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Invité sur BFMTV, Manuel Bompard, député des Bouches-du-Rhône et coordinateur national de La France insoumise, analyse les résultats des municipales 2026.
Il défend une progression majeure de LFI avec une forte hausse du nombre d’habitants dirigés, tout en répondant aux critiques du Parti socialiste et aux accusations de vote anti-LFI.
Entre clash à gauche, rôle du RN et recomposition politique, il livre sa lecture des rapports de force et de l’avenir de la gauche en France.
#politique #france #elections #lfi #municipales
00:00 Intro
00:28 Manuel Bompard
09:22 Outro
Vidéo complète disponible ici : https://www.youtube.com/watch?v=H8w_AZH9wtM
Pour s’abonner : https://www.youtube.com/@BFMTV
Musique: https://youtu.be/RNsyw2tfPnk
Montage: lakl42
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Réponses au quiz de fin :
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Quelles grandes villes LFI va-t-elle désormais diriger après ces municipales ?
➡ Saint-Denis et Roubaix.
Combien d’habitants vivent désormais dans une commune dirigée par LFI ?
➡ 550 000 habitants.
De combien de points la gauche traditionnelle recule-t-elle au premier tour ?
➡ Six points.
Il défend une progression majeure de LFI avec une forte hausse du nombre d’habitants dirigés, tout en répondant aux critiques du Parti socialiste et aux accusations de vote anti-LFI.
Entre clash à gauche, rôle du RN et recomposition politique, il livre sa lecture des rapports de force et de l’avenir de la gauche en France.
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Quelles grandes villes LFI va-t-elle désormais diriger après ces municipales ?
➡ Saint-Denis et Roubaix.
Combien d’habitants vivent désormais dans une commune dirigée par LFI ?
➡ 550 000 habitants.
De combien de points la gauche traditionnelle recule-t-elle au premier tour ?
➡ Six points.
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ÉducationTranscription
00:00La vérité que personne ne dit, c'est que moi je considère que le Parti Socialiste a pâti d'une
00:04vague dégagiste contre ses maires sortants,
00:06après c'est à Clermont-Ferrand qui s'est installé depuis un certain nombre d'années,
00:09et a pâti du boulet que constitue par exemple son groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale,
00:15qui a accompagné les politiques macronistes et que vous avez des électrices et des électeurs.
00:20Mais il est intéressant d'observer qu'il y a des gens qui ne sont pas allés voter socialiste,
00:24parce que les socialistes n'ont pas censuré les gouvernements,
00:26qu'ils ont approuvé le budget de la sécurité sociale et qu'à un moment ça a des conséquences.
00:36Lors de ces élections municipales, la France Insoumise, qui a dix ans,
00:40qui a abordé pour la première fois vraiment ce scrutin,
00:43fait une percée, une progression, qui a une progression remarquable.
00:47Ça se résume à deux chiffres, vous savez.
00:49La France Insoumise dirigeait zéro commune parmi les 50 communes les plus peuplées de France.
00:53Aujourd'hui elle va en diriger deux.
00:56Saint-Denis et Roubaix.
00:57Il y avait à peu près 30 000 habitants qui vivaient dans une commune dirigée par la France Insoumise.
01:02Demain il y en aura 550 000, c'est-à-dire 18 fois plus.
01:05Parce que vous vous êtes concentré sur des secteurs plus que pour vous étendre dans toute la France, ce qui
01:10est vrai.
01:10Attendez, après on pourra parler de toute la France si vous voulez.
01:13Je vous dis juste qu'il y a 18 fois plus de citoyennes et de citoyens
01:17qui demain vont vivre dans une commune dirigée par la France Insoumise qu'avant.
01:20Donc ça c'est le résultat de la France Insoumise dans ses élections municipales.
01:24Donc c'est une percée qui est une percée remarquable.
01:25Après, quand j'entends, pardon M. Tréard, c'est quand même hallucinant.
01:30C'est-à-dire, j'entends des socialistes qui, il y a 15 jours, disaient plus jamais avec la France
01:35Insoumise.
01:36Il y a une semaine, nous suppliaient de vouloir faire des fusions pour essayer de sauver leur mère qui était
01:41en très mauvaise posture.
01:42Et à 20h01 hier soir, parce que leur mère en très mauvaise posture ont perdu,
01:47viennent nous dire non finalement c'est pas de notre faute si on a perdu, c'est de la faute
01:50des Insoumis.
