00:03Et à 7h49, on est près de chez vous ce matin, notamment du côté de Mâcon, où il y aura
00:07un dispositif exceptionnel, un premier-midi particulièrement tendu entre un meeting ou en tout cas un congrès du Rassemblement National
00:15et le l'autre des manifestations syndicales dont on se souvient l'année dernière qu'elles avaient pu marquer les
00:20esprits tant elles avaient été agitées d'un point de vue politique et syndicales ces manifestations.
00:25Bonjour Stéphane Ragono.
00:27Bonjour.
00:27Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes le secrétaire régional Est Alliance Police Nationale.
00:32C'est vrai qu'à Mâcon, dans quelques heures, vous n'aurez pas qu'un seul événement à sécuriser, mais
00:37deux qui peuvent se percuter.
00:39Le 1er mai syndical d'un côté, la fête de la nation avec le Rassemblement National de l'autre.
00:44Est-ce que vous abordez cette journée, vous, sereinement ?
00:47Vous savez, vous avez raison, on est face à une situation assez particulière pour une ville comme Mâcon, qui est
00:53habituellement une ville assez calme, sans tradition de tension majeure.
00:58Là où il y a une concomitance des événements, l'intersyndicale comme vous l'avez évoqué, il y a également
01:05un village associatif en plein centre-ville de Mâcon.
01:10Et bien sûr, elle est venue la présence de Mme Le Pen et M. Bardella.
01:15Sachant qu'il faut le rappeler, depuis le début de l'année, qu'on a su qu'il y aurait
01:19une sorte de congrès national, appelé ainsi comme étant une grande fête de la nation, avec la présence notamment de
01:26Marine Le Pen.
01:26Il y a eu une véritable riposte de certains collectifs qui veulent faire de ce 1er mai une riposte populaire
01:31et antifasciste massive.
01:33Ils organisent, vous l'avez seulement esquissé, un village des résistances solidaires.
01:37On se souvient l'an dernier à Paris, par exemple, de ces élus, de ces militants socialistes qui avaient été
01:42violemment pris à partie dans le cortège du 1er mai.
01:44Est-ce que vous, par exemple, Stéphane Ragono, c'est ce type de débordement auquel vous vous attendez dans les
01:50prochaines heures ?
01:51Oui, bien sûr, les risques, le principal enjeu, c'est d'éviter les interactions, justement, entre les différents publics qui
01:58seront présents.
02:00C'est vrai qu'on a pris cette mauvaise habitude de s'attaquer sur le mobilier urbain ou à des
02:07enseignes bien connues américaines ou autres.
02:10Et l'important, c'est d'essayer d'éviter de contenir cette masse qui peut déborder.
02:17Ce qui est inquiétant, c'est souvent la venue de groupes extérieurs.
02:21Mâcon est proche de Lyon.
02:23On sait que l'ultra-gauche est assez prégnante dans cette région.
02:28Et on est à 45 minutes.
02:30Donc, effectivement, la police est prête à pouvoir intervenir au cas où...
02:36Dans un tel contexte, on sait que généralement, avant des manifestations comme ça, il y a souvent une manifestation des
02:41services territoriaux pour avertir, comme vous venez de le dire, de certains groupuscules qui pourraient venir des grandes villes jusqu
02:47'à des plus petites villes, ou en tout cas, essayer de s'immiscer dans certains cortèges.
02:51C'est clairement quelque chose d'identifié à Mâcon. Là, ce n'est pas qu'un risque. Vous avez eu
02:55aussi des alertes des renseignements ?
02:57Tout à fait. Tous les métiers de la police ont été saisis.
03:02On a, bien sûr, le renseignement territorial. On a le renseignement intérieur.
03:05Nous avons également des groupes de CRS qui seront présents.
03:11En fait, tous les corps de métier de la police sont présents, avec une coordination zonale, interdépartementale, pour cette petite
03:19ville et pour, en quelque sorte, un grand événement national qui va s'y dérouler.
03:26Une dernière question, quand même, Stéphane Ragono, quand on observe de plus en plus, et vous qui êtes le secrétaire
03:31régional Est Alliance Poly-Nationale,
03:33est-ce que vous avez remarqué aussi ce que nous, on peut simplement constater, parfois, en écoutant la radio, en
03:38regardant la télé, en lisant les journaux,
03:40que de plus en plus, les prétextes syndicaux sont aujourd'hui devenus quasiment des portes d'entrée à toutes les
03:45revendications violentes, extérieures,
03:48et qui, la plupart du temps, quand même, mettent dans l'enceinte de ces manifestations un désordre monstre ?
03:55On est parfaitement d'accord avec cette idée-là.
03:57Et même, les violences s'accentuent envers l'État, parce que la police représente également l'État.
04:03Donc, mes collègues sont souvent attaqués, et très sévèrement, avec des groupes qui sont organisés,
04:09et qui sont là pour en découdre avec les forces de l'ordre, et créer, en quelque sorte, le buzz,
04:14pour qu'on puisse voir cela sur les réseaux sociaux, que les médias en puissent en parler,
04:20et faire passer l'idée politique que l'ennemi, en France, c'est l'État.
04:24Et donc, ça, en effet, on voit à quel point c'est un discours qui prend de l'ampleur de
04:29la densité,
04:29et qui, la plupart du temps, se sert des événements radicaux ou syndicaux, justement,
04:34pour intervenir et faire passer ce type d'image.
04:37Merci beaucoup, Stéphane Ragono, d'avoir été avec nous, secrétaire régional Est Alliance Police Nationale,
04:41avec, vous l'avez entendu, une journée particulièrement pénible et particulièrement sous tension.
04:46Du côté de Mâcon, 0826 300 300, à partir de 8h30, la discussion, ce sera avec vous.
04:51Amis auditeurs, vous l'avez entendu, depuis le début de cette matinale,
04:53il y a un flou, volontairement, entre le gouvernement, l'inspection du travail,
04:57et ceux qui, que dis-je, braveront l'interdiction pour aller travailler.
05:02Est-ce que l'inspection du travail doit sanctionner ?
05:03Est-ce que l'inspection du travail va réussir, tout simplement, à s'empêcher de sanctionner ceux qui bossent ?
05:08On se posera la question entre 8h30 et 9h, avec vous, amis auditeurs,
05:13au 0826 300 300.
05:15Dans un instant, ce sera l'actualité en plus, à 7h52, comme tous les vendredis.
05:18On va s'intéresser à des mots.
05:20Eh oui, boomer, crush, dinguerie.
05:23Est-ce que vous savez ce que ça veut dire ?
05:24Non ? Mais moi, je vais vous le faire découvrir dans un instant,
05:27parce que ce sont les nouveaux mots du dictionnaire,
05:28et autant vous dire que ça a provoqué quelques fourrires.
05:31Hier, dans la rédaction, cours de langage « jeunes », entre guillemets,
05:35dans un instant, sur Sud Radio.
05:37A tout de suite.
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