Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 2 jours
Retrouvez les émissions en intégralité sur https://www.france.tv/france-2/telematin/toutes-les-videos/
Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Éric Ciotti, président de l'UDR et maire de Nice.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:03Bonjour Eric Sudi, je vais d'abord parler au président de l'UDR avant de parler au maire de Nice.
00:07Le gouvernement a décidé d'aider davantage les automobilistes.
00:11Tous ceux qui font de la route et qui sont dans les tranches basses des revenus
00:15recevront un chèque de 50 euros par mois. Est-ce que c'est une bonne mesure ?
00:18C'est une mesure très compliquée à mettre en œuvre.
00:21C'est la logique du chèque, logique habituelle.
00:24Moi, ce que nous demandons, ce que je demande et ce que demande notre alliance à l'Assemblée nationale, UDRRN,
00:31c'est une baisse de la TVA.
00:33C'est une mesure très simple qui aura un coût, bien entendu,
00:37mais c'est ce qu'ont appliqué d'autres pays, l'Allemagne, l'Espagne, et de façon structurelle aussi.
00:45Parce qu'aujourd'hui, l'État s'enrichit sur la crise des carburants puisqu'il y a plus de recettes
00:51de TVA.
00:52Donc, ce que l'on donne d'une main, on le prend de l'autre.
00:55Et vous avez vu la complexité des mesures.
00:58Il faut au moins être polytechnicien pour comprendre comment va s'appliquer ce dispositif.
01:03On nous annonce des décrets, des sites, tout ça, c'est de l'enfumage.
01:07Il y a une mesure simple, c'est la baisse de la TVA.
01:10Et on fait des économies, on fait des économies sur le coût de l'immigration,
01:14on fait des économies sur des dépenses inutiles.
01:18Voilà la vraie réalité.
01:19C'est baisser les impôts, comme je le fais sur un autre domaine à Nice, vendredi,
01:24en rendant 50 millions d'euros de pouvoir d'achat au Niçois, en baissant de près de 20% la
01:29taxe foncière.
01:30La logique, c'est baisser les impôts et baisser les dépenses publiques.
01:35Éric Ciotti, vous dites que l'État profite de la crise.
01:37Hier, le gouvernement a dit que la guerre coûtait 6 milliards d'euros
01:41et que l'augmentation de TVA dont vous parlez rapporte à peu près 170 millions d'euros.
01:46Est-ce qu'il n'y a pas un peu de démagogie à dire que l'État s'enrichit sur
01:49la guerre ?
01:50C'est un fait.
01:51170 millions d'euros, c'est un fait.
01:53L'augmentation du carburant, mais ce sont des sujets différents.
01:57C'est la même guerre.
01:58L'augmentation, il est important que nous nous protégions.
02:01Et je voterai les dispositions de la loi de programmation militaire
02:05lorsqu'elle sera soumise à l'Assemblée nationale.
02:09Il n'y a pas d'ambiguïté, mais je trouve indécent qu'on paye la TVA sur une taxe.
02:15Nous sommes le pays où le taux de taxe, quand vous avez aujourd'hui 2,20 euros
02:20sur une station de la promenade des Anglais à Nice,
02:23eh bien, il y a presque 1,40 euros pour l'État.
02:28Est-ce que c'est logique ?
02:29Je dis non.
02:29Vous vous dites oui, c'est votre droit.
02:31Je ne dirais rien du tout.
02:32Mais moi, je m'y oppose et je considère que c'est une erreur.
02:35Est-ce que vous niez que la guerre coûte de l'argent à l'État ?
02:38Mais bien sûr que la guerre coûte de l'argent.
02:41Mais c'est à l'État de prendre les dispositions pour protéger notre pays à l'extérieur,
02:47comme c'est à l'État.
02:48C'est son rôle premier de protéger nos concitoyens à l'intérieur de nos frontières.
02:54Mais ça, je dirais que ça doit être assumé dans le budget.
02:59Pourquoi vous faites le lien avec l'augmentation du carburant ?
03:03L'augmentation du carburant participe aujourd'hui de cette surfiscalisation.
03:07Nous sommes le pays au monde où on paye le plus d'impôts et de taxes.
03:12La France gagne chaque année la Coupe du Monde des impôts.
03:15Pourquoi ? Parce qu'elle dépense trop et surtout parce qu'elle dépense mal.
03:19Moi, j'aimerais qu'on ait plus de dépenses sur la sécurité pour protéger chaque jour les Français,
03:24qu'on ait plus de dépenses sur le militaire parce que notre armée a pris du retard
03:29dans la course à la technologie pour faire face à une guerre de haute intensité.
