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  • il y a 13 heures
Stan Larroque, le fondateur de Lynx, nous explique pourquoi EssilorLuxottica a racheté le concepteur de masques VR et pourquoi il quitte l'entreprise qu'il a créé pour intégrer la direction de Parrot.

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Transcription
00:00BFM Business et TACANCO présentent
00:04De quoi je me mêle, François Sorel
00:09Voilà le retour de ce De quoi je me mêle, deuxième partie, on va maintenant recevoir quelqu'un que vous
00:13connaissez,
00:14qu'on a déjà reçu à plusieurs reprises dans De quoi je me mêle, et s'il est là avec
00:17nous aujourd'hui,
00:18c'est pour nous annoncer une grande nouvelle, c'est Stan Larocq qui est là, salut Stan !
00:23Salut !
00:23Stan Larocq est un entrepreneur incroyable, très jeune entrepreneur, rappelons ton âge ?
00:28L'âge de 32 ans
00:2832 ans, voilà, tu as commencé à être entrepreneur à quoi ?
00:3224 ans
00:3324 ans, c'est le fondateur de Lynx, Lynx qui était la seule boîte française qui avait sorti un masque
00:40VR,
00:41vous vous en souvenez si vous êtes infidèle de De quoi je me mêle, on en avait parlé même dans
00:45TACANCO, bien sûr,
00:46et tu es là avec nous pour nous annoncer une grande nouvelle, d'accord, et tu es aussi, et c
00:52'est ça qui est intéressant,
00:54nouveau dirigeant chez Parrot, Parrot, là encore, boîte que vous connaissez si vous êtes infidèle de De quoi je me
00:59mêle,
01:00Parrot qui a été un géant de l'électronique française il y a quelques années, dans le domaine des casques
01:06audio,
01:06ils ont fait des drones, etc.
01:07etc. C'était le roi du Bluetooth dans la voiture aussi, au tout début de son histoire à Parrot,
01:13et aujourd'hui ils se sont repositionnés dans les drones de défense,
01:17ils vendent des drones un peu partout, et quand on voit aujourd'hui l'actualité géopolitique,
01:22on se rend compte que les drones ont un vrai sens aujourd'hui de défense et même d'attaque,
01:27donc tu rejoins Parrot, mais on va en parler dans un instant, mais explique-nous ce qui se passe pour
01:31Lynx.
01:32Alors, effectivement, il y a un grand chamboulement,
01:36Lynx, donc on a annoncé à San Francisco une version 2 de notre casque,
01:41on avait signé un énorme partenariat de plusieurs millions avec Google l'année d'avant,
01:46enfin c'était vraiment super, et puis il y a eu des petits accidents, on va dire, industriels et financiers,
01:52qui ont été très challengeants au premier trimestre.
01:56et qui ont plongé la boîte dans un redressement.
02:01Et donc là, c'est très très dur pour tout le monde,
02:03donc c'est la énième levée de fonds qui ne s'est pas faite,
02:07c'était assez compliqué, le moral était assez bas,
02:09et au final, parce que Lynx représente une valeur assez importante dans la tech,
02:15tout de même avec ce qu'on a pu créer, développer, montrer en techno,
02:19autour de la réalité mixte, de la réalité augmentée et tout ça,
02:22il y a eu pas mal d'offres, de reprises de la boîte.
02:28C'est vrai ?
02:28Ça a créé des enchères, et au final, ce qui est super,
02:32donc il y a eu des Américains, il y a eu des Indiens, il y a eu des Européens,
02:38et ça s'est fini d'une assez belle manière, au final, malgré ce gros challenge,
02:43c'est que c'est Essilor Luxottica, qui est quand même un grand groupe du CAC 40,
02:48et une société française, franco-italienne, qui a repris Lynx.
02:53Et donc, les équipes, toute la propriété intellectuelle, la production, le stock,
02:58tout ça, là, sont en train de passer chez Essilor.
03:01Donc, c'est plutôt sympa, en fait, comme héritage.
03:05Oui, bien sûr.
