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  • il y a 10 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00On revient évidemment à la guerre en Iran ce soir. Dans un instant, les redoutables tigres français pourraient aider à
00:05sécuriser l'étroit d'Ormou.
00:06Ce sont des hélicoptères. Nos hélicoptères, on vous dira comment dans une seconde. Les Iraniens, eux, on le verra.
00:10Et puis là où ça fait mal, ils menacent ce soir de pousser l'enrichissement de leur uranium jusqu'à
00:1490%.
00:16Exactement ce qu'il faut pour avoir la bombe nucléaire. Est-ce que c'est crédible ou pas ? On
00:19verra ça.
00:20Mais d'abord, vous le savez, et c'est l'une des images de la journée, l'une des images
00:23de la soirée,
00:24la voici, Donald Trump, qui a quitté la Maison Blanche tout à l'heure pour se rendre du côté de
00:29la base d'Andrews,
00:30prendre Air Force One pour aller vers la Chine.
00:33Rencontre prévue demain, après-demain et vendredi avec Xi Jinping.
00:37Mais juste avant de partir, Trump, cravate jaune, vous le voyez, a voulu faire passer un message à distance à
00:43Xi Jinping.
00:44Message très simple. Nous n'avons pas besoin, nous Américains, des Chinois pour débloquer la situation en Iran.
00:53Tout d'abord, nous allons beaucoup parler de l'Iran.
00:57Et je pense que Xi Jinping fait du très bon boulot.
01:00La Chine a beaucoup de pétrole qui vient de cette zone.
01:03Nous, nous n'avons pas de problème.
01:08Mais c'est un ami. C'est une personne avec qui nous nous entendons bien.
01:12Donc nous allons voir. Il va y avoir de bons résultats.
01:16Ça va être une très bonne visite et de très bonnes choses vont se passer.
01:20Vous pensez qu'il a besoin d'intervenir en Iran ou de vous aider ?
01:23Non, je ne pense pas. Nous n'avons pas besoin d'aide.
01:27Nous allons gagner d'une manière ou d'une autre, avec la manière douce ou autrement.
01:32Ah, on reviendra là-dessus, la manière douce ou autrement,
01:34parce que les Américains ont une nouvelle idée d'opération avec un nouveau nom.
01:37On en parlera dans un instant avec Lisa Hadev.
01:39On accueille Jérôme Clech. Bonsoir Jérôme, merci d'être là.
01:42Consultant défense ici à BFM TV.
01:43On accueille Sergei Gironov. Bonsoir Sergei, qui s'est changé.
01:46L'ancien officier du renseignement du KGB.
01:48Il n'y a plus la cravate de tout à l'heure. Il était bien la cravate tout à l
01:50'heure.
01:50Non, ce n'est pas grave.
01:52Didier François, Elsa Vidal, Elisa Hadev avec moi.
01:56Jérôme Clech. Le message, il est très simple pour Trump ce soir à Xi Jinping.
01:59À quelques milliers de kilomètres de distance.
02:00Je n'ai pas besoin de toi.
02:02Il fanfaronne parce qu'il ne peut pas y aller quand même dans une situation où il se mettrait en
02:06situation d'infériorité.
02:08Or, effectivement, on sait bien que l'Iran a des liens très étroits avec la Chine.
02:13On sait bien aussi que la Chine soutient indirectement l'Iran dans ce conflit.
02:17Et on sait bien que la Chine aurait un pouvoir d'influence considérable.
02:20Évidemment que Donald Trump ne va pas se mettre à genoux en pliant Xi Jinping de parvenir à un accord
02:25auquel il n'est pas parvenu depuis 15 jours.
02:27Parce que depuis 15 jours, il fait des ronds dans l'eau.
02:30La situation tourne en rond.
02:32Ça marque le pas.
02:33Et on voit bien qu'il y a d'un côté la tentation militariste pour aller plus loin dans ce
02:38qui n'a déjà pas marché aujourd'hui.
02:40Avec, souvenez-vous, il y a une semaine, on disait, tiens, il y a une possibilité dans les trois hypothèses
02:46du Pentagone
02:46qui tente une action limitée au niveau du détroit d'Hormuz pour le débloquer.
02:50Mais ce serait exposer ces bateaux immédiatement au feu iranien.
02:54Et évidemment, c'est ce qui s'est produit.
02:55Et l'opération Project Freedom a immédiatement été suspendue.
02:59Parce que le coût allait être extrêmement important pour des avantages, en fait, minimes.
03:03Parce que la confiance n'a pas été restaurée.
03:05Alors, si la confiance n'est pas restaurée, ce détroit ne peut pas être débloqué.
