- il y a 21 heures
Aujourd'hui, c'est au tour de David Lisnard, maire de Cannes et candidat à la présidentielle de 2027, de faire face aux GG. - L’émission de libre expression sans filtre et sans masque social… Dans les Grandes Gueules, les esprits s’ouvrent et les points de vue s’élargissent. 3h de talk, de débats de fond engagés où la liberté d’expression est reine et où l’on en ressort grandi.
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00:01R.M.C. Face aux grandes gueules
00:06David Lysnard, bonjour, ou plutôt Buenos Dias, puisqu'on vous présente comme étant le Ravier Milet de la Côte d
00:13'Azur, du nom du président argentin.
00:16Plutôt Buongiorno, parce que je suis quand même méditerranéen avant tout.
00:20Mais si, quand on vous dit ça, ça vous agace ou vous assumez ce lien ?
00:26Ça me paraît bizarre, c'est-à-dire que le lien il est dans une dénonciation commune des excès de
00:32l'étatisme.
00:33Vous avez sorti une broyeuse, la vidéo a fait beaucoup de bruit, une broyeuse pour broyer des documents administratifs qui
00:39nous empêchent.
00:41Et d'ailleurs tout le monde nous donne raison depuis, y compris le président de la République qui réunit des
00:44maires la semaine dernière,
00:46et qui de façon très populiste, pourrions-nous dire, parce qu'on ne se prive pas de me le dire
00:52de temps en temps,
00:53dit, vous vous rendez compte, on a refait Notre-Dame en 5 ans, et il faut 5 ans pour une
00:57autorisation de poulailler.
00:57Oui, oui, on ne cesse de le dénoncer cela.
00:59Et la cause de ces excès de délais qui coûtent des nerfs, qui coûtent de l'argent, qui coûtent des
01:04vocations,
01:05qui font régresser le pays, qui se font au détriment de la prospérité, du pouvoir d'achat,
01:09c'est précisément les contradictions bureaucratiques.
01:11Donc il ne s'agit pas de dire qu'il ne faut pas de codification, il faut évidemment des normes,
01:15il faut une codification, il faut du droit.
01:16Mais qu'aujourd'hui on est dans un excès de droit, et que notre société elle est déséquilibrée,
01:20et que cette bureaucratie est devenue un fléau.
01:23La bureaucratie, c'est l'impôt invisible, que personne ne vote, mais que tout le monde paie.
01:28Et ça, il faut en finir avec ça.
01:29Et de façon indirecte.
01:30Et de façon indirecte tout le monde.
01:31Vous êtes candidat à l'élection présidentielle,
01:33mais combien avant vous d'hommes ou de femmes politiques ont promis justement
01:38de simplifier, de réduire, de diminuer cet état obèse,
01:44et puis finalement on s'est rendu compte que ça n'a jamais été fait ?
01:47Oui, vous avez raison, c'est la vraie question.
01:49Et c'est aussi pour cela que j'y vais.
01:51C'est-à-dire que moi je viens d'un monde du petit commerce,
01:55et puis j'ai eu une montée progressive dans la chose publique.
01:58Je suis maire, j'ai été avant adjoint, j'ai dirigé des commerces et des entreprises.
02:03Et à chaque fois qu'on m'a parlé d'un choc de simplification,
02:06c'est la grosse formule marketing pas très chère,
02:09à chaque fois, à la fin, c'était plus compliqué.
02:11Parce que, vous voyez, et on le voit dans les politiques aujourd'hui,
02:16qui sont des gens souvent intelligents, qui aiment le pays,
02:18je ne leur fais pas du tout ce grief, le grief inverse.
02:22Mais ils ont été formés pour produire de la norme, de la procédure.
02:27Or, ce que l'on apprend, c'est qu'il y a un ordre spontané qui est le plus efficace,
02:31qu'on gagne beaucoup plus dans la vie en faisant confiance que dans la défiance,
02:35que le rôle de l'État est très important pour intervenir a posteriori pour sanctionner,
02:39mais pas a priori pour entraver.
02:41Donc, c'est un changement total de logiciel.
02:42Et c'est pour ça que je me suis émancipé de tout parti politique,
02:44que j'ai créé Nouvelle Énergie,
02:46parce que c'est une façon vraiment de gérer différemment,
02:51d'accepter que tout n'est pas politique, que tout n'est pas public.
02:55C'est très particulier en France.
02:57Et je veux juste terminer là-dessus.
03:00Quand les politiques qui sentent les tendances,
03:04on entend à nouveau parler de lutte contre la bureaucratie,
03:06de M. Attal, M. Bardella, etc.
03:09Ils disent des choses justes.
03:10Mais, objectivement, c'est comme si vous demandiez...
03:12Ils ont tous été formés de la même façon.
03:15Moi, je dis, il ne faut pas se bercer d'illusions
03:17pour faire un jeu de mots un peu lourd, d'ailleurs,
03:19mais qui est parlant.
03:21Et c'est comme si vous demandiez...
03:23Si vous leur demandez de débureaucratiser,
03:26c'est comme si vous demandiez à un dealer
03:28de lutter contre le trafic de drogue.
03:30Ils ont été formés comme cela.
03:32Et on ne peut pas débureaucratiser
03:34Alors, pourquoi il faut débureaucratiser ?
03:36Parce que si vous voulez plus de médecins, mieux payés.
03:38Si vous voulez des agriculteurs qui sont considérés
03:40comme des vrais chefs d'entreprise
03:41et qui gagnent leur vie.
03:42Si vous voulez des professions libérales
03:44aussi prospères et plus prospères
03:46que dans les autres pays, etc.
03:47Vous devez avoir, si vous voulez,
03:49plus de policiers la nuit.
03:52Moi, j'ai une ville compliquée,
03:53j'ai une ville très contrastée,
03:54une ville que j'adore,
03:55mais il faut la tenir.
03:56Or, la nuit, on n'a quasiment plus
03:58de policiers nationaux sur certaines périodes.
04:00Il y en a même plus.
04:01Enfin, il n'y en a plus du tout.
04:02Dans le pays qui paye le plus d'impôts,
04:04le plus de charges.
04:05Donc, ce qu'il faut comprendre,
04:06c'est qu'on a ce paradoxe
04:07d'avoir un record de dépenses publiques
04:08et d'avoir des services publics
04:09qui se dégradent.
04:10Pourquoi ?