03:06On a créé une super innovation, une super cellule d'innovation, en fait,
03:10autour des technologies immersives,
03:12et ça finit quand même chez une boîte du CAC 40,
03:16qui est Essilor en plus, qui investit énormément dans les lunettes connectées.
03:20Bien sûr, bien sûr, et qui est dans le domaine de la vision,
03:21les lunettes connectées, etc., etc.
03:23Donc, on peut imaginer que tout ce que tu as créé avec ton équipe,
03:26tout ce que tu as développé avec ton Épic,
03:27ne va pas partir à la poubelle, va se retrouver dans d'autres produits brandés,
03:32Essilor Luxottica, forcément.
03:34En fait, c'était la hantise de l'équipe et de moi-même.
03:37C'est-à-dire que...
03:38Que vous mettiez tout à la poubelle, quoi.
03:40Oui, si jamais la boîte s'arrêtait, il ne se passe rien.
03:43Et que le truc s'arrête, et que personne ne réagisse.
03:46Alors que là, ça a été exactement l'inverse.
03:48Même l'État français, à haut niveau, s'est emparé du truc,
03:51on dit, mais ce n'est pas possible, on ne peut pas vous laisser tomber.
03:53Donc, quand même, il y a eu un élan.
03:55Ça a validé, moi, ce que j'ai pu créer pendant huit ans, tout de même.
04:00On s'est bien amusé et on a bien vécu.
04:03Mais sinon, on a surtout créé pas mal de valeurs au passage.
04:05On s'est bien amusé, mais on se connaît un petit peu.
04:11J'ai eu la chance de pouvoir t'interviewer plusieurs fois avec des hauts
04:14et pas mal de bas aussi.
04:16C'est-à-dire qu'aujourd'hui, être entrepreneur en France, dans la tech,
04:19et quand on lance un produit hardware,
04:22c'est quasiment mission impossible.
04:24Si tu n'as pas du cash et si tu ne fais pas une levée de fonds conséquente,
04:28c'est...
04:29Et même quand tu as du cash, les relations, les clients, etc.,
04:33tu peux quand même te...
04:35Te planter.
04:35Te planter.
04:36Et donc, non, c'est super dur.
04:38Et je le dis toujours aux personnes autour de moi qui veulent se lancer,
04:42je vous le dis, ne le faites pas, c'est super dur.
04:44Bon, après, les gens font quand même leur truc.
04:46Et là, il y a d'autres conseils qui arrivent.
04:47Mais oui, c'est très, très dur.
04:49Et je pense que ça n'a jamais été aussi difficile de faire du hardware en France.
04:53Et donc, si bien que quand Lynx s'est arrêté pour moi,
04:57pas pour mon équipe,
04:57mais moi, je me suis dit, qu'est-ce que je vais faire ?
04:59Je ne vais certainement pas rejoindre un groupe du CAC 40.
05:01Alors ça, c'est certain.
05:03Je ne suis pas à cette étape de ma vie encore.
05:05Et j'ai encore beaucoup trop d'énergie pour créer des choses.
05:08Tu aurais pu, parce qu'il y a plein de dirigeants de boîtes comme ça
05:10qui intègrent aussi la société qui les rachète
05:13pour insuffler pendant un certain temps.
05:15Bien sûr.
05:16Tu vois, une philosophie.
05:18Voilà, motiver les équipes, etc.
05:21Tu n'avais pas envie ?
05:23Je n'avais pas envie.
05:24Déjà, j'étais fatigué.
05:27Parce que tu as vécu la...
05:29Alors, vis ma vie d'entrepreneur.
05:31Ces derniers mois, c'était compliqué.
05:33C'est-à-dire que...
05:34Les montagnes russes, les vraies montagnes russes,
05:37c'est signer des gros partenariats avec des Google,
05:41des Qualcomm, etc.
05:42Et puis à côté...
05:44Il ne peut y avoir de trésorerie.
05:45Il ne peut y avoir de trésorerie.
05:47Quand on est sur place,
05:47enfin, nul n'est prophète en son pays.
05:49Donc, voilà, c'est sur place.
05:52En France, c'est compliqué d'expliquer ce qu'on fait,
05:54malgré tout ce qu'on avait à montrer.
