- il y a 2 jours
Aujourd'hui, c'est au tour de Nicolas Dupont-Aignan, candidat à la présidentielle et président du parti Debout la France, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:05Face au GG, le candidat à l'élection présidentielle, maire d'hier, Nicolas Dupont-Aignan, bonjour.
00:10Bonjour à vous.
00:11Avec ce livre 2027, la liberté ou la mort, aux éditions Fayard.
00:15Vous êtes le 31e candidat ?
00:17C'est pas la question, on verra sur la ligne de départ à la fin.
00:21L'important c'est...
00:22Pour l'instant vous n'êtes pas sur la ligne de départ là ?
00:24Mais personne n'est sur la ligne de départ.
00:26La ligne de départ c'est quand...
00:27Édouard Philippe par exemple, Jean-Luc Mélenchon.
00:30La ligne de départ c'est quand on a nos 500 parrainages.
00:33Mais je l'ai déjà eu et je suis maire moi-même, il y a beaucoup de maires qui me
00:37font confiance
00:38et j'espère que, bien sûr, je ferai tout pour être sur la ligne de départ.
00:42Ce que je veux dire c'est que ça va s'écrémer.
00:43On nous refait le coup à chaque fois, voilà, c'est un marronnier.
00:47Bon, il y aura à la fin une dizaine de candidats.
00:49Vous voulez y retourner ?
00:50J'y serai pour une raison très simple, unique, unique.
00:54Et c'est le thème de mon bouquin, de ce livre.
00:56Alors, c'est que je pense que je serai le seul pendant cette campagne à demander la sortie de l
01:00'Union Européenne
01:01pour reprendre notre liberté.
01:03Parce que j'ai analysé, après des années de vie politique, j'ai changé d'avis là-dessus.
01:08Je pensais qu'on la changerait de l'intérieur.
01:10Et j'explique dans ce livre pourquoi on ne peut plus la changer de l'intérieur
01:13et pourquoi il y a un moment, si on veut résoudre nos problèmes,
01:17industrie, agriculture, sécurité, immigration, énergie,
01:20il y a un moment, il faut dissoudre l'Union Européenne, il faut sortir,
01:23appeler d'autres pays à sortir avec nous et reconstruire une Europe très légère.
01:26Frexit ?
01:27Ce n'est pas obligatoirement le Frexit.
01:28Le Frexit, l'Angleterre, est sortie seule.
01:30Je veux qu'on sorte et qu'on appelle d'autres pays à reconstruire un truc qui marche,
01:34c'est-à-dire une Europe qui marche.
01:36Elle a marché à une époque.
01:37Qui aurait envie de venir avec nous dans cette affaire ?
01:39La France est un grand pays et la France a porté toujours un idéal de liberté.
01:43On ne peut pas continuer à voir nos décisions de vie quotidienne,
01:47prises par des gens non élus, souvent corrompus,
01:50qui nous entraînent vers la guerre, qui nous mettent dans la paupérisation.
01:54C'est un suicide civilisationnel.
01:56Et moi, je pense qu'à un moment, la France est un grand pays
01:59et que les Français doivent reprendre leur liberté,
02:01doivent décider pour eux-mêmes.
02:03Parce que le problème, et j'analyse dans le livre, thème par thème,
02:06pourquoi on est paralysé ?
02:08Pourquoi rien ne change ?
02:09Oui, mais ce n'est pas un peu facile de dire que si en France, rien ne va,
02:12c'est à cause de l'Europe.
02:13Prenons un exemple concret.
02:15Tout à l'heure, on en débattait.
02:16En 2025, 60% des étrangers en rétention,
02:19qui sont donc dans des centres de rétention,
02:21les fameux CRA qui ont été créés dans les années 80,
02:23donc 60% des étrangers, quand ils sortent de ces CRA,
02:26ne sont pas expulsés.
02:28Ça, ce n'est pas un problème européen.
02:29C'est parce qu'on n'y arrive pas.
02:31C'est un problème français.
02:32Dans mon livre, je ne mets pas tout sur l'Europe.
