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  • il y a 7 semaines
Retrouvez le club de la Bourse du mardi 26 mai dans l'émission Good Morning Market. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

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Transcription
00:00Good Morning Market, le club de la bourse.
00:03Il est 8h39 avec nous dans le club de la bourse, Christian Parizeau.
00:06Bonjour, économiste et conseiller auprès d'Aurel BGC avec vous, Maxime Dupuis.
00:10Bonjour, directeur des investissements et de la gestion sous mandat chez Odo, BHF, banque privée.
00:14On va commencer avec les questions de taux.
00:16Nicolas Pagnès, est-ce qu'on a eu des déclarations d'Isabel Schnabel rapportées par Reuters ?
00:20Oui, Isabelle Schnabel, membre du directoire de la BCE, qui déclare à Reuters que même si la guerre en Iran
00:25venait à prendre fin aujourd'hui,
00:27une action de politique monétaire resterait nécessaire compte tenu des dommages subis par les infrastructures énergétiques.
00:33Une déclaration qui intervient après celle de Martine Cocher hier, membre du conseil des gouverneurs de la BCE,
00:38qui lui déclarait anticiper une inflation plus élevée que prévu et laisser entendre que la BCE serait de plus en
00:44plus en train de pencher
00:45vers une hausse de taux d'intérêt dès le mois prochain.
00:47C'est marrant, Christian Parizeau, ce lien direct avec les infrastructures énergétiques, elles sont détruites, du coup on va augmenter
00:52les taux ?
00:53Oui, elle sous-entend qu'on va vers une période assez longue d'inflation énergétique,
00:59que l'effet énergétique sur l'indice des prix va persister, parce que la BCE avait plusieurs scénarios,
01:05ils nous avaient vendu trois scénarios, un scénario dans lequel c'était un effet très bref, là ça perdure,
01:11un deuxième scénario dans lequel on avait un pic et ça redescendait aussitôt et là il ne faisait rien,
01:14puis il y avait un scénario dans lequel les prix de l'énergie restaient durablement élevés,
01:18et là, à ce moment-là, ils estimaient qu'il y aurait des effets d'emballement derrière,
01:22puisque comme toujours, hausse des prix de l'essence, hausse des coûts du transport,
01:25et d'après la distribution répercute ça dans ses prix de vente et donc ça entretient l'inflation.
01:30Et après il nous manque, le petit élément quand même, c'est les prix dans la distribution sont plus élevés,
01:35donc on augmente les salaires.
01:36Et donc à ce moment-là, on reste sur une boucle qui s'auto-entretient,
01:39sauf que la hausse des salaires, on a du mal à la voir aujourd'hui.
01:42Alors sur le passé, on ne la voit pas du tout,
01:43on a eu vendredi l'indicateur de la BCE même,
01:46qui le fait elle-même sur le montant des salaires négociés,
01:50c'est ce qui a été négocié, et on est à 2,5 de hausse de salaire,
01:54donc on n'est pas du tout sur un emballement,
01:55on était à 2,9 précédemment,
01:57donc c'est en train de ralentir assez sensiblement au moment où on a un choc inflationniste,
02:01donc c'est-à-dire qu'il va y avoir une vraie pression sur les salaires réels.
02:04Donc aujourd'hui, je ne vois pas pourquoi on justifierait qu'il y ait une hausse des taux.
02:08Sous le fait, ils peuvent le faire pour dire,
02:10on va ancrer les anticipations d'inflation,
02:12non, on est ferme, vous voyez, on va lutter contre l'inflation,
02:15mais sur le fond, c'est une inflation importée
02:17qui pour l'instant ne donne pas des signaux qui s'auto-entretient.
02:21Donc ça serait vraiment un coup d'épée dans l'eau,
02:23mais voilà, c'est plus une rhétorique,
02:25c'est plus un positionnement de la BCE,
02:27et c'est plus une volonté de dire,
02:28vous voyez, si on monte les taux,
02:30on vous montre qu'on sera inflexible et qu'on ne laissera pas l'inflation dérapée.
