- il y a 13 minutes
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
Catégorie
📺
TVTranscription
00:00Donald Trump, donc première question sur l'Iran, on verra s'il retourne sur le dossier iranien, le président américain,
00:05mais il explique donc qu'à la demande des Émirats Arabes Unis, de l'Arabie Saoudite et du Qatar,
00:10il a décidé de suspendre ses opérations quelques jours, c'est ce que dit Trump, quelques jours,
00:14ces pays, il parle encore une fois des pays du Golfe, pensent qu'un accord est proche,
00:18un accord dans lequel l'Iran n'aurait pas l'arme nucléaire. Pourquoi vous me regardez comme ça, Guillaume Ancel
00:23?
00:23Je trouve que c'est vachement intéressant la séquence à laquelle on vient d'assister.
00:27Il y a Trump qui essaye mollement de défendre son opération dans le Golfe.
00:31Première question du journaliste, oui, alors qui c'est qui va financer le fonds du ministère de la Justice ?
00:36Ça veut dire juste que ça n'intéresse pas les Américains, pardon, mais sa guerre du Golfe,
00:41les Américains doivent se dire, mais qu'est-ce qu'on est en train de faire ?
00:44Pourquoi on dépense des milliards pour une opération qui n'aboutit pas ?
00:48Alors que l'autre avait dit, vous allez voir, c'est fantastique, en quelques jours je vais vous régler ça.
00:52Ensuite, pendant 40 jours, il a raconté aux Américains que c'était fantastique les discussions avec les Iraniens,
00:57qu'il y avait un accord qui était là, tout proche, et que tout le monde allait être surpris.
01:00Mais en fait, il a totalement dévalué ses prises de parole.
01:04Et ce soir, je ne serais pas étonné qu'il y ait assez peu de questions des journalistes sur le
01:07sujet,
01:08tellement ça n'intéresse pas les médias américains.
01:10On guette, on guette évidemment.
01:12Mais Sergei Jernoff, quand même, Trump qui remet d'une certaine manière un peu de calendrier dans tout ça,
01:18c'est-à-dire, il dit, ce sera dans quelques jours, on va leur laisser quelques jours,
01:21et c'est ce qui fuitait du côté de la Maison-Blanche aujourd'hui.
01:23Ce n'est pas une question de semaines, c'est une question de jours.
01:25On leur laisse quelques jours aux Iraniens, et après on voit.
01:28Alors là, quand Trump parle de quelques jours, de deux semaines, de trois semaines,
01:33là je rigole, vraiment, vraiment, je ne le prends plus au sérieux.
01:37Parce qu'il nous a donné déjà, il a donné à Poutine 50 jours,
01:41puis après dix jours, puis après les deux semaines,
01:44et pour le cessez-feu de deux semaines, puis après s'inédier.
01:50Franchement, ça c'est du Trump, pur et simple.
01:54Et donc là, on ne peut prévoir rien du tout.
01:58Donc en réalité, ce qui nous intéresse, c'est qu'il a parlé de pourparler.
02:02Et donc, c'est qui ?
02:06Il n'a donné aucun détail.
02:09Qui mène, c'est pour parler ?
02:10Où ils auront lieu ?
02:12Quand est-ce qu'ils vont être organisés ?
02:14Il dit simplement qu'il ne faut pas que l'Iran ait l'arme nucléaire.
02:17Ça, c'est la base.
02:18J'ai l'impression qu'il a compris qu'il était dans une impasse.
02:21Il ne voulait pas enclencher vraiment la grosse attaque.
02:24Il est sauté sur cette occasion que lui ont fournie,
02:28en fait, sur le plateau des trois pays du Golfe,
02:31sans vraiment savoir ce qui va se passer derrière.
02:34On retrouve la même chose sur le sujet du Groenland.
02:36On repousse, on repousse, on repousse.
02:37Jusqu'à ce qu'il se passe quelque chose.
02:38C'est le cas cette semaine, mais on en reparlera un autre jour.
02:41On retrouve la même chose sur les sanctions également par rapport au pétrole russe,
02:44où on est déjà à la troisième extension de 30 jours
02:48de la licence spéciale pour le pétrole russe de par l'OFAC,
02:52c'est-à-dire l'organisme américain qui gère les questions de sanctions à l'échelé international.
02:56Donc, si vous voulez, en fait, que quel que soit le sujet,
02:58que ce soit le sujet Iran, que ce soit le sujet Ukraine,
03:00que ce soit le sujet Groenland, le sujet Russie,
03:01on retrouve toujours cette logique que jamais aucune temporalité sous Donald Trump n'est respectée.
03:06Mais, et c'est pour ça que je vous parlais du Groenland très rapidement,
03:08il y a une date qui, pour nous autres qui regardons notamment le Groenland,
03:12est très importante pour tous, c'est le 14 juin.
03:14Et c'est ce que Donald Trump peut vouloir faire avant ou le jour de son anniversaire.
03:19Ça paraît trivial, mais en fait, ça ne l'est pas du tout.
03:21– Alors, le mouvement de yo-yo entre la force et la négociation,
03:25ce n'est pas contradictoire.
03:27On peut très bien prôner la force un jour,
03:29vouloir frapper le mardi et de dire, mercredi ou jeudi, je vais négocier.
03:32Après, le problème, c'est justement ce que disait Saria,
03:34c'est que ces trois États du Golfe lui sauvent un peu la mise, en quelque sorte.
03:38Il ne faut pas que les meilleurs alliés des États-Unis dans le Golfe
03:41deviennent les meilleurs ennemis, j'allais dire.
03:43Et après, cette frappe sur la centrale nucléaire de Baraka,
03:46ce n'est quand même pas anodin.
03:47Alors, apparemment, ça serait un pays tiers,
03:49enfin, les alliés, ça serait des outils, parce que le missile venait de l'Ouest.
03:52Moi, je rentre d'Ukraine, vous savez, actuellement,
03:54il y a une grande exposition au Palais de la Culture de Kiev
03:56sur les 40 ans de l'incident de Tchernobyl.
03:59Or, qu'est-ce qui se passe aujourd'hui même, Maxime,
04:01là, maintenant, à l'heure à laquelle on parle ?
04:04Il y a le feu à Tchernobyl, parce qu'un drone russe avait frappé...
04:07– On repart à Washington, Olivier.
04:08– La centrale, et ça, c'est...
04:09– Nous pourrions quitter les lieux maintenant,
04:13il leur faudrait 20 ans pour rebâtir.
04:17Ils doivent signer un accord ferme.
04:21Nous avons tout détruit, pardon, CNN.
04:24Nous avons tout détruit, détruit leurs forces militaires,
04:28leurs dirigeants, comme vous le savez.
04:30Leurs dirigeants sont morts du premier niveau,
04:34deuxième niveau, et nous avons maintenant
04:36la moitié du troisième niveau.
04:37Nous avons engrangé de grands succès.
04:42Nous avons l'économie la plus forte au monde.
04:46Nous atteignons des records de la bourse.
04:49C'est inespéré.
04:51Nous avons dépassé 50 000 sur le Dow,
04:547 500 sur le S&P.
04:56On m'a dit que c'était impossible en 4 ans.
04:59On l'a fait en moins d'un an.
05:00J'ai appelé Scott, Howard et les autres membres de mon équipe,
05:04et je leur ai dit, nous allons faire un petit crochet
05:07par le Moyen-Orient.
05:08Nous allons faire face à l'Iran
05:10parce qu'ils veulent absolument la bombe.
05:13Ils veulent l'utiliser.
05:14Et je leur ai dit,
05:17c'est vraiment terrible de devoir le faire,
05:19mais il faut le faire.
05:20C'est un acte important que nous devons effectuer.
05:25et nous avons utilisé une force implacable.
05:31Nous avons bâti un mur d'acier, un blocus.
05:37Aucun bateau n'a pu le franchir.
05:42Notre marine est la plus puissante au monde.
05:44Je viens de quitter la Chine
05:45et je dois dire que le président de Chine
05:47a eu de grandes éloges vis-à-vis de nos forces militaires.
05:52Nous sommes les plus puissants.
05:53Nous ne permettrons pas à l'Iran d'avoir le bombe.
05:57Donc, ces trois pays et d'autres m'ont appelé.
06:01Ils sont en consultation directe avec l'Iran
06:04et nos équipes.
06:06Et nous verrons bien si nous aurons un acteur.
06:09Et si nous pouvons éviter de tout détruire,
06:11ce sera très bien.
06:15pensez-vous que ceux qui se sont rendus coupables
06:20de violence contre les agents de police
06:23seront éligibles à ce fonds d'indemnisation ?
06:26Et est-ce que les membres de votre famille seront éligibles ?
06:29On navigue entre Washington et Paris ce soir ?
06:32Mais oui, au gré des réponses de Donald Trump, évidemment.
06:34Trump qui vient quand même de dire,
06:35et je voulais vous entendre là-dessus, Michel Polacco,
06:37Trump qui vient d'expliquer que ce report de frappe,
06:39c'était un report de deux ou trois jours.
06:41Or, je reprends ce que vous nous expliquez tout à l'heure.
06:43Vous disiez impossible à assumer ou très difficile à assumer
06:46d'aller frapper des installations
06:49qui peuvent être des installations civiles,
06:51centrales électriques, etc.
06:52Vous nous disiez qu'il ne restait plus grand-chose,
06:54et c'est ce que dit Trump aussi,
06:56des capacités militaires iraniennes.
06:59Alors, que frapper dans deux ou trois jours
07:01si Trump ordonne effectivement ses frappes dans deux ou trois jours ?
07:04Alors, je n'ai pas dit impossible.
07:05Je n'ai dit pas souhaitable ou pas enviable.
07:08Je n'ai pas dit impossible.
07:09Évidemment, les Américains peuvent parfaitement décider
07:13de détruire toutes les infrastructures,
07:17terminaux pétroliers, raffineries,
07:21les centrales électriques, les ligues électriques,
07:26les infrastructures routières,
07:28tous les moyens de communication qui sont extrêmement nombreux
07:31et même étonnants dans ce pays
07:32où tout le monde a l'air d'être sur Internet
07:35et sur Twitter du matin au soir.
07:37Enfin, donc, si vous voulez,
07:38il y a tout un tas de choses qui peuvent être faites
07:40que manifestement, il l'a dit à l'instant,
07:43il n'a pas très envie de faire
07:44et dont il n'a pas envie de laisser la signature.
07:48Voilà.
