Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 11 heures
Ce mardi 2 juin, Paul Marcel, co-fondateur de l'Atelier des Options, Laurent Chaudeurge, membre du comité d'investissement chez BDL Capital Management, et Didier Marteau, professeur émérite à l'ESCP, étaient les invités dans l'émission Good Morning Market, présentée par Étienne Bracq, sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:048h30 sur BFM Business et RMC Live, le journal, c'est avec Léo Dumas.
00:07À la une du mouvement dans l'IA, en tropique d'abord, qui a bien déposé son dossier d'introduction
00:11en bourse à la SIC, le gendarme des marchés aux Etats-Unis.
00:15Alors le projet n'est pas définitif et l'entreprise garde pour l'or son contenu confidentiel,
00:20mais elle avait en tout cas annoncé la semaine dernière être valorisée à 965 milliards de dollars, soit une centaine
00:26de plus que son rival OpenAI.
00:28Avant ses IPOs qui s'annoncent massives sur les marchés, c'est Google qui occupe l'espace.
00:33Sa maison mère alphabète va lancer une augmentation de capital à 80 milliards de dollars dans le but de financer
00:38là aussi son intelligence artificielle.
00:40Le conglomérat Berkshire Hathaway, anciennement dirigé par Warren Buffett, s'est déjà engagé à hauteur de 10 milliards.
00:48À Versailles, hier, c'était un Choose France record, 93 milliards d'euros de promesses d'investissement,
00:54là aussi essentiellement grâce à l'IA, mais les autres industries ne sont pas en reste.
00:59Par exemple, il y a Smurfit, un Irlandais parmi les principaux acteurs mondiaux des emballages en carton.
01:06Il est venu annoncer 600 millions d'euros pour développer ses activités en France.
01:10Et il n'y a pas de hasard, nous a dit son patron Andrew Coffey ce matin sur BFM Business
01:14RMC Life.
01:14Écoutez.
01:15Il ne faut pas oublier que la France, quand même, c'est un grand pays.
01:19L'infrastructure est très forte.
01:22On a l'énergie disponible.
01:24Le coût d'énergie relative aux autres pays en Europe est quand même favorable.
01:30Les gens sont bien formés et typiquement très bien éduqués.
01:34Donc, je vois beaucoup d'avantages sur la France.
01:36Et au lendemain de Chose France, c'est Stellantis qui confirme son milliard d'euros d'investissement dans le pays.
01:42Le montant avait été annoncé par Emmanuel Macron la semaine dernière pour l'usine de Mulhouse.
01:48Le constructeur précise ce matin que 40% des fonds iront effectivement dans le Haut-Rhin,
01:5310% sur les autres sites, le reste en recherche et développement.
01:57Et puis, une nouvelle baisse de droits de douane aux Etats-Unis.
02:00Donald Trump vient de signer un décret pour amener de 25% à 15% les taxes sur le matériel
02:05agricole,
02:06comme les moissonneuses, alors que le secteur souffre de la hausse des coûts
02:10qui font suite à la guerre au Moyen-Orient.
02:13Par ailleurs, New Delhi affirme ce matin qu'un accord commercial global est imminent avec Washington
02:18après des mois de négociations.
02:218h32, les unes de la presse internationale avec Annalisa Cappellini,
02:25la presse internationale qui parle d'une nouvelle stratégie de défense des Américains en Europe.
02:28Oui, c'est un article du Financial Times qui détaille le fait que les Etats-Unis
02:32sont en train d'examiner la possibilité de déployer des armes nucléaires
02:36dans d'autres Etats européens membres de l'OTAN.
02:39Il y a déjà six pays qui accueillent des bombardiers à capacité nucléaire
02:42et les responsables américains auraient déclaré à des sources citées par le Financial Times
02:47être ouverts à des déploiements supplémentaires.
02:49Le Financial Times qui rappelle évidemment que c'est une mesure destinée à rassurer les alliés
02:53sur le fait qu'il y aura bien une réduction du soutien militaire conventionnel,
02:57mais qu'il n'y aura pas une réduction des garanties de sécurité.
03:00Voilà pour la stratégie américaine en Europe.
03:03En réalité, la presse internationale parle aussi de la stratégie américaine en Iran.
03:07Stratégie qui s'articule sur deux fronts.
03:09Tout d'abord au Liban où Donald Trump a annoncé une espèce de trêve.
03:13Le Liban qui intéresse relativement peu en réalité les Américains.
03:17Mais selon Bloomberg, si Donald Trump essaie d'apaiser les tensions au Liban,
03:21c'est surtout pour essayer de maintenir les pourparlers de paix avec les Iraniens
03:25puisque les Iraniens ont menacé d'arrêter les pourparlers à cause des frappes d'Israël
03:31sur son allié au Liban, sur le Hezbollah.
03:33En tout cas, on a l'impression que Donald Trump n'a pas énormément de prise
03:37sur ce qui se passe en Iran.
03:38Alors il essaye de jouer aussi sur le pays qui se trouve de l'autre côté du détroit d'Hormuz
03:42et c'est Oman, c'est l'avis en tout cas de Wall Street Journal
03:45qui dit que les Etats-Unis font pression de plus en plus sur Oman
03:49qui est un pays nôtre normalement pour qu'il choisisse son camp,
03:52pour qu'il rompe ses relations avec l'Iran.
03:55Oman qui a toujours été assez neutre entre les deux camps,
03:58qui arrivait à dialoguer avec les deux camps.
04:00C'est désormais fini.
04:01Les Etats-Unis interprètent cette attitude comme hostile
04:04et demandent donc à Oman de choisir son camp.
04:06Merci beaucoup Annalisa Capellini, la Bourse.
04:15Etienne Braque, ouverture dans 25 minutes.
04:17Qu'est-ce qu'on attend ?
04:18Plus 0,4% préouverture après une baisse de 0,4% hier.
04:21Une tendance qui reste toujours fragile à Paris
04:24alors que Wall Street a encore touché des records hier.
04:26Nous en parlerons dans un instant avec notamment Nvidia
04:28qui a gagné 6% grâce au développement désormais de processeurs pour PC.
04:33L'IA qui continue de fasciner.
04:35Regardez notamment ce matin, STMicroelectronics
04:37qui revoit à la hausse son chiffre d'affaires
04:40grâce à une forte demande liée au Data Center sur cette activité.
04:44Le groupe ambitionne 1 milliard de chiffre d'affaires
04:47contre plus de 500 millions précédemment.
04:49Pour rappel, le titre gagne 150% depuis le début de l'année.
04:52Hier, c'est HP Enterprise qui est en hausse de 30% en après-bourse
04:55après la publication de ses résultats.
04:57Et puis à l'inverse, ça devrait être très compliqué ce matin.
04:59L'ouverture pour Abivax, le titre est en baisse de plus de 20% en préouverture.
05:04Certes, les résultats de phase 3 sont positifs sur l'un de ses traitements,
05:08notamment sur la rectocolite hémorragique.
05:12Mais visiblement, les résultats sont en dessous des attentes des analystes.
05:16Et comme souvent sur les biotech, on a des mouvements très violents.
05:19Et donc, ça devrait être compliqué.
05:21Tout à l'heure, à 9h, à l'ouverture pour cette biotech
05:23qui a été l'un des cartons de l'année 2025.
05:25Dans un instant, le Club de la Bourse, on va parler d'anthropique évidemment.
05:28On va parler de dette privée.
05:30On va parler de taux et d'inflation en zone euro
05:32avec nos invités Jean-François Robin et Gilles Etchéberi-Garay.
05:36A tout de suite.
05:418h38 sur BFM Business et sur AMC Live.
05:43Le Club de la Bourse avec Jean-François Robin.
05:44Bonjour, responsable de la recherche de Natixis CIB.
05:48À côté de vous, Gilles Etchéberi-Garay,
05:50cofondateur, président et directeur des investissements de Elcano AM.
05:54Je commence avec l'information arrivée hier soir d'anthropique.
05:58Ça y est, le dossier est déposé à la SEC.
05:59Donc, introduction en bourse prévue d'ici la fin de l'année autour du mois d'octobre.
06:04Vous voyez voir, beaucoup de monde quand même à financer sur les marchés actions.
06:07Comment vous regardez ça, Jean-François Robin ?
06:09Ce que je trouve très intéressant,
06:10alors d'abord, il y a plein de choses très intéressantes là-dessus.
06:12D'abord, qui viennent sur le marché, c'est quand même déjà intéressant.
06:15C'est que les entreprises de la tech viennent sur le marché actions et obligataires.
06:19Donc, c'est les deux.
06:20C'est quand même des entreprises qui cherchent du capital désormais.
06:22Donc ça, c'est, je trouve, la première chose.
06:24La deuxième chose, c'est évidemment les montants astronomiques.
06:27Sur des IPOs comme ça ou sur les levées de dettes,
06:29on est sur des choses assez hallucinantes.
06:32Et puis, ça pose quand même un peu aussi une question.
06:34Quand on regarde typiquement les boîtes de la tech aujourd'hui,
06:37qui le reflète ça, c'est que le free cash flow,
06:39donc finalement, les bénéfices nets à la fin de la journée de ces entreprises
06:43sont quand même en train de très fortement diminuer.
06:45Et on fait appel au marché de façon très nette.
06:47Alors, ça se voit sur le marché actions, mais qui est très profond.
06:49Ça se voit encore plus sur le marché obligataire, en fait.
06:51Vous avez aujourd'hui les boîtes de la tech qui font entre 20, 40,
06:55parfois 50 % des volumes des émissions obligataires d'entreprises.
07:00Et donc, ça commence à avoir un impact sur les actions qu'on connaît.
07:03On sait que ça fait 40 % des indices, ça fait la plupart des performances.
07:06Et donc, en termes de valorisation, on n'a jamais vu un si petit nombre d'entreprises
07:11faire autant de poids dans les indices boursiers.
07:14Donc, ça marche sur les actions.
07:15Mais désormais, on retrouve ça sur les marchés obligataires.
07:18Donc, on est sur des montants.
07:19Enfin, là, on parle des 93 milliards de choses France sur l'IA.
07:23Non, mais ce qui est déjà énorme.
07:25Ce qui est déjà énorme, c'est...
07:26On n'est pas obligé de tout comparer.
07:27Non, non, mais c'est déjà très bien.
07:29Mais évidemment, quand on est sur des montants comme ça, c'est assez impressionnant.
