Arthur Keller, spécialiste des systèmes résilients, intervient pour le Collège des Directeurs Développement Durable (C3D).
Face à l'inévitable descente énergétique et matérielle, il démontre pourquoi les théories économiques mainstream mènent à une catastrophe sociale majeure. Loin des discours effondristes passifs, Keller propose une stratégie de résilience systémique radicale reposant sur la gestion partagée des communs, la territorialisation et la résistance citoyenne pour organiser la contraction de notre modèle.
Une alternative indispensable pour anticiper la fin de la croissance et imposer de nouveaux projets de société face à la crise globale actuelle.
#Keller #écologie #Effondrement #Décroissance #Résilience
00:00 Intro
00:19 Arthur Keller
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Quel indicateur économique est le contraire de la croissance ?
➡ Une récession.
Que signifie l'acronyme CEC cité comme un bon point de départ ?
➡ Convention des entreprises pour climat.
Combien de grands chantiers faut-il opérer de front selon Keller ?
➡ Quatre grands chantiers.
Face à l'inévitable descente énergétique et matérielle, il démontre pourquoi les théories économiques mainstream mènent à une catastrophe sociale majeure. Loin des discours effondristes passifs, Keller propose une stratégie de résilience systémique radicale reposant sur la gestion partagée des communs, la territorialisation et la résistance citoyenne pour organiser la contraction de notre modèle.
Une alternative indispensable pour anticiper la fin de la croissance et imposer de nouveaux projets de société face à la crise globale actuelle.
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Quel indicateur économique est le contraire de la croissance ?
➡ Une récession.
Que signifie l'acronyme CEC cité comme un bon point de départ ?
➡ Convention des entreprises pour climat.
Combien de grands chantiers faut-il opérer de front selon Keller ?
➡ Quatre grands chantiers.
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ÉducationTranscription
00:00Il n'y aura pas de décroissance, donc il n'y aura pas des politiques de décroissance qui seront menées
00:02au niveau des États,
00:04ce qui n'arrivera probablement jamais.
00:06C'est pour ça que je ne prône pas la décroissance.
00:08La décroissance, ça fait partie de ces choses dont je dis qu'il faudrait le mettre en place.
00:12Mais on ne le fera pas.
00:20Ah oui, l'économie, ce n'est pas moi qui le dis, parce qu'on me dit « quand même,
00:23il nous fait chier avec son effondrement, quel air ».
00:24Oui, mais c'est pas moi le pire effondriste.
00:26Ce sont les économistes néoclassiques, c'est-à-dire mainstream, qui n'arrêtent pas de répéter que les décroissants sont
00:31fous,
00:31parce que si ça arrête de croître, ça va s'effondrer.
00:36Ça va s'effondrer alors.
00:38Parce que pour maintenir cette croissance-là, il faudrait toujours plus de flux d'énergie et de matière.
00:44Il n'y a pas un pour un, il n'y a pas de causalité entre l'un et l
00:47'autre.
00:47Il y a juste une corrélation très forte au niveau sociétal entre les flux d'énergie et de matière
00:50et la capacité à produire de la valeur ajoutée économique, les biens, les services, etc.
00:53Il y a une corrélation forte.
00:55Et donc, oui, on n'aura pas moins, et je vous ai dit qu'on allait avoir une descente énergétique
00:58et matérielle,
00:59il n'y aura pas moins d'énergie et de matière et plus d'économie.
01:01Non, ça ne tiendra pas, à moins de totalement redéfinir les mots, ce qu'on fait de temps en temps,
01:05mais ça ne changera pas les problèmes de fond.
01:06Ça masquera le problème, plus qu'autre chose.
01:08Voilà, donc on a besoin.
01:09Et je dis au passage, pour ceux qui ne le sauraient pas ou qui n'auraient toujours pas compris,
01:13il faut arrêter de dire que les décroissants sont fous,
01:16sous prétexte que ce serait une catastrophe sociale.
01:19Parce qu'en réalité, la seule chose qui pourrait éventuellement permettre d'éviter ces catastrophes sociales,
01:23c'est la décroissance.
01:24Je vous explique.
01:25Le contraire de la croissance économique, qui est la croissance du produit intérieur but,
01:29c'est un indicateur, ça s'appelle une récession.