05:56Donc, oui, ça a été très, très compliqué.
05:58Et ça, je le raconterai.
05:59Ce sera dans le livre aussi.
06:01Tu vas sortir un livre ?
06:02Je pense que je vais...
06:03Il faut que je raconte.
06:04Il faut que tu racontes cette histoire-là.
06:05On a fait des trucs extraordinaires.
06:06C'était trop beau.
06:07C'est une histoire entrepreneuriale
06:09qui se termine bien, finalement.
06:11Alors, qui ne se termine peut-être pas
06:12comme tu l'aurais voulu.
06:13Ce n'est pas les 20 milliards qu'on espérait.
06:16Mais, plus important que ça,
06:17le produit continue de vivre.
06:19Et ça, pour moi, c'était super important.
06:21C'est comme si on t'arrachait un bras.
06:23Mais c'est clair.
06:23Au final, on va le mettre sur un corps plus grand.
06:27Est-ce que tu sais ce que va faire ici
06:28leur Luxottica de Lynx ou pas ?
06:30Je ne sais pas trop.
06:31Je ne sais pas trop.
06:32Et je ne vais pas non plus commenter
06:35ce qu'ils ont pu partager.
06:37En tout cas, je suis très content pour l'équipe.
06:39Parce que les moyens sont différents.
06:41L'ambition reste grande aussi.
06:44Peut-être un peu différente.
06:45mais je pense que c'est une super...
06:48Je suis très content, en fait, de...
06:50Quand on connaît un peu...
06:51Alors, moi, il m'arrive aussi
06:54de recevoir sur le plateau de Tech & Co
06:57des dirigeants de S.I.Lore Luxottica.
06:59On voit bien le pivot qu'ils sont en train de faire.
07:01Ça devient une boîte de MedTech, aujourd'hui.
07:04Et comment, en analysant les yeux,
07:06le comportement de ton regard, etc.,
07:09tu arrives à retirer des informations de santé.
07:12Et on sait qu'ils sont très forts
07:14sur les lunettes connectées.
07:15Alors, ils ont leur partenariat avec Meta,
07:16mais ils ont peut-être d'autres projets aussi.
07:18Et c'est vrai que toute l'expertise
07:21que tu avais apportée en AR, en VR,
07:25va arriver chez S.I.Lore Luxottica.
07:26Peut-être qu'on aura une bonne surprise
07:28dans quelques mois ou quelques années.
07:30Je l'espère.
07:31En tout cas, oui, le virage MedTech,
07:33c'est un virage qu'ils ont bien pris.
07:34Le virage du consumer électronique,
07:36un peu, avec ce qu'ils font avec Meta.
07:38Mais là où ils sont très, très forts,
07:40c'est le MedTech autour de la vision.
07:41Ça, c'est certain.
07:43Et oui, j'espère que dans quelques mois,
07:44on verra des choses sympas.
07:46On se dira, tiens, ça me fait penser
07:47à ce que faisait Lynx à un moment.
07:50Parce qu'il y avait un soft.
07:51Enfin, il y avait du hardware,
07:52il y avait du soft.
07:53C'était entièrement verticalisé.
07:54On avait fait du métal, du silicium avec Qualcomm
07:59jusqu'à l'OS et la couche applicative.
08:01Et c'était ça, la force de Lynx.
08:03C'était qu'on était un systémier.
08:04C'est-à-dire qu'un peu sur le même business model
08:07qu'Apple, c'est-à-dire avec des moyens différents.
08:10Mais on essaie de faire tout de A à Z
08:13pour amener une couche applicative au client,
08:16clé en main,
08:18et super bien intégré.
08:20Et très optimisé.
08:21C'est la seule manière de faire,
08:22c'est de tout faire.
08:23C'est comme ça qu'on réfléchissait en interne,
08:26en disant qu'il faut vraiment qu'on soit
08:28bras-le-corps sur tous ces sujets.
08:29Avec toutes ces années
08:30où tu as été entrepreneur,
08:32on disait les montagnes russes
08:33avec des hauts et des bas,
08:34quel est ton plus beau souvenir ?