07:32Gilles, Etienne nous disait ce matin, avant qu'ils ne partent en vacances,
07:36on parlait des inquiétudes sur les revenus de l'intelligence artificielle
07:40avec des petits stress un peu sur les marchés boursiers.
07:43Là, plus du tout, ça a disparu.
07:44Alors, l'inquiétude a disparu.
07:47La réalité n'a pas disparu.
07:48On parlait tout à l'heure de free cash flow.
07:49On a un anéantissement des free cash flow de boîtes
07:53qui ont généré des tombeaux.
07:56Amazon, Microsoft, Google & Co.
08:00Non, il y a une euphorie, clairement.
08:04On parlait de ce qu'il y a aussi de SpaceX dans 15 jours.
08:09SpaceX, Anthropik, une course entre open AI et Anthropik.
08:11Alors, il y a un dicteur américain qui dit
08:13que ce n'est pas la cloche qui sonne le sommet du marché,
08:16ce sont les IPOs, ce sont les mises sur le marché.
08:17Donc, peut-être qu'effectivement, cette ruée sur le marché à ce moment-là
08:21signifie qu'on est proche d'un sommet.
08:23Mais ce qui est intéressant, c'est qu'on regarde SpaceX,
08:25avec des valorisations stratosphériques.
08:27On regarde, il y a trois business.
08:28Il y a Starlink qui marche bien.
08:30Il y a les fusées.
08:31Bon, OK, ça consomme, mais ce n'est pas...
08:33Et on voit que XAI, qui a été inséré dans SpaceX,
08:37incinère des tombeaux de cash.
08:39Et quelque part, cette réalité va finir peut-être par arriver.
08:43Aujourd'hui, on a...
08:43Oui, mais Elon Musk, il vend Mars.
08:45Oui, il vend Mars.
08:46Mais les gens achètent Mars pour le moment.
08:47Après, ils peuvent arrêter d'acheter Mars.
08:49Je veux dire, une entreprise, on ne sait pas ce qu'elle va faire,
08:53mais ça va être une grande fortune.
08:54C'était ce qu'était la compagnie de la mer du Sud en 1720,
08:57qui est la première bulle de l'histoire.
08:59Son thème, c'était des grandes entreprises qui vont mener à la fortune,
09:02mais on ne sait pas encore quelles sont les grandes entreprises.
09:03Et puis, ça n'a pas empêché Newton de perdre tout l'argent
09:06en disant que je sais calculer la folie de la...
09:08Oui, il peut se planter, mais c'est ça.
09:10Isaac Newton, le plus grand physicien, a mis de l'argent
09:12dans la compagnie de la mer du Sud de l'époque.
09:14Et puis, à côté, je trouve autoréalisateur de tout ça,
09:16c'est tellement gros, ces IPOs-là,
09:17que ça prend tellement de place dans les indices actions
09:20qu'en fait, toutes les réplicants...
09:23Comment on dit là ?
09:23La gestion passive est obligée, de toute façon,
09:26de se mettre à l'achat tellement ça va avoir un impact dans les indices.
09:28Donc, il y a un truc un peu auto-entretenu là-dedans.
09:31Et je trouve que les questions qu'on a sur la circularité
09:35des business models parfois,
09:37là aussi, on est sur un truc où, de toute façon,
09:40je ne vais pas utiliser l'achronisme anglo-saxon,
09:43mais évidemment, la peur de louper le train
09:45fait que, de toute façon, il faut y aller,
09:47parce que la valorisation va monter par un effet
09:49assez mécanique, en premier lieu.
09:51Etienne ?
09:52Avec, pour l'instant, des blocs d'actions qui sont très faibles.
09:55Quand vous regardez SpaceX,
09:57le flottant va être très faible.
09:59On parle de moins de 10-15 %,
10:00alors on verra dans 10 jours,
10:02avec une part du retail,
10:03donc des investisseurs particuliers,
10:05qui est juste énorme.
10:06Elon Musk va réserver plus de 30 % des actions
10:09pour les particuliers,
10:10des particuliers qui ne regardent pas trop
10:12les niveaux de valorisation, la rentabilité, etc.
10:14Et tout ça, en fait, va participer à des hausses spectaculaires
10:17sur les marchés.
10:18Et donc, en fait, à la fin, on va dire,
10:19cette boîte, elle vaut 1 000 milliards de capitalisation boursière,
10:22alors qu'en fait, quand vous regardez,
10:23tout ça, c'est basé que sur un petit nombre d'actions
10:26sur le marché.
10:27Oui, mais il y a deux choses.
10:28Un, c'est la première fois depuis 2003
10:30que le nombre d'actions va augmenter sur la bourse américaine.
10:32Avec les mises sur le marché, jusqu'à présent,
10:34on avait une déséquilibre de la bourse américaine,
10:36c'est-à-dire que la dette, qui ne valait pas cher,
10:39remplacer les actions.
10:40Et là, ça va être la première année 2026,
10:42on va avoir le nombre d'actions en circulation,
10:44globalement, qui va augmenter.
10:45Et après, il y a un autre phénomène qui est moins connu,
10:47c'est qu'effectivement, les sociétés qui commencent
10:49à 6-7%, 10%, 15% de flottants,
10:52elles essaient de monter rapidement à 50% de flottants.
10:55Et c'est un phénomène qui est documenté
10:56parce que les fondateurs, ils essaient de transférer le risque.
10:59Aujourd'hui, il y a un risque énorme
10:59dans la valorisation de ces entreprises,
11:01elle a été multipliée par 7-8 en un an.
11:03Et là, on voit une opération, en mon sens,
11:05de transfert du risque
11:06des fondateurs, des financiers initiaux
11:09vers le grand public.
11:11Donc, on commence par rapater avec 7, 10, 15%
11:13qui vont essayer de tenir
11:15pour essayer, derrière, de monter,
11:18de faire monter le flottant assez rapidement.
11:20Mais les montants vont être quand même
11:21compliqués à gérer pour les bourses mondiales.
11:24Vous parlez de nouvelles actions,
11:25il y aura aussi des nouvelles actions Google
11:26qui va faire une levée de fonds aujourd'hui
11:28sur les marchés actions.
11:29Oui, à hauteur de 80 milliards de dollars.
11:31Alors, ils avaient déjà levé 80 milliards de dollars
11:33en début d'année,
11:33mais c'était sur le marché obligataire.
11:34Là, cette fois-ci, c'est en action,
11:37avec notamment Berkshire Hathaway
11:39qui va participer à hauteur de 10 milliards de dollars.
11:42Donc, ça, c'est quand même une sacrée signature.
11:43Ce qui a fait que, hier soir,
11:45le titre en après-bourse n'a pas trop bougé.
11:47On était sur une baisse de 1 à 2 %,
11:48sachant que 80 milliards à l'échelle, en fait,
11:50de Alphabet, c'est rien.
11:53En termes de dilution, c'est moins de 1 %.
11:55Et 10 % pour Berkshire Hathaway,
11:56c'est encore moins.
11:57Oui, voilà.
11:58Il y a le gros stock de cash de son histoire.
12:00Mais deux investissements annoncés en deux jours.
12:01C'est dans l'immobilier hier.
12:03C'est intéressant parce que, justement,
12:04c'est vrai que Berkshire Hathaway avait dit
12:07« Moi, je reste à l'abri de ça.
12:08Je n'ai jamais été aussi long de cash.
12:10Je veux être prudent parce que je ne comprends pas le truc
12:12et ça me semble complètement délirant. »
12:14Et là, ils rentrent quand même dedans.
12:15Donc, c'est doublement intéressant de ce point de vue-là.
12:19Mais deux petites remarques.
12:20La première, quand même,
12:20parce que quand on voit Google,
12:22quand on voit Alphabet,
12:24quand on voit les Anthropik, etc.,
12:26on est quand même sur des boîtes
12:27qui, désormais, cherchent du cash, du blé.
12:30Donc, c'est ça qui est très intéressant.
12:31C'est qu'ils font feu de tout bois quand même.
12:33Et quand vous regardez, à la fin,
12:34la dead net sur EBITDA,
12:35ce qui est un peu un des ratios qu'on regarde
12:37pour regarder un petit peu la solidité des boîtes,
12:38on se retrouve avec des boîtes
12:39qui étaient extraordinaires,
12:40qui gagnaient beaucoup d'argent,
12:42qui s'auto-finançaient
12:43avec des boîtes qui sont en train de devenir
12:45c'était un petit peu des boîtes à cash
12:47qui deviennent finalement des boîtes lèvredgées.
12:49De nouveau, de la tech lèvredgée.
12:51Donc, ce qui faisait le succès...
12:52Mais c'est le besoin d'infrastructure, ça.
12:53Oui, mais ce qui est très intéressant,
12:55c'est qu'on était sur un truc
12:56qui était finalement...
12:57Là, on l'a vu dans toute la séquence de l'Iran.
12:59Ça explique aussi pourquoi les actions sont plus hauts
13:00alors qu'on a une guerre massive,
13:03le plus gros choc pétroïde depuis 73, 74.
13:06Les actions ont plus hauts.
13:07Ce qui l'explique notamment,
13:08c'est que l'IA est plus fort que la guerre
13:09et aussi parce qu'on avait des boîtes
13:10qui sont des boîtes
13:11qui font office de valeur refuge.
13:14Or là, ces valeurs refuge plus que les États parfois,
13:16on va pouvoir commencer à un peu les questionner
13:18à partir du moment où elles aussi deviennent endettées.
13:20Et puis, la deuxième remarque que je voulais faire,
13:22c'est qu'on est sur des valorisations,
13:23on est sur...
13:24Étienne parlait du volant,
13:28la part de marché qui est disponible.
13:29Ce qui est quand même très intéressant
13:30quand vous regardez la performance des actions
13:31sur très long terme,
13:33où on parle de 10-12% du S&P depuis 1928,
13:36évidemment, c'est une super performance,
13:38mais quand même,
13:39il y a eu une grande explication aussi à ça,
13:41c'est que les boîtes qui vont mal,
13:42vous les sortez des indices,
13:43il y a beaucoup de boîtes
13:44qui rachètent leurs propres actions
13:45pour soutenir leurs cours.
13:47Donc, il faut aussi un petit peu remettre tout ça
13:48et aujourd'hui,
13:49on est dans un moment quand même
13:51un petit peu pivot,
13:52je trouve,
13:52où la tech est en train de se leverager de nouveau
13:54et redevient une tech traditionnelle.
