00:02– Bonjour à tous, on est là, j'espère que la caméra va nous retrouver.
00:05Bonjour Fabien Roussel. – Bonjour à toutes et à tous.
00:07– La victoire du PSG, c'est la victoire du foot français ou de milliardaires qataris ?
00:11– C'est la victoire d'une belle équipe qui fait un doublé en Champions League,
00:17la plus belle découpe d'Europe, et donc il faut saluer l'exploit sportif d'abord.
00:21C'est incroyable, deux années de suite, le back-to-back, deux étoiles,
00:25c'est une fierté pour la France d'avoir une telle équipe.
00:27En plus, ils sont tous jeunes, 23 ans de moyenne d'âge.
00:30– Dit le supporter Lançois.
00:31– Dit le supporter Lançois, mais franchement, face à Arsenal,
00:35qui a fait le jeu de la défense pendant toute la durée du match,
00:38franchement, c'est une belle victoire et c'est une fierté pour toute la France.
00:44– Le président de la République a parlé de violences inqualifiables,
00:48à l'instant même, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez
00:51a rappelé des consignes d'extrême fermeté, est-ce qu'ils ont raison ?
00:55– Oui, parce que les violences qui ont émaillé la fin du match,
01:00elles sont forcément inacceptables, intolérables,
01:03elles nécessitent bien sûr des mesures de justice
01:07qui vont être prononcées aujourd'hui les plus fermes,
01:10que ceux qui ont commis ces violences soient condamnés,
01:13condamnés y compris à payer, à réparer,
01:16et moi j'apporte tout mon soutien d'abord aux hôteliers,
01:19aux restaurants, à ceux qui ont subi ces dégradations,
01:21– Et aux forces de l'ordre ?
01:23– Sans réserve ?
01:25– Bien sûr sans réserve, ils étaient en première ligne
01:27pour essayer de protéger les populations, les biens,
01:31c'est pas bien, mais ce que je voudrais qu'on retienne justement
01:35de cet exploit du PSG, c'est la fête,
01:39et hier tout s'est très bien passé globalement,
01:42et donc il faut d'abord retenir la fête,
01:44le sport ça doit rester la fête,
01:46comme la victoire de Lens en Coupe de France,
01:48ou comme celle de Montpellier au rugby,
01:50ça doit rester la fête,
01:52et c'est ça que j'aimerais que l'on retienne.
01:54– Bordeaux, rugby, c'est Bordeaux qui a gagné la Coupe d'Europe.
01:57Clémence Guettet, la députée LFI,
01:58elle, elle dit, la police a chargé des gens qui ne faisaient rien,
02:01ils ont tiré des grenades sur des familles de jeunes gens,
02:04simplement parce qu'ils étaient là,
02:06comment vous jugez ces commentaires de cette députée LFI ?
02:08– Je ne les partage pas, je renouvelle moi mon soutien
02:11aux forces de l'ordre qui sont en première ligne,
02:14c'est pas simple, certainement qu'il faut revoir les dispositifs,
02:17parce que, force est de constater qu'il y a quand même eu
02:19des violences, des dégradations,
02:21et donc il faut pouvoir les anticiper,
02:23mais faire en sorte que ça reste une fête.
02:25En revanche, j'ai entendu des propos intolérables,
02:28encore une fois sur les médias de Bolloré et CNews,
02:30qui font des amalgames honteux,
02:32en mêlant pêle-mêle les dégradations à l'issue du match,
02:36avec les concerts d'Aya Nakamura,
02:38ou le concert du rappeur Damso,
02:40et on voit les amalgames qui sont faits,
02:42et quand on, là, on fait…
02:43– Amalgames entre les violences et l'immigration,
02:45c'est ce que vous voulez dire ?
02:45– Exactement, les propos de Zemmour,
02:48ça c'est honteux,
02:50et ces relents racistes qui viennent commenter
02:56ces dégradations sont insupportables, eux aussi.
03:00– Le président de la République réunit aujourd'hui
03:03le sommet de Chouss-France, son dernier sommet de Chouss-France,
03:06c'est bien ces rencontres qui attirent des patrons,
03:08vous au pouvoir, est-ce que vous les conserveriez ?
03:11– Écoutez, qu'il y ait 75 milliards d'euros
03:14d'investissement en France étranger direct,
03:17c'est une bonne chose.
03:17– C'est pour la banque japonaise ?
03:18– C'est bien la démonstration que la France est attractive,
03:22quoi qu'on en dise,
03:23et que c'est intéressant d'investir en France.
03:27Il y a, c'est le salon Chouss-France,
03:29moi j'aimerais bien faire le salon
03:31où c'est la France qui choose les entreprises
03:33et qui fait le choix de réindustrialiser le pays.
03:37Moi je suis venu avec deux visuels,
03:40ça c'est Michelin qui supprime 1500 emplois,
03:45et de l'autre côté c'est Fibre Excellence,
03:47en Occitanie, en Cominge, où j'étais samedi soir,
03:51et bien eux c'est 670 emplois qui sont menacés,
03:55Michelin on connaît, c'est les pneus,
03:56eux ils fabriquent de la pâte à papier,
03:58la seule boîte en France.