07:48Donc, comme ses amis de ces trois pays lui disent
07:51« Nous avons des relations qui nous permettent
07:54d'envisager de faire avancer les choses vers un accord »,
07:58ça, c'est quelque chose que nous venons de l'entendre dire.
08:01On ne savait pas comment ça avait été dit.
08:04Manifestement, ce sont ses amis des Émirats, du Qatar et d'Arabie Saoudite
08:09qui sont en train de poursuivre eux-mêmes directement avec l'Iran des discussions.
08:14Alors, il dit « Bon, je vous laisse le temps de poursuivre vos discussions ».
08:18Et puis, si ça ne marche pas, eh bien, de toute façon,
08:22il continuera à faire des ultimatums jusqu'au moment où il considérera
08:25que le moment est bon, est venu, parce qu'il a les renseignements nécessaires,
08:29parce qu'il a les plans de ciblage nécessaires pour poursuivre les opérations.
08:33Mais je ne crois pas qu'il arrêtera les opérations.
08:35– Mais si je transforme…
08:37– Plutôt, si je résume votre propos, Michel Polacco,
08:40vous êtes en train de nous dire que tout ce que Donald Trump peut faire,
08:42ce sont des crimes de guerre.
08:44– Tout ça.
08:44– Oui, bien sûr, on peut appeler tout le crime de guerre.
08:47Tout peut être appelé crime de guerre, si vous voulez.
08:50J'en ai un peu assez d'entendre ce genre de trucs.
08:52Quand les Iraniens tirent sur une centrale nucléaire
08:55et aux Émirats Arabes Unis, ce n'est pas un crime de guerre.
08:58Quand ils tuent 40 000 personnes de leur population
09:00et qu'ils ont pendu 2 500 personnes l'année dernière,
09:04ce n'est pas un crime de guerre, etc.
09:05quand ils arment les Houthis, quand ils arment le Hezbollah,
09:08quand ils arment le Hamas, ce n'est pas un crime de guerre.
09:11Enfin, si vous voulez, bon, il faut arrêter de plaisanter avec ça.
09:14La guerre, c'est une chose horrible, c'est une chose horrible,
09:17bien trop horrible pour qu'on plaisante avec ça.
09:20Il se trouve que la guerre, on utilise tous les moyens possibles
09:26pour la gagner.
09:27Parce que le premier crime d'une guerre, c'est de ne pas la gagner
09:30quand c'est d'une guerre juste.
09:31– Ce n'est pas possible de dire des choses comme ça à l'antenne,
09:34je suis navré, parce que le droit international existe,
09:36que vous le voyez ou non, que vous respectiez le droit international humanitaire ou pas,
09:40que vous lui donniez une valeur ou pas.
09:42– Ici, ce n'est pas le sujet.
09:43Personne n'est en train de plaisanter, premièrement.
09:45Deuxièmement, même les guerres ont un cadre.
09:48Alors, je ne vais pas vous dire ici que tout le monde respecte les guerres.
09:51Je ne suis pas naïf, je ne suis pas un à peine de trois semaines.
09:54Et puis, en tant que chercheur en géopolitique,
09:56je ne vais pas vous apprendre qu'effectivement,
09:57les tricheurs pensent avoir un gain à sortir du cadre international.
10:01– Mais vous ne pouvez pas venir tout mélanger ici
10:04et venir dire très tranquillement que fondamentalement,
10:08les crimes de guerre n'existent pas,
10:10que tout pourrait être un crime de guerre, etc.
10:12Ici, quand on parle de crimes de guerre,
10:14on parle de tout ce que vous avez évoqué,
10:16c'est-à-dire frapper les infrastructures civiles,
10:18frapper les infrastructures électriques,
10:20de communication, etc.
10:21– Qui sont duales.
10:21– Donc, je rééduis ma question qui est assez simple au fond.
10:24Ce que vous êtes en train de nous dire,
10:25c'est que Donald Trump ne peut que, en fait,
10:28mener des crimes de guerre en Iran.
10:29Et si, moi, je suis l'Iran de l'autre côté,
10:32je me dis qu'en fait, la position de Donald Trump,
10:33elle est effectivement intenable.
10:35C'est-à-dire que la personne en face de moi,
10:36si elle ne peut que faire des crimes de guerre,
10:38en fait, elle ne peut rien faire.
10:41– Attendez, attendez, attendez, attendez.
10:42Michel Polacco, vous ne pouvez pas dire,
10:43Amico Mjomorène, vous êtes l'Iran,
10:45ce que vous dites, c'est ce que dit l'Iran.
10:47– Le discours qu'il tient,
10:49c'est un discours que je tiendrais si j'étais iranien.
10:52Et j'aurais raison.
10:53Parce que chacun doit se dire…
10:55– Ce n'est pas moi non plus, ce n'est pas le sujet.
10:57– Excusez-moi, c'est du pipo, toutes vos histoires.
11:01Le crime de guerre, c'est quelque chose de précis,
11:03de planifié, dans lequel on a véritablement l'intention
11:06de faire un génocide, de martyriser des populations,
11:11de torturer des populations, etc.
11:13Il ne s'agit pas de ça.
11:14– Je reviens au propos de Donald Trump.
11:19Nous avons tout détruit.
11:21Ce n'est pas ce qu'on voit.
11:22Nous avons tué tous les dirigeants.
11:24– Il est bien en train de discuter avec des dirigeants iraniens.
11:27On a érigé un mur d'acier qu'aucun bateau n'a pu franchir.
11:30Il y a à peu près entre 10 et 20 bateaux
11:32qui franchissent tous les jours.
11:33Donc on voit bien que Trump essaie de construire
11:36une histoire pour les Américains
11:38qui, au fond, habille son échec actuel sur l'Iran.
11:42Après, quel sera l'aboutissement de cette négociation ?
11:45Il y a quand même un mot très étonnant,
11:47c'est qu'effectivement, Max, vous l'avez relevé tout à l'heure,
11:50il dit je laisse ces trois pays discuter.
11:52Mais ce n'est pas ces trois pays qui discutent avec l'Iran.
11:54Ce sont ces émissaires à lui.
11:55Comme s'il n'osait pas dire qu'en fait,
11:57il avait une équipe depuis le début
11:59qui a même fait une proposition
12:01au moment où ils élaboraient un plan d'attaque contre l'Iran.
12:04Pourquoi ? Parce que ce qu'il veut, c'est trouver un accord.
12:07C'est pouvoir dire j'ai gagné,
12:09il a commencé à le raconter,
12:10je suis le président le plus puissant
12:13de l'histoire des États-Unis,
12:14alors que la réalité est contre lui.
12:16– Michel Polacco voulait réagir.
12:18Et ensuite, on entendra Trump
12:19sur les deux ou trois jours de décalage.
12:20– Oui, je voulais dire juste un dernier mot avant de vous quitter.
12:24Pendant la guerre Iran-Irak,
12:25la France a fourni aux Irakiens
12:28des hélicoptères super frelons
12:29qui leur ont permis de gazer leurs Kurdes
12:32et de gazer des Iraniens.
12:33Ça s'appelle comment ?
12:35– Un crime de guerre.
12:36– Un crime de guerre.
12:37– Unanimement et sans discussion.
12:38Un crime de guerre selon le droit international.
12:41C'est tout.
12:41– Bon, ça a été sanctionné ?
12:43– Non, ça ne veut pas dire que ce soit bien pour autant.
12:45– Non, un crime qui n'est pas sanctionné
12:46n'est pas moins un crime.
12:48– Ça veut simplement dire que malheureusement,
12:51la guerre n'a pas véritablement de loi.
12:54La guerre, c'est un truc horrible qu'il ne faut pas faire.
12:57Ça n'a pas de loi, la guerre.
12:59– On est d'accord avec toi, Michel.
13:01– Oui, non.
13:03– Si, sur le fait que c'est un truc horrible,
13:05qu'on ferait mieux de ne pas faire.
13:06– C'est sûr que dans la géopolitique d'aujourd'hui,
13:11qu'est-ce qui prône actuellement ?
13:12C'est le rapport de force, c'est le recours à la force.
13:16Et le droit international, qui est né à peu près
13:17il y a 81 ans, 1945, c'est la Charte des Nations Unies,
13:20c'est les protocoles éditionnels de Genève,
13:22les conventions de Genève,
13:23les différentes conventions des Nations Unies,
13:24Mérida-Palim, etc.
13:26C'est au bas de la courbe.
13:27Il n'est pas impossible que, vu l'enlisement
13:29de certains conflits, l'Ukraine versus Russie
13:32et l'Iran versus États-Unis-Israël,
13:35reprennent du poil de la bête.
13:36Pour l'instant, c'est au point mort.
13:37Et c'est vrai que tout ce qui a fait la qualification
13:39des crimes de guerre, crimes contre l'humanité,
13:41et qui venait en grande partie d'avant la guerre
13:43et après le crime des génocides,
13:45avec Lamberg et Lemkin,
13:48les deux avocats qui ont nourri
13:52toute l'articulation de Lamberg,
13:54reviennent en surface, il y aura d'autres qualifications.
13:57Là, c'est intéressant de voir aussi
13:58sur le conflit Ukraine et Russie
14:00que les 36 pays européens
14:03se sont mobilisés pour monter une convention,
14:06un tribunal ad hoc,
14:07pour juger les crimes de guerre,
14:08pour juger les crimes d'agression,
14:09pardon, un tribunal d'agression de la part de Poutine.
14:12Il n'a jamais été jugé encore.
14:14Il n'y a jamais eu de tribunal ad hoc là-dessus
14:16depuis Nuremberg et Tokyo.
14:17Donc, ce n'est pas intéressant.
14:18Et j'ai quand même espoir que le droit international
14:20revienne en force après ces deux enlisements.
14:22Je reviens à Donald Trump,
14:24à ses déclarations à l'instant.
14:25Trump qui dit donc que les frappes
14:27qu'il avait prévues pour demain contre les livrants
14:30seraient reportées de deux ou trois jours
14:32pour laisser du temps aux négociateurs d'avancer.
14:36Nous avons eu des discussions importantes avec l'Iran.
14:41Nous verrons ce qui en résultera.
14:46C'est les Émirats, le Qatar et l'Arabie Saoudite
14:50qui nous ont demandé de suspendre les opérations
14:53pendant quelques jours,
14:54car ils pensent qu'un accord est proche
14:56et que si un accord est signé,
15:00il n'y aura pas de bombes nucléaires
15:01et ils seront satisfaits.
15:03Et nous, le serons aussi probablement.
