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00:08Bonjour à tous et bienvenue au cœur de l'écho, ancien champion du monde de MMA,
00:13entrepreneur, mentor et fondateur de Scorpion Business Corporation.
00:17Loïc Marti accompagne aujourd'hui les dirigeants avec une vision proche du sport de haut niveau.
00:23Entre mental de champion, stratégie business et puissance du réseau,
00:27il défend une vision qui lui est propre de l'entrepreneuriat.
00:31Mais derrière les discours sur la performance et la résilience que viennent réellement chercher ces dirigeants chez lui,
00:36on en parle tout de suite.
00:38Bonjour Loïc et merci d'être avec nous.
00:40Vous êtes passé du combat de haut niveau au mentorat entrepreneurial.
00:46À quel moment vous vous êtes dit que finalement il y avait un pont à faire ?
00:49Je pense que le déclic, c'est quand j'ai compris que la cage était juste en laboratoire.
00:54En fait, mon parcours c'est quand même un passé militaire.
00:56C'est depuis 18 ans à la tête d'une institution reconnue dans le domaine de la protection de l
01:01'enfance.
01:02Et en fait, le point commun qu'il y a entre la gestion d'une crise humaine,
01:07la direction d'une entreprise ou la préparation d'un combat de MMA,
01:11c'est l'exécution sous haute pression.
01:13J'ai créé la Scorpion Business Corporation quand j'ai réalisé que ma tenacité de combattant
01:18et ma capacité d'adaptation étaient ce qui manquait le plus à certains entrepreneurs.
01:22À certains dirigeants, vous vous êtes dit que vous pourriez leur transmettre ça.
01:27Oui.
01:28C'est vrai que beaucoup d'anciens sportifs parlent aujourd'hui de mindset,
01:33d'état d'esprit, de force de caractère, de force de la nature.
01:38Selon vous, qu'est-ce qui est réellement transférable des combats MMA au monde de l'entreprise ?
01:45Et qu'est-ce qui ne l'est pas du tout ?
01:47Pour moi, ce qui est le plus transférable, c'est cette capacité de préparer les choses.
01:52Cette préparation et cette capacité à être résilient.
01:56Cette préparation et cette résilience face à la contrainte.
01:59Chez SBC, on a une devise qui est entreprendre, c'est choisir la contrainte comme source d'inspiration.
02:04Et en fait, analyser un combat ou analyser un marché, c'est exactement la même chose.
02:09C'est là où je pense qu'on peut le mieux s'exprimer en tant que combattant
02:13quand on choisit la démarche qui est la mienne aujourd'hui.
02:15Ce qui n'est pas transférable, en revanche, c'est la solitude du combattant.
02:18Quand on rentre dans la cage et qu'on commence réellement à s'exprimer,
02:22à ce moment-là, on est seul.
02:23Est-ce qu'il n'y a pas la solitude du dirigeant quelque part ?
02:25Et c'est réellement ça, en fait.
02:27Aujourd'hui, le dirigeant, lui, il y a une solitude,
02:29mais il doit apprendre à s'entourer et il doit apprendre surtout à déléguer.
02:32Et c'est là où je me positionne en tant qu'homme de coin des dirigeants.
02:37Vous parlez de résilience, de lucidité, de performance mentale.
02:43Vous allez même un peu plus loin, puisque maintenant, vous sortez un livre.
02:48Le pouvoir de la version.
02:50Pourquoi ?
02:51En quoi cette introspection, elle vous a permis,
02:56enfin, vous a donné envie aussi de sortir ce livre ?
02:59Elle vous a lié à votre mission chez Scorpion Business Corporation ?
03:04C'est un peu le cœur de ma démarche, en fait.
03:06Le livre sortira en septembre de cette année, en librairie.
03:10Et du coup, en fait, il résume l'introspection qui nourrit mon accompagnement
03:16à la Scorpion Business Corporation.
03:18Aujourd'hui, en fait, on vend une vision très édulcorée, en fait,
03:22de la réussite, basée uniquement sur la pensée positive.
03:26Mais quand on est vraiment sur le terrain, on se rend compte que, en fait,
03:29la force la plus puissante, ce n'est pas forcément toujours l'envie de gagner,
03:33mais en fait, c'est le refus viscéral de perdre.
03:35C'est la version pour l'échec, ou la version pour la médiocrité, en fait,
03:39ou carrément pour la soumission, la peur vraiment d'être soumis dans la défaite.
03:43Et dans ce livre, j'explique, en fait, comment transformer cette énergie un peu sombre, un peu noire,
03:48la version pour l'échec, par exemple, à un réel carburant stratégique.
03:53OK. Vous mettez aussi pas mal en avant la puissance du réseau et l'accès à votre écosystème.