03:09Et donc, il revient aux négociations avec des possibilités qui sont finalement beaucoup moins intéressantes
03:15que ce qui est avant le 28 février.
03:17Et donc, finalement, comme ça, il oscille d'une tentative d'accord qui n'aboutit pas à des rhodomontades militaires
03:23qui, quelque part, ne sont pas suivis des faits de montagne.
03:25– Mais pardon, vous dites Trump n'allait pas se mettre à genoux avant d'arriver en Chine.
03:30Très bien.
03:30Il a quand même dit plusieurs fois ces dernières semaines qu'il avait besoin d'aide.
03:35que les alliés de l'OTAN, qu'un certain nombre de pays auraient pu venir aussi prêter main forte
03:41pour régler ce qui se passe du côté du détroit d'Hormuz.
03:45– On a entendu, peut-être écouté, différent Donald Trump.
03:49Parce que moi, j'ai entendu celui qui a dit
03:51« Oh, les Européens ne sont pas venus. »
03:52Mais de toute façon, je n'en ai pas besoin d'eux.
03:54– Oui, mais avant ça, il avait dit « Mais pourquoi vous ne venez pas ? »
03:56– Oui, mais je n'en ai pas besoin d'eux.
03:58– Oui, d'accord, mais bon.
03:58– Voilà, c'est exactement ça.
04:01Et donc, ça, il a dit par rapport à ses alliés, par rapport à ses partenaires.
04:05La Chine, vous connaissez très très bien la stratégie américaine
04:09qui a été publiée par Trump.
04:10La Chine, c'est un ennemi.
04:13Au moins, si ce n'est pas un ennemi direct, c'est un ennemi potentiel.
04:17Et donc, il ne va pas quand même supplier à genoux,
04:19je suis absolument d'accord avec Jérôme, son ennemi de l'aider.
04:23Donc, au contraire, en fait, il va en parler.
04:27D'abord, je suis persuadé, et ça, je l'ai dit tout à l'heure sur le plateau,
04:31que le sujet principal, ça ne va pas être l'Iran.
04:35Ça va être l'économie.
04:36Ça va être les relations économiques avec la Chine.
04:39C'est pour ça qu'il a amené 17 grands patrons avec lui.
04:43Il va discuter des tarifs, etc.
04:45Et puis, sur un coin de table, il va leur dire « Mais écoutez… »
04:49– Au fait.
04:49– En fait, mais vous, vous êtes perdant dans cette histoire.
04:53Pourquoi ne me faites rien ?
04:54Pourquoi vous n'appuyez pas sur les rangs ?
04:57Parce que s'ils bloquent, c'est votre pétrole qu'ils bloquent.
05:01Et donc, c'est vous qui…
05:02Moi, je m'en fous.
05:03Vous avez entendu, il y a deux jours,
05:05il a dit « Nous, on est aux États-Unis, nous, on n'est pas bloqués. »
05:09Bon, il y a un tout petit feu de prix qui monte,
05:10il y a un peu d'inflation qui monte.
05:12D'ailleurs, Elisa, tout à l'heure, vous voulez me poser la question sur l'inflation.
05:17Mais nous, aux États-Unis, on s'en fiche parce qu'on a la possibilité de réguler.
05:22Et vous avez entendu, depuis deux semaines, à chaque fois aux États-Unis,
05:27il intervient et dit « Ne vous inquiétez pas, les prix vont baisser dès que… »
05:31– Il l'a redit tout à l'heure, je pensais que ça allait monter encore beaucoup plus haut.
05:34– Et ils baisseront beaucoup plus bas.
05:35– Et ils baisseront beaucoup plus bas.
05:36– Historiquement bas.
05:37– Oui, évidemment.
05:38– Parce que je suis le meilleur président des États-Unis.
05:40– On verra dans une seconde quand même si cette rencontre à venir
05:44entre Xi Jinping et Donald Trump peut changer le cours de cette guerre.
05:47D'abord, je fais une espèce de fiche d'identité,
05:49de guide de voyage pour Trump en Chine.
05:51Regardez à quoi ça va ressembler ce soir, je vais aller au mur d'images.
05:54Cette visite de Donald Trump qui a donc quitté tout à l'heure la base d'Andros,
05:56vous le disiez, direction Pékin, avec notamment un arrêt du côté d'Ankorej en Alaska.
06:02Normalement, ça va apparaître sur cet écran, regardez, c'est magique.
06:04La voici au même moment où la lumière va pouvoir s'allumer.
06:07Ici, voilà la lumière.
06:09Direction Pékin, donc durée trois jours.
06:10C'est le premier déplacement d'un président américain en Chine depuis 2017.
