- il y a 2 jours
Tous les soirs, les informés de franceinfo débattent de l'actualité autour de Victor Matet.
Catégorie
🗞
NewsTranscription
00:00Bonsoir et bienvenue sur France Info, à la radio et à la télé sur le canal 16 de la TNT.
00:05A la une, ce soir est-ce la fin du cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran.
00:10Des tirs de part et d'autre aujourd'hui dans le détroit d'Ormuz.
00:13Donald Trump avait lancé une opération pour escorter les bateaux bloqués depuis des semaines.
00:17Un navire sud-coréen a aussi pris feu.
00:20Comment comprendre cette escalade alors que des missiles ont aussi frappé les Émirats Arabes Unis ?
00:24Une première depuis l'arrêt des hostilités.
00:25Il y a un mois pour analyser cette situation dans le studio de France Info, ce soir Estelle Martin.
00:32Bonsoir et bienvenue, présentatrice de l'émission 64 minutes week-end sur TV 5 mondes.
00:38Bonsoir Christian Chénault de la rédaction internationale de Radio France.
00:42Guillaume Lagan est aussi avec nous.
00:43Bonsoir et merci d'être avec nous, maître de conférence à Sciences Po, spécialiste des questions de défense et de
00:48relations internationales.
00:50Auteur de ce livre géopolitique de l'Europe crépuscule d'une puissance.
00:54Point d'interrogation. Bonsoir Jonathan Boucher-Peterson, éditorialiste politique à Libération.
00:59Et bonsoir Patrice Moyon.
01:00Bonsoir Victor.
01:01Éditorialiste à Ouest France.
01:05Que se passe-t-il ce soir dans le détroit d'Ormuz, au large des côtes iraniennes ?
01:09Les informations extrêmement nombreuses se suivent depuis le milieu de la journée avec aussi des démentis de part et d
01:15'autre.
01:15Alors que Donald Trump a mis à exécution sa promesse de faire escorter les bateaux bloqués depuis deux mois par
01:21la marine américaine.
01:22De premiers tirs iraniens contre des navires ont été revendiqués, démentis de la part des Etats-Unis.
01:27D'autres frappes ciblées ont ensuite été annoncées.
01:30Ce soir toujours contre des bateaux.
01:31Annonce de la télévision d'Etat en Iran.
01:33Et ce soir encore l'amiral Brad Cooper, à la tête du commandement militaire américain pour le Moyen-Orient,
01:39annonce lui que les forces américaines ont détruit au moins six embarcations aériennes et intercepté des missiles ainsi que des
01:45drones lancés par l'Iran.
01:47Voilà pour un résumé de la situation.
01:49Christian Chénon, que faut-il comprendre ce soir de la situation ?
01:52On sent que le cessez-le-feu était un peu au bout de souffle.
01:55Il était conclu le 8 avril dernier.
01:56On sent qu'on arrive dans une situation où les deux belligérants cherchent une porte de sortie, que ce soit
02:01diplomatique ou militaire.
02:03Et là on arrive un petit peu au bout de l'exercice.
02:05Le cessez-le-feu ce soir, on n'en a plus que le nom ?
02:07En tout cas, ça s'effrite.
02:09On voit bien que là, parce que là, évidemment, les tirs iraniens sur Fougéra, contre les tankers...
02:15Fougéra, c'est ce site nucléaire aux Émirats.
02:17Non, c'est un port d'exploitation pétrolier, mais sur le golfe d'Omane.
02:22Donc de l'autre côté, qui permet justement de contourner le détendant Mousse.
02:25Donc là, oui, on est dans une situation d'escalade.
02:27On arrive un peu au bout d'une séquence où là, évidemment, les deux protagonistes cherchent...
02:32Comment dire ?
02:33À sortir de l'impasse, parce que là, on est dans une impasse complète.
02:36Alors ça va peut-être se faire progressivement ou ça va éclater.
02:39En tout cas, on sent que ce soir, évidemment, on est sur un regain de tension très très net.
02:42On a pensé, Guillaume Lagan, à un moment, une sorte de guerre de communication au fil de la journée.
02:47On a dépassé ce stade-là, ce soir ?
02:49Oui, je crois qu'on l'a dépassé, parce qu'effectivement, au-delà des déclarations des uns et des autres,
02:53il y a des frappes réelles qui ont été effectuées, à la fois, vous l'avez dit, sur ce navire
02:57sud-coréen qui est en feu,
02:58et puis d'autre part, sur ce territoire des Émirats Arabes Unis, qui se trouve à proximité d'Omane.
03:05Omane, d'ailleurs, a été frappé également, mais peut-être par erreur, on ne sait pas très bien.
03:09Les deux blessés.
03:09Voilà, donc là, moi, je rejoins ce qui vient d'être dit sur le fait que, des deux côtés, on
03:15a une volonté d'escalade.
03:17Du côté américain, je crois que M. Trump s'est un peu lassé des circonvolutions iraniennes sur les négociations
03:23qui n'aboutissent pas, qui n'avancent pas.
03:25Il pense que sa pression économique peut porter, mais en même temps, il est revenu en début de journée
03:30à la politique traditionnelle des États-Unis, qui consiste à assurer la liberté des mers,
03:34et donc la volonté d'utiliser la force pour faire franchir le détroit d'Ormuz à un certain nombre de
03:39navires.
03:39Ça s'est manifesté au début de la journée.
03:41Je pense que les Iraniens, de leur côté, voulaient montrer que, bien, cette pression, ils y résistaient,
03:47d'où les tirs à la fois sur le navire sud-coréen et les Émiratis.
03:51On peut remarquer à cet égard qu'ils se sont gardés, pour l'instant, de tirer directement.
03:55Alors, ils ont fait des déclarations en ce sens, mais il n'est pas établi qu'ils aient attaqué directement
03:59des navires américains,
04:00peut-être parce qu'ils ne le peuvent pas,
04:01et peut-être aussi parce qu'ils ne veulent pas s'y risquer, parce que ce serait, effectivement,
04:05alors là, le feu vert pour les Américains, pour reprendre à nouveau les frappes sur le pays.
04:10Est-ce qu'on peut dire, ce soir, Estelle Martin, que la guerre a repris ?
04:14Est-ce qu'on peut dire que la guerre a repris ? Est-ce qu'elle avait vraiment terminé ?
04:16Effectivement, on voyait bien qu'il y avait quand même ce blocus.
04:18Alors, effectivement, il n'y avait plus de bataille au sens strict du terme.
04:21C'est-à-dire que là, on a vu qu'il y a eu des cibles qui ont été frappées,
04:25mais on sentait bien qu'elle n'était pas réglée, cette guerre.
04:28On a parlé de front figé, de guerre gelée.
04:31A priori, là, c'est en train de reprendre.
04:32Peut-être parce que Donald Trump est excédé et ne veut pas,
04:36ou veut mettre la pression sur les Iraniens.
04:39Il l'a encore dit ce week-end.
04:40La nouvelle proposition des Iraniens ne lui plaît pas.
04:43Et il joue aussi sur le fait qu'il y ait des divisions
04:45entre les gardiens de la Révolution et d'autres Iraniens
04:49qui accepteraient peut-être de négocier avec lui.
04:51Il y a une sorte de grand flou.
04:52Et on ne sait pas exactement ce qu'il joue.
04:54Mais là, en tout cas, on sent bien que les deux camps veulent faire pression
04:56et que le détroit d'Hormuz est vraiment le point central,
05:01le point névralgique de cette guerre.
05:02Le président américain qui, ce soir, dit, je le cite,
05:05à part le vaisseau sud-coréen, il n'y a eu pour le moment aucun dégât dans le détroit.
05:09Il y a une volonté, Christian Chénaud, de calmer le jeu, tout de même,
05:12de la part de Donald Trump ?
05:13Je ne sais pas s'il y a une volonté de calmer le jeu,
05:14mais là, évidemment, on comprend aussi que le blocus américain
05:18n'est pas complètement imperméable.
05:20C'est-à-dire que les Iraniens ont commencé...
05:22Ça, c'est leur tradition.
05:23Ils sont artistes dans l'art de contourner les sanctions
05:26et les chemins bloqués par le Pakistan,
05:30en longeant les côtes.
05:31Il y a quand même pas mal de bateaux, des tankers iraniens qui sont passés.
05:34Donc voilà.
05:35En plus, les Iraniens profitent du prix très élevé du pétrole.
05:37Ils exportent beaucoup moins.
05:38Mais là, ce soir, je crois que le pétrole est à 119 dollars.
05:42Donc pour eux, alors qu'avant la guerre, il était à 60.
05:45Donc pour eux, ils engrangent quand même de l'argent.
05:48Non, je pense qu'on arrive à un moment décharnière
05:50où effectivement, à la fois les Américains,
05:53Donald Trump est peut-être impatient,
05:55veut faire quelque chose,
05:56finalement forcer la décision sur le terrain.
05:58Et les Iraniens, qui sont, je veux dire,
06:00arc-boutés sur leur défense,
06:02qui ont le doigt sur la gâchette
06:04et qui ont peut-être donné des coups de semence aux bateaux américains.
06:07On ne sait pas exactement si on tirait des missiles.
06:09En tout cas, il y a un signal en disant, on peut frapper.
06:13Donc voilà, les deux, il y a deux narratifs de bataille
06:16pour essayer d'emporter la décision.
06:19On parlait, Patrice Moyen, à l'instant du cours de pétrole.
06:22Il a réagi immédiatement après ces frappes.
06:25Il a réagi immédiatement.
06:27Et ce matin, ce qui était intéressant,
06:28c'est qu'il y avait la fameuse traditionnelle lettre
06:31du gouverneur de la Banque de France
06:32au président de la République.
06:34Et il faisait remarquer que c'était, en tout cas,
06:36un signal très fort pour accélérer la transition énergétique
06:41pour la France.
06:41Parce qu'on voit bien que la dépendance au pétrole
06:45et au gaz en provenance du Moyen-Orient
06:48ont des conséquences absolument dévastatrices
06:50quand même sur l'économie européenne.
06:52Et on reviendra sur les conséquences en France.
06:55Notamment, je voudrais qu'on revienne, Guillaume Lagan,
06:56sur ce navire sud-coréen en feu,
06:58donc après une explosion dans le détroit d'Hormuz.
07:01Est-ce qu'on sait précisément ce qui s'est passé ?
07:03Et ce n'est pas un hasard tout de même
07:04que ce soit un navire sud-coréen qui a été frappé ?
07:07Moi, je n'ai pas d'élément très précis sur ce sujet.
07:10Ce que je peux indiquer, c'est que c'est vrai
07:12qu'il y a une bataille, on l'a dit tout à l'heure,
07:13de déclarations, mais ce qu'il faut quand même dire,
07:15c'est que ces déclarations ne sont pas toujours
07:18vérifiées dans la réalité.
07:20Ce que les Américains nous disent,
07:21c'est qu'ils ont réussi à faire sortir
07:22deux bateaux du Golfe Persique
07:24et que par ailleurs, ils ont fait pénétrer
07:26dans le Golfe Persique deux de leurs navires militaires.
07:29Ça, c'est factuel.
07:30Donc ça, on ne peut pas le...
07:32A priori, on ne peut pas le nier.
07:34Et ces navires militaires, je le répète,
07:36ils ne semblent pas avoir été visés,
07:38en tout cas de manière réussie,
07:40par les Iraniens.
