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Retrouvez le club de la Bourse du jeudi 28 mai dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.
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00:00Good morning market, le club de la bourse.
00:03Il est 8h40, Nicolas Pagnès est toujours avec nous, avec nous également pour le club de la bourse.
00:08Thibaut Prébet, bonjour, économiste indépendant.
00:10A côté de vous, Vincent Chéniaud, bonjour, directeur de la recherche chez Generali Investment.
00:15On était en train de se gargariser pendant la publicité autour de la hausse des taux.
00:19On a Nicolas encore des déclarations ce matin de membres de la Banque Centrale Européenne
00:23qui préparent les esprits à une hausse des taux.
00:25Oui, on a eu Isabelle Schnabel avant-hier, on a Philippe Lein aujourd'hui qui nous dit
00:29« Le choc énergétique aura des répercussions durables sur l'inflation en lien avec la reconstitution des stocks des États
00:35mais aussi la diversification de leur mix énergétique ».
00:37Et il nous précise, il dit « Même si certaines pressions liées à des chocs d'offres s'atténuent avec
00:40le temps,
00:41il est important que les banques centrales veillent à ce qu'il n'y ait pas de conviction généralisée
00:45parmi la population ou parmi les acteurs qui fixent les prix que l'inflation va rester durable.
00:48Sous-entendu, le rôle de la BCE, c'est de monter ses taux lors de sa prochaine réunion de politique
00:54monétaire.
00:55Oui, c'est ça Vincent Chéniaud, c'est 0,25 au moins.
00:57Je vous prépare pour la semaine fin, pendant 10 jours.
01:00Oui, la hausse du mois de juin est assez probable et d'ailleurs, elle n'est pas totalement mais largement
01:07anticipée,
01:08pricée par le marché.
01:10On a même entre 2 et 3 hausses, exactement entre 2 et 3 hausses de pricées pour 2026.
01:18Alors, ça nous semble un petit peu exagéré parce que les risques d'inflation en chaîne,
01:23tel qu'on l'avait connue en 2022-2023, nous nous sommes quand même improbables parce que le marché de
01:30l'emploi est moins tendu
01:31et donc la propagation vers les salaires est moins certaine.
01:36Mais ceci dit, il est certain que la BCE a été marquée par le choc de 2022-2023.
01:44Ils y voient une perte de créabilité potentielle.
01:48Effectivement, on le voit encore, quand ils parlent d'éventuellement monter les taux, ils se réfèrent beaucoup au public.
01:54C'est-à-dire, il faut envoyer un signal au public comme quoi la hausse de l'inflation sera contrôlée,
02:01de sorte que les demandes salariales ne soient pas trop fortes et donc d'éviter d'ancrer des anticipations d
02:07'une inflation élevée.
02:08– Mais ça, ce n'est pas le travail de la BCE, non Thibaut Prébet, de faire de la politique,
02:12de faire de la communication auprès des individus, je ne sais pas.
02:15– C'est complètement à la ramasse, ce qui est intéressant, c'est que la base fondatrice de la politique
02:18monétaire,
02:18c'est Milton Friedman qui disait que l'inflation est partout et toujours un phénomène monétaire.
02:22C'est complètement faux. En 2020, la crise du Covid, ce n'est pas un phénomène monétaire, c'est un
02:25phénomène de « on ne peut pas produire, ça a des impacts ».
02:27Là, on a un phénomène géopolitique de blocage d'un des trois.
02:30Mais on a oublié en Europe, depuis 2011, que les États avaient le droit de se parler, de faire des
02:33choses,
02:33et comme on était complètement bloqués, dragués à partir du principe que la Banque Centrale réglait tout,
02:37que c'était une sorte de super ministère de l'économie européenne.
02:39Donc maintenant, ils veulent tout régler, ça n'a aucun sens, ça ne sert à rien.
02:42Ça va être contre-productif pour les boîtes qui souffrent déjà et qui vont souffrir de hausse de taux,
02:46en ayant zéro impact sur les trois d'Ormuse, à la limite, et ça, on pourrait revenir,
02:50c'est plus crédible aux États-Unis qu'en Europe, où c'est pour le coup totalement débile.
02:54– Mais 0,25, c'est dangereux pour nous ou pas ?
02:56Parce que nous, Français, on n'a pas vraiment besoin d'une hausse des taux, franchement, sur notre économie.
03:00Mais 0,25, ça se chiffre comment en impact économique ?
03:04– Non, si c'est une seule hausse, c'est assez limité.