13:56Je ne dis pas pour faire peur
13:57comme les années 2000,
13:58mais ce qui n'avait un peu pas marché en 2000,
14:00c'est que c'est des boîtes hyper leverager.
14:02Là, on disait,
14:02« This time is different »,
14:04c'est des machines à cash,
14:05elles ne peuvent pas faire défaut,
14:06elles ont plein d'argent.
14:07Bon, là, on redevient un peu de normalité quand même.
14:09Il y a des boîtes qui font défaut,
14:11notamment dans le secteur de la dette privée.
14:12Alors, on a raconté ça largement
14:14ces dernières semaines, Étienne,
14:15où on avait des inquiétudes sur la dette privée,
14:17notamment aux États-Unis.
14:19Il y a toujours des levées de fonds
14:20pour financer des boîtes en dette privée.
14:21On apprend ce matin qu'il y a Eurasio
14:22qui lève 5,5 milliards d'euros.
14:24Et un autre fonds américain
14:25qui lève plus de 10 milliards de dollars en Asie.
14:28Donc, ça montre bien qu'il y a de l'argent.
14:30Ça se voit bien d'ailleurs dans les IPO
14:33sur les montants obligataires,
14:34sur les GAFAM.
14:36Ça se voit également dans le non-côté,
14:37que ce soit sur la dette privée,
14:39sur le private equity.
14:40In fine, vous avez des allocataires
14:41qui sont bien obligés de placer leur argent
14:43qui leur est confié.
14:44Et donc, dans une optique de diversification,
14:46aujourd'hui,
14:46ils trouvent aujourd'hui des produits
14:48dans lesquels placer cet argent.
14:50Alors, Eurasio dit,
14:51non, mais tout va bien,
14:52on est diversifié, etc.
14:54Ça n'empêche quand même
14:55qu'on est sur des secteurs
14:56qui ont inquiété ces derniers temps.
14:58Dans le logiciel, quand même.
14:59Dans le logiciel.
14:59C'est vrai que pour l'instant,
15:00on est encore un petit peu
15:01dans une zone trouble
15:02où il n'y a pas eu de faillite majeure
15:05dans ce secteur du logiciel.
15:07Mais ça n'empêche que ça se voit
15:08dans les prix,
15:08dans le sens où ces entreprises
15:09se refinancent aujourd'hui
15:10plus cher que l'an dernier.
15:11Gilles, comment vous regardez
15:12la dette privée ?
15:13Alors déjà, nous,
15:14on n'est investi que sur quelques côtés.
15:17Donc, on ne fait pas de dette privée.
15:18Moi, je le vois avec un peu
15:20circonspection.
15:20Parce que j'ai une certaine expérience
15:22des marchés financiers depuis 30 ans.
15:23Et les mauvais coups,
15:25ça a toujours été
15:25qu'on a rendu liquide,
15:26ce qui n'était pas à la base.
15:27Et c'est clair que la dette privée,
15:29tous ces fonds,
15:29on essaie de rendre liquide
15:30ou semi-liquide
15:31un produit qui ne l'est pas.
15:32Donc, quelque part,
15:33c'est une recette assez traditionnelle
15:35pour avoir des problèmes à la sortie.
15:36On n'en est pas encore là,
15:37mais on voit que les nuages
15:39s'amoncèlent au niveau.
15:41Et vous dites, vous,
15:41c'est pas sain.
15:42C'est-à-dire que c'est pas
15:43le fonctionnement ?
15:44Liquide, vouloir rendre liquide
15:45ce qui est liquide,
15:46pour moi, ça a toujours été...
15:47C'est ceux qui demandent des retraits
15:48qui veulent que ça soit liquide.
15:49C'est pas le fonctionnement au départ.
15:51On ne vous dit pas
15:52vous allez pouvoir récupérer votre argent.
15:53On a le même système
15:54qu'on a eu sur les fonds
15:55de H1, sur les fonds...
15:56Au début, c'était des choses
15:58spécialistes
15:58où on s'investissait pour 10 ans.
16:00Vous oubliez votre argent
16:00pendant 10 ans.
16:02Et après, ça marche bien.
16:03Donc, on dit,
16:04si vous voulez rester pendant 3 ans,
16:05on va vous faire quelque chose
16:06ou vous pourrez rester en 3 ans
16:07et si vous avez besoin
16:07de votre argent,
16:08on vous le rend.
16:09Et c'est pour ça
16:09qu'on crée après
16:10des fonds semi-liquides
16:12qui, généralement,
16:12on a vu sur les H1,
16:13on a vu sur les CPI,
16:14on a vu toujours...
16:15Enfin, je veux dire,
16:16les problèmes,
16:16on les a toujours eus
16:17quand on a rendu liquide,
16:20relativement liquide
16:20à un actif
16:21qui ne l'est pas à la base.
16:22Et pour moi,
16:22c'est toujours été
16:23l'histoire des marchés financiers.
16:25La tentation,
16:25c'était parce que ça marche.
16:27Il y a une prime de liquidité.
16:28Je veux dire,
16:29c'est documenté
16:30dans la littérature financière.
16:32Cette prime de liquidité
16:33donne des rendements supérieurs.
16:34Donc, en fait,
16:35quelque part,
16:35on essaie d'avoir
16:36le beurre et l'argent du beurre.
16:37C'est d'avoir la prime
16:39et la liquidité.
16:40Et généralement,
16:40c'est des histoires
16:41qui finissent mal
16:43en général.
16:43Jean-François,
16:44vous, sur la dette privée,
16:45vous êtes inquiet ou pas ?
16:46Non, pas vraiment.
16:47Parce qu'effectivement,
16:49je suis complètement d'accord
16:50avec ce qu'il vient de dire.
16:50C'est que la dette privée,
16:51ce n'est pas fait
16:51pour être un objet liquide.
16:53C'est justement l'inverse de ça.
16:54Mais aux Etats-Unis,
16:54ils ont beaucoup ouvert.
16:55Oui, ils ont ouvert justement
16:56parce qu'au départ,
16:58ce truc-là,
16:58et surtout,
16:59d'ailleurs,
16:59c'est les stress tests
16:59de la Banque Centrale Européenne
17:00en Europe.
17:01C'est d'abord un,
17:01c'est un problème américain.
17:03C'est surtout des trucs
17:04qui financent de la soft,
17:06de la tech
17:06et surtout des boîtes
17:08de software américains.
17:10Donc, le problème,
17:11et surtout aux Etats-Unis,
17:12de ce qui achetait
17:13quelque chose de liquide
17:14puisque l'idée,
17:15c'est que c'est du financement privé
17:17de gré à gré,
17:18on va dire,
17:19d'une dette d'une entreprise
17:22qui a du mal à se financer
17:24auprès des banques.
17:24Déjà, on n'est pas sur
17:25de l'investissement de grède.
17:26On propose de meilleurs financements
17:27par ce biais-là
17:28puisque ça intéressait grandement
17:29justement les assurances,
17:30les fonds de pension,
17:31d'avoir des rendements
17:31à long terme élevés
17:32mais en faisant une croix
17:34justement sur la liquidité.
17:35Moi, je suis un fonds de pension.
17:36Ça m'intéresse votre rendement
17:37à 10 ans, à 20 ans.
17:37Je n'ai pas besoin
17:38d'en sortir un tout petit peu.
17:40Donc, on avait dit
17:41c'est 5% de retrait possible,
17:42c'est tout.
17:43Et ça allait bien à tout le monde.
17:44Là, effectivement,
17:45ce truc-là a eu un tel succès
17:46que les riches particuliers
17:48ont voulu s'y intéresser.
17:49Désormais, on essaie
17:50d'ouvrir le truc
17:51et puis peut-être
17:51qu'il y a eu des excès aussi.
17:52On l'a vu dans quelques cas.
17:54Mais globalement,
17:55on a fait venir des gens
17:56qui avaient plutôt
17:56une appétence pour...
17:59moins d'appétence pour le risque
18:00et on a vu avec l'Iran,
18:01on l'a vu avec un petit peu
18:03ces craintes sur le soft
18:05qu'il y avait des gens
18:05qui voulaient sortir plus vite.
18:06Et là, on a commencé
18:07à avoir des problèmes.
18:08Mais honnêtement,
18:09aujourd'hui,
18:09le gros des investissements,
18:10un, US,
18:11deux, des assureurs,
18:12des fonds de pension
18:13qui sautent les épaules solides,
18:15trois, en plus,
18:16les inquiétudes
18:16qu'on pouvait avoir
18:17sur le soft aujourd'hui.
18:18Vous voyez bien,
18:18encore une fois,
18:19les annonces de SAP
18:21en France sur Choose France.
18:22Ce sont des boîtes
18:22qui vont bien,
18:23qui investissent massivement
18:24dans l'IA.
18:25Ce sont aussi
18:25les agents de l'IA
18:27quelque part.
18:27Donc, il y a aussi
18:28des craintes
18:28qui sont en train de revenir.
18:29Et aujourd'hui,
18:30je pense qu'on voit
18:31un certain nombre
18:32de grands noms
18:33de la dette privée
18:34qui lèvent du capital
18:35sans le problème.
18:36Ce qu'on a d'ailleurs proposé
18:36si vous voulez,
18:37je vous rachète la dette
18:38et personne n'a levé les doigts
18:39qui font des tours de table
18:40dans lesquelles il y a des gens.
18:41Donc, moi,
18:42je ne suis pas très inquiet.
18:43Il nous reste deux minutes,
18:43Etienne.
18:45Le chiffre à suivre ce matin,
18:47ça sera à 11h.
18:47Ça sera l'inflation en zone euro.
18:48L'inflation en zone euro
18:49du mois de mai,
18:50première estimation
18:51qui est attendue
18:52au-delà des 2%.
18:52Forcément,
18:53comme au mois d'avril,
18:54il y aura un effet énergie important.
18:56C'est une donnée
18:57qui sera surveillée
18:57dans le sens où
18:58vous avez une réunion
18:59de la BCE
18:59dans maintenant 10 jours.
19:01Ce n'est pas ce jeudi,
19:02c'est le jeudi suivant
19:03et que le marché
19:04intègre pleinement
19:05une hausse des taux
19:06de la part de Christine Lagarde
19:07à hauteur de 25%.
19:08Donc, cette inflation,
19:09elle sera au-delà des 2%,
19:102,4%.
19:11C'est un petit peu
19:12ce qui est attendu
19:13pour l'instant
19:13par les économistes
19:14et ça devrait donner
19:15un petit peu du grain à moudre
19:16en attendant cette réunion.
