- il y a 11 heures
Elle a longtemps pris la parole devant des élèves avant de le faire dans l'hémicycle. Entre-temps, Géraldine Bannier a été élue maire sans vraiment le vouloir, mais elle a pris goût à la politique et siège désormais au sein du groupe Démocrate à l'Assemblée.
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
Pourquoi s'engage-t-on en politique ? Comment tombe-t-on dans le grand chaudron de l'Assemblée ?
Clément Méric, dans un entretien en tête à tête de 13 minutes, interroge un parlementaire sur les personnalités, les évènements - historiques ou personnels - qui l'ont conduit à choisir la vie publique.
Car on ne naît pas politique, on le devient !
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00:00Elle a longtemps pris la parole devant des élèves avant de le faire dans l'hémicycle.
00:04Entre temps, mon invité a été élu maire, mais sans vraiment le vouloir,
00:08sauf qu'elle a fini par prendre goût à la politique
00:10et qu'elle siège désormais au sein du groupe démocrate à l'Assemblée.
00:26Bonjour Géraldine Bagné.
00:27Bonjour.
00:28Il y a une forme de constance chez vous.
00:30Tous les ans, à peu près à la même période,
00:32le ou la ministre de la Culture sait que vous allez lui poser la même question
00:36sur le même sujet, avec l'espoir d'être enfin entendue
00:40sur ce combat que vous menez depuis longtemps.
00:42On va revoir ça en image.
00:44Madame la ministre, hier, le 12 mars,
00:47a eu lieu la troisième édition du quart d'heure de lecture nationale.
00:52Je me souviens l'an passé des paroles qui fusaient ici ou là
00:55alors que je vous posais la même question. 15 minutes, mais c'est rien.
00:59C'est rien et c'est beaucoup.
01:02Nous ne saurions nous passer bien longtemps des bienfaits de la lecture,
01:06développement cérébral, langagier, capacité d'imagination,
01:10de réflexion, pensée critique, etc.
01:13De ceux qui se laissent emporter dans l'univers des livres,
01:16certains emprunteront le chemin d'une réussite pas définie à l'avance
01:19ou seront sauvés du désespoir grâce à leur seule compagnie.
01:23Il y a une vraie obstination chez vous, quand vous avez un sujet en tête,
01:26vous ne le lâchez pas.
01:27C'est important.
01:28Pour vous, la lecture, c'est la solution à beaucoup de problèmes
01:31qui peuvent se poser aujourd'hui chez les élèves, notamment ?
01:34C'est un levier d'ascenseur social.
01:36C'est un levier qui peut bouleverser des trajectoires.
01:38Et moi, je viens d'un milieu où forcément les livres étaient perçus
01:42pas forcément positivement.
01:43On me disait parfois, tu vas devenir feignante parce que je lisais.
01:46C'est ce que vous disiez, vos parents vous reprochaient de lire trop, c'est ça ?
01:50Oui, alors on ne va pas trop leur mettre...
01:52Alors évidemment, ils me disaient peut-être que tu vas devenir feignante,
01:55fais attention, mais en même temps, ils ont compris
01:57que j'avais une attraction pour les livres
01:59et ils ont quand même répondu à cette attraction en achetant des livres.
02:02Et c'est vrai que moi, j'achetais plutôt mes livres chez Leclerc
02:05que dans la bibliothèque ou la librairie locale
02:07qui n'étaient pas des lieux pour moi.
02:09Mais c'est vrai que le livre, c'est ça.
02:11Ça permet des parcours qui sont hors des sentiers battus.
02:15Et moi, je n'aime pas qu'on s'enferme dans des cases.
02:17Et c'est sortir des cases.
02:18On va parler un peu de vous.
02:20Vos parents, ils étaient agriculteurs, éleveurs, je crois.
02:23C'est ça, votre père éleveur de bovins et de chevaux.
02:25Éleveur bovins et maman élevé des volailles.
02:27Et votre mère de volailles ?
02:28Oui, on avait des chevaux aussi, oui.
02:30Et donc, c'est la lecture qui vous a fait bifurquer, peut-être ?
02:34Enfin, je ne sais pas.
02:36Vous n'avez pas repris la ferme.