15:07Nous avons informé Israël
15:09et d'autres partis concernés au Moyen-Orient.
15:13Ce sont des évolutions positives,
15:15mais qui vivra, verra.
15:17Ça, c'est pour vous, Sergei Djenov.
15:19Rendez-vous dans deux, trois jours.
15:20C'est ce que vous dit Donald Trump.
15:22C'est ça.
15:22Qui vivra, verra.
15:23Qui vivra, verra.
15:25Ben oui, évidemment.
15:26C'est ça.
15:26Non, mais je n'ai même pas...
15:30On tourne en rond.
15:32On tourne en rond avec ces délais.
15:36Dans deux jours, on reviendra.
15:39J'espère qu'il y aura des adultes autour de Trump
15:43qui vont quand même nous avancer.
15:44Parce que là, il n'y a rien de...
15:46Il est, pardon, en parlant d'adultes,
15:47il est censé demain à la Maison-Blanche
15:49tenir une nouvelle réunion
15:50avec ses conseillers sur la sécurité.
15:53Plus visiblement des diplomates aussi
15:55qui pourraient être dans le coin.
15:56Mais il y a une réunion prévue demain.
15:58On pensait, dans le récit qui était fait
16:00du côté de la Maison-Blanche,
16:01que cette réunion pouvait servir justement
16:05à affiner les cibles qui pourraient être ciblées
16:07visées du côté de l'Iran.
16:09J'ai l'impression que cette réunion aura lieu.
16:12Ils vont peut-être affiner les cibles.
16:15Parce que ce n'est pas antinomique,
16:17ce qu'il nous a annoncé.
16:18Il a dit qu'on reporte de deux jours
16:20et dans deux jours, ils vont peut-être frapper.
16:23Et donc, c'est ça.
16:24Trump, c'est ça.
16:25Ça veut dire que la période
16:29ou les quelques jours qu'il nous annonce,
16:31vous ne pouvez jamais être sûr
16:32de quoi il parle
16:34et comment ça va se terminer.
16:36Mico et ensuite Guillaume.
16:37Je n'y crois pas pour deux raisons.
16:38À quoi ? Deux, trois jours ?
16:39Deux, trois jours.
16:40Je n'y crois pas pour deux raisons.
16:42Je me trompe peut-être.
16:42Ici, je vais faire la politique fiction,
16:44admettons.
16:44Mais première raison,
16:45c'est qu'on a vu un motif,
16:46un pattern sur comment Trump
16:48faisait monter les enchères
16:50ou décélérer les enchères
16:52en fonction des jours de la semaine.
16:54Littéralement, on a vu effectivement
16:55baisser les enchères plutôt en fin de semaine
16:57et les augmenter durant le week-end
16:58et avec des effets sur les marchés
17:00qui étaient relativement importants.
17:01Ça, on le voit depuis début mars.
17:02Donc effectivement,
17:03frapper l'Iran le jeudi, le vendredi,
17:05ça sortirait complètement de ce motif
17:06et de ce pattern depuis début mars.
17:09Deuxième élément,
17:10dans trois jours,
17:10Donald Trump va avoir
17:11une petite victoire au Groenland.
17:13C'est-à-dire que dans trois jours,
17:14jeudi,
17:15Donald Trump va tout simplement
17:17avoir une diversion
17:18tout à fait naturelle
17:18avec l'inauguration
17:19du nouveau consulat américain
17:21en grande pompe,
17:23à Nook,
17:24avec des enjeux locaux
17:25particulièrement importants.
17:26Ça ne veut pas dire
17:27que Donald Trump
17:27ne parlera pas de l'Iran.
17:28Mais du coup,
17:29s'il a une petite victoire,
17:30même une grande victoire
17:31selon lui au Groenland jeudi,
17:32pourquoi aller chercher
17:34autre chose de compliqué
17:36en Iran ?
17:37Je pense qu'effectivement,
17:38il peut se gagner du temps.
17:39Alors, je voudrais souligner d'abord
17:41que Mikko est le seul iranien
17:42qui est capable
17:43de nous ramener
17:44au Groenland.
17:45Et ça,
17:46je te dénoncerai
17:47à Michel Polaco.
17:48La deuxième chose,
17:49c'est que les frappes
17:51contre l'Iran
17:52étaient bien sûr
17:53uniquement des frappes aériennes
17:54et des frappes de missiles.
17:55Elles avaient déjà été décidées.
17:57En fait,
17:57la réunion de demain,
17:59elle était uniquement
18:00pour faire
18:00le premier
18:01bomb damage assessment,
18:02c'est-à-dire
18:02l'estimation des dégâts
18:04et pour voir
18:04quels sont les riposes
18:05des Iraniens.
18:06Ça veut dire que
18:07Donald Trump
18:07l'a réellement arrêté
18:08à un moment
18:09où il avait enclenché
18:10le processus de
18:11j'ai approuvé
18:12ce type de frappe
18:13et les frappes
18:14allaient commencer
18:15dans la nuit.
18:17Traditionnellement,
18:17pour des opérations
18:18de ce type,
18:19pourquoi on le fait de nuit ?
18:19Parce qu'on ne sait pas
18:20quelle est la nature
18:21des systèmes antiaériens
18:22qui ont été ramenés
18:23par les Iraniens
18:24et pour ne pas prendre de risques,
18:26on frappe plutôt de nuit,
18:27en tout cas pour commencer.
18:29Et puis au passage,
18:29ça permet d'éviter
18:30qu'il y ait trop
18:31de victimes civiles
18:32quand on frappe
18:33des objectifs civils,
18:34ce qui semblait bien
18:35être le cas.
18:36Mais donc on peut dire
18:36que les frappes
18:37étaient probablement enclenchées
18:38pour cette nuit,
18:40que Donald Trump
18:40les a stoppées,
18:41que la réunion de demain,
18:42il la tiendra probablement
18:43pour dire
18:44bon,
18:44il faut me garder au chaud
18:46un plan de frappe,
18:47mais en attendant,
18:48où est-ce qu'on en est
18:49dans les réunions ?
18:49Et donc il y aura
18:50des diplomates avec eux
18:51dans la salle de briefing
18:54pour dire
18:55en fait,
18:56qu'est-ce qu'on est
18:56en train de discuter
18:57et sur quoi on achoppe
18:59avec les Iraniens ?
19:00Et c'est cet achoppement
19:01qui est compliqué, Olivier.
19:02– Oui, merci de me donner
19:03la parole.
19:05– Non, mais c'est vrai
19:06que les cibles,
19:07il est tout seul, Max.
19:08– Non, mais moi,
19:09je regarde Guillaume
19:09en sait le faire,
19:10écoutez, c'est très bien.
19:11– Et il y a
19:12des cibles militaires,
19:13le Mossad a repéré
19:15beaucoup de cibles militaires
19:16encore,
19:17les Américains aussi,
19:18même s'il y a une grande,
19:19comment dirais-je,
19:20une grande ferveur
19:22de la part des Iraniens
19:23pour se cacher.
19:24Mais il y a des repérages,
19:26il y a des garnisons,
19:27il y a des résidences privées,
19:28etc.
19:28Donc on peut frapper encore.
19:29Après, aller au-delà
19:30pour les cibles civils,
19:33il y a ce qu'on appelle
19:33pudiquement dans les chancelleries
19:35les dégâts collatéraux.
19:36Guillaume parlait tout à l'heure
19:37des dégâts sur les cibles civiles.
19:39Rappelez-vous,
19:40la frappe à côté
19:40de Bandar Abbas,
19:41à Mirab,
19:42120 petites filles
19:42qui sont mortes.
19:43Alors, c'était soi-disant
19:44une garnison des guerriers
19:46de la Révolution,
19:46mais si on frappe trop
19:48de cibles civiles,
19:49il y aura ces dégâts collatéraux.
19:50Après, je pense qu'il y a
19:52quand même une possibilité
19:54de frappe aussi
19:55sur ces nouveaux sites
19:56de lanceurs de balistique.
19:58Et puis, deuxièmement,
19:59les sites de drones,
20:00il y en a plein.
20:00On peut très bien frapper
20:01aux abords de Bandar Abbas,
20:02aux abords d'Hormuz.
20:03C'est de là que peuvent partir
20:05non seulement les vedettes rapides
20:06de la flotte moustique,
20:07la fameuse petite marine moustique,
20:09mais très rapide,
20:09150, 160, 170 km heure,
20:12mais aussi bien sûr
20:12les drones,
20:13les fameux drones Cheyenne 136, 137,
20:15plein d'autres également
20:16qui sont en production actuellement.
20:18Ça tourne 24 heures sur 24
20:19de la part des Iraniens.
20:20Et donc là,
20:21il y a des informations
20:21confuitées,
20:22mais il est urgent d'agir
20:24contre cette capacité
20:25nuisance de la part des Iraniens.
20:26– Michel Polaco,
20:27je vous laisse encore 30 secondes
20:28pour réagir.
20:29– Non, non, là,
20:30je n'ai rien à agir,
20:31je suis à ajouter,
20:32je suis tout à fait d'accord
20:34avec ce qui vient d'être dit
20:35par Olivier, oui.
20:36– Antoine,
20:36revenir donc sur cette annonce,
20:38l'annonce de la soirée
20:39faite par Donald Trump.
20:40Trump explique qu'il avait prévu
20:42de frapper l'Iran demain,
20:44mais qu'à la demande
20:44d'un certain nombre de pays
20:45de la région,
20:46Arabie Saoudite,
20:47Qatar et Émirat,
20:48Trump a décidé
20:49de reporter,
20:50de reporter ses frappes
20:51de deux ou trois jours,
20:52le temps de laisser
20:53la négociation se faire.
20:56– Sous-titrage ST' 501
21:06– Sous-titrage ST' 501
21:11– Sous-titrage ST' 501
21:18– Sous-titrage ST' 501
21:23– Sous-titrage ST' 501
21:30– Sous-titrage ST' 501
21:38– Sous-titrage ST' 501
22:00– Sous-titrage ST' 501
22:09– Sous-titrage ST' 501
22:12– Sous-titrage ST' 501
22:13– Sous-titrage ST' 501
22:15– Sous-titrage ST' 501
22:18– Sous-titrage ST' 501
22:18– Sous-titrage ST' 501
22:19– Sous-titrage ST' 501
22:19– Sous-titrage ST' 501
22:20– Sous-titrage ST' 501
22:21– Sous-titrage ST' 501
22:21– Sous-titrage ST' 501
22:24– Sous-titrage ST' 501
22:30bluff, et que manifestement, Trump était
22:32prêt à passer à l'action.