04:11Parce qu'entre-temps,
04:12il y a un détournement d'argent public
04:14par les procédures et la bureaucratie.
04:16Et par où ?
04:16Il part dans la bureaucratie,
04:17c'est d'argent public ?
04:17Si vous voulez plus de policiers,
04:19des soignants mieux payés,
04:20à l'hôpital,
04:21des profs bien payés,
04:23de bon niveau, etc.,
04:23il faut qu'il y ait moins de bureaucrates.
04:25Si vous voulez qu'il y ait moins de bureaucrates,
04:26il faut qu'il y ait moins de bureaucratie.
04:27Si vous voulez qu'il y ait moins de bureaucratie,
04:28il faut qu'il y ait moins de règles.
04:29Il faut qu'une dérégulation.
04:30Et c'est là que s'arrêtent les politiciens.
04:33Ils ne rentrent pas jusqu'à la dérégulation.
04:35Pardonnez-moi,
04:36mais on entend tout ce que vous dites.
04:37Et c'est pour ça, d'ailleurs,
04:39qu'on vous taxe un peu
04:40avec cette étiquette de populiste de droite.
04:42Ah, ça pourrait être taxé,
04:42mais on est tous taxés.
04:43Je vous rassure.
04:44On est le pays le plus taxé au monde.
04:45Il y a de jolis slogans
04:46qui sortent de votre bouche.
04:47J'en conviens.
04:48Mais sauf que,
04:49où sont les propositions concrètes ?
04:51Parce que là,
04:51ce sont des slogans,
04:53selon mon avis.
04:54Et puis finalement,
04:55d'ailleurs,
04:55vous dites oui,
04:56les bureaucrates,
04:56à chaque fois que vous employez des termes,
04:58il faudrait peut-être un petit peu
04:58être plus proche du peuple.
05:01Vous me sentez un prêt-à-parler.
05:04Non, du tout.
05:05Vous avez préparé votre saillie.
05:06Pas du tout.
05:08Pardonnez-moi,
05:08mais quand je regarde aussi
05:09vos interventions sur divers médias,
05:12à mon avis,
05:12il faut peut-être aussi
05:13changer de discours.
05:14Parce que sur le fait
05:14que vous soyez partie des LR,
05:16c'est toujours la même chose.
05:17J'essaierai de suivre vos conseils.
05:19Mais en attendant,
05:20si vous voulez,
05:21par exemple,
05:22quand j'étais à la mutualité
05:23en janvier,
05:25j'ai détaillé,
05:25pendant plus d'une heure,
05:26je ne sais pas si vous étiez présente,
05:28les baisses de dépenses.
05:29Donc je l'affirme,
05:30je l'ai dit,
05:30y compris sur la retraite.
05:32Je prends des positions
05:32que d'autres ne prennent pas.
05:34Donc je les détaille.
05:35Parce que vous ne pouvez pas
05:37lutter contre la bureaucratie
05:39si derrière,
05:39vous ne remettez pas en cause
05:40le système tel qu'il a été conçu.
05:42On est dans un modèle
05:43qui a très bien fonctionné,
05:44qui a été l'État-providence,
05:45qui a été un modèle de développement.
05:46Il n'est plus adapté à cet ordre moderne ?
05:47Mais non,
05:48parce qu'il reposait
05:48sur une démographie galopante.
05:50On faisait beaucoup plus d'enfants,
05:51donc on élargissait
05:52la bourse de cotisation.
05:53Sur une immigration
05:54qui est une réalité,
05:55mais maîtrisée,
05:56qui est une immigration
05:56essentiellement de travail.
05:57Or aujourd'hui,
05:58c'est une immigration
05:58non maîtrisée de peuplement.
06:00Et troisièmement,
06:01sur des gains de productivité.
06:02Donc typiquement,
06:06je cite souvent cet exemple,
06:07un SMICAR
06:08qui gagne 1440 euros net par mois.
06:12Aujourd'hui,
06:12si vous voulez le passer
06:14à 2000 euros net
06:14dans votre boîte,
06:16il va gagner 560 euros de plus.
06:18Vous êtes obligé
06:19en tant qu'employeur
06:20de sortir 1500 euros de plus.
06:23Donc, il faut diminuer
06:25trois fois.
06:26Donc, évidemment,
06:27si vous ne diminuez pas,
06:29par exemple,
06:29il faut désindexer
06:30les retraites
06:31au-dessus du revenu médian.
06:32C'est entre 4 et 5 milliards
06:34par an d'économie,
06:34au moins dans un premier temps,
06:35pour basculer vers de la capille,
06:36de l'épargne, etc.
06:39Il faut...
06:39Et ça, les gens le comprennent
06:40très bien.
06:41Le salarié...
06:42Moi, mon projet,
06:44c'est de...
06:44Le salarié ne comprend pas
06:45pourquoi il y a autant de différences
06:46entre le brut et le net.
06:47Bien sûr, donc...
06:47Mais vous n'êtes pas le seul
06:48à le proposer, ça,
06:49M. Lissnard.
06:50Oui, oui, mais peut-être...
06:52Il y a Retailleau qui le propose.
06:55C'est une vraie question.
06:56Qu'est-ce qui peut différencier ?
06:57Il y a eu des annonces
06:57sur la bureaucratisation.
06:58C'est bon enfoncer des portes de fer.
06:59Mais tant mieux,
07:00parce que quand je parlais
07:01de retraite par capitalisation
07:02il y a deux ans,
07:03il y a trois ans,
07:04y compris au sein de l'ER,
07:05on me dit
07:05« Ah, il ne faut surtout pas en parler. »
07:06C'est pas possible.
07:07Aujourd'hui, tout le monde le reprend.
07:08Mais je vais prendre un exemple concret.
07:09Quand je dis qu'il faut supprimer
07:09le principe de précaution
07:10de la Constitution,
07:10j'espère que ça va être repris.
07:12Quand je dis qu'il faut supprimer
07:12la planification scolaire
07:14qui est une aberration,
07:15qui fait que les plus pauvres
07:16sont dans des écoles ghettos
07:17et qu'on sacrifie
07:18des dizaines de milliers de gamins,
07:20personne ne le dit.
07:20J'espère que ça sera repris.
07:22Moi, je veux gagner
07:23et je veux faire gagner les idées
07:24et je veux faire gagner la France.
07:25David Israël,
07:25une question concrète.
07:27Je n'ai pas le monopole
07:28de la bonne idée.