01:50Franchement, c'est ridicule.
01:51Parce qu'ils ont regardé les cartes.
01:52Je vous montre une carte.
01:52Regardez les cartes et regardez les chiffres.
01:54Je vous montre une carte.
01:55Les grandes villes où la gauche partait unie au deuxième tour, y compris unie avec vous.
02:01Voici ce que ça a donné à la fin.
02:03Victoire à Grenoble, Lyon, Nantes, Tours.
02:04Mais défaite à Toulouse, Brest, Clermont, Tulle, Cherbourg, Limoges, Besançon.
02:08C'est cette carte qui amène le PS à vous attaquer.
02:10Mais alors regardez, prenons...
02:12En disant on aurait dû gagner ou vous nous avez fait perdre.
02:14Mais c'est pas vrai.
02:15Dans aucune de ces villes-là, dans aucune des villes que vous montrez là,
02:19où il y a eu des fusions au deuxième tour,
02:22dans aucune d'entre elles, s'il n'y avait pas eu de fusion
02:25et si le PS était resté tout seul au deuxième tour,
02:28aucune de ces villes-là, il n'aurait gagné.
02:30C'est en partie vrai, M. Bopin.
02:32Oui, mais j'ai quand même quelques remarques à vous faire.
02:34On va prendre Toulouse.
02:35Trois remarques sur Toulouse.
02:36Très intéressant, Toulouse.
02:38Toulouse, il y a eu un sursaut de l'électorat en faveur de M. Moudinck.
02:4230 000 voix.
02:43Qui a gagné 30 000 voix entre le premier et le deuxième tour.
02:47Attendez, c'est pas terminé.
02:48Dans la même ville, le nombre de bulletins blancs ou nuls,
02:51c'est-à-dire probablement, c'est une supposition,
02:55un électorat de gauche, mais qui ne veut pas voter
02:58parce qu'il y a cette fusion, il a doublé, voire triplé selon les villes.
03:04Troisième chose, quand il y a des triangulaires,
03:07le candidat le plus faible de la triangulaire ou de la cadre angulaire,
03:11d'ailleurs, vous apercevez que son résultat, il fond comme neige au soleil.
03:17Ça veut dire que quand même, il y a eu un réflexe anti-LFI,
03:21me semble-t-il, même si, même si, dans les villes en question,
03:26seul ou avec les communistes et les écologistes, il ne serait pas arrivé à l'ordre.
03:30Réflexe anti-LFI.
03:31Non, attendez, c'est intéressant, c'est bien, on prend des cas concrets.
03:35Je vais vous dire une chose, M. Tréard, vous pourrez vérifier si ce que je vais vous dire est vrai
03:38ou pas.
03:38François Picmal, à la tête de la liste de rassemblement au second tour de l'élection municipale à Toulouse,
03:45dimanche, réalise dimanche le nombre de voix le plus important
03:49qui n'a jamais été réalisé par un candidat de gauche au second tour de l'élection municipale à Toulouse.
03:55Il fait 25 000 voix de plus qu'en 2020.
03:58En 2020, on pourrait me dire que c'était le Covid.
04:00C'était particulier.
04:01Allez, mettons-le de côté.
04:02Il fait 10 000 voix de plus qu'à l'élection municipale précédente de 2014.
04:06Alors, si vous arrivez à m'expliquer pourquoi, alors qu'il y aurait eu un effet repoussoir,
04:10puisque c'est ça, la thèse que vous développez là,
04:13il fait un record du nombre de voix réalisé par un candidat de gauche au second tour,
04:18vous voyez qu'il y a quelque chose qui n'a pas là-dedans.
04:19Vous racontez la moitié de l'histoire, Manuel Bompard.
04:21Non, je l'ai.
04:21J'ai regardé aussi, les chiffres que vous donnez sont parfaitement bons, il n'y a aucun problème.
04:25J'ai regardé l'écart entre Jean-Luc Moudinck et le candidat de gauche qui l'affronte
04:29depuis trois municipales, parce que c'est son troisième mandat aujourd'hui.
04:33Il n'a jamais été aussi confortablement élu.
04:38Il y a quasiment huit points d'écart.
04:39Donc, ça revient à ce que disait tout à l'heure Yves.
04:41Ça ne change rien à la démonstration que je fais.
04:43Mais ça ne change rien à la démonstration d'Yves.