22:34Frappe suspendue, c'est comme ça que Trump
22:36présente les choses ce soir, merci Antoine Delar.
22:38Général, je repense ce que dit à l'instant Antoine Delar,
22:41on n'est pas à l'abri que ça fonctionne
22:42cette stratégie de Donald Trump,
22:44que cette espèce de
22:46maintien sous pression, de maintien
22:48permanent sous pression des Iraniens,
22:50ça aboutit au fait qu'à la fin,
22:52les Iraniens finissent par lâcher quelque chose.
22:54Lui-même dit ce soir, visiblement, les négociations
22:56avancent. Pas de sentiment que les Iraniens
22:58soient une pression excessive,
23:00il y a beaucoup de pays qui le sont, effectivement,
23:03tous ceux qui sont affectés par cette crise,
23:04tous ceux qui... les pays du Golfe,
23:07peut-être lui-même
23:08avec sa base, ça c'est son problème interne,
23:11donc non,
23:12je ne crois absolument pas,
23:14au contraire, chaque recul
23:16et chaque jour qui passe
23:19renforce la bête,
23:20renforce le pouvoir
23:22islamique.
23:24On avait ce week-end,
23:26Elsa Vidal, deux responsables
23:28du Rinceignement Américain qui parlaient à Fox News et qui
23:30disaient, l'Iran cherche à gagner du temps,
23:31au plus la guerre reprend tard,
23:33au moins les frappes seront efficaces.
23:37Intéressant.
23:37Débrouillez-vous avec ça.
23:38Ce qui est certain, c'est que, oui,
23:39l'Iran gagnait du temps.
23:42Oui, le processus de négociation
23:43iranien consiste à séparer
23:46les sujets,
23:47à contrôler l'agenda,
23:49à faire perdre un temps considérable
23:50pour se mettre d'accord sur
23:52le sujet de la négociation
23:53et comment ensuite on va traiter.
23:55Donc, vous avez vu
23:56ce découplage,
23:58cette scission entre
23:59le dossier du nucléaire en propre
24:02ramené à plus tard
24:03et les autres dossiers
24:04comme la liberté de négociation
24:07dans le Détroit,
24:08comme la fin des hostilités
24:10dans le Détroit,
24:11ramenés comme des préconditions
24:13pour la suite.
24:14Évidemment,
24:15les négociateurs iraniens
24:16mettent ce temps à profit
24:17pour se renforcer,
24:18pour se préparer,
24:19pour étudier leurs options.
24:20Mais est-ce qu'il a raison
24:21quand il dit que ça avance
24:23d'un point de vue des négociations ?
24:25Est-ce qu'on avance un peu ?
24:26On a eu des allers-retours
24:27ce week-end encore
24:28et encore aujourd'hui,
24:29visiblement,
24:29entre les Américains et les Iran.
24:31Alors, je ne sais pas
24:32si on doit dire avancer,
24:33honnêtement,
24:34parce que je ne sais pas assez
24:35ce qui se passe
24:36dans les négociations.
24:36En revanche,
24:37si on voit
24:38les déclarations publiques récentes,
24:41on voit des évolutions.
24:42Ça bouge.
24:44Puisque,
24:45par exemple,
24:46les Américains
24:47ne voulaient pas
24:48entendre parler
24:49du fait qu'ils puissent rester
24:50des sites nucléaires iraniens.
24:52Ils avaient dit
24:52zéro site nucléaire.
24:54Là, aujourd'hui,
24:54ils disent 1.
24:55Déjà, on est passé
24:56de 4 à 1.
24:57Donc déjà,
24:57eux, évoluent.
24:58Je ne dis pas
24:59que ça progresse.
25:00Je dis bien
25:00que ça évolue.
25:01Donc, on voit bien
25:02qu'ils sont prêts
25:02déjà à plus de concessions.
25:06Les Iraniens
25:06ne voulaient pas
25:07entendre parler
25:08d'un déplacement
25:08des 440 kg
25:10enrichi à 60 degrés.
25:12Ils proposent maintenant
25:13de déplacer
25:13une partie en Russie.
25:15Donc là aussi,
25:16je ne dis pas
25:16que ça avance,
25:17je dis que ça bouge.
25:19Et quant aux négociations...
25:21En fait,
25:21il y a une chose
25:22qui est intéressante aussi,
25:22c'est qu'autant
25:24ils ne sont pas d'accord
25:24sur les séquences,
25:26c'est-à-dire
25:26comment commencer,
25:27ouvrir Hormuz
25:28avant la fin des bombardements,
25:30négociations sur le nucléaire
25:32et le gel des avoirs,
25:34parce que c'est pour les Iraniens,
25:35c'est très...
25:35Mais au moins,
25:36ils sont d'accord
25:36sur le fait
25:37qu'ils discuteront du nucléaire,
25:39qu'ils discuteront
25:40de la levée des avoirs
25:41et que tout ça
25:41doit être lié
25:42à l'ouverture d'Hormuz.
25:43Dans quel sens,
25:44à quel rythme,
25:45comment ça sera phasé,
25:48mais en tout cas,
25:49clairement,
25:50ça, ça commence...
25:51Quand on commence
25:52à parler de ça,
25:53on se rapproche du cœur
25:55de ce que devraient être
25:56des négociations.
25:57Et enfin,
25:57et j'arrête après,
25:58les trois qui viennent
26:00de demander,
26:00les trois pays,
26:01Qatar,
26:02Émirats Arabes Unis
26:03et Arabie Saoudite,
26:04qui demandent,
26:05d'après Trump,
26:07qu'il leur donne un délai
26:08pour pouvoir négocier
26:08et qui garantissent
26:10que ça se passera bien,
26:11dit Trump,
26:13sont trois pays
26:14qui ont intérêt
26:15à quand même
26:15ce que soit prise en compte,
26:17ce qui n'était pas mis
26:17dans les négociations,
26:18la question du balistique
26:20et la question du soutien
26:21aux groupes terroristes
26:22de la région.
26:23Donc,
26:23on peut espérer
26:25que l'ensemble des sujets
26:26qui sont les sujets majeurs
26:28de ce que ne doit pas avoir
26:30l'Iran,
26:31le régime islamiste iranien
26:32à la sortie de la guerre,
26:33sont sur la table.
26:34Est-ce qu'elles seront résolues ?
26:36En général,
26:36et ensuite Lisa ?
26:37Là,
26:38il ne faut pas rêver.
26:39Absolument.
26:39Là,
26:40s'il y a bien un domaine,
26:41je peux me tromper,
26:42bien entendu,
26:44qui ne bougera pas,
26:45c'est le balistique,
26:46c'est trop précieux.
26:47Pour les Iraniens,
26:48ça c'est sûr.
26:48Pour les Iraniens,
26:49ça ne va pas bouger,
26:50vous n'imaginez pas.
26:52Et il y a un élément
26:55supplémentaire,
26:55parce qu'avec Trump,
26:56on a l'impression un peu
26:57que c'est le dernier
26:57qui parle,
26:58qui a un peu plus raison
26:59que le précédent.
27:01Il y a les Israéliens
27:02dans la boucle.
27:03Et là,
27:03il semble,
27:05ça va trop vite,
27:07mais je vois mal
27:08quand même
27:09Netanyahou
27:10céder,
27:11lâcher comme ça
27:12le morceau
27:12sans revenir
27:13au créneau,
27:15parce que lui,
27:15on sait pourquoi,
27:17il a envie
27:18d'y retourner,
27:19il veut reculer,
27:20reculer
27:21l'échéance
27:22d'un Iran
27:23puissant,
27:24etc.
27:24Tout ça va à l'encontre
27:25de l'intérêt israélien,
27:26il faut bien le voir.
27:28Donc on finit par oublier ça.
27:29L'intérêt israélien,
27:30le peuple iranien,
27:32bon,
27:33je sais bien
27:33qu'on peut passer
27:34par perte et profit,
27:35tout ça
27:36pour une belle
27:38poignée de main,
27:39mais enfin,
27:40ça augure pas
27:40des jours meilleurs.
27:41Lisa,
27:42info de dernière minute.
27:43Oui,
27:43un tweet de Massoud
27:45Pesekian,
27:45le président iranien,
27:46qui dit que
27:46le dialogue ne signifie pas
27:48la capitulation,
27:49l'Iran entre en dialogue
27:50avec dignité,
27:51autorité
27:51et en préservant
27:52les droits à la nation,
27:53ne recule en aucun cas
27:54sur les droits légaux
27:54du peuple et du pays.
27:55Nous serons avec logique
27:56et de toute notre force
27:57jusqu'au sacrifice ultime
27:59au service du peuple
28:00et gardien des intérêts
28:01et de la dignité de l'Iran.
28:02Vous avez droit
28:03à un tout petit mot,
28:03Sergei Jernoff.
28:05La réponse orientale,
28:07c'est la réponse orientale,
28:08ça veut dire
28:08qu'on nous a permis
28:10de garder la face
28:11et on nous permet
28:13de rentrer
28:14dans les pourparlers.
28:15Le problème,
28:16c'est que
28:16est-ce que
28:17Pesekian va peser
28:19dans les pourparlers ?
28:20Est-ce que
28:20les passes d'arrond
28:20le laisseront faire ?
28:22Parce que par le passé,
28:23on sait qu'on lui a
28:25interdit déjà de le faire.
28:26On a un tout dernier
28:27message de Trump
28:28qu'on verra dans une seconde.
28:29Oui,
28:30parce que vous allez voir,
28:31Didier.
28:31Absolument.
28:32On me dit
28:33que Lisa ADF est prête.
28:34Lisa,
28:35vous avez le nouveau message
28:35de notre femme ce soir.
28:36Ça tombe à l'instant.
28:37C'est parfait.
28:38Quel timing incroyable.
28:39L'émir du Qatar,
28:40le prince héritier
28:41d'Arabie Saoudite
28:42et le président
28:42des Émirats Arabes Unis
28:43m'ont demandé
28:44de reporter
28:44notre attaque militaire
28:45prévue demain
28:46contre la République
28:47islamiste d'Iran.
28:49Ils m'ont expliqué
28:49que des négociations
28:50sérieuses sont en cours
28:51et que seront eux
28:52en tant que grands dirigeants
28:54et alliés.
28:54Un accord sera conclu.
