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Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Également dans l'actualité, on va parler évidemment aussi de la situation en Iran et d'une opération terrestre américaine
00:08qui semble imminente.
00:09Donald Trump hausse le ton et menace aussi d'anéantir l'île de Karg si les discussions avec l'Iran
00:14n'aboutissent pas rapidement.
00:16L'île de Karg, terminale pétrolier vitale pour le pays, va-t-il passer le cap Donald Trump ?
00:22On va tout de suite aller retrouver Marie-Jean Tric, vous êtes à Washington pour BFM TV.
00:26Y a-t-il encore un doute Marie sur une opération terrestre en Iran ?
00:33Oui, il y a encore un doute parce que pour l'instant ça n'a pas été confirmé ni par
00:37le Pentagone ni par Donald Trump lui-même.
00:38Mais c'est vrai que l'hypothèse d'une opération terrestre en Iran n'a jamais été aussi crédible, aussi
00:44probable que ce soir.
00:45Alors plusieurs éléments qui nous permettent de dire ça.
00:48Déjà, il y a cette information de l'agence de presse Reuters.
00:52Les parachutistes commencent à arriver au Moyen-Orient.
00:55Ces parachutistes de la 82e division aéroportée qui est une division d'élite.
01:00Par ailleurs, il y a ces propos que Donald Trump a tenus sur son réseau social Truth, qu'il a
01:04tenus également auprès de la presse.
01:05Les Etats-Unis, dit-il, pourraient s'en parler de l'île de Karg, notamment si les Etats-Unis ne
01:11trouvent pas d'accord rapidement avec l'Iran
01:13et si la situation dans le détroit d'Hormuz ne se résout pas rapidement.
01:17Et puis, il y a cette rumeur qui enfle de plus en plus.
01:20Alors c'est le Wall Street Journal qui est souvent très bien renseigné, qui a donné l'information.
01:24Wall Street Journal qui rapporte que Donald Trump se prépare à une opération pour aller extraire de l'uranium enrichi
01:31en Iran.
01:32Plus précisément, 450 kg d'uranium enrichi.
01:35Et ça, là aussi, ça voudrait dire une opération terrestre, des troupes au sol.
01:39Dans tous les cas, des troupes au sol, ça voudrait dire une opération dangereuse pour l'armée américaine.
01:44A voir ce que va décider de faire Donald Trump.
01:46Mais comme on le dit depuis plusieurs jours maintenant, c'est en tout cas une option à laquelle les Américains
01:49sont fermement opposés pour la majorité.
01:51Merci beaucoup Marie-Gentrique avec Romain Nau depuis Washington en plateau.
01:57Ulysse Gosset, bonsoir Ulysse.
01:59L'Ovarinelle, chercheuse spécialiste de la dissuasion nucléaire, bonsoir à vous.
02:03Thierry Brault, professeur à Sciences Po, vous êtes spécialiste des questions énergétiques, bonsoir à vous.
02:08Pierre Ménat, ancien conseiller international de Jacques Chirac, bonsoir et bienvenue.
02:12Le lieutenant-colonel Guillaume Ancel, bonsoir.
02:14Et Didier François, qu'on ne présente plus, bonsoir à tous les six.
02:19On a vraiment le sentiment, Ulysse Gosset, qu'on est à un point de bascule.
02:24Soit on trouve un compromis, les négociations avancent réellement, soit c'est l'escalade.
02:30Et on a quand même un sentiment au fur et à mesure qu'on avance et des déclarations de Donald
02:35Trump qu'il penche de plus en plus vers l'escalade.
02:37Est-ce que vous partagez ce sentiment ?
02:39Alors, ce dont je suis sûr, c'est que le compte à rebours a commencé.
02:41On ne sait pas comment il va se terminer et quand exactement.
02:44On est dans une période critique qui va durer au moins jusqu'au 6 avril.
02:48C'est la date de l'ultimatum fixée par Trump lui-même pour amener les Iraniens à négocier.
02:54Les jours prochains sont décisifs sur le plan diplomatique et sur le plan militaire.
02:57Sur le plan diplomatique, on va voir si, oui ou non, il y a des réunions préparatoires à la grande
03:02négociation à Islamabad au Pakistan.
03:04Si ces réunions n'ont pas lieu, eh bien, on pense qu'effectivement, l'hypothèse militaire d'une intervention au
03:10sol approchera à grand pas.
03:12Le scénario militaire, eh bien, en fait, Trump dit « j'ai beaucoup de possibilités, il y a beaucoup d
03:18'offres possibles ».
03:19Ça peut être l'île de Cargue au nord, ça peut être l'île de Queche au sud, ça peut
03:23être les trois petites îles qui se trouvent au large du détroit d'Omane et d'Ormouz.
03:28Ou ça peut être autre chose.
03:30Mais effectivement, les militaires lui ont soumis une série de scénarios.
03:34Et il faut bien remarquer que ça ne date pas d'aujourd'hui.
03:37En fait, quand l'ancien chef d'état-major, celui qui était là avant Donald Trump, il disait déjà qu
03:43'il avait préparé pour les présidents américains, lors du premier mandat, des scénarios d'attaque au sol, d'opérations terrestres
03:51en Iran pour prendre l'île de Cargue, pour prendre des objectifs stratégiques comme des centrales électriques, etc.
03:57Donc les scénarios sont dans les cartons.
03:59D'ailleurs, c'est le boulot des militaires en temps de paix, c'est de planifier pour la guerre qui
04:03vient.
04:03Et donc, ils avaient des hypothèses déjà d'opérations terrestres, avec des marines, avec des forces spéciales, avec des paras.
04:10Aujourd'hui, Trump, il est commander-in-chief d'une guerre qui est en train d'avoir lieu sous nos
04:14yeux.
04:14Et il a toutes ces options sur la table.
04:17Donc, trois scénarios réellement qui se dessinent, lieutenant-colonel Guillaume Ancel, si on les énumère.
04:24Soit s'emparer de l'île de Cargue, donc site pétrolier essentiel, c'est de là que l'Iran exporte
04:2990% de son pétrole.
04:31Soit de s'emparer d'une autre petite île autour du détroit d'Hormuz, puisque l'objectif reste de débloquer
04:37ce détroit absolument stratégique.
04:40Et la troisième option, c'est d'aller chercher les 450 kg d'uranium enrichi à la main, directement sur
04:47les sites, les installations nucléaires.
04:49Si on les prend une à une, l'île de Cargue, s'emparer de l'île de Cargue, est-ce
04:53que ça vous semble réaliste ?
04:55En fait, les trois sont jouables.
04:58La question, c'est qu'on est en pleine négociation, comme le rappelait Ulysse.
05:01Et donc, qu'est-ce que ça apporte comme carte au négociateur du président Trump, au moment où il est
05:05dans un véritable bras de fer ?
05:07Donc, c'est une forme de poker menteur auquel il joue avec les Iraniens.
05:11On se souvient que les Iraniens sont en train de dire qu'ils vont réanimer les outils au Yémen pour
05:17être prêts à fermer, en tout cas à gêner vraiment le trafic en mer rouge.
05:21Et donc, les Américains cherchent des cartes à mettre sur la table.
05:23L'île de Cargue, c'est un très grand intérêt, c'est que ce serait une forme de kidnapping du
05:29principal terminal pétrolier des Iraniens.
05:31Mais militairement, c'est un peu compliqué parce que c'est envoyer des soldats au milieu d'une réserve de
05:37pétrole.
05:37Donc, normalement, la première étincelle, ça prend feu.
05:40Et une fois que ça prend feu, le seul moyen de survie, c'est de se tirer le plus vite
05:44possible.
05:45Et selon CNN, l'île de Cargue est déjà minée ?
05:48Alors, elle l'est probablement.
05:50On imagine que les gardiens de la Révolution, dans leur paranoïa, ont déjà prévu éventuellement de détruire plutôt que de
05:57le voir pris par les Américains.
05:59Risqué pour les soldats américains, non pas que les Iraniens ripostent contre eux, la plupart des défenses sont déjà neutralisées,
06:05mais c'est le fait de rester sur les pôtes des militaires stationnés au milieu de réserves de pétrole, donc
06:10de bombes en puissance, c'est jamais très confortable.