06:14Sergei le disait, il emmène Donald Trump, plusieurs patrons dans ses bagages.
06:17On va forcément parler d'économie.
06:19Il y a 17 patrons et pas des moindres.
06:21Elon Musk, Tesla, SpaceX, Tim Cook, le PDG d'Apple et Ortberg, le PDG de Boeing.
06:27Quel programme ?
06:29Un banquet, visite du Temple du Ciel à Pékin
06:31et évidemment plusieurs rencontres prévues avec Xi Jinping.
06:34Les enjeux, la Chine peut-elle être médiatrice avec l'Iran ?
06:39Évidemment, les relations commerciales entre les deux pays.
06:42On va parler soja, on va parler Boeing, on va parler bœuf entre autres,
06:45on va parler semi-conducteurs, de plein de choses comme ça.
06:47Signature aussi d'un contrat de vente d'armes, on verra ça.
06:49Et puis on guettera aussi, bien sûr, les déclarations sur Taïwan.
06:53La Chine menace toujours Taïwan et on verra si le sujet est mis sur la table
06:58pendant ces trois jours de Donald Trump en Chine.
07:00On va retrouver Axel Meunier du côté de Washington en direct ce soir.
07:05Je vous pose cette question très simple.
07:07Est-ce que ce voyage arrive au pire moment pour Donald Trump,
07:12embourbé dans cette guerre en Iran ?
07:17En tout cas, c'est sûr qu'il aurait préféré partir à Pékin
07:20avec un accord conclu sous le bras.
07:22Le problème, c'est que ça n'est pas le cas.
07:24Et non seulement ça n'est pas le cas, mais en plus,
07:26ces négociations, elles sont dans l'impasse.
07:28Et d'un autre côté, il est un petit peu réticent à relancer les hostilités
07:32pour les raisons de politique intérieure qu'on connaît.
07:34Guerre impopulaire et coût de la vie qui explosent
07:37puisque l'inflation a encore pris 3,8% aujourd'hui au mois d'avril sur un an.
07:44Alors oui, effectivement, Donald Trump n'est peut-être pas dans la meilleure position,
07:47surtout qu'il se rend chez un allié de Téhéran
07:49et à qui il n'a pas vraiment envie d'être redevable
07:52en demandant de l'aide dans cette guerre.
07:55Et surtout, il a face à lui un président Xi
07:57qui a laissé transparaître son agacement par le blocage du détroit d'Hormuz
08:02parce que c'est vrai que la Chine compte énormément sur le pétrole iranien
08:07mais de toute la région de façon globale.
08:09Donc oui, Donald Trump part à un moment stratégique.
08:12Il avait déjà reculé ce voyage qui était censé se dérouler au mois de mars
08:16mais c'était alors le plein cœur des hostilités entre les deux pays
08:20et il avait décidé que ça n'était pas le meilleur moyen
08:22et le meilleur moment de partir pour Pékin.
08:26Voyage retardé, mais est-ce que les problèmes ne sont pas encore plus forts aujourd'hui ?
08:30C'est toute la question et on va voir si le sujet de l'Iran sera vraiment au cœur de
08:34ce sommet
08:35parce que c'est vrai qu'au départ, c'est surtout pour arrondir les angles
08:40sur les tensions commerciales entre les deux pays
08:42qui sont nés des droits de douane imposés par Donald Trump
08:45depuis son retour au pouvoir à la Maison-Blanche.
08:47Axel Monnier en direct de Washington.
08:49Didier François, plusieurs questions courtes pour vous, très simples pour poser les choses ce soir.
08:53Les Chinois sont les alliés des Iraniens ?
08:56Alors, ils font exactement comme ils font avec les Russes.
08:58C'est-à-dire, oui, bien sûr, ils les aident.
09:01Mais ils les aident, c'est leur premier partenaire commercial.
09:04C'est eux qui leur achètent leur pétrole.
09:06Ils en ont besoin d'ailleurs.
09:08C'est eux qui le...
09:09Mais ils font toujours attention de ne pas franchir la limite qui est la fourniture d'armes.
09:14Ils leur fournissent du matériel dual, qui peut servir à du civil et à du militaire,
09:20particulièrement dans le domaine des drones, on le voit.
09:22Mais ils font toujours très attention parce qu'ils n'ont qu'une peur,
09:24c'est ce qu'on appelle les sanctions secondaires.
09:28C'est-à-dire ?
09:28Les États-Unis ont mis les Iraniens sous sanction.
09:32Typiquement, quand les entreprises chinoises enrichissent...
09:40Enfin, de maire, pas en justice, ça c'est le clair.
09:43Raffinent le pétrole iranien.
09:45Et s'ils le revendent, ils peuvent être touchés par les sanctions.