02:37Clairement, vous avez pris une voix très différente.
02:39Vous êtes devenue prof de français.
02:40C'est à la lecture que vous devez se faire.
02:42Oui, les livres, je suis tombée dedans.
02:44Dès que j'avais un livre sous la main, je lisais.
02:47Donc, un appétit dingue.
02:49Alors, je lisais des livres, mais aussi l'Avenir agricole,
02:51mais aussi le journal Ouest France.
02:53Je dévorais tout ce qui me tombait sous la main.
02:55Et j'ai continué à lire.
02:57Et évidemment, ça a changé mon parcours.
03:00J'adorais l'agriculture.
03:01Je crois qu'à 12 ans ou 13 ans, j'adorais les animaux.
03:04Je disais à mon père, je vais faire agricultrice comme toi.
03:06Et il m'a dit, toi, tu vas faire autre chose de ta vie.
03:09Mais ils ne vous en ont pas voulu ?
03:12Souvent, les agriculteurs aiment que leurs enfants
03:15se projettent dans le même métier,
03:16reprennent l'exploitation familiale
03:18qui a pu se transmettre de génération en génération.
03:20Vous, ça ne s'est pas passé comme ça, du coup ?
03:22Ils ne nous ont pas forcés.
03:24J'avais un frère qui aurait pu reprendre aussi.
03:26Mais alors, lui, il n'avait pas l'attraction pour les animaux.
03:29Moi, j'adorais les animaux.
03:30J'avais un jardin.
03:32J'aurais, pourquoi pas, fait agricultrice.
03:35Mais c'est vrai que nos parents travaillaient énormément.
03:38On ne prenait pas de vacances, très peu.
03:40Et donc, je crois qu'ils m'ont aussi transmis l'idée
03:44que c'était quand même un métier difficile.
03:46Et moi, je reste vraiment en soutien de ce monde agricole
03:49dont on a tant besoin.
03:50En tant que députée, vous intervenez beaucoup sur ces questions.
03:52Alors, plutôt qu'agricultrice, vous êtes devenue prof de français,
03:55de latin et de grec.
03:56Et même plus tard, vous êtes devenue agrégée de lettres classiques.
04:01J'imagine que vous ne vous projetiez pas vers un mandat de députée.
04:04Mais qu'est-ce que la prof de français de l'époque
04:07aurait demandé à la députée d'aujourd'hui ?
04:09Qu'est-ce qu'elle attendait des hommes et des femmes politiques ?
04:12De l'authenticité, de la sincérité,
04:15un engagement véritable pour les autres.
04:18C'est d'ailleurs, j'espère, ce que j'essaie de faire dans mon mandat de députée.
04:23Mais c'est vrai que chez moi, c'est venu complètement,
04:25un peu par hasard, le parcours politique.
04:27Moi, j'étais une enfant timide, réservée.
04:30Je n'ai pas du tout pensé faire de la politique jeune.
04:33Donc, oui, quelque chose qui va changer la société
04:37et améliorer les choses pour les autres.
04:39Et donc, la politique, elle est entrée dans votre vie,
04:41un peu par hasard, en 2007,
04:43à l'occasion de la campagne présidentielle de François Bayrou.
04:45Vous avez pris votre carte au Modem.
04:47Et alors, quelques années plus tard, 2014,
04:50vous êtes devenue maire de Courbeveille,
04:53sauf que vous n'étiez pas candidate.
04:55Non, alors, je n'ai jamais été vraiment candidate.
04:57Donc, 2007, j'entre au Modem,
04:58parce que j'ai des parents chirakiens
05:00et je deviens à 21 ans professeur.
05:02On voit très vite que ce n'est pas les mêmes milieux.
05:05Et mon premier vote au présidentiel,
05:06je me dis, soit je vote comme mes parents,
05:08soit je vote comme les gens de mon métier, en gros.
05:11Et je n'étais pas à l'aise avec ça.
05:13J'ose pas un Chirac.
05:14Les deux me paraissaient des hommes d'État.
05:15Vous avez coupé la poire en deux.
05:16Voilà.
05:17Je n'ai pas su voter au premier tour.
