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Télématin reçoit l'acteur Romain Duris, à l'affiche du film "Fils de personne" de Safy Nebbou, au cinéma le 10 juin.

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Transcription
00:00C'est un acteur incontournable du cinéma qu'on est heureux d'accueillir, d'autant qu'il est rare sur
00:04les plateaux télé, c'est Romain Duris, l'invité de Télémaca.
00:08Bonjour.
00:09Bonjour.
00:10Bonjour.
00:11Allô.
00:12Bienvenue.
00:12Bonjour Romain, bienvenue, on entend Johnny qui chante « Fils de personne », c'est le titre du film sur
00:19les écrans de demain, magnifique film dont on va parler dans quelques instants, on va voir la bande-annonce Romain,
00:23mais on commence par la séquence du Tac au Tac, quelques minutes, quelques questions en une minute pour mieux vous
00:28découvrir.
00:29Ça vous va ?
00:31Ai-je vraiment le choix ?
00:32Non, pour l'instant personne n'a refusé, mais bon.
00:34Alors on y va.
00:35Allez, on lance le chrono.
00:36Romain, les scénarii en général, vous les lisez et les acceptez vite ou pas du tout ?
00:41Quand on les accepte vite, c'est un très bon signe.
00:44Le plus compliqué c'est quand il y a du bien, moins bien, et là c'est un peu chiant
00:50parce que la personne en face attend, évidemment c'est compliqué.
00:53Êtes-vous du genre à apprendre votre texte très en amont ou tout à la dernière minute ?
00:57Alors ça dépend de la grandeur du texte, quand il y a des grands grands monologues, oui c'est bien
01:01de les apprendre très en avance, et puis en plus ça permet une concentration sur le personnage.
01:07Après quand c'est des dialogues comme on a là, on peut l'apprendre la veille.
01:11Je vous donne quelques traits de caractère, vous me dites si vous l'êtes un peu, beaucoup ou pas du
01:14tout.
01:15Perfectionniste.
01:16Oui.
01:17Timide.
01:18Oui.
01:19Ambitieux.
01:22Ambitieux.
01:23Ambition d'être heureux, oui.
01:25C'est bien.
01:26Aventurier.
01:27Ouais.
01:29Mélancolique.
01:30Ça peut arriver.
01:32Pessimiste.
01:34Non.
01:35Hypochondriaque.
01:36Non.
01:37Et enfin, glandeur.
01:39Non.
01:40Je l'UCT, j'adore glander, attention, je peux être un très bon glandeur, mais je trouve que je le
01:46fais rarement.
01:47Là vous ne l'êtes plus.
01:48Mais j'adore ça, attention, grand respect aux glandeurs.
01:51Ah évidemment.
01:51Non, non, non, non, pas déconner, l'art de la glande.
01:54Merci cher Romain, à l'affiche de fils de personne sur les écrans demain, un film de Safi Nebou, magnifique
01:59film, très joli film autour de l'adoption, bande annonce, regardez.
02:05Ça va aller, tu vas bien se passer, mon amour.
02:09Ne t'inquiète pas, je reviens vite.
02:19Qu'est-ce que c'est ton nom ?
02:21Thomas.
02:22Est-ce que tu es marié, Thomas ?
02:24Oui.
02:27Des enfants ?
02:35Pourquoi la Thaïlande ?
02:37La chance.
02:38On a eu une proposition d'adoption au bout de deux ans.
02:42Ma femme, elle vit souvent ici pour ma prime.
02:54Il me demande ce que tu fais ici.
02:57Je cherche sa famille, après ce que j'ai l'aîné ici.
03:02Ma femme !
03:05Il me demande ce que tu fais ici.
03:08Comment ça ?
03:08Il veut de la ronde.
03:09OK, bien sûr.
03:10Il veut plus.
03:12Je ne sais pas plus.
03:18Votre personnage a perdu sa femme, il se retrouve seul avec ce petit garçon thaïlandais que le couple avait adopté
03:23peu de temps avant.