06:12Les îles qui sont à proximité du détroit de Trump, pardon, du détroit de Hormuz, eh bien...
06:19Alors attendez, vous savez quoi ? On va faire étape par étape.
06:21Peut-être Didier.
06:22Bien sûr.
06:22Didier François sur l'île de Cargue.
06:24Je crois me souvenir que la semaine dernière, vous me disiez, je n'y crois pas, c'est trop gros
06:28pour les effectifs envoyés.
06:31Non, alors...
06:32Non, j'ai mal résumé.
06:33Non, non, non.
06:34À ce stade, tout est trop gros pour les effectifs qui sont déployés. Les effectifs sont en cours de déploiement.
06:40C'est-à-dire là, par exemple, la 82e dont on fait grand battage, qui est une très belle division...
06:44Les parachutistes, donc ?
06:45Oui, les parachutistes. Il y a 1000 hommes qui sont déployés, c'est-à-dire l'état-major, ce qu
06:50'on appelle les cycles, les transmissions,
06:51parce qu'il faut bien que l'état-major puisse transmettre, sinon il ne sert à rien d'avoir un
06:54état-major,
06:55et une compagnie de combat qui est avec la logistique pour mettre en place la base.
07:01Donc à ce stade, ils sont en phase de déploiement, c'est ce qu'on appelle les éléments précurseurs,
07:05et ils sont... Alors, eux sont plus proches de Cargue, parce qu'ils sont en fait du côté de Koweït,
07:12dans le nord du golfe arabo-persique.
07:18Quand je vous ai répondu, je vous ai répondu sur la question des Marines,
07:21qui, eux, ne pouvaient pas y aller, parce qu'il faudrait qu'ils traversent sous le golfe arabo-persique,
07:25soit à 220 km de coast, comme des canards sur un truc en train de se faire tirer par les
07:29Iraniens qui tiennent la côte.
07:30Donc ça, ça n'avait pas de sens.
07:32Après, Cargue, honnêtement, le problème, ce n'est pas de la saisir, c'est de la garder.
07:36Mais c'est la même chose pour toutes les îles, en fait.
07:38Que ce soit les îles d'Hormuz, qui, elles, sont plus à la main des Marines,
07:42qui, eux, pour le coup, arrivent par le sud,
07:44on voyait bien que maintenant, il va y avoir deux pôles.
07:47Il va y avoir un pôle Marines au sud, en direction des Trois-Hormuz.
07:515 000 Marines qui sont en train d'être déployées ?
07:54Non, non, en tout cas, là aussi, pareil.
07:55Non, non, mais c'est pour ça que c'est comme les 50 000 hommes sur place.
07:58Alors, en fait, on a envie de savoir combien d'hommes vont être déployés ou sont déjà arrivés.
08:01Si, si, si, je vais vous expliquer.
08:03Le problème, ce n'est pas 5 000 hommes.
08:05Parce que 5 000 hommes, ça ne veut rien dire.
08:075 000 hommes, c'est le groupe aéronaval avec les marins et les Marines.
08:11Les Marines, ils sont 2 500, 2 200.
08:13Et dans les 2 200 Marines, il y a trois compagnies de combat, 360.
08:17D'accord ?
08:18Donc, attention quand on dit 5 000 hommes, 3 000 hommes, machin, sur les plateaux de télé,
08:22on dit toujours des gros chiffres.
08:23On dit 50 000 Américains dans la région.
08:25Oui, alors avec les dactylos, les mecs qui postent les postes télé, les gars qui réparent les camions.
08:32Alors, combien concrètement pour participer à cette opération terrestre ?
08:35À ce stade, justement, c'est pour ça qu'il faut se calmer et qu'on est très en dessous
08:40des 10 000.
08:41Donc, on est sur des capacités de faire de la saisie avec des appuis, d'appuyer les forces spéciales,
08:47de garder les périmètres, de faire des saisies sur des îles.
08:49Mais on n'est pas sur une capacité aujourd'hui de faire une invasion massive,
08:54ni de l'Iran, ni de tenir sur des grandes distances.
08:57Donc, ils sont capables de saisir des îles.
08:59Le problème, c'est qu'en fait, une fois qu'on est dessous, pétrole ou pas pétrole,
09:04ils vont se prendre, évidemment, des chaillettes sur la gueule, des drones sur la figure.
09:09Donc, les îles ne seront tenues que si, un, Trump accepte des pertes,
09:14il y aura des pertes, automatiquement.
09:16C'est un gros avantage de contrôler les îles sur le détroit d'Hormuz.
09:21Plus sur le détroit d'Hormuz, d'ailleurs, que Carg.
09:23Parce qu'une fois que vous avez les îles du détroit d'Hormuz, vous contrôlez Carg.
09:26Parce que la station service, elle ne sert à rien,
09:28parce qu'elle doit passer par un truc que vous tenez.
09:30Pourquoi laisser emmerder, aller prendre la station service,
09:32alors que vous pouvez choper le péage à l'entrée ?
09:35Donc, je traduis le langage d'Idi François.
09:38Vous, Carg, vous n'y croyez pas, ce ne serait pas efficace.
09:40Non, non, je ne dis pas qu'il ne croit pas.
09:40Ce sera plutôt les petites îles du détroit d'Hormuz.
09:42Ce n'est pas un problème de croire ou pas croire.
09:43Avec les éléments qu'on a, on n'en sait rien, la décision, ce serait le du chef.
09:46Le chef, c'est le président des États-Unis,
09:49qui va dire à ses militaires,
09:51moi, j'estime que je suis prêt à prendre tant de pertes pour ça.
09:55Voilà, il va prendre soit un gage économique, Carg,
09:58soit un gage économico-stratégique pour détruire les îles de Moussa.
10:04Il peut même, à la limite, décider de prendre le seul port en grande eau
10:07qui est juste sur la frontière avec le Pakistan,
10:09qui est le seul port en eau profonde qui donne...
10:11Mais le problème, c'est qu'il aura un problème avec les Indiens,
10:13parce que c'est eux qui ont payé pour le port.
10:14Donc, en fait, il peut faire ce qu'il veut.
10:15Il peut même demander à ses gars d'aller se faire tuer
10:17pour aller choper les 400 kilos au milieu de nulle part.
10:20Ce n'est pas le problème, c'est lui le chef.
10:21Donc, les militaires le feront si on leur en donne l'ordre.
10:25Après, c'est quelle logique il y a derrière ?
10:27Donc, comme il y aura des pertes,
10:28parce que quand on se met sur une île,
10:30ce n'est pas grand une île,
10:32Carg, elle est à 30 kilomètres de l'Iran,
10:34et les autres îles, elles sont à Boumoussa,
10:38elle est à 60 kilomètres,
10:39et les autres, elles sont à 30 ou 20 kilomètres.
10:41Donc, ils vont se prendre des obus sur la figure.
10:44Donc, il faut, quand on fait cette opération-là,
10:47déployer les moyens.
10:48D'abord, un, il faut que les hélicoptères volent
10:50pour ravitailler et emmener les blessés.
10:51Deux, il faut que l'artillerie soit capable de tirer
10:53au-delà des 30 kilomètres pour casser la possibilité,
10:56la menace qui seront sur ou les Marines ou les parachutistes
11:00qui auront saisi les points d'intérêt
11:01que le chef leur aura demandé de saisir.
11:03Ça demande aussi de mettre là, donc,
11:05de l'aviation et de la marine, pour le coup, après,
11:08qui feront ces appuis-là.
11:10L'aviation qui sera mise à soutenir ces opérations au sol
11:13ne sera pas utilisée pour faire le reste des frappes.
11:16Donc, c'est un vrai problème de choix,
11:18de où on met les moyens et de comment on oriente la campagne.
11:23C'est des options qui sont offertes aujourd'hui au président
11:28par le chef d'état-major.
11:29Et qui sont en train de se mettre en place.
11:31Le troisième groupe de Marines, il ne sera pas là avant trois semaines.
11:34Le premier groupe de Marines qui est arrivé,
11:36il y a déjà un de ces bateaux qui est en train d'essayer
11:38de récupérer des munitions à Guam.
11:41Donc, attention, on n'est pas à 48 heures.