08:36Est-ce qu'il y a un moment
08:36dans cette vie d'entrepreneur
08:40que tu n'oublieras jamais
08:41parce que c'était...
08:43On ne va pas parler du plus mauvais,
08:45mais du meilleur.
08:46Oui, je pense que j'en ai deux.
08:48Très rapidement,
08:49et donc j'en ai parlé
08:50dans un de nos interviews.
08:52Cette rencontre avec Palmer Lucky,
08:54qui a fini par me prêter sa maison.
08:57Rappelons-nous qui est Palmer Lucky ?
08:58Palmer Lucky est le fondateur d'Oculus,
08:59et aujourd'hui surtout le fondateur d'Anduril.
09:02Il a été racheté par Meta.
09:03C'est le seul gars en dessous de 30 ans
09:05qui a créé Deux licornes.
09:06C'est aussi un personnage de film
09:08assez extraordinaire.
09:09Mais c'est dingue que ce gars-là,
09:10qui comprenait ce que tu faisais,
09:12et c'était l'un des rares
09:13à comprendre ce que tu faisais,
09:16te prenne un petit peu sous son aile,
09:19finalement, en disant
09:20« Ok, je vais t'aider, prends ma maison, etc. »
09:22C'est dingue, c'est fou.
09:23C'est fou, et j'espère un jour
09:26aider des plus jeunes aussi
09:28de la même manière.
09:29Je pense que cette rencontre
09:30avec Palmer Lucky,
09:31ça a été super chouette,
09:32ça a été très intéressant,
09:33et j'ai vu des choses
09:34assez extraordinaires.
09:35L'autre moment,
09:36c'est à la première keynote
09:38que j'ai faite à San Francisco,
09:40où tu es vraiment sur
09:41une scène mondiale,
09:43où il y a, si tu veux,
09:453000 personnes dans la pièce,
09:46et il faut montrer son produit
09:47en tant que petit Français,
09:48en être fier,
09:49et le porter avec son petit accent,
09:51etc.
09:51Donc, c'était un moment fort.
09:53Il y avait l'équipe dans la pièce,
09:54c'était super.
09:55C'est un peu le moment de vérité, quoi.
09:57C'est le moment de vérité,
09:57où on se dit
09:58« Ça faisait deux ans
09:58qu'on travaillait dans
09:59le plus grand secret
10:00sur le casque. »
10:02J'avais 26 ans à l'époque,
10:03et si tu veux,
10:04je descends de scène,
10:06et là,
10:06la boîte mail explose.
10:08On avait présenté notre V1,
10:10et un des premiers mails
10:11qu'on reçoit,
10:12c'est la NASA,
10:14qui nous avait dit
10:15« On serait un de vos premiers clients. »
10:32On a fait des choses
10:32avec l'Agence spatiale européenne,
10:33avec des chirurgiens,
10:35avec des soldats aussi dans la défense.
10:36Incroyable.
10:37On a vu des choses absolument incroyables
10:39qui seront racontées un jour.
10:41On n'a pas le temps aujourd'hui,
10:42mais c'est l'un que c'était
10:43une histoire très, très chouette.
10:45Voilà, pour moi, c'est fini.
10:47Donc, si vous voulez,
10:47j'ai dû travailler là-dessus.
10:49C'est dur ou pas ?
10:51Émotionnellement, c'est...
10:52C'est dur.
10:53C'est dur,
10:54parce que,
10:56sans se mentir,
10:57tu as forcément de l'ego.
10:58Tu as de l'orgueil
10:59pour ce que tu as fait,
11:00en disant « Voilà, ça fait 8 ans
11:02et si tu veux,
11:03pour que le truc grandisse,
11:05il faut le passer à un grand groupe. »
11:08Ce qui est une très bonne chose.
11:08C'est une victoire,
11:09un succès énorme.
11:11C'est comme s'il y a une partie de toi
11:13qui partait finalement
11:14dans laquelle tu t'investis
11:16pendant 8 ans
11:16et qui t'échappe.
11:19Voilà, et donc,
11:19c'est toi qui prends les décisions.
11:22Ouais, il y a un peu d'orgueil.
