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Le maire divers droite de Béziers, Robert Ménard, était l’invité de #LaGrandeInterview de Laurence Ferrari dans #LaMatinale sur CNEWS, en partenariat avec Europe 1.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview CNews et Européens, c'est Robert Ménard, maire de Béziers.
00:04Bonjour Robert Ménard, bienvenue dans notre édition du matin, Lettres à Clara, c'est le livre que vous avez écrit
00:09aux éditions Télémac.
00:10Un mot d'abord sur ce que va annoncer ce soir Sébastien Lecornu, Premier ministre, pour aider les automobilistes face
00:16à la hausse des prix des carburants.
00:17Vous n'en entendez rien ou pas grand-chose ?
00:21Non, je ne le dirais même pas comme ça, j'attends qu'il ne raconte pas des craques, et surtout
00:25j'attends que les autres opposants ne disent pas des bêtises.
00:29Vous ne pouvez pas madame, aujourd'hui, annoncer ce que tout le monde attend, c'est-à-dire qu'un
00:37certain nombre de gens, pas tout le monde, tout le monde n'est pas dans la même situation,
00:40que ceux qui en ont plus besoin paient un peu moins cher l'essence, c'est aussi simple que ça.
00:44Mais si tu dis ça, il faut dire en même temps, cet argent, et ça va coûter de l'argent,
00:49d'où il sort ?
00:50Quand tu es à la maison, si tu achètes un truc, tu te dis bien, d'où veut le sort
00:54?
00:55Donc là vous pensez au RN qui propose de baisser les taxes pour 16 milliards ?
00:59Et tu les sors d'où, les 16 milliards ? Parce qu'après, c'est les mêmes qui seraient capables
01:03de dire,
01:04ah, regardez le déficit, il est encore plus important, ah, regardez, on s'endette.
01:08Mais quand tu dépenses de l'argent, ou tu augmentes les impôts, ou tu augmentes la dette, ou tu fais
01:15des économies.
01:15Évidemment, c'est plus facile quand tu es dans l'opposition, tu peux dire, tout ça, je n'y réponds
01:20pas.
01:20Moi, je trouve qu'aujourd'hui, s'il annonce, et j'espère qu'il le fera, des baisses pour assurer
01:26tout un tas de gens.
01:26Écoutez, moi, je suis dans une ville où les transports en commun, pardon, il n'y a pas le RER,
01:30le métro et tout ça,
01:31donc tu la prends, la bagnole, le matin, tu ne peux pas faire autrement parce qu'il n'y a
01:33pas d'autre choix.
01:34Il faut faire des économies, mais il faut dire où on va faire les économies.
01:38C'est ça la démagogie de la politique.
01:39Et en plus, comme on a un an des présidentielles, tu peux tout promettre tant que tu n'es pas
01:44aux commandes.
01:45Moi, vous savez, j'ai appris une chose depuis que je suis maire, c'est que quand tu es aux
01:48commandes de quelque chose,
01:49tu dis, en général, un peu moins de conneries.
01:51Et les filles proposent la privatisation de Total Energy, le plafonnement des prix, c'est pareil, c'est la même
01:56démarche pour vous ?
01:57Mais c'est de la folie. Attendez, Total Energy, moi, je n'ai rien pour ni contre, honnêtement.
02:02Ils gagnent beaucoup d'argent, tant mieux, tant mieux pour eux.
02:05Évidemment, il faut quand même qu'ils aident la collectivité.
02:09Mais je crois qu'ils le font, je ne crois pas qu'ils payent leurs impôts ailleurs.
02:12Mais surtout, c'est comme le luxe. Pardon, ce n'est pas populaire ce que je dis là.
02:16Mais par rapport aux gens qui votent pour moi, par exemple, je pense que c'est important d'avoir des
02:22entreprises françaises qui réussissent.
02:24Mais on est cinglé de faire le contraire.
02:27Moi, je suis fier de voir que même dans le luxe, dans les dix plus gros groupes de luxe, il
02:33y en a sept, sept qui sont français.
02:36Dans le domaine des hydrocarbures et tout ça, c'est Total Energy.
02:40Je dis, protégeons ça.
02:41On ne tape pas sur Total Energy.
02:43Demande.
02:43Parce que vous pensez, vous pensez une seconde, sans rigoler, vous pensez une seconde que si on nationalise, ce sera
02:50mieux géré.