04:02Dans quelle mesure un entrepreneur sans réseau a réellement une chance
04:07et dans quelle mesure, vous, vous mettez aussi votre réseau à sa disposition, entre guillemets ?
04:14Un entrepreneur sans réseau, il a forcément une chance.
04:17J'en fais partie, en fait. Quand j'ai commencé, j'avais pas vraiment de réseau dans mon domaine.
04:21Mais en fait, un réseau, aujourd'hui, en fait, c'est vraiment un accélérateur de destinée.
04:26Quand on introduit un client, en fait, à la SBC, on lui fait rencontrer vraiment un écosystème concret
04:33dans lequel il y a vraiment des décideurs ou des partenaires stratégiques.
04:36Et réellement, en fait, rencontrer la bonne personne, donc le bon réseau, le bon cadre, au bon moment,
04:41fait gagner énormément de temps au développement d'une entreprise.
04:44Personne n'est personne sans personne.
04:45C'est un peu ça, oui. C'est clairement ça, même.
04:47Mais du coup, vous les mettez en relation entre eux, par exemple ?
04:53Complètement, oui.
04:54Ou via le réseau que vous rencontrez, j'imagine, des personnes ?
04:58Et donc, vous tissez également un nouveau réseau.
05:01Et est-ce que vous en faites profiter les uns les autres ?
05:03C'est ça, c'est l'écosystème Scorpion, en fait.
05:06Au-delà du réseau interpersonnel qu'on arrive à créer, il y a le réseau des Scorpions.
05:11En fin de la mesure où vous devenez un client de la Scorpion,
05:13mais vous devenez forcément un membre, en fait, une brique de ces réseaux.
05:16Donc, évidemment, on essaye après de mutualiser tout ça et de les rendre cohérents et de se connecter entre eux.
05:22Alors, moi, il y a quelque chose qui m'a interpellée sur votre site.
05:25Vous mettez en avant des places limitées, un accompagnement personnalisé.
05:31Pourquoi cette envie de sélection, de choix et de ce côté exclusif ?
05:39Ce n'est pas fondamentalement une exclusivité.
05:42En fait, ça vient du fait que moi, je m'implique personnellement dans chaque dossier, en fait.
05:47Et mon temps est la seule chose qui n'est pas renouvelable dans ma vie.
05:50Et donc, du coup, comme chaque dossier devient vraiment une aventure humaine dans laquelle on devient partenaire,
05:56je vais venir m'impliquer dans le temps, dans la durée.
06:00Je vais venir m'impliquer vraiment dans chaque strate, en fait, du développement.
06:05Et je ne vends pas, en fait, de formation en ligne ou automatisée.
06:09Donc, tout le processus, en fait, fait que je ne peux pas moi-même personnellement, en fait, me dédoubler ou
06:14me décupler.
06:14Parce que vous vous occupez de combien de personnes en même temps, sur une année, sur un an, par exemple
06:20?
06:20Sur un an, suivant les packages, en fait, on peut aller de 12 personnes sur l'année,
06:24donc quasiment un par mois parce qu'il y a un package glissant, le package d'entrée.
06:27Mais il y a des packages beaucoup plus exclusifs, comme le VIP, dans lequel, en fait,
06:30ça demande d'aller sur des dîners, des rencontres, dans des salons stratégiques de la Défense
06:35ou d'autres salons, en fait, qui sont vraiment, qui occupent l'espace de la personne, de notre client, grosso
06:41modo.
06:41Et donc, à partir de là, ça prend énormément de temps et c'est du un pour un, en fait.
06:46OK. Et c'est vrai qu'on voit beaucoup se développer, justement, ces coachs, ces mentors.
06:52Quelle est votre vision, justement, sur cette profession ?
06:57Je suis toujours assez mesuré parce qu'en fait, réellement, il y a une différence entre le terrain
07:04et ce qu'on peut voir en dehors, en fait.
07:06Pour moi, réellement, le terrain, c'est les cicatrices.
07:09Et un mentor qui a déjà eu connu une crise économique, qui a redressé une entreprise
07:14ou un mentor, réellement, qui a su faire un plan social ou est redressé, en fait,
07:19et être acteur d'un plan social peut, à mon avis, amener des choses.
07:23Mais aujourd'hui, en fait, on voit beaucoup de solutions miracles, un petit peu tape à l'œil, en fait,
07:28un petit peu pour les réseaux sociaux.
07:30Mais ce n'est pas étayé par quelque chose de solide.
07:32Moi, mon passé, c'est 70 combats professionnels.
07:35C'est des combats politiques aussi pour essayer de faire légaliser ma discipline dans les années 2020.
07:42Et du coup, en fait, je porte en moi, en fait, tous les stigmates de ce passé.
07:48Donc, ces cicatrices dont je parlais et dans lesquelles, en fait, réellement,
07:51quand j'ai un entrepreneur en face de moi qui doit se livrer ou qui doit me bousculer, en fait,
07:56dans sa problématique, je dois normalement pouvoir y répondre.
