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00:06Autre affaire, le parquet de Paris ouvre une enquête aujourd'hui
00:09sur une éventuelle ingérence étrangère visant des candidats de la France Insoumise au municipal.
00:15Pour être très clair, qu'est-ce que c'est que cette ingérence qui a peut-être eu lieu pendant
00:19la campagne ?
00:19De quoi on parle ?
00:20Il y a eu un rapport qui a été publié d'ailleurs, enfin pas encore publié,
00:24mais qui est en cours par les instances de l'État qui surveillent ce qu'on appelle les ingérences étrangères,
00:29c'est-à-dire des acteurs étrangers, qui ne sont pas français, qui interviennent dans le processus électoral.
00:35Par exemple, pour vous donner un exemple, c'est mon collègue Sébastien Delogu,
00:37qui était tête de liste aux élections municipales à Marseille,
00:40et on a vu fleurir dans la ville des affiches d'une personne qui n'existe pas,
00:43qui l'accusait de violences sexuelles et de viol.
00:46C'était une personne qui n'existait pas, sur un site qui n'existait pas,
00:49avec des informations qui étaient absolument inexactes.
00:51Et certains de vos collègues journalistes ont réussi à remonter le fait qu'il y avait une officine
00:55qui était derrière cette opération, qui s'appelle le Black Corps,
00:58qui est proche des services israéliens,
01:01et à qui ils ont imputé l'initiative de cette ingérence étrangère.
01:05Des services proches ?
01:07C'est important parce que Jean-Luc Mélenchon, il y a quelques jours,
01:09a dit les ingérences étrangères d'Israël, contre les insoumis.
01:13Elles sont à l'initiative d'officines qui sont installées,
01:17et qui sont de nationalité israélienne, oui.
01:18Mais ce n'est pas la même chose.
01:19Si une entreprise française est accusée d'eux, vous ne pourrez pas dire que c'est la France.
01:23Elles viennent d'Israël, aujourd'hui.
01:25Pour vous, c'est une ingérence d'Israël ?
01:27En tout cas, elles proviennent d'entreprises qui sont installées en Israël,
01:31donc vous pouvez l'appeler comme vous voulez.
01:32Maintenant, si la question que vous me posez,
01:33c'est est-ce que le commanditaire identifié est le gouvernement israélien ?
01:37Personnellement, je n'en sais rien.
01:39Et j'imagine que si...
01:40Donc on ne peut pas dire, pardon, mais les mots sont abandons.
01:42Monsieur Favelle, là...
01:43Les ingérences étrangères d'Israël.
01:44Non, bah oui, excusez-moi.
01:46Si demain, une entreprise française fait une ingérence,
01:48vous direz, je ne confonds pas l'entreprise et l'État.
01:50Je dirais qu'elles viennent de France.
01:52Maintenant, monsieur...
01:53On joue un peu sur les mots.
01:53Là, c'est vous qui jouez avec les mots, si je peux me permettre.
01:55Pour essayer de construire une polémique,
01:57et à mon avis, il n'y en a absolument aucune.
01:58Mais c'est pas grave.
01:58Donc vous n'avez pas idée du commanditaire...
02:00Mais par définition, personne ne peut le savoir.
02:02Et j'imagine qu'y compris si le gouvernement israélien lui-même
02:05était à l'initiative de cette opération,
02:06ils auraient pris les dispositions nécessaires
02:08pour qu'on ne puisse pas remonter sur eux, j'imagine.
02:10Donc voilà, ce que j'observe, c'est qu'il y a une officine,
02:13que les personnes qui sont à la tête de cette officine
02:15sont des proches de monsieur Netanyahou
02:17et des services secrets israéliens.
02:19Ça, c'est documenté par certains de vos collègues.
02:20Et ça me suffit, si vous voulez,
02:22pour imputer la responsabilité
02:24à des proches du gouvernement de monsieur Netanyahou.
02:27Et je pense que tout le monde comprendra
02:29que ce n'est pas déconnecté des prises de position
02:31qu'on a pu avoir depuis maintenant plusieurs mois
02:34pour dénoncer le génocide en tour à Gaza.
02:36– Il y a une enquête, c'est une bonne chose
02:38qu'il y ait une enquête qui soit ouverte.
02:39Et j'espère qu'au-delà de cette enquête,
02:41il y aura aussi des mesures qui seront prises par le pouvoir
02:42pour protéger l'élection présidentielle à venir
02:44de ces ingérences étrangères.
02:46– Parce que c'est une question importante, vous avez raison.
02:48Un mot, parce qu'à chaque fois qu'on vous pose une question
02:49sur un plateau, et c'est mon cas depuis des mois,
02:51sur un sondage pas forcément favorable à Jean-Luc Mélenchon,
02:54on vous dit que les sondages n'ont aucun sens,
02:55on ne les regarde pas, arrêtez, etc.
02:58Aujourd'hui, il se trouve qu'il y a un sondage au Doxa
02:59qui est plutôt favorable à Jean-Luc Mélenchon
03:06et là, Clémence Guettet, votre collègue,
03:08dit « ça y est, il se passe quelque chose,
03:10l'horoscope sondagé du jour est sorti,
03:12un espoir se lève, nous ne sommes plus condamnés
03:15à subir ou à regarder faire ».
03:17Finalement, les sondages, il y a les bons et les mauvais,
03:20ça dépend des jours.
03:20– Vous savez quoi ? Je m'attendais absolument
03:23à votre question, M. Fauvel.
03:24Mais je vais vous dire quelque chose, moi j'ai toujours dit
03:26la même chose, c'est que les sondeurs avaient l'habitude
03:28en élection présidentielle de nous sous-estimer.
03:30Et d'ailleurs, le sondage au Doxa,
03:32puisqu'on parle de cette boîte, au Doxa,
03:35en 2022, au Doxa,
03:36la dernière fois qu'au Doxa a sondé
03:38Jean-Luc Mélenchon à 16%,
03:39vous savez quand c'était ?
03:40– 6 jours avant le premier tour.
03:41– C'était à 3 jours du premier tour
03:41de l'élection présidentielle de 2022.
03:43Et Jean-Luc Mélenchon avait fait 22%,
03:45donc il était annoncé à 16, il avait fait à 22%.
03:47Donc là, il nous annonce à 16,
03:49je ne vous dis pas que c'est le bon chiffre.
03:50– Vous allez faire 30.
03:51– J'espère qu'on fera plus,
03:52et en tout cas, j'ai la même méfiance sur les sondages,
03:55et ce n'est pas sur la base des sondages
03:57que je vois la dynamique de la belle campagne
03:59qui est engagée.
03:59Je donne rendez-vous à tout le monde
04:00le 7 juillet à Saint-Denis,
04:02et je les invite à signer
04:03sur Mélenchon 2027 pour nous aider.
04:05– Merci.
04:10– Sous-titrage ST' 501
04:40– Sous-titrage ST' 501
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