02:50Non, mais vous avez vu ça où ? Où vous avez vu ça ?
02:53Et là aussi, où on trouverait l'argent ?
02:54Et on les paye comment ? On les sort d'où l'argent pour les racheter ?
02:58En fait, on ne peut plus rien faire, Robert Ménard, dans ce pays qui est en faillite.
03:01C'est bien ça ? Si je résume ce que vous me dites ?
03:03Non, je pense qu'on peut faire des choses à condition de ne pas promettre n'importe quoi.
03:10Moi, je vais vous dire, comme maire, ce n'est même pas d'argent dont j'ai le plus besoin.
03:15C'est quoi ?
03:15C'est qu'on ne m'emmerde pas.
03:18Les normes.
03:19Attendez, je vais vous donner un second.
03:20N'importe quel dossier, je vous rends compte, n'importe quoi, tu fais une zone industrielle, tu mets plus d
03:27'années, je vous jure sur la tête de ma fille, plus d'années, à discuter des modalités, à remplir, que
03:34de le construire.
03:35Aujourd'hui, construire un bâtiment, c'est le plus facile.
03:39Tout le reste, c'est plus compliqué.
03:41J'en peux plus des chauves-souris, j'en peux plus des chauves-souris parce qu'il y a des
03:45chauves-souris protégées, ça vous a peut-être échappé, mais il y a des chauves-souris protégées.
03:48Les maires le savent, oui.
03:49Ah ouais, mais demandez aux maires.
03:51On est le pays de la norme et de l'inflation de normes.
03:53On est ça, c'est d'abord ça.
03:55Il faut juste avoir le courage de dire, on n'a pas assez d'argent pour dire oui à tout
03:59le monde.
04:00Il va falloir faire des économies, tout le monde doit en faire, et les riches, les riches, doivent payer, contrairement
04:05à ce que dit la droite, doivent payer un peu plus que les autres, encore plus que les autres, je
04:09suis d'accord.
04:10Mais on va demander des effets.
04:11Et où est-ce que vous mettez le seuil pour la richesse ?
04:14Ah oui, je ne sais pas combien il avait dit, 4 000 euros par mois.
04:17Non, non, enfin il y a des fortunes en France importantes, oui, dans une période difficile, tu peux leur demander
04:22un peu plus d'argent.
04:23Moi, pardon, je connais des riches qui sont prêts à le faire.
04:26Je pense qu'il y a des gens qui ont de l'argent, ils n'ont peut-être pas besoin
04:29d'avoir la sécurité sociale, ils peuvent tout payer eux-mêmes.
04:31Robert Ménard, Gérald Darmanin a été en début de semaine en Algérie, voyage express, il a pu s'entretenir avec
04:36le président Théboun, notamment à propos de notre confrère Christophe Glez.
04:39Je sais que son sort vous importe beaucoup.
04:42Est-ce que vous approuvez globalement les efforts du gouvernement pour renouer le dialogue avec l'Algérie ou est-ce
04:46que c'est la diplomatie de la courbette, comme le dit le RN ?
04:50Écoutez, il y a deux niveaux sur Christophe Glez.
04:54D'abord, il y a ce que dit la diplomatie, ni vous ni moi ne le savons, laissez-nous faire
04:58le boulot.
04:58Et il y a à nous à continuer, vous le disiez, à taper du poids sur la table, à le
05:02rappeler.
05:03Enfin, ça fait plus de deux ans qu'il est en prison.
05:05Enfin, ce n'est pas un terroriste, il faut être tombé.
05:07Il travaille pour se foutre, en fait, les gens qui s'intéressent un peu.
05:10C'est un journaliste sportif.
05:10C'est un journaliste sportif.
05:11Je veux dire, il ne fait pas ça.
05:13Il a interviewé deux types qui sont des cabiles et qui sont plutôt pour l'autonomie ou l'indépendance.
05:19Enfin, ce n'est pas son problème, mais il est interrogé sur le foot.
05:22Ça, c'est une chose.
05:22La deuxième chose, je pense que, je vais vous dire quelque chose.
05:26Alors, je fais attention parce que comme je suis pied noir, vite, je peux m'emporter sur ce terrain-là.
05:31Je pense, d'abord, il faut faire la différence entre le peuple algérien et le régime algérien.
05:36Le régime algérien, il ne s'arrêtera pas de taper sur la France.
05:41Pourquoi ? C'est consubstantiel ?
05:43Mais parce qu'il vit de ça.