03:59Elle est menacée de fermeture,
04:01si elle ferme demain, la pâte à papier
04:03elle va venir du Brésil ou de Chine.
04:05C'est ça, ce que nous, nous défendons,
04:07c'est de conserver des filières industrielles
04:09qui sont indispensables,
04:11indispensables pour notre pays.
04:12Et donc pour ça, attirer des investissements
04:14comme le fait le président de la République,
04:16c'est utile.
04:16Et donc, attirer des investissements,
04:18c'est utile,
04:19mais il faut donner un sens à ces investissements.
04:22Il faut que ça crée des emplois,
04:23que ça crée de la richesse,
04:25mais surtout il faut préserver
04:26celles qui existent en France.
04:28Et donc c'est beau d'investir
04:29des investissements d'étrangers,
04:30je le soutiens,
04:31pas d'État d'âme.
04:32Mais il y a des investissements en France
04:34à faire pour maintenir les emplois qui existent.
04:37Et là, la France a un rôle à jouer important.
04:39– Fabien Roussel,
04:40serez-vous candidat à l'élection présidentielle ?
04:42– Alors ça, ce sont les communistes
04:45qui en parlent en ce moment
04:45parce que nous avons un congrès
04:47où il y a entre autres ce sujet.
04:50Ce qui nous préoccupe d'abord,
04:51c'est la situation de crise sociale
04:53que vivent les Français aujourd'hui.
04:55Je sais, vous voulez m'interroger
04:57sur les présidentielles.
04:58– Mais vous le savez,
04:59vous avez envie d'être candidat ?
04:59– Moi, je peux vous dire ce que je ferais
05:01si j'étais président de la République,
05:02aujourd'hui.
05:03Ça, je peux vous en parler.
05:04– Donc pour ça, vous êtes candidat.
05:06– Oui, mais les élections présidentielles,
05:08c'est en mai 2027.
05:10Nous, ce que l'on souhaite,
05:11c'est que ça change aujourd'hui.
05:12Nous demandons les 5% d'augmentation de salaire.
05:15On demande de bloquer les prix de l'essence.
05:16– Le SMIC augmente aujourd'hui.
05:17– Non, mais le SMIC augmente aujourd'hui.
05:19– 35% net.
05:21– Mais que le SMIC.
05:23Il y a 70%.
05:24– Pourquoi vous ne voulez pas répondre à ma question ?
05:25– Il y a 70% des branches professionnelles
05:28où les salaires sont en dessous du SMIC.
05:30Vous vous rendez compte de ça ?
05:31La SMICardisation de la France,
05:33elle est en route en ce moment.
05:34– Le meilleur moyen de changer tout ça
05:36est d'être président, donc candidat.
05:38– Mais bien sûr,
05:38les élections présidentielles,
05:40elles devront pour nous porter essentiellement
05:42sur cette crise sociale,
05:44cette crise énergétique,
05:45cette crise de l'emploi
05:46que subissent les Français.
05:47et donc mener ce combat,
05:50ça nous importe.
05:51– Le PC pourrait soutenir Jean-Luc Mélenchon ?
05:53– Mais nous sommes aujourd'hui
05:55en train de débattre de toutes ces questions-là.
05:58– Mais c'est quand même pas compliqué comme question.
05:59– Les communistes décideront, voteront.
06:03J'ai exprimé mon opinion.
06:04Et moi, j'ai dit clairement
06:05qu'entre le choix de Jean-Luc Mélenchon
06:07et celui de Raphaël Glucksmann,
06:11pour nous, il n'est pas envisageable
06:14de soutenir ou l'un ou l'autre.
06:15– Donc c'est le choix Fabien Roussel.
06:17– Ça, c'est mon avis.
06:18Et les communistes choisiront.
06:20– Donc c'est le choix Fabien Roussel.
06:20– Eh bien, les communistes décideront souverainement
06:23et ils pourront voter sur ce choix-là.
06:26Ce qui nous préoccupe,
06:27c'est les combats que nous avons à mener
06:28largement ensemble.
06:30Et j'invite toute la gauche, moi.
06:31J'invite toute la gauche
06:32à se mobiliser avec nous en ce moment,
06:34devant les préfectures,
06:36devant les stations essence.
06:37Nous allons avoir des rassemblements
06:38en Haute-Garonne, dans le Doubs,
06:40en Nord-et-Loire, en Gironde,
06:42justement pour appeler le gouvernement à bouger.
06:44Je veux de l'action aujourd'hui
06:46et pas attendre 2027.
06:47– Fabien Roussel qui ne veut ni de Raphaël Glucksmann
06:49ni de Jean-Luc Mélenchon,
06:51vous devinez vous-même ce qu'il souhaite pour lui-même,
06:55était l'invité des 4V.
06:56Merci beaucoup, bonne journée.
06:57– Sous-titrage ST' 501
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