11:42C'est pas parce qu'on voit arriver les premiers.
11:45C'est comme on nous disait ça.
11:46Ils ont fini le Venezuela il y a trois mois.
11:48Ils attaquent déjà l'Iran.
11:50Je vous avais dit, attendez, il va falloir redéployer.
11:52Alors, en l'état, il y a combien de parachutistes déjà sur zone ?
11:57Mais attention, ce n'est pas 1 000 parachutistes pour attaquer.
12:00Ces 1 000 parachutistes, c'est ce qu'on appelle le CO.
12:03Donc, ils sont en train de mettre en place le centre de commandement.
12:05C'est les chefs, c'est les transmetteurs,
12:08c'est les gens de ce qu'on appelle les SIC.
12:11Donc, 1 000 parachutistes sur zone pour préparer l'opération.
12:14Et combien de Marines déjà sur zone ?
12:16Sur zone, il y en a 2 200 qui sont en train d'arriver.
12:18Mais en fait, en compagnie de combat,
12:22il y en a 3.
12:22Et là, pour l'instant, il y aura pareil.
12:26La 1st Combat Brigade de parachutistes,
12:29ce n'est pas 1 000 mecs qui vont combattre tout de suite.
12:32Là, pour l'instant, ils ont déployé 1 000 soldats.
12:34À terme, il y en aura 3 000.
12:35Et donc, des compagnies de combat.
12:37Mais pas que des compagnies de combat,
12:38il y a toutes les compagnies de soutien.
12:39Pierre Ménat, vous le sentez capable, Donald Trump,
12:41de passer ce cap ?
12:43S'il le passe réellement et qu'il lance une opération terrestre,
12:46là, la guerre prend une toute autre dimension.
12:48Oui, d'abord, elle va se prolonger.
12:51La semaine dernière, le ministre, le secrétaire d'État, Rubio,
12:56disait qu'on aura fini dans deux semaines.
12:58C'est-à-dire, si on l'écoutait, à la fin de la chaîne,
13:00tout serait terminé.
13:01Ça, évidemment, s'il y a une opération terrestre,
13:03je ne sais pas, je parle sous le contrôle des spécialistes,
13:06ça prendra au moins plusieurs semaines.
13:08Donc, on en a pour...
13:09Je ne sais même pas si le président Trump...
13:10Je ne sais même pas si le président Trump
13:12pourra le 15 mai aller en Chine.
13:13Mais moi, je voudrais revenir sur deux points.
13:15D'abord, un point qui est clair pour nous,
13:17mais peut-être certains de vos téléspectateurs,
13:22quand on leur parle d'invasion terrestre,
13:24ils pensent à la guerre du Golfe ou l'Irak.
13:27Ce n'est pas le cas, naturellement.
13:28Donc, il ne s'agit pas d'une opération terrestre
13:30de grande ampleur sur l'Iran.
13:31Il s'agit des objectifs précis,
13:33des trois objectifs précis que vous avez cités,
13:35mais qui ne prendront pas la forme d'une invasion de l'Iran.
13:40Parce que celle-là, tous les experts s'accordent à dire
13:42qu'il a été impossible.
13:44Deuxièmement, le président Trump,
13:46il doit raisonner par rapport à ses objectifs stratégiques.
13:50Encore faudrait-il les connaître.
13:52Parce qu'en fait, d'une déclaration à l'autre,
13:54ça change un peu.
13:55Donc, aujourd'hui, il nous dit...
13:57Maintenant, c'est débloqué le détroit d'Hormuz.
13:59Le détroit d'Hormuz, si vous voulez,
14:01c'est un peu...
14:01Il faut quand même revenir un tout petit peu en arrière.
14:04C'est un peu paradoxal,
14:06puisque le détroit d'Hormuz, avant la guerre,
14:07il était ouvert, il fonctionnait.
14:08Donc, en fait, c'est...
14:10Oui, c'est pour rouvrir un détroit
14:11qui aurait été fermé par effet de la guerre.
14:16En conséquence.
14:17Deuxièmement, le nucléaire...
14:21On viendra sur le nucléaire dans un instant.
14:23Mais, si vous voulez, il y avait quand même des négociations.
14:25Donc, aujourd'hui, ce que je comprends,
14:27c'est que ce que disent les États-Unis,
14:30enfin, ils ne le disent pas publiquement,
14:32mais en réalité, ces fameuses négociations
14:36pour lesquelles on n'a pas encore de date,
14:37on n'a pas encore de format,
14:40mais il faut comprendre l'idée,
14:41parce qu'on a parlé la semaine dernière d'un plan en 15 points.
14:45En réalité, l'idée, c'est d'avoir un accord sur les têtes de chapitre
14:48qu'on va discuter.
14:49Et les deux mesures d'urgence qui seraient prises,
14:52c'est le cessez-le-feu et la réouverture des droits d'Hormuz.
14:54Mais même ça, c'est très compliqué,
14:56parce qu'ils n'ont pas vraiment d'interlocuteurs côté iranien,
14:59pour en parler.
15:01Donc, ils sont à la recherche,
15:03et les intermédiaires, pour l'instant, n'y arrivent pas.
15:05Avec quelles conséquences, concrètement,
15:08s'ils s'emparent de l'île de Cargues, par exemple ?
15:12Alors, je voudrais rajouter à ce qu'a dit Ulysse,
15:13c'est que le timing est critique aussi pour l'énergie,
15:16parce qu'effectivement, si dans 15 jours,
15:17ce n'est pas débloqué,
15:18là, on va vraiment voir une vraie crise énergétique
15:21telle qu'on n'en a jamais vue, premièrement.
15:22Alors, deuxièmement, sur Cargues,
15:23moi, j'ai une vision un peu différente.
15:25Je pense qu'on essaye de copier, d'imaginer,
15:28de faire une analogie avec ce qui a été fait au Venezuela.
15:30Au Venezuela, il est arrivé, il a changé,
15:32il a pris des flux de pétrole qu'il contrôle.
15:35Il contrôle aujourd'hui les flux de pétrole,
15:36les flux financiers du pétrole,
15:38et donc, il a réussi à mater le régime.
15:41Vous utiliserez le terme que vous voulez.
15:43Par contre, sur carte, ça ne va pas se passer comme ça.
15:45C'est-à-dire que s'il va arriver,
15:46la production, elle ne se fait pas là.
15:48C'est la station-service, comme vous évoquez.
15:50Mais il faut le produire.
15:51Et les Iraniens ne vont pas accepter qu'on produise.
15:54Donc, ils n'ont même pas besoin de bombarder quoi que ce soit.
15:56Il suffit qu'ils coupent la vanne en amont.
15:58Et donc, je ne suis pas sûr.
15:59Alors, effectivement, il peut prendre Cargues.
16:01Ça, je laisse les militaires décider.
16:02Mais au niveau énergie,
16:04je ne suis pas sûr que ça change quoi que ce soit.
16:06Et à mon avis, ça va en plus raréfier l'offre
16:11et donc faire monter les prix.
16:12Enfin, je crois que ce qu'il faut se rendre compte,
16:13c'est que lui, son timing, son urgence,
16:16c'est de faire baisser le pétrole à la pompe aux États-Unis.
16:18Et qu'aujourd'hui, pour le moment,
16:20il ne va que vers le haut.
16:22Augmenter, oui.
16:23C'est tout l'inverse.
16:24Donc, il y a ces options-là.
16:26L'île de Cargues,
16:27les petites îles sur le détroit d'Hormuz.
16:30Et il y a, et on le citait,
16:32les 400 kg d'uranium enrichi.
16:35Potentiellement, une opération commando
16:37pour aller les chercher à la main.
16:39Depuis le début, on évoque cette hypothèse avec vous,
16:42l'eau varinelle.
16:42Et depuis le début, vous nous dites,
16:44franchement, ça me semble très difficilement irréalisable.
16:47Non, mais en plus, si c'est à la main,
16:48autant vous dire que là...
16:51Je n'ai pas à quitter la conversation, j'allais vous dire.
16:55Ce sera mon bras plus de chocolat.
16:56Oui, voilà.
16:57En fait, les bidons,
16:59enfin pardon,
16:59les cylindres dont on a vu certaines photos,
17:01pour s'imaginer,
17:02on est sur des cylindres qui sont spéciaux.
