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  • il y a 2 heures
Avec Éric Leclerc, directeur d'accueil périscolaire et délégué au sein du syndicat Supap-FSU

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##LA_VIE_EN_VRAI-2026-05-19##

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News
Transcription
00:00Le Petit Matin Sud Radio, 5h-7h, Frédéric Brindel.
00:05A 7h moins 20, nous revenons sur l'un des temps forts de l'actualité du moment,
00:10les signalements d'abus sexuels qui se succèdent dans le périscolaire, notamment dans la capitale.
00:14A Paris, les personnels du périscolaire sont en grève jusqu'au 22 mai.
00:19Avec nous, Éric Leclerc, le directeur d'accueil périscolaire et délégué au sein du syndicat SUPAP FSU.
00:25Bonjour Éric Leclerc.
00:28Éric Leclerc, vous êtes avec nous, bonjour.
00:31Oui, tout à fait, je vous entends. Vous m'entendez bien ?
00:33Parfaitement, parfaitement. Vous manifestez aujourd'hui aussi, c'est ça, 14h ?
00:38Oui, tout à fait. Nous manifestons aujourd'hui de l'arsenal jusqu'à l'hôtel de ville
00:44pour faire porter nos revendications et puis ce climat très anxiogène que nous vivons actuellement dans le périscolaire parisien.
00:51Bon, alors, reprenons chaque élément de l'information, de l'actualité, parce que c'est vrai qu'il y a
00:57eu beaucoup de choses,
00:58notamment les mesures prises par Emmanuel Grégoire, le maire de Paris, qui vont, alors déjà dans le bon sens des
01:04enfants, on est bien d'accord ?
01:06Alors, effectivement, la bonne nouvelle, c'est qu'aujourd'hui, on entend et on écoute la parole de l'enfant
01:11et ça, on ne peut absolument pas le contester.
01:15C'est très bien. Après, le souci qu'on a, nous, actuellement, c'est qu'on est face à de
01:20nombreuses suspensions dans le périscolaire.
01:23Alors, sur les violences sexuelles, il n'y a aucune discussion, il faut absolument, on a un soutien total vis
01:28-à-vis des victimes et des familles.
01:30Après, on a aussi ce volet de ce qu'on appelle les violences ordinaires.
01:34Bon, c'est un terme que je n'aime pas trop, mais qu'on emploie visuellement.
01:37Et ces violences ordinaires ont un prisme qui est très large.
01:41Ce sont des remises à l'ordre, quoi, voilà, c'est ça.
01:45C'est ça. Alors, le souci, si vous voulez, c'est qu'on peut peut-être faire autrement que de
01:50suspendre automatiquement les agents et aller sur des actes de formation, de recadrage.
01:55Nous, ça fait des années qu'on en parle, ça fait des années qu'on dit que c'est un
01:59métier où les personnels sont insuffisamment formés, insuffisamment valorisés.
02:05On a aussi un gros souci de précarisation des métiers de l'animation.
02:09Tout ça fait un check-up qui est une espèce de mélange qui n'est pas bon du tout, du
02:14tout pour ces métiers-là.
02:15Oui, forcément, après, c'est l'effet chasse aux sorcières, j'imagine, notamment pour les hommes qui font ces métiers.
02:24Ça doit être suspicion sur suspicion et pas forcément toujours aisant à négocier.
02:31Oui, c'est ça. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, être un homme en maternelle est très problématique.
02:35Moi, j'ai un animateur récemment qui m'a appelé et qui m'expliquait qu'il était dans une école
02:40maternelle,
02:41que ses deux collègues avaient été suspendus et qu'ils voulaient sortir immédiatement de l'école.
02:45Donc, on l'a transféré sur une école élémentaire.
02:48Vous noterez d'ailleurs qu'il y a beaucoup plus de suspensions en maternelle qu'en élémentaire.
02:53Donc, voilà, il y a un vrai problème pour les hommes dans ces métiers.
02:56Maintenant, nous, c'est pareil. On tient aussi à ce qu'il y ait une mixité dans les équipes d
03:00'animation.
03:01C'est important pour tout le monde, pour les enfants, pour les adultes.
03:03Oui. Alors, hormis ce climat de suspicion, évidemment,
03:07quelles sont aujourd'hui les principales difficultés structurelles du périscolaire ?
