à César
49:53ce qui est à César
49:54une des solutions
49:55pour s'en sortir
49:56ce serait la diversification
49:58vous le pratiquez déjà
49:59d'ailleurs
50:00messieurs
50:01Louise vous
50:02vous allez nous parler
50:02d'un producteur de lentilles
50:03qui a choisi justement
50:04de se diversifier
50:06entre autres
50:06et c'est bien sûr
50:07notre very important
50:08de personne
50:14et oui Fred
50:14quand on pense aux lentilles
50:16on pense à un produit
50:17simple
50:17presque modeste
50:18et pourtant
50:19derrière cette petite
50:20graine verse
50:20il se cache parfois
50:21plus qu'une culture
50:22une vision
50:23une stratégie
50:24et même une nouvelle génération
50:25qui se dessine
50:26alors cette nouvelle génération
50:28Louis Lardière
50:29en est un très bon exemple
50:30Louis il est agriculteur
50:31en Vendée
50:32il est tout récemment
50:33installé
50:34sur l'exploitation familiale
50:36et il est diplômé
50:36d'une école d'ingénieurs agronomes
50:38il est tout jeune
50:38il est magnifique
50:39et qu'est-ce qu'il fait
50:40Louis dans sa ferme ?
50:41alors sur son exploitation
50:42à la base
50:43ils élèvent des vaches
50:44Blonde d'Aquitaine
50:45et Bazadez
50:46mais très vite
50:47ils ont compris
50:47qu'ils ne pouvaient pas
50:48en rester là
50:49ils ont inscrit
50:50leur exploitation
50:50dans une stratégie
50:51beaucoup plus large
50:52celle de la diversification
50:53alors diversifier
50:54pour répartir ses risques
50:55bien sûr
50:56pour créer de la valeur
50:57et surtout garder la main
50:58sur les revenus
51:00du coup ils ont lancé
51:00la vente directe
51:02mais Louis ne compte pas
51:02s'arrêter là
51:03parce qu'alors des idées
51:04je peux vous dire
51:04Louis il en a
51:05il a revisité
51:07les maugettes vendéennes
51:08en gâteaux à apéro
51:09les croques maugettes
51:10il s'est lancé
51:11dans la cacahuète
51:12parce qu'il en est sûr
51:13avec le réchauffement climatique
51:14c'est une culture
51:15qui a de l'avenir
51:15dans notre pays
51:16comme chez toi
51:16une bonne idée ça
51:17il réfléchit aussi
51:19à lancer des chips de lentilles
51:20et puis il pense même
51:22à élever des insectes
51:23pour l'alimentation animale
51:24ça part un petit peu
51:25dans tous les sens tout ça
51:27alors on pourrait croire
51:28peut-être qu'il faut l'artiller
51:28les insectes
51:30on pourrait croire
51:31que c'est une accumulation
51:32de projets
51:33un peu dispersés
51:34mais en réalité
51:35chez Louis
51:35tout est mûrement
51:36réfléchi
51:37posé
51:38et mesuré
51:38en fait tous ces projets
51:39ils s'inscrivent
51:40dans une seule et même logique
51:41entreprendre
51:42pour ne pas subir
51:43et je peux vous dire Fred
51:44avec des Louis
51:45et toute cette nouvelle génération
51:46à la tête des exploitations
51:47on peut avoir de l'espoir
51:48pour l'avenir
51:49de notre agriculture française
51:50et faire revenir
51:51des euros
51:52dans les cours de ferme
51:53parce que sur les produits
51:54transformés de Louis
51:55là on est sur
51:57des prix
51:57à 20-25 euros
51:58le kilo
51:59contre 3,56 euros
52:01pour la lentille brute
52:02et donc c'est important
52:03que dans l'aval
52:05les agriculteurs
52:05se saisissent
52:06de la transformation
52:07et là où tu as raison
52:08c'est que ces agriculteurs
52:08qui sont dans une logique
52:09de diversification
52:10arrivent à vivre