17:06Ils ont, à eux seuls,
17:09celui de 1 mètre dont on a vu quelques photos là,
17:13ils pèsent plusieurs centaines de kilos.
17:16Donc, en fonction de ce que vous mettez dedans,
17:17on est quasiment à plusieurs...
17:20On dit 1,5...
17:21C'est ça, c'est ce qu'on voit à l'antenne, l'eau varinelle.
17:22Exactement.
17:23C'est le UB30,
17:24c'est celui qui a été identifié
17:28par des experts, effectivement.
17:30Écoutez, ce que je peux vous dire,
17:32c'est que pour acheminer ce genre de cylindres,
17:36en condition de paix,
17:39il faut déjà...
17:40C'est industriel.
17:41Donc, il vous faut une grue.
17:43Pour la porter.
17:43Donc, nos forces spéciales,
17:45qu'elles soient américaines, françaises,
17:46ou peu importe,
17:47ce n'est pas avec leurs bras brins musclés
17:48que ça suffira.
17:49Donc, il faudrait déjà,
17:50même en condition normale,
17:52il faut une grue pour sortir ces kilos.
17:53Mais ça, c'est à considérer
17:54qu'effectivement,
17:55nos cylindres soient dans des conditions
17:59de...
17:59Comment dire ?
18:00Intactes.
18:00Je rappelle qu'on parle de sites
18:02qui ont été frappés.
18:03Donc, il y a des risques
18:04qui soient eux-mêmes endommagés.
18:05Donc, un cylindre en bon état,
18:08c'est lent et compliqué à transporter.
18:10Un cylindre,
18:11avec certaines failles
18:13ou endommagées,
18:14ce n'est pas possible.
18:14Il faut le confiner.
18:15Ce confinement demande
18:16d'autres personnes.
18:17On parle d'ingénieurs chimistes,
18:19on parle de toute une organisation
18:21parce qu'ils doivent...
18:22Alors, déjà, eux,
18:22ils doivent être habillés d'une certaine...
18:24Vous savez,
18:25cette fameuse tenue de cosmonaute
18:26qu'on voit avec des casques,
18:27de respiration,
18:28une étanchéité.
18:29Ça permet tout simplement
18:31parce qu'il y a des risques
18:31très clairs
18:32de nuages toxiques.
18:34Et là, on parle d'autre chose.
18:35Donc, vous confinez,
18:36c'est plusieurs heures,
18:38voire plusieurs jours
18:38pour le reconditionner.
18:40Reconditionner,
18:40pardon pour nos téléspectateurs.
18:42L'état actuel,
18:44admettons, encore une fois,
18:46qu'on ait mis la main
18:47sur les cylindres,
18:47parce que c'est encore quelque chose.
18:51Pour changer de cylindre,
18:54il faut transformer la matière.
18:56Donc, en fait, là,
18:57ce serait en gaz,
18:58c'est en poudre.
18:59Il faut la transformer
19:00pour la mettre en gaz
19:01et pour qu'il soit à nouveau
19:03mis dans d'autres cylindres.
19:05Et ça, c'est une mutation chimique
19:07qui prend du temps,
19:08qui demande de l'installation industrielle.
19:09Et donc, vous dites,
19:10en gros, tout ça...
19:12Mis bout à bout.
19:13En fait, en temps de paix,
19:15c'est déjà compliqué.
19:16En temps de guerre,
19:17avec les risques de frappe, etc.
19:19C'est impossible, c'est ça ?
19:20On expose.
19:20Et juste pour terminer,
19:21c'est à condition
19:22qu'on sait où se trouve...
19:24Oui, en plus de ça,
19:25on ne sait pas exactement où il est.
19:26En fait, on peut trouver
19:27100 kilos là,
19:2850 ailleurs,
19:29mais il faut les chercher.
19:30Donc, ce que je veux dire,
19:31c'est que l'idée du RAID rapide
19:33avec des gars à la main
19:34qui viendraient charger
19:35derrière une voiture,
19:36partir,
19:37non, ça, c'est pas de...
19:38C'est pas réaliste.
19:39Vous ramenez autre chose,
19:40mais pas mon uranium enrichi...
19:41Guillaume Ancel, pourtant,
19:42il a l'air d'y croire,
19:43Donald Trump.
19:43Oui, mais c'est pas là-dessus
19:44qu'ont planché les militaires
19:45parce qu'effectivement,
19:46c'est pas faisable.
19:47Par contre,
19:49si vous voulez,
19:49c'est une espèce de...
19:50Dans leur plan,
19:51c'est une espèce de prolongation
19:53des bombardements.
19:53Les bombardements aériens,
19:55ceux de la guerre
19:56du mois de juin,
19:57dites guerre des 12 jours,
19:58ceux qui ont eu lieu
19:59pendant ce mois de bombardement
20:01montrent leurs limites
20:02dès lors qu'on est
20:03sur des installations souterraines.
20:05C'est-à-dire qu'une fois
20:05qu'on a bombardé,
20:06en fait, on sait pas
20:06ce qu'on a détruit à l'intérieur,
20:07sauf à y venir.
20:09Et c'est là où on en vient.
20:10C'est-à-dire,
20:11est-ce qu'on envoie un commando,
20:12mais ça demande
20:13une sacrée sécurisation
20:14du site autour,
20:16en espérant qu'ils trouvent un accès,
20:17parce qu'ils peuvent pas
20:18se transformer en spéléologue,
20:21étant relativement protégés,
20:22parce que ça peut être
20:23dans un atmosphère
20:24extrêmement toxique,
20:25mais ça, ils savent faire.
20:27Et simplement,
20:28qu'ils vont aller voir
20:28ce qui a réellement été détruit
20:30et ce qu'il reste.
20:30S'il reste des choses,
20:32la seule option
20:32qu'ils peuvent jouer
20:33dans ce contexte-là,
20:34c'est de les détruire.
20:35C'est-à-dire,
20:35c'est de les faire exploser.
20:37Voilà.
20:37Sachant que,
20:38ici même,
20:39le directeur de l'AEIA
20:42expliquait que
20:43fabriquer des centrifugeuses,
20:44maintenant que les Iraniens
20:45maîtrisent ce genre de technologie,
20:47ça leur demandera juste
20:48deux ou trois ans
20:49pour le refaire.
20:49Mais ce serait une manière
20:50d'aller s'assurer
20:51qu'une partie du stock
20:53soit détruit,
20:54parce qu'on parle
20:55de 440 kilos,
20:56mais en fait,
20:57l'AEIA est assez,
20:58maintenant,
20:59comment dire,
21:00persuadée
21:01qu'il y a des choses
21:01qui lui ont échappé
21:02dans l'enrichissement
21:04de l'uranium
21:05en Iran,
21:06et que par ailleurs,
21:07ces 440 kilos
21:08ont probablement été dispersés
21:09sur plusieurs sites.
21:10Le fait d'en détruire...
21:11Voire même
21:11à l'étranger ?
21:13Peut-être.
21:14Mais en tout cas,
21:15ce qui est sûr,
21:15c'est qu'ils pourront simplement,
21:17s'il y avait des commandos,
21:18ce serait uniquement
21:19pour aller voir
21:20ce qu'ils découvrent,
21:21ils prendront des images,
21:23bien sûr,
21:23et puis ils détruiront
21:24tout ce qu'ils verront
21:25devant eux,
21:26que ne peuvent pas détruire
21:27les bombardements,
21:28parce qu'encore une fois,
21:29ce sont des installations
21:30souterraines.
21:30Ça ne donnera jamais
21:31la garantie
21:33aux Américains
21:34et en particulier
21:35aux Israéliens
21:36qui se sentent
21:36particulièrement menacés
21:37par ces travaux,
21:38que maintenant,
21:39ils vont pouvoir vivre en paix.
21:40puisque, en fait,
21:41on ne sait pas
21:42combien d'installations
21:43souterraines
21:44les Iraniens disposent.
21:46On n'a pas
21:47les renseignements
21:49pour savoir
21:50quelles installations
21:51les Iraniens disposent réellement ?