07:41De leur côté, les Iraniens,
07:43encore une fois, si les déclarations américaines
07:46sont vraies, mais en général,
07:46elles le sont sur le plan militaire.
07:48Les déclarations américaines disent
07:50que plusieurs navires iraniens,
07:51donc vous savez, de cette fameuse flotte
07:53moustique, ont été détruits
07:55et que des interceptions ont été réalisées
07:59sur des missiles et des drones.
08:00Et donc, dernier élément, là aussi factuel,
08:03les Iraniens ont visé les Émiratis.
08:06Et ça, c'est...
08:07En fait, ils ont effectivement tué des personnes,
08:09d'ailleurs, des travailleurs indiens,
08:11je crois, aux Émirats.
08:13Donc, à cet égard, il y a quand même,
08:14pour revenir à ce qu'on disait tout à l'heure,
08:16il y a quand même une accélération
08:18des événements qui peut faire douter
08:20de la pérennité de la trêve,
08:22sauf à ce qu'on soit dans une situation
08:24de type libanais,
08:25de cesser le feu,
08:26vous savez qu'il n'en est pas vraiment besoin.
08:27C'est-à-dire, au Liban,
08:28on a là aussi une situation de cesser le feu,
08:30mais en réalité, le Hezbollah a continué
08:31d'essayer de frapper Israël,
08:32et Israël a continué ses opérations militaires.
08:34Avec des combats, d'ailleurs, aujourd'hui.
08:35Tout à fait.
08:36Donc, on pourrait aussi imaginer
08:37que dans les semaines qui viennent,
08:39en fait, ce type de...
08:39Cette situation de ni paix ni guerre
08:42se poursuive.
08:43S'agissant, pardon,
08:44vous m'interrogiez sur le navire sud-coréen.
08:46Bon, ben là, ce qu'il faut dire,
08:48c'est que les Sud-Coréens
08:50ont des intérêts très importants dans le Golfe
08:52parce que, comme tous les pays d'Asie,
08:54ils étaient les principaux acheteurs du pétrole
08:57venus du Golfe Persique.
08:58Ils ont probablement accepté
09:00l'offre d'accompagnement américaine
09:02parce que c'est un pays, la Corée du Sud,
09:04qui est très lié militairement
09:05et politiquement aux États-Unis,
09:07même si, comme les Européens,
09:09vous citiez tout à l'heure M. Macron,
09:11ils se tiennent, eux aussi,
09:12dans une position un peu d'expectative.
09:14Ils n'ont pas répondu
09:15aux demandes américaines d'aide
09:16pour dégager le détroit d'Hormuz.
09:19Peut-être, d'ailleurs,
09:20que cet incendie sur le bateau sud-coréen
09:21va changer la politique de Séoul.
09:23Effectivement, on peut se demander
09:24si aussi c'est la pression de Donald Trump
09:26de vouloir embarquer tout le monde,
09:27ce qu'il souhaite depuis le début,
09:29c'est-à-dire les alliés
09:30qu'il traite ou qu'il maltraitent plutôt.
09:32Mais c'est vrai qu'avec ce projet Liberté,
09:34là, il a dit à la Corée du Sud
09:35qu'il serait peut-être temps
09:36que vous veniez nous appuyer.
09:38Donc peut-être aussi,
09:38non seulement il veut faire pression
09:40sur les Iraniens,
09:41mais c'est aussi peut-être un moyen
09:44de faire pression sur tous les alliés
09:45pour qu'eux aussi participent
09:47à la libération d'Hormuz.
09:48En tout cas, ce projet Liberté
09:49qu'il lance aujourd'hui,
09:51comme ça, il décide de le faire.
09:52C'est vrai que c'est assez étonnant.
09:55Jonathan Boucher-Bétan.
09:55Non, mais ce qui reste sidérant,
09:57c'est évidemment,
09:57c'est ces deux navires militaires américains
09:59qui arrivent,
10:00le déploiement de force,
10:00on le connaît, potentiel.
10:02Il n'y a pas de sujet, en fait,
10:03sur le rapport de force locale.
10:04Et en même temps,
10:05on se rend compte que depuis le début,
10:06et ça fait penser à ces images
10:07du tanker en feu
10:08au tout début du blocage
10:09du détroit d'Hormuz,
10:10il suffit de quelques drones,
10:11il suffit de bourriner
10:13sur les pays du Golfe,
10:14de faire tout d'un coup,
10:15de taper avec un drone,
10:16tout simplement un drone,
10:17un tanker qui est en flamme,
10:18et ça suffit à bloquer tout le trafic.
10:20Donc c'est vrai que cette espèce
10:21d'emprise américaine en disant
10:23on met le blocus,
10:24maintenant c'est nous qui décidons,
10:26on apporte une forme de stabilité,
10:28le perdant quand même dans l'histoire,
10:29ça reste Donald Trump,
10:30cette capacité à, déjà,
10:33historiquement avoir identifié
10:34que ce serait Hormuz,
10:35que ce serait le nœud du conflit,
10:37et deux, avec 250 kilomètres de côte
10:39et d'être vulnérable
10:41simplement par un drone,
10:42on se rend compte que c'est très compliqué,
10:43qu'il n'y aura pas
10:44une imposition militaire exclusive
10:47sur le détroit d'Hormuz,
10:48mais que ça ne peut que se négocier
10:50dans quelque chose de plus large.
10:51Et s'il y a des jusqu'au boutiste dans l'histoire
10:53et des gens qui avaient anticipé ce risque-là,
10:55qu'il avait théorisé et qu'il avait préparé,
10:57c'est évidemment les Iraniens.
10:59Donc on reste quand même
10:59dans cette incapacité de Donald Trump
11:01de reprendre la main,
11:02certes, sur le récit,
11:03ça c'est une chose,
11:04mais simplement sur la réalité du terrain.
11:06Et ça ne se joue pas
11:07à qui a le plus gros porte-avions,
11:08à qui a le plus gros missile.
11:09Parce qu'on se rend compte
11:10qu'un tanker en feu,
11:11ça suffit comme...
11:11Non mais ça se joue aussi à ça,
11:13je vous vois haucher la tête, évidemment.
11:14Mais concrètement...
11:15C'est quand même pas mal d'avoir des gros...
11:16Oui, c'est peut-être pas mal,
11:17mais il suffit d'un tanker en feu
11:18parce qu'un drone l'a tapé
11:19pour que ça bloque tout le monde.
11:20Et on rappelle bien sûr
11:21que cette situation,
11:22elle n'existait pas
11:23avant le 28 février
11:24et les premières frappes israélo-américaines
11:26que la circulation navale
11:27sur le détroit d'Hormuz
11:29était libre à ce moment-là,
11:30Christian Chenot.
11:30Pour revenir peut-être
11:31au tanker sud-coréen,
11:33les Iraniens ont mis en place
11:35leur péage entre guillemets.
11:36C'est-à-dire qu'il faut une autorisation,
11:37il faut passer près des côtes.
11:38Alors, est-ce que le pétrolier sud-coréen
11:41n'a pas...
11:42Évidemment, on ne s'est pas soumis
11:43à ces règles
11:44et donc les Iraniens ont rappelé
11:46qu'ils sont les maîtres
11:47du détroit d'Hormuz
11:47et donc on ne passe pas
11:49si c'est un pétrolier sud-coréen.
11:51Et pour les Émiriens,
11:53le port de Fougéra
11:53qui est là pour contourner
11:55justement ce détroit d'Hormuz,
11:56là aussi, vous êtes à la menace,
11:58sous la menace de nos missiles
11:59et donc on n'exporte pas de pétrole
12:01via Fougéra.
12:03Et donc, c'est un peu...
12:04C'est toujours...
12:05Les Iraniens ont toujours
12:05la même logique depuis le début.
12:07C'est-à-dire que si nous,
12:08nous n'exportons pas de pétrole,
12:09vous n'exporterez pas de pétrole.
12:10Donc là, c'est encore
12:12un message politique, énergétique
12:14en disant, voilà,
12:17soit tout le monde se sauve,
12:18soit on coule.
12:19Et là, ils rappellent
12:20qu'ils ont la clé
12:21du détroit d'Hormuz
12:22et que sur...
12:23Comme disait Jonathan,
12:24c'est-à-dire qu'effectivement,
12:25un missile, un drone,
12:27tout de suite, ça paralyse,
12:29ça fait peur
12:29pour les armateurs,
12:30les compagnies d'assurance.
12:31Et là, même si Trump
12:33veut faire ce couloir
12:34et sécuriser,
12:36les bateaux,
12:36quand ils voient ça,
12:37ils n'ont pas forcément
12:38envie de quitter la zone.
12:41Et puis, il faut rappeler
12:41qu'il y a quand même aussi
12:42un pétrolier émirien
12:44de l'Adnok,
12:45donc la grande compagnie
12:46nationale pétrolière,
12:47qui a été touchée aussi
12:48aujourd'hui.
12:49Donc là, il y a eu quand même
12:50beaucoup de casse
12:51côté pétrole.
12:52Est-ce que les Émirats
12:53ont été touchés, Christian,
12:54parce que ce sont
12:55les seuls dans la région
12:56à avoir riposté à l'Iran
12:57depuis le début du conflit ?
12:58Ils ont été touchés
12:59parce que...
13:00Enfin, depuis le début,
13:01c'est les plus touchés
13:02par les drones et les missiles.
13:03Il y a Bahreïn aussi
13:04qui a été énormément touché
13:05et le Koweït.
13:06Mais pour les Émirats,
13:09je pense que vu du point
13:09de vue iranien,
13:10c'est-à-dire que les Émirats
13:11sont tellement maintenant
13:13alignés sur les Israéliens
13:14et les Américains
13:15qui sont finalement
13:16co-bélgérants.
13:17Oui, et il y a
13:18le Finanstal Time
13:18qui a révélé
13:19que là, il y a des soldats
13:20israéliens qui sont arrivés,
13:21qui ont mis un dôme laser,
13:22ce qui est le top du top
13:24normalement.
13:24Et qu'apparemment,
13:25cet après-midi,
13:25il y a eu 4 tirs de missiles
13:26balistiques sur les Émirats
13:28et les Israéliens
13:29sur place aux Émirats
13:31avec leur système,
13:32on en détruit.
13:33Et donc, il y a
13:33cette proximité
13:34et donc les Iraniens
13:36veulent faire payer
13:36les Amériens en disant
13:37« Voilà, vous êtes co-bélgérants »
13:39et d'autant plus
13:40que maintenant,
13:40ils sont en train,
13:41les Iraniens,
13:42de réorganiser leur route
13:43notamment vers le Pakistan
13:44avec des routes terrestres.
13:46Ils longent aussi la côte
13:48et donc là,
13:49on assiste finalement
13:50à une forme de divorce
13:51parce que traditionnellement,
13:53Dubaï ou les Émiriens
13:54étaient la plaque tournante
13:55du business pour contourner
13:56les sanctions pour les Iraniens,
13:58notamment les banques de Dubaï
14:00sont pleines d'argent
14:01des gardiens de la Révolution.
14:02Mais là, effectivement,
14:03on est entré dans une autre logique
14:04et la posture un peu dure
14:09des Émirats qui disaient
14:09« Nous, on ne peut plus supporter
14:11ces tirs,
14:11mais ils sont en train
14:12de basculer complètement
14:13dans le camp israélien et américain. »
14:16On parlait des stratégies
14:17des uns et des autres,
14:18Guillaume Lagarde.