01:31Si ça se prolonge, on appelle ça une dépression.
01:33Et ça n'a strictement rien à voir avec la décroissance,
01:35qui, même si le mot est un peu bizarrement choisi,
01:38qui est un projet politique qui consiste à changer en profondeur le modèle économique et social,
01:42pour redistribuer, assurer de la base à tous ceux qui en ont absolument besoin,
01:46les plus vulnérables, précisément pour que,
01:48quand il va y avoir descente énergétique et matérielle,
01:50parce qu'il n'y a pas le choix,
01:51et que ça va entraîner une contraction économique,
01:55que ce ne soit pas une casse sociale terrible.
01:57Quand j'entends dire, regardez, pendant la crise de Covid,
02:01la décroissance a projeté plusieurs dizaines de millions de nouvelles personnes dans l'extrême pauvreté.
02:07Parce qu'il y a eu des politiques de décroissance qui ont été menées pendant la crise de Covid.
02:10Il n'y a pas eu de décroissance pendant la crise de Covid.
02:12Il faut arrêter de dire ça.
02:13Il y a eu une contraction économique dans un système de croissance.
02:17Et ça, il ne le supporte pas.
02:19Voilà.
02:20Il n'y aura pas de décroissance,
02:20donc il n'y aura pas des politiques de décroissance qui seront menées au niveau des États,
02:23ce qui n'arrivera probablement jamais.
02:26C'est pour ça que je ne prône pas la décroissance.
02:28La décroissance, ça fait partie de ces choses dont je dis qu'il faudrait le mettre en place.
02:32Mais on ne le fera pas.
02:33Donc il faut se préparer au fait qu'on ne le fera pas.
02:36Voilà.
02:36Il faut créer des opportunités d'action collective vertrices de sens
02:38pour le plus possible de gens.
02:40Avec de la solidarité, de l'inclusivité, justice sociale, cohésion territoriale.
02:43Et je ne dis pas ça parce que je serai vaguement de gauche.
02:45On n'en a rien à cirer de l'orientation politique de Keller.
02:48Il se trouve que Keller, c'est un spécialiste des systèmes résilients.
02:50Et que dans un contexte de contraction des flux d'énergie et de matière,
02:54la seule manière de s'en sortir et de ne pas se casser la gueule, c'est ça.
02:57C'est pour ça que je dis souvent aux gens,
02:59si vous êtes naturellement enclin à la bienveillance envers votre prochain, c'est formidable.
03:02Et si ce n'est pas le cas,
03:03celui et solidaire par calcul.
03:07Les leviers clés dont on dispose vis-à-vis de ça, il y en a plein,
03:09mais deux très importants, la gestion partagée des communs.
03:12On se pose la question des choses très importantes
03:14dont dépend la satisfaction des besoins essentiels à la cour moyen long terme.
03:17Ces choses-là doivent être préservées, voire sanctuarisées,
03:19et elles doivent être gérées en commun avec les gens dont l'avenir en dépend.
03:24C'est territorialisé la plupart du temps sur les territoires.
03:27On ne peut pas laisser la gestion du foncier nourricier,
03:30la gestion d'un aquifère, la gestion des écosystèmes
03:33ou des agro-systèmes les plus importants,
03:34la gestion des infrastructures critiques et d'un certain nombre d'autres choses.
03:37On ne peut pas laisser la gestion et les grandes décisions sur ces choses-là
03:40être prises exclusivement par des élus ou une compagnie privée
03:44ou par des fonds d'investissement ou un propriétaire privé.
03:48On ne peut pas faire ça.
03:49Parce que dans le meilleur des cas, vous êtes bien tombé,
03:51vous avez un super élu, il prend les bonnes décisions.
03:53Mais même dans ce cas-là, est-ce qu'il sera encore là dans 5, 10, 15 ans ?
03:56Bon, c'est votre avenir qui en dépend.
03:58Si vous dépendez d'une société qui fait bien,
03:59une compagnie privée qui fait bien les choses, tant mieux.
04:02Et si demain, la compagnie se casse la gueule ?
04:04Et si demain, l'actionnariat prend une décision
04:08qui fout en l'air ce qui a été fait ?
04:09Vous ne savez pas, il doit y avoir une représentation citoyenne
04:12dans les prises de décisions sur les choses qui relèvent du commun.