19:17Toutes les déclarations
19:18de tous ceux
19:19qui sont à la Banque de France
19:20ou qui sont proches
19:21de Jabez Schnabel
19:22passent leur temps
19:23à dire que les taux vont monter.
19:27Quel effet, Gilles ?
19:29Je dirais qu'on a quand même
19:30une forte osée de Toulon
19:31qui n'interpelle pas grand monde,
19:33même les marchés actions,
19:34tout ça.
19:34Et quelque part,
19:35ça a déjà un effet récessif,
19:36en tout cas,
19:37de contrôle de la conjoncture.
19:38Je ne suis pas sûr
19:39qu'ajouter une osée de taux court
19:40ce soit la meilleure idée
19:41mais bon,
19:42en tout cas,
19:42ils sont déterminés pour une.
19:43Après, on verra déjà
19:45comment on se va terminer
19:46même si c'est quand même
19:47assez obscur.
19:48Voilà.
19:49Il faut taper les anticipations,
19:50en fait.
19:51Il faut mettre un petit coup.
19:52Oui, mais on retrouve un peu,
19:54pour moi,
19:54quand même,
19:55on a une conjoncture
19:57donc Hormuz qui peut continuer
19:58au-delà du mois d'août
20:00et rajouter une pression supplémentaire,
20:01ça me rappelle un peu tricher
20:03en 2012.
20:04Il nous reste 30 secondes.
20:05Jean-François,
20:06vous dites faites-le,
20:06vous ne le faites pas ?
20:07Je pense que la BCE
20:07va monter ses taux,
20:08elle va faire une erreur
20:09de politique monétaire
20:10pour qu'il y ait une erreur
20:11précédente de politique monétaire.
20:12C'est un choc d'offres d'énergie.
20:14D'ailleurs,
20:14le pétrole est largement plus bas
20:15que quand la BCE
20:16a fait ses dernières prévisions.
20:18On est sous les 100
20:18alors qu'eux,
20:19ils prévoyaient du 117 de mémoire,
20:21etc.
20:21Donc,
20:22c'est un choc d'offres,
20:23le taux de chômage monte,
20:24les salaires,
20:25eux,
20:25ont tendance à baisser.
20:26Donc,
20:26on n'est pas du tout
20:27dans la situation de 2022.
20:29La BCE
20:29Mais ils vont le faire quand même.
20:30Ils vont le faire
20:31alors que dans le même temps,
20:32vous avez une réserve fédérale américaine
20:33qui va avoir de l'inflation
20:34à pas loin de 4%
20:35qui,
20:35elle,
20:36ne monte pas ses taux.
20:36Donc,
20:37on est encore une fois
20:38à ne se battre pas
20:38avec les mêmes outils.
20:39C'est moins garanti
20:40mais en tout cas,
20:40c'est probablement une erreur.
20:41On en rediscutera ensemble.
20:42Merci beaucoup à tous les deux
20:43d'être venus ce matin
20:43dans la matinale de l'économie.
20:44Dans un instant,
20:45l'ouverture des marchés européens.
20:46Vous suivez ça bien sûr
20:47avec Étienne Braque,
20:48Good Morning Business.
20:49Rendez-vous demain,
20:506h, 9h.
20:51Bonne journée.
20:59Deuxième partie de Good Morning Market.
21:00Dans un instant,
21:01il sera à 9h.
21:02Toute l'information économique du jour,
21:03ce sera avec Léo Dumas.
21:04Et puis ensuite,
21:05nous parlerons encore
21:06d'intelligence artificielle.
21:07Il faut dire que l'actualité
21:08de ces dernières heures
21:08est très riche,
21:09que ce soit avec Anthropique
21:10qui officialise son entrée en bourse.
21:12Hier,
21:12la maison mère de Claude
21:14a déposé son dossier
21:15d'introduction en bourse
21:16auprès de la SEC
21:17du gendarme boursier américain.
21:18Dans le même temps,
21:19vous avez la maison mère
21:20de Google,
21:22Alphabet,
21:22qui va lever 80 milliards de dollars,
21:25non pas sur le marché obligataire,
21:26mais sur le marché actions
21:27via une émission d'actions nouvelles.
21:29Par rapport à tout cela,
21:30Laurent Chauderge,
21:31dans quelques minutes,
21:32nous dira que chez BDL Capital Management
21:34qu'ils sont très prudents.
21:35Comment faire le tri aujourd'hui
21:36dans toutes ces nouvelles
21:37et comment rester investi
21:39sur le marché actions
21:40tout en étant quand même
21:42méfiant par rapport
21:43à ce qui se passe
21:43sur l'intelligence artificielle.
21:45Son regard,
21:45ce sera à partir de 9h05.
21:47Ensuite,
21:47c'est Didier Marteau,
21:48professeur émérite à l'ESCP
21:49qui sera avec nous.
21:50Nous ferons un focus
21:51sur la couverture
21:52et du risque de taux,
21:53sachant qu'on a bien sûr
21:54un marché obligataire,
21:55notamment sur les taux longs
21:56qui est toujours proche
21:56de ses records historiques.
21:57Et puis,
21:58en dernière partie d'émission,
21:59Paul Marcel de l'atelier
22:00des notes options
22:01nous rejoindra
22:02afin notamment de parler
22:03de Wall Street
22:04qui enchaîne les records.
22:05Nvidia a gagné 6%
22:06hier soir à la clôture
22:07juste avant la publication
22:08de Broadcom.
22:09Ça sera demain
22:10des résultats trimestriels
22:11qui sont très attendus
22:12avec là aussi
22:13une volatilité très forte
22:14attendue sur cette publication
22:16dans le sens
22:16où vous l'avez encore vu hier,
22:18HP Enterprise a gagné 30%,
22:20oui, 30%
22:21comme dès le vendredi
22:22après la publication
22:22de ses résultats
22:23qui étaient largement
22:25au-delà des attentes.
22:25Voilà tout le programme
22:26de Good Morning Market
22:28jusqu'à 9h30.
22:28Maintenant, il est 9h
22:30et c'est toute l'information
22:31économique du jour
22:31avec Léo Dumas.
22:33Good Morning Market,
22:35le journal.
22:37Et à la une,
22:38les récits se percutent
22:39ces dernières heures
22:40entre les Etats-Unis
22:41et l'Iran.
22:42Téhéran d'abord a affirmé
22:43vouloir cesser toute discussion
22:45tant qu'Israël
22:46continuerait à frapper le Liban.
22:48Donald Trump lui ensuite
22:50dit avoir réglé ce problème
22:52et il reste confiant
22:53sur l'imminence d'un accord.
22:54Les dernières informations
22:55à Washington
22:56avec Axel Monnier
22:57pour BFM Business.
22:59Dans un premier temps,
23:00Donald Trump a semblé
23:01minimiser la suspension
23:02de ses pourparlers.
23:03Il a même estimé
23:04que les négociations
23:05étaient, je cite,
23:06ennuyeuses
23:06et qu'il se fichait
23:07de savoir
23:07si elles allaient continuer
23:09ou non.
23:09Mais comme souvent,
23:10quelques minutes plus tard,
23:11il s'est contredit
23:12en affirmant
23:13que les négociations
23:14se poursuivaient
23:15et même, je cite,
23:16à un rythme rapide.
23:17Il a même expliqué
23:18à la chaîne ABC
23:19que cet accord
23:20pourrait être signé
23:21dès la semaine prochaine.
23:23Il y a eu un petit
23:23contre-temps,
23:24a-t-il dit aujourd'hui,
23:25mais j'ai rapidement
23:26redressé la situation.
23:28Le contre-temps
23:28qu'il évoque,
23:29c'est l'exigence
23:30par l'Iran
23:31de faire respecter
23:32le cessez-le-feu
23:33à Israël
23:34et de faire cesser
23:34les attaques
23:35contre le Liban.
23:36Et preuve que Donald Trump
23:37veut en terminer
23:38au plus vite
23:38avec ce conflit,
23:39il a immédiatement
23:40appelé son allié israélien
23:42et a sommé
23:43Benyamin Netanyahou
23:44de faire cesser
23:45les frappes
23:45contre le Liban.
23:47Alors la question,
23:47c'est de savoir
23:48si ces nouvelles déclarations
23:49d'un accord très proche
23:51sont plus crédibles
23:52que les autres
23:53qu'il a pu avoir
23:54ces dernières semaines,
23:55surtout que le contexte
23:56reste très tendu
23:57alors que les frappes
23:58ont repris
23:58ce week-end
23:59contre l'Iran,
24:00même si ce sont des frappes,
24:02je cite l'armée états-unienne,
24:04de légitime défense.
24:05Merci Axel Monnier
24:07à Washington
24:08où ces éléments calment
24:09les marchés pétroliers.
24:10Ce matin,
24:11le baril de Brent
24:12s'est stabilisé
24:13autour de 94 dollars.
24:1591 pour le WTI
24:16après avoir fini
24:17la journée d'hier
24:18en forte hausse.
24:19L'actualité des entreprises
24:20à 9h02,
24:22c'est Stellantis ce matin
24:23qui confirme
24:24un milliard d'euros
24:24d'investissement en France.
24:26400 millions iront
24:27pour le site de Mulhouse
24:29où seront produits
24:30des modèles Peugeot,
24:31électriques ou hybrides.
24:33100 millions iront
24:34sur d'autres sites
24:35l'autre moitié
24:36de ce milliard
24:37sera investi
24:37en recherche et développement.
24:40Et puis bientôt,
24:40le coup de rabot
24:41sur les ruptures conventionnelles.
24:42Il y aura tout à l'heure
24:43le vote solennel
24:44et définitif à l'Assemblée
24:45sur ce qui est en fait
24:46la transposition
24:48de l'accord trouvé
24:49par les partenaires sociaux.
24:50Le texte prévoit
24:51de réduire
24:51la durée d'indemnisation
24:52après une rupture conventionnelle
24:55de 18 à 15 mois
24:57pour les moins de 55 ans.
24:59Jusqu'à 800 millions d'euros
25:01d'économies annuelles
25:02sont attendus
25:02pour France Travail.
25:04Merci beaucoup
25:05Léo Dumas
25:06pour l'information économique
25:07du jour.
25:08Dans un instant,
25:08nous verrons que le CAC 40
25:09est dans le vert
25:10après avoir clôturé
25:10sur une baisse de 0,4%.
25:12ST Microelectronics
25:13gagne près de 7%
25:15ce matin
25:16après avoir publié
25:17ses résultats.