14:19Est-ce que Donald Trump,
14:20en choisissant hier
14:21cette opération projet Liberté,
14:23en décidant d'escorter
14:24les bateaux par des navires
14:26de l'armée américaine,
14:28ne pouvait pas anticiper
14:28ce qu'allait se passer aujourd'hui ?
14:31– Je pense que c'est
14:32un pari calculé.
14:33Il a effectivement décidé
14:35d'utiliser la force
14:36pour ouvrir le détroit.
14:37Alors, je suis d'accord
14:38avec ce qu'il y a dit tout à l'heure.
14:39Évidemment, les Iraniens,
14:41ils ont leur stratégie
14:42du faible au fort
14:42avec des drones.
14:45Ils vont perturber
14:45le trafic sur le détroit d'Hormuz.
14:49comme les outils en leur temps
14:50l'ont fait dans le Bab el-Bandeb,
14:52comme ils continuent d'ailleurs
14:53de le faire.
14:55Moi, personnellement,
14:56je considère que c'est quand même
14:56un calcul à très courte vue
14:57parce que la réalité,
14:58c'est qu'effectivement,
14:59personne aujourd'hui
15:00ne va, sur le long terme,
15:02considérer que ce détroit,
15:03tant que le régime iranien
15:04sera en place,
15:06constituera encore
15:07un vecteur de communication.
15:09Vous avez aujourd'hui,
15:10si on prend la comparaison
15:11avec le Bab el-Bandeb,
15:12le trafic s'est littéralement effondré.
15:14D'ailleurs, l'Égypte
15:14en a beaucoup souffert.
15:16Donc, sur le long terme,
15:17c'est difficile de voir
15:18le calcul de l'Iran.
15:20Qui profite finalement
15:21ce soir de la situation
15:22entre l'Iran et les États-Unis ?
15:24Tout à l'heure,
15:24je vous entendais dire
15:25que M. Trump est vaincu.
15:27Bon, il est vaincu.
15:29Oui et non, si vous voulez.
15:30En réalité,
15:31ceux qui sont vraiment
15:32les dindons de la farce,
15:33c'est quand même tous les pays
15:34qui achetaient du pétrole
15:34et du gaz au Golfe Persique,
15:37en particulier les pays asiatiques,
15:38plus encore les pays pauvres
15:40d'ailleurs que les pays riches.
15:41S'agissant des États-Unis,
15:42il faut toujours rappeler
15:43que c'est un pays
15:44qui est à la fois
15:46producteur et exportateur
15:48de pétrole et de gaz.
15:48Donc, en réalité,
15:49le FMI a d'ailleurs sorti
15:50les derniers chiffres
15:51de l'économie américaine.
15:52L'économie américaine,
15:52elle ne va pas particulièrement
15:53souffrir de ce qui se passe aujourd'hui.
15:54Ça va être compensé.
15:56Et M. Trump,
15:56c'est vrai qu'il a une pression politique
15:59s'agissant du prix du gazole
16:01aux États-Unis, bien sûr,
16:02et puis des élections qui arrivent,
16:03mais elles sont dans six mois.
16:05Moi, je considère qu'aujourd'hui,
16:06le problème principal,
16:07il est quand même pour l'Iran
16:08parce que l'Iran se trouve
16:09dans une situation
16:10qu'elle n'a pas connue
16:10depuis 1979,
16:12qui est de ne plus pouvoir
16:13exporter son gaz et son pétrole.
16:15Vous disiez, M. Chineau,
16:15vous aviez raison,
16:16qu'il trouvait des voies alternatives,
16:17mais lorsqu'on fait
16:18l'addition des voies terrestres
16:20et des voies, si vous voulez,
16:22littorales,
16:22c'est-à-dire vers le Pakistan,
16:24ça n'est pas du tout
16:25les quantités qui étaient jusque-là
16:27exportées par l'Iran.
16:28Et je ne suis pas non plus sûr
16:30que les Chinois,
16:31qui leur achètent
16:31de manière un peu détournée
16:32le pétrole et le gaz,
16:34le paient aussi cher
16:35parce qu'acheter du pétrole iranien,
16:36aujourd'hui,
16:37c'est être sous le risque
16:39de sanctions américaines.
16:40Vous savez, on l'a observé
16:41avec la Russie,
16:42souvent, c'est un prix décoté.
16:43Donc, en réalité,
16:44quand même, pour le régime iranien,
16:46même si on dit qu'il a le temps,
16:47ça se chiffre en semaine,
16:48ça se chiffre en mois,
16:48c'est quand même une situation
16:49dans, disons, du mal à sortir.
16:51C'est ce que j'allais dire,
16:52Estelle Martin,
16:52on n'arrête pas de répéter,
16:53effectivement,
16:53de faire cette opposition
16:54entre un Donald Trump
16:56qui a ses élections de mi-mandat
16:57qui arrivent au mois de novembre,
16:58le prix du pétrole
16:59qui grimpe, etc.,
17:01et les Iraniens
17:01dont on dit, eux,
17:02qu'ils sont, entre guillemets,
17:03à mettre du temps
17:04parce qu'ils n'ont pas
17:05d'échéance.
17:06Il n'y a pas d'élection prévue,
17:07déjà.
17:07Oui, ça, c'est sûr.
17:08Oui, mais le problème,
17:09c'est le pétrole.
17:10Semble-t-il,
17:10ils ont du mal à stocker.
17:12Là, ils cherchent
17:12par tous les moyens possibles.
17:14Moi, je ne suis pas expert
17:15du tout de l'omène,
17:16mais beaucoup d'experts
17:17disent que là,
17:18ils exploitent le pétrole,
17:19mais il faut le stocker.
17:20Donc, ils le stockent
17:21dans des vieux bateaux,
17:22dans tout ce qu'ils peuvent.
17:23Mais il y a un moment,
17:24il y aura un problème
17:25s'ils ne peuvent plus
17:26exploiter ce pétrole.
17:33pris à la gorge
17:34au niveau financier
17:35et sur le plan du pétrole,
17:37ça, c'est sûr.
17:38Pour le reste,
17:38on sait très peu de choses
17:39sur ce qui se passe en Iran.
17:41Est-ce que la population,
17:42voilà comment elle réagit
17:43parce que l'inflation
17:44semble-t-il extrêmement difficile.
17:46Est-ce que pour autant,
17:48il y a cet effet nationaliste
17:49qui fait que les Iraniens
17:51soutiennent les gardiens
17:52de la Révolution ?
17:53Là, c'est vrai que pour l'instant,
17:54on a beaucoup de mal
17:54à avoir des informations.
17:55Mais pour ce qui est du pétrole,
17:57je crois que la situation
17:58est très complexe
17:59pour les Iraniens.
17:59Patrice Moyon.
18:00Oui, juste sur le plan du stockage,
18:01c'est intéressant de regarder
18:02ce que la Chine a fait.
18:04Elle dispose de 200 jours
18:05de stockage.
18:05Donc, c'est considérable.
18:07Elle apparaît, je trouve,
18:09aussi comme,
18:09d'une certaine façon,
18:10en creux,
18:12sur le plan géopolitique,
18:13comme une forme de vainqueur
18:15au sens où la Chine
18:17représente une sorte
18:18de pôle de stabilité
18:19aujourd'hui
18:19par rapport au fou cas
18:22de Trump.
18:23Donc, Trump apparaît
18:26plutôt comme le perdant
18:27et la Chine
18:27comme plutôt le vainqueur.
18:29Le vainqueur et victime
18:30en même temps
18:30de la situation
18:31dans le détroit d'Harmouz.
18:32Christian Chéneau,
18:33on voit que la Chine,
18:34le Japon font de plus en plus
18:35pression justement
18:35pour essayer
18:36de débloquer la situation.
18:37Parce qu'il faut rappeler
18:38que 90% du pétrole iranien
18:39va en Chine.
18:40Donc, c'est énorme.
18:42Évidemment,
18:43beaucoup du pétrole
18:43du Moyen-Orient
18:45va en Asie.
18:46Mais c'est vrai
18:46qu'on peut revenir
18:47un peu aux Iraniens
18:47sur place
18:48sur la situation économique
18:49qui est catastrophique.
18:50C'est-à-dire que vous avez
18:5070% d'inflation globale
18:53et j'avais entendu
18:54110%
18:55pour les biens alimentaires.
18:56Vous avez 40%
18:57de la population
18:58qui vit en dessous
18:59du seuil de pauvreté.
19:00Donc, oui.
19:00Alors, c'est vrai
19:01que ça, ça pèse.
19:02Il y a beaucoup
19:03de licenciements.
19:03Il y a une crise
19:05dans les entreprises, etc.
19:07Mais une fois
19:07qu'on a dit ça,
19:09j'ai connu de lui dire
19:10que c'est souvent
19:10des pays à double comptabilité.
19:11C'est-à-dire qu'il y avait
19:11la comptabilité officielle
19:13et puis il y avait
19:14la comptabilité au noir.
19:15Et c'est vrai
19:15que les gardiens
19:15de la révolution
19:16se sont fait une spécialité
19:17pour avoir quand même
19:18de l'argent,
19:19des ressources,
19:20parce qu'à peu près
19:2140% de l'économie iranienne
19:23est directement contrôlée
19:24par les gardiens
19:24de la révolution.
19:25Donc, eux,
19:26à l'émet,
19:26plus ça se resserre,
19:27plus ils sont gagnants.
19:28C'est-à-dire qu'ils ont
19:28leur circuit,
19:29ils savent se mettre
19:30en mode survie.
19:32Et donc,
19:32ils peuvent dire,
19:33alors peut-être pas des années,
19:34mais en tout cas,
19:34des semaines,
19:35peut-être des mois.
19:36Et c'est vrai
19:36que pour les Américains,
19:37il y a une course
19:38contre le temps
19:38parce qu'ils ne vont pas
19:39s'effondrer là
19:41dans deux jours.
19:43Donc, ils ont encore
19:43de la réserve.
19:45On va voir
19:45les développements militaires,
19:47comment ça va se développer.
19:49Les négociations,
19:49effectivement,
19:50sont enterrées pour le moment,
19:51mais à un moment donné,
19:52il faudra bien revenir
19:52à des négociations.
19:53Donc, eux,
19:54ils ont fait le plus dur
19:55le début.
19:56C'est-à-dire,
19:56quand on a décapité le régime,
19:58l'Ayatollah Khamenei
20:00et décapité tous les chefs,
20:01là, maintenant,
20:02on est deux mois après.
20:03Et deux mois après,
20:04ils sont toujours là
20:04et ils tiennent toujours tête.
20:06Et puis, dans le récit,
20:07même si ce régime
20:09est contesté en interne,
20:10qu'il y a eu
20:10un certain nombre
20:10de mobilisations,
20:11enfin, tout ça,
20:12c'est évidemment une réalité,
20:13mais dans la hiérarchie
20:15de ce qui s'est passé,
20:16c'est une agression
20:17américano-israélienne
20:18dans la façon
20:18dont c'est vécu.
20:19Et que l'objectif de guerre,
20:21s'il avait été tel que
20:22formulé par Donald Trump
20:23au début,
20:24c'est-à-dire faire tomber
20:24ce régime,
20:25évidemment que ça aurait été
20:26peut-être l'occasion
20:26de trouver des relais
20:27dans la population
20:28et une source d'espoir.
20:29Là, on a quand même
20:29le sentiment que les grands oubliés,
20:31je pense que les Iraniens
20:31sont les premiers
20:32à en avoir conscience,
20:33c'est que les grands oubliés
20:34dans l'esprit de Donald Trump,
20:35ce sont les Iraniens.