28:55Accord qui sera
28:56très acceptable
28:57pour les États-Unis d'Amérique
28:58ainsi que pour tous les pays
28:59du Moyen-Orient
29:00et au-delà.
29:00Cet accord inclura
29:01et c'est essentiel
29:02l'exclusion de l'Iran
29:03de l'arme nucléaire
29:04par respect
29:05pour les dirigeants
29:07subventionnés.
29:07Mais j'ai donné
29:08instruction au secrétaire
29:09à la guerre,
29:10Pete Exet,
29:10au chef d'état-major des armées
29:11et au général
29:11d'Akane
29:12et aux forces armées
29:13des États-Unis
29:13de ne pas procéder
29:14à l'attaque prévue
29:15contre l'Iran.
29:16Demain, je leur ai également
29:17demandé de se tenir prêt
29:18à lancer une offensive
29:19d'envergure à tout moment
29:20si aucun accord acceptable
29:22n'est trouvé.
29:23C'est dense
29:24mais au moins vous avez trouvé.
29:25Alors on va essayer
29:26de détailler tout ça.
29:27C'est reparti Didier-François.
29:28Première chose
29:28dans la tête
29:29de notre...
29:30Peut-être que les plans
29:31étaient prêts, etc.
29:33Ça faisait partie
29:33des bruits qu'on avait.
29:35Il y avait visiblement
29:36un plan,
29:36une attaque prévue demain.
29:38C'est ce qu'il dit.
29:41Vous voyez bien
29:42que ce qui est extraordinaire
29:43c'est qu'il met sur la table
29:47toutes les raisons
29:49pour lesquelles
29:49depuis maintenant
29:50quelques semaines
29:51il ne réattaque pas.
29:53C'est-à-dire qu'à chaque fois
29:53regardez,
29:54il nous a fait
29:55son espèce de tweet
29:56de fou là.
29:57Lequel ?
29:58Je suis obligé
29:58de vous parler de lequel.
30:00Bonne question Maxime.
30:02Désolé.
30:03Parce qu'on en a
30:04quelques-uns en stock.
30:05Désolé,
30:05je le prends pour moi.
30:06Mais vous le plaignez Didier.
30:09Précisez s'il vous plaignez
30:10François.
30:11Celui où il est
30:12avec son bouton rouge
30:13avec Space Force.
30:15On va vous le mettre.
30:16C'est pareil.
30:18Il part d'un truc
30:19et il part de Space Force
30:20qui est son espèce
30:21il est omnibulé
30:22par son affaire.
30:22Mais qui existe vraiment.
30:23Qui existe,
30:23qui est un vrai commandement
30:24spatial.
30:25Mais qui mélange
30:26quand même,
30:26il faut y aller
30:27avec Star Trek.
30:28Avec le jeu
30:29Star Trek.
30:30C'est-à-dire,
30:31il met
30:32et il envoie ça.
30:32Là voilà.
30:33Voilà.
30:34Donc vous voyez
30:35et voilà.
30:36Alors ça,
30:36le petit signe
30:37qui ressemble
30:38à une tour Eiffel,
30:39en fait,
30:40c'est le truc
30:40d'un jeu vidéo.
30:43on est quand même
30:45et à chaque fois
30:46qu'il nous fait ça,
30:47deux heures après,
30:48paf,
30:48qu'est-ce qu'on a ?
30:49Ça se dégonfle.
30:50C'est le feu
30:50qui se dégonfle.
30:51Et à chaque fois,
30:52c'est parce que
30:53Machin m'a demandé,
30:54évidemment que les pays
30:55du coin lui ont dit
30:56on va se calmer
30:58parce que en fait,
30:59c'est pas vous
30:59qui allez vous prendre
30:59les missiles de retour
31:00des Iraniens,
31:01c'est nous.
31:02On l'a déjà fait
31:02la dernière fois,
31:03on a vu ce que ça donnait.
31:04Donc soyez gentils
31:05puisque de toute façon,
31:06vous avez l'air d'avancer
31:07dans les négociations.
31:08Parce que là,
31:08pour le coup,
31:09honnêtement,
31:10ça fait moins de bruit
31:11que les vidéos
31:12de Kalash iraniennes
31:14et que les trucs
31:16de l'IA de Trump.
31:18Mais on a vu quand même
31:19deux choses qui avançaient.
31:21Pour la première fois,
31:22alors que pour les Américains,
31:23il était hors de question
31:24qu'ils gardent ouvert
31:25du nucléaire.
31:27Ils ont dit
31:27finalement,
31:28on pourrait peut-être
31:28garder un site
31:29sur les quatre.
31:30Et les Iraniens
31:32qui ne voulaient pas
31:32entendre parler
31:33du départ
31:34de leur territoire
31:34des 440 kg
31:36disent
31:37peut-être on va voir,
31:38peut-être la Russie
31:38etc.
31:39Donc vous voyez bien
31:39que l'air de rien,
31:40derrière,
31:41il y a des choses
31:41qui se passent.
31:42Donc c'eût été
31:43un peu bizarre
31:44d'aller remettre
31:44une couche de bombardement
31:45alors que...
31:46Et on va avoir d'idées
31:47tout au long de cette soirée
31:48qu'on va faire
31:48des allers-retours
31:49justement entre ces menaces
31:51tous les immutes de Trump
31:53parce que,
31:53pardon,
31:54il dit ça,
31:54on va relire
31:55mais il ne disait pas ça
31:56il y a un quart d'heure.
31:56Mais littéralement,
31:57c'est-à-dire que ça ne l'a dit
31:58pas ce qu'il était dit.
31:58il voulait tout péter.
31:59L'émir du Qatar,
32:00Tamin Bin Ahmad Al-Tani,
32:01le prince héritier
32:02d'Arabie Saoudite,
32:03Mohamed Bin Salman
32:03et le président des Émirats
32:04Arabes Unis,
32:05Mohamed Bin Zayed Al-Nayan,
32:06m'ont demandé
32:07de suspendre
32:08l'attaque militaire
32:09contre l'Iran,
32:11la République d'Iran,
32:12prévue demain
32:12car des négociations
32:13sérieuses sont en cours
32:14et qu'un accord acceptable
32:16pourrait être trouvé.
32:18Cet accord garantirait
32:19surtout qu'il n'y ait
32:19aucune arme nucléaire
32:20pour l'Iran.
32:21Par respect
32:22pour ses dirigeants,
32:22j'ai informé
32:23le secrétaire
32:23à la défense
32:24Pitexet,
32:25le général Daniel
32:26Dan Kane
32:27et l'armée américaine
32:28que l'attaque prévue
32:29n'aurait donc pas lieu
32:31demain.
32:32Et ça se termine.
32:33Cependant,
32:34j'ai demandé aux forces armées
32:34de rester prêtes
32:35à lancer une opération
32:36complète contre l'Iran
32:38à tout moment
32:38si aucun accord satisfaisant
32:39n'est conclu.
32:40Ça, ça ne mange pas de pain
32:41Ça pourrait tout aussi bien
32:42être une ruche
32:44que demain.
32:45J'allais vous...
32:46Quand tu mets les noms
32:47des trois pattes,
32:48tu as quand même
32:49les Saoudiens,
32:49les Émiratis
32:50et les gens...
32:51Enfin, si tu mets leur nom
32:52dans la...
32:53Et que demain,
32:54ils tapent...
32:56Tout dépend de l'action
32:57des Iraniens.
32:58D'accord,
32:58mais en tout cas,
32:59côté américain...
33:00Comment les Iraniens
33:01vont exploiter ça ?
33:02D'accord,
33:02mais ils vont faire
33:03du déclaratif,
33:03les Iraniens.
33:05Donc, honnêtement,
33:07il peut toujours y aller,
33:08mais s'il fait ça,
33:09il n'y a plus d'aïlence,
33:10il n'y a plus de parole,
33:11il n'y a plus que d'âle.
33:13Moi, je veux bien,
33:13mais enfin bon,
33:14il ne faut pas une seconde.
33:16Sergueï,
33:16avant d'accueillir
33:17le général Palomero.
33:17Sergueï.
33:18Moi non plus.
33:19Quand on avance
33:20quand même
33:20les trois noms
33:21qui comptent,
33:22en fait,
33:22la région en plus,
33:24entre lesquels
33:25il y a des tensions,
33:26on sait que...
33:26Grosse tension.
33:27Grosse tension,
33:28surtout l'Arabie saoudite
33:33plus les...
33:34Contre les Émirats.
33:35Non,
33:36là,
33:36c'est quelque chose...
33:37On le sentait.
33:38On le sentait,
33:39mais on sentait aussi
33:40que le coup se préparait.
33:41Parce qu'il y avait
33:41les Israéliens
33:42qui poussaient.
33:43On attendait,
33:44en fait,
33:44le coup,
33:45ce week-end,
33:46au retour de la Chine,
33:48on s'est dit,
33:49on est dans une impasse,
33:51donc du coup,
33:52pour s'en sortir,
33:53quoi qu'il arrive,
33:55il faudra frapper.
33:57Mais en même temps,
33:59vous avez vu,
33:59ça c'est du Trump.
34:00Moi,
34:01je garde mes forces.
34:02Toutes mes possibilités.
34:03Toutes mes possibilités.
34:04Tant qu'il n'y a pas d'accord,
34:06je garde les forces,
34:07donc la possibilité
34:08de refrapper.
34:09Évidemment.
34:09Et on va accueillir
34:10sur ce plateau
34:11notre premier invité
34:12ce soir,
34:12le général Jean-Paul Palomero.
34:14Bonsoir mon général.
34:15Merci d'être avec nous ce soir,
34:16ancien chef d'état-major
34:17de l'armée de l'air,
34:17ancien commandant suprême
34:18de l'OTAN.
34:19Une question toute simple.
34:20Avez-vous déjà vu
34:21ce que l'on est en train
34:21de vivre ce soir ?
34:22C'est-à-dire,
34:23Donald Trump,
34:24le commandant en chef
34:26de l'armée américaine,
34:28dire,
34:28écoutez,
34:29j'avais prévu des frappes,
34:30finalement,
34:31à la demande
34:32d'un certain nombre
34:32de dirigeants de la région,
34:34j'annule les frappes
34:34prévues demain.
34:35Est-ce que vous avez déjà
34:36été dans cette situation-là ?
34:38Non,
34:38je pense qu'avec Donald Trump,
34:39chaque jour est un jour nouveau.
34:41Donc,
34:41les cartes peuvent être rebattues,
34:43peu importe la donne
34:45du jour précédent.