05:45Dès qu'il y a un problème en Algérie, putain, qu'est-ce qu'il y a comme problème en
05:48Algérie ?
05:48Regardez, il y a les révoltes qu'il y a eu ces dernières années et tout.
05:51Chaque fois que tu as un parapluie, tu l'ouvres, la colonisation.
05:56On tape sur la France.
05:57Voilà, c'est ça, en fait.
05:59Aujourd'hui, ils te demandent, ils disent, ah oui, il y a des biens mal acquis.
06:02Ils veulent que la France rende un certain nombre de biens qui ont été la propriété d'anciens responsables,
06:09y compris de ministres et tout.
06:10Mais enfin, attendez, les ministres qu'on a, le premier chef de l'État, il était déjà ministre à l
06:14'époque.
06:14Enfin, il faut arrêter, il faut arrêter.
06:16Sur le dossier des OQTF, qui est vraiment sensible pour nous, parce qu'il n'y avait plus du tout
06:19de coopération,
06:21ni judiciaire, ni sur le dossier des OQTF, on en est désormais à 150 OQTF algériens renvoyés depuis le début
06:27de l'année.
06:27On peut se satisfaire de cette reprise de la coopération avec l'Algérie ?
06:32Il faut aller plus loin dans ce dialogue de respect, dit-il Gérald Darmanin, et de fermeté.
06:38Attendez, vous pouvez être respectueux des gens et leur dire, attendez, ils ont 150,
06:42150 par rapport aux plus de 50 000 personnes algériens qui sont concernées par ça.
06:50Il faut juste, alors là, il faut être, moi, je dirais aux gens,
06:53et là, le gouvernement aujourd'hui n'est pas assez dur là-dessus, c'est de dire, très bien,
07:00vous ne donnez pas plus d'OQTF, on vous donne plus de visas.
07:04Alors ça n'a pas marché, c'est ce que dit Gérald Darmanin, ça n'a pas marché, la politique
07:07de la fermeté n'a pas marché.
07:08Parce que là, ça a marché, parce que vous croyez qu'ils vont libérer Christophe Gleize,
07:12vous y croyez sérieusement, aux premières difficultés, ils sont où, le gouvernement algérien,
07:20du côté de nous, ou du côté de la démagogie absolue, mais je n'en crois pas un mot.
07:25Ça fait, attendez, ça fait 60 ans que ça dure, c'est leur fonds de commerce,
07:30c'est ce qui leur permet d'exister, c'est ce qui leur permet de survivre,
07:34c'est de dire, chaque fois qu'il y a un problème, c'est la France qui est coupable, c
07:38'est le colonialisme.
07:39Mon Dieu, avec la richesse pétrolière de l'Algérie, l'Algérie est dans l'état où elle est,
07:44mais vous rigolez, c'est des gens, des kleptomanes qui sont à la tête de ce pays.
07:48Robert Ménard, les OQTF, vous connaissez bien le sujet, et de près et pour cause,
07:52vous allez comparaître le 30 septembre prochain devant le tribunal correctionnel
07:55pour avoir refusé de marier un homme en situation irrégulière sous OQTF,
07:59de nationalité, je crois, algérienne.
08:01Vous risquez 5 ans de prison, 75 000 euros d'amende, de ne plus être éligible,
08:05donc de perdre votre fauteuil de mer.
08:08Est-ce que la République marche sur la tête ?
08:10On avait Gérald Darmanin qui a dit, il faut faire changer la loi.
08:13Est-ce que vous le croyez ? Est-ce qu'il faut faire vite ?
08:15Ah mais moi, je ne lui fais pas de procès d'intention, mais j'ai entendu M. Nunez.
08:19Qu'est-ce qu'il dit, M. Nunez ?
08:20Il dit que le maire doit respecter la loi.
08:22Mais il se fout de ma gueule.
08:24Enfin.
08:25D'abord, si j'étais lui, je m'adresserais au chef de l'État qui trouvait que c'était l
08:30'U.S.
08:30J'attends que M. Nunez demande à M. Macron s'il fallait que j'applique la loi.
08:36Il ne l'a jamais dit.
08:37Ça veut dire, je dis ça parce que c'est le même univers politique et tout, mais il se fout
08:42de moi.
08:43Je vais marier quelqu'un.
08:45Enfin, attendez, c'est comme si toute la police de France vous recherchait, madame.