09:49Donc, par exemple, le gouvernement chinois, là, il y a quelques jours,
09:52a dit à ces entreprises de raffinage de ne pas le faire.
09:55pour justement éviter ce genre de choses.
09:57Donc, ils sont toujours un peu sur...
09:58Alors oui, évidemment, ils soutiennent la Chine.
10:01Oui, évidemment, ils leur donnent du renseignement, par exemple, par satellite.
10:03Mais ils font très attention de ne pas franchir...
10:06Ils veulent rester dans ce cadre qui est de pouvoir nier leur implication,
10:11en tout cas hors du cadre du droit.
10:14Deuxième question, les Chinois ont besoin que le droit d'armes soit rouvert.
10:17Oui.
10:18Plus que n'importe qui sur Terre ?
10:19C'est ceux qui utilisent le plus le pétrole iranien, beaucoup, effectivement.
10:22Et justement, leur problème, c'est que leurs entreprises de raffinerie
10:27sont prévues pour ce pétrole-là,
10:30parce qu'il a un composant particulier.
10:32Moi, je n'y connais rien en pétrole.
10:34Et donc, en fait, ils ont besoin, oui, évidemment,
10:36ils ont besoin d'une ouverture du détroit d'armes mousse pour pouvoir...
10:39Mais on voit bien que dans le blocus américain contre les Iraniens,
10:44ils laissent passer les pétroliers.
10:45C'était ma troisième question.
10:47Donc, on voit bien que c'est quand même très assoupli leur affaire
10:49et qu'ils ménagent un petit peu la Chine.
10:54Donald Trump a beau le dire que ce blocus est hermétique,
10:58il ne l'est pas.
10:59100% hermétique.
11:00Il l'a dit tout à l'heure.
11:01C'est 100% hermétique.
11:01Oui, mais c'est faux.
11:02Parce qu'en fait, parce qu'il décide qu'il ne l'est pas.
11:05Il laisse passer un certain nombre de...
11:08Alors, ce n'est pas énorme, mais il le laisse.
11:10Donc, après, comment il calcule à quel moment il ferme
11:12ou il ne ferme pas, ça, j'en sais, il faut que je ne remercie rien non plus.
11:14Mais c'est bien entendu pas hermétique.
11:17Sergueï.
11:18À votre première question, est-ce que ce sont les partenaires ?
11:23Il ne faut pas oublier que les Chinois,
11:26comment ils traitent les musulmans dans leur propre pays ?
11:29Vous savez, les Ugours, ils sont dans les camps de concentration,
11:32ils sont persécutés, etc.
11:35Et donc, les Mollahs en Iran ne sont pas les partenaires idéologiques de la Chine.
11:41La Chine est un pays communiste.
11:43Et donc, en fait, ils sont opportunistes.
11:45C'est un partenaire d'intérêt.
11:46C'est un partenaire d'intérêt, surtout économique.
11:49Donc, l'argent n'a pas d'odeur.
11:51Le pétrole n'a pas d'odeur.
11:52Les Chinois auraient pu acheter le pétrole russe.
11:55Il a exactement la même qualité.
11:58Ça veut dire que c'est un pétrole lourd,
12:00et un pétrole où il y a beaucoup de soufre.
12:02Et donc, les entreprises chinoises, d'ailleurs, Poutine est là en disant,
12:05mais je peux, tout ce qui actuellement est bloqué,
12:09moi, je peux le remplacer.
12:09Mais les Chinois ne veulent pas, parce qu'en fait, ils veulent limiter.
12:13Ce qui veut dire, c'est quand même, c'est un intérêt très particulier,
12:18parce qu'ils comprennent que les grands peuvent mettre des bateaux dans les roues des États-Unis,
12:25de l'Occident, etc.
12:26Et donc, la Chine les utilise, en quelque sorte, comme ses proxys un peu lointains.
12:33Elsa et Jérôme.
12:33Oui, je m'inscris complètement dans cette ligne.
12:37Je pense qu'il y a une discrétion du soutien chinois,
12:40comme dans le cas du soutien chinois à la Russie,
12:43en essayant le plus possible de ne pas se faire prendre en flagrant délit
12:48de violation de la règle internationale.
12:50Ça fait plus de 20 ans que la Chine a adopté cette stratégie.
12:53D'abord, elle s'est introduite dans toutes les organisations multilatérales,
12:56et elle essaye de changer le droit de manière à ce qu'il lui convienne de plus en plus
13:01et qu'elle soit vue comme une puissance de stabilité, une puissance de gouvernement.
13:06Alors, elle s'y efforce, mais malgré tout, elle est sur une ligne idéologique
13:10face à certains États occidentaux.