02:34Je dis simplement que, par exemple, sur l'immigration, soyons clairs,
02:38si on veut avoir une politique migratoire qui marche comme tous les pays du monde,
02:42sauf ceux de l'Union européenne, il faut contrôler sa frontière.
02:46Le Premier ministre espagnol a régularisé 500 000 personnes.
02:49Ils peuvent venir en France.
02:51À quoi ça sert ?
02:53Il y a un moment, j'ai analysé, j'ai pris des exemples étrangers,
02:56des petits pays, entre guillemets,
02:58beaucoup plus petits que nous,
02:59ont les leviers de manœuvre,
03:01peuvent décider pour eux-mêmes,
03:03et sont d'ailleurs beaucoup plus responsables d'eux-mêmes.
03:06J'analyse dans le livre comment...
03:07Mais quel est le pays modèle, alors ?
03:08Mais il n'y a pas de pays modèle.
03:09Il y a des pays dans le monde,
03:11mais il y a des pays, la Suisse, par exemple, en matière agricole.
03:13C'est un pays libéral, c'est un pays ouvert,
03:16et en même temps, protectionniste.
03:18Il y a une politique agricole nationale qui marche très bien.
03:21Le Canada a une politique agricole nationale.
03:23Nous, on déverse 15 milliards net,
03:26c'est-à-dire on donne 15 milliards de plus qu'on reçoit à l'Union européenne,
03:29et on a une politique agricole suicidaire
03:32qui est en train de tuer notre élevage.
03:34Le traité Mercosur, on a été mis en minorité.
03:37Donc, il y a un moment,
03:39énergie, agriculture, sécurité, immigration,
03:42j'explique, c'est concret.
03:44J'ai voulu aller au fond des choses,
03:46j'ai mis deux ans à écrire ce livre.
03:48J'ai expliqué qu'un pays ne peut résoudre ses problèmes
03:51que s'il a la capacité de le faire.
03:53Alors, bien sûr, il y a des défauts français.
03:55Je n'ai jamais dit que ce serait la solution miracle.
03:57À la fin du livre, je fais un scénario fiction.
03:59Les normes françaises, ce ne sont pas des normes européennes,
04:01c'est des normes qu'on rajoute aux normes européennes.
04:03Il y a les deux.
04:03Je dis dans le livre,
04:05une fois qu'on a retrouvé notre liberté
04:07et notre démocratie,
04:08parce qu'il y a un problème démocratique en France,
04:10je propose le RIC, le référendum,
04:12je veux un usage à la Suisse,
04:14une fois qu'on a retrouvé la démocratie,
04:15la liberté,
04:17il va falloir se retrousser les manches, oui.
04:19Mais on ne peut se retrousser les manches
04:20que quand on prend les décisions pour nous-mêmes.
04:23C'est pareil pour un individu.
04:25Un individu, Madame est coach, je crois.
04:27Un individu ne peut se libérer
04:29et aller dans une bonne direction
04:31que s'il est libre de lui-même ?
04:35Je suis complètement d'accord avec vous.
04:38Moi, je prône l'émancipation,
04:40mais malheureusement,
04:41ce n'est pas ce que j'ai retrouvé dans votre livre.
04:44Parce que vous, monsieur Dupont-Aignan,
04:45vous voulez vous émanciper de l'Europe.
04:47D'accord ?
04:47Ça, j'ai bien compris.
04:49Et ça porte à confusion,
04:50parce que le titre, c'est
04:51« Liberté ou la mort ? »
04:54Moi, quand je lis ça avec mes positions libérales,
04:56je me frotte les mains.
04:57Je me dis « Ah, waouh ! »
04:59Là, je vais prendre du plaisir.
05:01Attention.
05:02Et puis, plus je lis le livre,
05:04et plus ça se coince.
05:06Ça commence à devenir désagréable.
05:08J'ai l'impression qu'on me prend en tenaille.
05:09Parce qu'en fait, vous,
05:10vous voulez vous émanciper de l'Europe,
05:12mais par contre,
05:12à l'intérieur du pays,
05:13de l'Union européenne,
05:15il y a une belle Europe.