08:50Je serai en face de vous et je dirai, oh, vous êtes là, il n'y a pas de problème.
08:54Enfin, le type, il est recherché, il est recherché pour le mettre dehors parce qu'il est en situation illégale.
09:00Il a une OQTF et, attendez, il a été condamné à de la prison et c'est moi qui suis
09:05fautif.
09:06Non, mais comme dit ma fille, en l'occurrence, tu hallucines.
09:10C'est moi qui suis fautif.
09:12M. Darmin, il a raison.
09:14Je ne lui demande pas de prendre plus position que ça.
09:16Il est garde des sceaux, donc il ne peut pas…
09:18Vous avez échangé avec lui ?
09:19Après, oui, je l'ai félicité.
09:21Après notre interview ?
09:21Bien sûr, je l'ai félicité.
09:23Enfin, moi, je remercie les gens qui prennent ma défense, et pas que la mienne, qui prennent la défense.
09:27Des maires qui font cette opposition.
09:29M. Nunez, mais quelle lâcheté !
09:31Il ne peut pas dire que la loi est mal faite.
09:34Il ne peut pas dire que ça nous met dans des situations invraisemblables.
09:37Il ne peut pas dire que les accords internationaux de la France, ils nous corsettent, ils nous emprisonnent dans des
09:44engagements.
09:45Non, le mariage ne devrait pas être au-dessus de tout.
09:47Et en plus, quand vous mariez quelqu'un comme ça, qui doit être obligé de quitter le territoire, vous savez
09:53pertinemment, madame, qu'après, vous ne le mettrez plus jamais dehors.
09:57Théoriquement, vous pouvez le faire, mais plus personne ne le fera.
10:00Honnêtement, je suis outré de ce qu'a dit le ministre de l'Intérieur.
10:05Je trouve vraiment qu'il manque de courage, et de façon un tout petit peu anecdotique, qu'il manque de
10:11solidarité avec les maires comme moi.
10:1373% des Français, par contre, vous, sont acheté ça pour l'Europe 1, CNews et le JDD.
10:18Ils pensent qu'il faut interdire les mariages quand l'une des deux personnes est un étranger en situation irrégulière.
10:22Est-ce que vous avez peur de perdre votre mairie sur cette affaire-là ?
10:25Mais bien sûr, j'ai peur. Enfin, j'ai été élu avec plus de 65% au premier taux, ça
10:29veut dire que les biterrois, ils sont plutôt contents du travail que je fais.
10:32Et là, je pourrais, dans trois mois, ne plus être maire.
10:35Parce qu'il suffit que je tombe sur un magistrat qui m'aime peu, il doit y en avoir, je
10:40suppose, il ne m'aime pas tous.
10:42Et voilà, et qui dit, j'applique la loi, vous vous rendez compte ?
10:47Je trouve que c'est un déni de justice invraisemblable.
10:50Les 73% que vous citiez, je pense qu'ils le pensent comme moi, ils le pensent comme moi.
10:55Alors que M. Nunez se reprenne un peu.
10:57Honnêtement, c'est...
10:59On comprend votre colère.
11:00Non, mais c'est un coup de poignard dans le dos à mon égard.
11:04Un mot de l'immigration, Robert Ménard.
11:06Jamais la France n'a accueilli autant d'étrangers sur son sol.
11:08C'est une étude de l'INET qui a été publiée hier par le Figaro.
11:108,1% de la population.
11:13Près de 4 Français sur 10 ont désormais un lien direct ou indirect avec l'immigration.
11:17C'est un constat désormais.
11:19Nous sommes un peuple métissé et il faut faire avec.
11:22Non !
11:22Que vous dites, vous ?
11:23Moi, je dis d'abord, il faut arrêter d'accueillir entre 400 et 500 000 personnes par an parce qu
11:27'on ne peut pas.
11:28Attendez, on ne peut pas.
11:29On le voit, il y a des problèmes avec l'immigration.
11:33Comment vous pouvez dire que c'est indolore l'immigration aujourd'hui en France ?
11:37Comment ?
11:37C'est que vous ne sortez jamais dans la rue.
11:39Vous venez chez moi.
11:39Madame, je vous amène dans des endroits.
11:42Attendez, il ne s'agit pas de montrer l'immigré en disant c'est un salopard, un voleur.
11:47Ça, ce n'est pas vrai.
11:48Mais aujourd'hui, parce qu'il y a trop d'immigration qui rentre, mais les immigrés eux-mêmes vous le
11:53disent.