04:45C'est de dire, est-ce que finalement, alors oui, vous avez obtenu plus de voix que lors des fois
04:51précédentes.
04:51En revanche, le maire sortant en obtient encore beaucoup plus.
04:56C'est une élection municipale.
04:58Ça rejoint le réflexe anti-LF.
05:00Ce que je vous dis à Toulouse est vrai à Brest, est vrai à Argenteuil, est vrai à Clermont, est
05:06vrai à Avignon.
05:07Je pense que les gens ne vont pas comprendre, M. Trayard.
05:09Je voulais juste vous dire sur un deuxième argument que vous avez avancé,
05:13qui je trouve est quand même l'angle mort des commentaires politiques auxquels on assiste depuis hier soir 20h.
05:18Pourquoi, je vais vous dire, pourquoi à Brest, le candidat socialiste fait la fusion avec la France insoumise ?
05:24Parce qu'il réalise au premier tour le pire score que le candidat socialiste n'a jamais réalisé à Brest
05:30depuis des décennies.
05:32Pourquoi à Clermont-Ferrand, le candidat socialiste fait la fusion ?
05:35C'est parce qu'il réalise le pire score qu'il n'a jamais réalisé un candidat, un maire sortant.
05:39Et que sans vous ?
05:40Et qu'il a besoin de nous au deuxième tour.
05:43Mais donc, s'il a perdu au deuxième, c'est pas parce qu'il y avait la France insoumise au
05:47deuxième.
05:47C'est parce qu'au premier, il a fait le pire score qu'aucun maire socialiste n'avait jamais réalisé.
05:52Je disais, écoutez attentivement hier, M. Bompard, dans votre déclaration, vous avez dit, en gros,
05:57ils étaient tellement décrédibilisés, les socialistes, que même avec notre apport,
06:02fantastique si j'ose dire, on n'a pas pu les sauver.
06:03Donc, le prochain fois, votez pour nous plus fortement dès le premier tour.
06:08Est-ce que c'est pas un peu facile de dire ça ?
06:10Non.
06:10Finalement, vous dites, on n'a pas été repoussoirs, mais ils étaient tellement décrédibilisés qu'on n'a pas pu
06:14les sauver.
06:15Est-ce que vous ne réécrivez pas un peu l'histoire ?
06:16Non, parce que je prends des exemples très concrets, je m'appuie sur des chiffres.
06:20À Brest, je le disais, le candidat socialiste perd à peu près 8 points par rapport au score qu'il
06:25avait réalisé lui-même
06:26lors de la dernière élection municipale.
06:27Donc, si c'est par repoussoir, en tout cas, ça ne permet pas de gagner l'apport de la France
06:31insoumise.
06:31Et nous, les insoumis, à Brest, on fait un score qui est au-delà d'un score qu'on faisait
06:35nous aux élections européennes dans cette ville.
06:37Mais ça ne suffit pas.
06:38Ah bah oui, ça ne suffit pas.
06:39Pour vous montrer le caractère repoussoir en deux mots, à Brest, par exemple, le troisième candidat qui est un candidat
06:47Rassemblement National,
06:48il perd 3000 voix qui se reportent sur le vainqueur.
06:53Vous avez raison, et ça, c'est un phénomène qu'on a observé, que j'observe, qui est un phénomène
06:56assez nouveau, d'ailleurs,
06:57qui est que le Rassemblement National, d'habitude, entre les deux tours, gardait plutôt ses voix.
07:01Et là, c'est vrai que souvent, ces électrices et ces électeurs sont allés voter à droite, entre guillemets.
07:06Pour faire barrage.
07:07Pour vous faire barrage.
07:08Non, précisément, ce que j'allais dire, vous savez, M. Tréard, si vous êtes attentif, vous verrez que ce phénomène
07:12existe aussi
07:13dans les endroits où, au deuxième tour, il n'y avait pas la France insoumise en face.
07:17C'était des listes du Parti Socialiste, des écologistes, etc.
07:20Donc, en fait, ça n'a rien à voir avec la France insoumise.
07:22Donc, vous voyez, je trouve qu'il faut faire attention, quand même, sur les analyses un peu hâtives qui sont
07:26faites.