07:29Le gouvernement nous dit
07:30la crise actuelle
07:32provoquée par la guerre
07:32au Moyen-Orient
07:33coûte à la France
07:344 à 6 milliards d'euros.
07:36Il faut trouver donc
07:374 à 6 milliards d'euros.
07:38C'est ce que vient de dire
07:39le gouvernement Roland Lescure,
07:41le ministre de l'Économie.
07:42On les trouve où
07:43ces 4 à 6 milliards d'euros ?
07:47Aujourd'hui,
07:48on a 900 milliards
07:49de dépenses sociales.
07:50Donc, c'est un tiers du PIB.
07:52900 milliards.
07:53De loin,
07:54le pays au monde
07:54qui a le plus
07:55de dépenses sociales
07:55et pourtant,
07:56on n'a jamais autant eu
07:57de SDF dans les rues.
07:58Et ça, je peux vous en parler
07:59longuement.
07:59Moi, je suis dans une ville
08:00qui a un taux de pauvreté élevé
08:01historiquement.
08:02C'est le double de l'endroit
08:03où on se trouve ici.
08:04Contrairement à une idée reçue
08:07de certains...
08:07C'est la croisette, etc.
08:09Parce que c'est ceux
08:09qui viennent 10 jours
08:10dans l'année
08:10qui restent sur la croisette
08:11qui s'imaginent
08:12que les Canoises
08:13montent les marches
08:14toute l'année
08:14avec des stars.
08:15C'est une ville cosmopolite,
08:17c'est une ville d'immigration
08:18pauvre depuis très longtemps.
08:19Donc,
08:20si on n'est pas capable,
08:21comme dans n'importe quelle boîte,
08:23comme moi,
08:23je l'ai fait dans mes...
08:24Parce que vous me parliez,
08:25moi, je viens d'un monde
08:26du commerce.
08:27J'ai vendu mes derniers commerces
08:28aujourd'hui,
08:28mais c'est ma réalité.
08:29Ce n'est pas un storytelling,
08:31ce n'est pas un truc
08:31que je m'invente.
08:32Ça a été ma vie.
08:33Et si vous n'êtes pas capable
08:34de réduire de 5%
08:35à 10% une dépense,
08:36ce n'est même pas la peine
08:36de se présenter
08:38pour diriger un groupe
08:39ou une collectivité
08:39ou une entreprise.
08:41C'est absurde.
08:42Aujourd'hui...
08:42Ça s'appelle équilibrer un budget.
08:43Donc vous dites
08:444 à 6 milliards,
08:45c'est rien
08:45quand on dépense 900 milliards
08:47pour le social.
08:48Mais oui,
08:49ça me paraît
08:50une telle évidence.
08:53Ça a l'air d'être
08:54un casse-tête
08:54pour le gouvernement.
08:55Faire des économies,
08:56regardez l'histoire du budget,
08:58c'est un casse-tête.
08:59On a même été obligé
09:00de suspendre
09:01la réforme des retraites.
09:02Il ne raisonne que soit
09:04on est passé
09:05du quoi qu'il en coûte
09:06ou n'importe quoi
09:06qu'il en coûte
09:07et après c'est toujours
09:07l'impôt et le rabot.
09:09Et ça ne fonctionne pas
09:10comme ça.
09:10C'est-à-dire que le rabot
09:11il est absurde
09:12parce qu'il crée
09:12de l'injustice dans les services.
09:13Vous avez des fonctionnaires
09:15maltraités, etc.
09:16Et on crée
09:17de la fiscalité supplémentaire.
09:18On a le record du monde,
09:19ce n'est pas moi qui l'invente,
09:20des impôts et des charges.
09:21Ce qui se fait
09:23au détriment
09:24de l'activité économique.
09:25Donc c'est pour ça
09:26qu'il est temps aujourd'hui,
09:28comme en 58,
09:29avec le plan RUEF
09:30et avec De Gaulle,
09:31d'avoir un plan
09:32très très massif
09:34de réduction de la dépense
09:35comme ça a été fait en 58.
09:36De rétablissement
09:37des comptes publics,
09:38ce n'est pas une faim en soi.
09:39Ce n'est pas une vue comptable.
09:40Mais on peut être élu
09:40en annonçant quand même
09:41des mauvaises nouvelles.
09:42Mais ce n'est pas des mauvaises nouvelles.
09:43Quelle est la mauvaise nouvelle ?
09:44Si vous allez réduire
09:45les dépenses publiques,
09:46il y a des Français
09:47qui vont en bâtir.
09:48Non,
09:50moi je ne suis pas
09:50pour le sado réformisme,
09:51ce que je disais à l'époque
09:52à François Fillon d'ailleurs.
09:54Quand vous dites,
09:55regardez,
09:56vous réduisez,
09:57vous avez 1200 organismes publics,
09:59des agences qui ont été créées
10:00depuis 25 ans.
10:01Donc il ne s'agit pas
10:02de toutes les supprimer.
10:03Dans un état de droit,
10:04on a besoin de garder
10:04quelques agences
10:05hors gouvernementales.
10:07Mais 1200 qui ont été créées,
10:09vous avez 7 agences environnementales.
10:12Aucune de ces agences
10:13ne peut à elle seule
10:14vous autoriser votre projet,
10:15mais chacune peut vous planter
10:17votre projet.
10:17Un agriculteur le sait,
10:19un industriel le sait.
10:20Vous faites une école,
10:20vous avez 1800 pages
10:21de notices thermiques
10:23pour faire une école
10:23aujourd'hui en France.
10:24Donc la direction régionale
10:26de l'environnement,
10:27il faut la supprimer.
10:28La MRAE,
10:29il faut la supprimer.
10:30Je vous ai parlé
10:31des acronymes.
10:33Ces organismes
10:34consomment aujourd'hui...
10:35Oui, bien sûr, bien sûr.
10:37Il faut une seule agence
10:38environnementale
10:39avec quelques règles claires,
10:40etc.
10:41Ces organismes consomment
10:4290 milliards d'euros,
10:45ce n'est pas des dépenses sociales,
10:4690 milliards d'euros
10:47par an de fonctionnement.
10:48Oui, mais quand on regroupe,
10:51la spécialité française,
10:52c'est parfois fusionner
10:54et de ne pas faire
10:55d'économie derrière.
10:57Par exemple,
10:57les régions,
10:58on a simplifié
10:59avec François Hollande.