20:36Quand ils cherchent à négocier
20:37avec telle branche du régime,
20:39ce n'est pas pour faire tomber le régime,
20:40c'est un peu comme
20:41toutes choses égales par ailleurs
20:42et même si rien n'est comparable.
20:43Au Venezuela,
20:44les Vénézuéliens,
20:45ils n'ont pas vu
20:45un changement de régime,
20:46ils ont vu simplement
20:47une partie du régime
20:48topée avec les Etats-Unis.
20:49Je vous vois
20:50avec la tête encore.
20:51Je pense que c'est difficilement contestable.
20:55Tout de même,
20:57ça dépend comment on voit les choses.
20:59Parce que,
20:59peut-être trois éléments,
21:01moi je pense quand même
21:02que le régime iranien
21:03est quand même
21:03d'une extrême fragilité.
21:04Si vous regardez les choses
21:05sur les derniers mois,
21:06rappelez-vous,
21:07cette attaque israélo-américaine,
21:08elle est intervenue
21:09après des semaines de manifestations
21:11où, selon les observateurs,
21:12à nouveau le chiffre est contesté,
21:14il y aurait eu
21:15des dizaines de milliers de morts.
21:16Des dizaines de milliers de morts
21:17alors que la situation économique
21:19n'était pas aussi grave
21:19que celle qu'elle va devenir.
21:21Donc, moi si vous voulez,
21:22je suis d'accord
21:22sur ce que vous avez dit
21:23sur les gardiens de la révolution,
21:24mais à un moment donné,
21:25si vous n'avez plus assez de dollars
21:26pour payer,
21:27y compris les familles
21:28de vos gardiens de la révolution,
21:29il peut y avoir
21:30des dissensions dans le régime, etc.
21:32Deuxième élément,
21:33est-ce que la Chine est vainqueur ?
21:34Oui, c'est vrai que la Chine,
21:35elle apparaît comme un pôle de stabilité.
21:37En même temps,
21:38elle vient de perdre,
21:39après le Venezuela,
21:40un de ses fournisseurs en énergie.
21:42Elle vient de voir
21:43une démonstration
21:43de capacité militaire
21:45israélo-américaine
21:46qui est quand même
21:47pour elle problématique
21:48parce que, rappelez-vous,
21:48son obsession,
21:49c'est Taïwan,
21:50reconquérir Taïwan.
21:51Et là, elle se dit,
21:52bon, finalement,
21:52il va falloir peut-être
21:53que je hausse un peu
21:54mon niveau de jeu
21:54parce que je ne suis pas capable
21:55de protéger l'Iran
21:57qui était mon allié.
21:58Alors, attaquer la Taïwan,
22:00ce ne sera pas facile.
22:01Et puis, le dernier élément,
22:02c'est peut-être sur le...
22:03Alors, oui, sur le...
22:04Juste, je vous coupe là-dessus.
22:05Il y a eu une lecture inverse.
22:06J'entends beaucoup d'experts
22:07dire qu'à l'inverse,
22:08le fait que la toute puissance américaine
22:10soit incapable
22:10de reprendre la main
22:11sur le détroit d'Ormouz,
22:12ça montre aussi
22:13que si les Américains
22:14devaient défendre Taïwan,
22:16ce n'est plus aussi fiable qu'avant.
22:17Quand on voit le discrédit
22:18vis-à-vis d'un certain nombre
22:19de pays du Golfe
22:20qui étaient sous protection américaine
22:21et qui se retrouvent bombardés
22:23à longueur de temps
22:23par les drones...
22:24Enfin, je veux dire...
22:25La guerre asymétrique, quoi.
22:27Est-ce que vraiment
22:28c'est la puissance américaine
22:30qui s'est imposée
22:31et les Chinois
22:31qui doivent hausser le niveau de jeu ?
22:33J'ai l'impression
22:33que le bouclier américain,
22:34que ce soit en Ukraine
22:35dans un premier temps
22:36ou dans le Golfe aujourd'hui,
22:37il est sacrément abîmé.
22:39Écoutez, j'entends
22:40ce que vous dites,
22:41mais du point de vue
22:43de l'armée chinoise,
22:43si vous voulez,
22:44par exemple,
22:44la capacité pour l'armée chinoise
22:45de réaliser
22:46ce que les Américains ont fait,
22:47c'est-à-dire par exemple
22:48décapiter le pouvoir taïwanais
22:49par une frappe
22:50qui a taipé
22:50détruirait l'intégralité
22:52du pouvoir politique.
22:52Je ne suis pas sûr
22:53qu'aujourd'hui
22:53ils soient capables de le faire.
22:55Maintenant,
22:55sur les enseignements du Golfe,
22:56évidemment,
22:57ça peut aller
22:58dans un sens aussi
22:59d'incapacité américaine
23:01ou d'échec.
23:02Évidemment,
23:02ils n'ont pas tout réussi.
23:04Juste, dernièrement,
23:05sur le Venezuela,
23:06j'entends ce que vous dites.
23:07Madame Rodriguez
23:08faisait partie
23:09du pouvoir Maduro.
23:10Effectivement,
23:10elle est toujours au pouvoir.
23:12Maintenant,
23:12il y a quand même eu
23:12un certain nombre de libérations
23:14de prisonniers politiques
23:15au Venezuela.
23:16Vous avez une ouverture
23:16de l'économie
23:17qui est historique.
23:19Donc, je pense que
23:20dans la population,
23:21même s'il y a une insatisfaction
23:22à avoir aujourd'hui encore
23:23les chavistes au pouvoir,
23:24on ne peut pas quand même dire
23:25que c'est complètement pareil
23:26qu'il y a quelques mois.
23:27Il y a eu le premier avion direct
23:29ce week-end.
23:30Je ne dis pas que rien
23:30s'est passé.
23:31Caracas,
23:32et qui fait que aussi
23:33ça va peut-être changer
23:33les choses pour la diaspora.
23:35Ça, c'était une première
23:36depuis sept ans.
23:37Estelle Martin,
23:37pour revenir au Moyen-Orient
23:39et à l'Iran,
23:40évoquer ces discussions.
23:41De quelle manière
23:43est-ce qu'elles peuvent reprendre
23:44aujourd'hui,
23:44après la journée qu'on a vécu,
23:46cette escalade à nouveau
23:47dans le détroit d'Hormuz ?
23:48Donald Trump,
23:48ce soir à la chaîne américaine
23:51ultra-conservatrice
23:51Folk News,
23:52dit que les combats
23:52pourraient reprendre
23:53s'il n'y a pas d'accord
23:54avec les Iraniens
23:55tout en répétant
23:56qu'on est proche d'un accord,
23:57toujours un peu les mêmes phrases
23:59et qu'un accord est possible.
24:00Toujours le même double discours,
24:02mais en même temps,
24:03on a vu qu'il y avait
24:03toujours ce contact
24:04avec les Iraniens.
24:05Alors, lesquels ?
24:06C'est vrai qu'il joue
24:07à chaque fois sur les mots
24:07en disant
24:08qu'il s'est encore moqué
24:10ce week-end,
24:10en disant
24:11je ne sais pas à qui je parle,
24:12il n'y a plus personne.
24:13Là, il s'est moussé
24:14le président Trump
24:16en disant que vraiment
24:18ils ne sont pas à la hauteur
24:19les Iraniens.
24:19Mais moi, je pense
24:20que la diplomatie
24:21quand même continue.
24:22Est-ce qu'elle va aboutir ?
24:24Là, ça,
24:25ça semble pour l'instant
24:26un peu compliqué
24:27et c'est vrai
24:27que ce qui vient de se passer.
24:28Mais est-ce que ce n'est pas...
24:29Alors moi,
24:29je ne suis pas une experte
24:30militaire loin de là,
24:31mais est-ce que ça,
24:32ce n'est pas aussi dans le jeu ?
24:33C'est-à-dire qu'on fait monter
24:34la pression des deux côtés
24:35pour relancer,
24:37pour parler,
24:39peut-être une technique dangereuse,
24:40mais peut-être
24:40que c'est aussi le cas.
24:42Christian Cheneau,
24:43on peut imaginer
24:44un retour à la table
24:45des négociations
24:46dans un délai assez court ?
24:48Il faudra bien le faire,
24:48mais c'est vrai que
24:49le problème,
24:50c'est que les négociations
24:50ont commencé à Islamabad
24:52il y a plus d'un mois.
24:53Au Pakistan.
24:53Au Pakistan.
24:54Et on voulait parler de tout,
24:55c'est-à-dire le nucléaire,
24:56le balistique,
24:57l'influence régionale,
24:57les proxys,
24:58le D3D.
24:59Et c'est vrai
25:00que c'était impossible
25:00de tout régler.
25:01On l'a bien vu
25:02sur deux sessions.
25:03Là, aujourd'hui,
25:04effectivement,
25:04les Iraniens maintenant disent
25:05nous, on veut séquencer.
25:07C'est-à-dire qu'on ne peut pas
25:07tout régler d'un coup.
25:08Et notamment le nucléaire,
25:09c'est une question très complexe.
25:11Et donc, commençons par
25:12cesser le feu,
25:13un accord sur les D3Normous
25:14et après,
25:14on va enchaîner d'autres phases.
25:16Et c'est vrai que pour l'instant,
25:16les Américains disent non,
25:17mais on ne voit pas comment
25:18on pourrait aborder
25:19des négociations
25:19complètement globales,
25:21alors qu'effectivement,
25:22on n'arrive même pas
25:23à s'entendre sur les D3Normous.
25:24En imaginant, Guillaume Laganne,
25:25que cela coincera toujours,
25:26par exemple, sur le nucléaire ?
25:28Je crois qu'en fait,
25:28il y a un jeu de faux-semblants
25:30dans ces négociations.
25:30En réalité,
25:31les Américains exigent de l'Iran
25:32une forme de reddition,
25:34c'est-à-dire tout ce que vous avez cité
25:35comme domaine,
25:37du nucléaire
25:37jusqu'aux interventions régionales.
25:39Et du côté des Iraniens,
25:41il y a effectivement l'idée
25:41qu'ils ont encore du jeu,
25:42qu'ils peuvent encore...
25:43Donc en fait,
25:44moi je considère que
25:45leur réponse consiste à délayer,
25:47si vous voulez dire,
25:47on ne va pas parler de ça tout de suite,
25:48on va nous laisser du temps.
25:50On sait qu'avec l'Iran,
25:51ils l'ont fait quand même
25:52par le passé à bien des reprises.
25:54Je crois quand même
25:54que l'idée qu'il y a
25:55une division au sein
25:56du pouvoir iranien,
25:57même si elle divise
25:57les observateurs,
25:58elle n'est pas à rejeter
25:59parce que,
26:00ne serait-ce que sur un plan technique,
26:01aujourd'hui,
26:02réunir les assemblées,
26:04les collèges
26:05qui font le pouvoir iranien,
26:06c'est compliqué
26:06parce que les Iraniens
26:08ont pris conscience
26:08il y a quelques semaines
26:09qu'ils étaient vulnérables
26:10et qu'ils pouvaient,
26:11à l'occasion d'une de ces réunions,
26:13être à nouveau frappés
26:13par les Américains.
26:14Donc je crois que c'est un problème,
26:16y compris d'ailleurs technique,
26:17puisque les communications téléphoniques
26:18en Iran
26:18sont aujourd'hui très surveillées.