03:25Pourquoi il retourne en Thaïlande, votre personnage avec ce petit garçon ? Comment vous l'expliqueriez ?
03:29Il est perdu, il n'est pas dans un état dépressif qui le bloque.
03:34Il s'est mis ça comme mission.
03:35Il pense qu'il a ce petit enfant magique à côté de lui, il ne se sent pas du tout
03:39à la hauteur.
03:40Et il essaie de lui ramener de la lumière et de l'amour.
03:43Donc il se dit que lui, il n'est pas capable, traversant ce deuil, il n'est pas capable de
03:47lui offrir ça.
03:48Donc ce voyage lui semble essentiel.
03:50Et il part avec lui.
03:51Au départ, voilà, ils partent comme deux étrangers qui vont au fur et à mesure se découvrir et, je ne
03:57vous dis pas à la fin, mais vivre des choses intenses.
03:59Et vous vous souvenez du moment, j'imagine, où vous avez découvert le scénario ?
04:02Vous vous êtes dit quoi en lisant le scénario ?
04:04C'était très beau, franchement, c'était un très beau voyage, sans moment creux, peu de dialogue, ce qui peut
04:11paraître parfois justement creux.
04:14La force des silences.
04:15Oui, les silences sont assez intenses.
04:19Et le scénario associé aux petites vidéos, parce qu'il a trouvé l'enfant assez en amont, ça donnait très
04:26envie, quoi.
04:27Parce qu'il était visuellement, à la caméra, totalement magique.
04:31Et il avait quelque chose de…
04:33Magnétique.
04:33Ah oui, on avait vraiment envie d'aller le rencontrer.
04:37Dans le film, une part manquante, c'était il y a deux ans, à Tokyo, vous incarniez un homme en
04:42quête de réparation à la recherche de sa fille.
04:43Mais ici, en fait, il ne s'agit plus de retrouver un enfant, mais plutôt d'apprendre à devenir père,
04:48en fait.
04:48C'est ça, comme si la paternité se construisait.
04:50Oui, exactement.
04:50C'est un voyage initiatique.
04:52Le personnage de Thomas, que j'incorne, se retrouve aussi à travers ce voyage.
04:57Et il apprend beaucoup du petit, enfin, beaucoup de ce trajet avec l'enfant.
05:03Et ils grandissent ensemble, quoi.
05:05Et oui, on découvre des strates de la paternité au fur et à mesure du film.
05:10Et jusqu'à se serrer dans les bras comme le montre l'affiche, quoi.
05:15Vous avez tourné donc en Thaïlande.
05:17Comment ça s'est passé ?
05:18C'était sublime.
05:19La Thaïlande, c'est sublime.
05:20Les Thaïlandais ont énormément l'habitude de tourner.
05:23Donc, on était accompagnés d'une équipe complètement professionnelle.
05:29Et la Thaïlande, il y a des cartes postales partout.
05:35Safi Nebou, le metteur en scène, a choisi des décors assez précis, assez rares.
05:40On est montés dans le nord, dans les montagnes du nord de la Thaïlande,
05:43où il n'y a pas beaucoup de tourisme.
05:44Et c'était fou.
05:46La lumière est dingue.
05:47La végétation est puissante.
05:52On a envie de rester là-bas, quoi.
05:54Ce petit garçon s'appelle, alors, j'espère que je ne vais pas écorcher son nom,
05:59Master Sampaziri Kozitashawanich.
06:03Incroyable.
06:04Pardon.
06:04Non, on ne l'appelait pas comme ça le matin.
06:06On l'appelait Mapring.
06:07Vous l'appelez du nom de son personnage.
06:08Oui, d'ailleurs, dans le film, il s'appelle Mapring.
06:09Mapring, oui.
06:10C'est un diminutif qu'il a.
06:12Révélation.
06:12Enfin, il a quatre ans, ce petit garçon ?