21:54On n'a pas
21:55l'information exacte
21:56aujourd'hui,
21:57complète,
21:58de l'endroit
21:59où se trouvent
21:59ces 440 kg
22:01d'uranium enrichi.
22:02On ne sait pas
22:03s'ils sont
22:04dans un seul lieu
22:05ou bien si on a séparé
22:06la quantité en deux.
22:08Est-ce qu'ils sont
22:09toujours à Ispahan
22:10dans les sous-sols
22:11ou est-ce qu'ils ont été
22:12emmenés quelque part ?
22:13On ne sait pas.
22:14Est-ce que,
22:14par exemple,
22:15hypothèse un peu folle,
22:16mais puisque vous êtes
22:17dans les scénarios
22:18de Mission Impossible,
22:19on pourrait dire,
22:20est-ce que, par exemple,
22:22certains de ces bidons
22:25ont été transférés,
22:27envoyés en Corée du Nord,
22:28par exemple,
22:28qui sert un petit peu
22:29de bras logistiques
22:30de l'expérimentation
22:32iranienne ?
22:33Ça paraît
22:34un scénario incroyable,
22:35mais ce n'est pas impossible.
22:37La Corée du Nord
22:37est devenue une forme
22:38d'exemple pour l'Iran
22:39qui dit aujourd'hui
22:40si on avait l'arme atomique,
22:42eh bien,
22:42on ne serait pas en train
22:43de subir une intervention
22:43américaine.
22:44Pourquoi je dis ça ?
22:45Parce qu'aujourd'hui,
22:46il y a deux choses importantes
22:47qui se sont passées à Téhéran.
22:49La première,
22:49c'est que le régime
22:52travaille sur une résolution
22:54qui ferait sortir
22:56le pays du traité
22:57de non-prolifération.
22:59Or, aujourd'hui,
23:00l'Iran est dans le traité.
23:02C'est-à-dire qu'il s'interdit
23:04officiellement
23:04de produire l'arme atomique.
23:06S'il sort du traité,
23:07il n'y a plus
23:07d'engagement international.
23:09On est vraiment
23:09dans un no-man's land
23:10qui autorise tout
23:11et notamment
23:12la fabrication de la bombe,
23:13en tout cas du point de vue iranien.
23:14Donc là,
23:14ils essayent d'en sortir ?
23:15Oui.
23:16C'est le projet...
23:17Donc c'est plutôt mauvais signe ?
23:19C'est très mauvais signe.
23:20Le deuxième mauvais signe,
23:22pendant que le Pentagone
23:23fait ses plans de guerre
23:24et que les généraux
23:25se demandent
23:26si Trump va décider
23:27telle ou telle option,
23:28eh bien,
23:28que font les députés iraniens
23:30qui sont toujours là ?
23:31Eh bien,
23:32ils décident
23:32de préparer une résolution
23:34qui autorise
23:37le péage officiel
23:38de passage
23:39au détroit d'Hormuz.
23:40C'est-à-dire que
23:41le Parlement
23:45mettrait une loi au vote
23:46qui consisterait à dire
23:47qu'à partir de telle date,
23:48tous les bateaux qui passent
23:50devront payer en rial,
23:52cette fois,
23:52pas en yuan chinois
23:53ou en dollar,
23:54mais là,
23:54ce que dit le Parlement,
23:55c'est en rial.
23:55Et pour l'instant,
23:56pour donner un ordre d'idée
23:57à nos téléspectateurs,
23:58c'est de l'ordre
23:59de 2 millions de dollars,
24:00en tout cas.
24:00Voilà,
24:00ça peut aller très haut
24:02et très cher
24:02et c'est vraiment
24:04en fonction
24:05de ce que décide l'Iran,
24:06c'est-à-dire que
24:07c'est plutôt
24:07tous les bateaux
24:08des pays amis
24:09et en tout cas,
24:10surtout pas ceux des ennemis
24:11comme, par exemple,
24:13les Israéliens,
24:14bien sûr,
24:14mais surtout les Américains
24:15et pas les bateaux
24:17européens ou autres.
24:18Donc, vous voyez,
24:18ces deux décisions,
24:19sortir du traité
24:20de non-prenifération,
24:21instaurer un droit de péage
24:22et l'inscrire dans la loi,
24:24ça montre l'état d'esprit
24:25des Iraniens.
24:26Ce qui veut dire,
24:27d'une part,
24:27que du côté iranien,
24:28on n'est pas du tout prêt
24:29à des concessions
24:30et du côté américain,
24:32on n'est pas prêt,
24:32comme l'a dit très justement
24:34Didier tout à l'heure,
24:35on n'est pas prêt
24:35à l'intervention.
24:36On parle du début
24:37du déploiement,
24:38de l'arrivée
24:39de quelques milliers
24:40de soldats
24:40mais qui ne sont pas
24:41demain matin
24:42prêts à foncer sur l'Iran.
24:44Donc, l'opération au sol,
24:45si elle a lieu un jour,
24:46elle n'a pas lieu pour demain.
24:48Par contre,
24:48je crois qu'il faut
24:49s'intéresser à ce qui se passe
24:50entre les pays de la région,
24:52c'est-à-dire l'Arabie Saoudite,
24:54la Turquie,
24:55le Pakistan.
24:55Mais juste avant,
24:56vous disiez l'Iran
24:57qui n'a pas l'air
24:58d'être tellement
24:59dans une volonté
25:01de négocier,
25:02c'est le moins
25:02qu'on puisse dire
25:03et qui emploie d'ailleurs
25:04des codes
25:05qu'on a pu voir
25:07aux Etats-Unis
25:08qui fait sa propagande.
25:10Regardez cette séquence
25:13réalisée avec
25:14l'intelligence artificielle,
25:15évidemment.
25:16Regardez.
26:03L'égo,
26:03symbole du capitaine,
26:04c'est quand même ça que c'est ironique.
26:05Oui,
26:05mais il y a une chose
26:06qui est étonnante,
26:07c'est qu'ils ont déjà intégré
26:08dans cette création vidéo artificielle,
26:11intelligence artificielle,
26:12l'image de l'avion Hawax,
26:14de renseignement américain,
26:15qui...
26:15On va vous la montrer,
26:16cette image.
26:17Donc ça veut dire
26:18qu'ils vont très vite,
26:18les Iraniens,
26:19et ils ont des ingénieurs
26:20capables de faire
26:21tout un tas de réalisations
26:23et puis pour le problème,
26:24ce n'est pas très agréable.
26:25Alors attendez,
26:26peut-être qu'on peut décrire
26:27ce qu'on voit à l'antenne.
26:29Didier,
26:31ça c'est un avion,
26:32donc un avion Hawax,
26:34américain,
26:35qui a été frappé
26:37sur la base,
26:37une base aérienne américaine,
26:40en Arabie Saoudite,
26:41c'est ça ?
26:41C'est un tir
26:45qui a été réalisé
26:46le 28 mars dernier.
26:48Ce qui est embêtant
26:49dans cette affaire,
26:51c'est que ça montre
26:52en fait
26:55la montée de capacité
26:57de ciblage
26:58de l'Iran
26:58depuis 15 jours.
27:01Depuis une quinzaine de jours,
27:02que ce soit sur ce...
27:03Pourquoi on dit ça
27:04sur cet avion ?
27:05Cet avion-là,
27:06d'abord,
27:07est un avion très particulier
27:08puisque c'est un avion
27:11qui permet de faire...
27:12C'est un radar volant
27:12qui est aussi un poste
27:13de commandement en vol.
27:15D'abord,
27:16ils en ont très peu,
27:16les Américains,
27:17donc c'est un élément sensible.
27:19Et surtout...
27:20Ils en avaient 16 en tout,
27:21ils en ont plus que 15 donc.
27:23Si ça fait un mois...
27:25Il y en a 8 en activité
27:27et 6 sur place,
27:28donc ça fait 5 maintenant.
27:29Non, en tout,
27:30c'est 16 les Américains.
27:31Oui, mais en activité,
27:32il y en a 8 sur la zone.
27:33Il n'y en a pas beaucoup,
27:34il y en a encore un mois.
27:35Mais ce qui est déjà faible,
27:37c'est déjà pas beaucoup.