03:12Vous parliez notamment de la formation, pas que, j'imagine.
03:16Écoutez, la principale difficulté, c'est la précarité des métiers.
03:20Il faut noter que sur 12 000 animateurs à la ville de Paris actuellement,
03:23il y a 8 500 agents qui sont vacataires.
03:26La vacation, en théorie, c'est de l'intérim,
03:29à part que la ville de Paris est dans l'illégalité depuis des années.
03:33et engage des vacataires à foison.
03:35Donc, on a un turnover de vacataires,
03:37puisque tous les ans, à peu près, la ville engage 4 000 vacataires.
03:40Donc, problème de traçabilité, si j'ose dire, quoi, aussi, d'une certaine manière.
03:44C'est une vraie problématique, c'est ça.
03:45C'est-à-dire qu'aujourd'hui, les écoles sont vraiment des entrées,
03:50notamment aussi pour des personnes qui pourraient être mal intentionnées.
03:54La deuxième problématique principale, évidemment, c'est le manque de formation.
03:58C'est-à-dire qu'on a quand même beaucoup d'animateurs qui sont uniquement BAFA,
04:01voire pas du tout diplômés.
04:03Le BAFA, je le rappelle, c'est juste un brevet.
04:06C'est pour être animateur, quoi.
04:08Oui, pour être animateur.
04:09Alors, en fait, je pense que c'est le logiciel même de l'éducation populaire qu'il faut revoir.
04:14On ne peut plus aujourd'hui être dans l'animation des années 70 sans vouloir être insultant
04:20vis-à-vis de l'animation des années 70 avec l'animateur en pantalon, pas de def, etc.
04:25Ça, c'est fini.
04:26Maintenant, on est dans une animation professionnelle avec des exigences professionnelles
04:31de la part notamment des parents et aussi de notre employeur.
04:34Donc, on se doit d'être à la hauteur en termes de formation.
04:37Et puis, il y a aussi tout simplement le non-remplacement des absents
04:41avec, du coup, des sous-encadrements, des grosses difficultés sur le terrain
04:46en termes de conditions de travail.
04:47Évidemment, tout cela, ce sont les revendications que vous ferez entendre encore aujourd'hui.
04:52Je le rappelle, manifestation à 14h.
04:54Vous êtes, j'imagine aussi, en dialogue permanent avec la mairie de Paris.
04:59Je parlais de Paris, mais ce n'est pas un problème uniquement lié à la capitale.
05:03Vous avez les échos du reste de la France, forcément.
05:06Évidemment, évidemment.
05:07C'est pour ça que je vous dis que c'est vraiment un logiciel de l'éducation populaire
05:10qu'il faut intégralement revoir.
05:13Toute la France est concernée par ce souci.
05:16Alors après, vous le savez bien, c'est les communes qui gèrent le périscolaire.
05:19On voit que certaines communes qui ont fait un vrai choix fort
05:23de mettre des moyens dans le périscolaire,
05:26notamment en termes justement de déprécarisation,
05:28mais aussi en termes de formation et de temps de préparation des équipes,
05:32ont des résultats.
05:35Malheureusement, ces communes sont un petit peu trop à la marge.
05:38Et puis, j'ai envie d'étendre aussi ce débat,
05:40alors sans faire vraiment de politique, mais un petit peu quand même.
05:42J'ai envie d'étendre ce débat, de toute façon, déjà à l'éducation dans notre pays.
05:47Qu'est-ce qu'on attend aujourd'hui ?
05:48On voit d'ailleurs que l'éducation nationale essaie de fermer des classes à tout bas.
05:53Qu'est-ce qu'on attend aujourd'hui ?
05:55Voilà, ça rejoint effectivement ce problème plus large au niveau de l'éducation nationale.
06:00Bon, merci en tout cas, c'était très très clair et on comprend bien les problématiques.
06:04Eric Leclerc, directeur d'accueil périscolaire et délégué au sein du syndicat SUPAP-FSU.
06:12Vous nous tiendrez au courant bien sûr de vos échanges
06:15et du fruit de cette manifestation aujourd'hui à Paris à 14h.
06:19Il est 6h46, rappel des titres.
06:21Il est 6h46, rappel des titres.
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