02:33Donc pour faire simple,
02:35n'allez pas voir votre patron pour demander une hausse de salaire,
02:38c'est pas la peine parce que l'inflation ne va pas repartir.
02:40Donc c'est un peu le message que veut envoyer un peu
02:42derrière ça, mais économiquement, c'est très difficile à justifier.
02:45Le seul objectif, c'est de taper les anticipations d'inflation,
02:48c'est là-dessus que joue la BCE.
02:49Bien sûr, et ça corrobore totalement ce qu'on voit sur le marché
02:52et ce qu'anticipe le marché.
02:54Souvenez-vous, 27 février, la BCE,
02:56en tout cas le marché anticipait une baisse de taux de la BCE pour 2026.
03:01Le marché anticipe désormais trois hausses de taux
03:04pour la seule année 2026.
03:06Donc on est complètement dans cette logique-là,
03:09celle explicitée par Christian Alain.
03:11Après, c'est peut-être pas obligé,
03:130,25 là, c'est peut-être...
03:15Je ne sais pas s'il faut juste taper les anticipations,
03:17peut-être que ça suffit.
03:18Non, effectivement.
03:19Parce que ça ne nous arrange pas, nous, économiquement,
03:21en fait, la hausse des taux.
03:23Pas du tout, pas du tout, effectivement.
03:24Qui dit hausse de taux court,
03:26dit probablement hausse de taux long parallèle,
03:30et dit problématique sur la consommation,
03:33problématique sur le cycle de crédit,
03:34problématique sur l'investissement,
03:36problématique sur le financement du super cycle
03:38d'intelligence artificielle.
03:40Donc tout est très lié.
03:42Et la surprise peut venir, finalement,
03:44d'un cycle un peu moins restrictif
03:49que ce que nous aurions anticipé
03:51ou ce que le marché anticiperait,
03:52c'est-à-dire trois hausses de taux pour 2026.
03:54Parce que, Christian, j'étais avec Pascal Boulanger
03:56à 7h45, qui représente la Fédération
03:58des promoteurs immobiliers.
03:59Il en pleurait presque.
04:01Du niveau de ses chiffres de mise en chantier
04:05et de vente pour le premier trimestre,
04:07il y avait un espoir de relance un peu fin 2025.
04:09Là, c'est complètement cuit.
04:10Il dit si les taux montent,
04:11mais alors là, c'est la bérésina totale.
04:14En France.
04:14Je vous parle de la France.
04:15Voilà, parce que c'est vrai que la France
04:17a un gros problème,
04:18parce que la France a déjà eu du mal
04:20à repartir avec la baisse des taux.
04:22Ça frémissait, mais ce n'était pas une vraie reprise.
04:24Alors que dans d'autres pays, ça va beaucoup mieux.
04:26Il faut quand même l'Espagne, l'Italie,
04:28l'Allemagne est un peu en retrait,
04:29mais il donnait quelques signes.
04:30Mais ce qui est sûr, c'est que ça va arrêter
04:32tous les secteurs sensibles aux taux d'intérêt.
04:33Ça va être un coup d'arrêt.
04:35Alors, juste un petit bémol quand même,
04:36tout dépend de ce que va faire la BCE,
04:37parce qu'aujourd'hui, les marchés pensent
04:39à trois hausses de taux.
04:40Personnellement, moi, je ne vois pas économiquement
04:41une justificative pour trois hausses de taux.
04:44Au pire, un, pour des raisons purement de communication,
04:47ça veut dire qu'une hausse de taux,
04:48ça ne change pas fondamentalement la situation.
04:51Il faut être honnête.
04:52Là, ce qui se passe, c'est qu'on a plutôt des taux longs
04:53qui montent derrière les taux américains,
04:56et c'est plus un problème américain
04:58qui nous entraîne des taux longs
04:59et qui pèse sur l'immobilier.
