00:07En 2023 il y a eu 170 milliards de déficit. En 2023 le Covid il est loin, on n'est
00:15plus encore
00:16en choc de 2022, ça a commencé à aller un peu mieux. 170 milliards c'est pratiquement le niveau
00:21de déficit de l'année du Covid. Quand même l'année du Covid on se dit ok on est enfermé,
00:25il n'y a plus d'actualité économique, il y a un grave problème. En 2023, oui ok c'est
00:29pas fabuleux, mais on dépense, on voit que Macron dépense de façon inconsidérée. Mais
00:37ce qu'il faut bien comprendre, et c'est ce qu'on va détailler aussi un peu, c'est comment
00:41il dépense, parce qu'il n'a échappé à personne que ses dépenses c'était pas pour avoir
00:45plus de profs, c'était pas pour avoir de meilleurs hôpitaux, c'était pas pour avoir plus d'infirmières,
00:48c'était pas pour avoir plus de sécurité, c'était pas pour avoir plus de justice, etc.
00:53etc. Donc on voit qu'en plus, et ça c'est d'autres graphes, vous pouvez voir sur le site
00:59qui vous le montrent, quand on regarde finalement c'est quoi les dépenses de l'État, il y en
01:03a de deux types. En fait les deux tiers des dépenses de l'État, c'est des transferts
01:07financiers. C'est-à-dire que l'État il prend des impôts, il redonne de l'argent, tel qu'il
01:10ne fait rien de plus. Il a fait banque, il a transféré l'argent. Et un tiers, il a des
01:14fonctionnaires, il rend des services, il paye des profs, il fait de la justice, donc on voit
01:18qu'il y a une activité économique. Et donc ces deux tiers-là, en fait, cette activité
01:22de pur transfert, elle, elle a explosé. Et la partie qui concerne vraiment, va faire
01:26tourner l'État. Ce à quoi on pense, quand on pense à l'État, on pense à des fonctionnaires,
01:30on pense à des profs, on voit que ce truc n'arrête pas de baisser en termes de dépenses.
01:33Ça baisse très fortement. Et donc les dépenses...
01:37Donc c'est pas ça. L'État n'augmente pas ses dépenses parce qu'il veut payer des profs
01:41ou des médecins ou des infirmiers ou des cheminots.
01:45Absolument pas, comme on s'en rend compte. Et donc non seulement ils ont déshabillé l'État
01:48pour essayer de faire face au vieillissement, donc en baissant la partie recelle.
01:52Quand on regarde, ils ont énormément baissé à l'intérieur les dépenses, on va dire
01:56des services publics, pour augmenter très fortement les dépenses de transfert.
02:03Alors c'est quoi les dépenses de transfert ? Pourquoi il y a des nouvelles dépenses
02:05de transfert ?
02:06Pour donner plein d'argent aux immigrés et aux cassos ?
02:10Ça, a priori, ça a dû être proposé à un moment, mais ça a été refusé.
02:14C'est assez étonnamment.
02:15Mais à qui l'État de transfert de l'argent ?
02:18Eh bien, quand on regarde, il est transfert aux entreprises.
02:21Et donc là, on a un graphique qui est assez impressionnant.
02:26Sur les aides publiques aux entreprises en France de 2000 à 2019, et qu'est-ce qu'on observe ?
02:31On observe une explosion des aides publiques aux entreprises, qui atteignent le niveau
02:40proprement hallucinant de 160 milliards, c'est-à-dire, tiens, un peu pour le déficit
02:46d'ailleurs, c'est drôle, qui sont l'ensemble des dispositifs.
02:49Alors il y en a plein de différentes façons, il y en a où je donne de l'argent aux
02:52entreprises,
02:53il y en a où je leur baisse les impôts, etc.
02:56Mais quand on regarde, c'est presque trois fois plus que ce qu'il y avait dans les années
03:0180, 90, et même encore un peu au début des années 2000.
03:04On voit que ça avait un petit peu augmenté avec la crise de 2008, mais qu'on donne encore
03:07beaucoup plus d'argent en 2023 aux entreprises que ce qu'on donnait en 2008, en 2009, quand
03:11il y avait quand même l'incendie de la crise à l'époque.
