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  • il y a 2 jours
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Aujourd'hui, dans « Les 4V », Gilles Bornstein revient sur les questions qui font l’actualité avec Christophe Béchu, maire d'Angers et secrétaire général d'Horizons.

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Transcription
00:03Bonjour Christophe Béchut, vous êtes secrétaire général d'Horizon, comme vient de le dire Samuel.
00:08Vous avez des nouvelles d'Edouard Philippe ?
00:09Bien sûr !
00:11Parce que sa campagne devait accélérer après les municipales, c'était il y a cinq semaines,
00:15on devait voir ce qu'on devait voir.
00:16Bon, il a fait un 20h ici même d'ailleurs, sur ce plateau, puis depuis, pas grand-chose.
00:20Quand est-ce qu'il accélère ?
00:22D'abord, Edouard Philippe est le seul candidat déclaré à l'élection présidentielle
00:26qui a pris le risque d'être candidat à des élections municipales dans une ville.
00:28Mais il a gagné.
00:30Avec finalement un message simple, ce qu'il a fait au Havre, dans une ville qui est plus difficile,
00:34plus complexe que ne l'est le pays, il peut le faire à l'échelle de la France.
00:38Au lendemain de ces élections municipales, nous sommes désormais tournés vers l'élection présidentielle.
00:45On aura le 10 mai un moment avec les cadres, avec l'ensemble des maires,
00:48pour précisément se projeter sur 2027, chaque chose en son temps.
00:51Je vais vous dire, Gilles Bantel, ce que je crois, c'est qu'il y a aujourd'hui,
00:55pour les Français, bien sûr, des attentes de changement dans ce pays,
00:58mais on sort d'une élection et le fait qu'il y ait un moment dans lequel chacun prépare les
01:04choses,
01:05organise ses équipes et va se mettre en situation de présenter son projet,
01:08c'est dans l'ordre normal des choses.
01:09Le 10 mai, c'est la présentation du fameux programme robuste ?
01:12Non, le 10 mai, c'est le moment où on range la maison, c'est le moment où on organise
01:15à l'échelle de notre parti.
01:16Que vous soyez impatient, c'est normal, vous êtes journaliste.
01:19Moi, je vous le dis, nos concitoyens, ils n'ont pas une attente qu'on leur dise les choses aujourd
01:24'hui,
01:24mais qu'on les fasse en 2027.
01:26Mais qu'on fasse quoi ?
01:28Encore une fois, ça n'est pas comme si, cette année 2026, il ne se passait rien.
01:33Entre la situation internationale qu'on connaît,
01:35entre la réalité des attentes des Français,
01:38de ce qui peut changer sans attendre l'élection présidentielle,
01:40et le fait de présenter un programme qui soit sérieux, crédible,
01:44qu'on puisse mettre en œuvre et qui soit suffisamment massif pour changer la vie des gens,
01:48ça ne se fera pas en deux minutes.
01:49À force de promettre un programme robuste et de laisser du temps au temps,
01:53vous n'avez pas peur de décevoir ?
01:56Ce qui compte, ce n'est pas, aujourd'hui, le fait de satisfaire une impatience,
02:00c'est le fait d'être à la hauteur de cette élection présidentielle
02:03qui est certainement une des plus importantes que notre pays ait connue,
02:07à la fois parce qu'il y a un risque de se retrouver…
02:10Raison de plus pour avoir un programme.
02:11Non, raison de plus pour faire les choses sérieusement,
02:13dans un contexte où les populismes, on le vend, on toupe comme jamais.
02:17Alors les petites phrases qu'on sort sur des plateaux pour aller expliquer
02:20qu'on va faire ceci ou cela, c'est facile.
02:22Montrez aux Français que non seulement il y a un chemin,
02:24mais qu'on va expliquer la manière dont on le fait et avec qui,
02:27ça nécessite forcément un peu plus de temps.
02:30Et encore une fois, soyez sans inquiétude sur le fait que ce programme sera dévoilé le moment venu.
02:34Des articles de presse parlent d'un pacte secret entre Édouard Philippe et Gabriel Attal,
02:38chacun promettant à l'autre de se retirer s'il n'est pas en position de gagner.
02:43Est-ce que du côté d'Édouard Philippe, vous confirmez cette volonté ?
02:48Je ne confirme pas le mot pacte, parce que ça n'existe pas selon ces termes.
02:51Je confirme le fait que nous avons des discussions et que tout le monde a conscience,
02:55dans le bloc central, je dirais même presque dans le socle commun,
02:58qu'il ne pourra pas y avoir à la fin pléthore de candidats sur la ligne d'arrivée.
03:02Sinon, ça veut dire qu'on aura un Mélenchon-Le Pen au deuxième tour
03:06ou un Mélenchon-Bardella.
03:08Si la gauche, la droite, si tout le monde est fragmenté, il y aura une prime aux extrêmes.
03:12Et dans ce contexte, il faudra bien qu'il y ait une décantation
03:15et qu'il y ait des candidats qui se retirent au fur et à mesure des mois de campagne.
03:19Mais si Édouard Philippe n'était pas celui qui soit en mesure de l'emporter,
03:22est-ce que vous confirmez qu'effectivement, cette décantation,
03:25il pourrait, si je puis dire, se l'appliquer à lui-même
03:27et se retirer au profit de celui qui est le mieux placé ?