05:16Complètement.
05:16Et il y a eu une défiguration de l'Europe.
05:19On se libère donc de l'Union européenne,
05:21mais pour être enchaîné à l'intérieur du pays.
05:23C'est-à-dire que vous êtes un étatiste
05:25pire, de la pire espèce, pardon de dire ça comme ça.
05:28Un étatiste ?
05:29Oui, complètement.
05:29Un étatiste ?
05:30Vous êtes un dirigiste, un étatiste.
05:32Subvention à gogo, blocage des prix.
05:34Mais c'est LFI.
05:35C'est LFI déguisé en liberté.
05:38Donc, excusez-moi.
05:38Allègement des charges sur les PME.
05:40Il y a mesure de liberté individuelle.
05:43Je refuse le système DSA.
05:44Liberté sur les réseaux sociaux.
05:46Chèque pour les médias.
05:47Chaque Français donnerait un chèque média
05:49pour éviter le subvention de toujours les mêmes.
05:52Et chaque Français choisirait son média,
05:54subventionnerait son média.
05:54Mais qui paye ce chèque ?
05:56Les 4 milliards qu'on donne à l'audiovisuel public.
06:00Oui.
06:00On économise la moitié.
06:02Et les 2 milliards qui restent,
06:04les Français les donneraient aux médias de leur choix,
06:0650 euros par an.
06:06Oui, il y a beaucoup de propositions libérales dans le livre.
06:09Oui, il y a beaucoup de libérales.
06:11Oui, il y a des propositions libérales.
06:12Et des baisses d'impôts, de charges.
06:13Oui, d'accord.
06:13Mais on est quand même sur un logiciel assez dirigiste
06:16avec une renationalisation d'EDF, par exemple.
06:19Mais oui, parce qu'EDF, c'est l'escroquerie du siècle.
06:22On paye l'électricité deux fois plus cher qu'avant.
06:24J'estime qu'on peut avoir du libéralisme pour les paies.
06:28Les autoroutes aussi ?
06:29Les autoroutes, bien sûr.
06:30Les autoroutes, ça coûte 50 milliards.
06:32Mais vous plaisantez !
06:35Renationaliser EDF, ça coûte 50 milliards.
06:38EDF, c'est déjà fait.
06:40EDF, c'est déjà fait.
06:41Je propose, c'est déjà renationalisé.
06:43Je propose de sortir du marché européen,
06:45de retrouver la liberté.
06:46Comme l'ont fait certains pays européens.
06:47L'Espagne et le Portugal, c'est tout à fait jouable.
06:50On diminuerait la facture d'électricité de 30%.
06:52Ça, c'est prouvé.
06:54Deuxième point, les autoroutes, c'est du racket.
06:57Du racket organisé.
06:58Le renouvellement des concessions...
07:00Vous payez un péage aussi.
07:01Le renouvellement des concessions permet d'arrêter ce racket.
07:05C'est un racket de 4 milliards d'euros
07:07sur le porte-monnaie des Français.
07:10Et vous enlevez le péage ?
07:12Et je mets une taxe sur les camions étrangers
07:13qui traversent la France.
07:14Pour entretenir dans votre réseau.
07:16Et ça marche très bien.
07:17Vous reconnaissez quand même que l'Union européenne,
07:18pour vous, c'est un super bouquet émissaire quand même.
07:20Parce que je regarde, aujourd'hui, au sein de l'Union européenne,
07:23on a des pays...
07:23L'Allemagne s'est réformée,
07:25tout en étant au sein de l'Union européenne.
07:27L'Irlande a des caisses qui débordent.
07:28Ils ne savent même plus quoi faire, en fait, de leur argent,
07:31alors qu'ils sont dans l'Union européenne.
07:32Donc, reconnaissez quand même que nous avons des marques de manœuvre
07:35que nous n'actionnons pas tout en étant à l'intérieur de l'Union européenne ?
07:39C'est une très juste question.
07:40Je pense, cependant, que sur les grands défis d'aujourd'hui,
07:43nous sommes paralysés par une prison qui s'appelle l'Union européenne.