08:00C'est vrai que votre discours est très axé sur l'excellence, sur la performance.
08:04Est-ce que vous pensez qu'on est dans une société, justement, qui va toujours chercher plus,
08:11où l'échec n'est pas forcément permis, où on est obsédé par, justement, la réussite ?
08:18La société d'aujourd'hui est obsédée par l'image de la réussite,
08:21mais pas forcément par le processus de réussir.
08:25Ça demande, tout le monde veut plus ou moins un gros compte en banque
08:27où tout le monde aimerait avoir une médaille de champion.
08:29Mais pas tout le monde, en fait, peut se lever tous les jours à 4h du matin
08:32dans cette routine pour aller, justement, la chercher.
08:35C'est là où, en fait, il faut faire attention.
08:36Pour moi, je positionne la réussite, non pas par cette taille de compte en banque
08:39ou par les facicis pour les réseaux sociaux,
08:42mais plus, en fait, par le chemin ou du moins par la trace qu'on laisse aussi.
08:46Le nombre d'emplois qu'on arrive à créer
08:47ou réellement, en fait, l'impact qu'on a sur notre société.
08:50Dans un combat, tout se joue sous pression.
08:55Et dans l'instant, vous, quelle a été la décision la plus difficile
08:59que vous ayez à prendre comme entrepreneur ?
09:03Comme beaucoup d'entrepreneurs, je pense que ça reste la décision
09:07qui va jusqu'à éteindre une société ou arrêter une société.
09:11On sait que l'échec, ou du moins ce phénomène-là,
09:15cette action-là d'arrêt, fait quasiment partie du parcours.
09:18C'est même presque indéniable. À un moment donné, on doit se tromper
09:21si on veut faire mieux.
09:22Et ça touche l'égo, quand même.
09:25C'est une grande forme de courage d'arrêter au bon moment
09:27avant que ça soit trop tard aussi ?
09:28C'est ça, en fait. C'est dur.
09:30C'est dur, mais ça demande du courage et ça permet surtout
09:33de se rendre compte qu'on a fait une erreur
09:36et garder suffisamment d'énergie pour la suite.
09:38Vous accompagnez ces dirigeants dans des moments stratégiques
09:42de leur carrière, dans des moments aussi difficiles.
09:45C'est quoi ce que vous avez pu observer de plus critique
09:49dans un accompagnement que vous avez pu faire ?
09:53Pour moi, c'est ce que j'appelle le naufrage silencieux.
09:55C'est quand l'entrepreneur, par égo ou par manque de vision,
10:00s'effondre sans s'en rendre compte.
10:03Il lâche tout son argent, il perd tout, il perd sa famille,
10:06il peut jusqu'à perdre sa santé, juste parce qu'à un moment donné,
10:09il n'a pas pris la bonne décision ou il n'arrive pas à voir
10:12quelle est la bonne décision. Et en général, c'est là où,
10:14quand ils ont encore le courage ou que quelqu'un de la société
10:17nous fait appel à nous, on arrive plus ou moins à se positionner
10:20un peu comme un arbitre, si on parle de combat,
10:23pour essayer de stopper l'hémorragie et d'essayer de vraiment recadrer
10:26avant que ça soit trop tard.
10:27Quand vous regardez la nouvelle génération d'entrepreneurs,
10:30qu'est-ce qui vous alerte le plus et qu'est-ce qui,
10:34à contrario, vous impressionne le plus ?
10:37Ce qui est alertant dans cette génération, en fait,
10:41c'est leur impatience et leur incapacité à s'infliger
10:47plus ou moins, en fait, cette douleur constructive.
10:50Ils la refusent presque.
10:52Ils veulent tout gratuit.
10:53Oui, tout gratuit, mais tout sans souffrance réelle, en fait.
10:58Alors qu'il existe une sorte de souffrance constructive, en fait,
11:02qui permet vraiment d'encaisser et d'asseoir, en fait,
11:04une certaine notoriété dans son domaine.
11:07Et pour ça, des fois, il faut échouer, comme on disait juste avant.
11:10Mais par contre, ils maîtrisent complètement les outils de demain.
11:13Ils les pensent même bien plus vite que n'importe qui
11:16parce qu'ils ont été formés, formatés.
11:17Ils sont vraiment, en fait, dans le mouv pour ça.
11:20Et s'ils arrivent à mettre en place, en fait,
11:22vraiment un état d'esprit conquérant, en plus de cette capacité
11:25d'aller de l'avant, en fait, et cette capacité de construire demain,
11:30ils seront inarrêtables.
11:32Merci beaucoup, Loïc Marti, d'avoir levé le rideau
11:36des coulisses de l'entrepreneuriat.
11:38Merci, Claire.