11:00Finalement,
11:01ça ne m'a pas compliqué.
11:03On l'a compliqué
11:04parce qu'on pense
11:05que le grand ensemble,
11:06en France,
11:06on a été formé
11:07dans un esprit
11:08que j'adore,
11:09mais qui est déductif.
11:10Et on pense que
11:10plus c'est grand,
11:12mieux c'est.
11:12Or, c'est faux.
11:14Il y a des grands ensembles
11:15qui peuvent être performants.
11:16On a besoin de...
11:17Par exemple,
11:18on parle aujourd'hui
11:19d'Union Européenne
11:19dans le monde multipolaire,
11:20etc.
11:20Il faut réinventer cela,
11:21c'est une évidence.
11:22Mais la vie,
11:24ce n'est pas ça.
11:24Donc,
11:25quand vous gardez
11:26les mêmes règles,
11:27les mêmes obligations normatives
11:29et vous créez un gros machin,
11:30vous éloignez
11:31les gens de la décision.
11:32Et ça ne fonctionne pas.
11:33Mais si vous permettez,
11:34il n'y a pas que ça.
11:35D'un côté,
11:36il y a effectivement
11:37l'explosion des normes
11:38qui ralentissent
11:40le fonctionnement du pays.
11:41Et puis,
11:42on a complètement perdu
11:43la spécificité française
11:44qui était un État protecteur,
11:45une administration facilitatrice.
11:47À la place de ça,
11:47on a un État qui détruit
11:48et une administration
11:49qui n'est pas du plus
11:51du tout facilitatrice
11:51mais qui a contraint l'impact.
11:53Et dans la santé,
11:53je vous donne un exemple.
11:55Nous,
11:55moi je dirige
11:55un établissement de soins de suite.
11:57On a eu une modification
11:58de nos tarifs
11:59et chaque année
12:01au 1er janvier,
12:02les tarifs changent.
12:03Et l'administration
12:04qui est pour nous
12:05l'assurance maladie
12:06nous impose
12:07de ne pas facturer
12:08pendant X semaines
12:09voire mois
12:10tant que ces logiciels
12:11ne sont pas prêts
12:12à encadrer
12:13les nouveaux tarifs.
12:14Et en ça,
12:14elle nous détruit.
12:15Je vous lis un mail
12:16qu'on m'a envoyé hier
12:17qui est très significatif.
12:20On nous dit,
12:20c'est la CEPAM qui nous parle,
12:22le changement de tarif
12:23pose un problème
12:23pour les séjours SMR
12:24car la règle de calcul
12:25dans notre applicatif
12:26n'est pas conforme
12:27à la réglementation.
12:28Une correction du code
12:29est en cours.
12:30Les factures bloquées
12:30devraient pouvoir
12:31être transmises
12:32minées.
12:33Voilà.
12:33Et donc on nous tue.
12:35Et donc,
12:35il faut non seulement,
12:37si vous voulez,
12:38que baisser effectivement
12:39le nombre de procédures
12:40et de normes,
12:41mais il faut imposer
12:42à l'administration
12:42qu'elle soit facilitatrice.
12:44Elle est là pour servir.
12:45Elle n'est pas là
12:46pour détruire.
12:47Et le rôle du politique,
12:49non mais attends,
12:50l'administration
12:51est un outil du politique.
12:52Et donc en ça,
12:53le politique doit imposer
12:54à l'administration
12:54de ne pas détruire
12:55ses affiliés.
12:56Sinon,
12:56c'est la fin de tout.
12:57Non mais vous prêchez
12:57inconvaincu,
12:58effectivement,
12:58ça fait des années
12:59Mais quels sont les freins ?
13:00Puisque comme le dit Sandrine,
13:01et je le disais,
13:02c'est vrai que ça fait des années
13:02qu'on nous promet de simplifier
13:05et on voit bien
13:05qu'on n'y arrive pas.
13:06Quels sont les freins ?
13:08Ce sont les administrations
13:10qui freinent par exemple ?
13:11Est-ce que le politique
13:12a encore le pouvoir ?
13:13Il y a beaucoup de questions
13:14dans cette question-là
13:16mais c'est très juste.
13:17C'est-à-dire que,
13:18alors premièrement,
13:18c'est justement parce que
13:19ça fait 30 ans
13:20qu'il ne faut pas accepter ça
13:20comme une fatalité.
13:21Tous les pays
13:22ont eu ces effets-là.
13:23Alors nous,
13:23c'est amplifié
13:24parce qu'on est historiquement
13:25très centralisateur.
13:26C'est l'État
13:26qui a fait la nation en France.
13:27Donc on est très centralisateur.
13:30Et aujourd'hui,
13:30ça ne fonctionne plus.
13:31C'est obsolète.
13:33Mais la Nouvelle-Zélande
13:34a su se réformer
13:35il y a 40 ans.
13:36L'Allemagne a su se réformer.
13:37L'Angleterre a su.
13:37Le Canada aussi.
13:38Donc c'est notre cycle
13:39à nous aujourd'hui.
13:40La Suède,
13:40le Danemark, etc.
13:41Donc il ne faut pas tomber
13:43dans le fatalisme.
13:44Autrement, on arrête.
13:45On reste chez soi,
13:45on commente,
13:46on râle et puis voilà.
13:47Deuxième élément.
13:51Comme la France
13:51est très centralisée,
13:52on a une belle administration,
13:54on a une belle fonction publique
13:55de gens plutôt bien formés,
13:57honnêtes,
13:57qui aiment le pays.
13:58Mais on a toujours
13:59une tendance
14:01à produire
14:01des schémas directeurs.
14:03Dès qu'il y a un...
14:03Le Covid a été
14:05le révélateur absolu
14:06de cet absurde instant.
14:07Absolue.
14:08C'est-à-dire que...
14:09Et ce qui fonctionnait,
14:10c'était les initiatives locales.
14:11On arrivait à acheter des masques,
14:12on arrivait à vacciner.
14:13Et tous les schémas d'État,
14:14on nous disait
14:15attendez le schéma,
14:15on n'attendait pas,
14:16on faisait quand même.
14:16Et ça marchait.
14:17Et le schéma,
14:18il sortait une fois
14:18que la maladie n'était plus là.
14:20Et c'est donc
14:20une question de mentalité,
14:22de centralisation
14:23de la formation,
14:24de confiance
14:27et de culte
14:28des grands ensembles.