03:36On a des stocks de munitions qui sont trop courts, on a des équipements qui font défaut.
03:41Vous savez que dans la loi de programmation militaire, par exemple, on n'achètera pas plus de rafales.
03:45Contrairement à ce qui est dit, on restera au même niveau.
03:48Donc, on sait le rôle de ces avions que nous achètent d'autres pays.
03:52Donc, tout cela, ça fait partie des erreurs structurelles de ceux qui nous gouvernent depuis 40 ans.
03:58Les impôts et la dépense.
04:00Bruno Retailleau a été désigné candidat des Républicains.
04:04Est-ce que ça peut être un partenaire pour vous ?
04:07Non. Bruno Retailleau, je vous l'annonce, ralliera Édouard Philippe en décembre, en janvier.
04:12J'ai une hésitation sur la date uniquement.
04:14Mais le scénario, je vous l'annonce, aujourd'hui, LR a disparu.
04:18LR indépendante telle que je l'ai présidée, aujourd'hui, n'existe plus.
04:22LR, c'est un petit parti allié au macroniste.
04:27Il y a sept ministres.
04:28Pas Bruno Retailleau ?
04:29Sept ministres LR.
04:30Oui, mais Bruno Retailleau, il refuse l'alliance avec les partis de droite que nous représentons.
04:35Vous le regrettez ?
04:36Avec l'UDR et le RN.
04:37Oui, je l'appelle à venir dans cette alliance.
04:39Mais il ne viendra pas, parce qu'il est prisonnier de ce système impuissant,
04:44de ces chapeaux à plumes qui tiennent le parti, qui l'ont détruit d'ailleurs.
04:48Madame Pécresse, M. Copé, M. Bertrand,
04:51qui, depuis des années, disent qu'ils sont de droite.
04:54Et quand ils sont au pouvoir, conduisent des politiques de gauche.
04:58Voilà, moi, je suis un homme de droite.
05:00J'appelle à une alliance des droites.
05:02Je l'ai faite en tant que président des Républicains.
05:04J'ai été le premier à le faire.
05:06Je l'assume, je le revendique.
05:07Et cette alliance, elle démontre qu'elle est efficace.
05:09Et notamment, on l'a vu à Nice,
05:11puisque la victoire a été au rendez-vous de cette alliance.
05:14Une question au maire de Nice.
05:15Il reste quelques heures pour finaliser le dossier des Jeux olympiques dans les Alpes en 2030.
05:20Les épreuves de hockey sur glace pourront-elles avoir lieu à Nice ?
05:25Je l'espère ardemment.
05:27Je souhaite que Nice accueille les Jeux olympiques.
05:31Ça a toujours été maligne.
05:33J'ai voté la loi olympique à l'Assemblée nationale.
05:36Je souhaite qu'on accueille, mais de façon responsable.
05:39Vous refusez que le hockey ait lieu à l'Alliance Arena ?
05:41On ne peut pas bloquer le stade de football
05:44avec une dépense de près de 100 millions d'euros
05:47en le bloquant 4 à 5 mois d'un an.
05:51Sur une saison, il y a des sites qui sont évalués.
05:55En ce moment même, nos équipes travaillent.
05:57Et elles travaillent dans un bon état d'esprit.
06:00J'accueillerai le président de la Fédération des Sports de Glace Internationale
06:06dans quelques jours à Nice.
06:07Je travaille avec Runeau Muselier.
06:09On a des différences politiques, mais on les a mises de côté.
06:12Mais vous nous dites ce matin que vous trouverez une solution
06:15pour que le hockey sur glace puisse avoir lieu à Nice ?
06:17Je l'espère ardemment et je suis optimiste à ce stade.
06:21Et vous pouvez nous dire où ça sera ?
06:22Il y a des lieux qui sont évalués.
06:27Soit le stade Charles-Hermann, soit le stade des Arboraces,
06:30dans la plaine du Var.
06:32Les contraintes, vous pourrez respecter les contraintes du CIO ?
06:35Absolument.
06:35Naturellement, on s'inscrit dans ce cadre.
06:38Et ce sont d'ailleurs les équipes du COJO avec celles de la Solidéo.
06:42La Solidéo, c'est l'organisme qui construit les sites
06:46qui resteront un héritage avec lesquels nous travaillons.
06:50Éric Ciotti, maire de Nice et président de l'UDR, invité des 4 V.
Commentaires

Recommandations