11:24Oui, c'est clair.
11:25Franchement, c'est un peu dur là-dessus,
11:27mais au final,
11:29pour la suite,
11:29j'ai eu aussi une chance
11:30de rebond assez extraordinaire.
11:32Alors, raconte-nous.
11:34Ce qui est intéressant,
11:35c'est que tu n'as pas perdu de temps,
11:36si je puis dire.
11:37Voilà, oui.
11:38Tu as fait une rencontre,
11:40une rencontre avec un grand entrepreneur
11:42de la tech français,
11:43qui est assez discret.
11:45C'est Henri Sédoux.
11:47Voilà.
11:47Alors, en fait,
11:48dans la tech française,
11:50des systémiers,
11:51des gens qui font
11:53leur système de A à Z
11:55de la supply chain en Asie
11:58jusqu'au logiciel client,
12:01enfin, juste avant le logiciel client,
12:02donc la couche applicative
12:03avec les algos,
12:04l'OS, etc.,
12:05il y en a très, très peu.
12:06Il y en a très, très peu.
12:07On peut citer WeThings,
12:08Parrot aussi.
12:10Et si tu veux,
12:11les entrepreneurs
12:12qui font ça,
12:13on se connaît à peu près tous
12:14parce qu'il y en a très peu.
12:16Et quand la situation
12:17a été compliquée pour moi,
12:20donc, court en mars,
12:22Henri Sédoux,
12:24parce qu'on déjeunait
12:25tous les trois mois,
12:26parce qu'en fait,
12:27on partage certaines cicatrices,
12:29tu vois,
12:29qui sont un peu les mêmes combats
12:31de sortir des produits,
12:33fabriquer,
12:34Sauf que lui,
12:34c'est à un autre niveau,
12:35bien évidemment.
12:36C'est un ordre de grandeur supérieur.
12:38Voilà, parce qu'en fait,
12:39il fait ça depuis 32 ans.
12:40Parrot, c'est une boîte...
12:41Mais il comprenait,
12:42il comprenait ce que tu vivais.
12:44Il a tout de suite compris
12:46du moment où on s'est rencontré
12:47ce que je faisais.
12:49On s'est très bien entendu
12:50parce qu'on partageait des challenges.
12:54Et il m'a tout simplement appelé
12:56en disant,
12:56bah, viens.
12:57Vraiment, ça s'est fait comme ça.
12:58C'est-à-dire que,
12:59il m'a dit, bah, viens.
13:01La Parrot est en pleine croissance.
13:03Sur le premier trimestre,
13:05il y a eu plus de 27 millions d'euros
13:06de chiffre d'affaires.
13:07Alors, c'est une boîte
13:07qui a connu des hauts et des bas.
13:09Et lui, les montagnes russes,
13:10il les a toutes vues.
13:11Il les a toutes vues
13:12parce qu'il y avait un moment
13:13où, justement,
13:14avant de faire ce virage
13:15vers le B2B
13:16et de vendre des drones
13:17un peu partout dans le monde,
13:19la boîte était à l'agonie.
13:21Moi, je m'en souviens.
13:21Paroth a eu mille vies
13:22et les montagnes russes,
13:24il a toujours survécu.
13:26Il s'est toujours relevé.
13:27Et donc, quand on se partageait
13:28un peu nos no et nos bas,
13:30lui, c'était...
13:31Oui, enfin, ouais.
13:32Tu verras.
13:32Et quand il a su que L'Ing
13:33s'était racheté par ici
13:34leur luxe ticket,
13:35il t'a proposé
13:36de rejoindre le groupe.
13:37On a échangé.
13:38Il m'a dit, bah, écoute, voilà.
13:41Parrot est en pleine croissance.
13:43Le marché des drones
13:43est en pleine croissance.
13:44D'un point de vue système,
13:46un drone, c'est un smartphone
13:47qui vole.
13:48En tout cas, la manière
13:49dont Parrot
13:49reçoit les problèmes aujourd'hui,
13:51c'est une puce Qualcomm
13:52au milieu,
13:53des super caméras,
13:55des choses...
