00:00Tout pour investir, le placement à suivre.
00:04Et on retrouve Eric Léwin de Bourse Direct.
00:06Bonjour mon cher Eric.
00:08Salut mon cher Antoine, ça va ?
00:09Ça va, le printemps revient, les indices mollet midcap sont pas trop mal orientés.
00:15Bon, il y a juste une dégringolade absolument monstrueuse.
00:18En préparant l'émission, je vais lever un coin de voile sur comment on prépare l'émission.
00:23Elior dégringole, Elior vous mettez ça dans les mollet midcap.
00:27Quand on perd 25% d'un coup comme ça, on devient un peu une small et midcap.
00:33Et effectivement, le titre se prend encore une correction.
00:36C'est une séance bien, bien difficile pour Elior.
00:38Oui, juste un mot des indices, Antoine, depuis le début d'année.
00:41Le CAC est à moins 0,2%, mais par contre CAC small plus 3,2% et CAC mid-end
00:45small plus 6,6%.
00:47Avec, je le disais lundi chez Guillaume, un retour des particuliers qui viennent de plus en plus en bourse,
00:53qui ont acheté beaucoup d'actions liées à l'intelligence artificielle, qui ont acheté beaucoup de biotech.
00:57Donc ça, c'est plutôt une bonne nouvelle.
00:59Alors, l'histoire d'Elior, c'est que l'action abonne 24%.
01:03Alors, c'est vrai, quand on a préparé l'émission ensemble, Elior, c'est simplement 550 millions d'euros de
01:07capitalisation boursière.
01:08C'est ça.
01:09Comme si c'était une small cap.
01:11Alors, que s'est-il passé ?
01:12Croissance organique de seulement 1,3% pour le premier semestre à 3,2 milliards.
01:17Résultat d'exploitation recul de 28%, ça fait une marge de 3%.
01:21La problématique, c'est que le ratio d'endettement remonte lié à l'ébidab de 3,3 à 3,6
01:27fois.
01:27Et puis, le groupe abaisse toutes ses prévisions.
01:30Croissance organique entre 1 et 2%, contre 3 à 4% initialement prévue.
01:34Même abaissement pour marge d'exploitation attendue à 3%, contre 3,5 à 3,7.
01:39La problématique, c'est que ça entraîne dans son sillage.
01:41Quel groupe ? De Richembourg, puisque De Richembourg détient 48% du capital, abandonne plus de 7%.
01:46Que faut-il faire sur Elior ?
01:48Pas très cher au cours actuel, ça va entre 8 et 9 mois.
01:51Maintenant, quand vous perdez 25%, c'est qu'il y a vraiment non seulement des fonds qui sortent,
01:54mais à mon avis des hedges qui se positionnent à la baisse.
01:58Donc, on passera notre tour sur Elior.
02:01Mais c'est vraiment l'énorme dégringolade du jour.
02:04Comme une autre biotech dont je ne devais pas vous parler,
02:07mais dont je veux vous parler une seconde, c'est Matpharma, qui perd plus de 60%.
02:12Là, il y a eu un énorme avis négatif concernant une mise sur le marché
02:16dans le traitement de la maladie aiguë du greffon contre l'hôte.
02:19Et donc, ça veut dire quoi ?
02:20Ça veut dire que ça va être très compliqué pour le groupe,
02:22qui va essayer de prolonger sa visibilité financière jusqu'en novembre 2026.
02:27Encore une fois, ça reste très compliqué.
02:29Donc, Elior et Matpharma, c'est les deux gros, gros, gros gadins du jour.
02:33Il y a un titre qui va bien. En revanche, c'est Inatpharma.
02:37Ça n'arrête pas. Le titre gagne plus de 50% en un mois.
02:41Qu'est-ce qui se passe ?
02:42Écoutez, Inatpharma fait partie des petites biotech.
02:46C'est une biotech de 180 millions d'euros.
02:48Et en fait, le premier trimestre a été plutôt beau avec un chiffre d'affaires
02:52qui a doublé à 2,6 millions, avec des accords de collaboration
02:55et de licences conclues, notamment avec AstraZeneca et Sanofi.
02:58Mais ce n'est pas simplement ça.
02:59C'est que le groupe a atteint une étape importante dans un essai de phase 1
03:03pour cibler certaines cellules cancéreuses.
03:07Et il y a un essai de phase 3 pour certains lymphomes rares de la peau
03:12qui est prévu au second semestre 2026.
03:17Le groupe estime qu'avec 25 millions d'euros de trésor,
03:20il pourrait financer ses activités jusqu'à la fin du troisième trimestre.
