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Olivier Berruyer, fondateur de Elucid, média indépendant sur le web, est invité par le Média pour décrypter le déficit de l'état Français. Il y explique la gestion catastrophique fait par Macron, Le Maire et toute la clique. On nous parlait du Mozart de la finance, on n'est pas déçu. L'intégralité de la vidéo est une folie, je vous invite vraiment à la visionner. (la source est en dessous.)

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Sources
Berruyer Le média https://www.youtube.com/watch?v=Dl4EC9qT6ZA
Musique https://www.youtube.com/watch?v=39PVEaSytpo

Réponses au quiz de fin :

/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
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À combien s'élèvent les aides publiques aux entreprises en 2019 ?
160 milliards.

Que sont les dépenses socio-fiscales ?
Baisses de cotisations sociales.

Quels sont les intérêts de la dette créés juste en 2023 ?
5 milliards par an (si le taux est à 3%)

#berruyer #politique #macron #dette #déficit #extrait #ethiqueettac

Catégorie

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Éducation
Transcription
00:07En 2023 il y a eu 170 milliards de déficit. En 2023 le Covid il est loin, on n'est
00:15plus encore
00:16en choc de 2022, ça a commencé à aller un peu mieux. 170 milliards c'est pratiquement le niveau
00:21de déficit de l'année du Covid. Quand même l'année du Covid on se dit ok on est enfermé,
00:25il n'y a plus d'actualité économique, il y a un grave problème. En 2023, oui ok c'est
00:29pas fabuleux, mais on dépense, on voit que Macron dépense de façon inconsidérée. Mais
00:37ce qu'il faut bien comprendre, et c'est ce qu'on va détailler aussi un peu, c'est comment
00:41il dépense, parce qu'il n'a échappé à personne que ses dépenses c'était pas pour avoir
00:45plus de profs, c'était pas pour avoir de meilleurs hôpitaux, c'était pas pour avoir plus d'infirmières,
00:48c'était pas pour avoir plus de sécurité, c'était pas pour avoir plus de justice, etc.
00:53etc. Donc on voit qu'en plus, et ça c'est d'autres graphes, vous pouvez voir sur le site
00:59qui vous le montrent, quand on regarde finalement c'est quoi les dépenses de l'État, il y en
01:03a de deux types. En fait les deux tiers des dépenses de l'État, c'est des transferts
01:07financiers. C'est-à-dire que l'État il prend des impôts, il redonne de l'argent, tel qu'il
01:10ne fait rien de plus. Il a fait banque, il a transféré l'argent. Et un tiers, il a des
01:14fonctionnaires, il rend des services, il paye des profs, il fait de la justice, donc on voit
01:18qu'il y a une activité économique. Et donc ces deux tiers-là, en fait, cette activité
01:22de pur transfert, elle, elle a explosé. Et la partie qui concerne vraiment, va faire
01:26tourner l'État. Ce à quoi on pense, quand on pense à l'État, on pense à des fonctionnaires,
01:30on pense à des profs, on voit que ce truc n'arrête pas de baisser en termes de dépenses.
01:33Ça baisse très fortement. Et donc les dépenses...
01:37Donc c'est pas ça. L'État n'augmente pas ses dépenses parce qu'il veut payer des profs
01:41ou des médecins ou des infirmiers ou des cheminots.
01:45Absolument pas, comme on s'en rend compte. Et donc non seulement ils ont déshabillé l'État
01:48pour essayer de faire face au vieillissement, donc en baissant la partie recelle.
01:52Quand on regarde, ils ont énormément baissé à l'intérieur les dépenses, on va dire
01:56des services publics, pour augmenter très fortement les dépenses de transfert.
02:03Alors c'est quoi les dépenses de transfert ? Pourquoi il y a des nouvelles dépenses
02:05de transfert ?
02:06Pour donner plein d'argent aux immigrés et aux cassos ?
02:10Ça, a priori, ça a dû être proposé à un moment, mais ça a été refusé.
02:14C'est assez étonnamment.
02:15Mais à qui l'État de transfert de l'argent ?
02:18Eh bien, quand on regarde, il est transfert aux entreprises.
02:21Et donc là, on a un graphique qui est assez impressionnant.
02:26Sur les aides publiques aux entreprises en France de 2000 à 2019, et qu'est-ce qu'on observe ?