07:48Tout est décidé par des gens qui ne sont pas élus.
07:50Et la crise démocratique, la vraie crise démocratique...
07:53Pourquoi les Français, j'ai entendu vaguement la fin de votre émission,
07:57sont écoeurés de tout ?
07:58Parce qu'ils élisent des gens qui ne servent à rien.
08:01Ils ne servent à rien, nos élus, puisqu'ils ne décident plus rien.
08:04Ils vont à Bruxelles demander des ordres de gens qui ne sont pas élus.
08:09Moi, je veux remettre en marche la démocratie française.
08:11C'est un changement fondamental.
08:13Après, les Français trancheront.
08:15Ils trancheront s'ils veulent plus de libéralisme, moins de libéralisme.
08:18Mais est-ce qu'on ne peut pas un jour faire confiance au peuple français ?
08:21Ça, je suis d'accord.
08:22Jean-Loup, bon ami.
08:23Quand même, un jour.
08:25Attendez, le peuple français, il a été bafoué.
08:26Il avait voté non en 2005.
08:27On l'a bafoué.
08:28D'accord.
08:29Le peuple français, il n'a pas donné une majorité, ce qui fait qu'on est dans...
08:31Oui, mais parce qu'il a bien compris que c'était des pantins.
08:34Et qu'on mettait des gens qui allaient chercher des ordres ailleurs.
08:36Nous sommes un pays colonisé par les Etats-Unis, par la Chine, par Bruxelles.
08:40Et à un moment, il faut se décoloniser.
08:42D'ailleurs, reprendre notre liberté.
08:43Jean-Loup, bois du petit l'air.
08:44Ah bah, moi, j'ai beaucoup apprécié votre livre qui est argumenté, documenté.
08:50Donc, vraiment, j'en recommande vivement la lecture à tous nos auditeurs.
08:54Et donc, vraiment, le livre est très intéressant.
08:57Surtout, je remarque quelque chose.
08:58C'est que les gens du camp d'en face, les européistes, ne répondent jamais sur le fond.
09:02C'est des propos généraux à dire, oui, mais tout seul, on ne peut pas y arriver, on est trop
09:07petit.
09:07Alors que vous donnez l'exemple de beaucoup de petits pays, même l'Australie, la Nouvelle-Zélande.
09:11Le Salvador.
09:12Tout à fait.
09:13Qui fonctionnent très bien sans être dans ces grands ensembles mortifères comme l'Union européenne.
09:18Et je vois que les européistes ne répondent jamais sur le fond.
09:21Sur le marché européen de l'électricité, ils ne répondent jamais.
09:23Voilà.
09:23Donc, je constate déjà ça.
09:25Je constate également que vous êtes l'un des rares à parler de l'international.
09:29Vous avez une vraie connaissance, une vraie connaissance des pays, du monde africain, du monde arabe.
09:34Et enfin, vous pointez du doigt, justement, qu'en fait, nos gouvernants, on en parlait tout à l'heure à
09:40propos de M. Lecornu,
09:42ne gouverne plus rien, n'ont plus aucun pouvoir.
09:44Ce sont les goleuteurs de la province France, dans l'ensemble germano-européen, qui nous colonisent.
09:49Donc, bravo pour votre livre.
09:51Et donc, justement, comme on parlait de l'international, il faudrait qu'on aille un peu sur un autre sujet.
09:55J'aimerais savoir votre position, en plus d'actualité, sur la crise iranienne.
09:59Et que feriez-vous si vous étiez aux affaires ?
10:01J'étais un des rares à contester cette décision de bombardement.
10:07Eh bien, bravo.
10:08Et j'ai été, là aussi, mis à l'index.
10:12On ne change pas un pays en bombardant ces populations.
10:14J'ai dit, à l'époque, mais ultra minoritaire, j'ai dit que plus on allait bombarder les Iraniens, plus
10:22le régime allait se renforcer.
10:23C'est une évidence, c'est du bon sens.
10:26Et voilà, on arrive à une catastrophe.
10:28Et je veux aussi, pas seulement l'Union Européenne.