25:18Juste avant,
25:19on va parler des experts
25:20qui vous accompagneront
25:21à partir de 9h30
25:22autour de Raphaël Lejean.
25:24Quel sera le programme
25:25tout à l'heure, Raphaël ?
25:26On va poser une question ce matin.
25:28Est-ce que l'économie française
25:30pourrait nous surprendre finalement ?
25:32Est-ce que ça ne va pas mieux
25:33que ce qu'on peut dire ?
25:34Le premier point,
25:35c'est évidemment
25:36la grande réussite,
25:37le succès de Choose France.
25:39On va voir si,
25:40niveau attractivité,
25:41la France a franchi un cap,
25:43notamment avec tous
25:44ses investissements massifs
25:45dans l'IA
25:46et les data centers.
25:48Mais il y a aussi
25:49une chose qui est passée
25:50complètement inaperçue,
25:51c'est la révision
25:52de la croissance française
25:53par l'INSEE.
25:54C'était en fin de semaine dernière
25:55pour l'année 2023
25:57et 2024.
25:58En fait,
25:59la croissance française
26:00a été bien meilleure
26:02que prévue.
26:03Venez nous écouter,
26:04on vous en dira plus.
26:05Et puis,
26:06on terminera quand même
26:08pour parler aussi
26:09de menaces,
26:10de la menace chinoise,
26:11de la menace commerciale
26:13que fait peser la Chine.
26:15L'OCDE tire la sonnette d'alarme
26:17ce matin
26:17et dénonce
26:18une concurrence
26:19très déloyale.
26:21On va voir
26:22par quels outils
26:23on pourrait défendre l'Europe.
26:24Un séminaire s'est tenu
26:25vendredi dernier
26:26à Bruxelles
26:26sur le sujet.
26:27Voilà pour le programme
26:28des experts.
26:299h30,
26:3010h30
26:30dans ce boutique
26:31demi-heure
26:32sur BFM Business.
26:33Et en attendant,
26:33il est 9h04
26:34et le CAC 40
26:35a donc ouvert
26:36dans le vert
26:37ce mardi.
26:370,7% de progression
26:39au-delà des 8200 points.
26:408205 points
26:41avec donc ST Microelectronics
26:42qui est de loin
26:43la plus forte hausse
26:44ce matin.
26:44L'ouverture plus 7%
26:46et pour cause,
26:47le groupe a revu
26:47à la hausse ce matin
26:48son chiffre d'affaires
26:49tiré notamment
26:50par la partie
26:51Data Center.
26:52Là aussi bien sûr
26:52il est question
26:53d'intelligence artificielle
26:54avec un chiffre d'affaires
26:56sur la partie
26:57Data Center
26:57qui sera de plus
26:58d'un milliard d'euros
26:59contre plus de 500 millions
27:00d'euros annoncés
27:01précédemment.
27:02Pour rappel,
27:03le titre a plus que doublé
27:04depuis le début de l'année.
27:05On est sur une hausse
27:05qui frôle désormais
27:06les 160%.
27:08ArcelorMittal,
27:08Schneider Electric
27:09et Saint-Gobain
27:10sont également de la partie.
27:11Schneider Electric
27:12qui, souvenez-vous,
27:12hier était dans le contrat
27:14qu'avait annoncé
27:15le groupe japonais
27:17Softbank
27:17sur les fameux
27:1875 milliards
27:19de promesses d'investissement
27:20en France
27:21sur les 5-6 années à venir.
27:23A l'inverse,
27:23Total Energy
27:24la plus forte baisse
27:25moins 0,8%
27:26alors que les cours du pétrole
27:27se tassent un petit peu.
27:2894 dollars
27:29pour un baril de Bren
27:3091 dollars
27:31pour le WTI.
27:32Le 10 en français
27:33se détend très légèrement
27:35moins 5 points de base
27:36à 3,57
27:37quand le Bund
27:37est sous les 3%
27:38à 2,96
27:39et puis du côté
27:40des sociétés à suivre
27:41aujourd'hui
27:41Abivax
27:42qui est pour l'instant
27:42réservé.
27:43Il faut dire que le titre
27:44était en baisse
27:44de plus de 20%
27:45hier soir en après-bourse.
27:46Le groupe a certes
27:47annoncé des résultats positifs
27:49sur sa phase 3
27:49en ce qui concerne
27:50la rectocolite hémorragique.
27:52Oui mais il y a des effets
27:53secondaires
27:53qui inquiètent les investisseurs
27:55et ce titre
27:55qui, souvenez-vous,
27:56avait bondi l'an dernier
27:58est attendu en baisse.
28:00Nous étions hier
28:01à 111,80 euros
28:02pour ce titre Abivax
28:03et puis toujours
28:04dans l'univers
28:05des biotech.
28:06Vous avez Inventiva
28:07qui annonce ce matin
28:08suspendre son cours
28:10avant l'annonce
28:11d'une levée de fonds.
28:12La cotation devrait reprendre
28:14en fin de journée.
28:15Le CAC 40 est donc
28:16en hausse ce matin.
28:17Plus 0,6%
28:18à 8200 points pile.
28:20Nous verrons tous les détails
28:21de la séance
28:22avec les ateliers
28:22des options
28:23qui nous accompagneront
28:24comme chaque mardi
28:25à 9h30.
28:26Très courte pause,
28:27on se retrouve dans un instant
28:28avec Laurent Chauderge
28:29de BDL Capital Management.
28:30Pour revenir sur
28:31toutes ces annonces,
28:32il y a l'intelligence artificielle
28:33que ce soit
28:34Alphabet
28:35qui leur a levé
28:3580 milliards de dollars
28:36à nouveau
28:37comme en début d'année.
28:38Anthropique
28:39qui officialise son entrée
28:40en bourse.
28:40Laurent Chauderge
28:41de BDL Capital Management
28:42nous contrera
28:43qu'il est prudent
28:43sur l'intelligence artificielle.
28:45Oui mais comment rester
28:46positionné en bourse
28:47pour autant
28:47et les moindres réponses
28:48dans un instant.
28:49A tout de suite.
28:52BFM Business présente
28:54Good Morning Market
28:56Étienne Braille.
28:57C'est parti pour
28:58Good Morning Market
28:58et comme chaque jour
28:59pour débuter
29:00la deuxième partie
29:01de cette émission,
29:01nous parlons de valeur
29:03en portefeuille.
29:07Avec ce matin
29:08Laurent Chauderge
29:09membre du comité
29:09d'investissement
29:10de BDL Capital Management.
29:11Bonjour Laurent.
29:12Merci de nous accompagner
29:13ce matin.
29:14Alors hasard de calendrier,
29:15c'est vrai que l'actualité
29:16est une nouvelle fois
29:17très riche autour
29:17de l'intelligence artificielle.
29:19Hier soir, Anthropique
29:20a officialisé
29:21son introduction en bourse.
29:23En tout cas,
29:23ils ont déposé
29:24le dossier
29:24auprès du gendarme boursier
29:26américain.
29:27Alphabet va lever
29:2780 milliards
29:28mais cette fois
29:28ce n'est pas sur
29:29le marché obligataire
29:30c'est sur le marché
29:31action.
29:32On pourrait parler
29:32aussi de SpaceX
29:33qui va rentrer en bourse
29:34dans 10 jours.
29:35La première séance
29:35ce sera le 12 juin.
29:37Comment vous regardez
29:37toute cette actualité
29:38avec des milliards
29:40qui vont un peu partout ?
29:41En ce moment,
29:41le tarif c'est 80 milliards.
29:42Sur ces trois opérations
29:43c'est peu ou prou le tarif ?
29:45Alors effectivement,
29:46c'est un des éléments
29:46qui nous invite
29:47à une certaine prudence
29:48et vigilance
29:49parce que l'équation
29:50du financement
29:51de ces hyperscalers
29:52donc si on prend
29:53Amazon, Microsoft,
29:54Alphabet, Oracle,
29:55les médecins,
29:56les cinq gros,
29:56l'équation de financement
29:57est en train de basculer
29:58et depuis plusieurs années
30:00ils arrivaient à financer
30:01leur croissance
30:02sans appeler
30:03leurs actionnaires
30:03donc sans diluer
30:04les actionnaires
30:05et c'est en train de changer.
30:06Donc Google, Alphabet
30:08c'est exactement l'exemple.
30:0980 milliards
30:10d'ambition de capital
30:11c'est plus de la dette
30:12c'est des actions
30:12donc dilution
30:13d'actionnaires existants
30:14et comme vous le disiez
30:15on va avoir
30:16probablement SpaceX d'abord
30:18et puis ensuite
30:18Anthropik vient de la lancer
30:19et OpenAI
30:20qui vont venir sur le marché
30:21et pour pas des petits montants
30:23on estime que
30:24les trois ensemble
30:25c'est peut-être
30:25200 milliards de dollars.
30:27Alors 200 milliards de dollars
30:28ça semble pas gros
30:29par rapport à la capitalisation
30:30boursière de ces gens-là
30:31mais c'est quand même
30:32cinq fois la taille
30:33du marché annuel
30:34des introductions en bourse
30:36aux Etats-Unis.
30:37Avec des introductions en bourse
30:39aujourd'hui
30:39qui sont vraiment positionnées
30:40sur l'IA
30:41on parle aussi parfois
30:43de l'Asie
30:43en Chine
30:44à Hong Kong
30:44c'est la même chose
30:45c'est-à-dire qu'aujourd'hui
30:46tout se focalise sur l'IA
30:47tous les flux vont vers l'IA.
30:49Tout se focalise sur l'IA
30:50donc ça crée des effets
30:51d'éviction
30:52sur les autres secteurs
30:53et ça crée des opportunités
30:54mais il y a d'autres
30:55au-delà du financement
30:56qui est en train de devenir
30:57action plutôt qu'obligataire
30:58et ils sont obligés
30:59parce que le marché
31:00de l'investment grade
31:01par exemple aux Etats-Unis
31:02si vous faites que émettre
31:04des obligations
31:04pour financer
31:05vos besoins d'investissement
31:06vous allez vite
31:07en tant que secteur technologique
31:09IA
31:09représenter 30-40%
31:11du marché de l'investment grade
31:12donc le problème
31:12de concentration
31:13qu'on a dans les indices actions
31:14comme S&P 500 etc
31:15pourrait venir aussi
31:16sur le marché obligataire.