05:20J'ai su voter au deuxième tour.
05:21Et donc, là, une amie me dit,
05:22regarde ce que raconte Bayrou.
05:24Il sort des clivages, droite-gauche, justement.
05:26Et c'est comme ça que j'entre au Modem.
05:28Et ensuite, j'ai fait des campagnes cantonales.
05:31J'ai fait des campagnes aussi législatives
05:34en étant suppléante.
05:35On m'a demandé d'être suppléante.
05:37Et puis, c'est là qu'arrive 2014
05:38où alors des gens de ma commune
05:40viennent me trouver à domicile
05:41en me disant, écoute,
05:42on a besoin de conseillers municipaux.
05:44On a vu que tu t'intéressais à la politique.
05:46Viens nous voir.
05:47Et puis, j'arrive donc à un conseil municipal
05:49qui préparait les élections.
05:52Et là, moi, j'étais en train de préparer mon agrégation.
05:54Ce n'était pas du tout le moment.
05:56Je n'ai jamais imaginé être maire.
05:57Mais il se trouve qu'il y a eu un coup de théâtre.
06:00Le premier adjoint, élu maire,
06:02nous explique qu'il refuse.
06:04Et là, je me suis dit, ce n'est pas possible.
06:06Ils vont voter pour moi.
06:07Et c'est ce qui s'est passé.
06:08Alors que vous n'étiez pas candidate.
06:09Et alors, trois ans plus tard,
06:10c'est un peu la même chose qui s'est passée,
06:12mais avec les législatives, cette fois.
06:14C'est-à-dire que vous avez été investie.
06:15Oui, alors là, je pense que j'avais un profil société civile,
06:19puisque j'étais la plus jeune maire de mon département.
06:22J'étais professeure depuis plus de 15 ans.
06:24Donc, j'avais vraiment ce profil qui correspondait
06:27à ce que recherchait Macron,
06:28qui voulait faire venir des gens de la société civile,
06:30un peu différents,
06:32un peu qui ne sont pas formatés à être collaborateur parlementaire,
06:35puis Sciences Po, collaborateur parlementaire,
06:38puis député.
06:38Moi, je venais vraiment de la société civile.
06:40Donc, finalement, les étoiles se sont alignées, quelque part,
06:43et je correspondais à ce qui était recherché.
06:45Vous avez été élue,
06:46et vous êtes la première femme élue députée
06:49dans le département de la Mayenne.
06:51Oui, c'est ça.
06:52C'est étonnant.
06:52Ce n'est pas l'image qu'on se fait de ce département.
06:54C'est un département macho ?
06:55Oui, alors je pense que c'est un département
06:57qui a mis du temps, effectivement,
06:58pour faire évoluer les choses.
06:59C'est un milieu agricole, beaucoup, industriel.
07:02Donc, les hommes ont quand même,
07:04dans l'imaginaire local,
07:06ont une importance remarquable.
07:08Et donc, c'est vrai que les femmes,
07:09elles ont mis un temps fou.
07:10Il y a eu une sénatrice juste avant moi,
07:13Elisabeth Douaneau,
07:14mais elle avait commencé à être maire à 22 ans.
07:15Elle devient sénatrice à 50 ans.
07:18Moi, je deviens députée.
07:20Et puis, on a eu Valérie Haillet,
07:21qui a été candidate aux européennes.
07:23Mais nous sommes les trois premières femmes
07:24au niveau, disons, national ou européen
07:27à être élues.
07:28À l'Assemblée, vous intervenez sur,
07:31essentiellement, deux thèmes.
07:32D'un côté, tout ce qui est culture, éducation.
07:34De l'autre, agriculture.
07:36Sur la culture, vous avez notamment fait voter
07:38une loi pour protéger les petites librairies
07:41des grands groupes Amazon, la FNAC,
07:45en plafonnant, en imposant un tarif minimum
07:47sur les frais de livraison.
07:48C'est-à-dire qu'une fois encore,
07:49on en revient au livre.
07:50C'est toujours la même chose ?
07:51Oui. Alors, disons que c'était Mme d'Arcos
07:53qui portait cette loi, qui venait du Sénat.