26:19Allez, on poursuit le débat
26:20et la discussion dans un instant.
26:22C'est la fin de la première partie
26:23de ces informés.
26:24Merci Guillaume Laganne
26:25d'être venu ce soir
26:26maître de conférence
26:27à Sciences Po,
26:27spécialiste des questions
26:29de défense
26:29et de relations internationales.
26:31Le titre de votre livre
26:32« Géopolitique de l'Europe,
26:34crépuscule d'une puissance
26:35en forme d'interrogation ».
26:37La seconde partie des informés
26:39dans un instant.
26:40Restez avec nous.
26:41Il est 20h30.
26:4720h30 sur France Info,
26:48Emmanuel Langlois.
26:49Ce regain de tension
26:50au 66e jour de la guerre
26:52au Proche-Orient
26:53avec une reprise
26:54des frappes iraniennes
26:55contre les Émirats,
26:56une attaque de drones
26:57notamment contre le site pétrolier
26:59de Fouijara
27:00a notamment fait trois blessés.
27:01Les Émirats
27:02qui annoncent ce soir
27:03le retour à l'enseignement
27:05à distance provisoirement
27:06pour tous les établissements scolaires.
27:08Quant à l'armée israélienne,
27:10elle est-elle en un état d'alerte élevé
27:12après que les forces américaines
27:14ont annoncé avoir détruit
27:15six bateaux iraniens,
27:16ce que demandent ce soir
27:18les autorités de Téhéran.
27:20Et puis comme chaque année
27:21depuis le début de la guerre
27:22il y a quatre ans,
27:23l'armée russe
27:24observera un cessez-le-feu
27:25unilatéral
27:26avec l'Ukraine
27:27cette semaine
27:27les 8 et 9 mai
27:28pour les commémorations
27:30en Russie
27:30de la victoire
27:31contre l'Allemagne nazie
27:32en 1945
27:33et Moscou prévient
27:34qu'elle lancera
27:35une frappe massive
27:36de missiles sur Kiev
27:37si l'Ukraine
27:38viole cette trêve
27:39sur le terrain.
27:40Et pour la première fois
27:41depuis l'été 2023,
27:42les Russes ont perdu
27:44du terrain en Ukraine
27:45le mois dernier
27:46face aux soldats ukrainiens.
27:48Deux personnes ont été tuées,
27:50plusieurs autres blessés
27:51en Allemagne
27:52après qu'un véhicule
27:53a fauché des piétons
27:54dans le centre-ville
27:55de Leipzig
27:56dans l'est du pays.
27:57Le conducteur a été arrêté,
27:58la police n'a pas donné
28:00davantage d'informations
28:02sur son profil
28:02ou encore ses motivations.
28:04Attention aux intempéries
28:06dans l'ouest de la France.
28:07La Mayenne et la Sarthe
28:08seront placées
28:09à partir de demain matin
28:10à 6h en vigilance orange.
28:12Plus inondations
28:13de départements
28:14ou des pluies durables
28:16modérées
28:16sont attendues
28:17au cours de la journée
28:18de mardi
28:18ainsi que sur tout le nord
28:20des pays de la Loire
28:21engendrant des cumuls
28:22conséquents
28:23d'après Météo France.
28:24Des laboratoires
28:25d'analyse médicale
28:26ont gardé le rideau baissé
28:27ce lundi.
28:28Des salariés
28:29étaient en grève
28:30à l'appel de l'intersyndical.
28:31CFDT-CGT-UnesA
28:32ils dénoncent
28:33leur faible salaire
28:34des conditions de travail dégradées
28:36et les nombreuses
28:37fermetures de sites
28:38qui minent
28:38selon eux
28:40l'accès aux soins.
28:41Et puis la fin du casting
28:42à 8 jours
28:43de son ouverture
28:44sur la croisette
28:45le festival de Cannes
28:46dévoile le jury
28:47qui devra désigner
28:47la prochaine palme d'or.
28:49Il compte dans ses rangs
28:50la star américaine
28:51de Mimour
28:52la cinéaste chinoise
28:53oscarisée
28:53Chloé Zhao
28:54jury présidé
28:55par le cinéaste
28:56sud-coréen
28:57Park Chan-wook.
28:58France Info
29:0220h-21h
29:03France Info
29:05les informés
29:05Victor Maté
29:07Avec ce soir
29:08en studio
29:09Estelle Martin
29:10présentatrice
29:11de l'émission
29:1164 minutes
29:13week-end
29:14sur TV5MONDE
29:15Christian Chénaud
29:15de la rédaction internationale
29:17de Radio France
29:18Jonathan Boucher
29:18Peterson
29:19éditorialiste politique
29:20à Libération
29:21et Patrice Moyon
29:22éditorialiste
29:23à Ouest France
29:24nous avons parlé
29:25dans la première partie
29:26de ces informés
29:27de cette escalade
29:28aujourd'hui
29:29dans le détroit d'Hormuz
29:30des tirs
29:31de part et d'autre
29:32de la part
29:32de l'Iran
29:33et des Etats-Unis
29:34sur des navires
29:36Emmanuel Macron
29:37lui a appelé
29:37aujourd'hui
29:38à une réouverture
29:39du détroit
29:40je cite
29:40concertée
29:41entre l'Iran
29:42et les Etats-Unis
29:43Christian Chénaud
29:44cela semble impossible
29:45aujourd'hui
29:46surtout venant
29:47de la France
29:47et des Européens
29:48et voilà
29:49on n'a pas la main
29:51on n'a aucun levier
29:52donc on peut
29:53dire des choses
29:54c'est un peu
29:54une diplomatie incantatoire
29:55il y a eu une réunion
29:56à Paris
29:57il y a quelques semaines
29:59sur la réouverture
30:00du détroit d'Hormuz
30:00avec les Européens
30:01mais voilà
30:02encore une fois
30:03ça se joue
30:03entre les Américains
30:04et les Iraniens
30:05donc voilà
30:06on peut espérer
30:07on peut faire
30:08des appels du pied
30:10mais voilà
30:11on peut faire
30:12guerre plus
30:13parce qu'en fait
30:13Emmanuel Macron
30:14aurait voulu
30:15il avait parlé
30:16d'une opération
30:17un peu comme
30:17sur le modèle
30:17d'Aspides
30:18en mer rouge
30:19qui avait permis
30:21de rétablir
30:22la navigation
30:22dans la mer rouge
30:23mais là
30:24évidemment
30:25ce n'est pas du tout
30:26la même configuration
30:27et puis surtout
30:28personne n'a envie
30:29de mettre un bateau
30:30dans cette zone
30:31parce que là
30:32pour le coup
30:32là les Iraniens
30:33pourraient aussi
30:34nous frapper
30:34aucun poids
30:35pour la parole
30:36qu'elle soit française
30:37ou européenne
30:38aujourd'hui
30:38si on attend
30:38Moucher-Pétersen
30:39on peut s'en avrer
30:40en même temps
30:40c'est cohérent
30:41avec le fait
30:41de dire
30:41c'est pas notre guerre
30:42c'est à dire
30:43on peut pas d'un côté
30:43dire
30:43c'est pas notre affaire
30:45ce que disent
30:46de l'essentiel
30:47de l'essentiel des responsables
30:48européens
30:48tout en
30:49avec cette attitude
30:49défensive
30:50ce n'est pas un soutien
30:51au régime des Mola
30:52mais de dire
30:52voilà cette guerre
30:53initiée par Israël
30:55et les Etats-Unis
30:56on n'a rien à gagner
30:57à court terme
30:57à être dans ce conflit
31:00la proposition
31:01d'Emmanuel Macron
31:01et des Européens
31:02c'est plus de se poser
31:03dans l'après
31:03de dire quand il s'agira
31:04d'assurer la continuité
31:06de la sécurisation
31:07ce qui était l'objectif
31:08d'ailleurs de cette réunion
31:08c'est un peu comme
31:10le camp des volontaires
31:11sur l'Ukraine
31:12une fois que le cessez-le-feu
31:13sera fait par les belligérants
31:15on peut avoir un rôle à jouer
31:16comme garant
31:17de ce qui aura été décidé
31:18mais c'est vrai que là
31:19on est un peu
31:20les bras ballants
31:21à regarder ce qui se passe
31:22et on fait partie
31:23évidemment on l'a dit
31:23dans la première partie
31:24d'abord les Asiatiques
31:25mais après les Européens
31:26on est évidemment
31:27directement touchés
31:28et ça agite les opinions publiques
31:29sur la question
31:30du prix du carburant
31:31ça c'est évidemment
31:32assez explosif comme sujet
31:33en revanche
31:35si les Européens
31:37n'ont pas de poids
31:38pour les négociations
31:40il paie très cher quand même
31:41parce qu'on voit que Trump
31:43en veut beaucoup
31:44aux Espagnols
31:45aux Allemands
31:46et donc on voit
31:47le sujet des droits de douane
31:49ressurgir
31:50pour faire payer
31:51les Européens
31:51de ne pas soutenir
31:53les Etats-Unis
31:54Donald Trump effectivement
31:54qui répète
31:56que les Européens
31:56l'ont lâché en quelque sorte
31:58il a très en colère
31:58contre l'Allemagne
32:00le chancelier Merz
32:00qui a osé dire
32:01que les Etats-Unis
32:02avaient été humiliés
32:03par les Iraniens
32:04alors il a dit ça
32:04devant des étudiants
32:05mais bon
32:05c'est pas tombé
32:06dans l'oreille d'un sour
32:07puisqu'il a décidé
32:08le retrait
32:08de 5000 soldats américains
32:10il a dit
32:10encore une fois
32:11ce week-end
32:12on va aller encore plus loin
32:13là il y a la communauté
32:14politique européenne
32:15alors c'est vrai
32:15que c'était une idée
32:16d'Emmanuel Macron
32:17tous ses dirigeants européens
32:20et pas seulement
32:21puisqu'il y a aussi
32:21le Premier ministre canadien
32:22donc peut-être
32:23qu'ils vont essayer
32:24mais encore une fois
32:24vous avez raison
32:25ça va être incantatoire
32:26mais il y aura peut-être
32:27une position commune
32:29peut-être qu'ils vont essayer
32:30de trouver d'autres biais
32:31ce qu'il va bien
32:32il va falloir trouver
32:32d'autres biais
32:33pour trouver de l'énergie
32:34et du pétrole
32:34là je crois que
32:35tout le monde
32:35est d'accord
32:36sur ce point-là
32:38et on avait joué
32:40d'ailleurs
32:40la France un rôle
32:40dans les négociations
32:41précédentes
32:42sur l'accord
32:42on a presque plus
32:43de facilité
32:44de tenir un canal
32:45de discussion
32:46avec les Iraniens
32:47que de se faire entendre
32:48de Donald Trump
32:49donc encore une fois
32:50ça ne veut pas dire
32:50qu'on est dans ce camp-là
32:51mais au moins nous
32:52le dialogue fait partie
32:53de la culture
32:53de la diplomatie
32:54c'est autre chose
32:55que Steve Whitcoff
32:56et Jared Kushner
32:57donc il y a une culture
32:58qui existe
32:58les émissaires américains
33:01les émissaires
33:02très business
33:03on rappelle
33:05c'est le gendre
33:06de Donald Trump
33:07et l'associé
33:08dans les projets immobiliers
33:09de Donald Trump
33:10donc je pense
33:10qu'il y a une carte
33:11à jouer européenne
33:12plus pour faire le pont
33:14en disant aux Iraniens
33:15il faut aller vers
33:15la table de négociation
33:17mais encore une fois
33:17influé sur Donald Trump
33:19même les américains
33:20n'y arrivent pas
33:20le dialogue avec les Iraniens
33:21il est maintenu
33:22par la France
33:22aujourd'hui
33:23d'ailleurs
33:23Jean-Michel Barraud
33:24a eu une très bonne relation
33:25avec Abbas Arraji
33:28le ministre des Affaires
33:29et des Affaires iranien
33:29il se parle souvent
33:31régulièrement
33:32il y a eu d'ailleurs
33:33un accord
33:34la libération
33:36de Cécile Collère
33:37et Gilles Paris
33:39donc
33:39deux otages retenus
33:40en Iran
33:41on n'a pas coupé les liens
33:43on a toujours
33:43une ambassade sur place
33:44mais c'est vrai
33:45qu'on a
33:45en termes de bras de levier
33:46c'est vrai que c'est compliqué
33:48d'agir
33:49comme on l'a dit
33:49effectivement
33:50c'est pas notre guerre
33:50et en même temps
33:51on est impacté
33:51mais il y a aussi
33:53tout ce jeu d'équilibri
33:54c'est parce que
33:54Jean-Noël Barraud
33:55il était auprès des
33:56enfin il vient de terminer
33:58une tournée
33:59dans les Émirats Arabes Unis
34:01donc on voit bien
34:01que chacun essaye
34:02et les Émirats Arabes Unis
34:03comme on l'a dit tout à l'heure
34:04pour l'instant
34:05les Iraniens
34:05ont beaucoup
34:06beaucoup de mal
34:07avec eux
34:07ils les traitent
34:08de suppôts d'Israël
34:10et donc
34:10je trouve que la France
34:12on a une ligne
34:12assez
34:13compliquée
34:14Emmanuel Macron
34:18aime bien parler
34:18du chemin de Grèce
34:19on est exactement dessus
34:20et c'est vrai
34:21que ça devient compliqué
34:22diplomatiquement
34:23parce qu'on est
34:24stratégiquement alliés
34:25aux Émirats Arabes Unis
34:26donc vraiment
34:26on a une base militaire
34:28on a une coopération
34:28vraiment très large
34:30on a vendu quand même
34:3180 Rafales
34:32aux Émirats
34:33donc vraiment
34:34il y a une
34:36symbiose
34:36entre les deux pays
34:37donc on est vraiment
34:38c'est notre allié
34:39dans le Golfe
34:39et puis en même temps
34:40on a
34:42pas forcément
34:43les mêmes intérêts
34:43parce que les Émiriens
34:45sont alliés aux Israéliens
34:46et nous les Israéliens
34:47ils tirent sur nos casques bleus
34:49au Liban Sud
34:49on les protège
34:51avec notre porte-avions
34:52et notre groupe aéronabal
34:53qui est en Méditerranée orientale
34:55donc c'est vrai
34:56que la France
34:56on est un peu au milieu
34:58on parle aux Iraniens
34:59c'est vrai que c'est compliqué
35:00d'avoir un cap
35:01parce que les dossiers
35:01sont un peu différents
35:02et puis que nos alliés
35:03sont turbulents
35:04On a parlé de l'attitude
35:05de Donald Trump
35:05envers les Européens
35:06Donald Trump
35:07il se retrouve aussi
35:07de plus en plus isolé
35:08de ce fait ?