14:29On croit que
14:29plus c'est grand,
14:30plus c'est neutre.
14:31Mais c'est faux.
14:31Autrement,
14:32l'Union soviétique
14:32existerait toujours.
14:35Et la Corée du Nord
14:36serait plus riche
14:36que la Corée du Sud.
14:37Or, c'est le contraire.
14:38Ça ne fonctionne pas.
14:39Et c'est contre-intuitif,
14:41ce que je dis très souvent.
14:42On a l'impression
14:42que l'État va nous protéger
14:43par la règle.
14:44Il faut des règles.
14:45Il faut un État fort.
14:45Oui, mais alors
14:46les Français,
14:46ils sont aussi quand même
14:47habitués à être protégés.
14:49Ils sont habitués
14:49à un État
14:50qu'on appelle
14:51un État nounou
14:51qui s'occupe
14:53de notre bien-être,
14:54ce qu'on doit manger,
14:55ce qu'on doit porter
14:56comme vêtements,
14:57comment on doit se chauffer,
14:59comment on doit rouler.
15:00Dans toutes les étapes
15:02de notre vie,
15:02l'État doit nous dire
15:03ce qu'on doit faire.
15:04D'ailleurs, c'est insupportable.
15:06Et moi, ce que je voudrais porter,
15:07c'est la voix du pays réel,
15:09c'est-à-dire cette France
15:11qui est très créative.
15:11Il y a beaucoup
15:12de créativité en France.
15:13Il y a beaucoup
15:13d'esprit entrepreneurial.
15:14C'est très développé en réalité,
15:16plus que jamais.
15:18Et là-dessus,
15:20les Français,
15:21je ne suis pas d'accord
15:22avec tout à fait ça.
15:23Eux, ce qu'ils voudraient,
15:24c'est que les policiers
15:25les protègent
15:25quand ils se font agresser.
15:27Mais pas qu'on leur envoie
15:28le énième serfa
15:30lorsqu'ils essaient de...
15:32Donc, on a remis
15:32les serfadors récemment
15:33avec Nouvelle Énergie.
15:34C'est Agnès Pagnon-Renaché
15:35qui a eu le super serfador
15:36pour l'obligation d'installer,
15:38c'est un décret
15:39qui est sorti cet été,
15:40des toilettes avec lavabo
15:41sur les barges d'austréiculteurs.
15:43Ah oui, oui.
15:44On en avait parlé
15:45dans les grandes gueules.
15:46Un grand moment.
15:47C'est magique.
15:49Et donc,
15:51là-dessus,
15:53vous savez,
15:53quand Napoléon refait le droit
15:55et fait la codification,
15:56il y a Portalis,
15:58il écrit le droit
15:58sur des principes généraux du droit.
16:00Et aujourd'hui,
16:01il faut revenir à ça.
16:02Donc, il faut attaquer l'Himalaya,
16:03sous plusieurs faces.
16:04D'abord,
16:05il faut transférer
16:05le pouvoir d'application des lois
16:07au pouvoir local
16:08et qu'on soit en compétition
16:09et qu'on rentre des comptes là-dessus
16:10pour faire des choses concrètes
16:12et les gens nous virent
16:13si on n'est pas capable
16:14de rendre la loi applicable.
16:16Deux,
16:17il faut évidemment
16:19enlever du stock.
16:20Donc,
16:20il faut que sous l'autorité
16:21du président de la République
16:21ou du Premier ministre,
16:23il y ait une équipe
16:23avec des chefs d'entreprise,
16:24avec des hauts fonctionnaires
16:25qui regardent
16:26toutes les contradictions normatives.
16:28Dans la même semaine,
16:29quand vous êtes maire
16:30de votre commune,
16:31vous pouvez recevoir
16:32une interdiction de construire
16:33parce qu'il y a un plan
16:34de prévention au risque
16:35en gestation,
16:36et ce qui est logique,
16:37et une obligation
16:37de construire 400 logements sociaux
16:39au titre de la loi SRU.
16:41Alors,
16:41on va se retrouver
16:42dans un instant,
16:43David Kisner.
16:43un moratoire sur la norme.
16:44Toute norme contradictoire,
16:45on ne peut pas en poser
16:46en même temps
16:46une obligation
16:47et une interdiction.
16:48On va se retrouver.
16:49Donc,
16:49je l'ai beaucoup détaillé,
16:50tout cela,
16:50et ça se retrouve
16:51dans un ouvrage
16:51qui est sorti
16:52il y a quelques temps
16:53qui s'appelle
16:53Ainsi va la France,
16:54manifeste libéral
16:55aux éditions de l'Observatoire.
16:56de votre regard également
16:57sur la situation internationale
16:59parce que si vous êtes
17:00président de la République,
17:01il faudra peut-être aussi
17:02dire à Donald Trump
17:04certaines choses,
17:05certaines vérités.
17:06Vous nous direz
17:06ce que vous en pensez
17:07de ce qui se passe actuellement
17:08au Proche-Orient
17:08et puis des questions
17:09Didier Giraud,
17:10Sandrine Pégan
17:11et le docteur Marty
17:12à tout de suite
17:12sur RMC,
17:13RMC Story
17:13avec David Lissnard,
17:15le maire de Cannes.
17:16RMC.
17:17Alain Marshall,
17:18Olivier Truchot,
17:19Les Grandes Gueules.
17:211, 2, 3, 4.
17:28La suite des Grandes Gueules
17:30sur RMC,
17:31la radio RMC Story,
17:32la télé
17:32avec aujourd'hui
17:34Sandrine Pégan.
17:35Vous savez pourquoi ?
17:36Parce que j'ai
17:37la tablée,
17:38elles se sont trompées,
17:39ils ont mis la tablée
17:40de deux mains
17:40sur le programme
17:41donc mécaniquement
17:42je lis.
17:43Heureusement que tu as
17:44une bonne mémoire.
17:44Donc ce n'est pas Zora,
17:45c'est simple.
17:45Je ne suis pas aidé
17:48par cette équipe
17:49de bras cassés.
17:50Et David Lissnard
17:51et face au GG,
17:52David Lissnard,
17:53question d'actualité,
17:54le carburant,
17:56certains distributeurs
17:56nous disent
17:57qu'il va falloir s'habituer
17:58à un carburant
17:58autour de 2 euros
17:59parce que malheureusement
18:00ce qui se passe au Proche-Orient
18:01on n'est pas prête
18:02de se terminer,
18:03le temps que tout revient
18:04normal,
18:05ça va prendre du temps.