04:16Voilà ce qu'il faut faire.
04:16Ce n'est pas du communisme, ça n'a rien à voir.
04:18Et donc, vous devez pousser pour faire ça.
04:21Vous devez pousser.
04:22Ça ne se produira pas, ça ne viendra pas par l'opération du Saint-Esprit.
04:25Et il faut assurer l'accès à l'essentiel pour tous.
04:27Et notamment, je cite l'exemple de Montpellier
04:29où les 15 premiers mètres cubes d'eau sont gratuits pour tout le monde.
04:32Et ensuite, si tu surconsommes, tu payes plus le mètre cube.
04:34Bon, mais voilà, on fait ça pour tout le reste,
04:36pour tout ce qui est vital.
04:38Il s'agit aujourd'hui de faire en sorte que quand demain,
04:40il n'y aura pas assez pour tout le monde,
04:41mais on puisse à la fois sur la production et sur la gestion,
04:43mais aussi sur l'accès, faciliter l'accès, garantir l'accès,
04:47faire en sorte que tout le monde ait la base vitale pour survivre.
04:50Et à ceux qui pourraient penser que,
04:51qu'est-ce qu'il est en train de dire,
04:52qu'il faudrait donner gratuitement des choses à des feignasses
04:56ou à des étrangers ?
04:59Donc, il y a des gens qui n'aiment pas ce genre d'idées.
05:00Il y en a peut-être ici, je ne juge pas.
05:03Mais si vous pensez ça,
05:04vous êtes très certainement quelqu'un aussi
05:06qui s'obnubile pour les questions de sécurité.
05:08Eh bien, réveillez-vous,
05:09parce que précisément, c'est de ça qu'on parle.
05:10Dans un contexte où il n'y aura pas l'essentiel vital
05:12assuré pour tout le monde,
05:13qu'est-ce que vous croyez ?
05:14Que les gens qui n'ont pas, ils vont mourir en silence ?
05:17Faire en sorte d'assurer la base vitale pour tous,
05:20c'est une question de sécurité de tous.
05:22Voilà.
05:23Ça passe par des expérimentations, je ne développe pas.
05:24Par des chantiers coopératifs, je ne développe pas.
05:26Ça passe par le fait de créer, de tester
05:28de nouvelles branches en parallèle
05:30des organisations existantes.
05:31Je ne vous dis pas d'abandonner tout ce que vous faites
05:32et de vous précipiter dans le vide
05:33en mode expérimental sur quelque chose
05:35de radicalement nouveau.
05:37Tester autre chose.
05:37Vous voyez qu'il y a d'autres choses qui fonctionnent.
05:39Faites ça, tâtonnez.
05:40Quand vous aurez trouvé quelque chose
05:41qui vous paraît solide,
05:42vous poserez bien le pied,
05:44puis peut-être vous testez, vous testez,
05:45dans la zone grise au départ.
05:46Et puis si ça tient,
05:47eh bien, vous basculez votre centre de gravité
05:49dans un second temps.
05:50Mais il faut faire ça.
05:50Je termine en disant,
05:51il y a encore deux, trois trucs à dire.
05:52Je termine en disant que, voilà,
05:54on a besoin d'une économie à visée générative.
05:55Pour ceux qui ne connaissent pas la CEC,
05:57c'est un bon endroit pour commencer,
05:58la Convention des entreprises pour le climat.
06:00On a besoin d'une économie
06:01de la fonctionnalité et de la coopération
06:02en faisant en sorte que ce soit pérenne
06:04et plus aller vers la tertiarisation
06:06que de la vente et de la possession des choses.
06:08Il y a des comptabilités différentes,
06:10multicapitaux à mettre en place.
06:11Il y a la CSRD
06:12que les gens ici connaissent extrêmement bien
06:13et qui vient en train d'être démantelée
06:15alors qu'il faudrait aller encore plus loin en réalité.
06:17Bon, voilà.
06:19Une adhésante énergétique et matérielle,
06:20on la subira de toute façon,
06:21donc il vaut mieux l'organiser
06:22et s'y préparer plutôt qu'autre chose.