05:00Mais ce n'est pas un problème BCE en tant que tel,
05:02et si elle ne faisait qu'une hausse des taux
05:04juste pour la com', on va dire,
05:07ça ne changerait pas totalement nos prévisions économiques.
05:10Après, trois hausses de taux,
05:11je pense que là, ça serait quand même
05:12un petit peu trop restrictif,
05:14et je ne suis pas sûr aujourd'hui,
05:15vu l'économie, vu ce que nous donnent les indicateurs,
05:18les perspectives économiques,
05:19qu'on aille la place pour trois hausses de taux.
05:21Donc je pense que le marché est un petit peu négatif,
05:23donc ça pourrait être un petit élément
05:24de rééquilibrage des marchés obligataires.
05:26Mais globalement, ce qui est certain,
05:28c'est qu'on est sur un deuxième semestre
05:31qui va s'annoncer quand même assez médiocre
05:33en Europe et en France en particulier,
05:35parce qu'on n'a pas de moteur.
05:36On n'a pas de moteur aujourd'hui.
05:37On a un choc inflationniste.
05:40Alors, ce choc inflationniste
05:42va peser sur la consommation
05:43parce que ça va atteindre forcément
05:45les revenus réels des ménages,
05:46parce que ça ne sera pas compensé
05:47par des hausses de salaire
05:48et par des hausses de revenus.
05:49On a des entreprises
05:52qui n'ont aucune visibilité,
05:53qui n'ont pas intérêt à embaucher,
05:54qui n'ont pas du tout intérêt
05:55à jouer le cycle économique
05:56et on a un commerce mondial
05:58qui est très perturbé.
05:58Donc tout ça, mis bout à bout,
06:00l'Europe ne peut pas sortir
06:01de très bons résultats
06:01sur le deuxième semestre.
06:03Et donc, globalement,
06:04on est quand même sur un élément
06:05de ralentissement
06:05qui va peser sur l'activité.
06:07On a eu, Maxime Dupuis,
06:09des PMI Flash la semaine dernière.
06:11Là aussi, sur les directeurs d'achat,
06:12ça faisait peur.
06:13Alors, c'est des premiers indicateurs,
06:15ce n'est pas définitif,
06:15mais c'était quand même assez inquiétant.
06:16Sur la France, encore une fois.
06:18Effectivement,
06:204 points de PMI composite
06:22pour la zone euro
06:23en dessous du pic de février.
06:26C'est quand même énorme.
06:26Et pour la seule France,
06:27on est à 43 sur la partie service.
06:3043, c'est des niveaux plus contractions.
06:32Donc là, c'est la restauration,
06:33c'est les loisirs.
06:35Bien sûr.
06:35Et c'est un niveau
06:36qu'on n'avait pas vu depuis 2012.
06:38Donc, rendons-nous compte
06:39quand même de la situation,
06:40en tout cas en prospectif.
06:42Et surtout, un petit point important,
06:44c'est que ce qui se maintient encore bien
06:45dans les enquêtes PMI,
06:46c'est la partie industrie.
06:48Mais qu'est-ce que nous dit l'industrie ?
06:50C'est qu'on produit parce qu'on stocke.
06:52Parce qu'on pense qu'il va y avoir
06:53des problèmes de livraison,
06:54des délais de livraison,
06:55d'ailleurs,
06:55qui sont en train d'exploser en ce moment.
06:57Et donc, c'est une activité
06:59qui est juste une activité
07:00de stockage, de prudence.
07:01Donc, ce n'est pas bon pour l'avenir.
07:02Ça veut dire qu'au deuxième semestre,
07:03on va utiliser ces stocks
07:04parce qu'on pense
07:05qu'on ne va pas être livré
07:06par les fournisseurs.
07:07Donc, ce n'est pas un élément
07:08qui nous dit
07:09que la croissance
07:10va beaucoup accélérer.
07:11Et donc, on commence à voir
07:12les carnets de commandes
07:13qui commencent à...