34:46Donc,
34:47bon,
34:48mais il n'y a pas vraiment
34:48de surprise.
34:49La surprise,
34:50on revient toujours
34:50au même débat,
34:51c'est qu'il est lancé la guerre,
34:52il l'a lancé,
34:53il ne sait pas vraiment
34:54comment s'en sortir,
34:55et on en parle
34:56à longueur de plateau,
34:58je dirais.
34:58Et maintenant,
34:59il laisse effectivement
35:00planer le doute.
35:02Mais c'est normal,
35:03parce que
35:04les frappes
35:05ne peuvent être
35:07si elles adviennent,
35:09et je ne prends pas
35:10de pari là-dessus,
35:10mais elles ne peuvent être
35:12que plus puissantes encore
35:14que ce qui s'est fait.
35:15Soit,
35:16ils rentrent
35:17dans la continuation
35:18de la guerre,
35:19avec,
35:20pour ma part,
35:21un regret,
35:21c'est que le cessez-le-feu
35:23est arrivé beaucoup trop vite
35:24pour qu'on puisse juger
35:25du réel effet
35:26de ce qui était
35:27en train de se produire.
35:29Voilà,
35:29donc,
35:29faire une guerre
35:30par intermittence,
35:31ce n'est pas un gage
35:32de succès.
35:33Il faut prendre ça.
35:35Deuxième élément,
35:36évidemment,
35:37ce n'est pas très étonnant
35:38que les dirigeants
35:40des pays du Golfe
35:41montent au créneau.
35:42Ils ont une peur
35:43panique
35:44et ils ont raison.
35:45Ils savent très bien
35:46que ce seront
35:46les premières cibles
35:47parce que
35:48Donald Trump,
35:49peut-être aidé,
35:51poussé par Netanyahou,
35:52va s'en prendre
35:53aux infrastructures énergétiques
35:55s'il frappe.
35:56Il n'y a pas tellement
35:56d'autres cibles
35:57s'il envahit la peine.
35:59Et là,
35:59on met le Proche-Orient
36:02à feu et à sang.
36:03C'est comme ça
36:03que ça se termine.
36:04Il faut rappeler,
36:05en général,
36:05ce qu'on a su
36:07ces dernières heures.
36:07C'est-à-dire,
36:08il y a eu des déclarations
36:08avant ce message-là
36:09sur les réseaux sociaux
36:10de Trump
36:10qui expliquaient
36:11qu'il n'était ouvert
36:12à aucune concession
36:13dans les négociations
36:14avec les Iraniens
36:15et que l'Iran
36:16savait parfaitement
36:17ce qui allait bientôt
36:18se produire.
36:19C'était les termes
36:19de Donald Trump menaçant.
36:21Et puis,
36:22on a ces signes,
36:23ces signaux
36:23qu'on avait vu apparaître
36:25ces dernières heures,
36:26ces dernières 24 heures,
36:27notamment cette information
36:27donnée par la chaîne
36:28israélienne 13
36:29avec des dizaines
36:29d'avions cargo.
36:30C'est comme ça
36:30que la chaîne israélienne
36:31le présentait
36:32qui était partie avide
36:33d'Israël
36:34pour aller chercher
36:35des armes en Allemagne
36:35sur une base américaine,
36:37revenir en Israël.
36:38La chaîne 13
36:38qui donnait des détails
36:40en disant qu'Israël
36:41n'attendait plus
36:41que le feu vert américain,
36:42qu'une liste de cibles
36:44avait été définie,
36:44des infrastructures,
36:45des centrales électriques,
36:46etc.
36:46Tout ça,
36:47ça a participé
36:48de la montée en puissance.
36:49Et finalement,
36:50Trump dit ce soir
36:50non,
36:51je n'y vais pas.
36:52C'est une nouvelle fois
36:53Trump qui se dégonfle.
36:55À chaque fois,
36:56on a ce néologisme
36:58qui arrive,
36:59le taco Trump
37:00qui à chaque fois
37:00se dégonfle,
37:01ce Trump always chickens out.
37:02C'est pas forcément malo.
37:04On peut le prendre comme ça,
37:05mais on peut aussi
37:07peut-être se dire
37:08qu'il a autour de lui
37:11des hommes et des femmes
37:12responsables.
37:13Je parle surtout
37:14des militaires,
37:14les autres,
37:16j'en suis moins sûr.
37:17Mais,
37:19qui lui ont présenté
37:20très clairement les enjeux,
37:22lui ont présenté
37:22les options.
37:24Et les options,
37:25ce que je disais tout à l'heure,
37:27elles sont terribles.
37:28Et parce qu'ils savent bien
37:30ces militaires
37:30que pour atteindre
37:32des objectifs,
37:32même s'ils sont mal fixés,
37:34il n'y a pas d'alternative.
37:35On fait la guerre,
37:36on la fait bien,
37:37on la fait complètement,
37:37y compris avec des forces au sol.
37:39Ou alors,
37:40on se retire.
37:41Ou alors,
37:41on se fixe un objectif partiel
37:42qui peut avoir du sens.
37:44Et là,
37:45pour l'instant,
37:46et tout le monde
37:46en est d'accord,
37:47les Iraniens sortent
37:49regaillardis.
37:51Enfin,
37:51il faut se rendre compte
37:52de ce que ça représente.
37:54L'avenir sera sombre
37:56pour la région.
37:58Simplement,
37:58je crois que les pays du Golfe,
38:00ils ont compris
38:00cette équation.
38:02Ils disent,
38:02on ne sait pas trop comment
38:03ça se passera dans l'avenir,
38:05mais surtout,
38:06qu'ils ne nous mettent pas le feu
38:07et qu'ils ne déclenchent pas
38:08l'apocalypse.
38:09Parce que c'est comme ça
38:10qu'il faudra le voir.
38:11Les Iraniens,
38:11ils ne feront pas de cadeaux.
38:13Et c'est ce qui fait leur force.
38:14Évidemment,
38:15ils ont des cartes,
38:16ils ont cette faiblesse
38:17des pays du Golfe,
38:18ils ont Ormouz,
38:20notre ancien Premier ministre,
38:22en parlait tout à l'heure.
38:23Ça,
38:23c'est quand même quelque chose.
38:24Donc,
38:26d'un autre côté,
38:27je pense qu'il aimerait bien
38:28frapper quand même
38:29parce que,
38:29pour l'instant,
38:30il se sent en déficit,
38:31si vous voulez,
38:32de crédibilité.
38:33Il se sent en déficit
38:35de puissance,
38:36de pouvoir.
38:36Il aimerait bien l'exercer.
38:38Mais peut-être
38:39qu'il a compris
38:40que ça ne marcherait pas.
38:42Lisa,
38:4321h14,
38:44rappelez-nous
38:44les toutes dernières informations
38:45concernant donc
38:46ce message de Trump
38:46qui bouleverse,
38:48on va le dire,
38:49un tout petit peu
38:49le programme de la soirée.
38:50Tout petit peu.
38:51Ce qu'il faut retenir,
38:52c'est qu'à la demande
38:53des dirigeants du Golfe,
38:54l'émir du Qatar,
38:55le prince héritier
38:56d'Arabie Saoudite
38:56et le président
38:57des Émirats Arabes Unis,
38:58Donald Trump dit avoir
38:59reporté une attaque militaire
39:00contre l'Iran,
39:01attaque prévue demain.
39:02Pourquoi ?
39:03Parce que des négociations
39:04sérieuses,
39:05dit-il,
39:08accords dits très acceptables
39:09pour les États-Unis
39:10et pour tous les pays
39:11du Moyen-Orient.
39:12Et dans cet accord,
39:13selon Trump,
39:14il y a l'exclusion de l'Iran
39:15de l'arme nucléaire,
39:16mais il précise
39:16que les États-Unis
39:17restent prêts à lancer
39:18une offensive d'envergure
39:20contre l'Iran
39:20à tout moment
39:21si aucun accord acceptable
39:23n'est trouvé.
39:25Didier,
39:25je vous voyais réagir
39:26quand le général Palomero
39:27disait
39:27Trump avait très envie
39:30d'y aller,
39:30très envie de frapper.
39:31En fait,
39:32on voit bien que Trump
39:33a un problème
39:33sur la question de la puissance.
39:35C'est en ça que je suis d'accord
39:35avec le général Palomero.
39:39Rappelons-nous
39:39qu'il sort d'un rendez-vous
39:41en Chine
39:41qui pour lui
39:42était quand même fondamental
39:43du point de vue
39:43des rapports de force internationale.
39:48Aujourd'hui,
39:49son aventure militaire
39:51en Iran
39:52qui n'est pas allée au bout
39:53puisque le régime
39:54n'est pas tombé,
39:55le place dans une situation
39:56délicate.
39:57Délicate par rapport
39:58à ses alliés
39:58et les trois
39:59qui vient de citer
39:59étaient quand même
40:00des alliés fondamentaux
40:02des États-Unis
40:03depuis 1945
40:03dans la région.
40:04Qatar,
40:05Aramie Saoudite,
40:05Emirat.
40:06Voilà,
40:06et qui tenaient
40:07l'alliance occidentale
40:08dans cette zone-là
40:09et qui aujourd'hui
40:10est mise à mal
40:10parce qu'ils vont avoir
40:12en phase 2
40:13un État
40:14qui leur en veut
40:15terriblement
40:16et qui va avoir
40:17des capacités
40:18de nuisance importantes.
40:19Donc,
40:20c'est bien
40:20que ces trois pays
40:21soient inclus
40:22dans les négociations
40:23parce qu'ils seront
40:25toujours sur Hormuz
40:26et en auront besoin
40:26de son ouverture.
40:28Ils veilleront.
40:28Ils ont un problème
40:29avec le balistique
40:30et ils veilleront
40:31à ce que ça soit discuté.
40:32Donc,
40:33c'est important
40:33de les mettre dedans.
40:34Mais aujourd'hui,
40:35Trump ne peut pas
40:36leur garantir.
40:37Et aujourd'hui,
40:37si les trois pays
40:38ne sont pas satisfaits,
40:40si Israël est toujours menacé
40:42et qu'à la sortie,
40:43on a un Iran
40:44qui reste en position de force,
40:47en pouvoir de nuisance,
40:49ils ont ramassé.
40:50Mais en pouvoir de nuisance,
40:51qui va gagner ?
40:52C'est la Chine.
40:53Et d'un point de vue stratégique,
40:55Donald Trump
40:55est le grand perdant.