18:06Pour l'instant
18:07ce sont des aides
18:08très ciblées
18:08qui sont proposées
18:09par le gouvernement.
18:10Trop ciblées
18:10disent certains.
18:11Qu'est-ce que vous feriez
18:12à leur place ?
18:13Je suspendrai
18:17le C2E,
18:17le certificat
18:18d'économie d'énergie.
18:20Ça fait plusieurs semaines
18:21que je le propose.
18:22C'est une baisse immédiate
18:23de 17 centimes par litre
18:24et surtout
18:25ça n'a pas d'incidence budgétaire.
18:27C'est-à-dire que
18:29Bercy est pris
18:30à son propre jeu.
18:30C'est-à-dire qu'en fait
18:31c'est un prélèvement
18:32obligatoire sur le litre
18:33de carburant
18:34qui sert
18:34à ma prive-rénove
18:36etc.
18:37Mais ce n'est pas considéré
18:38comme prélèvement obligatoire.
18:39Comme tout ce qui est
18:40éco-organisme.
18:41Prélèvement d'éco-organisme.
18:42Alors que c'est un prélèvement
18:42obligatoire.
18:43C'est obscur clarté.
18:45C'est VO.
18:46Et donc là
18:47je crois qu'il faut
18:48hiérarchiser
18:49tant que le baril
18:50est à secours
18:51et qu'il y a cette situation
18:52on peut le suspendre
18:53provisoirement.
18:54Oui mais le gouvernement
18:54dit on ne peut pas
18:55retirer cet argent
18:56dans le besoin
18:56pour électrifier le pays.
18:57C'est un choix.
18:58Donc moi c'est ce que je ferai
18:59pour votre question.
19:01Parce que le reste
19:02le gouvernement
19:03est prisonnier
19:03des renoncements
19:04depuis 30 ans
19:05à voter des budgets
19:06équilibrés quoi.
19:08On n'a pas de marge de manœuvre.
19:10Pas de marge de manœuvre.
19:10Et moi c'est tout ce que
19:11je me suis attaché à faire
19:12quand on m'a confié
19:13la mairie dont je m'occupe
19:14ça a été de retrouver
19:15des marges de manœuvre.
19:16Et on a fait un énorme travail
19:17d'optimisation.
19:18On a réduit les effectifs
19:19de presque 20% maintenant.
19:21On a essayé de motiver
19:22les bons.
19:22Et on a baissé la dette.
19:24Il n'y a pas eu
19:24de transfert de dette.
19:25Ce n'est pas du transfert bilan.
19:26Dans ma commune
19:27on a baissé la dette
19:27de 82 millions d'euros
19:28en 12 ans.
19:31Et on a baissé la fiscalité
19:32de 3,6%.
19:33On a multiplié par 10
19:34la capacité d'autofinancement.
19:35Donc 99% de montant
19:37moi c'est ce qui ne se voit pas.
19:38C'est de gérer
19:38comme dans une entreprise
19:39pour essayer de motiver
19:40les troupes
19:41des marges de manœuvre.
19:42C'est comme ça
19:42qu'il va falloir gérer.
19:43Quel est votre regard
19:44sur cette guerre en Iran ?
19:46Mon regard
19:46c'est une question
19:47très ouverte.
19:48Le regard c'est que
19:50je souhaiterais ardemment
19:51que le régime
19:52des gardiens de la révolution
19:53s'effondre
19:54qui est un des régimes
19:56les plus abominables
19:56au monde.
19:57D'abord pour son peuple
19:5835 000 morts en 48 heures
20:00massacrés par ses dirigeants
20:02mais aussi pour la sécurité
20:03du monde.
20:04C'est-à-dire que ce régime-là
20:04a tué des français
20:05a fait des attentats
20:06dans le monde entier.
20:07Alimente l'international
20:08islamiste
20:09qui fait des dégâts partout.
20:11Mais entre les vœux
20:13pieux et la réalité
20:15il y a tout un monde
20:16que découvrent manifestement
20:17les Etats-Unis
20:18aujourd'hui.
20:19Et donc en l'occurrence
20:21là ce qu'il faut arriver
20:22à faire
20:22c'est qu'au moins
20:24une paix soit obtenue
20:25qui permette
20:26de respecter
20:27certains fondamentaux
20:28la dénucléarisation
20:29militaire
20:30de l'Iran
20:31c'est incontournable
20:31le respect de la sécurité
20:33des pays de la région
20:34Israël
20:35mais aussi les Émirats
20:36Arabes Unis
20:36qui sont nos alliés
20:37d'ailleurs
20:38les Émirats Arabes Unis
20:38et le Bahreïn
20:39et le troisième élément
20:40c'est évidemment
20:41la liberté de circulation
20:42sur le détroit d'Hormuz
20:43la France avait l'opportunité
20:45de prendre l'initiative
20:46l'Angleterre avait réuni
20:48plus d'une quarantaine
20:49de pays
20:49il y a eu une initiative
20:50à l'ONU de Bahreïn
20:52je crois qu'on pourrait
20:53constituer une majorité
20:54à l'ONU
20:56pour avoir une force
20:57de libération
20:58des flux
20:59sur le détroit d'Hormuz
21:00malheureusement
21:01on est passif
21:02parce qu'on n'a plus de moyens
21:02quand vous êtes surendetté
21:04et surfiscalisé
21:05et que vous ne pouvez même pas
21:06gérer une crise énergétique
21:07mais la prochaine sera pareille
21:09il y aura autre chose
21:11vous vous rendez compte
21:12qu'avec nos impôts
21:12cette année
21:13nous allons payer
21:148 fois plus
21:16d'intérêt de la dette
21:177,5 exactement
21:188 fois plus
21:20que tout le budget
21:21de la justice
21:22et on manque de greffiers
21:23dans tous les ressorts
21:25on manque de parquetiers
21:27etc
21:27donc on est au bout
21:29je ne cesse de dire ça
21:31ce système d'état
21:32providence
21:33est fini
21:34mais en même temps
21:34par exemple
21:34il faut augmenter
21:36le budget de la défense
21:37en tout cas
21:37c'est incontournable
21:39donc il faut bien de l'argent
21:39plus l'état a dépensé d'argent
21:41sur ce qui n'est pas ses missions
21:44nous dire ce qu'on doit faire
21:45tous les jours
21:46moins il a dépensé
21:47sur ce pourquoi
21:48il a été inventé
21:48c'est-à-dire le régalien
21:49la justice
21:50la diplomatie
21:51l'armée
21:52la police
21:52la gendarmerie