31:18Alors ça c'est le premier sujet
31:20et donc c'est un sujet
31:21de financement
31:22qu'on n'avait pas avant
31:23parce que leur équation
31:23se dégrade
31:24c'est-à-dire qu'il faut bien
31:24avoir en tête
31:25que ces cinq gros
31:25en 2025
31:27ils généraient encore
31:27200 milliards
31:29on va dire
31:29de trésorerie net
31:30qui leur permettait
31:31de financer leurs dividendes
31:32leur achat d'actions
31:33leurs investissements
31:34dans des participations
31:35type Anthropik
31:36ou OpenAI
31:37cette année
31:38ce free cash flow
31:38cette trésorerie
31:39passe à zéro
31:39plus ou moins
31:40donc vous ne pouvez même pas
31:41financer l'intégralité
31:42de votre dividende
31:43et en plus de ça
31:45il faut prendre en compte
31:46les engagements hors bilan
31:47que ces gens-là
31:48sont en train de prendre
31:49vous avez peut-être vu
31:49qu'ils s'engagent
31:51à louer des data centers
31:51qui ne sont pas encore créés
31:53donc c'est-à-dire
31:53que comme il n'est pas encore créé
31:54vous n'êtes pas obligé de mettre
31:55cette dette future
31:56sur votre bilan
31:57pour se donner une idée
31:58ce chiffre
31:59ça a été augmenté
32:00de 400 milliards
32:00en 2025
32:01et peut-être
32:021000 milliards
32:03en 2026
32:04une fois que ces data centers
32:06vont sortir de terre
32:07la dette au bilan
32:09des hyperscalers
32:09va augmenter
32:10donc on voit bien
32:11qu'il y a un sujet
32:12de financement
32:12qui se détériore
32:13par rapport à ce qu'on a vu
32:13les dernières années
32:14et puis il va y avoir
32:15un sujet d'exécution
32:16on voit de plus en plus
32:17d'annonces là-dessus
32:18pourquoi il y a une course
32:20à l'armement comme ça
32:20parce que les capacités
32:22énergétiques disponibles
32:23sont de plus en plus limitées
32:24donc si vous ne mettez pas
32:25la main aujourd'hui dessus
32:26un raccordement électrique
32:28s'est passé de 2-3 ans
32:29d'attente
32:29à 5-6 ans
32:31commander un transformateur
32:32haute tension
32:32pareil
32:332-3 ans d'attente
32:34maintenant 5-6 ans
32:35donc tout le monde
32:35se précipite
32:36sur ce qui reste
32:37aujourd'hui disponible
32:38parce qu'après
32:39le temps d'attente
32:40est 4-5 ans
32:40et du coup
32:42les prix augmentent
32:43c'est le cas
32:43des semi-conducteurs
32:44etc
32:44et donc
32:45un data center
32:46de 1 gigawatt
32:46là où quelques années
32:48ça coûtait
32:4835-40 milliards
32:49aujourd'hui manifestement
32:51c'est ce que dit
32:51le CEO de Mistral
32:52on est plutôt à 50 milliards de dollars
32:53et on va peut-être aller
32:54vers 100 milliards de dollars
32:56donc
32:56l'intensité capitalistique
32:58continue d'augmenter
32:59on a maintenant
32:59c'est un qui perscaler
33:01qui dépense à peu près
33:0250% de leur chiffre d'affaires
33:03en investissement
33:04pour se donner une référence
33:06Bull TMT
33:08qui est une des plus grandes
33:09phases d'investissement
33:10en capital
33:10c'était à peu près
33:1138% du chiffre d'affaires
33:12des opérateurs télécom
33:13donc on est vraiment
33:14très avancé
33:15sur ce sujet là
33:16alors dans le même temps
33:17ces acteurs sont rentables
33:18en tout cas
33:18quand vous regardez
33:19la rentabilité d'Alphabet
33:20c'est bleu franc
33:20ils ont fait quand même
33:21plus de 60 milliards de profits
33:22sur les trois premiers mois de l'année
33:23c'était pas le cas
33:25en l'an 2000
33:27comment aujourd'hui
33:27en tant qu'allocataire
33:28chez BDL Capital Management
33:30on est quand même investi
33:31sur le marché
33:31parce que vous pouvez pas
33:32rester cash
33:33en disant
33:33on va attendre que ça corrige
33:35parce que
33:35cette musique
33:36elle peut encore durer
33:37longtemps
33:38alors complètement
33:39donc il y a
33:40une opportunité
33:41qui est créée
33:41par cet enthousiasme
33:43débordant sur l'IA
33:44c'est que comme vous le disiez
33:46les investisseurs
33:48investissent de plus en plus
33:49là-dedans
33:49et donc ils doivent vendre
33:50d'autres secteurs
33:51assécher d'autres secteurs
33:52pour financer l'IA
33:53et l'assèchement
33:54des autres secteurs
33:55fait que ça crée
33:56des valorisations
33:57historiquement basses
33:58dans certaines industries
33:59je pense par exemple
34:01à tout ce qui est santé
34:02équipement médical
34:04notamment
34:04à tout ce qui est aussi
34:05alimentation courante
34:06comme les boissons
34:07etc
34:07vous avez des multiples
34:08de valorisations
34:09qui sont plus bas
34:10depuis 15-20 ans
34:11et pour l'instant
34:11ce sont des secteurs
34:12qui sont boudés
34:13d'autant plus
34:14qu'il y a des inquiétudes
34:14sur la consommation
34:15aux Etats-Unis
34:16sur la capacité
34:17de ces entreprises
34:18à pouvoir relever leurs prix
34:19si l'inflation perdure
34:21aujourd'hui vous pensez
34:23que ce sont des opportunités
34:25oui et ça a beaucoup
34:26sous-performé
34:27et l'opportunité est là
34:28on pourrait dire
34:29mais alors
34:29le risque c'est que ça baisse encore
34:31parce que tout le monde
34:32veut de l'IA
34:32ce qui est intéressant
34:33c'est de voir un peu
34:34la valorisation
34:34aujourd'hui sur ces métiers-là
34:35on est à peu près
34:36à 12 fois les bénéfices
34:37et quand vous prenez du recul
34:38avec la bulle TMT
34:40des années 2000
34:41à l'époque
34:42il y avait la nouvelle économie
34:43les TMT
34:44qui est l'équivalent de l'IA
34:44d'aujourd'hui
34:45et la vieille économie
34:46et au point bas du marché
34:47en mars 2003
34:48après le krach boursier
34:49cette vieille économie
34:50n'est jamais tombée
34:51en dessous de 11-12 fois
34:52les bénéfices
34:53donc mon point
34:54c'est qu'on a déjà fait
34:54ce travail sur la valorisation
34:55et donc ça va commencer
34:57à devenir les opportunités
34:58sur lesquelles on gagne
34:59de l'argent
34:59sur les 2-3 prochaines années
35:00je pense
35:00et typiquement
35:01si on peut donner
35:02quelques noms
35:02pour illustrer tout cela
35:03dans la consommation courante
35:05on est devenu actionnaire
35:06dans les spiritueux
35:07de Diageo
35:07par exemple dans la bière
35:08de Carlsberg
35:09dans les parfums
35:09de Putsch
35:10qui est une société espagnole
35:11qui est un des grands leaders
35:12mondiaux des parfums
35:14et dans la santé
35:15vous avez des dossiers
35:16comme Philips
35:17Siemens et Sénir
35:18dans tout ce qui est
35:19imagerie médicale
35:20Fraisienus
35:21dans la dialyse
35:21ces dossiers-là
35:22ils ont eu
35:23une sous-performance
35:24assez forte
35:25depuis quelques années
35:25et leurs valorisations
35:27sont extrêmement basses
35:28et les perdants
35:28de l'intelligence artificielle
35:29alors le marché
35:30on pense qu'il y en a beaucoup
35:31notamment dans le software
35:33mais également
35:34dans certains métiers
35:35bien spécifiques
35:36B2B
35:36comment on fait le tri ?