03:13Et là, on se dit, mais qu'est-ce qui se passe ? Pourquoi il y a autant d'argent
03:16qui est donné ? À quoi ça sert ? Et on voit que c'est des politiques qui sont purement
03:21clientélistes de la Macronie.
03:23Macron, c'est juste le représentant, c'est le délégué du MEDEF qui a trouvé le bon
03:27job pour décider.
03:30Et donc, qui…
03:31Le robin des bois inversé.
03:33Oui, non, mais il y a cette idée-là.
03:37En fait, il ne prend même pas aux pauvres, en fait, il emprunte.
03:40C'est encore autre chose.
03:42C'est-à-dire qu'il laisse des problèmes pour plus tard.
03:44Et ça, on en parlera peut-être une prochaine fois sur la dette.
03:48Mais voilà, il va voir le banquier pour emprunter de l'argent.
03:51Il donne aux riches.
03:52C'est plutôt ça, le processus.
03:55Et ça, c'est extrêmement hallucinant en termes de fonctionnement d'un État.
04:01Donc, ça gave les entreprises, ça gave les résultats.
04:05Il y a quelques effets positifs.
04:08Par exemple, la relative baisse du chômage qu'on a vue, qui est quand même assez limitée.
04:13Et très cher payé, finalement.
04:14Mais oui, et c'est même pas cher payé, si tu veux.
04:19C'est cher à emprunter.
04:20Même pas que je mets de l'argent, ça va mieux.
04:23Non, non, j'ai juste à emprunter de l'argent.
04:24Il va falloir que j'arrête d'emprunter de l'argent.
04:25Et quand je vais arrêter d'emprunter de l'argent, automatiquement, ça va aller mal de nouveau.
04:29Une partie importante de ces nouvelles dépenses, c'est par exemple la partie de financement d'alternants,
04:36de financement d'apprentis.
04:39Alors d'un côté, c'est plutôt bien d'avoir des apprentis dans l'entreprise, peut-être.
04:41Un certain nombre se font quand même gentiment exploiter,
04:45puisque souvent, ils prennent la place d'un salarié normal,
04:48à un tarif beaucoup moins cher.
04:51Et non seulement c'est moins cher, mais en plus, maintenant, c'est payé aux trois quarts par l'État.
04:54Et donc, oui, quand on regarde, le chômage des jeunes a beaucoup baissé, du coup.
04:57Oui, mais c'est sûr.
04:58Enfin, de toute façon, il y a trois millions de chômeurs, je peux emprunter de l'argent pour donner du
05:02salaire à trois millions de personnes.
05:03Et je peux dire, super, regardez, il n'y a plus de chômage.
05:05Mais en quoi j'ai bien géré le pays ?
05:08Non, si je gère bien le pays, je fais en sorte qu'il y ait peut-être une meilleure activité
05:11économique,
05:11et puis que je crée des entreprises qui créent de l'emploi pérenne, et d'ailleurs des emplois plutôt sympas.
05:15Ça fait trois millions d'emplois, et là, c'est bien.
05:16Mais si j'ai juste emprunté de l'argent et je l'ai donné,
05:18enfin, OK, je résous à très court terme le problème, mais j'en crée un énorme à l'avenir.
05:23Et c'est ça, en fait, le macronisme.
05:26Alors, on voit que les dépenses budgétaires stagnent,
05:30les dépenses qu'on voit augmenter ces dernières années sur ton graphique,
05:33ce sont les dépenses fiscales, et surtout ce que tu appelles les dépenses socio-fiscales.
05:38C'est quoi les dépenses ?
05:38C'est les baisses de cotisations sociales, en fait, dans le graphique.
05:42C'est pareil, c'est une façon de donner de l'argent aux entreprises.
05:45C'est-à-dire qu'en fait, la baisse des cotisations sociales,
05:49ça va faire qu'un salarié coûtera moins cher à son entreprise ?
05:52Oui, c'est ça l'idée, mais ça revient à subventionner l'entreprise.
05:54Ça consiste à dire, l'État va vous payer une partie du salaire de votre salarié.
05:58C'est sympa, la boîte est plutôt contente, bien sûr.
06:00Au niveau de l'activité économique, c'est plutôt bien dans l'absolu,
06:02mais le problème, c'est quoi ce fonctionnement ?