10:31En fait, je pense que les dirigeants français sont exactement comme les dirigeants des anciennes colonies françaises,
10:37complètement aliénés dans leur tête, à des intérêts étrangers, qui pillent le pays.
10:42Je pense ça, vraiment.
10:43Et je pense que nos dirigeants français ne sont plus aptes, parce qu'ils ont peur de diriger.
10:49Ils ont peur d'assumer leur choix.
10:51Et les Français les respecteront.
10:53On peut respecter un adversaire.
10:56Vous voyez ce que je veux dire ?
10:57On peut être en désaccord avec la politique que je propose dans la troisième partie.
11:01Mais au moins, on reconnaîtra que je traite les Français en adultes.
11:04Et quand je vois les forces politiques qui se dessinent pour la présidentielle...
11:07Moi, je ne pensais pas être candidat à nouveau.
11:09Je vais être très frais avec vous.
11:10Je m'étais dit, allez, une quatrième, c'est fini, j'arrête.
11:12Et quand je vois cette espèce de déliquescence morale, psychologique de nos candidats à la présidentielle,
11:19qui veulent plaire, plaire, plaire au système...
11:22Même Jordan Bardella ?
11:23Mais qui veulent tellement plaire au système que nous, on a beaucoup d'adhérents du RN
11:27qui viennent à debout la France, tout simplement parce que...
11:30Ou de LR, ou de gauche, parfois, de gauche républicaine,
11:33parce qu'ils disent, au moins, il y a une ligne.
11:35Je vais défendre à la présidentielle une ligne.
11:38Et je suis totalement libre dans ma tête.
11:41Totalement libre.
11:41Alors, attendez, parce qu'il reste beaucoup de temps.
11:43Abel ?
11:43Vous êtes quand même un phénomène politique.
11:46J'étais taquin, je dirais, un mix entre Pierre de Coubertin et Highlander.
11:49J'ai l'impression que depuis que je suis adulte,
11:52je vous vois à toutes les élections présidentielles.
11:54Pour être plus sérieux, vous êtes un homme très cultivé.
11:58Et je pense qu'il y a une chose qui n'est pas faite au hasard,
12:00c'est déjà le titre du livre, La liberté et la mort.
12:03C'est le titre du roman de Nikos Kazantzakis,
12:06qui est sorti dans les années 50,
12:07qui parlait déjà de la bataille des Crétois
12:10contre l'emprise de l'Empire Ottoman.
12:12Et quand on lit votre bouquin,
12:13on voit que vous étiez le Crétois et l'Empire Ottoman.
12:16C'était d'abord l'UMP qui avait trahi le gaullisme
12:18et trahi Philippe Seguin.
12:20Et vous invitez les Français à être ces Crétois
12:23qui vont...
12:23L'Empire Ottoman, aujourd'hui, c'est la mondialisation,
12:25l'OTAN, l'Europe et les politiques déconnectées.
12:29Avez-vous un mot pour la jeunesse, tout simplement ?
12:32Parce que moi, je vous ai beaucoup écouté
12:34et j'ai l'impression que vous faites la même erreur
12:36que beaucoup de politiques,
12:37c'est-à-dire vous opposer la jeunesse
12:40des quartiers populaires à la jeunesse
12:42des campagnes qui subissent exactement
12:44le même sentiment d'abandon.
12:46Moi, j'aime parler de la jeunesse
12:48avec les hauts-gradés militaires
12:49parce qu'eux, quand vous parlez avec eux,
12:51ils maîtrisent vraiment le sujet.
12:52Les politiques sont toujours éclatées.
12:54Et dernière question, rapidement,
12:56quand on lira votre livre dans 50 ans,
12:57que voulez-vous que l'on retienne de vous ?
12:59C'est pas qu'il avait raison.
13:03Parce qu'avoir raison...
13:04Et sur la jeunesse...
13:05Avoir raison et ne pas y arriver,
13:07c'est...
13:07Il a, contre tous, au début,
13:12eu le culot, la folie, l'inconscience
13:14de se présenter et il a sauvé le pays.