52:12de leur métier
52:12malgré toute la complexité
52:14que ça génère
52:14et tous les métiers
52:15qu'il faut maîtriser
52:16et j'allais dire attention
52:17attention à l'idéalisation
52:18de tout ça
52:18dans le sens où
52:19il faut travailler
52:20encore plus
52:21exactement
52:22et que quand tu ramènes
52:24ton cours à l'horaire
52:25tu as intérêt à être motivé
52:28dans ton travail
52:28parce qu'en fait
52:29il faut rajouter
52:31en plus d'être producteur
52:33marqueteux
52:34commerçant
52:36conditionneur
52:37et si tu vends
52:38ton circuit de distribution
52:39tu vas rallonger tes semaines
52:40aujourd'hui finalement
52:42un agriculteur
52:43le rôle de chef d'entreprise
52:45dans ses choix
52:45devient prépondérant
52:47complètement
52:48mais là
52:48des initiatives comme oui
52:49en fait
52:50je m'y retrouve beaucoup
52:51je pense qu'on est sur des modèles
52:53où aujourd'hui
52:53on a cette vision là
52:55l'enjeu aussi derrière
52:56c'est qu'en fait
52:56il incarne quelque part
52:57et il donne aussi
52:58à d'autres
52:59de dire
53:00tiens moi aussi
53:00peut-être que je peux devenir agriculteur
53:01parce que ça
53:02c'est un vrai challenge
53:03Jean-Baptiste
53:04allez la dernière question
53:05d'un agriculteur
53:06c'est sympa
53:07il y a des lentilles
53:07de toutes les couleurs
53:08mais est-ce qu'on peut
53:09demander à Rommel
53:10c'est quoi les différentes
53:11lentilles qu'on a devant nous
53:12et les différents goûts
53:15modes de consommation
53:16qu'on peut avoir
53:17avec plaisir
53:17et ce sera la conclusion
53:18de ce beau plateau
53:19sur la lentille
53:20alors dites-nous
53:22déjà le marché de la lentille
53:23en fait c'est la lentille verte
53:24à plus de 95%
53:26je pense en termes de consommation
53:28voilà
53:28donc ensuite
53:30celle qui monte
53:30c'est la fameuse lentille corail
53:31donc c'est celle à l'amande orange
53:33donc ça c'est une autre variété
53:34que la lentille verte
53:35c'est une autre variété
53:36d'accord
53:36rien à voir
53:37c'est une autre variété
53:38qui est décortiquée
53:40en fait on enlève son enveloppe
53:41et par rapport à ce qu'on parlait
53:43d'importation tout à l'heure
53:44elle a souvent une origine
53:46canadienne
53:47et elle passe par
53:48aussi souvent par la Turquie
53:49pour être mise à nu
53:50et elle revient
53:51elle voyage cette petite lentille
53:52plus que moins
53:53il y a des différences de goût
53:55sur toutes ces lentilles
53:56ou de texture peut-être
53:58oui complètement
53:59celle qui se démarque quelque part
54:00c'est la lentille noire
54:01celle qu'on peut appeler
54:02la fameuse lentille beluga
54:03qui fait référence à son petit calibre
54:06que JB aime bien
54:07on la cuisine comment
54:08la lentille noire ?
54:09c'est le caviar végétal
54:11tu dis ?
54:11on dit que
54:12la lentille noire
54:13il a un surnom
54:14de caviar végétal
54:15vous la cuisinez comment ?
54:17enfin quel conseil
54:17pourriez-vous donner
54:18sur la lentille noire ?
54:19on plébiscite souvent
54:20de la faire en salade
54:21ok
54:22ça permet aussi de se dire
54:23on pousse le champ
54:24des possibles
54:25en termes de consommation
54:26donc on sort de ce fameux
54:27lentilles saucisses
54:28de l'hiver
54:29pour une salade
54:30en pleine été
54:30on peut aussi faire
54:32un dal indien
54:33qui est ce plat traditionnel
54:35indien ?