13:14Il y a une volonté quand même de revanche et de reconquête.
13:16Il y a des conversations surprises l'année dernière, pour le 9 mai,
13:21en Russie, entre Xi Jinping et Vladimir Poutine,
13:25qui disaient bien qu'ils ont besoin encore de 20 ans
13:27pour amener leur projet contre l'Occident.
13:31De revanche, ce sont des États qui ont souffert, malgré tout,
13:34d'une forme de colonialisme et qui veulent s'insérer,
13:38gérer les affaires du monde, au même titre que la grande puissance américaine.
13:42Jérôme, je suis désolé, Sergei ne veut pas que vous parliez.
13:44Si, si, si.
13:46D'un mot, Sergei.
13:47Quelques mots.
13:48– Vous avez entendu parler de plans de paix chinois par rapport à l'Iran.
13:54– Absolument, on en parlait hier soir.
13:55D'exemple, Xi Jinping pourrait mettre sur la table un plan.
13:58– Mais est-ce que vous avez énuméré les 4 plans ?
14:00– Non, parce qu'hier soir, nous ne les avions pas, Sergei.
14:02– Moi, je les ai.
14:03En fait, établissement d'un cadre de sécurité commun pour la région,
14:07première chose.
14:07– Oui.
14:07– Respect de la souveraineté des États et de préservation des institutions.
14:12Prévention des actions unilatérales et respect du droit international.
14:17et partage des opportunités dans la région.
14:19Ce qui fait que, en fait, vous voyez, quand il y avait l'Ukraine,
14:22la guerre en Ukraine, les Chinois ont élaboré, proposé le plan en 10 points
14:27pour tout ce qui est bien et pour tout ce qui est mauvais.
14:30Et en fait, ce plan, ça ne veut absolument rien dire.
14:32mais ils sont quand même très pointus par rapport, contre tout ce qui est nucléaire.
14:38Ils ne veulent pas le risque nucléaire nulle part.
14:40– On en reparlera du nucléaire dans un instant.
14:42– Et maintien de l'ordre international parce que les Chinois disent à tout moment
14:47qu'ils respectent le droit international.
14:49– Jérôme.
14:50– Oui, en fait, il faut bien voir que Xi Jinping doit se délecter dans cette situation.
14:54Parce qu'en fait, le vrai enjeu de tout ça, c'est le retour à une forme de bipolarité,
15:00de bipolarisation.
15:01Une nouvelle guerre froide avec la Chine et les États-Unis.
15:04Et dans cette équation où Taïwan, effectivement, agrège l'ensemble des tensions,
15:09eh bien, on voit bien que les États-Unis sont extrêmement affaiblis.
15:12S'il y avait une nécessité d'intervenir,
15:14ce qui n'est pas dans le plan chinois pour l'instant, en tout cas pas dans l'immédiat,
15:19une nécessité d'intervenir de façon aéronavale en Indo-Pacifique et dans la mer de Chine.
15:25On se demande comment les États-Unis feraient actuellement.
15:28Premier point.
15:29Deuxième point, il est évident aussi que là, l'affaiblissement, en fait,
15:33porte davantage, s'agissant du blocage du détroit Hormuz sur l'économie mondiale
15:37et la partie occidentale que sur la partie chinoise.
15:40Parce qu'en réalité, non seulement la Chine, effectivement, ça provisionne en Iran,
15:43mais pas exclusivement, mais en plus, effectivement, ce blocus est quand même une passoire.
15:47Vous posiez la question de savoir ce qui passait.
15:49A priori, il y a un million de barils qui ont réussi à passer.
15:53A priori, il y a quand même une trentaine de bateaux de la flotte fantôme
15:57qui ont réussi pas assez, avec des subterfus style extinction de transpondeurs ou faux pavillons.
16:02Et il y a aussi quand même un recours qui est possible,
16:05c'est l'acheminement de pétrole sur des terminaux beaucoup plus petits, décentralisés,
16:11qui ne vont pas directement en Chine, mais qui, in fine, bénéficient à la Chine.
16:14Plus ses réserves stratégiques, la Chine n'est pas en réalité acculée et a encore le temps devant elle.
16:21Au contraire, le fait de voir, finalement, les États-Unis qui pataugent, sans mauvais jeu de mots,
16:25dans cette situation dans le détroit d'Hormuz, eh bien, elle se frotte les mains.
16:29On verra, dans un instant, ce que prépare justement l'arme américaine.
16:32Possible nouvelle opération. Ils ont déjà le nom de l'opération.
16:35On verra ce que dit Trump aussi ce soir.
16:37J'ai une déclaration parlée, télévisée.