07:55Et c'est vrai qu'il fallait un rapporteur
07:56sur la loi livre.
07:58C'est particulièrement mon sujet.
07:59Donc, moi, j'étais ravie de prendre la parole
08:01sur ce sujet-là pour protéger les libraires.
08:03Bien sûr, c'est un sujet qui me tient à cœur
08:05parce que je trouve que, justement,
08:06on n'en parle pas assez.
08:07Et moi, j'ai vu pendant 15 ans dans mes classes
08:09le niveau de français ne faire que se dégrader.
08:12L'orthographe, mais aussi la maîtrise du vocabulaire.
08:15Et je crains qu'une société sans vocabulaire
08:18ne bascule vers la violence.
08:20Donc, c'est un sujet, évidemment, fondamental.
08:22Et j'étais ravie de travailler sur cette loi d'Arcos.
08:25Vous êtes aussi mobilisée sur le recrutement
08:28des enseignants, sur la situation des écoles
08:29en milieu rural, mais j'aimerais vous entendre
08:31sur un autre sujet, sur l'écriture inclusive.
08:34Parce que vous avez pris la parole
08:36quand le Rassemblement national a déposé
08:39une proposition de loi pour interdire
08:40l'écriture inclusive.
08:42Vous vous êtes opposée à ce texte,
08:43mais je n'ai pas bien compris
08:44si vous étiez pour ou contre l'écriture inclusive.
08:47Alors, qu'est-ce qu'elle en pense, la grégée de...
08:48Radicalement contre, parce que c'est trop difficile
08:51à enseigner. Il n'y a pas de règle.
08:53Si vous voulez, l'orthographe, elle obéit quand même
08:55à des règles qui s'appliquent.
08:57Il y a des exceptions, mais c'est quand même compréhensible.
09:01Or, moi, je n'arrive pas à comprendre
09:02comment on applique l'écriture inclusive.
09:04Quand je regarde des textes, parfois, ils appliquent,
09:06ils mettent un E, parfois, il n'y a pas.
09:08Et puis, il y a aussi des erreurs.
09:09Par exemple, on va dire qu'on va rendre famage
09:13plutôt que de rendre hommage.
09:15Mais alors, ça n'a aucun sens,
09:16puisque l'homme se dit vir en latin.
09:19Donc, si on rend famage, il faut rendre virage aux hommes.
09:22Donc là, on se trompe même sur l'étymologie des mots.
09:25Donc, c'est quelque chose qui me paraît complètement
09:27abracadabrant et inapplicable dans les classes.
09:29Alors, l'autre domaine dans lequel vous intervenez beaucoup,
09:31je disais, c'est celui que vous avez connu via vos parents.
09:35C'est l'agriculture.
09:36Vous avez notamment été vice-présidente
09:38de la commission d'enquête sur l'actalis.
09:40Je crois que vous avez voté en faveur
09:42du retour des néonicotinoïdes.
09:45Et vous êtes beaucoup intervenu aussi
09:46sur les pensions de retraite des agriculteurs
09:48et des conjoints d'agriculteurs.
09:50Ça, c'est un sujet que vous connaissez bien
09:52par vos parents.
09:53Oui, c'est un sujet que je connais trop bien.
09:55Et merci de me donner l'occasion
09:56de rendre hommage à toutes ces femmes
09:59qui sont d'une génération sacrifiée.
10:01Elles n'ont pas toujours choisi d'être agricultrices.
10:03C'est le cas de ma mère.
10:04C'est le cas de votre mère.
10:05Elle est très scolaire.
10:06Elle aurait pu faire autre chose de sa vie.
10:07Elle s'est retrouvée agricultrice.
10:09Elle a été formée à être une bonne épouse.
10:10Elle passait à l'époque un brevet d'études ménagères.
10:13Elle se retrouvait femme d'agriculteur sans statut.
10:16Alors, on a créé un statut conjoint, collaborateur.
10:19En fait, elles se retrouvent à la retraite
10:21en ayant plus travaillé que leur mari,
10:23autant d'heures, les enfants élevés en plus.
10:25Et elles ont des retraites de misère.
10:27C'est quelque chose qui est douloureux
10:28pour cette génération-là.
