00:03Il est 7h49, drôle d'époque, Éric Revelle, bonjour Éric.
00:07Patrick, bonjour.
00:08Drôle d'époque, évidemment, avec nos relations entre la France et l'Algérie.
00:13Gérald Darmanin est arrivé à Alger pour tenter de relancer tout sourire les relations entre les deux pays.
00:20Il a été reçu pendant deux heures et demie par le président algérien hier.
00:23Oui, oui, oui. Alors, Gérald Darmanin à Alger, 12h, montre en main.
00:28Il a affirmé que la reprise de la coopération judiciaire était installée, qu'il avait parlé de criminalité organisée,
00:37notamment avec la fameuse DZ Mafia, vous savez, qui est liée à Marseille au narcotrafic, de la lutte contre le
00:43terrorisme,
00:44des biens mal acquis en France, du narcotrafic.
00:48Il a même abordé la question des OQTF.
00:50Vous savez, on a repris l'expulsion d'Algériens qui se trouvent de manière irrégulière en France, 150 OQTF.
00:57Il y a 51 000 Algériens en situation irrégulière en France.
01:01Bon, alors, 150 OQTF, c'est un début, hein ? Bon, très bien.
01:04Puis, bien sûr, il a parlé de notre confrère Christophe Gleize.
01:09Bon, on ne sait pas s'il obtiendra une grâce présidentielle de Téboune.
01:13En tout cas, il est toujours condamné à 7 ans pour apologie du terrorisme, Christophe Gleize.
01:18La méthode, en tout cas, Darmanin, comme celle de Nunez, qui en a parlé aussi, c'est l'opposé de
01:24la méthode Retailleau,
01:26qui prônait la fameuse dénonciation de l'accord de 68 entre la France et l'Algérie.
01:31D'ailleurs, tout comme Édouard Philippe.
01:33Absolument. Donc là, c'est une méthode, la méthode douce, Darmanin, Nunez, on caline.
01:39Il y a eu un défilé incroyable de ministres français à Alger.
01:42On pourrait aussi parler du ministre des Affaires étrangères Barrault, Alice Ruffeau, dont on a appris le nom,
01:49qui est une très, très proche d'Emmanuel Macron, qui s'est rendue, il y a quelques jours, également, à
01:55Alger.
01:55Donc, c'est la méthode douce. Priorité à la diplomatie, aux échanges directs.
02:01Direct, ça s'inscrit dans une stratégie de dégel progressif, voulue par Emmanuel Macron.
02:06Et vous vous en souvenez, Emmanuel Macron avait condamné la méthode forte,
02:11puisqu'il avait traité de maboule ceux qui voulaient durcir le ton avec Alger.
02:16Donc, pour l'instant, c'est quoi cette méthode douce ?
02:18Ce n'est pas la libération de Christophe Glees.
02:20Ce sont des modestes avancées sur le retour des OQTF.
02:25Mais on sent que Macron, qui avait quand même réussi l'exploit,
02:28à un moment donné, dans son quinquennat, d'être fâché avec les trois pays du Maghreb, vous vous en souvenez
02:32?
02:33On était fâché avec la Tunisie, avec le Maroc et avec l'Algérie.
02:36Eh bien, on sent que chez Emmanuel Macron, il y a une sorte de coûte que coûte politique
02:41pour laisser, à la fin de son quinquennat, une relation apaisée avec Alger.
02:45Bon, cette dimension politique du voyage de Gérald Darmanin, c'est du billard à plusieurs membres.
02:50Oui, oui, oui, parce que, si vous voulez, Emmanuel Macron n'a pas toujours été le tenant du dialogue.
02:56Vous vous souvenez de cette sortie ?
02:58Il avait parlé de rentes mémorielles utilisées par Alger lorsqu'elle parle de la colonisation
03:04ou de la guerre en Algérie.
03:08Donc, Macron, d'une certaine manière, c'est mon analyse, s'immisce dans la campagne.
03:13Parce que, qu'est-ce qu'il fait ?
03:14Il met en avant Darmanin, il met en avant Gérald Darmanin,
03:18qui, lui, n'a jamais demandé la suppression de l'accord de 68.
03:22Donc, c'était un tenant plutôt de la méthode douce, même s'il a soutenu Retailleau.
03:26Donc, le vent de la réconciliation temporaire avec l'Algérie,
03:29peut-elle le pousser, Gérald Darmanin, sur la ligne des prétendants en 2027 ?
03:34Parce que ce sujet, avec l'Algérie, sera présent dans la campagne présidentielle, évidemment.
03:40Le dossier algérien ne sera pas refermé pour autant, Patrick,
03:44parce que la rente mémorielle pour le gouvernement algérien
03:47restera une assurance vie d'un régime
03:50qui l'utilisera toujours quand bon lui semble rare.
03:55Garde-toi, garde tes amis près de toi et tes ennemis plus proches.
04:01Bon, la méthode douce.
04:04Donc, on l'abordera peut-être avec votre invité.
04:06Bonjour Jean-François Akili, tout à l'heure à 8h15.
04:09Avec Elisabeth Borne, l'ancienne première ministre,
04:13qui publie un essai chez Robert Laffont.
04:17Réveillons-nous, dit-elle.
04:18D'accord.
04:19Réveillons-nous parce que, notamment,
04:21il y a peut-être un peu trop de candidatures,
04:23vous savez, au centre, dans l'après-Macron, le post-Macron.
04:26Et elle s'inquiète.
04:28Mais elle, elle est candidate ou elle n'est pas candidate ?
04:30Parce que ça manque un peu de femmes, là, dans le casting.
04:33Justement, nous allons lui poser la question tout à l'heure.
04:35C'est vrai, c'est fondamental.
04:36On lui pose la question tout à l'heure.
04:37Parce que, bon, déjà, dans son camp,
04:39il y a Gabriel Attal, Philippe qui est à côté.
04:42Bien sûr, puis il y en a d'autres qui se préparent, quoi.
04:45Allez, 7h53, il se prépare également.
04:47C'est Régis Maillot.
04:48Dans un instant, il y a son festival de Cannes.
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