16:41Tout à l'heure, il dit qu'il peut-être qu'ils devront finir le travail.
16:43Mais d'abord, on aurait presque dû créer un jingle.
16:46Nouveau message de Trump sur les réseaux sociaux.
16:48Oui, je vais vous le lire.
16:49Quand les médias qui diffusent de fausses informations affirment que l'ennemi iranien se porte bien militairement.
16:53C'est de la trahison pure et simple, tant cette affirmation est mensongère, voire absurde.
16:57Ils aident et encouragent l'ennemi.
16:59Ils ne font que donner de faux espoirs à l'Iran alors qu'il n'y en a aucun à
17:02avoir.
17:03Ce sont de lâches américains qui veulent nuire à notre pays.
17:05L'Iran possédait 159 navires dans sa marine.
17:08Tous reposent désormais au fond de la mer.
17:10Ils n'ont plus de marine.
17:10Leur armée de l'air a disparu.
17:12Toute leur technologie a disparu.
17:14Leurs dirigeants ne sont plus parmi nous.
17:15Et le pays est un désastre économique.
17:17Seuls les perdants, les ingrats et les imbéciles sont capables de tenir des propos hostiles à l'Amérique.
17:23Signé président Donald J. Trump.
17:25Alors j'en profite parce que cette très longue déclaration, elle comprend quand même un mot très important.
17:32On en parlera tout à l'heure plus en détail.
17:34Mais le mot auquel je fais référence, c'est trahison.
17:37Et Donald Trump est particulièrement ulcéré par la couverture des médias américains de cette guerre.
17:44Il a fait passer des petits post-it portant le terme trahison au ministre de la Justice, Tom Blanche.
17:51Et celui-ci commence à entamer des poursuites contre ces médias.
17:56La trahison, c'est aussi un prétexte pour limiter la liberté de la presse aux Etats-Unis.
18:00Et on accueille Guillaume Ancel. Bonsoir Guillaume.
18:03Merci d'être avec nous ce soir, ancien officier, écrivain, auteur de Petites leçons sur la guerre aux éditions.
18:09Autrement, j'ai pour vous ce soir la toute dernière déclaration.
18:14Parce que Didier François lève la tête en disant qu'est-ce qui va nous sortir encore.
18:20La toute dernière déclaration de Donald Trump sur ce que pourraient faire les Américains par la suite.
18:24C'est très court, mais c'est pour vous. Écoutez.
18:30Je ne pense pas que nous ayons besoin d'aide face à l'Iran.
18:32Ils sont battus militairement et leurs dirigeants doivent faire le bon choix, sinon nous finirons le travail.
18:38Les Iraniens doivent faire le bon choix, sinon nous finirons le travail.
18:40Ça veut dire quoi terminer le travail concrètement pour Donald Trump ce soir, Guillaume Ancel ?
18:44Pour moi, ça évoque le fait qu'il garde dans sa manche une option militaire, surtout sans la détailler.
18:52Parce que lui-même ne sait pas très bien ce qu'il peut choisir.
18:55En réalité, on en parlait hier soir avec Didier, il y a beaucoup d'opportunités.
19:01Les Américains ont gardé un potentiel militaire considérable, mais en même temps, ils ne savent pas contrer les ripostes des
19:07Iraniens.
19:08Et c'est probablement ça qui les handicap le plus.
19:11C'est-à-dire qu'ils peuvent frapper en Iran sans aucune difficulté.
19:14Ils savent le faire.
19:15Ils peuvent flinguer les bateaux, les vedettes rapides des Iraniens, ça ne leur pose absolument aucun problème.
19:21Ils peuvent aller taper des cibles militaires ou civiles.
19:23Mais les Iraniens utilisent immédiatement leurs drones, donc personne ne sait complètement les détruire,
19:30contre les pays du Golfe.
19:31Et les pays du Golfe sont réputés être les pays hautes des États-Unis,
19:35qui sont excédés par cette guerre et par le fait qu'on n'arrive pas à en sortir.
19:39Donc, tirer sur les Iraniens aujourd'hui, c'est prendre le risque d'une balle perdue en retour.
19:46Et les options militaires de Trump sont nombreuses et en même temps assez compliquées à utiliser dans ce contexte.
19:53Pourquoi nombreuses et compliquées ?
19:55Nombreuses parce qu'il a déployé des moyens considérables.
19:58Il peut tirer des missiles, il peut tirer des bombes.
20:01Vraiment, il peut faire absolument ce qu'il veut en termes de bombardement.
20:04Il ne sait pas tellement faire autre chose.