27:38Le truc qui est embêtant
27:39dans cette affaire,
27:40honnêtement,
27:41c'est que cet avion-là
27:42n'était pas en permanence
27:44sur cette base
27:45et qu'il n'était pas garé
27:46sur un endroit où était...
27:48Parce que là, en fait,
27:49il est entre deux pistes
27:51sur un runway,
27:52à un endroit
27:53où il n'était pas là
27:54depuis longtemps
27:54et où il n'était pas régulièrement.
27:56Et alors qu'il y a
27:58des KC-135
27:59qui sont sur un parking
28:00plus loin
28:01et qui sont là régulièrement,
28:03donc qui avaient déjà été frappés.
28:04Ce qui veut dire
28:05que les Iraniens
28:07ont eu un renseignement
28:08assez dynamique
28:09pour pouvoir frapper
28:12dans un tempo intéressant
28:14et avec des coordonnées précises.
28:16Ça peut être qui,
28:16les Russes,
28:17les Chinois ?
28:17Et aujourd'hui,
28:20l'hypothèse principale
28:21qui est faite
28:23par tous les pays de la région
28:24et par les Occidentaux,
28:26c'est que c'est les Russes
28:27qui leur donnent aujourd'hui
28:27un renseignement électromagnétique
28:29qui leur permet
28:30de localiser rapidement
28:31et que les Chinois
28:32leur fournissent
28:33des images
28:34qui leur permettent
28:34de faire du bilan d'action
28:35puisque rapidement derrière,
28:38des images extrêmement précises
28:39sorties d'une constellation chinoise
28:41leur permettent de savoir
28:43quel est le résultat
28:43de leur frappe.
28:44Et on se souvient
28:44des mots quand même
28:45de Sergei Lavrov jeudi dernier
28:46qui disait évidemment,
28:47alors oui,
28:48on fournit des armes,
28:49mais évidemment,
28:49on ne fournit pas
28:50de renseignements.
28:51C'est un prêté
28:52pour un rendu
28:52parce qu'il y a deux ans,
28:54les Ukrainiens ont détruit
28:55grâce à du renseignement américain
28:57le strict équivalent
28:58qu'on appelle le A-50
28:59chez les Russes
28:59qui est exactement un AWACS
29:01dont les Russes disposent
29:03de très peu d'exemplaires
29:04qui étaient morts de rage
29:05parce que l'avion était
29:06à 1500 kilomètres
29:07donc réputé inatteignable
29:09et les Ukrainiens
29:11avaient réussi à l'atteindre
29:12parce que les Américains
29:13avaient fourni les données
29:14de trajectoire,
29:17c'est-à-dire la route
29:17qu'il fallait prendre
29:18pour pouvoir atteindre
29:19ce mainstay.
29:20Et les Russes
29:22avaient vraiment été gênés,
29:23ils avaient très bien compris
29:23que c'était les Américains
29:24qui fournissaient des infos
29:25tout en leur disant
29:26qu'ils n'aidaient pas
29:27bien sûr les Ukrainiens
29:28à faire cela
29:29et donc ça,
29:30ça ressemble un peu
29:31à la monnaie de la pièce.
29:32Vous savez,
29:32nous aussi on peut aider
29:34les Iraniens
29:35et ça fait mal
29:36quand on voit un AWACS
29:37ça vaut entre 500 millions
29:38et 1 milliard
29:38selon les dernières versions
29:40d'électronique
29:41qui sont installées à l'intérieur
29:42partir en fumée
29:43comme celui-ci.
29:44Maintenant,
29:44ce n'est pas ça
29:45qui justifie
29:46que Trump veuille lancer
29:48d'autres offensives.
29:50c'est plutôt le fait
29:51qu'aujourd'hui,
29:52réellement,
29:53au bout de 5 semaines
29:53de frappe aérienne,
29:55il est dans une forme
29:56d'impasse militaire
29:57parce que son objectif
29:59c'était de mettre à terre
30:00le gouvernement
30:01des gardiens de la Révolution
30:03et les gardiens de la Révolution
30:04montrent hélas
30:05que chaque jour
30:06ils ont une capacité
30:07de riposte
30:07qui n'est peut-être pas gigantesque,
30:09peut-être qu'ils sont
30:10au bord du gouffre eux-mêmes
30:11mais le problème
30:12c'est qu'aujourd'hui
30:13ça va riposter tous les jours
30:14et aujourd'hui
30:15il y a un cran
30:16qui a été franchi
30:17dans cette guerre,
30:18c'est le fait
30:19que les Iraniens
30:19aient frappé
30:20une usine
30:21de dessalement d'eau
30:22au Koweït
30:23qui là à mon avis
30:24est une véritable escalade
30:25parce que
30:25c'est plus un enjeu économique
30:27c'est quasiment
30:28un enjeu de survie
30:29pour la population
30:30dans le Golfe.
30:31Pierre Ménat là-dessus,
30:32un mois plus tard,
30:33plus d'un mois plus tard,
30:34l'Iran qui montre toujours
30:36de sacrées capacités
30:37de riposte,
30:37symboliquement,
30:38c'est quand même pas rien
30:39les images qu'on voit là.
30:40Non mais d'ailleurs
30:42d'une certaine manière
30:42le président Trump
30:44l'a reconnu
30:45en disant
30:46ils sont astucieux,
30:47ils sont forts,
30:48il l'a reconnu.
30:50Par ailleurs,
30:51n'oublions pas que
30:51si vous vous souvenez
30:53du tout premier discours
30:54du président Trump
30:55la nuit du 27 au 28 février,
30:59le discours avec la casquette,
31:01en fait,
31:02il avait dessiné
31:03un plan
31:03tout à fait différent.
31:05Il avait dit
31:05on va d'abord frapper
31:06puis ensuite
31:07il y aura une phase
31:07où les Iraniens vont sortir
31:09et se révolter
31:09et cela aboutira
31:11au changement de régime.
31:12aujourd'hui,
31:13vous avez vu
31:13ce qu'a dit
31:14le président Trump,
31:15il a dit
31:15le changement de régime
31:16a eu lieu.
31:16Oui.
31:17A eu lieu.
31:18Pourquoi ?
31:20A priori,
31:20si vous voulez,
31:21ça paraît curieux,
31:22en réalité,
31:22ce qu'il veut dire
31:23c'est qu'on a
31:24coupé la tête du régime.
31:25Un régime nouveau
31:26et plus raisonnable.
31:27Voilà, plus raisonnable.
31:28Là, je prends
31:28les deux décisions
31:29mentionnées par Ulysse Gosset
31:31qui montrent
31:32qu'il n'est pas
31:32tellement raisonnable
31:33parce que le TNP
31:35c'est une position
31:36de traiter
31:37de non prolifération.
31:38C'est un changement de position.
31:39Jusque-là,
31:39ils avaient toujours dit
31:40c'était peut-être
31:40sans doute pas vrai
31:41mais ils avaient toujours dit
31:42nous restons
31:44membres de ce traité
31:44et nous ne voulons pas
31:47acquérir l'âme nucléaire.
31:48Deuxièmement,
31:49il y a un point
31:49sur le D3 d'Orbus
31:51il y a un point
31:52qu'on ne mentionne pas
31:53du tout d'ailleurs
31:54je trouve
31:55c'est que c'est
31:55complètement contraire
31:57le blocage
31:58et le péage
31:58sur le D3
31:59sont complètement contraires
32:00au droit international.
32:01Vous me direz ?
32:02Oui, mais alors
32:02le droit international
32:03n'a plus tellement de sens
32:05malheureusement aujourd'hui.
32:06Peut-être qu'à cette occasion
32:07on peut se rappeler
32:08qu'il a quand même
32:09un intérêt
32:09le droit international.
32:11Oui, oui,
32:12moi je n'appelle pas ça
32:13un péage officiel
32:13mais j'appelais cela
32:14une rançon
32:15et finalement
32:162 millions de dollars
32:18ce n'est pas si cher que ça
32:20parce que
32:20dans un gros pétrolier
32:22vous avez 2 millions de barils
32:23donc ça fait
32:231 dollar par baril
32:24donc
32:26beaucoup d'armateurs
32:27seront prêts à le payer
32:28même si c'est une rançon
32:29malheureusement.
