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Débat tendu sur BFMTV entre Manuel Bompard et Apolline de Malherbe autour des municipales, de la sécurité, de la vidéosurveillance et de la représentation politique en France.
Manuel Bompard, député La France insoumise des Bouches du Rhône et coordinateur national du mouvement, ancien député européen et directeur de campagne de Jean Luc Mélenchon, défend ses positions face à la journaliste Apolline de Malherbe, présentatrice politique sur BFMTV et RMC. L’échange aborde les priorités des Français, la lutte contre la criminalité, la prévention, ainsi que la polémique sur la représentation sociale et culturelle des élus.
Une confrontation directe et sans filtre sur les enjeux politiques actuels, la démocratie et la société française.

#politique #bompard #debat #france #lfi

Réponses au quiz de fin :
/!\ Description à ne pas lire avant d'avoir vu la vidéo entièrement
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Quelle priorité des Français a remplacé le pouvoir d’achat selon le débat sur les municipales ?
➡ La sécurité.

Quel type d’actions Manuel Bompard veut renforcer pour garantir la tranquillité publique dans les quartiers ?
➡ La prévention.

Quel type de population Manuel Bompard affirme être insuffisamment représenté à l’Assemblée nationale ?
➡ Les ouvriers.

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Transcription
00:00Le problème c'est que vous prenez des propos, vous les sortez d'un contexte et vous essayez de leur faire dire autre chose.
00:05Attendez, Apolline de Malherbe, ce que je dis c'est très simple, ce que je dis c'est très simple,
00:08ce que je dis c'est que nos élus ne sont pas suffisamment représentatifs de la population et qu'ils doivent l'être davantage.
00:13Après moi quand je suis élu, je porte la parole de l'ensemble des électrices et des électeurs de ma circonscription,
00:17quelle que soit leur couleur de peau, quelle que soit d'ailleurs y compris leur opinion politique.
00:20Mais qu'est-ce qui est le plus important ?
00:20Même celles et ceux qui n'ont pas voté pour moi.
00:21Les municipales, vous le disiez, alors quand on interroge les français, leur priorité désormais, c'était jusqu'à présent le pouvoir d'achat,
00:36c'est désormais la sécurité. Sur ce point-là, qu'est-ce que vos candidats apportent comme réponse ?
00:40Une rupture avec la doctrine qui est celle qui est à l'œuvre aujourd'hui dans l'essentiel des communes et qui ne fonctionne pas.
00:47Madame de Malherbe, est-ce que vous savez quelles sont les deux villes qui sont les plus vidéos surveillées en France ?
00:51Je vais répondre.
00:51Je crois qu'il y a Nice.
00:52C'est Nice la première et c'est Nîmes la deuxième.
00:55À Nice, il y a eu ces dernières années une augmentation de 70% des délits liés au trafic de drogue.
00:59C'est à peu près dans les mêmes proportions à Nîmes.
01:01Donc moi, je veux bien qu'on me fasse croire que ce sont ces recettes-là qui fonctionnent, mais je ne le pense pas du tout.
01:07Donc nous, ce que nous défendons, c'est évidemment qu'il faut prendre en compte cette question de la sécurité.
01:12Je ne dis pas pas de vidéosurveillance, ça veut dire qu'on fait un moratoire et on met les moyens dans de la présence humaine,
01:18dans des effectifs de prévention, dans des effectifs qui garantissent la tranquillité publique.
01:24À chaque fois que vous mettez quatre caméras, vous pouvez mettre un effectif humain.
01:27Eh bien moi, je préfère mettre un effectif humain.
01:29Et j'assume sur ce sujet d'être en rupture avec les positions qui sont défendues par un certain nombre de municipalités.
01:36Pas pour des raisons idéologiques, mais parce que ça ne fonctionne pas.
01:38C'est totalement votre point de vue lorsqu'ils ont été élus, je pense au maire de Bordeaux ou au maire de Lyon,
01:43ont aujourd'hui évolué sur cette question-là ?
01:45Eh bien je pense qu'ils se trompent, je pense qu'ils font une erreur et une maladresse.