20:06Et quand, encore aujourd'hui, on remettait sur la table une option,
20:10« Ah, vous allez voir, on va faire une opération terrestre,
20:12on va envoyer un commando pour saisir des fameux 440 kilos d'uranium »,
20:16à moins qu'ils viennent avec des excavatrices et qu'ils aient un mois devant eux
20:19pour percer un tunnel pour arriver sous Ispahan,
20:22je pense que ce sera quand même un peu délicat.
20:25Et même avec ça, je suis bien d'accord.
20:27Mais en fait, son sujet, ce n'est pas sa capacité à frapper les Iraniens,
20:33c'est son incapacité à neutraliser le riposte.
20:37Et c'est ça qui lui fait mal, c'est que finalement, pour lui,
20:40aujourd'hui, c'est une impasse militaire.
20:43Donc il est coincé, Jérôme Clèche ?
20:44Bien sûr, nous ne cessons de le dire depuis quand même quelques semaines.
20:48Et si ça n'avait pas été le cas, j'allais dire,
20:50depuis le temps, il aurait mis un plan à exécution.
20:52Et j'allais dire, le moins mauvais qu'il ait tenté,
20:54c'était effectivement Project Freedom,
20:56en se disant, je vais tenter quelque chose de limité
20:59qui peut éventuellement débloquer la situation,
21:01faire pression pour décrédibiliser ce contrôle total du Détroit par l'Iran.
21:07Mais ça n'a pas été possible parce que, comme le dit Guillaume,
21:09en fait, à chaque fois, ça l'oblige, en fait,
21:11à porter sa flotte véritablement dans ce goulet,
21:13à quitter les 200 000 nautiques des côtes,
21:15là où il est vraiment à l'abri, et là, il s'expose.
21:18Et quand on dit, et quand Guillaume dit,
21:20il peut neutraliser malgré tout, mais quoi derrière ?
21:24Il a même du mal à neutraliser.
21:25Parce que si vous regardez, j'allais dire,
21:27le film de la neutralisation de la flotte moustique,
21:30des drones qui viennent attaquer le destroyer,
21:34qui tendent vainement une escorte dans le Détroit d'Hormuz,
21:37en réalité, vous voyez un film avec plein d'Apaches,
21:39c'est ces hélicoptères de combat,
21:40qui tirent à la roquette les vedettes,
21:42et là, ça demande énormément de matériel.
21:44Vous avez les destroyers qui tirent également la défense aérienne,
21:49vous avez... etc.
21:51Et donc, en fait, ça demande énormément d'énergie
21:53pour arriver à ne pas perdre un destroyer.
21:55Vous vous souvenez de la communication iranienne
21:57qui avait dit, on a frappé un bateau,
21:58alors qu'on tentait de le frapper,
22:00mais ils ne l'ont pas eu, etc.
22:01Mais à quel prix ?
22:02À quel prix ils ont pu présenter ça ?
22:03Trump disait, ils nous ont visé 111 fois.
22:05Pardon ?
22:05Trump disait hier, ils nous ont visé 111 fois.
22:09Sans doute.
22:09Et au bout de deux jours, il a suspendu l'opération,
22:12parce qu'à ce rythme-là, il ne restait plus,
22:14j'allais dire, ni de missiles, ni de munitions,
22:16ni quoi que ce soit.
22:16Et pour le coup, les destroyers auraient fini par être touchés.
22:20Et donc, à part ce genre d'opération limitée,
22:22quoi faire ?
22:22Reprendre ce qu'il a laissé,
22:24c'est-à-dire la frappe sur les centres de commandement et de contrôle,
22:27sur tout l'arsenal balistique, l'arsenal de drones,
22:30éventuellement essayer de frapper de temps en temps
22:32des sites infrastructurels type centrales électriques ou autres
22:38qui conduiraient à une escalade à coup sûr.
22:41Pour quel résultat ?
22:42Eh bien, à nouveau, un élargissement et des frappes de l'Iran
22:45sur les Émirats Arabes Unis, pays fortement frappé.
22:48Et pourquoi pas encore une extension du côté outil.
22:51Donc, si vous voulez, c'est systématiquement aller vers quelque chose
22:54qui constitue une impasse.
22:55Guillaume Ancel, juste avant de partir pour la Chine,
22:57Trump a fait des déclarations.
22:58Et puis, il a posté en série, en rafale,
23:00un certain nombre de messages sur les réseaux sociaux.
23:03Et je ne résiste pas au plaisir de vous les soumettre ce soir.
23:05Le premier, le voici.
23:07159 bateaux iraniens.
23:09Alors, à gauche, il met Obama-Biden parce qu'il considère
23:12que Biden et Obama n'ont rien fait contre les Iraniens.