03:07Le problème, c'est qu'effectivement, les anticipations du marché sont que plusieurs hausses suivront.
03:14Et donc là, effectivement, ça pousse les taux longs, donc ça peut freiner l'investissement,
03:19ça peut handicaper l'immobilier, le secteur automobile, tous les secteurs qui sont sensibles autour de l'intérêt.
03:24Donc c'est vrai que c'est assez malvenu à un moment où la croissance était très faible au premier
03:28trimestre,
03:290,1% en variation de trimestre réel.
03:32Au deuxième trimestre, probablement, on se rapproche de la stagnation pour la zone euro.
03:35La France, vous avez vu, les PMI sont très bas, et donc c'est plutôt inquiétant à ce niveau-là.
03:43Mais encore une fois, la BCE estime que c'est son rôle quand même d'influencer les anticipations de l
03:50'inflation
03:50pour contrôler le phénomène.
03:51Nicolas ?
03:52J'ai envie de vous proposer une autre citation qui vient du directeur exécutif de l'Agence internationale de l
03:57'énergie
03:57qui dit « Nous traversons la plus grave crise énergétique que le monde n'ait jamais connue.
04:00Je pense qu'elle va remodeler les stratégies d'investissement à l'échelle mondiale,
04:03à l'instar des chocs pétroliers qu'on a connus notamment dans les années 70.
04:06Est-ce qu'il n'y a pas quand même une sous-estimation peut-être du marché
04:09sur l'impact du choc inflationniste qu'on connaît à l'heure actuelle, Thibaut Prébet ?
04:14Oui, majeur et de manière amusante, je dirais, surtout aux Etats-Unis.
04:17Moi, j'aime bien cette phrase, dire « Aujourd'hui, est-ce que vous saviez que le monde est neutre
04:20en pétrole ?
04:20Il est autant exportateur qu'importateur. »
04:22Il faut vous dire que c'est complètement débile, merci Thibaut pour l'analyse.
04:25Parce que ce qui est intéressant, c'est qui est exportateur et qui est importateur à l'intérieur.
04:28Mais c'est pareil aux Etats-Unis.
04:29Tout le monde nous dit qu'ils sont exportateurs nets, c'est super, ou ils sont neutres, c'est dingue.
04:32Mais le gars qui va à la pompe aux Etats-Unis, il paye 50% de plus qu'avant la
04:35crise,
04:36contre 20% de plus en France.
04:37Est-ce que savoir que Exxon ou Chevron gagnent énormément d'argent, ça lui change quelque chose ?
04:41Donc est-ce que savoir que le pays est neutre ou exportateur, on a quelque chose à battre ?
04:44Non, le consommateur, il prend un choc énorme,
04:46qui va répercuter sur tout le reste de sa consommation, qui va prendre des plombs.
04:50Et donc toutes les boîtes non pétrolières, elles vont subir une très forte baisse de la consommation et être plombées.
04:55Donc derrière ce « les Etats-Unis sont exportateurs et pas nous, donc eux ils ne sont pas touchés »,
04:58on a un truc qui est complètement débile.
05:00Il y a une seule réalité, c'est que géopolitiquement, il y a un pouvoir américain du fait d'être
05:04exportateur, ça c'est réel.
05:06Économiquement, c'est tout aussi idiot de dire que le monde est neutre.
05:08Et donc je pense qu'on sous-estime le choc américain,
05:10où d'ailleurs la croissance n'était déjà pas très bonne et on s'emballe sur un truc énorme.
05:13Mais en fait, toute la hausse boursière, c'est un circuit clos, un peu consanguin de la tech.
05:17Mais pour les vraies boîtes qui emploient des vrais gens, il y a un énorme sujet.
05:20Donc je pense qu'on sous-estime l'inquiétude économique, particulièrement aux Etats-Unis.
05:25Et les Etats-Unis ne pourraient pas baisser les exportations pour faire baisser le cours du galon sur le pays,
05:32pour privilégier le consommateur américain, c'est pas possible ça ?
05:34Ça ne marche pas vraiment comme ça, parce qu'à la limite, quelqu'un qui a un prix qui est
05:37beaucoup plus élevé ailleurs,
05:38ce n'est pas trop la culture américaine de lui dire « tu ne vas pas vendre ailleurs parce que
05:40c'est plus cher ».
05:41Donc les prix sur une demande qui est complètement élastique, où il y a juste le transport à gérer…
05:44Ils ne peuvent pas se décorréler en fait ?
05:45Non, très difficilement.