02:31On observe une explosion des aides publiques aux entreprises, qui atteignent le niveau
02:40proprement hallucinant de 160 milliards, c'est-à-dire, tiens, un peu pour le déficit
02:46d'ailleurs, c'est drôle, qui sont l'ensemble des dispositifs.
02:49Alors il y en a plein de différentes façons, il y en a où je donne de l'argent aux
02:52entreprises,
02:53il y en a où je leur baisse les impôts, etc.
02:56Mais quand on regarde, c'est presque trois fois plus que ce qu'il y avait dans les années
03:0180, 90, et même encore un peu au début des années 2000.
03:04On voit que ça avait un petit peu augmenté avec la crise de 2008, mais qu'on donne encore
03:07beaucoup plus d'argent en 2023 aux entreprises que ce qu'on donnait en 2008, en 2009, quand
03:11il y avait quand même l'incendie de la crise à l'époque.
03:13Et là, on se dit, mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi il y a autant d'argent
03:16qui est donné ? À quoi ça sert ? Et on voit que c'est des politiques qui sont purement
03:21clientélistes de la Macronie.
03:23Macron, c'est juste le représentant, c'est le délégué du MEDEF qui a trouvé le bon
03:27job pour décider.
03:30Et donc, qui…
03:31Le robin des bois inversé.
03:33Oui, non, mais il y a cette idée-là.
03:37En fait, il ne prend même pas aux pauvres, en fait, il emprunte.
03:40C'est encore autre chose.
03:42C'est-à-dire qu'il laisse des problèmes pour plus tard.
03:44Et ça, on en parlera peut-être une prochaine fois sur la dette.
03:48Mais voilà, il va voir le banquier pour emprunter de l'argent.
03:51Il donne aux riches.
03:52C'est plutôt ça, le processus.
03:55Et ça, c'est extrêmement hallucinant en termes de fonctionnement d'un État.
04:01Donc, ça gave les entreprises, ça gave les résultats.
04:05Il y a quelques effets positifs.
04:08Par exemple, la relative baisse du chômage qu'on a vue, qui est quand même assez limitée.
04:13Et très cher payé, finalement.
04:14Mais oui, et c'est même pas cher payé, si tu veux.
04:19C'est cher à emprunter.
04:20Même pas que je mets de l'argent, ça va mieux.
04:23Non, non, j'ai juste à emprunter de l'argent.
04:24Il va falloir que j'arrête d'emprunter de l'argent.
04:25Et quand je vais arrêter d'emprunter de l'argent, automatiquement, ça va aller mal de nouveau.
04:29Une partie importante de ces nouvelles dépenses, c'est par exemple la partie de financement d'alternants,
04:36de financement d'apprentis.
04:39Alors d'un côté, c'est plutôt bien d'avoir des apprentis dans l'entreprise, peut-être.
04:41Un certain nombre se font quand même gentiment exploiter,
04:45puisque souvent, ils prennent la place d'un salarié normal,
04:48à un tarif beaucoup moins cher.
04:51Et non seulement c'est moins cher, mais en plus, maintenant, c'est payé aux trois quarts par l'État.
04:54Et donc, oui, quand on regarde, le chômage des jeunes a beaucoup baissé, du coup.
04:57Oui, mais c'est sûr.
04:58Enfin, de toute façon, il y a trois millions de chômeurs, je peux emprunter de l'argent pour donner du
05:02salaire à trois millions de personnes.
05:03Et je peux dire, super, regardez, il n'y a plus de chômage.
05:05Mais en quoi j'ai bien géré le pays ?
05:08Non, si je gère bien le pays, je fais en sorte qu'il y ait peut-être une meilleure activité
05:11économique,
05:11et puis que je crée des entreprises qui créent de l'emploi pérenne, et d'ailleurs des emplois plutôt sympas.
05:15Ça fait trois millions d'emplois, et là, c'est bien.
05:16Mais si j'ai juste emprunté de l'argent et je l'ai donné,
05:18enfin, OK, je résous à très court terme le problème, mais j'en crée un énorme à l'avenir.
05:23Et c'est ça, en fait, le macronisme.
05:26Alors, on voit que les dépenses budgétaires stagnent,
05:30les dépenses qu'on voit augmenter ces dernières années sur ton graphique,
05:33ce sont les dépenses fiscales, et surtout ce que tu appelles les dépenses socio-fiscales.
05:38C'est quoi les dépenses ?
05:38C'est les baisses de cotisations sociales, en fait, dans le graphique.
05:42C'est pareil, c'est une façon de donner de l'argent aux entreprises.
05:45C'est-à-dire qu'en fait, la baisse des cotisations sociales,