35:09Ah bah il est tout seul
35:11je veux dire
35:11à part l'Argentin-Miley
35:13il y a quelques têtes
35:14qui le soutiennent
35:15mais que ce soit
35:16les Israéliens
35:16ou les Américains
35:17on parlait de cette guerre
35:17israélo-américaine
35:19il n'y a personne
35:20qui soutient
35:20je veux dire
35:21il n'y a pas d'allié
35:22à part les Émirats
35:23l'Argentine
35:25Israël évidemment
35:25mais je veux dire
35:26c'est une guerre
35:27effectivement un peu en solitaire
35:28et c'est pour ça
35:29ce qui énerve Trump
35:30c'est qu'il est en solo
35:31il pensait avoir
35:32décapité le régime
35:34voilà
35:34et puis il s'aperçoit
35:35que finalement
35:36il n'est pas mis en échec
35:38mais il est patte
35:38comme on dit aux échecs
35:39c'est-à-dire qu'on fait match nul
35:40et ça ça énerve
35:41Ce qui m'interroge
35:42c'est qu'il devait s'expliquer
35:43au Congrès
35:44puisqu'on avait passé
35:45la date vendredi
35:46des 60 jours
35:48là le président américain
35:49peut déclencher une guerre
35:50il a dit non
35:50mais les hostilités
35:51sont terminées
35:51alors là
35:52je ne sais pas
35:53ce qui va se passer
35:53mais là les hostilités
35:54elles reprennent
35:55donc qu'est-ce qu'il va faire
35:56il va refaire une copie
35:57parce que là
35:57c'était juste une petite lettre
35:58à quelques élus républicains
35:59donc là il fait quoi ?
36:00Il va tergiverser
36:01parce que c'était quand même
36:02son argument majeur
36:03Après il faudra savoir
36:04effectivement si c'est le début
36:05d'une vraie escalade
36:05et d'une reprise des combats
36:06ou c'est ce qu'il appelle
36:07l'escalade pour la désescalade
36:09c'est comme on disait tout à l'heure
36:10le scénario
36:11aller un peu théâtral
36:12un peu chorégraphié
36:13c'est-à-dire
36:13on tire un petit peu
36:14puis là l'idée
36:15c'est de trouver une porte
36:16voilà
36:16vers une démocratie
36:17mais on revient à la négociation
36:18qui est extrêmement compliquée
36:26le Liban
36:27qui fait partie aussi
36:28des demandes iraniennes
36:29donc là c'est compliqué
36:30de tout gérer en même temps
36:32sauf que évidemment
36:33le détroit d'Ornmuz
36:34est un peu la mère
36:35de toutes les batailles
36:35c'est là qu'on peut commencer
36:37à avoir un accord
36:38c'est-à-dire un cessez-le-feu
36:40et puis on rouvre le détroit
36:41et on commence à négocier
36:42mais ça pour l'instant
36:43on n'est pas là
36:43Allez je voudrais qu'on en vienne
36:45Estelle voulait rajouter un point
36:46Encore une fois
36:46ce week-end
36:47un des responsables iraniens
36:48alors j'ai oublié son nom
36:48a quand même dit
36:49on ne retournera pas
36:50à l'état d'avant
36:51donc ça veut dire
36:52que de toute façon
36:52là les règles du jeu
36:53sont changées
36:54et là ça va poser
36:55un problème au monde entier
36:57et pas seulement
36:57aux Iraniens
36:58et aux Américains
36:58Mais ça depuis le début
36:59c'est-à-dire que moi
37:01les Iraniens ont la clé
37:02du détroit d'Ornmuz
37:03ils ne vont pas leur donner
37:04et donc ce sera une négociation
37:05alors peut-être
37:06avec un organisme régional
37:08avec les Omanais
37:09etc
37:10ils ne veulent pas lâcher
37:11qui pourraient durer
37:12des mois voire des années
37:13Ah bah là
37:13trouver une solution
37:15avec
37:15encore une fois
37:16c'est vrai qu'on a dit
37:18que les Iraniens
37:19sont à genoux économiquement
37:20mais ils peuvent tenir
37:22et ils peuvent faire durer
37:23j'allais dire
37:23le supplice
37:24parce qu'ils savent
37:25que là
37:27ils contrôlent
37:28ce nœud
37:29et ils ont
37:31avantages à la défense
37:33et donc les Américains
37:34peuvent évidemment
37:35amener des bateaux
37:35mais sauf que pour l'instant
37:36ils ont amené simplement
37:37deux destroyers
37:38lanceurs de missiles
37:40on ne sait pas
37:40s'ils sont rentrés
37:41ou pas
37:41en tout cas
37:42ils sont sur zone
37:43mais peut-être
37:44que ça n'ira pas au-delà
37:46donc voilà
37:48on est dans cette situation
37:49un peu
37:49d'échecs
37:51de pâtes
37:52de machodules
37:53je voudrais qu'on en revienne
37:54à ces conséquences économiques
37:56en France
37:56de la situation
37:57au Moyen-Orient
37:59avec la hausse
38:00des prix de l'essence
38:00et du gasoil
38:01les distributeurs de carburant
38:02étaient une nouvelle fois
38:03reçus à Bercy ce matin
38:04autour du ministre
38:05de l'économie
38:06le gouvernement
38:06qui veut leur mettre
38:07la pression
38:07en publiant
38:08un indicateur
38:09des marges brutes
38:10Patrice Moyon
38:11est-ce que cela peut contribuer
38:12à véritablement réduire
38:13les marges
38:13sachant que les distributeurs
38:14assurent
38:15qu'elles se comptent
38:16en centimes d'euros
38:17et encore sur les doigts de la
38:1823 ou 4 centimes seulement
38:19celui dont les marges
38:21sont les plus profitables
38:22c'est l'État
38:23et l'État
38:24n'a pas
38:26pour le coup
38:26de marge de manœuvre
38:27sur le plan budgétaire
38:29donc
38:30tout à l'heure
38:31j'évoquais
38:31la lettre
38:33du gouverneur
38:34de la Banque de France
38:34au président
38:35de la République
38:36il rappelait
38:37que les mesures
38:38qui ont été prises
38:39lors de la crise énergétique
38:40de 2022
38:42après le début
38:43de la guerre en Ukraine
38:44avaient coûté très cher
38:46aux économies européennes
38:47et qu'aujourd'hui
38:49si on devait imaginer
38:50un soutien
38:51pour les consommateurs
38:52il fallait que ce soutien
38:53soit extrêmement ciblé
38:55et cadré
38:58dans le temps
38:59c'est ce qui se passe
38:59en réalité
39:00puisque le gouvernement
39:01qui avait annoncé
39:02il y a 10 jours
39:03des mesures
39:04pour ce qu'il appelle
39:05les grands rouleurs
39:06au moins 15 kilomètres
39:07par trajet
39:07domicile
39:08travail
39:09on sait maintenant
39:10que les demandes
39:10pour obtenir
39:11cette indemnité carburant
39:13qui sera de 50 euros
39:14se feront sur le site
39:15des impôts
39:16à partir du 27 mai
39:18pour une personne seule
39:18le revenu
39:19pour être éligible
39:20ne devra pas dépasser
39:21les 1508 euros
39:23très précisément
39:24Jonathan Boucher-Peterson
39:25aide restrictive
39:26de 50 euros
39:27on reste sur des mesures
39:28extrêmement ciblées
39:28oui on reste sur les mesures
39:30qu'on a les moyens
39:30de financer
39:31mais c'est autant
39:32les leçons
39:33de la crise énergétique
39:34que de la crise colide
39:35c'est à dire
39:36l'idée que
39:37quoi qu'il en coûte
39:38les 1000 milliards de dettes
39:39la situation
39:40aujourd'hui
39:40elle est très compliquée
39:42la tentation en plus
39:42de Sébastien Lecornu
39:43au début
39:43c'était de dire
39:44le surplus fiscal
39:45que l'état touche
39:46on va anticiper
39:48on va le consacrer
39:48à l'électrification
39:50plutôt pour la crise d'après
39:51ce qui a été assez mal compris
39:52ce qui a été mal compris
39:53ce qui est en même temps
39:53pas complètement illégitime
39:54et quand on voit
39:55ce qu'avait été
39:56le diagnostic
39:57de la PPE 3
39:58la programmation pluriannuelle
40:01de l'énergie
40:02on se rendait compte
40:02que là où il y avait
40:03vraiment un endroit
40:04où on avait du retard
40:05c'était sur
40:05justement non pas
40:06la capacité à produire
40:07de l'électricité
40:08d'ailleurs on en surproduit
40:09et on l'exporte
40:10mais c'était l'électrification
40:12que ce soit côté entreprise
40:13ou côté ménage
40:14donc ça reste un enjeu stratégique
40:16important de se projeter là-dedans
40:18mais c'est vrai que là
40:18il y a une pression
40:19qui monte à court terme
40:20notamment de métiers
40:20qui sont contraints
40:22au jour le jour
40:22donc on va
40:23et en même temps
40:24le guichet sera ouvert
40:25seulement à partir du 27 mai
40:26la date est le plus loin possible
40:27le plafond est le plus bas possible
40:29le gouvernement temporise
40:30une nouvelle fois
40:30donc on cherche à restreindre
40:31au maximum
40:32et à ne pas créer
40:33un appel d'air
40:34moi je pense
40:35il faut arriver à traiter
40:36évidemment les urgences
40:37les plus manifestes
40:38en revanche
40:39le côté indifférencié
40:41pour
40:43pour distribuer les aides
40:45on s'est quand même rendu compte
40:45qu'il y avait eu
40:46beaucoup de
40:46grand n'importe quoi
40:47sous la pression de l'urgence
40:48au moment du Covid
40:49celui qui s'en sort le mieux
40:51et qui a une position
40:52qui est très confortable
40:53on l'a entendu s'exprimer
40:53ces derniers jours
40:54c'est Patrick Pouyanné
40:55qui a fait le petit geste symbolique
40:57sur le plafonnement
40:58des tarifs à la pompe
40:59qui lui
41:00anticipe
41:01l'après-hormouze
41:02avec la construction
41:02d'un certain nombre
41:03de pipelines
41:03de total
41:05dans les 2 à 3 ans
41:06qui viennent
41:07qui dit
41:08qu'on ne s'est jamais
41:09autant intéressé
41:09à son métier de base
41:10c'est très agréable