05:46Alors il faudrait rentrer dans une politique comme en France, c'est-à-dire bloquer des prix ou subventionner pour
05:50rester.
05:50Ce n'est pas du tout la politique américaine.
05:52Et aux Etats-Unis, il faut être très clair, personne ne le demande.
05:54Donc on a un vrai sujet.
05:56Mais je pense que c'est totalement crucial de comprendre que c'est un sujet très américain.
06:01Et là-dessus, on est dans une forme de déni.
06:02Et un dernier rappel, en France, je vous le rappelle, pour la stat, on était à 0,3 de croissance,
06:06d'inflation en janvier.
06:07C'est l'idée, la version structurelle de l'économie hors choc.
06:10C'est moins d'inflation que ce qu'on avait en 2019 quand les taux étaient à moins 0,4.
06:14Donc on a une économie qui, hors choc, devrait justifier des taux à zéro.
06:17Et on est en train de parler de les monter.
06:19Donc on va quand même avoir un impact qui est complètement anachronique et décalé.
06:22Vincent Chéniot, le fait que les marchés ne pricent pas du tout le contexte géopolitique,
06:28les marchés actions notamment sur les taux, ça se voit un peu plus.
06:30C'est un problème ? C'est court-termiste ?
06:32Et à un moment donné, on va avoir un choc ? Comment vous regardez ?
06:35Le problème, c'est qu'on a aujourd'hui deux chocs puissants.
06:41Un qui est le choc d'offres qui vient de l'énergie, de la guerre en Iran.
06:47Plus généralement, une situation géopolitique assez instable.
06:51Et on voit des chocs d'offres négatifs se multiplier.
06:54Donc ça, c'est plutôt inflationniste.
06:55Ce n'est pas une très bonne nouvelle pour les obligations.
06:58Et d'ailleurs, on a vu que les rendements longs ont quand même monté ces derniers mois.
07:00Mais en face de ça, on a le choc IA, qui lui, a priori, est un choc d'offres positif.
07:05On a une offre d'intelligence qui est inégalée,
07:09qui a priori, à terme, avec les gains de productivité, sera plutôt désinflationniste.
07:13Mais aujourd'hui, ce choc IA, il est inflationniste.
07:16Parce qu'en fait, on a une demande de plus électronique, de plus mémoire,
07:20qui est énorme, qui fait monter les prix, qui impacte beaucoup l'industrie.
07:24Alors, bien évidemment, les biens électroniques, mais pas seulement.
07:27Et donc ça, c'est également inflationniste.
07:29Et donc, les deux chocs d'offres sont, à court terme, inflationnistes.
07:33Et c'est bien le problème des banques centrales.
07:35Et c'est pour ça que la BCE n'est pas très à l'aise.
07:38Des marchés américains, Thibaut, qui fonctionnent en partie grâce à la tech,
07:42avec la place qu'elle a aujourd'hui.
07:43Et ça passe à Rangé, parce qu'on a quand même ces trois IPOs à venir.
07:46On rappelle, vous avez encore les montants en tête ou pas, Nicolas ?
07:48Oui, oui, pour SpaceX, on va lever 1750 milliards de dollars.
07:53Ça, c'est officiel.
07:54Enfin, pardon, ça, c'est la valorisation de SpaceX pour lever entre 75 et 80 milliards de dollars.
07:59Et on a également Anthropik et OpenAI, qui devraient être valorisés.
08:03Mais là, il n'y a aucune info officielle aux alentours de 1000 milliards de dollars chacune.
08:06Avec des boîtes, Thibaut, comme SpaceX, qui vont avoir un poids dans les indices qui va être colossal.
08:10Absolument.
08:10Là, c'est très intéressant, parce qu'il faut se rappeler qu'un peu comme pour le cas,
08:12normalement, une société ne peut pas rentrer dans le Nasdaq.
08:15Or, on a créé une nouvelle règle, qui est que quand une société est une des 40 plus grosses sociétés
08:18de la cote,
08:19dans la tech, elle peut rentrer directement, enfin, sous 15 jours, dans le Nasdaq 100.
08:22Donc, elle ne va pas avoir le côté, je vais en dessous, puis au bout d'un moment, je vais
08:25grader.
08:25Donc, pour tous les trackers, qui vont se retrouver avec un truc qui est très illiquide,
08:29mais qui va être un poids énorme dans les indices où il faut acheter du papier,
08:31le risque de s'écarter très fortement de la performance du sous-jacent est énorme.