05:49ça va faire qu'un salarié coûtera moins cher à son entreprise ?
05:52Oui, c'est ça l'idée, mais ça revient à subventionner l'entreprise.
05:54Ça consiste à dire, l'État va vous payer une partie du salaire de votre salarié.
05:58C'est sympa, la boîte est plutôt contente, bien sûr.
06:00Au niveau de l'activité économique, c'est plutôt bien dans l'absolu,
06:02mais le problème, c'est quoi ce fonctionnement ?
06:04Puisque l'argent, je ne l'ai pas.
06:05À l'arrière, j'aurais pu le prendre à Bernard Arnault, je fais des impôts.
06:07Et à ce moment-là, on peut discuter si c'est bien ou pas d'augmenter les impôts.
06:11Ok, ce sera un débat politique intéressant gauche-droite, sans doute.
06:13Mais ce n'est pas du tout ce qui se passe.
06:15Il ne le prend à personne, l'argent, il est emprunté.
06:17Mais quand la dette augmente, elle augmente.
06:20C'est complètement fou, parce qu'il va falloir rembourser.
06:21Comment on va pouvoir rembourser ?
06:23En tout cas, ça va poser des problèmes financiers de plus en plus importants.
06:26Parce que, tout à l'heure, je disais, le déficit de 2023, c'est 170 milliards.
06:30Alors, 110 milliards, qu'est-ce que ça représente ? On n'en sait rien.
06:33D'ailleurs, des millions, des milliards, c'est tellement gros qu'on ne comprend pas ce que ça représente.
06:37Je pourrais dire que c'est 10 porte-avions.
06:39Enfin, bon, ce n'est pas non plus très parlant, puis la guerre, tout ça.
06:42Mais il y a quelque chose de beaucoup plus intéressant, parce que c'est vraiment ça qui se passe.
06:46En 2023, il faut un déficit de 170 milliards.
06:49Donc, il faut emprunter 170 milliards de dettes.
06:52La dette est à peu près à 3% de taux d'intérêt.
06:563% sur 170 milliards, ça va faire à peu près 5 milliards d'intérêts par an à vie.
07:02Donc, si on réfléchit deux secondes, leur gestion, rien que de 2023, va entraîner, en 2024, 5 milliards d'intérêts
07:10à payer.
07:11En 2025, 5 milliards.
07:12En 2026, 5 milliards.
07:13Et ça ne s'arrête jamais, puisque on ne rembourse pas la dette.
07:15En fait, c'est aussi une politique qui avait été encouragée par le fait que l'argent était quasiment gratuit
07:19et que se refinancer, c'était quasiment sans effet.
07:22Oui, sans doute à l'époque, mais en attendant, la dette est toujours là.
07:25Et quand tu la refinances, peut-être que tu l'as empruntée il y a 5 ans à 0%, mais
07:28aujourd'hui, c'est 3%.
07:29Et tu ne peux pas rembourser, tu n'as pas l'argent pour rembourser.
07:33Donc, forcément, tu vas être obligé d'emprunter 3%.
07:355 milliards, c'est-à-dire que les types, en une année de gestion, ils entraînent 5 milliards d'intérêts
07:40en plus, ad vitam aeternam.
07:41Et pourquoi je dis ça ?
07:425 milliards, c'est deux fois l'impôt sur la fortune qui a été supprimé.
07:46C'est-à-dire qu'en une année, rien que pour 2023, il entraîne une charge dans le futur de
07:51deux fois l'impôt sur la fortune qu'on a supprimée.
07:54Donc, ça veut dire qu'en 2024, on ne peut pas dépenser 5 milliards peut-être pour des propres enseignants
07:59parce qu'il faut payer les intérêts pour Bernard Arnault, machin, et pour ceux qui ont beaucoup d'argent.
08:02Parce qu'évidemment, c'est une petite partie de la population qui bénéficie des intérêts qu'on verse.
08:07Parce qu'en fait, effectivement, quand l'État s'endette, il s'endette auprès de qui ?
08:11Des Français les plus riches, des Européens les plus riches ?
08:15Des 10% les plus riches, en gros, qui auront l'essentiel de la dette.
08:18Mais ça, je suis en train de préparer l'étude là-dessus sur qui possède la dette.
08:22Mais c'est ça que je veux juste signaler.
08:23Non, on ne va pas se produire.
08:24Oui, on en reparlera.
08:26Non, mais le sujet, c'est vraiment de comprendre toutes ces conséquences que ça a quand on vous dit du
08:29déficit, machin.
08:30Ça veut dire que c'est aussi des problèmes dans le futur pour payer des services publics.
09:03Sous-titrage Société Radio-Canada
09:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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