13:55Ça vole vachement plus
13:56qu'un smartphone,
13:57donc t'as quelques trucs différents.
13:58Et un casque,
13:59c'était un smartphone
14:00qu'on mettait devant
14:00les yeux de quelqu'un.
14:01En fait, d'un point de vue système,
14:02il y a 70% d'overlap,
14:04je dirais.
14:05Et du coup,
14:06je n'ai pas du tout été perdu
14:08en réconçant son produit
14:09que je connaissais déjà.
14:11Et donc, voilà,
14:12tu disais qu'on fait
14:13des drones de défense.
14:15Pas vraiment.
14:16On fait des drones d'observation.
14:17D'observation, d'accord.
14:18D'observation.
14:18Qui sont utilisés dans la défense
14:19parce qu'ils sont dual-use.
14:21Mais en fait,
14:22on fait de super caméras
14:24qui volent,
14:25grosso modo.
14:25Pour faire de la reconnaissance,
14:27de l'observation.
14:27Et avec des gros contrats,
14:28avec l'armée américaine,
14:30évidemment,
14:31plein d'autres pays,
14:32etc.
14:32Parce que le contexte géopolitique
14:34est ce qu'il est aujourd'hui.
14:35C'est-à-dire que, par exemple,
14:36les États-Unis
14:36ne vont pas s'équiper
14:37de drones DJI
14:38pour des raisons...
14:39C'est d'ailleurs interdit.
14:40C'est interdit.
14:41Ça devient interdit pour eux.
14:42C'est interdit.
14:42Donc, effectivement,
14:44la carte à jouer
14:45pour Parrot
14:47qui peut investir
14:48le marché américain.
14:50Comme Lynx en face de Meta,
14:51ce qu'est Parrot
14:52en face de DJI,
14:53notre chance aujourd'hui,
14:55c'est d'être ni américain
14:56ni chinois
14:57et du coup,
14:58de pouvoir un peu
15:00alimenter des marchés
15:02qui veulent...
15:02Bien sûr.
15:03...ni l'un ni l'autre,
15:04si tu veux.
15:04Et puis, Parrot représente
15:06un peu ce qu'on recherche tous.
15:08C'est, on va dire,
15:10un industriel de la tech français.
15:12Il n'y en a pas beaucoup
15:13aujourd'hui.
15:14C'est un industriel...
15:16C'est rare.
15:16Un industriel systémier
15:19qui innove aussi énormément
15:20dans les algorithmes
15:22de vision par ordinateur,
15:24de navigation,
15:25de reconnaissance.
15:26Et ça, la valeur ajoutée,
15:27elle est quand même
15:28énormément là-dedans.
15:29Et ça, voilà,
15:30Parrot l'a bien compris.
15:32Et c'est aussi pour ça
15:32que les clients
15:34viennent chez Parrot.
15:34C'est-à-dire que le software
15:36est complètement souverain,
15:37il est maîtrisé,
15:38il est performant.
15:39Donc non, c'est assez chouette.
15:40C'est une belle plateforme.
15:41C'est une super belle plateforme.
15:42Alors, tu sais quoi ?
15:42On va t'aisser prendre tes aises,
15:44t'installer,
15:45ranger ta chambre chez Parrot.
15:46Et tu viendras nous expliquer
15:47un petit peu la stratégie de Parrot.
15:49Avec plaisir, oui.
15:49Puisque tu deviens,
15:50en quelque sorte,
15:51l'un des porte-parole de Parrot.
15:53Oui, voilà.
15:53C'est-à-dire que Henri
15:56et puis d'autres dirigeants
15:58dans le groupe
15:58prennent la parole régulièrement
16:00et j'en fais partie.
16:01Super.
16:02Merci d'être venu nous raconter,
16:04j'allais dire à chaud,
16:05cette histoire.
16:08Puisque voilà,
16:09c'est très récent,
16:10le fait que Lynx
16:11soit racheté par Essilor Luxottica.
16:13Merci d'être venu
16:14et je voulais véritablement
16:15conclure cette saison
16:16de Quoi je mêle avec toi.
16:17Merci beaucoup Stan.
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