08:35Et donc, il y a toute une difficulté de savoir, est-ce qu'il faut acheter un peu avant pour
08:38en avoir...
08:38Attendez, le risque de s'écarter de la performance du sous-jacent, là, je...
08:41Vous achetez un tracker Nasdaq.
08:42Oui.
08:43Vous allez avoir un truc qui rentre avec un poids énorme.
08:45Il faut que le tracker, il en ait autant que l'indice.
08:46D'accord.
08:47Mais il n'y a pas beaucoup d'offres.
08:48Donc, soit il achète un peu avant pour préparer,
08:50mais s'il en a avant et que ça ne performe pas dans le Nasdaq 100,
08:52dans le Nasdaq avant le Nasdaq 100, vous êtes embêté.
08:54Soit vous n'en avez pas avant et si vous n'arrivez pas à acheter, que ça s'envole,
08:57vous allez sous-performer votre indice.
08:59Donc, il y a un vrai défi qui est extrêmement compliqué de savoir
09:01comment, sur une société qui rentre très vite dans un grand indice, vous allez en avoir.
09:04Mais c'est quoi la réponse, du coup ?
09:05Ah ben, la grande réponse, c'est que chaque gérant va essayer de se débrouiller lui-même
09:08en voyant s'il préempte.
09:09Ça a déjà été fait, mais sauf que jamais sur des trucs aussi importants.
09:12Il faut avoir en tête que les plus grosses introductions avant,
09:15c'était des trucs comme Facebook, on parlait d'un pourcent de l'indice à terme,
09:17on ne parlait pas d'un truc qui, directement, pèserait.
09:20Alors, il y a des problèmes de liquidité qui baissent le poids,
09:23mais on est sur une taille énorme, on n'a jamais connu ça en intro.
09:25Et donc, il y a des sujets techniques très intéressants.
09:27Et puis, le deuxième point par rapport à ce que vous disiez,
09:29c'est qu'on est dans une économie qui est en automne démographique.
09:31Ça veut dire que tous les thèmes classiques sont balayés par l'investisseur
09:34qui dit tout ça n'a plus de potentiel, donc il n'y a que la tech qui m'intéresse.
09:36Et donc, ce qu'on observe aujourd'hui, c'est un truc qu'on a déjà vu.
09:39D'abord, on a la hype autour du thème,
09:41et ensuite, on se dit, quelque part, c'est les pelles et les pioches qui vont marcher.
09:44On a eu ça sur les télécoms, on était passé ensuite sur les infrastructures télécoms.
09:47Ensuite, on a eu ça sur la tech, et après on s'est dit,
09:49maintenant, il faut jouer les SMIC conducteurs.
09:50Et de la même manière, on a eu d'abord l'AI,
09:52et maintenant, c'est toute la partie data center nucléaire
09:55qui vient prendre le relais.
09:56Et tous les thèmes, on va dire, séculaires, qui n'ont plus de croissance,
09:59la population ne va plus monter, donc il n'y a plus de potentiel,
10:01plus personne n'en a rien à faire.
10:02Donc, c'est un peu consanguin.
10:03Et alors, la rive, effectivement, c'est que si tout ça ne génère pas des profits,
10:06on va avoir un wake-up call, comme disent les Anglais, un peu sévère.
10:09Comment vous regardez ça, Vincent Chéniot, ces grosses IPOs à venir aux Etats-Unis ?
10:13Alors, d'abord, c'est de l'offre de l'action,
10:16et donc, il y a un risque, toujours, quand vous avez de l'offre,
10:18que ça fasse baisser les prix.
10:20Mais on est dans une phase, quand même, où il y a également beaucoup de demandes,
10:23et notamment pour tout ce qui est IT.
10:26Donc, on n'est pas particulièrement inquiet sur l'impact négatif que ça pourrait avoir.
10:32Mais c'est vrai que tout ce qui est IT va représenter,
10:36après ces introductions, quasiment 50% du marché américain, du S&P.
10:40C'est énorme.
10:41Donc, ça implique, effectivement, un risque de concentration sectorielle
10:46qui implique qu'on...
10:48C'est ce que disait Thibault, il va falloir délivrer, quoi,
10:50à un moment donné, du revenu, parce que sinon, ça va être problématique.
10:52Voilà, et on risque d'avoir un indice qui est plus volatile,
10:54parce qu'il est extrêmement concentré dans ce secteur-là.
10:58Après, pour revenir sur votre question,
11:00sur la résistance du marché américain, notamment dans le contexte iranien,
11:04oui, on a cette vague IA qui porte le marché.