03:22Moi, je reste quand même extrêmement, extrêmement circonspect sur ce genre de valeurs.
03:26Je ne veux pas dire du mal d'Inatpharma.
03:27C'est un beau dossier.
03:28Mais quand on voit l'accélération haussière pour simplement une étape importante
03:34dans un essai de phase 1,
03:35vous vous dites qu'il y a encore beaucoup, beaucoup d'écueils, Antoine,
03:39dans ce genre de dossier.
03:40Et donc, il faut faire extrêmement, extrêmement attention.
03:43C'est vrai qu'on a eu de bonnes nouvelles sur Médincelle et sur l'anobiotique,
03:46ce qui est suspendu de cotation parce qu'ils font un placement privé d'action,
03:49notamment aux États-Unis.
03:50Et je crois que la cotation va reprendre à 15h30.
03:52Alors, il y a des belles biotech, il y a eu des belles performances comme du Genfit,
03:56comme du Nanobiotique, qui gagne soit 88% depuis le début d'année.
03:59Mais il faut vraiment séparer le bon grêle d'ivraide dans ce secteur
04:01parce qu'on vient de le voir avec Matpharma.
04:03À la moindre mauvaise nouvelle, c'est le cataclysme.
04:06Et en tout cas de cause, moi, je n'achète pas une biotech
04:09qui a des résultats positifs en phase 1.
04:11On peut acheter en phase 3, mais entre la phase 1 et la phase 3,
04:15il peut y avoir 6 à 8 ans.
04:16Donc, attention quand même sur ce genre de dossier.
04:19Bon, on termine avec La Croix.
04:23Étonnant, cette trajectoire boursière, le titre gagne 30% en un mois.
04:26Et voilà une société qui connaît une croissance boursière régulière,
04:31tranquille, mais vraiment une performance qui commence à se faire remarquer.
04:35Alors, La Croix, en fait, ils avaient eu des problèmes
04:36parce qu'il y avait une activité signalisation qui ne marchait pas.
04:39Ils ont des problèmes aux Etats-Unis.
04:40Et puis là, ça va de mieux en mieux.
04:41Alors, rappelons rapidement, ils accompagnent leurs clients
04:44dans ce qu'on appelle la fabrication électrique embarquée dans les solutions pour l'automobile.
04:47C'est ce qu'on appelle la division électronique.
04:49Et puis, il y a une division qui monte en puissance.
04:50C'est la sécurisation de la gestion des réseaux d'infrastructures critiques.
04:54Solution services connectés pour réseaux d'eau, installation de chauffage.
04:56Ça représente maintenant 35% du chiffre d'affaires contre 30% il y a un an.
05:00Bon premier trimestre avec un chiffre d'affaires en hausse de 6% à 123 millions d'euros.
05:04Il y a eu un crédit syndiqué qui permet d'allonger la maturité de sa dette.
05:08Et l'idée, c'est que le groupe, finalement, les prévisions sont bonnes.
05:11EBITDA 7-6 cette année, marche d'EBITDA.
05:142027, on pourrait avoir un chiffre d'affaires entre 475 et 500 millions d'euros
05:18avec une forte réduction de la dette nette.
05:20Vous savez que c'était l'angoisse des investisseurs sur ce dossier.
05:23La dette nette qui pourrait passer en dessous des deux fois l'EBITDA.
05:26Et puis, marche d'EBITDA supérieure à 8% sur 2027.
05:29Qu'est-ce qu'on peut dire sur ce dossier ?
05:31Vrai recovery, vrai recovery, pas très cher, 10 fois les bénéfices.
05:35V sur EBITDA de 6, alors on est sur une toute petite capille, 83 millions d'euros.
05:39Mais quand on regarde ce que le titre a perdu en 5 ans, moins 65%.
05:43Alors certes, il y a fait plus de 48% depuis le début de l'année.
05:46On peut se dire qu'entre 17 et 18 euros, ça vaut peut-être encore le coup d'y aller.
05:49Parce que ça reste un beau dossier.
05:50Et surtout, il y a une activité qui plaide de plus en plus.
05:52C'est tout ce qui est l'environnement, quand vous sécurisez les réseaux d'infrastructures critiques, etc.
05:57Il y a un vrai thème porteur en ce moment, en bourse, sur ce genre de dossier.
06:02Donc La Croix, beau petit dossier de recovery, pas encore très cher.
06:05On ne va pas doubler, mais allez voir 20-22 euros, ça ne serait pas une folie sur ce genre
06:09de dossier.
06:09La Croix à retenir, et puis Lior dont on parlait en début de chronique, moins 25,6% du côté
06:17de la bourse.
06:18Ça se passe très mal.
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