35:38alors c'est vrai
35:38il y aura des grandes victimes
35:41de l'IA dans les logiciels
35:42il faut être prudent
35:44sur le secteur
35:44on pense en revanche
35:45qu'il y a quelques opportunités
35:46il faut bien regarder
35:48à quoi sert le logiciel
35:49dans lequel vous investissez
35:50si c'est juste agréger
35:51des données publiques
35:52là vous allez le disrupter
35:53rapidement
35:54si c'est avoir
35:54des interfaces graphiques
35:56jolies
35:56là aussi
35:57par contre
35:57si vous avez des effets
35:58de réseau
35:58si vous êtes tellement
36:00névragique pour le client
36:01qu'il ne peut pas
36:01passer de vous
36:02là il y a des opportunités
36:03donc on a fait
36:04quelques investissements
36:05sélectifs
36:05par exemple dans la société
36:06de logiciels SAP
36:07dans la bourse anglaise
36:09le London Stock Exchange
36:10ou dans quelques opérateurs
36:12de sites immobiliers
36:13notamment en Angleterre
36:15et en Allemagne
36:16ainsi que dans Amadeus
36:18la plateforme espagnole
36:20de réservation
36:20de billets d'avion
36:21un titre qui était
36:23l'une des stars
36:23de la cote à Madrid
36:24et qui là aussi
36:26s'est fait bousculer
36:27ces derniers mois
36:28avec les craintes
36:28autour de l'intelligence artificielle
36:30merci beaucoup
36:30Laurent Chauder
36:31je vous ai accompagné ce matin
36:32membre du comité d'investissement
36:33de BDL Capital Management
36:34pour faire un point
36:35sur l'IA
36:36et sur vos convictions
36:37aujourd'hui
36:38au milieu de toutes ces annonces
36:40qui sont de plus en plus nombreuses
36:41d'ailleurs tout à l'heure
36:42à l'ouverture de Wall Street
36:43il faudra suivre
36:43HP Enterprise
36:44qui est en hausse de 30%
36:46hier soir en après-bourse
36:47car le groupe a dit
36:48qu'il avait un an d'avance
36:49sur ses objectifs financiers
36:51tout de suite
36:51on va parler
36:51du marché obligataire
36:53avec notamment
36:54les taux longs
36:55qui ont inquiété
36:55ces dernières semaines
36:56et qui continuent
36:57d'inquiéter aujourd'hui
37:00Bonjour Didier Marteau
37:01merci de nous accompagner ce matin
37:02vous êtes professeur émérite
37:04à l'ESCP
37:04c'est vrai que ces derniers temps
37:06on a beaucoup parlé
37:07du disant français
37:08mais également du disant américain
37:10sans parler bien sûr
37:11des références à 30 ans
37:12qui ont touché des records historiques
37:14notamment du côté des Etats-Unis
37:16et avec vous
37:17par rapport à cela
37:18on va faire un focus
37:19sur la couverture du risque de taux
37:20comment aujourd'hui
37:22une entreprise typiquement
37:24peut se prémunir
37:26d'un phénomène
37:27qui amènerait
37:28les taux longs
37:29à continuer de progresser
37:30et forcément
37:31sur un impact
37:32sur l'entreprise
37:33et sur son financement
37:34Alors je crois
37:35qu'aujourd'hui
37:36le produit dérivé
37:37le plus adapté
37:38au contexte de volatilité
37:40que vous venez de décrire
37:41c'est l'option
37:43de taux d'intérêt
37:44l'option qui permet
37:46à une entreprise
37:46de fixer un taux d'intérêt
37:48plafond
37:48sur ses emprunts futurs
37:50tout en bénéficiant
37:51d'une évolution
37:52à la baisse
37:53des taux d'intérêt
37:53et je sais
37:55je ne sais pas très bien
37:56qui aujourd'hui
37:57sait où seront
37:58les taux à 10 ans
37:59dans 6 mois
38:00Alors il y a deux formes principales
38:02d'options de taux d'intérêt
38:03vous avez l'option
38:04sur swap de taux
38:05c'est un peu technique
38:06mais je vais en parler
38:07avec un exemple très clair
38:08et puis
38:09les options
38:10sur contrat à terme
38:11Alors options
38:11sur swap de taux
38:13Déjà rappelons rapidement
38:14ce qu'est un swap de taux
38:15à travers un exemple
38:16Les entreprises françaises
38:18elles sont largement
38:19endettées à taux fixe
38:20sur des maturités
38:21comprises
38:22entre 5 ans
38:23et 10 ans
38:24à la différence
38:25des entreprises
38:26par exemple italiennes
38:27ou espagnoles
38:27qui sont plutôt endettées
38:28à taux variable
38:29Donc le facteur de risque
38:30d'une entreprise française
38:32c'est un taux d'intérêt
38:34à long terme
38:34par exemple
38:35le taux à 10 ans
38:36beaucoup plus
38:37que le taux directeur
38:38de la banque centrale
38:38qui je rappelle
38:39le taux de facilité de dépôt
38:40est un taux à 24 heures
38:42Alors comment
38:43se protéger
38:44contre ce facteur de risque
38:46et l'évolution
38:46du taux d'intérêt
38:47à 10 ans
38:48Je prends un exemple
38:49vous êtes une entreprise
38:50qui devait refinancer
38:51votre dette
38:51comme il y en a beaucoup
38:52tout le temps
38:53dans 6 mois
38:54en empruntant
38:55à 10 ans
38:57Aujourd'hui
38:58vous négociez
38:58avec votre banque
38:59ce qu'on appelle
38:59un swap
39:00de taux d'intérêt
39:01c'est-à-dire un contrat
39:02qui va démarrer
39:03dans 6 mois
39:04et dans lequel
39:05vous engagez
39:06à payer
39:06un taux d'intérêt fixe
39:08aujourd'hui
39:08ça vaut à peu près
39:093%
39:09et à recevoir
39:11en contrepartie
39:12un taux d'intérêt variable
39:13par exemple
39:13le rebord 6 mois
39:14Vous faites ça aujourd'hui
39:15Dans 6 mois
39:16vous allez lever
39:18de la dette
39:18vous allez emprunter
39:19et imaginons
39:20que les taux
39:21aient monté
39:21ils soient passés
39:22de 3 à 4%
39:24donc vous allez emprunter
39:25à 4%
39:25à 10 ans
39:26et donc votre perte économique
39:28sera de 1%
39:29par an
39:30pendant 10 ans
39:31actualisée
39:32c'est aller en gros
39:33l'entreprise aura perdu
39:348%
39:34si les taux montent
39:35de 1%
39:36d'ici 6 mois
39:37mais elle a fait
39:38aujourd'hui un swap
39:39et ce swap
39:40en fait
39:40sa valeur de marché
39:41son prix va bouger
39:42parce qu'un swap
39:44qui est un contrat
39:44qui paye 3%
39:45contre un taux variable
39:46lorsque les taux
39:47passent à 4%
39:48comme mon hypothèse
39:50dans 6 mois
39:50a pris de la valeur
39:51combien ?
39:52Un contrat qui paye 3%
39:54quand les taux
39:54sont passés à 4%
39:55ça vaut 1%
39:56par an
39:57pendant 10 ans
39:58actualisés
39:58donc l'entreprise
40:00va revendre à sa banque
40:02le swap
40:02qu'elle a fait
40:03ça s'appelle un swap
40:04avec règlement
40:05par différence
40:06la banque va lui donner
40:07instantanément
40:088% du montant nominal
40:09de son emprunt
40:10et l'entreprise
40:11elle va emprunter
40:12à 10 ans
40:13en payant 4%
40:15au lieu de 3%
40:17alors vous allez
40:17probablement me dire
40:18vous l'évoquiez
40:19dans votre introduction
40:20si les taux d'intérêt
40:21baissent
40:22l'entreprise
40:23elle est coincée
40:24avec son swap
40:24et bien non
40:25elle peut faire
40:26une option
40:27sur swap
40:27c'est à dire
40:28qu'elle achète
40:29le droit
40:29de faire le swap
40:30ce droit
40:31de faire le swap
40:32se paye évidemment
40:33c'est le prix
40:34de l'option
40:34et si les taux
40:36d'intérêt
40:37montent
40:37d'ici 6 mois
40:38sont à 4
40:39évidemment
40:39l'entreprise
40:41exercera son option
40:42mais si les taux
40:43d'intérêt
40:43diminuent
40:44l'entreprise
40:45n'exercera pas
40:46son option
40:46elle empruntera
40:47au taux
40:48à 10 ans
40:48du marché
40:49donc en fait
40:50c'est pour moi
40:51le dérivé
40:52aujourd'hui
40:53le plus adapté
40:53au contexte
40:54de volatilité
40:56ça ça s'adresse
40:57à une société
40:58vous l'avez très bien
40:59mentionné
40:59qui doit se faire
41:01refinancer
41:01est-ce que ça peut être
41:02le cas
41:02je ne sais pas
41:03par exemple
41:03pour l'état français
41:04qui se dit
41:04tiens demain
41:05mon 10 ans français
41:06pour se retrouver
41:06à 4 et demi
41:08on est à 4
41:08aujourd'hui
41:093,57
41:10l'agence
41:11France Trésor
41:12qui gère
41:12parfaitement
41:13la dette de la France
41:14se couvre également
41:15par des swaps
41:17alors je ne peux pas
41:18assurer par des options
41:19sur swap
41:19des swaps
41:20mais en tout cas
41:20par des swaps
41:21pour se protéger
41:22en effet
41:22contre l'évolution
41:24à la hausse
41:24des taux d'intérêt
41:25qui augmenterait
41:26son coût de financement
41:28donc ça c'est le cas
41:29d'un swap
41:29c'est aujourd'hui
41:31une entreprise
41:31qui fait un contrat
41:32c'est un contrat
41:33qui est signé
41:34avec une banque
41:36par exemple
41:36on peut parler
41:37peut-être aussi
41:37des contrats à terme
41:39où là c'est bien plus défini
41:41c'est un accord obligatoire
41:42entre deux parties
41:43avec une date future
41:45et un prix qui est fixé
41:46à l'avance
41:46exactement
41:47alors vous pouvez
41:48parfaitement
41:49sur le marché
41:51Eurex
41:52vendre à terme
41:53des obligations
41:53c'est à dire que
41:54l'entreprise
41:55je reprends le même exemple
41:56qui doit dans 6 mois
41:57refinancer sa dette
41:58à 10 ans
41:59au lieu de faire un swap
42:00elle peut très bien
42:01vendre à terme
42:02vous venez de le dire
42:03des obligations
42:04c'est à dire
42:04fixer aujourd'hui
42:05le cours
42:06auquel elle les vendra
42:06dans 6 mois
42:08si les taux de nouveau
42:09ont monté
42:10mon exemple
42:11ils sont passés
42:12de 3 à 4%
42:13et bien
42:13le prix de l'obligation
42:15aura baissé
42:15il aura baissé
42:16de combien ?