01:49Alors évidemment, il ne faut pas faire n'importe quoi, je ne vous dis pas qu'au lendemain, vous allez tout supprimer,
01:53mais il faut faire monter en puissance un travail de prévention, un travail de tranquillité,
01:58un travail de présence sur le terrain, faire en sorte que dans nos quartiers,
02:01dans toutes nos villes, il y ait des services publics, il y ait des commerces, qu'il y ait de la vie.
02:05C'est comme ça qu'on garantit la sécurité et la tranquillité publique.
02:09Et donc nous on assume d'avoir une vision, qui est une vision différente de celle des autres,
02:13mais je pense qu'elle serait plus efficace.
02:15À partir de quelles nuances de couleur de peau, noire ou marron ou de je ne sais quelle couleur,
02:21vous considerez que c'est ok d'être élu ?
02:23Quelle que soit sa couleur de peau, c'est ok d'être élu ?
02:26Je ne comprends pas pourquoi vous posez cette question.
02:28Je pose cette question parce que j'ai lu les propos de différents candidats, la France Insoumise,
02:33qui disent qu'il faut élire un racisé parce qu'il faut désormais représenter le réel peuple de France
02:40qui doit reprendre le pouvoir.
02:42Je lis les propos de Daniel Obono qui dit à propos de la fête de l'humain
02:45que c'est une fête de blancs et que d'ailleurs finalement ça ressemble à des amphis de la France Insoumise
02:51et ça lui fait honte.
02:52Écoutez, Apolline de Malherme, il y a une question qui nous est posée.
02:56Est-ce qu'on considère aujourd'hui que notre classe politique,
02:59elle est représentative de la population française dans toutes ses dimensions ?
03:03Ses dimensions sociales, ses dimensions de genre, ses dimensions d'origine.
03:07Est-ce qu'on considère ça ? Je ne pense pas.
03:09Quand vous savez que de mémoire, il y a à peu près 80% des mères en France qui sont des hommes
03:13et seulement 20% qui sont des femmes, alors que 50% de la population sont des femmes.
03:18Attendez, attendez.
03:19Mais de quelle couleur êtes-vous ?
03:20Mais moi je suis blanc, il n'y a pas de blanc ou de couleur de peau.
03:23Mais vous êtes le patron de la France Insoumise.
03:24Mais avez-vous déjà songé à laisser votre place ?
03:26Mais attendez, Apolline de Malherme, s'il vous plaît, je vais vous dire les choses.
03:29Non, non, mais je vous pose la question.
03:29Est-ce que vous avez, lorsque vous avez lu ça, que vous avez dit ?
03:32Vous ne devriez pas négliger un problème qui pose un problème de rapport politique.
03:38Moi, la question qui est posée, ce n'est pas de remplacer des gens.
03:40C'est pas la couleur de peau qui justifie, effectivement, qui est aujourd'hui l'argument principal pour faire élire un maire ou un député ou quoi ?
03:50Je m'inquiéterais à votre place.
03:52Oui, mais moi je m'inquiéterais à votre place si vous avez compris ça de mon discours.
03:55Non, non, pas du vôtre, mais il y a un certain nombre de vos membres.
03:58Du nôtre, parce que je crois que depuis tout à l'heure, on a parlé de fond.
04:01Donc c'est d'abord, quand on vote aux élections municipales, on vote d'abord pour un programme, pour des propositions.
04:06Ensuite, avoir comme souci et comme préoccupation, et oui, moi j'ai ce souci et cette préoccupation,
04:10de faire en sorte que nos élus soient davantage représentatifs de la population française.
04:14Je ne vois pas pourquoi ça devrait déclencher des cris d'enprès.
04:16Vous êtes élu de Marseille ?
04:17Oui, je suis élu de Marseille.
04:19Vous êtes élu de Marseille, vous êtes né, je crois, dans la Loire, vous avez grandi dans la Drôme.
04:24Quelle est votre légitimité en termes de représentation ?
04:27Puisque désormais, pour la représentation, il faut venir d'un terreau.
04:31Peut-être que j'ai été élu la dernière fois en 2024, au premier tour de l'élection législative,
04:35avec plus de 70% des voix.