06:15Quatre ans et demi, pendant le film.
06:17C'est vrai qu'il a une grâce.
06:19Il a une espèce d'âme qui n'a pas d'âge, comme dit Safi Nebou.
06:23Une espèce de…
06:24Il est là.
06:25Il est là.
06:26Et parfois, dans les scènes, il était presque en avance sur nous.
06:30Il connaissait presque l'issue des scènes.
06:32Il connaissait le…
06:34Je ne sais pas ce qui se passait dans sa tête, mais comme s'il avait tout compris.
06:37Il jouait déjà ou c'était lui ?
06:39Non, non, non, il ne jouait pas déjà.
06:40Sa grande sœur avait envie de jouer.
06:43Et comme on connaît le cliché, il a accompagné sa grande sœur.
06:47C'est lui qu'on a appris.
06:48C'est lui qu'on a appris.
06:50Ah oui, non, il était puissant, cet enfant.
06:52Et d'amont, on se recommande ce tournage ?
06:55Rempli.
06:56Rempli.
06:59La Thaïlande, ça habite.
07:01Je sais qu'à la fin du tournage, on a tourné des parties qui se passaient en France
07:04qu'on n'a finalement pas gardées dans le film.
07:06On était tous riches de cette expérience.
07:10Bien sûr, ce n'est même pas des mots, mais on garde quelque chose dans le cœur.
07:15Olivia ?
07:15Et justement, je me demandais, parce qu'on voit que vous nouez un lien très fort avec ce petit garçon.
07:20Et quand le tournage est fini, qu'est-ce qui se passe ?
07:23Oui, c'est compliqué, les femmes.
07:24C'est compliqué.
07:26Vous avez gardé un contact ?
07:27Non, j'espère qu'on va aller montrer le film en Thaïlande et qu'on va se revoir.
07:31Mais c'est vrai que les fins sont brutales au cinéma.
07:34Bien sûr.
07:35Je veux dire, il y a le petit enfant, il y a aussi toute l'équipe thaïlandaise
07:37avec qui on s'était très, très bien entendus.
07:40Les fins sont brutales, oui.
07:42Ça s'appelle Fils de personne.
07:43On vous le conseille, vous l'avez compris.
07:45Et ça sort au cinéma demain.
07:46Adrien, c'est à vous.
07:47Est-ce que vous vous souvenez de votre chambre d'ado ?
07:50Oui.
07:50Bon, parce qu'Adrien est entré dans cette chambre d'ado.
07:53Oui, j'ai eu envie de la recréer, en tous les cas, certaines évocations, certains souvenirs,
07:59peut-être, qui vous parleront ce matin.
08:01Je vous laisse évidemment piocher ce qui vous inspire dans cette chambre potentielle.
08:07C'est marrant, je vois une biche.
08:11Pourquoi, la biche ?
08:13Alors, la biche, parce que j'ai lu que vous aviez une passion pour les arbres et les biches
08:20qui vous émeuvent particulièrement.
08:22Et je me demandais si ça remontait justement à votre enfance ou si c'était une émotion
08:27plus récente.
08:27Non, pas du tout.
08:27Quand j'étais petit, je trouvais ça ringard.
08:29Les biches ?
08:30Oui.
08:30Mais aujourd'hui, c'est vrai que dès que je vois une biche dans un champ, je suis totalement,
08:34je suis au bord de l'arbre.
08:35Donc comme quoi, c'est...
08:37Mais papa et maman m'ont dit, c'est magnifique aussi.
08:39Alors, pourquoi j'ai choisi ce livre ?
08:41Vous le savez évidemment, pour son auteur essentiellement, qui s'appelle Alain Lesseau,
08:46auteur de livres pour enfants dans les années 80.
08:50Vous le considérez comme votre maître, votre guide.
08:54Expliquez-nous pourquoi il est si important pour vous.