07:27La vérité, que personne ne dit, c'est que moi, je considère que le Parti Socialiste a pâti d'une
07:31vague dégagiste
07:32contre ces maires sortants, après, c'est à Clermont-Ferrand qui s'est installé depuis un certain nombre d'années,
07:36et a pâti du boulet que constitue, par exemple, son groupe parlementaire à l'Assemblée Nationale,
07:42qui a accompagné les politiques macronistes.
07:44Il y a un boulet de chaque côté, alors.
07:46– Mais non, mais je pense quand même, c'est intéressant d'observer qu'il y a des gens
07:49qui ne sont pas les plus votés socialistes, parce que les socialistes n'ont pas censuré les gouvernements,
07:54qu'ils ont approuvé le budget de la sécurité sociale, et qu'à un moment, ça a des conséquences.
07:57– Manuel Bompard, si tout le monde est le boulet de tout le monde,
07:59si vous êtes le boulet du PS, et le PS est votre boulet, à vous, je caricature les choses.
08:04– Il y a une semaine, vous avez remarqué que la musique n'était pas tout à fait la même.
08:06– J'entends bien, j'entends bien.
08:08– Mais quelles conséquences vous en tirez ?
08:10Est-ce que, en gros, les deux s'annulent, et vous dites,
08:13bon, malgré tout, on est obligé de s'entendre, et je pense évidemment à 2027,
08:16ou au contraire, vous dites, écoutez, si c'est ça, fermez le banc, et ce sera le divorce.
08:20– Je vais vous dire franchement, mon intérêt, là j'ai répondu parce que vous m'avez posé la question,
08:24en vrai, je m'en fiche de ce que pense le Parti Socialiste, etc.
08:28Ce que j'observe, c'est que la France insoumise, elle a été créée dans un contexte,
08:32qui est un contexte difficile pour la gauche, qui est au lendemain du quinquennat de François Hollande,
08:36où le total de la gauche a perdu 20 points, entre 2012 et 2017.
08:41Et depuis, la France insoumise, elle prend et acte de cette situation,
08:45et on travaille pour essayer de récupérer des points qui ont été perdus par la gauche,
08:49parce que c'est la seule solution qui permettra à la gauche de prendre le pouvoir dans ce pays, demain.
08:54– Mais est-ce que vos électeurs insoumis se retrouvent aussi…
08:55– Attendez, je termine, si vous voulez bien,
08:57à ma démonstration, après je vous laisse poser votre question,
08:58et on avance aux élections européennes,
09:01on progresse par rapport aux élections européennes précédentes,
09:03aux élections municipales, on progresse par rapport aux élections municipales précédentes.
09:06Vous savez, dans toutes les grandes communes, là, si vous regardez au premier tour,
09:09les listes d'union, PS, PCF, ELV,
09:13elles perdent 6 points en moyenne dans toutes les communes de plus de 100 années.
09:16– Elle remporte Paris, Paris, Paris, Paris, Paris…
09:17– Attendez, attendez, attendez, elles perdent 6 points en moyenne.
09:20Là, je regarde sur les scores de premier tour, d'accord ?
09:22Les listes insoumises, elles gagnent 9 points en moyenne.
09:25Donc qu'est-ce que ça dit ?
09:26Ça dit qu'il y a la gauche traditionnelle qui baisse,
09:29qui perd de l'influence,
09:30et à la gauche de rupture dirigée par la France insoumise…
09:32– Vous partiez plus loin, donc vous avez une progression plus nette.
09:34– Et il y a la gauche de rupture dirigée par la France insoumise
09:37qui progresse, et qui progresse davantage et qui fait augmenter le total gauche.
09:40Mais aujourd'hui, je le reconnais, c'est insuffisant pour gagner à Toulouse,
09:43c'est insuffisant pour gagner à Limoges.
09:45Eh bien, il faut continuer notre travail.
09:46Et donc, pour les prochaines élections présidentielles, je dis,
09:48la force est de notre côté.
09:49Donc je dis aux gens qui nous écoutent,
09:51venez nous aider pour faire ce travail.
09:52C'est un travail compliqué, c'est un travail…
09:54On gratte la montagne de la résignation avec nos doigts.
09:57Ce n'est pas facile de le faire.
09:58Mais il faut qu'on soit plus nombreux à le faire.
10:00C'est un travail compliqué, c'est un travail compliqué, c'est un travail compliqué.
10:29C'est un travail compliqué, c'est un travail compliqué, c'est un travail compliqué.
10:36C'est un travail compliqué, c'est un travail compliqué.
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