06:23Et on a besoin d'une nouvelle culture,
06:25de nouvelles finalités,
06:26incarner de nouvelles valeurs,
06:27mettre en place des nouveaux indicateurs,
06:29mais surtout que les gens,
06:30ils soient gratifiés et motivés
06:34pour changer de comportement.
06:35C'est-à-dire que ceux qui font les efforts
06:36doivent être récompensés, etc.,
06:39de différentes manières.
06:40Et est-ce qu'on veut, finalement, au fond,
06:42est-ce qu'on veut créer encore de la valeur
06:43ou est-ce qu'on veut être au service
06:44de valeurs au pluriel ?
06:46J'ai encore deux choses importantes
06:48à dire et après je termine.
06:50La première chose,
06:50c'est que moi,
06:51avec toutes ces choses-là,
06:52je vous propose une nouvelle méthode
06:54et que ça serait bien
06:55que ce soit une méthode partagée
06:56pour ces choses-là.
06:57On va dire qu'il y a deux types
06:58de personnes dans ce monde.
06:59Il y a des personnes
07:00qui sont plutôt dans le business as usual
07:02ou dans l'accélération
07:02dans la même direction
07:03et il y a ceux qui se disent à droite,
07:05oh là là,
07:05mais ça nous conduit à la catastrophe,
07:07il faut changer.
07:08Alors on va se positionner
07:09dans cette deuxième catégorie.
07:10OK, eh bien moi,
07:11je vous dis qu'il y a quatre grands chantiers
07:12à opérer et à mener de front.
07:15Le premier grand chantier,
07:17ce sont ce qu'on appelle
07:17les transitions.
07:18Et là,
07:18vous allez trouver
07:19tout ce que vous avez
07:20à peu de choses près,
07:2197-18%
07:23de toutes les solutions
07:24qui ont été propagées
07:26que vous avez entendues.
07:27Donc ça va être à la fois
07:28les externalités négatives
07:29qui sont diminuées,
07:30les externalités positives
07:31dans certains cas même régénératives
07:32qui sont mises en avant
07:32et c'est très bien.
07:34Voilà.
07:34Et l'économie régénérative,
07:36ça peut être un changement de paradigme,
07:37attention.
07:38Ça peut être un vrai changement de paradigme,
07:39on va y venir après,
07:39c'est le deuxième chantier.
07:41Mais disons que c'est
07:42un changement de paradigme localisé.
07:44Imaginez que ce changement de paradigme
07:45serait appliqué à tout,
07:47à tout le système,
07:47à changer vraiment la société,
07:49l'économie mondiale.
07:50Malheureusement,
07:51je n'y crois pas trop.
07:51Et donc,
07:52ça fait partie des leviers
07:53à actionner absolument
07:54que je mets dans la première catégorie,
07:55mais on peut en rediscuter,
07:57Fabrice.
07:59On va faire de l'atténuation,
08:00on va faire de l'adaptation,
08:00on va mettre en place des lois,
08:02des normes, des états, des standards,
08:03faire de l'innovation,
08:03du technosolutionnisme.
08:04Voilà tout ce que vous avez entendu parler,
08:06dire, ou presque,
08:07sur les solutions rentrent là-dedans.
08:08Et il y a des gens qui disent
08:09« Oui, mais si ça ne marchait pas,
08:10si ça ne suffisait pas,
08:10si ça n'allait pas assez vite. »
08:12Dans ce cas-là,
08:12il y a des gens qui disent
08:13« Il ne faut pas simplement
08:14un changement au sein du système,
08:15il faut un véritablement changement
08:17de système. »
08:18Ah ben voilà,
08:18on va inventer un nouveau système,
08:20des nouveaux paradigmes,
08:21des nouvelles règles
08:22et principes fondamentaux,
08:23des nouvelles valeurs,
08:24des nouvelles finalités.
08:31Et puis peut-être même
08:32qu'on peut imaginer
08:32des modèles de société sans argent.
08:34Et puis il y a des formes
08:34de vivre ensemble
08:35à repenser le convivialisme,
08:37le municipalisme,
08:38pourquoi pas l'anarchisme ?
08:39Il y en a certains qui proposent ça.
08:40Et puis peut-être également
08:41le biorégionalisme,
08:43et tout un tas d'autres choses.
08:44Et puis il y a des gens
08:44qui disent carrément
08:45« Il faut changer notre rapport
08:46au reste du vivant. »
08:47On est vraiment
08:48dans du changement paradigmatique.