07:13Ils avaient bondi juste...
07:15Alors, c'est un peu le paradoxe.
07:16Mais juste après le début du conflit,
07:17on avait un rebond
07:18des nouvelles commandes.
07:19Mais encore une fois,
07:20c'était des stocks de précaution.
07:21Et on commence à voir
07:22dans les derniers PMI
07:23des commandes
07:23qui recommencent à chuter
07:24et des délivraisons
07:26qui sont en train d'exploser.
07:27Donc, ça montre bien
07:28que l'arrêt va être à venir.
07:30Donc, ça montre que
07:31même dans les PMI,
07:33vous avez la partie service
07:34qui a très vite réagi
07:35parce que la partie service,
07:36c'est le pouvoir d'achat des ménages.
07:37C'est la confiance des ménages,
07:41le consommateur
07:41qui ne va pas acheter
07:42des choses chères.
07:44Donc, il y a les fayés consommateurs.
07:46Et dans l'industrie,
07:47c'est un petit rebond technique,
07:48mais ça ne peut que ralentir
07:49dans notre deuxième semestre.
07:51Maxime, inquiétude quand même
07:52pour la suite de l'année
07:54sur l'ensemble de l'Europe.
07:55On a d'autres pays
07:56qui résistent mieux
07:57quand on regarde
07:57ou on est un cas
08:00semi-particulier ?
08:01Non, quand même inquiétude
08:02pour le reste de l'Europe
08:02parce que là,
08:03nous parlons
08:04des chiffres anticipés
08:07mais ça commence
08:08d'ores et déjà
08:09à se voir
08:09dans les chiffres réels.
08:10On a assisté
08:11à un certain nombre
08:11de révisions
08:12et sur la croissance
08:13à la baisse
08:14de la quasi-totalité
08:15des pays d'Europe
08:16et sur l'inflation
08:17à la hausse,
08:18là aussi,
08:19sur la quasi-totalité
08:20des pays de la zone euro.
08:21Donc, ce n'est que le début.
08:24L'ensemble des pays
08:25de la zone euro
08:26sont concernés.
08:27Les États-Unis
08:27le sont un peu moins.
08:28Les pays émergents
08:29le sont un peu moins.
08:30Mais oui,
08:31sur la zone euro, oui.
08:32Nicolas,
08:32sur la question des taux longs,
08:33bon, alors ça est monté
08:34très fort la semaine dernière
08:36en Europe
08:37mais aux États-Unis,
08:38c'était la même situation.
08:39C'était mondial.
08:40D'ailleurs, c'est pour ça
08:41effectivement que c'est
08:42intéressant peut-être
08:42de faire le rapprochement
08:43avec ce qui se passe
08:44aux États-Unis
08:44puisque les taux longs
08:46sont montés partout
08:47dans le monde
08:48la semaine dernière.
08:49On a surtout suivi
08:50ce qui se passait
08:50effectivement en Europe,
08:51au Japon et aux États-Unis.
08:53On est revenus
08:55sur des niveaux
08:55un petit peu plus acceptables
08:57sans que ce soit
08:57une grande détente
08:58non plus depuis hier.
09:00Le 2 ans américain
09:01est aux alentours
09:01de 4,06%.
09:02Le 10 ans américain
09:03reste aux alentours
09:04de 4,5%.
09:05Le 30 ans américain
09:06aux alentours
09:06de 5,03%.
09:08J'ai envie de vous poser
09:09une question
09:09avec Christian Parizeau
09:10par rapport à ce qu'on entendait
09:11sur ce plateau
09:12sur les derniers jours.
09:13Le risque aux États-Unis
09:14c'est que la Fed
09:15ne monte pas ses taux
09:17et le marché obligataire
09:18anticipe qu'elle ne monte
09:19pas ses taux
09:20et fait progresser
09:21ses taux lui-même
09:22pour dire qu'il y a un risque
09:23quand même
09:23à ne pas intervenir
09:25face à l'inflation
09:27aux États-Unis.