41:12lui dans une position
41:13qui est beaucoup plus confortable
41:14les distributeurs
41:15c'est comme à chaque fois
41:16on est dans le même sujet
41:17sur les crises agricoles
41:18la question des marges
41:19la question de la transparence
41:20la question de
41:20comment se partage la valeur
41:22des super profits
41:22des profiteurs de crise
41:23encore une fois
41:24ça pose la question
41:25ça pose la question fiscale
41:26parce que
41:27à fiscalité
41:29si on ne touche pas
41:30à la fiscalité
41:30la capacité redistributrice
41:31elle va rester la même
41:33c'est à dire très faible
41:33avec Emmanuel Macron
41:34d'ailleurs Estelle Martin
41:35qui aujourd'hui
41:36dit que les européens
41:37devront répondre
41:37en cas de profit pétrolier
41:39excessif
41:39ah bah écoutez
41:40je crois qu'il y a
41:40beaucoup de gens
41:41qui attendent ça
41:41effectivement
41:42qu'on taxe les super profits
41:43alors on met souvent en avant
41:44qu'on l'a fait
41:45après la guerre en Ukraine
41:46et que ça n'a pas rapporté
41:47autant que ça
41:48je crois que c'est 69 millions
41:49la taxe qui avait été mise
41:50pour la France
41:51mais moi je recevais ce week-end
41:53sur TV5Monde
41:54donc Lucas Chancel
41:55économiste
41:56alors c'est vrai que lui
41:56c'est son credo
41:57mais il est vent debout
41:58lui il estime
41:59qu'effectivement
42:00c'est du raquette
42:01de la part
42:02alors il l'a dit comme ça
42:03c'est pas moi qui le dis
42:04mais il est extrêmement en colère
42:05contre les géants pétroliers
42:06que ça soit Total Energy
42:07alors évidemment
42:07parce que c'est français
42:08en disant que là
42:10le geste de bloquer
42:11de bloquer les prix
42:13c'est trop facile
42:14ça rapporte pas assez
42:15et qu'ils devraient plus
42:16avec
42:17ils sont à près de 6 milliards
42:18avec un blocage
42:18qui a été prolongé
42:19notamment pour les jours fériés
42:20les ponts
42:21près de 6 milliards
42:22quand même de bénéfices nets
42:24pour le premier trimestre
42:25donc effectivement
42:25et c'est conjoncturel
42:27c'est pas parce qu'ils ont
42:27des investissements
42:28ou qu'ils ont une politique
42:29extrêmement forte
42:31donc il y a des économistes
42:32comme Lucas Chancel
42:33qui demandent
42:34que ça soit mieux redistribué
42:35mais pour l'instant
42:36en tout cas
42:37ça n'a pas l'air de prendre
42:38en France pour l'heure
42:39On sent que le gouvernement
42:40Patrice Moyon
42:41c'est compliqué pour lui
42:42face à tout cela
42:43est-ce que d'ici au 27 mai
42:44d'autres annonces
42:45pourraient être faites
42:46même si c'était
42:47des mesures ciblées ?
42:48Écoutez effectivement
42:49le vrai sujet
42:51c'est que les marges
42:52de manœuvre budgétaire
42:54de la France
42:54sont extrêmement faibles
42:56et qu'on voit en plus
42:58que la conjoncture économique
42:59est en train de se dégrader
43:00parce qu'il y a des effets
43:01en fait il y a des effets
43:02cette crise
43:03en cascade
43:04on a parlé
43:06de l'augmentation
43:07du prix des engrais
43:08mais il y a aussi
43:09par exemple
43:09la question de l'aluminium
43:109% de la production mondiale
43:12d'aluminium
43:13se fait
43:15au Moyen-Orient
43:16et 30%
43:17des importations
43:18d'aluminium
43:20viennent du Moyen-Orient
43:21pour l'Europe
43:23donc avec
43:23les effets en cascade
43:24c'est quoi ?
43:24C'est l'industrie automobile
43:25c'est l'industrie
43:26de la défense
43:29et qui est le premier
43:30producteur mondial
43:31d'aluminium
43:32c'est la Chine
43:32Et ce qui est compliqué
43:34Christian Chénault
43:34pour la France
43:35pour l'exécutif
43:36et pour d'autres pays aussi
43:37c'est qu'ils sont dépendants
43:39bien évidemment
43:39de la situation économique
43:41et puis géopolitique
43:42en ne sachant pas
43:43si cela va continuer
43:44quand ça va s'arrêter
43:45etc.
43:45C'est ce que je voulais dire
43:45moi je trouve que les prévisions
43:46sont assez optimistes
43:47on veut nous rassurer
43:48en disant ça va pas durer
43:49ça va pas durer
43:50mais ça ça peut nous amener
43:51jusqu'à l'été
43:51voire jusqu'à septembre
43:53si on part
43:54avec pas de négociation
43:55et cette situation
43:56de ni peine ni guerre
43:58avec pas vraiment
44:00de solution
44:02militaire ou diplomatique
44:03on peut traîner
44:04cette crise
44:06pendant des semaines
44:07voire des mois
44:07donc là évidemment
44:08au moment de partir
44:09en vacances
44:10le 1er juillet
44:11on peut être dans une situation
44:12où on peut avoir
44:13un baril
44:14encore plus important
44:15parce que rien n'aura été réglé
44:16Et Patrick Fouyanné
44:17a fait remarquer
44:18qu'il pouvait y avoir
44:18un risque de pénurie
44:20de kérosène
44:21ça n'a pas été
44:23beaucoup repris
44:24mais c'est une vraie menace
44:25quand même
44:26Oui les compagnies aériennes
44:27en parlent beaucoup d'ailleurs
44:28mais là où c'est compliqué
44:29c'est que celui
44:30qui est le principal protagoniste
44:31c'est ce qu'on disait tout à l'heure
44:32et celui qui est le moins touché
44:34directement par les conséquences
44:35de la bordélisation
44:36les Etats-Unis
44:37ont toutes les cartes en main
44:38en même temps
44:38sont quasiment
44:39ceux qui payent le moins
44:41le prix de cette guerre
44:42donc c'est vrai que
44:42dans cette espèce
44:44de géopolitique
44:44un peu complexe
44:45notre principal allié
44:47ou celui qui peut
44:47mais plutôt
44:48en tordant le bras
44:49des Iraniens
44:50c'est encore une fois
44:51les Chinois
44:51c'est ça qui est compliqué
44:52c'est qu'en gros
44:52on a plus d'intérêt commun
44:53avec les Chinois
44:55que d'intérêt commun
44:55avec les Etats-Unis
44:56à court terme
44:56Christian Chienot
44:57vous évoquiez tout à l'heure
44:58la rentrée de septembre
44:59ce matin sur France Info
45:01Michel-Edouard Leclerc
45:03le président du comité stratégique
45:05désormais de la marque Leclerc
45:06appelait le gouvernement
45:07à anticiper les prochains mois
45:09et regarder justement
45:10vers la rentrée prochaine
45:11moi je pense que d'ici l'été
45:13il n'y a pas de raison
45:14que l'inflation s'emballe
45:16ce qu'on va vendre
45:17il a déjà été payé
45:18ou ça a déjà été acheté
45:20et donc par contre
45:21il faut préparer
45:22le coup d'après
45:23c'est-à-dire
45:23après les vacances
45:24et là pour le coup
45:26j'invite vraiment
45:26les pouvoirs publics
45:28à ne pas lâcher trop vite
45:30et à revenir
45:31sur les possibilités
45:32de négociation
45:33j'ajoute en plus
45:33qu'il y a une loi en France
45:35qui s'appelle
45:35la loi des crozailles
45:36qui limite
45:37nos capacités promotionnelles
45:39pour vendre des couches
45:40des produits d'hygiène
45:41moi je serai le gouvernement
45:42je suspendrai
45:43l'application de cette loi
45:45pour que s'il y a
45:46une flambée
45:46sur ces produits-là
45:47les distributeurs
45:48comme nous
45:49on puisse vendre moins cher
45:51Voilà Michel-Edouard Leclerc
45:52s'est invité du 8.30
45:53ce matin sur France Info
45:54je vous l'attends
45:55chez Peterson
45:55et ce qu'il faut
45:56comme on vient de l'entendre
45:57que le gouvernement
45:58anticipe et regarde
45:59dans les quatre prochains mois
46:01on a l'impression
46:01pour l'instant
46:02de mesure ciblée
46:02on le disait
46:03j'aurais du mal à dire
46:04qu'il ne faut pas
46:05que le gouvernement anticipe
46:06mais après
46:07c'est très complexe
46:08encore une fois
46:09on voit ce que vous disiez
46:10sur le fait qu'il y a
46:11le nœud
46:12qui est la crise énergétique
46:13le symbole
46:14qui est le prix à la pompe
46:15et il y a toutes les conséquences
46:16indirectes
46:17qui créent un ralentissement
46:17de l'économie
46:18les annonces les plus structurantes
46:20de Sébastien Lecornu
46:21ça a quand même plutôt été
46:21les nouvelles économies
46:23annoncées de 4 à 6 milliards
46:24pour tenir compte
46:25de la nouvelle conjoncture
46:26donc on sent
46:27cette idée quand même
46:28qu'on n'a pas les moyens
46:30d'être au rendez-vous
46:30contrairement aux Allemands
46:31et on voit ce qui se passe
46:32d'ailleurs dans d'autres
46:33pays européens
46:33l'Espagne
46:34parce que ça va quand même
46:34mieux que nous
46:35les Allemands
46:36tout ça ça crée une pression
46:37le débat présidentiel
46:38qui s'approche
46:39avec des positions
46:40de plus en plus marquées
46:41par les différents acteurs
46:42ce que j'allais vous dire
46:43Donald Trump
46:43à les mi-termes
46:44mais en France
46:45il y a la présidentielle
46:46l'an prochain
46:47plus on va arriver
46:48effectivement au mois de septembre
46:50octobre novembre
46:50on peut imaginer
46:51qu'il n'y aura pas forcément
46:52de plus d'argent
46:54qui sera encore dépensé
46:54une surenchère de pression
46:55autour du gouvernement
46:56après il se trouve
46:57qu'Emmanuel Macron
46:57ne peut pas être candidat
46:58avec Sébastien Lecornu