42:17il aura exactement baissé
42:18de 1% par an
42:19pendant 10 ans actualisés
42:20c'est à dire de 8%
42:21c'est à dire exactement
42:23la perte économique
42:24que réalisera l'entreprise
42:25si les taux sont passés
42:27à 4 sur sa dette
42:29l'autre dérivé
42:32c'est l'option
42:33sur contrat à terme
42:34donc vous voyez
42:34que vous avez
42:344 types d'instruments
42:36vous avez les swaps de taux
42:37les options sur swap
42:38vous avez la vente
42:39de contrat à terme
42:40et les puts
42:41sur contrat à terme
42:42c'est à dire
42:42j'achète le droit
42:43de vendre mes obligations
42:44comme ça
42:45si les taux baissent
42:46évidemment
42:46je ne vais pas réaliser
42:47une perte sur le marché
42:48le droit
42:49mais pas l'obligation
42:50bien sûr
42:51l'option c'est le droit
42:52c'est pas l'obligation
42:53c'est ce qui permet
42:53de profiter
42:54d'une évolution favorable
42:56des taux d'intérêt
42:57je voudrais juste
42:58ajouter quelque chose
42:59en fait
43:01on dit souvent
43:02que le prix de l'option
43:03on l'associe
43:04à ce qu'on appelle
43:04la prime de l'option
43:05mais en fait
43:06une option
43:07c'est un actif financier
43:08négociable
43:09qui s'achète
43:10et qui se revend
43:11et vous pouvez
43:12utiliser cette approche
43:14en termes de couverture
43:15je prends un exemple
43:16imaginons
43:17qu'une entreprise
43:18se couvre
43:18en faisant un swap
43:19de taux d'intérêt
43:20ou une option
43:21sur swap
43:2310 ans
43:23dans 6 mois
43:25et imaginons
43:25que demain matin
43:26on ne sait jamais
43:27les taux d'intérêt
43:28à 10 ans
43:28passent de 3%
43:29à 2,5%
43:31l'entreprise
43:32pourrait très bien
43:32et peut très bien
43:33certains le font
43:34revendre l'option
43:35qu'elle vient d'acheter
43:36certes
43:37elle vaut moins cher
43:38et en racheter une autre
43:39qui est un droit
43:40en fait
43:41d'emprunter
43:41à 2,5%
43:42et non plus
43:43à 3%
43:44cette stratégie
43:45de roulement
43:46des prix d'exercice
43:47cette porte un nom
43:48en anglais
43:48c'est Rolling Strike Prices
43:49permet en fait
43:50de gérer
43:52de manière dynamique
43:53votre couverture
43:54aujourd'hui
43:54vous achetez
43:55le droit d'emprunter
43:56à 3%
43:57les taux baissent
43:58vous revendez votre option
43:59vous rachetez le droit
44:00d'emprunter à 2,5%
44:01ça rebaisse encore
44:02à 2%
44:02vous revendez
44:03vous rachetez le droit
44:04d'emprunter à 2%
44:05de telle sorte
44:06que vous réduisez
44:07au fur et à mesure
44:07le taux d'intérêt
44:09plafond
44:09sur votre dette
44:11le temps passe très vite
44:11il nous reste une minute
44:12on a pris aujourd'hui
44:14le cas par exemple
44:15d'une entreprise
44:15sur le risque de taux
44:17on aurait pu parler
44:18du marché action
44:19des devises brefs
44:19que sais-je
44:20attention au risque
44:22autoréalisateur
44:22vous nous dites
44:23sur tous ces produits
44:24absolument
44:24parce qu'en réalité
44:26la crainte
44:26d'une anticipation
44:27de hausse des taux
44:29implique la hausse des taux
44:30peut entraîner
44:30la hausse des taux
44:31en raison de la couverture
44:33si par exemple
44:34vous faites un swap
44:35de taux d'intérêt
44:35avec la banque
44:36payeur de fixe
44:37la banque
44:37elle reçoit le fixe
44:38son risque
44:39c'est que les taux d'intérêt
44:40montent
44:40parce qu'elle recevra
44:41un montant
44:41qui sera inférieur
44:42au nouveau taux d'intérêt
44:43elle va se couvrir
44:45la banque
44:45et comment va-t-elle
44:46se couvrir ?
44:47elle va se couvrir
44:48en vendant des obligations
44:49et en vendant des obligations
44:51elle va faire baisser
44:51le prix des obligations
44:52et donc monter
44:53les taux d'intérêt
44:54donc attention
44:55les couvertures
44:56peuvent être
44:58autoréalisatrices
44:58et s'il y a un grand
44:59mouvement de couverture
45:00vous aurez en fait
45:01un effet sur les taux d'intérêt
45:02merci beaucoup
45:03Didier Marteau
45:04pour cet exercice
45:05de pédagogie
45:06je rappelle que vous êtes
45:07professeur émerita
45:08l'ESCP
45:08pour faire ce focus
45:09sur la couverture
45:10de risque de taux
45:11justement on va continuer
45:12à parler du marché
45:13des options
45:14en tout cas de la séance
45:15du jour
45:15avec l'atelier des options
45:17qui nous accompagne
45:17comme chaque mardi
45:19et ce matin
45:20c'est Paul Marcel
45:21ce confondateur
45:22qui est avec nous
45:22bonjour Paul
45:23le CAC 40
45:24grappille quasiment 1%
45:26au-delà des 8226 points
45:27il nous reste 2 minutes
45:29pour redresser un petit peu
45:29la séance du jour
45:30à Paris à Wall Street
45:31et puis dans un instant
45:32on parlera également
45:33de Broadcom
45:33qui publiera ses résultats
45:34demain
45:35oui bonjour Etienne
45:37écoutez oui
45:37hier tout se passait
45:38plutôt bien pour le CAC 40
45:39un peu ce qui était dans le vert
45:40jusqu'à ce que l'Iran
45:41annonce la suspension
45:41des négociations
45:42avec les Etats-Unis
45:44vers 15h
45:44ce qui a effacé
45:45tous les gars
45:45engrangés dans la matinée
45:46pour finir en baisse
45:48alors malgré cette belle hausse
45:49de presque 1% aujourd'hui
45:50le CAC 40 est toujours
45:51à la traîne
45:52par rapport à ses grands frères américains
45:53puisqu'il est loin
45:54de faire des plus hauts
45:55maintenant d'un point de vue graphique
45:56le CAC 40 évolue
45:57au sein d'un range horizontal
45:59compris entre un support
46:00à 7 919
46:01et une résistance à 8 259
46:03alors cette résistance
46:04a encore une fois
46:05été très importante
46:06la semaine dernière
46:06puisqu'on est venu buter
46:07dessus à 3 reprises
46:09lundi, mercredi et vendredi
46:10on se retrouve pour l'instant
46:12dans la partie haute du range
46:13alors tant qu'on est au-dessus
46:14de 8 889
46:16on peut tenter des achats
46:17avec des objectifs
46:18sur la résistance
46:19à 8 259
46:20et si on parvient
46:21enfin à casser
46:22cette résistance
46:23alors les prochaines cibles
46:24à la hausse
46:25sont 8 357
46:27et 8 454
46:28par contre
46:29si on repasse en dessous
46:30de 8 089
46:31alors le support
46:32de 7 919
46:33sera la cible baissière
46:34Du côté de Wall Street
46:36encore des records
46:37hier soir
46:37le S&P 500
46:38a grappillé 0,26%
46:397 599 points
46:42la barre des 27 000
46:43a même été franchie
46:43pour la première fois
46:44sur l'indice Nasdaq
46:46bon là on est toujours
46:47un petit peu dans
46:48le même exercice
46:49j'imagine
46:50Bah écoutez
46:51le S&P 500
46:51est en très grande forme
46:52avec 9 semaines
46:53consécutives de hausse
46:55alors depuis 1945
46:56ce n'est que la 11ème fois
46:58que cela se produit
46:58encore 4 semaines de hausse
47:00et le S&P 500
47:01va pouvoir égaliser
47:02son record de 1957
47:03avec 13 semaines
47:04consécutives de hausse
47:05alors nous n'y sommes
47:06encore pas
47:06il y a des signes
47:07de surachat
47:08premièrement
47:09on est sur le marché
47:10dérivé des options
47:11on a un coût de call ratio
47:12à 0,69
47:13alors ce qui signifie
47:15que les opérateurs
47:15ne sont pas protégés
47:17en cas de mauvaise nouvelle
47:18il pourrait y avoir
47:18une correction rapide
47:20deuxièmement
47:20le Bitcoin est en baisse
47:21depuis le mi-mai
47:22et il y a une divergence
47:23importante entre
47:24ces deux actifs
47:25et ce n'est pas vraiment
47:25bon signe
47:26alors maintenant
47:27d'un point de vue graphique
47:27la semaine dernière
47:28j'indiquais que le S&P 500
47:29était dans un canal haussier
47:31et tant qu'il y restait
47:32on pouvait continuer
47:33à trader selon la tendance
47:35pour aller chercher
47:35la cible à 7 575
47:37ce qui s'est passé
47:38dans lundi
47:39la prochaine cible
47:40à la hausse
47:40va être maintenant
47:41les 7 685
47:43mais
47:43et c'est mon troisième moment
47:45il y a une autre divergence
47:46sur un indicateur
47:47qu'on appelle le RSI
47:49en effet le S&P 500
47:50fait les nouveaux plus hauts
47:51mais qui ne sont pas suivis
47:52par les nouveaux plus hauts
47:53sur le RSI
47:54alors c'est souvent
47:54un signe de surachat
47:55donc si l'oblique basse
47:58du canal haussier
47:58venait à casser
47:59la première cible baissière
48:00serait alors le support
48:01à 7 456
48:03et si celui-ci
48:04venait aussi à casser
48:04la cible baissière
48:05serait le prochain support
48:06à 7 337 points
48:08et puis un mot très bref
48:09de Broadcom
48:09qui a publié ses résultats
48:10demain
48:11là aussi il faudra
48:12s'attendre à beaucoup
48:12de volatilité
48:14oui alors au niveau
48:15des options
48:16sur Broadcom
48:16le marché price
48:179,5% de mouvement
48:19d'ici vendredi
48:20le pouls de call ratio
48:21est très optimiste
48:22donc les opérateurs
48:23sont massivement
48:24positionnés sur les calls
48:25les earnings
48:26devront être bien meilleurs
48:27qu'anticipés
48:28par les analystes
48:29pour avoir une chance
48:30de voir les cours
48:30monter fortement
48:31en cas de déception
48:32cela pourra être
48:33la douche froide
48:34alors d'un point de vue graphique
48:35Broadcom a beaucoup monté
48:37en avril
48:37marqué une petite pause en mai
48:38et démarre assez bien
48:39le mois de juin
48:40il y a une belle séance
48:41mais attention
48:42on a une vague de vols
48:43baissière
48:44qui est en train
48:44de se former sur le titre
48:45donc si on repassait
48:46en dessous de 451,60$
48:49la vague de vols
48:50serait validée
48:51et on aurait un objectif
48:52à la baisse
48:52situé à 400$
48:53dans un premier temps
48:54mais si les résultats
48:55sont bien accueillis
48:56alors ce sont
48:56les 480$
48:57qui sont en ligne de mire
48:58merci beaucoup
48:59Paul Marcel
48:59de nous accompagner
49:00ce matin
49:00cofondateur
49:01de l'atelier des options
49:02la séance
49:02ça sera bien sûr
49:03à suivre cet après-midi
49:04dans BFM Bourse
49:05avec Guillaume Sommerer
49:05à partir de 15h30
49:08Abivax
49:08qui était suspendu
49:09ce matin
49:10à l'ouverture
49:10et désormais
49:11en baisse
49:11de plus de 27%
49:1381€
49:14pour la biotech
49:15qui a annoncé
49:15ce matin
49:16des résultats
49:17hier soir
49:17pardon
49:18des résultats
49:18de phase 3
49:19des résultats
49:20de phase 3
49:20qui sont certes
49:21positifs
49:22mais le marché
49:23s'intéresse
49:24sur la sécurité
49:25notamment
49:25sur les effets secondaires
49:26notamment
49:27sur la rectolite
49:29hémorragique
49:30dans un instant
49:31vous retrouvez
49:31les experts
49:329h30
49:3210h30
49:33et puis
49:33on se retrouve
49:35demain
49:35à partir de 8h30
49:36pour Good Morning Market
49:37très bonne journée
49:39Good Morning Market
49:41sur BFM Business
Commentaires

Recommandations