09:28Oui, il y a toutes
09:29les interprétations
09:30en ce moment.
09:30C'est compliqué
09:31parce qu'en plus
09:31il y a M. Warch
09:32qui arrive
09:33et ça va créer des...
09:34Alors après
09:34tout le monde s'amuse.
09:35Vous avez plein d'articles
09:36ce matin sur Kevin Warch
09:38le nouvel air de Kevin Warch
09:39mais on prend les déclarations
09:41qu'il a faites
09:41mais attention
09:42il n'est pas tout seul
09:42à décider.
09:43Il veut profondément
09:45changer la communication
09:46de la Banque Centrale
09:47donc ça, ça peut créer
09:48beaucoup de volatilité
09:48sur les taux longs.
09:49On a des vrais problèmes
09:50de flux
09:51sur le marché obligataire américain
09:52c'est-à-dire qu'aujourd'hui
09:54au Moyen-Orient
09:55le Moyen-Orient
09:55était un investisseur important
09:57sur l'obligataire américain
09:58mais le Moyen-Orient
09:58en ce moment
09:59ils vont garder leur épargne
10:00pour reconstruire leur économie
10:01donc ils ne vont pas investir
10:02et acheter de la dette
10:03à long terme américaine.
10:05Les Japonais
10:06on voit qu'ils commencent
10:07à avoir des rendements
10:07qui remontent
10:08donc les assureurs japonais
10:09sont moins incités
10:09à acheter de la dette américaine
10:11donc il y a toute une logique
10:12de flux
10:12qui fait que les taux longs
10:13américains remontent aussi
10:14et puis il y a une logique
10:16crédibilité de la Banque Centrale
10:17et ça
10:17c'est un élément
10:18qu'on a du mal à apprécier
10:20mais c'est vrai que
10:20quand on a une pontification
10:22de la courbe
10:22c'est-à-dire que
10:23quand les taux longs
10:24remontent plus que les taux courts
10:25c'est souvent un signal
10:26comme quoi la Banque Centrale
10:27a un problème de crédibilité
10:29à maintenir l'inflation
10:30c'est pour ça
10:30qu'on parle beaucoup de ça
10:31mais ce qui est certain
10:32c'est qu'aux Etats-Unis
10:33il y a une vraie problématique
10:35parce que paradoxalement
10:36l'économie américaine
10:37est résiliente
10:37donc si l'économie américaine
10:39est résiliente
10:40avec une inflation
10:41qui accélère fortement
10:42ça veut dire que
10:43vous avez beaucoup plus de risques
10:44que l'inflation s'auto-entretienne
10:45parce que si j'augmente les prix
10:47que les consommateurs l'acceptent
10:48alors c'est bien
10:49pour les marges des entreprises
10:50ça veut dire qu'elles répercutent
10:51les hausses de coût
10:51aux consommateurs
10:52mais ça veut dire que
10:53le consommateur accepte
10:54les hausses de prix
10:54donc ça veut dire
10:55que l'inflation va persister
10:56donc on est sur ce schéma-là
10:58beaucoup moins favorable
11:00en Europe
11:01mais aux Etats-Unis
11:02on est un peu sur ce risque-là
11:03et tout ça fait qu'aujourd'hui
11:05on a un vrai risque
11:06de pontification de la courbe des taux
11:07et de taux longs
11:08qui restent durablement élevés
11:09aux Etats-Unis
11:10Maxime Dupy
11:10quand Kevin Walsh
11:11il dit
11:11mon rôle de banquier centrale
11:13ça ne sera pas de rassurer les marchés
11:14en gros je dis ce que je veux
11:15et je ne ferai plus attention
11:16à peser mes mots
11:17ça vous inquiète ça ou pas ?