11:07Regardez l'indice des semi-conducteurs,
11:10l'indice SOX qui a atteint de nouveaux points hauts.
11:12Donc, il y a la foi dans ce thème-là,
11:15et c'est sûr qu'on a également des profits très importants,
11:18notamment parce que les prix montent.
11:20Les prix dans le secteur montent fortement,
11:22et donc, ça contribue à générer des profits très importants.
11:25Mais c'est jamais arrivé, des secteurs qui ont autant de poids dans un indice,
11:28même au moment où l'industrie automobile était à fond,
11:31c'est inédit quand même, Thibault.
11:33On a eu des choses comme ça, on a eu les banques au Japon, par exemple,
11:35à cette période, on connaît ce genre de truc, ça arrive.
11:39Mais là, toute la question, effectivement,
11:40c'est qu'on retrouve quelque chose qu'on a déjà vu dans des périodes de bulles,
11:42c'est-à-dire des espoirs de chiffre d'affaires colossaux,
11:45mais pas encore de preuves que ça va amener du résultat net.
11:48Et tout le sujet de l'IA, il est là.
11:49C'est-à-dire qu'on est dans une chose assez consanguine,
11:50de gens qui font des incontents de capital,
11:52pour des gens qui réinvestissent dans les premiers.
11:53Tout ça crée beaucoup de chiffre d'affaires,
11:55mais au premier trimestre, sur les GAFA,
11:56on est à moins de 30% de free cash flow.
11:58Donc, en fait, on ne génère pas de trésorerie.
12:00Donc, toute la question va être la capacité à savoir
12:02si on est sur un site télécom,
12:04c'est-à-dire le consommateur gagne beaucoup,
12:05mais à la fin, ce n'est pas les fournisseurs qui y gagnent,
12:07ou est-ce qu'on est sur un site qui crée énormément de valeurs,
12:10ce qui était le cas, par exemple, pour les semi-conducteurs.
12:12Et là, le débat est très ouvert.
12:13Ce qui est sûr, c'est que le marché commence à laisser un risque important
12:15s'il y a une déception,
12:16et un potentiel de gains qui commence à devenir sacrément entamé.
12:19Vincent Cheneau, il reste une minute.
12:21Est-ce que vous êtes inquiet sur ce que pourraient faire des IA comme Mythos,
12:24sur l'ensemble de la cybersécurité, sur certaines entreprises de logiciels,
12:28sur les banques à qui la BCE a demandé des stress tests ?
12:30Comment vous regardez ça ?
12:31Oui, c'est un gros point d'interrogation.
12:34Il y a des inquiétudes très fortes,
12:36et je crois que tous les départements de risque
12:38sont très concentrés sur le sujet.
12:40Mais je dirais que c'est un facteur de risque
12:42qu'on contrôle et qu'on connaît très mal.
12:45Donc, c'est difficile de l'appréhender et de le couvrir.
12:51Mais oui, c'est sûr que ce seront des sujets importants à l'avenir.
12:55Dans les banques, ça va être chaud quand même, Thibaut ?
12:57Oui, après, c'est toujours chaud dans les banques.
12:59Mais oui, bien sûr.
13:00C'est le quotidien.
13:01Non, mais exactement, il faut se rendre compte du truc.
13:03C'est des gens qui ont des effets d'or bilan énormes
13:05par rapport à leur capital.
13:06Il y a toujours des sujets qu'il faut tout surveiller.
13:07C'est quand même hyper contrôlé, souvent en amont.
13:09Je pense qu'on est plus dans la dette privée,
13:11dans les problèmes de liquidité
13:12que dans les problèmes de risque de perte.
13:13À mon avis, tout ça est surveillé.
13:15Ça ne m'inquiète pas plus que ça.
13:15Dans un instant, l'ouverture des marchés.
13:17Nicolas Pagnès, on est toujours en avant-marché ?
13:19Dans le rouge, oui, effectivement.
13:21Sur les marchés européens, dans le sillage
13:23de ce qu'on peut voir sur les marchés asiatiques.
13:25Le Nikkei, moins 0,47.
13:27Le Hang Sailing, moins 1,24.
13:29En lien, bien sûr, avec la reprise des frappes au Moyen-Orient.
13:31Merci beaucoup, Vincent Génieau et Thibaut Prébet
13:33d'être venus ce matin dans la matinale de l'économie.
13:34Merci beaucoup, Vincent Génieau et Thibaut Prébet.
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