11:54Madame, demandez-là.
11:55Moi, je peux venir ici à votre antenne avec des gens de chez moi qui sont d'origine immigrée et
11:59qui vous diront il faut se calmer avec l'immigration.
12:01Donc, il faut arrêter ça.
12:03Et ensuite, si on n'arrête pas, si on ne diminue pas drastiquement, on n'y arrive pas.
12:08Et ensuite, il faut intégrer les gens.
12:10Et les gens, ils ne vous demandent pas du laxisme, madame.
12:13Ils ne vous demandent pas ça.
12:15Ils ne vous demandent pas de ne pas être fiers de vous.
12:17Parce qu'ils sont fiers de leur religion.
12:19Moi, je veux être fier de la mienne.
12:21Ils ne vous demandent pas.
12:22Jamais, moi, dans ma ville, et Dieu sait qu'il y a une immigration très importante chez moi, on m
12:26'a reproché mon autoritarisme.
12:29Personne ne me reproche de dire que les mineurs à 13 ans, quand tu as moins de 13 ans, tu
12:33rentres à la maison.
12:35Sinon, la police te ramène à la maison.
12:37Mais il n'y a pas une maman immigrée qui pense le contraire.
12:39Qu'est-ce que vous pensez ?
12:40Vous êtes mère de famille.
12:41Vous pensez qu'à 9 ans, tu restes tout seul.
12:44Personne ne vous demande ça.
12:45Simplement, vous savez ce que c'est notre problème.
12:46C'est comme par rapport à l'Algérie.
12:49On n'est pas fiers de nous.
12:50Comme si on avait honte de notre passé.
12:54Comme si on avait honte de ce qu'on défend.
12:57Comme si on avait honte de ce pays qu'on aime.
12:59Comme si on avait honte des choses auxquelles on est attaché.
13:02Non, madame, je n'ai pas envie de pouvoir voiler en face de moi.
13:05Voilà, c'est simple.
13:06Est-ce que vous pensez que justement, ce réservoir électoral,
13:10on parle de millions de personnes,
13:11et l'objectif ultime de Jean-Luc Mélenchon et de la France insoumise ?
13:14Bien sûr.
13:15Et comme il est nombreux, il faut faire attention.
13:20Je vous parle de ma ville parce que c'est ce que je connais le mieux.
13:24La France insoumise, ils sont faits moins de 4% dans ma ville
13:28où les deux tiers des enfants des écoles publiques sont issus de l'immigration.
13:32J'ai regardé, parce que je savais qu'on avait l'enquête qualité,
13:36je me dis, tiens, je vais regarder bureau de vote par bureau de vote,
13:39je vais regarder le score de la France insoumise.
13:41Je suis dans les quartiers de forte immigration.
13:43Vous savez, les quartiers, les quartiers.
13:45Quand on dit les quartiers, tout le monde comprend de quoi on parle.
13:48Mais il faut au maximum 5-6%.
13:50Comment vous l'expliquez ?
13:51Parce que je leur parle.
13:53Parce que je les respecte.
13:54Parce que je ne leur fais pas un procès, pardon d'être méchant,
13:57d'être procès sur leur prénom.
13:58Je me fous qu'ils s'appellent Mohamed et moi.
14:02Ça, c'est pour Éric Zemmour.
14:03Mais oui, mais il ne faut pas.
14:05Il faut leur dire.
14:06Moi, attendez, moi, j'ai du respect pour les gens que tu sois issu de l'immigration ou pas.
14:10Je comprends de voix, moi, que tu quittes un certain nombre de pays du Sud
14:13et que tu viennes en France.
14:14Parce qu'il y a quand même mieux la France.
14:15Parce que la France, si tu écoutes un certain nombre de gens, c'est terrible,
14:17mais il y a des centaines et il y aurait des millions de personnes
14:20qui viendraient bien y vivre tous les ans.
14:22Et il faut leur dire qu'il y a des règles.
14:25Personne, madame, ne vous reproche de rappeler les règles.
14:29Personne ne vous reproche.
14:30Simplement, quand vous-même, vous commencez par dire que ces règles,
14:33oh, quand même, ce n'est pas bien.
14:34Et il faut le faire parce que sinon, vous savez ce qu'il y aura ?
14:37Il y aura un vote, pas seulement pour la France insoumise,
14:40ce qui est déjà une catastrophe, je suis sûr, pour mon pays.