11:19Alors ce qui ne m'inquiète pas
11:21c'est le côté indépendance
11:23de la banque centrale américaine
11:25puisque pour le coup
11:27il est très très solide
11:29de ce point de vue-là
11:30et très crédible
11:30vis-à-vis des marchés
11:31donc ça ça ne m'inquiète pas
11:34effectivement
11:34il a un passé
11:36plutôt au quiche
11:37donc plutôt restrictif
11:39c'est-à-dire plutôt
11:41une tendance à monter
11:43les taux courts
11:45néanmoins
11:45il est un peu
11:46tiraillé
11:47j'ai envie de dire
11:48entre
11:50monsieur Trump
11:50Oui je crois que la mission
11:51est claire quand même
11:53et lui
11:54qui a plutôt tendance
11:55à monter
11:55les taux courts
11:56donc non
11:57pour moi
11:58c'est un doux équilibre
11:59entre deux réalités
12:01et en ça
12:01non ça ne m'inquiète pas
12:02Et sur l'économie américaine
12:03elle est résiliente selon vous
12:04aussi comme dit Christian
12:05parce que parfois
12:06c'est pas perçu
12:08perçu comme résiliente
12:09il y a un petit bémol
12:11Elle l'est dans les chiffres
12:12enfin regardons les chiffres
12:12d'emploi
12:13taux de chômage 4,3
12:14taux d'emploi 81%
12:17nombre d'emplois
12:18de nouveaux emplois
12:19créés
12:20extrêmement solides
12:21point de vue de l'emploi
12:22on est bien
12:22point de vue de l'inflation
12:24on en a parlé
12:24pour le moment
12:25et Christian en a d'ailleurs parlé
12:26oui
12:27sur l'inflation publiée
12:29en revanche
12:29sur l'inflation sous-jacente
12:30donc on retraite
12:31des éléments les plus volatiles
12:32tels que l'alimentation
12:34et l'énergie
12:34on n'a pas d'effet
12:35de second tour pour le moment
12:36moi ce qui m'inquiète
12:37un peu plus
12:37c'est la consommation
12:38taux d'épargne
12:39extrêmement faible
12:40là on est en dessous de 4%
12:41donc là on n'a plus
12:43beaucoup de réserve
12:43sur cette partie épargne
12:44on a des indicateurs avancés
12:46notamment de cartes de crédit
12:47qui montrent là aussi
12:49un recul assez fort
12:51de la solidité de la consommation
12:53donc la partie consommation
12:55et si j'ajoute à ça
12:56la fin des crédits d'impôt
12:58liés à la
12:59one big beautiful bill
13:00de monsieur Trump
13:01donc le plan de relance
13:02à la consommation
13:03de monsieur Trump
13:03ça c'est un élément
13:04qui m'inquiète
13:05sur la consommation
13:06donc ok sur l'emploi
13:07l'inflation on en a parlé
13:08plus inquiet sur la consommation
13:10en revanche
13:11on a des chiffres d'inflation
13:12qui arrivent en fin de semaine
13:14est-ce qu'on va les regarder
13:14différemment
13:15maintenant qu'on sait
13:15que Kevin Warch
13:16ne tentera pas
13:17de rassurer les marchés
13:18systématiquement
13:18et en même temps
13:19Christian il reste une minute
13:20on peut les regarder différemment
13:23parce que Kevin Warch
13:24a dit qu'il ne prendrait pas
13:25cet indicateur d'inflation
13:26qui va être publié
13:27en fin de semaine
13:27comme indicateur de référence
13:28mais attention
13:29n'oubliez pas qu'il est
13:30un membre parmi 12
13:31qui vote
13:32et d'autre part
13:33pour faire les changements
13:34d'indicateurs d'inflation
13:35qui sont retenus par la Banque Centrale
13:36il faudra que l'ensemble
13:37des membres soient d'accord
13:39ce qui est loin d'être fait
13:39donc modéré
13:40ça reste encore des indicateurs
13:42qu'il faudra suivre
13:42à la fin de la semaine
13:43Parfait Amine
13:44très bien respecté Christian
13:45merci beaucoup Maxime Dupuy
13:47merci également d'être venu
13:48ce matin
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