08:49D'accord ?
08:50Donc tout ça a extrêmement d'importance
08:52parce que ça nous permet
08:53de réfléchir,
08:54de nous alimenter
08:54sur comment on pourrait
08:55vivre différemment demain.
08:57Imaginez par contre
08:57que ça, on pourrait le...
08:58Ah, les décroissants
09:00sont là-dedans aussi.
09:00Les décroissants, c'est là-dedans.
09:02Imaginez qu'on va pouvoir
09:03mettre en place ça
09:04à l'échelle planétaire
09:06rapidement.
09:07Moi, je n'y crois pas.
09:08Et c'est pour ça que je dis
09:09qu'il y a une troisième catégorie
09:10qui dit « Et si ça ne se produisait jamais
09:11ou en tout cas pas à temps ? »
09:13Et bien dans ce cas-là,
09:14il faut se préparer
09:14à des points de bascule.
09:15Et les points de bascule,
09:17c'est conjurer les effondrements.
09:18Donc je n'ai pas
09:19un discours effondriste.
09:20C'est un discours qui vous dit
09:20« Si on ne fait rien,
09:21on va s'effondrer. »
09:23Et on peut essayer
09:23de limiter tellement la casse
09:24que finalement,
09:25ça ne s'appellerait même plus
09:25complètement un effondrement.
09:28Il faut poser les fondations
09:29de nouveaux projets de société.
09:30Et là, vous avez
09:31tous les différents éléments.
09:32Je suis allé très vite.
09:33Je suis allé trop vite.
09:34J'ai balancé des mots-clés,
09:35des machins.
09:35Et les gens disent
09:36« Mais concrètement,
09:37je ne comprends pas.
09:37Qu'est-ce que je dois faire ? »
09:39Vous avez la checklist.
09:40Vous retrouvez,
09:41vous aurez le lien à la fin,
09:42vous retrouvez mon slideshow,
09:43vous retournez sur les slides
09:44et vous avez tous
09:45les slides que j'ai passés là
09:46avec tous les mots-clés,
09:48une grande partie des sujets
09:49sur lesquels il faut se pencher.
09:50Je ne vais pas vous développer ça.
09:51Pour chaque slide,
09:52pour chaque mot sur chaque slide,
09:53il y a des experts
09:54qui vous donnent
09:54des super conférences.
09:55Ce n'est pas moi,
09:56ce n'est pas mon rôle.
09:57Je ne peux pas tout faire
09:58à votre place.
09:58Mais les solutions,
10:00je vous ai donné les solutions,
10:01enfin les leviers.
10:02Il faut poser les fondations
10:03de nouveaux projets de société,
10:04montrer qu'on peut faire différemment
10:05à l'échelle territoriale
10:06parce que c'est là
10:06que ça se construit
10:07et ça doit partir du bas.
10:09Ça ne doit pas rester en bas.
10:11Je ne pose pas le bas et le haut.
10:12Pour que ça ait une influence sur le haut,
10:13ça doit partir du bas,
10:14puis ça doit ensuite se connecter
10:16et ensuite avoir un rôle d'influence
10:18et là on est pour que ça remonte vers le haut.
10:20Et là on est sur la deuxième partie,
10:21la mise en réseau,
10:22la mise en récit,
10:22la mise en mouvement.
10:23Il faut que ce soit une dynamique,
10:24il faut qu'on travaille ensemble,
10:25un réseau interterritorial
10:27et il faut qu'on mette tout ça en récit
10:29pour que ça soit connu,
10:30pour que ça se diffuse
10:31et que ce soit inspirant.
10:32Je pourrais développer,
10:33je pourrais passer une heure sur les récits,
10:34je crois que je n'ai pas le temps.
10:36Développer la résilience,
10:37c'est la troisième partie.
10:38Alors vous voyez,
10:38les gens qui me réduisent
10:39à Arthur,
10:44c'est vraiment une sous-partie.
10:45Là, elle est là la résilience.
10:46Développer la résilience systémique,
10:48je vous rappelle,
10:48c'est ma résilience à moi ça,
10:49pour passer le cap.
10:51Et la résilience alimentaire,
10:52c'est encore une sous-partie
10:53de la résilience systémique,
10:54elle est extrêmement importante.