13:18Deux questions d'actualité.
13:19C'est prétentieux.
13:19Vous n'avez pas répondu sur la jeunesse.
13:21Je vais vous dire.
13:22La jeunesse, justement,
13:23parce que je suis élu
13:24et je n'ai pas été réélu à 80%
13:25avec les idées politiques que j'ai
13:27dans une ville de banlieue par hasard,
13:28c'est que la jeunesse,
13:30je ne fais aucune différence
13:31entre les jeunes d'où qu'ils viennent,
13:32quels qu'ils soient.
13:33Et je suis un des rares là-dessus.
13:34Et je n'ai jamais fait commerce de ça.
13:36Et la jeunesse reprendra espoir dans la France
13:37quand la France redeviendra un pays.
13:39Voilà, c'est tout.
13:40Un pays libre.
13:41Et non plus une colonie.
13:42Et pas une colonie.
13:44Deux questions d'actualité.
13:47Les voyages des ministres en Algérie.
13:49Après M. Nunes,
13:50ce ministre de l'Intérieur,
13:51c'est Gérald Darmanin
13:51qui était hier en Algérie.
13:53Il a rencontré M. Thiboune.
13:55Est-ce que c'est la bonne méthode,
13:56la méthode plus douce que Bruno Rentailleau ?
13:58La prostitution d'État.
13:59La prostitution d'État.
14:00Oui, c'est la prostitution d'État.
14:02Donc, si ça sauve
14:07Christophe Gleiz,
14:07je dirais
14:08bon, il s'est prostitué,
14:10il a sauvé Christophe Gleiz.
14:11Mais je ne pense pas
14:14que ce soit la méthode,
14:15la bonne méthode.
14:16Maintenant,
14:17il y a le destin d'un homme.
14:18Donc, je ne veux pas faire de polémique là-dessus.
14:20Mais après, il faut arrêter.
14:22Il faut dénoncer les accords de 68.
14:24Il faut retrouver une relation noble
14:25avec l'Algérie.
14:26Et je ne confondrai jamais
14:27le peuple algérien
14:28qui souffre beaucoup
14:29des dirigeants algériens.
14:31Et ça, c'est très important.
14:33Donc, moi, je ne veux pas faire commerce
14:34d'un conflit imaginaire
14:36entre la France et l'Algérie
14:37parce que le peuple algérien,
14:38il aime la France,
14:39contrairement à ce qu'on dit.
14:39Mais il y a des dirigeants
14:40qui font commerce
14:41d'une haine recuite et cuite
14:43pour se maintenir au pouvoir.
14:44Et je ne pense pas
14:45que d'aller les câliner
14:46et leur cirer les pompes
14:47soit la bonne solution.
14:48Et puis, le film L'Abandon
14:49qui raconte les derniers jours
14:52tragiques du professeur Samuel Paty,
14:53est-ce que ce film
14:54doit être diffusé dans les écoles ?
14:57Je ne sais pas là-dessus.
14:58Mais en tout cas,
14:59je n'ai pas vu le film.
15:01Et heureusement qu'il y a la liberté
15:02d'avoir un film.
15:03Et j'ai vu les critiques du film.
15:05Je me suis dit
15:05mais on est chez les fous.
15:07Au nom de quoi
15:08on peut critiquer un film là-dessus ?
15:10Un drame.
15:11Après, sur les écoles,
15:12je ne sais pas.
15:13Je ne sais pas.
15:13Je n'ai pas vu le film.
15:14Quand je verrai le film,
15:15je vous dirai.
15:16Et puis l'école,
15:17ça veut dire quoi ?
15:17Si c'est le lycée,
15:19aucun problème.
15:19Si c'est le collège,
15:20on verra.
15:21Si c'est le primaire,
15:21il faut peut-être arrêter.
15:22Tout à l'heure,
15:23c'était la discussion
15:23que nous avions avec
15:25nos auditeurs au 32-16.
15:27Mais il va se passer quoi
15:27d'ici 2027,
15:29Nicolas Dupont ?
15:29Tout est possible.