40:57Et donc,
40:57je pense que c'est pour ça
40:58qu'il a montré
41:00que la toute-puissance
41:01ne fonctionnait pas.
41:01De la même manière
41:02que d'ailleurs
41:02que la toute-puissance militaire
41:03de Poutine
41:03n'a pas fonctionné
41:05en Ukraine.
41:06Donc,
41:06je pense que ça lui pose
41:07un problème.
41:08Et on le voit
41:09dans cette espèce
41:09de dichotomie
41:10qui semble être devenue
41:12une sorte de mode d'action.
41:13À chaque fois
41:14qu'il monte très très haut
41:14dans la menace,
41:15on voit que derrière,
41:17effectivement,
41:17il va chercher...
41:18Alors,
41:18peut-être qu'il parle à sa base.
41:19Il ne veut pas montrer
41:20à sa base qu'il est faible.
41:21Je ne sais pas.
41:22Trump annule ses frappes
41:23prévues demain sur l'Iran.
41:25C'est en tout cas
41:25comme ça
41:25que le président américain
41:27présente l'info ce soir.
41:29Général Panouméros,
41:30comment on vit ça
41:31quand on est militaire,
41:32tout simplement ?
41:33Ces allers-retours,
41:34ces coups d'accélération
41:35et ces coups de frein
41:36très brutaux
41:37de la part d'un président ?
41:39Je crois qu'on se fait
41:41les uns et les autres
41:42quand j'étais en situation
41:44de responsabilité.
41:44D'abord,
41:45qu'on le veuille ou non,
41:46on évalue ses chefs.
41:48D'ailleurs,
41:48on sait à peu près
41:49où on va.
41:50Quand on citait la Libye
41:52par ailleurs,
41:54je savais, moi,
41:55que le président Sarkozy
41:56voulait partir en Libye.
41:57On s'y est préparé.
41:59La situation était
42:00très différente.
42:01Mais les chefs américains,
42:03ils ont eu le temps,
42:05le loisir,
42:06si vous m'excusez l'expression,
42:07d'évaluer
42:08leur commandeur in chief.
42:10Donc,
42:11je suis persuadé
42:12qu'il n'y a pas grand-chose
42:13qui les surprendra.
42:14Et donc,
42:15ils ont préparé
42:16très soigneusement
42:17tous les plans possibles
42:19de manière à essayer,
42:21à mon sens,
42:22de maîtriser quand même
42:23la violence.
42:24Parce qu'ils sentent bien
42:25qu'ils n'ont pas plus envie
42:27que vous et moi
42:28de déclencher
42:29une guerre apocalyptique
42:31dans ce grand droit du Golfe.
42:34Donc,
42:35ce qui limiterait aussi,
42:36quelque part,
42:37les effets.
42:37Donc,
42:38ils ne doivent pas être
42:38très chauds
42:40pour partir.
42:41D'un autre côté,
42:42ils sont aussi convaincus
42:43que je suis
42:44que l'Iran renforcé
42:46qui ressortirait
42:47de cette confrontation
42:49d'autres outils,
42:50d'Hormuz
42:51et bien d'autres,
42:52serait une menace.
42:53Donc,
42:54on va voir
42:54entre deux,
42:56une alternative
42:57qui sont aussi inquiétantes
42:59l'une que l'autre.
43:00Une pour le...
43:01Et c'est ça un peu
43:02le choix.
43:03Et je ne pense pas
43:04que les Iraniens,
43:05honnêtement,
43:06vont tout mettre
43:06sur la table.
43:07Ils ne mettront pas
43:08leur jeu sur la table.
43:09Ils n'ont pas à le faire.
43:10Ils sentent que Trump
43:11est affaibli.
43:12Ils ne savent pas
43:12tout mettre sur la table.
43:13Les pays pour Hormuz,
43:14vous allez voir
43:14comment ça va se terminer.
43:15Il va y avoir
43:16une sorte de deal.
43:17Ça ne sera pas un péage,
43:18mais ça sera quand même
43:19un péage.
43:20Ils ne peuvent pas laisser
43:21ça comme ça.
43:22C'est trop important
43:23pour eux,
43:24pour leur population.
43:26Présenter aussi
43:27une victoire
43:28à la population,
43:29c'est aussi lui dire
43:30vous voyez bien
43:31qu'on mène la barre.
43:32Ce n'est pas le moment
43:33de vous révolter,
43:34les gars,
43:34parce que nous,
43:35on est costauds.
43:36On a fait face
43:36à cette coalition.
43:38Et nous,
43:40on ne prend pas position.
43:41C'est un petit peu
43:42ce que disait
43:43Jean-Pierre Afarin
43:43tout à l'heure.
43:44On est un peu timide.
43:46Moi,
43:46j'aimerais bien entendre
43:47quand même
43:47notre voix,
43:48la voix des Européens,
43:49dire qu'est-ce qu'on pense
43:50de cette démarche ?
43:51Qu'est-ce qu'on pense
43:52de l'avenir ?
43:53Comment on voit l'Iran
43:54à l'avenir ?
43:54Est-ce que ça va devenir
43:55un pays de coopération ?
43:57Ou est-ce que ça va devenir
43:58la puissance régionale
43:59qui va terroriser
44:02tous les autres ?
44:03Parce que c'est ça
44:03ce qui se passe aujourd'hui
44:04et qui va dicter
44:06ce qui va se passer
44:06dans le détroit d'Hormuz
44:07et ailleurs.
44:09Et si c'est le cas,
44:10il faut s'inquiéter.
44:11Vous savez,
44:12les militaires
44:12n'étaient pas du tout
44:14enthousiastes
44:14par rapport à cette guerre.
44:15Je vous rappelle
44:16que Dan Kane,
44:17quand il a présenté
44:18la façon
44:19dont l'armée
44:20a pris la décision politique
44:22de Donald Trump,
44:24elle a dit
44:24le président
44:25nous a demandé
44:26d'intervenir,
44:27l'armée interviendra.
44:29On nous a donné l'ordre
44:30et on a senti
44:31qu'en fait,
44:32s'il pouvait
44:33ne pas le faire,
44:35il serait ravi.
44:37Et donc du coup,
44:38dans votre question,
44:39il y avait un tout petit peu
44:40de sous-entendu.
44:42Qu'est-ce que j'essaie encore ?
44:43Est-ce qu'ils vont être malheureux
44:45en fait,
44:45si on leur donne
44:46le droit
44:47de ne pas attaquer ?
44:48Non, je crois qu'au contraire,
44:49ils vont se soulager
44:50parce qu'en fait,
44:52le militaire,
44:53si vous voulez,
44:53et là je parle
44:55sous votre contrôle,
44:57il peut faire
44:58n'importe quoi,
44:59y compris
44:59n'importe quel héroïsme
45:01quand il comprend
45:02pourquoi il se bat.
45:03Quand il ne comprend pas
45:04pourquoi il se bat,
45:06là,
45:06vous allez à la perdre.
45:08N'est-ce pas ?
45:08Didier ?
45:09Pardon ?
45:09Oui, sûrement.
45:14Il ne suffit pas
45:17d'être un chef militaire
45:18pour comprendre ça,
45:19donner du sens à l'action.
45:21C'est quand même
45:21des hommes et des femmes
45:22qui vont risquer leur vie.
45:24C'est pas...
45:25On ne peut pas...
45:26Tout le monde
45:27ne s'appelle pas
45:27M. Poutine, quoi,
45:28pour lancer en chair
45:31à canon
45:31de ses troupes.
45:33Non,
45:34je crois qu'il y a...
45:35Et les chefs américains
45:37n'ont pas changé,
45:37si vous voulez.
45:38Fort heureusement,
45:39ils constituent une ossature
45:40très solide du pays.
45:42C'est un bien.
45:43Parce que les États-Unis
45:45sont quand même
45:45dans des soubresauts.
45:47On le voit au quotidien.
45:48Ça, c'est un sujet
45:49qui nous intéresse.
45:50Je continue parce que
45:52la vraie question,
45:53en fait,
45:53que moi,
45:54je me pose depuis des années,
45:55c'est le pouvoir
45:56de cet homme,
45:57le pouvoir
45:58du président des États-Unis.
45:59Et en particulier
46:00de Trump
46:00parce qu'il est
46:01outre-cuisant,
46:02si vous voulez.
46:03Par le passé,
46:04on a déjà eu
46:05des débats sur le sujet.
46:06Et si là,
46:07on ne se dit pas
46:08que, certes,
46:09on peut,
46:10et à mon sens,
46:11on devrait rester allié,
46:12mais dans une alliance
46:14complètement...
46:14Je parle d'une alliance
46:15au sens large du terme,
46:16pas uniquement en l'OTAN,
46:17qui soit rééquilibrée,
46:19qui fasse du sens
46:20et dans laquelle
46:20nous,
46:21en particulier européens,
46:23nous pesions,
46:24ça vaudrait mieux
46:24que de subir
46:25les aléas
46:27et les états d'humeur
46:29de Donald Trump.
46:30Donc,
46:31si on ne comprend pas maintenant,
46:32je ne sais pas
46:33ce qu'il faudra
46:33pour qu'on le comprenne.
46:34– Trump dit donc
46:35annuler ses frappes
46:36prévues demain,
46:37visiblement,
46:38il avait prévu
46:38deux frappes demain,
46:39je vous rappelle
46:39l'information principale
46:40de la soirée,
46:41il dit que des négociations
46:42avancent,
46:43il va falloir qu'on en parle
46:44évidemment,
46:44savoir ce qui avance
46:45concrètement,
46:45parce que Trump
46:46a l'air d'y croire,
46:47en tout cas,
46:48dans une des phrases
46:49de son message,
46:50peut-être pas dans tout le message,
46:51mais dans une des phrases.
46:52Je reste sur Trump
46:53un instant encore,
46:54Général Paloméros,
46:54on voyait tout à l'heure
46:55à la demande
46:56de Didier François,
46:57les différents messages
46:58qu'il a pu publier
46:59ces dernières heures,
47:01quand il est sur le bouton rouge,
47:03vous avez forcément vu ça,
47:05tout ça est créé évidemment
47:06par intelligence artificielle,
47:08Trump au milieu
47:08de la Space Force,
47:09voilà,
47:09ce genre d'image-là,
47:11quand vous avez Trump,
47:13voilà,
47:14la Space Force,
47:14voilà,
47:15pré-appuyé sur les boutons
47:16avec une guerre,
47:17la guerre des étoiles
47:18juste derrière lui,
47:18quand vous avez Trump
47:19qui joue un peu
47:21les James Bond,
47:21quand vous avez Trump
47:22à côté d'ailleurs,
47:24l'arrestation d'un alien,
47:25enfin,
47:25quelque chose
47:26qui ressemble à ça,
47:27qu'est-ce que ça change
47:28dans la manière
47:29de faire la guerre
47:30et qu'est-ce que ça change
47:31quand on est censé
47:32être les alliés des Américains
47:33d'avoir ce genre
47:34de comportement ?