14:44Il y aura un vote communautaire.
14:46Vous avez envie qu'il y ait des candidats qui se retrouvent sur la base
14:49de telle ou telle communauté, pas plus pour le catho que je suis
14:52que pour le musulman qui est telle personne dans ma vie.
14:56Il ne faut pas ça.
14:58Donc, il faut, et c'est un enjeu-là, il faut parler aux gens,
15:01leur dire qu'on aime les gens, qu'on est respectueux,
15:04qu'on a envie que leurs enfants, ça se passe bien,
15:07qu'il y en a plein pour que ça se passe bien.
15:09Il faut demander aux musulmans qui réussissent de leur dire
15:11qu'on peut réussir dans ce pays.
15:13Et c'est ce que vous faites à Béziers.
15:15Juste un exemple de ce que peuvent dire et peuvent dire
15:18des élus de la France insoumise.
15:19On a Sarah Legrin, par exemple, qui estime que le canon français,
15:22vous savez, ces banquets, sèment la terreur dans le pays, je la cite.
15:26Dans un autre registre, on a Sandrine Rousseau aussi,
15:29qui estime qu'il faudrait remplacer le mot steak par cadavre de vache
15:32sur les menus des restaurants.
15:33Qu'est-ce que ça vous inspire, en fait ?
15:36Chez moi, on dirait qu'elles sont jobardes.
15:38Enfin, attendez-le.
15:39Vous êtes allé au canon français ?
15:40Moi, j'y suis allé.
15:41Je les ai reçus les deux dernières années.
15:43C'est formidable, madame.
15:45C'est juste sympathique.
15:47Ça vous gêne, vous, qu'on chante des chansons ?
15:48Ce n'est pas la terreur ?
15:49Mais enfin, mais c'est une...
15:50Mais attendez.
15:52Là, je pense que c'est...
15:53Honnêtement, là, je pense que ce n'est pas seulement qu'ils ne connaissent pas.
15:55Je pense que c'est des salopards de démagogues.
15:59Tu ne peux pas dire ça.
16:00J'enlève le mot salopards.
16:02Oui, retirons.
16:02De démagogues.
16:04Enfin, attendez-moi, j'y suis allé.
16:05Et je vous le dis tout de suite,
16:06je les inviterai de nouveau en septembre prochain.
16:08C'est dans les arènes.
16:10Les arènes, chez moi, c'est quoi ?
16:111800 personnes qui mangent, qui chantent des chansons françaises.
16:16Certains ont le bébé, mais c'est une espèce de caricature sympathique.
16:20Il n'y a pas un mot désagréable.
16:22Quant à...
16:23Sandrine Rousseau.
16:24Je suis végétarien.
16:26Vous tombez bien.
16:28Vous croyez que je vais vous pourrir la vie en vous disant que vous mangez un cadavre ?
16:32Mais c'est terrible parce que Sandrine Rousseau, dont je ne sais pas si elle est végétarienne,
16:38elle va faire détester des gens comme moi.
16:40Moi, je ne mange pas de viande, c'est un choix.
16:43Et ça me manque tous les jours.
16:44Vous voyez, c'est pas...
16:45Tous les jours, je rêve.
16:46Je l'ai décidé de ne pas manger de viande.
16:48C'est un choix.
16:49Mais attendez, encore une fois, je ne vais pas emmerder les gens avec les chansons françaises.
16:53On ne peut pas arrêter de casser les bombons à tout le monde en voulant imposer.
16:58Or, si j'aime ceci, il sait que ce qu'il faut faire, il faut arrêter, il faut arrêter.
17:01Robert Ménard, parlons un peu de politique, parce qu'on vient de parler de la France insoumise,
17:05du Rassemblement national aussi.
17:06Est-ce que la tenaille RN et les filles, elle vous semble inéluctable ?
17:09Alors, on se parle pour 2027.
17:11Est-ce que ce bloc central, qui va de la gauche modérée à la droite modérée,
17:15va pouvoir faire le poids et imposer un candidat pour écarter cette tenaille ?
17:20Ah mais j'espère.
17:21Moi, j'espère qu'il va arriver ici.
17:23Et où se trouve-t-il ?
17:24Ah mais j'en sais rien.