06:04Puisque l'argent, je ne l'ai pas.
06:05À l'arrière, j'aurais pu le prendre à Bernard Arnault, je fais des impôts.
06:07Et à ce moment-là, on peut discuter si c'est bien ou pas d'augmenter les impôts.
06:11Ok, ce sera un débat politique intéressant gauche-droite, sans doute.
06:13Mais ce n'est pas du tout ce qui se passe.
06:15Il ne le prend à personne, l'argent, il est emprunté.
06:17Mais quand la dette augmente, elle augmente.
06:20C'est complètement fou, parce qu'il va falloir rembourser.
06:21Comment on va pouvoir rembourser ?
06:23En tout cas, ça va poser des problèmes financiers de plus en plus importants.
06:26Parce que, tout à l'heure, je disais, le déficit de 2023, c'est 170 milliards.
06:30Alors, 110 milliards, qu'est-ce que ça représente ? On n'en sait rien.
06:33D'ailleurs, des millions, des milliards, c'est tellement gros qu'on ne comprend pas ce que ça représente.
06:37Je pourrais dire que c'est 10 porte-avions.
06:39Enfin, bon, ce n'est pas non plus très parlant, puis la guerre, tout ça.
06:42Mais il y a quelque chose de beaucoup plus intéressant, parce que c'est vraiment ça qui se passe.
06:46En 2023, il faut un déficit de 170 milliards.
06:49Donc, il faut emprunter 170 milliards de dettes.
06:52La dette est à peu près à 3% de taux d'intérêt.
06:563% sur 170 milliards, ça va faire à peu près 5 milliards d'intérêts par an à vie.
07:02Donc, si on réfléchit deux secondes, leur gestion, rien que de 2023, va entraîner, en 2024, 5 milliards d'intérêts
07:10à payer.
07:11En 2025, 5 milliards.
07:12En 2026, 5 milliards.
07:13Et ça ne s'arrête jamais, puisque on ne rembourse pas la dette.
07:15En fait, c'est aussi une politique qui avait été encouragée par le fait que l'argent était quasiment gratuit
07:19et que se refinancer, c'était quasiment sans effet.
07:22Oui, sans doute à l'époque, mais en attendant, la dette est toujours là.
07:25Et quand tu la refinances, peut-être que tu l'as empruntée il y a 5 ans à 0%, mais
07:28aujourd'hui, c'est 3%.
07:29Et tu ne peux pas rembourser, tu n'as pas l'argent pour rembourser.
07:33Donc, forcément, tu vas être obligé d'emprunter 3%.
07:355 milliards, c'est-à-dire que les types, en une année de gestion, ils entraînent 5 milliards d'intérêts
07:40en plus, ad vitam aeternam.
07:41Et pourquoi je dis ça ?
07:425 milliards, c'est deux fois l'impôt sur la fortune qui a été supprimé.
07:46C'est-à-dire qu'en une année, rien que pour 2023, il entraîne une charge dans le futur de
07:51deux fois l'impôt sur la fortune qu'on a supprimée.
07:54Donc, ça veut dire qu'en 2024, on ne peut pas dépenser 5 milliards peut-être pour des propres enseignants
07:59parce qu'il faut payer les intérêts pour Bernard Arnault, machin, et pour ceux qui ont beaucoup d'argent.
08:02Parce qu'évidemment, c'est une petite partie de la population qui bénéficie des intérêts qu'on verse.
08:07Parce qu'en fait, effectivement, quand l'État s'endette, il s'endette auprès de qui ?
08:11Des Français les plus riches, des Européens les plus riches ?
08:15Des 10% les plus riches, en gros, qui auront l'essentiel de la dette.
08:18Mais ça, je suis en train de préparer l'étude là-dessus sur qui possède la dette.
08:22Mais c'est ça que je veux juste signaler.
08:23Non, on ne va pas se produire.
08:24Oui, on en reparlera.
08:26Non, mais le sujet, c'est vraiment de comprendre toutes ces conséquences que ça a quand on vous dit du
08:29déficit, machin.
08:30Ça veut dire que c'est aussi des problèmes dans le futur pour payer des services publics.
09:03Sous-titrage Société Radio-Canada
09:05Sous-titrage Société Radio-Canada
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