21:53donc c'est tout cela
21:54on est à la fin d'un cycle
21:55il faut inventer un autre cycle
21:56question Didier Giraud
21:57notre agriculteur
21:58oui alors moi je suis assez séduit
22:00par le discours
22:02même si j'ai une analyse
22:04un peu différente de la vote
22:05et je pense que
22:05un des mots de notre pays
22:08c'est aussi
22:09depuis que les hommes politiques
22:10ne sont plus des gens
22:11ici du rang
22:12qui sont passés par
22:14qui sont passés par l'entreprise
22:16qui enfin voilà
22:17pendant les 30 glorieuses
22:18les hommes politiques
22:19c'était des anciens résistants
22:21aujourd'hui on devient homme politique
22:22quand on a été dirkab
22:24on a fait l'ENA
22:25après on a été dirkab
22:26donc à un moment donné
22:27sur la simplification administrative
22:29et le fait de désigner
22:31l'administration
22:32ça change un peu
22:33le rapport qu'on a
22:33et moi je regrette
22:34le temps des députés maires
22:36cette parenthèse étant fermée
22:37moi j'aimerais savoir
22:38comment vous allez faire
22:39parce que vous êtes
22:41comme les oeufs
22:41vous êtes à peu près
22:42une bonne demi-douzaine
22:44et bientôt une douzaine
22:45de candidats déclarés
22:46dans la droite
22:49dans la droite
22:50on va dire
22:51qui va
22:53entre Marine Le Pen
22:54jusqu'à Attal
22:56comment vous allez faire
23:00pour tous exister
23:01parce que
23:01parce que
23:02il peut
23:02le dernier qui va se maintenir
23:04il va prendre la responsabilité
23:06peut-être
23:07d'éliminer
23:08la droite classique
23:09on va dire
23:09du second tour
23:10de la présidentielle
23:12alors j'ai bien compris
23:13que vous y êtes
23:14pour faire exister
23:14des idées qui sont nouvelles
23:15mais comment vous allez faire
23:17pour exister là-dedans
23:18David Isna
23:20la seule façon
23:21c'est la sélection
23:22c'est donc la compétition
23:24je n'en vois pas d'autres
23:25ce seront les sondages
23:26qui vont départager
23:28ça veut dire
23:28qu'avant le dépôt
23:30des candidatures
23:30ceux qui seront
23:31les moins bien placés
23:32dans les sondages
23:32non non
23:33la compétition
23:34pour moi
23:34elle doit se faire
23:35par un choix populaire
23:37parce que
23:38une primaire
23:39bah oui
23:40aujourd'hui il n'y a pas
23:40d'autre solution
23:41à une époque
23:42on pouvait se permettre
23:42d'aller à plusieurs
23:43au premier tour
23:44donc on allait directement
23:45en demi-finale
23:47Chirac-Baladur
23:48Bar-Chirac
23:49aujourd'hui c'est plus possible
23:50parce qu'il y a un éclatement
23:51de l'offre
23:52donc il faut organiser
23:54un quart de finale
23:54je ne vois pas d'autre solution
23:56vient qui veut
23:58vote qui veut
23:59mais la primaire
24:00vous allez d'où à où
24:00parce que c'est ça
24:01il faut surtout pas
24:04en définir le périmètre
24:05pas de périmètre
24:06mais non
24:06parce que
24:06ceux qui sont de droite
24:07donc Gluckusman
24:08ou Mélenchon
24:09ne vont pas venir
24:10Le Pen ne viendra pas
24:11parce qu'il est de droite
24:11il faut lui poser la question
24:13moi je ne crois pas
24:14pour moi il n'est pas de droite
24:15mais qu'importe
24:16s'il se pense de droite
24:17ça va obligé à se démasquer
24:18exactement
24:18ça va être un formidable
24:19délateur
24:21en tout cas hier il l'a dit
24:22Marine Le Pen dit que non
24:23donc ils font du en même temps
24:25au RN
24:26mais
24:28et puis
24:28il ne dit pas la même chose
24:30que Tanguy
24:31etc
24:31donc ils ont leurs problèmes aussi
24:33mais ils sont à 35%
24:34donc de toute façon
24:34ils n'ont surtout pas intérêt
24:35à venir dans une primaire
24:36ils ne viendront jamais
24:36dans une primaire
24:37donc la messe elle est dite
24:38là-dessus
24:39et
24:40il n'y a rien de
24:41moi enfin
24:41on ne peut pas être
24:43pourquoi ont-ils peur
24:43de la compétition
24:44et ça va être un révélateur
24:45parce qu'il faut éviter
24:46la division qu'il faut perdre
24:48mais il faut éviter aussi
24:49la compromission des notables
24:50c'est-à-dire
24:50l'arrangement
24:51qui fait qu'on se
24:52alors on va mettre ça
24:53parce que ça fait plaisir
24:53aux gaullistes sociaux
24:54on va faire ça
24:55aux libéans
24:55ça c'est nul
24:56après il faut s'engager
24:57à défendre celui
24:59qui gagne la primaire
24:59ou à se taire
25:00on se rappelait
25:01à se taire
25:02à se taire
25:02pas définitivement
25:04pas à jamais
25:05comment ça s'est passé
25:06la dernière fois
25:06dans nos familles
25:07mais la dernière fois
25:09contrairement à ce qu'on pense
25:10il y a eu très peu de divisions
25:11il y a eu très peu de divisions
25:12et en politique
25:13il y a un truc que j'ai constaté
25:14moi qui viens du monde du commerce
25:16c'est que
25:17c'est pas tellement l'union
25:18qui fait la force
25:18c'est la force qui fait l'union
25:19voilà
25:20quand vous arrivez
25:21à enclencher quelque chose
25:22les gens ils viennent derrière vous
25:23et donc
25:24je ne vois pas d'autre solution
25:25que cela
25:25Valérie est avec toi
25:27au 32 16
25:27bonjour Valérie
25:28oui bonjour les Gégés
25:30vous nous appelez
25:31des Alpes Maritimes
25:32bonjour M. Lysnard
25:32je vous laisse avec David Lysnard
25:34voilà
25:34moi je suis de Pémenade
25:36M. Lysnard bonjour
25:38bonjour madame
25:38et mon mari travaille à Cannes
25:41donc on a
25:41on voit
25:42et on a pu voir