17:25J'espère qu'il va y avoir quelqu'un qui ne soit pas fou furieux,
17:28comme vous venez de citer un certain nombre de propos de ce que disent les gens de la France insoumise,
17:33qui de l'autre côté, et je n'envoie pas, je n'ai pas un signe d'égalité entre la
17:36France insoumise
17:37et le Rassemblement national, évidemment pas.
17:39Vous feriez le choix du RN au ce moment ?
17:40Bien sûr, enfin, attendez, je ne suis pas...
17:43Je fais des choix à un moment donné.
17:45Non, mais le RN sur les questions économiques, sur les questions sociales,
17:49c'est quand même du n'importe quoi, quand même, pour dire.
17:50Oui, moi j'espère qu'entre ça, il va naître quelque chose.
17:54Je ne sais pas, je ne suis pas sûr quand...
17:56Je ne sais pas, je prends M. Darmanin, puisqu'on en parlait à l'instant.
18:00M. Darmanin, M. Retailleau, Éric Ciotti, Éric Zemmour, moi, mais au moins les trois premiers...
18:08Gabriel Attal ?
18:09Gabriel Attal, même, on doit pouvoir discuter sur un certain nombre de choses.
18:13Il faut faire naître une proposition, mais un peu unitaire.
18:20Sinon, l'hypothèse, ça va être M. Mélenchon au deuxième tour.
18:23Vous voyez M. Mélenchon au deuxième tour.
18:26Enfin, le danger qu'il représente pour ce pays.
18:28C'est-à-dire, c'est quoi ? C'est le chaos assuré, quoi qu'il arrive, quel que soit
18:31le résultat ?
18:31Ah non, mais j'espère que...
18:32Mais le problème, c'est que comme la France insoumise, leur rêve,
18:36c'est si jamais il y avait un candidat du RN,
18:39c'est, comme il l'a dit, une insurrection populaire.
18:42Le maire de Saint-Denis.
18:44Vous vous rendez compte que des gens...
18:47Il dit, oui, ça pourrait être...
18:49Mais en dessous, si ça arrivait, ça ne me ferait pas pleurer.
18:53Mais vous vous rendez compte dans quelle situation on est ?
18:55La France insoumise, c'est un danger pour la démocratie.
18:58Mais je ne serais pas quelqu'un qui dirait, il faut interdire la France insoumise.
19:02Je suis un truc de fou furieux.
19:04De la même façon que je n'interdirais pas, évidemment, le rassemblement insoumise.
19:07Oui, il faut trouver une droite, une droite qui n'est pas on d'elle-même,
19:12qui parle aux gens, qui parle sans prudence.
19:14Un peu comme vous le faites, Robert Ménard.
19:16Je ne sais pas.
19:17Et alors, je le dis pour nos auditeurs, vous avez toujours la barbe.
19:19Ça veut dire que vous n'y pensez pas en vous rasant le matin.
19:20Mais non, parce qu'il faut être une certitude de soi,
19:24un talent de soi que je ne suis pas sûr d'avoir.
19:27Avoir les débuts des émissions, vous me disiez, je doute toujours.
19:30Moi, je doute toujours de moi si tu ne doutes pas.
19:32Mais peut-être que de douter, c'est une qualité.
19:35Eh oui.
19:36Voilà, c'est ce que me dit.
19:36Les hommes providentiels, parfois, doutent.
19:39Providentiels, il ne faut pas se prendre pour une queue de cerise.
19:43En tout cas, ce n'est pas au programme pour l'instant.
19:45Non, au problème, c'est aider quelqu'un, ou c'est soi-même, on verra,
19:49à faire naître une proposition qui fasse rêver les Français.
19:53Qui se disent, tiens.
19:54Rêver ou qui les rassure ?
19:55Non, les deux.
19:56Ils en ont marre de rêver et ils rêvent.
19:57Non, non, les deux.
19:58Les rêver, ça veut dire, enfin, un type qui ne me cache pas la vérité,
20:02mais qui me dise qu'il y a un espoir dans ce pays.
20:04Attends, ce pays, il existera après.
20:06Qui que ce soit soit élu, ça existera après.
20:09Qui disent, à la fois, voilà, je suis attentif à vous,
20:13mais je vous protège en même temps.
20:15C'est deux choses-là.
20:17Il faut le faire.
20:18Merci beaucoup.
20:19Il faut trouver la façon de le dire.
20:20Merci, Robert Ménard, d'être venu de Satan.
20:21Merci à vous.
20:22Sur CNews et sur Europe, bonne journée à vous.
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