15:30Et moi,
15:31si vous voulez,
15:33je veux appeler les Français
15:36à penser par eux-mêmes.
15:37Voilà.
15:38À penser par eux-mêmes.
15:39Il y aura une colère,
15:40il y aura un mouvement social
15:40à la rentrée.
15:41Je pense que la proximité
15:43de l'élection présidentielle
15:44peut éviter peut-être
15:45un mouvement de colère sociale
15:47et protestataire.
15:48Mais il faut que l'élection présidentielle
15:49serve à quelque chose.
15:50Moi, c'est pour ça
15:51que je suis candidat.
15:51Si l'élection présidentielle,
15:53c'est pour faire deux images,
15:54Bardella,
15:54Édouard Philippe,
15:55construite par un système,
15:56ou Bardella-Mélenchon.
15:59Mélenchon,
16:00que je combats totalement,
16:01au moins à une ligne claire.
16:03Voilà.
16:04Je le combats complètement.
16:05Mais c'est une personnalité
16:06qui a une ligne.
16:07Mais Édouard Philippe
16:08et Bardella
16:09qui vont faire la course
16:10à plaire
16:10à un système
16:11qui s'effondre,
16:13la maison s'effondre sur eux
16:14et ils veulent plaire
16:15à la maison.
16:16Mais moi,
16:16je veux aller en dehors
16:17de la maison,
16:17je veux fuir cette maison.
16:19Mais tout est possible.
16:20Mais vous dites
16:21quatrième candidature,
16:22bon,
16:22j'ai réfléchi,
16:23mais il semble-t-il,
16:25certains,
16:26comme Marion Maréchal
16:26aimeraient quand même
16:27vous voir rejoindre
16:29Jordan Bardella
16:29ou Marine Le Pen,
16:30on ne sait pas encore
16:31qui sera candidat,
16:32comme vous l'avez fait
16:33d'ailleurs précédemment.
16:34Non,
16:34je l'ai fait au second tour
16:36face à Emmanuel Macron.
16:37Pour que le mouvement
16:38soit plus fort,
16:39c'est-à-dire qu'être
16:39unis dès le premier tour.
16:41J'ai toujours été
16:42exemplaire dans l'unité.
16:44Je n'ai pris plein la gueule
16:45en votant
16:45contre Emmanuel Macron
16:46et en soutenant
16:47Marine Le Pen
16:47en 2017.
16:49Mais l'unité au second tour,
16:52ce n'est pas l'unité
16:52au premier tour,
16:53surtout s'il n'y a pas
16:54de clarté dans le projet.
16:56Moi,
16:56j'ai voulu...
16:57C'est pas clair pour vous ?
16:58Pour moi,
16:58c'est pas clair
16:59et il y a une différence
17:00fondamentale,
17:00c'est que pour mettre en oeuvre
17:02ce qu'il veut mettre en oeuvre
17:03et avec lequel je suis d'accord
17:04sur certains points,
17:06parce que je ne vais pas
17:06nier des proximités,
17:08comme il y en a avec d'autres,
17:09il faut être libre de le faire.
17:11Mais expliquez-moi
17:11comment on va réduire
17:12l'immigration
17:12et assimiler ceux
17:14qui sont sur notre sol
17:15sans contrôler nos frontières.
17:16Expliquez-moi comment
17:17on va changer l'Europe
17:18de l'intérieur
17:18quand il y a 22 pays
17:19contre nous
17:20sur le Mercosur.
17:21Expliquez-moi
17:22comment on va...
17:23Donc,
17:23tout ça,
17:24c'est des fadaises.
17:25Il faut maintenant
17:26dire la vérité aux Français.
17:28Moi,
17:29je veux dire la vérité
17:30pendant cette campagne.
17:30J'ai un an
17:31pour parcourir la France
17:33et dire
17:33on peut s'en sortir autrement.
17:35Merci Nicolas Dupont-Aignan
17:36d'être passé par l'SGG.
17:37Nicolas Dupont-Aignan,
17:382027,
17:38La Liberté ou la Mort.
17:39Le livre est aux éditions
17:40Fayard.
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