04:37Mais êtes-vous représentatif ?
04:37Peut-être que ça me donne une certaine légitimité, madame Demal, qu'est-ce que vous en pensez ?
04:41Oui, très bien, mais je ne suis pas en train de vous dire que du jour au lendemain,
04:45il va falloir remplacer tous les élus.
04:46Ce n'est pas ce que je vous dis.
04:47Je vous dis qu'il me semble que c'est légitime d'avoir une importance particulière qui est attachée.
04:52Et nous, c'est ce qu'on fait à la France Insoumise, je l'assume,
04:54à faire en sorte d'essayer de présenter des candidates et des candidats
04:57qui soient davantage représentatifs de la population française.
04:59Ce qui m'intéresse, c'est presque philosophique, Manuel Bopard.
05:00Moi aussi, c'est très philosophique.
05:01Tout à fait.
05:02Lorsque Rima Hassan dit que cette époque du porte-parole-là est révolue,
05:07c'est-à-dire désormais, vous ne parlerez pas en notre nom, dit-elle,
05:12les porte-paroles ne peuvent plus être des voix et des visages qui ne soient pas incarnés.
05:17Encore une fois, je vous pose la question,
05:19combien de temps allez-vous rester à la tête de la France Insoumise ?
05:21Mais c'est d'abord, c'est les militantes et les militantes de la France Insoumise
05:24qui le décident, mais ce n'est pas le sujet.
05:26Je veux dire, Rima Hassan, elle n'a pas remis en cause.
05:27Ce n'est pas eux qui le décident parce qu'il ne se trouve qu'il n'y a pas de vote.
05:28Mais si, il y a un vote.
05:29Mais bon, on ne va pas rentrer dans le détail si vous voulez.
05:32Mais Rima Hassan, elle n'a pas remis en cause, par exemple, ma présence.
05:35Elle a remis en cause le fait que la classe politique aujourd'hui
05:38n'est pas suffisamment représentative de la population telle qu'elle est.
05:41La question, c'est pouvez-vous parler ?
05:42Je ne comprends pas que vous déclenchez.
05:43Vous voulez faire en sorte qu'il y ait une forme de peur morale sur ce sujet ?
05:47Non, ce qui m'intéresse, c'est pouvez-vous parler désormais en leur nom ?
05:51Puisque vous considérez...
05:52Mais je parle au nom...
05:53On va se mettre d'accord.
05:55La représentation politique, c'est l'idée justement, précisément,
05:59qu'à un moment, on considère qu'un élu nous représente tous.
06:03Qu'on ait voté pour lui ou pas.
06:04Qu'on partage l'idée ou pas.
06:06Mais désormais, la question, lorsque Sébastien Delogu dit
06:10« Désormais, il faut élire un racisé,
06:14parce que le peuple réel de France doit reprendre le pouvoir. »
06:17Lorsque Daniel Obono dit « La fête de l'humain... »
06:20Mais vous les avez déjà dites une fois.
06:22Mais non, parce que le problème, c'est que vous prenez des propos,
06:25vous les sortez d'un contexte, et vous essayez de leur faire dire autre chose.
06:28Attendez, Apolline de Malherbe, ce que je dis, c'est très simple.
06:31Ce que je dis, c'est très simple.
06:32Ce que je dis, c'est que nos élus ne sont pas suffisamment représentatifs de la population,
06:35et qui doivent l'être davantage.
06:36Après, moi, quand je suis élu, je porte la parole de l'ensemble des électrices
06:39et des électeurs de ma circonscription,
06:41quelle que soit leur couleur de peau,
06:41quelle que soit d'ailleurs, y compris leur opinion politique.
06:43Mais qu'est-ce qui est le plus important ?
06:43Même celles et ceux qui n'ont pas voté pour moi.
06:45Ce qu'on est de naissance ou ce que l'on devient ?
06:47Mais vous pouvez comprendre, vous devez pouvoir comprendre, je pense,
06:50que quand on est français...
06:52Doit-on être réduit à notre origine, à notre couleur de peau, à notre religion ?