25:44ce que M. Lysnard a fait
25:45dans sa ville
25:46donc je suis vraiment
25:48en bien ou en mal
25:48c'est pas moi qui ai demandé d'appeler
25:50non non non
25:51il amène c'est quoi
25:52il amène c'est pas chenaud
25:53je vous suis plus longtemps
25:54je vous suis depuis longtemps
25:56et ça fait longtemps
25:58que j'espère
25:58quelqu'un comme vous
25:59justement
25:59au niveau des LR
26:01bon vous les avez quittés
26:02je peux vous comprendre
26:03moi j'ai deux questions
26:05très simples
26:06si vous arriviez
26:07au bout de votre projet
26:08et si effectivement
26:10vous pouviez vous présenter
26:11à la présidentielle
26:12malgré votre micro
26:14parti Nouvelle Énergie
26:15comment vous allez
26:16financer un tel coût
26:18parce qu'on sait
26:18qu'une présidentielle
26:19ça coûte horriblement cher
26:21une bonne question
26:22si vous n'arrivez pas
26:24jusqu'au bout
26:24je ne vous le souhaite pas
26:26est-ce que vous allez
26:26vous rallier
26:27à un futur candidat
26:31potentiellement de droite
26:32qui arriverait à la tête
26:34et dernière question
26:35est-ce que vous accepteriez
26:37un Marocain de ministre
26:38ou de premier ministre
26:39si c'était quelqu'un
26:40de droite à la tête
26:41y compris le RN
26:43et qu'on vous proposait
26:44ces postes là
26:45voilà
26:46merci madame
26:48donc
26:48un
26:50nouvelle énergie
26:50aujourd'hui
26:51et c'est un vrai chiffre
26:52je ne mens que par omission
26:54donc je ne mens pas
26:55donc à 15 000 adhérents
26:56c'est très faible
26:57à l'échelle de l'API
26:57mais c'est trois fois
26:58renaissance
26:59et
27:00il y a une dynamique
27:01et notamment
27:02j'ai beaucoup de gens
27:03qui viennent vers moi
27:03ce que j'appelle
27:03les orphelins de la droite
27:04qui étaient partis
27:05soit plus à droite
27:07soit chez Emmanuel Macron
27:08et qui se sont rendus compte
27:09qu'il était très étatiste
27:10et très conformiste
27:10en réalité
27:12mais effectivement
27:13et ensuite
27:13c'est la dynamique
27:14qui doit amener le financement
27:16mais aujourd'hui
27:17ces données-là sont publiques
27:19vous verrez
27:19que par rapport à d'autres
27:21il y a plus de moyens
27:21deux
27:22je vais essayer d'être
27:22le plus synthétique possible
27:25la deuxième question
27:26pardonnez-moi
27:27quelle était-elle
27:27je vais un trou de mémoire
27:28alors le financement
27:29le financement
27:30je viens de répondre
27:31le financement
27:32et si jamais
27:33vous perdez
27:33est-ce que vous accepterez
27:34la réponse de ministre
27:35alors je ne
27:36parce que je crois
27:37que Macron
27:37ne vous a jamais proposé
27:39qu'est-ce qui vous fait dire ça
27:41en tout cas
27:43on l'a pas
27:44ça n'a pas été divulgué
27:45ça a été évoqué
27:46ça a été dit
27:47ça a été publié
27:47mais vous avez toujours refusé
27:50les sirènes Macronistes
27:51oui oui
27:51je l'ai dit
27:52publiquement
27:53pourquoi vous
27:54et pas certains de vos amis
27:56non mais parce qu'il y a
27:56un truc qu'il faut comprendre
27:57c'est qu'il faut comprendre
27:58la psychologie des gens
28:00moi ce que j'aime dans la vie
28:02c'est
28:02je me suis organisé ma vie pour ça
28:04je viens d'un monde
28:04j'étais fils de footballeur professionnel
28:06et de danseuse étoile
28:07reconverti dans le commerce
28:08j'ai eu des commerces
28:09ce que j'aime c'est décider
28:10c'est être patron
28:10voilà
28:11je ne veux pas être hypocrite
28:13et un poste de ministre
28:14c'est magnifique
28:15si vous pouvez décider de choses
28:16or aujourd'hui
28:17vous ne décidez de rien
28:19et très objectivement
28:20et c'est pas une vue de l'esprit
28:21et ceux qui me savent vivre
28:22je me fous de l'image sociale
28:24je ne cherche pas des points retraite
28:25je suis indépendant dans ma vie
28:26et je resterai indépendant
28:27donc si demain
28:28j'avais tout d'un coup
28:29une révélation
28:30d'une personnalité
28:31qui est un président
28:32et que je trouve formidable
28:34servir le pays
28:34c'est magnifique
28:35mais si j'ai décidé
28:36d'y aller moi
28:37avec un peu d'insolence
28:38c'est parce que
28:39je ne me retrouve pas
28:40dans la proposition politique
28:43vous avez parlé de la santé
28:44tout à l'heure
28:45vous avez cité
28:46l'hôpital
28:46l'hôpital
28:47vous êtes un libéral
28:48vous allez sortir
28:50un précis
28:51vous avez dit
28:51sur la santé
28:52en mai
28:52dans un mois
28:53j'espère que vous allez
28:54mettre du libéralisme
28:55là-dedans
28:56c'est-à-dire que
28:57ça fait des années
28:57nous sommes des médecins libéraux
28:59ça fait des années
29:00qu'on nous confond
29:00avec des médecins hospitaliers
29:02ça fait des années
29:02qu'on veut transformer
29:03la médecine libérale
29:03en la médecine hospitalière
29:04ça suffit
29:05ça suffit
29:05faites-nous confiance
29:06et libéralisez tout ça
29:11et d'ailleurs
29:12si l'hôpital est devenu
29:13un goulot d'étranglement
29:14c'est parce qu'on a flingué
29:15la médecine libérale
29:16et qu'on a hospitalo-centré
29:20comme on dit
29:20toute la politique de santé
29:21et surtout qu'on ne mène pas
29:22une vraie politique de santé
29:23on ne mène qu'une politique du soin
29:24et ça c'est encore une autre question
29:26Merci David Wisnard
29:27Merci d'être venu à la table
29:28des grandes gueules
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