10:29Il y a quelques années,
10:30vous avez brigué la présidence du groupe démocrate
10:32face à Patrick Mignola.
10:33Et puis, un peu plus tard,
10:34vous avez brigué la présidence
10:35de la commission des affaires culturelles,
10:36sauf que ça ne l'a pas fait.
10:38Qu'est-ce qui vous a manqué
10:40pour franchir ce cap ?
10:41Alors, j'étais face à des hommes.
10:44Je voulais la présidence du groupe
10:46parce que je pensais,
10:47je pense toujours foncièrement
10:49qu'il faut changer la manière
10:50de faire la politique.
10:51et je crois qu'au sein des groupes,
10:53il y a aussi une manière...
10:54Moi, je viens du milieu professeur
10:55où, dans un groupe,
10:57on travaille avec justice,
10:58avec les uns ou les autres.
10:59Sinon, le groupe ne tient pas.
11:00Et je voulais essayer d'appliquer
11:02les méthodes qu'on applique
11:03dans une classe
11:04au groupe politique.
11:05Donc, être très clair
11:06sur les choses qu'on explique,
11:09avoir une sorte de transparence,
11:10d'égalité de traitement.
11:12Et c'est peut-être ça
11:13que j'aurais voulu porter.
11:14Alors, je n'ai pas pu.
11:15Ça n'a pas fonctionné.
11:16Je crois que je n'étais pas programmée
11:17comme ça.
11:18Ce n'était pas programmé comme ça.
11:20Et pour la présidence
11:20de la Commission des affaires culturelles,
11:22j'en étais vice-présidente.
11:23Je trouvais qu'étant
11:24la première députée de la Mayenne,
11:26fille d'agriculteur,
11:27agrégée de lettres,
11:28je pense que j'avais une forme
11:29de légitimité
11:30et ça aurait été un beau symbole.
11:32Et donc, moi,
11:33je me suis présentée
11:34parce que je ne trouvais pas normal
11:35qu'on ne m'explique pas
11:36qu'il y aurait un autre candidat
11:37qui venait d'une autre commission
11:38et qu'elle ait brigué cette présidence.
11:40Voilà, je n'ai pas trouvé ça normal.
11:41C'est encore dur en politique,
11:42il faut le dire.
11:44On va conclure l'émission
11:45avec notre quiz.
11:46Je rappelle que vous avez été
11:47prof de grec et de latin
11:48et vous avez donc droit
11:49à un quiz spécial
11:51mythologie et politique.
11:53Je vous explique le principe.
11:54Vous allez devoir associer
11:55un homme ou une femme politique
11:56à une personnalité
11:57de la mythologie grecque
11:58ou romaine.
11:59On va commencer avec Arès,
12:02le dieu de la guerre
12:03et du combat.
12:04Donc, il faut que je trouve
12:05un personnage politique,
12:07Arès,
12:09dieu de la guerre,
12:10Simone Veil.
12:11Simone Veil, très bien.
12:12Cronos,
12:15C-R-O-N-O-S,
12:16pas le C-R-O-N-O-S,
12:18c'est pas le dieu du temps,
12:19c'est celui qui a dévoré
12:20ses enfants.
12:21C'est quelque chose
12:21qui peut arriver en politique,
12:23ça.
12:23Qui a dévoré ses enfants.
12:24Des hommes ou des femmes politiques
12:25qui refusent de passer la main
12:26et qui tuent
12:26leurs possibles successeurs.
12:30Sarkozy.
12:31Sarkozy.
12:33Apollon,
12:34le dieu de la beauté.
12:35Apollon,
12:36oh bah,
12:36Macron.
12:37Macron.
12:39Cassandre,
12:40qui prédit l'avenir son...
12:41C'est pour changer
12:42Macron de Jupiter.
12:44Oui, c'est vrai.
12:45Cassandre,
12:46qui prédit l'avenir
12:46sans jamais vraiment avoir...
12:48Ça, c'est moi, ça.
12:49Je suis très forte, là.
12:49C'est vous.
12:51Merci beaucoup,
12:52Géraldine Bagné,
12:52d'être venue dans La politique et moi.
12:53Merci.
12:55Merci.
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