08:57Parce qu'à l'époque où j'étais dans une école d'art, à peu près au même moment
09:02que mon premier film, Le Péril jeune, j'étais dans une école d'art et Alain Lesseau,
09:08que je voyais beaucoup, était donc un grand illustrateur.
09:11Il m'avait proposé de travailler avec lui.
09:14Donc j'ai abandonné l'école d'art et j'ai bossé avec lui pour apprendre le métier d'illustration.
09:20Je pensais faire des livres pour enfants.
09:22Et dans le livre pour enfants, Alain Lesseau, c'est...
09:24Pour moi, c'est un poète, avec des dessins qui sont toujours drôles et piquants.
09:29Et ouais, il faut absolument découvrir Alain Lesseau, c'est sublime.
09:33Et alors votre chambre d'enfant, d'ado, j'ai mis évidemment des crayons et des stylos.
09:38Il paraît qu'elle était tapissée d'une espèce d'univers imaginaire que vous aviez créé,
09:44fait de vos inspirations et surtout de vos dessins.
09:47Voilà.
09:47J'avais besoin de me créer un monde, je pense.
09:50Les murs étaient blancs et j'avais besoin de les remplir d'images, de dessins.
09:55Donc c'était... Il n'y avait que des dessins partout.
09:57J'avais le respect de ne pas taguer les murs et de ne pas dessiner sur les murs.
10:01C'était quand même...
10:02C'était pas mal, déjà.
10:03Ils sont où, ces dessins, aujourd'hui ? Vous les avez gardés ?
10:05Ils sont dans des cartons.
10:06Ah oui ?
10:07Ils sont dans des cartons.
10:08J'ai publié un recueil de dessins qui s'appelle Pulp dans un livre
10:12et où j'en ai mis certains, des très anciens.
10:16Les inspirations, elles sont évidemment artistiques et musicales.
10:20Prince ?
10:21Ouais, Prince, Prince, c'était une très grande inspiration.
10:25Je trouve, dans sa matitude, dans sa danse...
10:32Dans ce que vous appreniez par cœur et paraît-il, vous faisiez les chorégraphies de Prince devant votre sœur.
10:40Ah ouais, vous savez des choses...
10:41Tout à fait.
10:43Il y avait un grand miroir chez mes parents avec une barre de danse,
10:46parce que ma mère était danseuse.
10:47Et je m'entraînais là et je faisais rire les amis de ma sœur qui avaient 50 plus.
10:52Est-ce que c'est bon signe, quand on reproduit une danse de Prince, de faire rire les téléspectateurs ?
10:59Il vaut mieux faire rire qu'ils soient gênés.
11:01C'était...
11:02Non, c'était...
11:03Non, les chorégraphies de Prince, il y a matière à...
11:06Ah oui ? Vous les faites encore aujourd'hui ?
11:08Moi ?
11:09Il y a de l'espace ici, hein ?
11:10Oui, c'est vrai.
11:11Non, non, je ne peux pas vous faire ce affront.
11:14La musique, c'est aussi la batterie, qui est là derrière.
11:18Alors, je ne sais pas si vous avez eu ce déclic enfant ou ado,
11:21mais bien sûr, la batterie, elle fait partie de votre vie, vous savez en faire,
11:24et vous savez beatboxer, il paraît.
11:27Oui, je savais.
11:29Mais la batterie, c'est agréable, parce que l'indépendance des membres,
11:34c'est assez génial comme sport.
11:38Et le beatbox ?
11:39Non, le beatbox, ça donne quoi ?
11:40Non, non, je ne vais pas vous faire le mal.
11:41Il avance à ne pas feutrer, Adria, comme ça.
11:44Petite danse à beatbox.
11:47Non, on va revenir sur la biche.
11:49Non, non, sur la biche.
11:50On va revoir la biche.
11:51Il veut revoir la biche, du coup.
11:53La biche.
11:53C'est arrangé sur la biche.
11:54On s'arrange sur la biche.
11:56Merci, Adria, merci, Romain.
11:57Vous restez avec nous, s'il vous plaît.
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