06:58On n'est pas réduit à ça.
06:59Mais quand la classe politique apparaît comme étant complètement décalée
07:03par rapport à la société dans laquelle on est,
07:06je crois en la liberté de penser contre ce que l'on est,
07:10ou ce qu'on est, ou ce qu'étaient nos parents...
07:11Mais comprenez aussi qu'il y a toute une partie de la population française aujourd'hui
07:18qui ne se sont pas représentées par la classe politique telle qu'elle est aujourd'hui.
07:21Et si vous voulez répondre à cette fracture politique et démocratique,
07:24vous devez aussi travailler à faire en sorte
07:26que la classe politique soit davantage représentative.
07:29Par exemple, regardez, il n'y a pas suffisamment d'ouvriers à l'Assemblée nationale,
07:33il n'y a pas suffisamment d'employés à l'Assemblée nationale.
07:35Et pourtant, je ne considère pas qu'un ouvrier
07:36ne va représenter que les ouvriers de sa circonscription.
07:39Donc évidemment que c'est un sujet, une préoccupation qui est décidive pour moi.
07:42M. Bilongo avait été, vous le savez, sur une plateforme qui s'appelle la Librairie Africaine.
07:44J'ai écouté plusieurs de leurs podcasts.
07:45Qui, pardon ?
07:45Et votre M. Bilongo, qui est l'un de vos députés, qui est lui-même candidat.
07:50Et la Librairie Africaine avait ensuite, la semaine d'après, invité une femme
07:53qui disait, elle était de couleur noire, et elle disait faire des bébés avec un blanc,
07:56ça fait des métisses, et au fur et à mesure, ça élimine les noirs.
07:59Ça lui posait problème.
08:00Franchement, Mme Neuallard, vous n'avez pas à m'interroger sur...
08:02On est allé quelque part, et une semaine plus tard, il y a quelqu'un d'autre.
08:06Excusez-moi, mais je suis à votre micro.
08:07Avant, vous avez invité un certain nombre d'invités,
08:09avec une tenue des propos qui me dérangent beaucoup.
08:10Quand vous commencez à calculer à partir de quelle couleur de peau on est représentatif...
08:14Mais franchement, c'est bizarre que vous vous disiez ça.
08:16Pourquoi, justement ? Parce que je pense au contraire à la liberté.
08:18Oui, mais je vais vous dire, par exemple, je pense que vous êtes...
08:21Je me permets, hein.
08:22Allez-y.
08:22Je pense que, par exemple, vous trouvez bien qu'il y ait eu la parité en politique,
08:26et qu'il y ait maintenant davantage de femmes que d'hommes.
08:28Et vous auriez pu m'utiliser les mêmes arguments il y a quelques années dans ces débats-là.
08:32Sachez que j'ai toujours été justement pour la liberté de chacun.
08:34Oui, mais en l'occurrence, je ne suis pas fondé.
08:36Non, mais je sais, mais ce n'est pas une remise en cause de la liberté de chacun,
08:39de considérer que, parfois, il y a des mécanismes de domination qui existent dans la société,
08:44qui font que, par exemple, les femmes sont moins engagées ou se présentent moins à une élection,
08:47que les personnes issues de l'immigration peuvent moins se présenter à une élection.
08:49Mais la question que je vous pose, c'est qu'en défendant cela, en tirez-vous les conséquences pour vous-même ?
08:54Mais moi, j'en tire les conséquences tous les jours.
08:55Vous allez voir, pour nos candidats ou nos candidats aux élections municipales,
08:58où on fait un travail, et c'est un travail qui se fait de manière consciente,
09:02et qui remet en cause la liberté de personne,
09:03pour faire en sorte que nos candidats et nos candidats soient davantage représentatifs de la population.
09:07Manuel Bonfard, coordinateur de la France.
09:09C'est un bon débat, c'est un débat intéressant.
09:10Et c'est un débat philosophique que je suis très heureuse d'avoir eu avec vous.
09:14C'est un débat intéressant.
09:16C'est un débat intéressant.
09:17Abonnez vous ...
09:47Abonnez vous ...
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