46:59ne l'est pas
46:59donc peut-être que ça
47:00les exonère un tout petit peu
47:01de cet agenda-là
47:02à court terme
47:03mais oui
47:04il y a une quadrature
47:05qui est très complexe
47:06une urgence
47:07pas de moyens
47:08l'obligation de se projeter
47:09sur la suite
47:09et voire à un peu plus long terme
47:11avec ce que je disais
47:12l'électrification
47:12c'est pas facile de gouverner
47:14Patrice Moyon
47:15non c'est
47:17vous pouvez enfermer
47:18c'est que c'est pas facile
47:19de gouverner
47:19non non c'est très difficile
47:20alors toujours pareil
47:22avec le gouverneur
47:24d'un Banque de France
47:24ce matin
47:24il disait effectivement
47:25on va avoir un pic inflationniste
47:28alors en revanche
47:28il était un peu plus serein
47:29pour la suite
47:30il disait
47:32l'inflation devrait revenir
47:33à un niveau
47:35autour de 2%
47:36donc ce qui est l'objectif
47:37de la Banque Centrale Européenne
47:38et il soulignait quand même
47:40l'atout pour la France
47:42c'est celui d'avoir
47:43un mix énergétique
47:44avec l'industrie nucléaire
47:46et là
47:47nos centrales
47:48le produisent actuellement
47:49donc on a quand même
47:5050% du mix énergétique
47:51avec du nucléaire
47:53donc c'est plutôt
47:54une bonne chose
47:54ce qui nous ramène
47:55effectivement Estelle Martin
47:56à l'enjeu
47:57dont on parlait tout à l'heure
47:58et du discours
47:59du gouvernement
47:59qui avait peut-être été
48:01mal compris
48:02ou mal accueilli
48:03sur le fait
48:04effectivement
48:04de préparer déjà
48:06l'électrification
48:07de notre économie
48:08au moment où
48:09les gens avaient simplement
48:10besoin
48:11ou envie
48:12que les prix baissent
48:12à la pompe
48:13effectivement
48:13mais au moins
48:14peut-être qu'avec un peu
48:15de pédagogie
48:15et puis c'est peut-être
48:16la seule solution
48:17mais c'est vrai
48:17que c'est sur du long terme
48:18donc c'est pas évident
48:20pour les gens
48:20qui là tout de suite
48:21ont besoin
48:24de gazole
48:24d'essence
48:25pour leur travail
48:27c'est compliqué
48:28alors après
48:28c'est moins grave
48:29mais les vacances aussi
48:30on voit que
48:31je ne sais plus
48:32il y avait 2%
48:32j'ai plus les chiffres exacts
48:34mais au moins 2%
48:35des compagnies aériennes
48:36qui disaient
48:36qu'elles allaient devoir
48:37annuler des vols
48:38il y a une compagnie aérienne
48:39à Bakou
48:40aux Etats-Unis
48:40Spirit Airlines
48:41qui a fermé
48:42c'est fini
48:43voilà
48:44parce que
48:44à cause de la flambée
48:45du kérosène
48:46donc ça touche aussi
48:47c'est une bonne nouvelle
48:48pour le tourisme français
48:49voilà
48:50mais après non
48:50parce que je lisais
48:51effectivement
48:52pas que
48:52parce que les médias américains
48:54disent que ça va coûter plus cher
48:55pour les américains
48:55de venir en Europe
48:56donc c'est pas non plus
48:57une très bonne nouvelle
48:58pour nous
48:59la France
49:00on accueille énormément de touristes
49:01donc là aussi
49:02il y a un effet
49:02un deuxième effet
49:04qui se coule
49:04ou boomerang
49:05excusez-moi pour la référence
49:07mais non non
49:08ça va être compliqué
49:08et je pense qu'il faut
49:09absolument
49:10que cette électrification existe
49:12mais c'est pas
49:13c'est trop lointain
49:14là les gens ont besoin
49:15de réponses tout de suite
49:16avec en plus
49:17Patrice Moyon
49:18un financement
49:19qu'on a cherché
49:21pendant longtemps
49:21sur cette électrification
49:23on a l'impression
49:24que d'un coup
49:24on peut finalement
49:25débloquer des budgets
49:26pour y arriver
49:26on peut débloquer
49:29des budgets
49:29en tout cas
49:30dans les arbitrages budgétaires
49:32qui doivent être faits
49:33il vaut mieux
49:34aujourd'hui
49:37soutenir
49:37l'électrification
49:38des usages
49:39plutôt que
49:40d'accompagner
49:42par des mesures
49:45la consommation
49:46de pétrole
49:46qui ne débouche
49:48structurellement
49:48sur rien de positif
49:49mais il y a aussi
49:51quand même
49:51un besoin urgent
49:52c'est là que
49:53le fameux
49:54chemin de crête
49:55d'Emmanuel Macron
49:59est pertinent
50:00parce que
50:01certaines professions
50:02sont effectivement
50:03dans l'impasse
50:05Christian Schenotch
50:06je vous fais réagir
50:06à une sortie
50:08ce soir
50:08à une déclaration
50:09d'Ursula von der Leyen
50:10la présidente
50:10de la commission européenne
50:12après les frappes iraniennes
50:13aux Émirats arabes unis
50:15elle dit ce soir
50:16que l'Europe
50:17l'UE
50:17continuera à œuvrer
50:18avec ses partenaires
50:19de la région
50:20à la désescalade
50:21et à une issue diplomatique
50:22je cite
50:23pour mettre un terme
50:24aux actions brutales
50:25du régime iranien
50:27là aussi
50:27on est encore
50:27dans le langage diplomatique
50:29malgré
50:30on peut dire
50:30le côté acteur
50:31des Européens
50:32l'Europe ne peut pas
50:33dire moins
50:34c'est à dire
50:34qu'il faut évidemment
50:35amener à la désescalade
50:36trouver une solution
50:38voilà
50:38mais sauf qu'on l'a dit
50:39pas de prise sur les américains
50:41on parle un peu aux iraniens
50:42mais qu'ils ne nous occupent pas
50:43et donc on est un petit peu
50:45dans une impasse
50:46alors ce qui va être intéressant aussi
50:47c'est que dans quelques jours
50:48il y aura ce sommet
50:49entre Trump et Xi Jinping
50:50à Pékin
50:51donc là peut-être que là
50:52ça peut être un moment
50:53où j'allais dire
50:54au sommet
50:55on va régler les choses
50:57et ça descendra
50:58c'est à dire qu'effectivement
50:58on dira ça suffit
50:59et donc
51:01les chinois font
51:02vraiment pression
51:03sur les iraniens
51:04et on peut peut-être
51:05trouver un accord
51:05mais c'est très compliqué
51:07ça me semble difficile
51:07d'avoir
51:08encore une fois
51:08les dossiers sont tellement
51:10compliqués
51:11et surtout différents
51:12c'est à dire que
51:13c'est vraiment
51:13c'est pas la même nature
51:14entre le Liban
51:15les proxys
51:16le balistique
51:18les sanctions
51:19le nucléaire
51:20c'est difficile
51:22d'avoir une négociation
51:24globale
51:25effectivement
51:25comme on l'a dit
51:25avec des super négociateurs
51:27américains
51:27effectivement
51:28qui arrivent
51:28avec trois pages
51:29recto verso
51:30et qui négocient
51:31sur le nucléaire
51:32alors qu'il faut des années
51:32donc c'est vrai
51:34que ça paraît
51:34un peu impossible
51:35mais il faudra bien
51:36trouver une solution
51:36On n'a pas ou peu parlé
51:37ce soir des Israéliens
51:38comme ils regardent
51:39tout ça
51:39ce qui se passe aujourd'hui
51:40Eux ils continuent
51:42ils ont le doigt
51:43sur la gâchette
51:43ils viennent de signer
51:44un énorme contrat
51:45pour renouveler
51:46leur flotte aérienne
51:48avec des avions
51:49très modernes américains
51:50ils continuent
51:51leur politique
51:51de destruction
51:52au Liban
51:53et puis surtout
51:54ils sont prêts
51:55à refrapper l'Iran
51:56si effectivement
51:57ils ont un feu vert
51:58américain
51:58donc eux aussi
51:59sont prêts
52:00à redémarrer
52:02des hostilités
52:03avec l'Iran
52:04parce que là
52:04pour Netanyahou
52:05finalement
52:06rien n'est acquis
52:07le nucléaire n'est pas résolu
52:09le régime est toujours là
52:10le Hezbollah est toujours là
52:11donc les missiles
52:12peuvent toujours tomber
52:13ils n'attendent que ça
52:14en fait
52:15ça reprenne en fait
52:16les autorités israéliennes
52:17voilà
52:18donc après
52:19on verra ce soir
52:20évidemment
52:20si on est à un point
52:22d'escalade
52:22de bascule
52:23ou justement
52:23comme disent les experts
52:25l'escalade pour la désescalade
52:27on va continuer
52:27à en parler bien sûr
52:29sur France Info
52:30merci à tous
52:30d'être revenus
52:31Jonathan Boucher-Peterson
52:32à la une de l'Ibé
52:33demain
52:34je ne l'ai pas
52:36on attendait ça
52:37depuis tout à l'heure
52:38je sais
52:39c'est terrible
52:39peut-être pendant qu'on demande
52:41à Patrice Moyon
52:41la lune de West France
52:42alors les conséquences
52:43de cette crise
52:45dans le détroit d'Hormuz
52:46avec les défaillances
52:48d'entreprises
52:48qui battent à un niveau record
52:49et dont on n'a pas parlé
52:51ce soir
52:51on est sur Trump
52:52je vous précise
52:52mais la lune n'est pas encore finie
52:54et bien voilà
52:54et bien écoutez
52:55elle est en cours
52:56de fabrication
52:56comme on dit
52:57vous nous la donnerez
52:58un peu plus tard
52:59merci Christian Chénaud
53:00d'être venu
53:01de la rédaction internationale
53:02de Radio France
53:03merci à vous
53:04également Estelle Martin
53:05on vous retrouve le week-end
53:06sur TV5 Monde
53:07l'émission 64 minutes
53:09merci aussi à tous ceux
53:11qui ont préparé
53:11et réalisé cette émission
53:12les informés
53:13reviennent demain matin
53:15sur France Info
53:16très bonne soirée à tous
Commentaires