10:55Et il faut s'organiser
10:56pour pouvoir s'imposer face aux dystopies,
10:58c'est-à-dire s'organiser citoyennement
11:00et politiquement
11:01pour que demain,
11:02quand il y aura des points de bascule,
11:03on soit audibles
11:04et pour qu'à ce moment-là,
11:05dans le brouhaha ambiant
11:06et dans la panique ambiante,
11:08on puisse dire,
11:08attendez,
11:09là, on a démontré
11:10qu'il était possible
11:10de faire différemment
11:11et que ça représente
11:12une alternative viable.
11:13Le monde n'a pas besoin
11:14de mille et un nouveaux super projets,
11:16il a besoin d'une grande alternative sociétale.
11:18Voilà ce dont il a besoin.
11:19Et ça ne veut pas dire
11:19qu'on est tous d'accord sur tout,
11:21qu'on est tous copains,
11:21qu'on fait tous la même chose
11:22ou de la même manière,
11:23il peut y avoir des grosses divergences,
11:24mais on est tous dans cette catégorie
11:26de gens qui se disent
11:26il faut réagir.
11:28Et ça, c'est une grande alternative.
11:30Il faut qu'il y ait une masse critique
11:31qui prenne conscience d'elle-même.
11:32Voilà ce que je vous dis.
11:33Sauf que,
11:34dernière chose,
11:35dernier chantier.
11:36Après, je n'aurais plus
11:37qu'un message à faire passer.
11:38C'est le dernier chantier.
11:41Alors du coup, on attend.
11:42On n'attend pas sans rien faire,
11:44mais on attend que le système
11:45finisse sa course.
11:46C'est ça en fait que vous dites,
11:47quelle ère ?
11:48Bon, on ne peut pas le changer.
11:50Un, c'est vachement important,
11:51mais ça ne suffira pas.
11:52Deux, ça serait super important
11:53de le faire,
11:53mais on n'y arrivera pas.
11:55On se prépare au bascule
11:55et on attend que ça arrive.
11:57Eh bien, on ne peut pas faire ça non plus.
11:58On ne peut faire ça non plus
11:59parce que le système,
12:00dans sa dernière phase,
12:00il est en train d'accélérer.
12:01Il y a des exponentielles
12:02qui se mettent en place
12:02encore pire que les précédentes
12:03et sa capacité de destruction
12:05de l'habitabilité de la Terre
12:07grandit de plus en plus.
12:09Et là, on va avoir besoin
12:12de résistance.
12:13Et ce n'est pas pour tout le monde,
12:15mais certaines personnes
12:15vont devoir entrer en résistance.
12:17Ça demande une certaine
12:18forme de courage.
12:19Voilà, j'ai écrit là,
12:20mais je ne vais pas rentrer
12:21dans trop de détails.
12:22Ça doit se faire
12:23de différentes manières,
12:24de l'intérieur du système
12:25et de l'extérieur du système,
12:26de différents niveaux de radicalité.
12:28Il y a différents types de façons.
12:29Il faut entraver l'anéantissement
12:31il faut dégager
12:32les marges de manœuvre,
12:33travailler de l'intérieur
12:34de l'extérieur,
12:34se coordonner selon
12:35un gradient de radicalité.
12:36C'est l'histoire
12:36de la fenêtre d'Overton
12:37pour ceux qui connaissent.
12:38Il faut qu'il y ait
12:39des très radicaux
12:39et des moins radicaux
12:40pour que les choses changent.
12:41Et il faut qu'il y ait
12:41une opportunité.
12:42Et l'opportunité,
12:43il va y avoir le point de bascule,
12:44mais il y a d'autres opportunités
12:45à créer probablement
12:46en amont de ces points de bascule.
12:47Il faut créer des opportunités
12:48pour que déjà localement
12:50ça change les choses.
12:51Voilà, la fenêtre d'Overton,
12:53s'il y a des très radicaux
12:54des moins radicaux,
12:54les moins radicaux
12:55deviennent audibles
12:56parce que comparativement
12:58aux plus radicaux qu'eux,
12:59ils sont acceptables.
13:00C'est pour ça que Marine Le Pen
13:01doit beaucoup à Éric Zemmour.
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