47:35C'est plus anodin
47:36quand vous avez
47:36sur un week-end
47:37comme celui qu'on vient de vivre
47:38des dizaines de messages
47:39comme ceux-là qui ne...
47:40Enfin...
47:41Moi, je crois qu'il faut
47:42qu'on garde raison,
47:44c'est-à-dire qu'on dissocie bien
47:45ce qui est du monde
47:47que je qualifierais de virtuel,
47:49l'espèce de...
47:51d'infosphère virtuelle
47:53de la réalité
47:54et garder un œil
47:56et un cap
47:56sur la réalité,
47:58les choses,
47:58sur la manière
47:59dont ça se passe.
48:00Il peut faire
48:01tout ce qu'il veut.
48:01Ça, ça n'a pas d'importance ?
48:03Ça a une importance
48:04vu de sa place,
48:05ça a une importance...
48:06Je pense qu'à force,
48:07c'est tellement outre-cuidant,
48:08c'est tellement...
48:09Comment dirais-je ?
48:10C'est tellement hors du contexte
48:12que ça n'a pas
48:14beaucoup d'importance.
48:15Ce qui compte,
48:15c'est les actes,
48:16plus que jamais.
48:16Ce sont les actes.
48:18Or, on voit que dans les actes,
48:19eh bien,
48:20ce n'est pas tout à fait
48:20le même Trump qu'on trouve.
48:22Parce qu'il y a trois alliés
48:24qui lui demandent
48:24« Ben non, finalement,
48:26on va aller en négociation. »
48:28Il fait une pause.
48:29Le Donald Trump,
48:30tel qu'on le voit
48:30dans son monde virtuel,
48:32il ferait une pause.
48:33Il aurait envoyé
48:34la cavalerie
48:35et tout ce qui va bien
48:36pour descendre ce régime,
48:38si vous voulez.
48:39C'est ça, la réalité.
48:41Bon, ben maintenant,
48:42ça serait bien
48:42qu'il réconcilie
48:43les deux visions virtuelles
48:44et pratiques,
48:45parce qu'à un moment donné,
48:46il faut gouverner
48:46et il faut quand même
48:48qu'on avance sur la voie
48:49de ce qui pourrait apparaître
48:51comme une paix raisonnable
48:53et où les pays occidentaux
48:56et les États-Unis,
48:57en premier lieu,
48:58ne passeraient pas
48:58pour les perdants
49:00et perdraient la face.
49:01Didier ?
49:02Oui, moi, je suis d'accord
49:03sur le fait que nous,
49:04en tout cas,
49:04en tant qu'analyste
49:05sur les plateaux,
49:06puis d'essayer
49:06de décrypter les choses,
49:09rester vraiment sur les faits
49:10et sur les forces rationnelles.
49:13mais néanmoins,
49:15on essaye de faire ça
49:16depuis le début de ce conflit
49:17et Dieu sait si ce n'est pas facile,
49:20parce que justement,
49:21quand même,
49:22on est entraîné,
49:23qu'on le veuille ou non,
49:25tous les jours,
49:26regardez,
49:27depuis tout à l'heure,
49:28avant même que le communiqué
49:30entre ces images
49:32qu'on est obligé de commenter
49:34et il le sait qu'on le fait
49:35et c'est un piège
49:35qui est un piège de propagande,
49:37comme les Iraniens
49:38quand ils montrent
49:38leur journée de décalage,
49:39etc.
49:40C'est un piège
49:40et c'est un piège de propagande
49:42qui nous emmène,
49:43pourquoi ?
49:43Parce que ça fait de l'émotion,
49:44parce que nos téléspectateurs
49:45qui sont peut-être moins
49:49au quotidien dessus que nous
49:51qui regardons tout ce qui sort
49:52et qui avons les moyens
49:53d'équilibrer nos avis
49:55puis on a des sources,
49:56etc.
49:57Ça met les gens
49:57et c'est d'ailleurs fait pour ça,
49:59pour leur base,
50:00mais pas que leur base,
50:02dans des émois incroyables,
50:03dans une perte de confiance
50:05dans les institutions
50:06qu'elles soient militaires,
50:07la dissuasion par exemple,
50:08on ne joue pas avec ce genre de choses
50:10parce qu'on est quand même
50:10dans un monde dangereux
50:11et les gens le sentent.
50:13Et donc le fait...
50:14Et lui joue là avec ça.
50:15Et le problème,
50:15c'est que les politiques
50:16aujourd'hui qui font ça
50:17et ce n'est pas le seul,
50:18on voit qu'à l'échelle mondiale
50:20ça se répand,
50:22posent un problème aux opinions
50:24et or c'est les opinions
50:25qui les élisent pour les parties
50:26d'entre eux
50:27ou si elles ne les élisent pas,
50:29c'est elles qui soutiennent des guerres,
50:31on le voit en Russie
50:31où c'est plus compliqué.
50:32On a quand même un problème avec ça
50:34qui est que nous,
50:35on a beau rester sur la rationalité,
50:37la force aujourd'hui
50:38en plus avec les réseaux sociaux,
50:40avec l'intelligence artificielle,
50:41de la capacité
50:42d'emmener sur l'émotion
50:45et pas sur la rationalité,
50:47et moi je le vois au quotidien,
50:48en tout cas dans mon travail
50:49de journaliste,
50:49c'est un enfer.
50:50C'est un enfer.
50:52Il faut qu'on tienne là-dessus,
50:53je suis d'accord
50:54avec le général Paloméros,
50:55mais honnêtement
50:56ça ne facilite pas les choses
50:57pour poursuivre
50:58un conflit de cette nature.
51:00Je reviens au fait,
51:01vous voulez réagir à ce que dit
51:02Didier ?
51:02Non, oui,
51:02et puis surtout pour construire nous-mêmes
51:04une propre vision,
51:06si vous voulez.
51:06Là,
51:07on est tellement
51:10focalisés sur tout ça,
51:11je suis d'accord avec Didier,
51:12qu'on finit par en perdre nous-mêmes
51:14la raison en quelque sorte,
51:16et qu'on est captifs des événements
51:19là où le recul stratégique s'impose.
51:21En disant,
51:22regardons l'avenir,
51:23d'abord,
51:23il y a quand même
51:24des affaires à traiter
51:26qui sont consécutives
51:27à ce qui se passe
51:29au Proche-Orient,
51:30qui sont assez dramatiques.
51:32Bon,
51:32commençons par le début,
51:34établissons les faits
51:35et regardons comment on va,
51:37et ensuite,
51:38quelle est notre position finalement ?
51:40Est-ce qu'on va accepter,
51:41nous,
51:41tiens,
51:41juste un détail,
51:43est-ce que nous,
51:44Français,
51:44nous,
51:44Européens,
51:45on va accepter
51:45de laisser les Iraniens
51:47diriger le péage d'Hormuz ?
51:49Absolument.
51:49Si la réponse est oui,
51:51bon,
51:51on se retire sous notre tente
51:52et on admet
51:53une fatalité,
51:54si la réponse est non,
51:55c'est drôle,
51:56parce que ça s'appelle la guerre.
51:58Et là,
51:58vous voyez,
51:59on ne peut pas se dissocier
52:01de ce qui se passe,
52:02mais il faut qu'on le fasse
52:03avec beaucoup plus de raison
52:04et beaucoup plus de vision
52:06et surtout de manière collective.
52:07Je pense que
52:08la faiblesse de Trump,
52:09c'est qu'il est seul.
52:10Il a un allié,
52:12mais qui est quand même
52:13assez pressant,
52:13c'est Israël,
52:14mais il est seul aujourd'hui.
52:16Alors justement,
52:17je reprends
52:18les données du problème ce soir
52:20telles que posées par Donald Trump.
52:21Il dit,
52:22j'annule les frappes
52:23qui étaient prévues demain.
52:23Très bien.
52:24Il dit,
52:24à la demande
52:26des Émirats Arabes Unis,
52:27de l'Arabie Saoudite
52:27et du Qatar.
52:29Émirats Arabes Unis
52:29et Arabes Saoudites
52:30qui ont été ciblés ce week-end.
52:32Je reviens à ce qui s'est passé ce week-end
52:34avec une attaque
52:35contre les Émirats Arabes Unis,
52:36la centrale nucléaire de Baraka
52:37qui a été,
52:39alors ce n'est pas la centrale
52:40en elle-même
52:40qui a été touchée,
52:41c'est un générateur
52:41à proximité de la centrale
52:42qui a été touchée.
52:43Trois drones envoyés,
52:44deux interceptés
52:45et un troisième
52:46qui frappe à proximité.
52:47des drones envoyés
52:48également sur l'Arabie Saoudite.
52:50Ces pays-là
52:52ne veulent surtout pas
52:54aller plus loin.
52:56Ils ont pu répliquer
52:58momentanément
52:58ou sporadiquement
52:59ces dernières semaines.
53:00Ils ne veulent surtout pas
53:01que ça aille plus loin.
53:03Ils sentent leur vulnérabilité
53:04et on en serait de même.
53:06On ne serait pas meilleur.
53:08Il ne faut pas exagérer.
53:09On sent la vulnérabilité.
53:11Ce n'est pas parce qu'on est capable
53:12de descendre de son drone
53:13mais trois ou quatre missiles
53:14balistiques bien placés.
53:15Il n'y a plus d'eau potable
53:16ou peu d'eau potable
53:18dans les pays du Golfe.
53:19Il y a des raffineries
53:20qui prennent feu.
53:21C'est très simple.
53:22On ne peut pas trouver
53:23plus simple comme ciblage.
53:25Donc évidemment,
53:25c'est du pain béni
53:27si je puis dire
53:27pour le pouvoir iranien.
53:30Et donc,
53:30la logique veut
53:32que ce soit ces pays
53:33qui disent
53:33ça serait bien quand même
53:34si on allait
53:35dans une sorte de...
53:36Mais ils vont...
53:39Ça va être compliqué
53:40parce qu'ils vont
53:41y laisser des plumes.
Commentaires