03:30Édouard Philippe, c'est un homme d'État.
03:31Il n'a jamais placé l'intérêt de son parti ou de ses intérêts personnels
03:34avant l'intérêt de son pays.
03:35D'accord. Ça vaut réponse.
03:37Le président de la République a taclé les maboules
03:40qui voudraient se fâcher avec l'Algérie.
03:42Édouard Philippe, lui, veut dénoncer les accords de 68
03:45qui régissent les relations entre les deux pays,
03:48ce qui provoquerait à l'évidence de la fâcherie avec l'Algérie.
03:52Est-ce qu'il est maboule ?
03:55Plusieurs choses.
03:56D'abord, je vous confirme qu'Édouard Philippe,
03:59que notre parti considère que les accords de 1968
04:02passés avec l'Algérie et qui établissaient,
04:04avec une volonté commune des deux côtés de la Méditerranée
04:07et des relations spéciales, n'ont plus lieu d'être.
04:09Quand on voit aujourd'hui...
04:11La révocation de ces accords seront dans son programme.
04:13Je vous le confirme, pour une raison simple.
04:15Comment est-ce qu'on pourrait aujourd'hui
04:17continuer à accorder un régime privilégié
04:19à des gens qui, après avoir emprisonné Boilem Sansal,
04:24condamner Kamel Daoud,
04:26continuer à détenir Christophe Gleiz,
04:28qui refusent
04:30d'accepter le retour sur leur sol
04:32de gens qui ont été condamnés
04:33par la justice française,
04:35qui utilisent des sentiments anti-français
04:37pour générer de la cohésion sur le plan national
04:39et pour souffler sur les restes de tout ça...
04:42de leur ressortissant, manifestement.
04:43Super ! Une dizaine.
04:45Les chiffres dont on discute sont évidemment bien plus larges que ça.
04:47Donc, remettre en cause ces accords,
04:50c'est une nécessité,
04:51et on ne peut pas dire aujourd'hui
04:53que la qualité de cette relation,
04:55on en soit entre guillemets payé de retour
04:57dans la manière dont les choses se passent.
04:58Est-ce qu'il faut être plus dur avec l'Algérie
05:00que ce que l'est le président de la République ?
05:02Il y a dans toute cette histoire
05:05des choses qui sont complexes.
05:07D'abord parce qu'on sait les origines,
05:09la colonisation, etc.
05:10Mais ce que le président de la République oublie de dire,
05:12c'est que le regain de tension,
05:14il date du moment où lui
05:16a reconnu les prétentions marocaines
05:18sur le Sahara occidental.
05:20Et donc, si on s'interroge
05:21sur la nature des relations aujourd'hui,
05:22on a peut-être aussi le droit de s'interroger
05:24sur ce qu'ont été les signes
05:25ou les décisions diplomatiques
05:27qui ont été prises par le pays
05:28et par le président de la République lui-même
05:29au cours de ces dernières années.
05:31Moi, je vais vous dire la chose suivante
05:32par rapport à cette sortie du président.
05:36Ce qui est encore plus maboule, si je peux dire,
05:38c'est le système.
05:39Un système dans lequel aujourd'hui,
05:41parce que nous avons 15 000 médecins
05:42qui viennent d'en dehors de l'Union européenne,
05:46on devrait,
05:46parce qu'on n'en forme pas suffisamment en France,
05:49modifier nos règles diplomatiques
05:51ou tenir compte des relations
05:52qu'on a avec les autres pays
05:53pour continuer un système absurde
05:55où on a des Français
05:57qui ne peuvent pas devenir médecins
05:58parce que le numerus clausus est trop bas
05:59et où on pille dans ces pays
06:02des ressources médicales
06:03qui sont nécessaires
06:04pour permettre leur propre développement
06:05et assurer une coopération
06:06qui soit équilibrée.
06:07À Angers aussi, l'hôpital ne tient pas
06:09sans les médecins étrangers.
06:10Mais le système à ce stade maboule aussi
06:12qu'à partir du moment où ils sont là,
06:14ne pas les accueillir
06:15et ne pas leur donner les moyens
06:16sans tracatrie administratif
06:17de pouvoir travailler
06:18pour soigner l'ensemble
06:19de ceux qui sont là,
06:20bien entendu que c'est un sujet
06:22sur lequel on doit avancer.
06:23Mais c'est tellement réducteur de dire
06:25puisqu'il y a des médecins algériens,
06:26il faut préserver notre relation
06:27avec l'Algérie.
06:28Non, parce qu'aujourd'hui
06:29on ne forme pas suffisamment de médecins,
06:31on doit repenser beaucoup de choses.
06:32Ça fait partie de la liste des réformes
06:34sur lesquelles il faudra avancer.
06:35Très rapidement,
06:36le Conseil des ministres
06:36va examiner ce matin
06:38un projet de loi
06:39pour autoriser les boulangers
06:40et fleuristes
06:41à ouvrir le 1er mai
06:42et à faire travailler les volontaires.
06:44Est-ce que vous y êtes favorable rapidement ?
06:46Dans une forme qui consiste
06:47à ne viser que les petits commerces,
06:49oui.
06:50Merci beaucoup.
06:51Christophe Béchut,
06:52avec qui le mot maboule,
06:53manifestement,
06:53a beaucoup plu.
06:56C'est à vous Samuel et Louise.
06:57Merci beaucoup.
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