32:31A l'instant
32:32alors pardon Élise
32:32mais déclaration
32:33du premier ministre israélien
32:35Benyamin Netanyahou
32:36qui estime que
32:37le pouvoir iranien
32:38finira par s'effondrer
32:39de l'intérieur
32:39je pense que ce régime
32:40va s'effondrer de l'intérieur
32:41mais pour l'instant
32:42à ce moment même
32:43ce que nous faisons
32:43c'est simplement
32:44altérer leur capacité militaire
32:45leur capacité balistique
32:47leur capacité nucléaire
32:48et aussi les affaiblir
32:49de l'intérieur
32:50c'est intéressant
32:51c'est intéressant quand même
32:51ce qui se passe
32:51il y a Netanyahou
32:53qui nous dit
32:55le pouvoir iranien
32:56finira par s'effondrer
32:57de l'intérieur
32:57et en même temps
32:58Donald Trump
32:58qui dit
32:59le régime
33:01ce régime
33:02avec qui je discute
33:03est plus raisonnable
33:04ce régime là est nouveau
33:05il cite même d'ailleurs
33:06le président du parlement
33:07pour la première fois
33:08Galibaf
33:09avec qui il discute
33:10directement
33:12ils sont pas sur la même ligne
33:13non mais
33:14effectivement
33:15ce discours du premier ministre
33:17Netanyahou
33:17est très important
33:18parce qu'il dit ce soir
33:19nous avons atteint
33:21plus de la moitié
33:22de nos objectifs
33:22plus de 50%
33:24on n'est pas à 90%
33:25on n'a pas
33:26on n'a pas terminé
33:27le job
33:28entre guillemets
33:29il est beaucoup plus
33:30je dirais prudent
33:32et réaliste
33:33que Donald Trump
33:34sur les capacités
33:35donc du régime iranien
33:36de survivre
33:37alors il dit aussi
33:38effectivement
33:38le régime
33:39finira par s'effondrer
33:40de l'intérieur
33:40ça c'est la stratégie israélienne
33:42on va bombarder
33:44on va toucher
33:44tous les sites sensibles
33:46de l'état
33:46des militaires
33:47des gardiens
33:48et à un moment donné
33:49ça va casser
33:49et ça va s'effondrer
33:50ça c'est la volonté israélienne
33:52mais on n'y est pas
33:53visiblement
33:54on est à plus de 50%
33:55ce qui est déjà
33:57considérable
33:57s'ils ont effectivement
33:58détruit plus de 50%
33:59des capacités militaires
34:01industrielles
34:02technologiques
34:02et nucléaires
34:03de l'Iran
34:03c'est énorme
34:06ils ont bombardé
34:07beaucoup de sites nucléaires
34:08ils ont déjà fait en juin
34:10non mais s'il le dit
34:11je trouve que
34:12le niveau
34:13de réussite
34:14entre guillemets
34:15d'objectif atteint
34:16est très important
34:17et en même temps
34:18insuffisant
34:19donc ça veut dire
34:19je vais continuer la guerre
34:21et donc
34:21il est dans une posture
34:23très différente
34:24de celle de Donald Trump
34:24qui considère que lui
34:25il a déjà gagné
34:27le régime
34:27a été
34:29a changé
34:30a été éradiqué
34:30puisqu'on a supprimé
34:31toutes les anciennes têtes
34:32il y en a de nouvelles
34:33avec lesquelles on peut s'entendre
34:34donc on est vraiment
34:36dans deux discours différents
34:37est-ce qu'il y a deux stratégies différentes
34:39on va le voir
34:39parce que s'il y a opération au sol
34:42ça peut durer encore longtemps
34:44parce que comme disaient
34:45les experts militaires
34:47prendre l'île
34:48quelle qu'elle soit
34:48c'est possible
34:50c'est peut-être dangereux
34:51risqué
34:51mais c'est possible
34:52par contre il faut y rester
34:53et Trump
34:54qui n'est pas idiot non plus
34:55a dit
34:56Carg
34:57j'y pense depuis toujours
34:58il dit même
34:59qu'il en a parlé
34:59lors de son premier mandat
35:00en disant
35:01il faudrait prendre Carg
35:03et même avant encore
35:04et même avant
35:04effectivement
35:04on a vu les archives
35:05circuler de vie
35:06en 4 ans
35:06il sait que
35:07c'est un objectif
35:09qui est intéressant
35:10et important
35:11mais une fois qu'on y est
35:12qu'est-ce qu'on fait
35:12on reste combien de temps
35:14justement
35:14est-ce qu'on attend
35:15que les Iraniens nous bombardent
35:16ou est-ce que
35:17oui
35:18donc
35:18il est en train
35:20vraiment de peser
35:21le pour et le contre
35:22et peut-être
35:23de nous surprendre
35:24alors est-ce qu'il va nous surprendre
35:25avec une opération
35:26de type James Bond
35:27pour récupérer
35:28les 440 kilos
35:30ça c'est vraiment
35:31la question
35:31à un milliard de dollars
35:33mais je pense
35:34que sa décision
35:34n'est pas prise
35:35il va attendre
35:36de voir comment
35:36les choses évoluent
35:37et puis il va attendre
35:38aussi de voir
35:39et j'insiste
35:40parce que ça a quand même lieu
35:42où vont le mener
35:43ou pas
35:43des négociations
35:44alors on peut se dire
35:45que le régime iranien
35:46n'a pas envie de négocier
35:47au fond
35:48puisqu'il veut sortir
35:49du traité
35:49de non-prolifération nucléaire
35:50puisqu'il veut
35:51faire instaurer
35:52un droit de péage
35:53mais en même temps
35:53c'est une manière
35:55de faire monter
35:55les enchères
35:57et d'arriver
35:57à la table de négociation
35:58en disant
35:58voyez
35:59voilà ce qu'on peut faire
36:00ou bien on peut s'arranger
36:00est-ce qu'il est bien conseillé
36:01Donald Trump
36:04qui le conseille réellement
36:05et est-ce qu'il est bien conseillé
36:07la difficulté
36:08la difficulté c'est que
36:08comme Benyamin Netanyahou
36:10il écoute très peu
36:11ses conseillers
36:12en particulier
36:13ses conseillers militaires
36:14là typiquement
36:14le message de Benyamin Netanyahou
36:16on sent le message
36:17de son chef d'état-major
36:18qui a toujours été
36:19un homme très raisonnable
36:21et qui dit
36:21depuis le début
36:22ce qu'on fait
36:22avec nos bombardements
36:24c'est affaiblir
36:25le régime iranien
36:25on n'a jamais su
36:27avec des bombardements aériens
36:29renverser un pouvoir
36:29et Netanyahou
36:31commence à l'écouter
36:32pourquoi ?
36:32parce qu'il commence
36:33à être très critiqué
36:34au sein d'Israël
36:35autour du nombre de guerres
36:36qu'il mène en même temps
36:37et puis du fait
36:38qu'il en profite
36:39pour camoufler
36:39des opérations
36:40complètement indignes
36:41notamment en Cisjordanie
36:42et même son chef d'état-major
36:43se révolte contre
36:44il dit non non attendez
36:45là ce qu'on fait
36:46si on continue
36:47on affluit le régime
36:49est-ce qu'il va pour autant
36:51s'effondrer ?