54:35là on prend plutôt
54:36une lentille corail
54:37c'est corail
54:37parce que c'est un peu plus
54:39l'aspect d'une purée
54:40plutôt
54:40complètement
54:41le fait qu'on ait enlever
54:42son enveloppe
54:42elle est beaucoup plus
54:43facile à travailler
54:44et il y a des blondes là ?
54:45c'est une blonde que je vois
54:45là près de moi ?
54:47et des blondes
54:47qui est aussi une lentille
54:49très largement aussi
54:49consommée en France
54:50j'ai eu des quelques volumes
54:52mais oui
54:52c'est loin d'être anecdotique
54:54vous recherchez aujourd'hui
54:56à ce qu'on en consomme
54:57toute l'année ?
54:58oui et puis pas que la lentille
54:59parce qu'on parle
54:59de légumineuse
55:00mais il y a aussi le pois chiche
55:01on parlait tout à l'heure
55:02d'adaptation au changement climatique
55:04le pois chiche
55:04en fait il monte
55:05il monte
55:05il monte
55:06et là il y a un vrai
55:07il y a quelque chose
55:08à jouer sur cette culture
55:09ça nous fera un autre sujet
55:10et bien ça fera un autre sujet
55:11Louise
55:12exactement
55:12en tout cas on peut faire
55:13une petite sauce bolo
55:16avec des lentilles
55:17avec des pâtes
55:18ça passe nickel
55:19c'est un repas hyper équilibré
55:21lentilles et pâtes
55:23et tomates
55:24c'est parfait
55:25merci beaucoup
55:25mon cher JB
55:26pour cette recette
55:27merci Romuald
55:29d'être passé par le plateau
55:30de VIP
55:30pour nous raconter
55:31votre univers
55:32et cette belle culture
55:33de la lentille
55:34qui est en train de monter
55:35monter monter
55:35et on lui souhaite
55:36beaucoup de succès
55:37bien évidemment
55:37alors VIP c'est fini
55:39pour aujourd'hui
55:39bah oui déjà
55:40avant de se quitter
55:41un petit tour de table
55:42qu'est-ce qui vous a marqué
55:43aujourd'hui Louise
55:43moi c'était avec Patrick Larrère
55:45l'importance du collectif
55:46et le label tous gagnants
55:47merci JB
55:50je ne saurais pas dire
55:51parce que tous les sujets
55:52étaient hyper intéressants
55:54et j'ai trouvé aussi
55:55que notre passage
55:56avec l'invité politique
55:57était assez clair
55:59oui absolument
56:00c'était l'idée
56:01il faut que nous soyons
56:01pédagogues
56:02Olivier
56:04finalement je réfléchissais
56:06à ce que nous disait
56:08Romuald
56:08on voit bien que l'évolution
56:09des modes de consommation
56:11des besoins et attentes
56:12des consommateurs
56:12viennent au soutien
56:14d'une filière française
56:16qui aujourd'hui
56:18va revenir vers elle
56:20de la valeur ajoutée
56:21c'est plutôt rassurant
56:22merci
56:22et enfin Antoine
56:23moi c'est les progrès
56:25effectués par le monde agricole
56:26et notamment
56:27par la production de VIP
56:28pour mettre en scène
56:29les produits
56:30pour moi c'est essentiel
56:32on l'a vu tout à l'heure
56:32sur la carotte
56:33on le voit sur les lentilles
56:33pardon mais graphiquement
56:35c'est juste magnifique
56:36et ça donne juste envie
56:37de les cuisiner
56:39et bien ce sera le mot de la fin
56:40merci beaucoup
56:41mon cher Antoine
56:42merci à toute la bande de VIP
56:44à tous ceux bien sûr
56:45qui ont collaboré à ce numéro
56:46à nos invités
56:47et on peut le dire
56:48notre agriculture
56:49n'a pas fini
56:50de nous surprendre
56:51et on vous le prouve
56:51dans 15 jours
56:52à la même heure
56:53pour un nouveau numéro
56:54et d'ici là
56:54vous pouvez nous revoir
56:55nous retrouver
56:56sur les réseaux de LCP
56:57et en replay bien sûr
56:58à très bientôt
Commentaires