36:52ça c'est un message
36:53de Benyamin Netanyahou
36:54à son ami Donald Trump
36:55dire si tu t'arrêtes maintenant
36:56parce que c'est ce que veut faire
36:58Donald Trump
36:58c'est s'arrêter le plus vite possible
37:00en disant
37:00j'ai gagné
37:01et soit réellement remplacé
37:02pour Trump
37:03je vais reprendre ces mots
37:05c'est une espèce d'excursion
37:07dont
37:08lui dit une petite excursion
37:09voilà
37:09je vais peut-être mettre fin
37:11à notre petite excursion
37:12en Iran
37:13alors que c'est une guerre
37:14et on a l'impression
37:15qu'il est dans la confusion
37:16la plus totale
37:17avec Trump
37:18on a quand même souvent
37:19l'impression d'être
37:20d'une tout dedans
37:20d'une grande confusion
37:21Pierre Ménat
37:22oui alors
37:22d'abord sur les conseillers
37:23de Trump
37:24donc
37:25si je compare
37:26Trump 1 et Trump 2
37:28Trump 2
37:29a décidé
37:30qu'il voulait avoir
37:31des conseillers
37:31qui lui feraient plaisir
37:32qui lui diraient
37:34ce qu'il a envie d'entendre
37:35il y a une exception
37:36c'est Marco Rubio
37:37qui est à la fois
37:38chef de la diplomatie
37:39oui
37:40secrétaire d'état
37:41chef de la diplomatie
37:41mais est en même temps
37:42son conseiller
37:43pour la sécurité nationale
37:44donc
37:45il a un rôle important
37:47mais visiblement
37:48il y a des désaccords
37:49deuxièmement
37:49alors effectivement
37:50sur ce que dit
37:52le Premier ministre israélien
37:53sur l'effondrement du régime
37:54de toute façon
37:54c'est ce qu'il a toujours dit
37:56maintenant il faut se demander
37:57puisqu'on est
37:58bien obligé de le faire
37:59il faut se demander
38:00comment un régime
38:01peut s'effondrer
38:02parce qu'on a déjà vu
38:03des régimes prendre fin
38:04et il faut se demander
38:05comment ils peuvent s'effondrer
38:06donc il n'y a pas tellement
38:07de manières
38:08il n'y a que trois manières
38:09soit une offensive massive
38:11de terrestre
38:11comme en Irak 2003
38:14soit une révolte populaire
38:16mais bon
38:17on aurait-elle les moyens
38:19soit des dissensions
38:20internes
38:20donc tout ça
38:22peut prendre du temps
38:22si vous voulez
38:23quand on dit
38:23il va s'effondrer
38:24c'est possible
38:24et c'est souhaitable
38:25mais en combien de temps
38:26est-ce que c'est en six semaines
38:27six mois, six ans ?
38:28L'Ovarinelle ?
38:29Oui peut-être
38:30sur ce qui a été dit
38:32sur le devenir
38:33ou ce qu'est
38:35où peuvent se trouver
38:36les kilos d'uranium
38:37je tiens à préciser
38:38que
38:40les Etats-Unis
38:41avaient sollicité
38:42la Russie
38:43et la Chine
38:44pour leur demander
38:45s'ils pouvaient accueillir
38:46ces kilos d'uranium
38:46ils ont répondu non
38:48pourquoi ?
38:48parce qu'en fait
38:49dès lors que cet uranium
38:50est déclaré à la UA
38:51ça appartient
38:52souverainement à l'Iran
38:53et le fait de le prendre
38:54constitue un vol
38:55officiellement
38:56donc en fait
38:56les Russes et les Chinois
38:57ne voulaient pas
38:57se rendre complices
38:58d'accueillir une matière
39:00qui elle-même
39:00serait contestée
39:01comme volée
39:02par leurs alliés
39:02mais par contre
39:03ce qui est intéressant
39:04le seul pays
39:05qui est sorti du TNP
39:06c'est la Corée du Nord
39:08qui a participé
39:09à un appui stratégique
39:12auprès de l'Iran
39:13donc vous croyez
39:13en la théorie
39:14d'Ulysse Gosset
39:16potentiellement
39:17l'uranium enrichi
39:18le Shahab et le Nord
39:19donc tout à fait
39:20mais aussi sur la partie nucléaire
39:21la Syrie
39:22le site Syrien Al-Kibar
39:24a été potentiellement
39:25aidé par la Corée du Nord
39:26donc la Corée du Nord
39:27sur le Moyen-Orient
39:28et le nucléaire
39:28ne sont pas innocents
39:30et ce que je veux dire
39:30ça reste quand même
39:31une porte ouverte
39:32notamment sur les essais
39:33où on sait
39:34il y a plusieurs sources
39:35qui le disent
39:35que l'Iran
39:36et la Corée du Nord
39:37partagent des informations
39:38On parlait à l'instant
39:40de tous ces fronts
39:41ouverts par Tsa
39:42et par les Israéliens
39:43l'autre front
39:45c'est au Liban
39:45où l'on va aller retrouver
39:47tout de suite
39:47notre journaliste
39:48Nicolas Kouadou
39:49bonsoir Nicolas
39:52on a annoncé
39:53on a appris aujourd'hui
39:54la mort de
39:54deux nouveaux casques bleus
39:55dans le sud du Liban
39:56où les frappes continuent
40:00Oui absolument
40:01deux nouveaux casques bleus
40:01de nationalité indonésienne
40:03donc qui ont été
40:04tués aujourd'hui
40:05dans le Liban
40:06la finule ne précise pas
40:07qui les a tués
40:09elle explique
40:09qu'elle va mener
40:10une enquête
40:11mais ça fait déjà
40:12trois casques bleus
40:13qui ont perdu la vie
40:14depuis hier
40:14puisque hier soir
40:16c'était aussi
40:16un soldat indonésien
40:18qui a été tué
40:19pour celui d'hier soir
40:21si l'on en croit
40:21la presse locale
40:22l'enquête est toujours en cours
40:23bien sûr
40:23il pourrait s'agir
40:25d'un tir israélien
40:26mais ce ne sont pas
40:27les seuls incidents
40:29entre la finule
40:30dans le sud du Liban
40:31on a notamment
40:32ces informations
40:33qu'on peut dévoiler
40:34aujourd'hui
40:34vous savez qu'il y a
40:35beaucoup de soldats français
40:36déployés dans le sud Liban
40:37dans le cadre
40:38de cette mission
40:38de maintien de la paix
40:40des Nations Unies
40:41il y a eu trois incidents
40:42trois incidents
40:43donc samedi
40:44qui ont concerné
40:45des soldats français
40:47le premier
40:47samedi matin
40:49le général français
40:50qui commande
40:51le contingent français
40:52justement
40:52à la finule
40:53était en train
40:54de revenir
40:55vers la base de Nakoura
40:56dans le sud-ouest du pays
40:57en pleine zone rouge
40:58depuis Beyrouth
40:59lorsque son convoi
40:59a été arrêté
41:01par des soldats israéliens
41:02qui l'ont mis en joue
41:03et lui ont intimé
41:04je cite
41:04de dégager
41:05un petit peu plus tard
41:06dans la journée
41:07c'était un convoi
41:08de ravitaillement
41:09de la finule
41:10et également
41:10avec des soldats français
41:12qui a fait l'objet
41:14de tirs
41:14de semences
41:15de la part
41:15de l'armée israélienne
41:16une fois encore
41:16il n'y a pas eu de blessés
41:17mais une balle
41:19est venue se loger
41:19dans un véhicule
41:20troisième incident
41:21toujours samedi
41:22un petit peu plus tard
41:23dans la journée
41:25c'est un char israélien
41:26Merkava
41:26qui a tiré
41:27à 15 mètres
41:28seulement
41:29d'un officier français
41:31également
41:31qui était allé
41:32rendre visite
41:33à un contingent
41:34des soldats
41:34alors ce sont
41:35des incidents
41:35extrêmement graves
41:36qui se sont déroulés
41:38certes il n'y a pas eu
41:38de blessés
41:39mais ça démontre bien
41:40la tension croissante
41:41dans cette zone
41:41du sud du Liban
41:42merci Nicolas
41:43avec Théo Touchet
41:44d'un mot
41:45Ulysse
41:46une information
41:46oui ce sont des incidents
41:48qui sont jugés
41:49gravissimes
41:50par la France
41:50qui a décidé
41:51de saisir
41:52le conseil de sécurité
41:53des Nations Unies
41:53sur le Liban
41:54pas simplement
41:55sur la finule
41:56mais compte tenu
41:56de tous ces incidents
41:57et du fait que l'armée israélienne
41:59prépare une intervention terrestre
42:01qui a déjà commencé
42:01mais qui pourrait se terminer
42:02par une occupation
42:04ou une invasion terrestre
42:05comme ça a déjà été
42:06le cas dans le passé
42:08inquiète évidemment
42:08la France
42:09mais aussi bien sûr
42:11ses alliés européens
42:12voilà ce qu'on pouvait donc dire
42:13sur la situation
42:15iranienne et au Liban
42:16en l'occurrence
42:17c'est que l'armée est
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