23:15Et à droite, Trump avec un cimetière de bateaux.
23:17À lire Trump sur les réseaux, il a écrasé l'Iran et notamment la Marine.
23:22On a ce message aussi de Trump ce soir où on voit son visage
23:26sur les nouveaux billets de 100 dollars américains.
23:30Mais c'est les deux derniers messages qui m'intéressent, moi.
23:32Parce que c'est un résumé de la guerre en mode Trump.
23:34Laser de point, bing, bing, gone.
23:36Voilà, ça c'est pour les drones.
23:38Et le deuxième, c'est simple.
23:40Bye bye, fast boats.
23:41À qui est-ce qu'il s'adresse quand Trump parle comme ça sur les réseaux sociaux ?
23:47Au gamin de 7 ans.
23:48Au gamin de 7 ans.
23:49Tu ne t'appelles pas Guillaume Ancel.
23:50Tu ne t'appelles pas Guillaume Ancel.
23:53Là, c'est le directeur de la communication qui va causer.
23:55Quand vous voyez ce type de communication,
23:57vous me dites que vous êtes face à un déni absolument hallucinant.
24:01C'est-à-dire qu'il pense qu'en publiant ce genre de choses,
24:05il va modifier la réalité.
24:07On se souvient de l'invention des faits alternatifs par Donald Trump,
24:10qui date de son premier mandat.
24:12Quand il est face à quelque chose qui l'ennuie,
24:14au lieu de changer le cours des choses,
24:16il en change la communication et le récit.
24:18Donc en fait, il nous raconte n'importe quoi.
24:21Parce que pour l'instant, le bing, bing, gone,
24:24en fait, c'est bing, bing sur Trump.
24:26Et c'est vraiment difficile pour lui,
24:28alors qu'il croyait avoir écrasé le régime iranien.
24:32Il l'a fait, d'une certaine manière, militairement.
24:34Il l'a fait militairement.
24:36Mais c'est bien la différence.
24:37C'est que justement, écraser militairement
24:39ne veut pas dire détruire le régime iranien.
24:42Il a décapité le régime iranien,
24:43qui s'est régénéré,
24:45qui s'est même peut-être renforcé
24:46en termes de dureté, d'attitude.
24:49Et du coup, Trump se retrouve dans cette situation étrange,
24:52comme dans de nombreuses guerres
24:54qui ont voulu mener des empires,
24:55où on dit, mais militairement, on a gagné.
24:57Oui, mais on a perdu.
24:59Oui, en fait, il confond les fins et les moyens.
25:02Effectivement, en général,
25:04détruire militairement, c'est le moyen
25:06pour accéder aux fins
25:07qui sont effectivement faire plier politiquement l'adversaire.
25:11Là, ce n'est pas ce qui se produit
25:12parce qu'encore une fois,
25:14il est dans un conflit asymétrique.
25:15Il est dans un conflit dans lequel
25:16l'ennemi qui dure et qui arrive à survivre
25:19gagne par la même.
25:21Parce qu'effectivement,
25:21on ne va pas non plus dresser un portrait à l'inverse.
25:24Évidemment que l'Iran est affaibli.
25:26Évidemment que tous ces moyens militaires,
25:28les moyens militaires qui ne servent pas,
25:30ont été détruits.
25:31L'aviation, la marine, j'allais dire conventionnelle,
25:33mais il reste quand même l'essentiel,
25:35cette plôte moustique,
25:36le programme balistique,
25:37et puis les drones.
25:38Et avec ça,
25:39ça suffit pour entrer dans cette guérilla
25:41plus ou moins maritime.
25:42Et donc, finalement,
25:44Trump se retrouve dans une situation
25:45où ses objectifs,
25:47si tant est qu'ils soient définis,
25:48ne sont absolument pas atteints.
25:49si on fait le bilan,
25:50le bilan véritablement aujourd'hui,
25:53l'Iran est dans une situation
25:54en termes de résistance possible
25:56qui est équivalente à celle du début de la guerre.
25:59En termes de résistance possible,
26:00ça ne veut pas dire que la population ne souffre pas,
26:02ça ne veut pas dire que le régime
26:03n'a pas perdu des têtes,
26:05mais comme le dit Guillaume,
26:06il s'est durci.
26:07Et en effet,
26:08on le voit à la difficulté des négociations
26:10où lorsqu'il s'assouplit,
26:12il revient à des choses sur la table
26:13qui sont celles qui étaient avant le 28 février.
26:16Attendez, par rapport à ce que vous dites,
26:17regardez les images qui sont envoyées.
26:18Alors ce sont des images, évidemment,
26:20toujours des images de propagande
26:21envoyées par les Iraniens
26:23de la manière dont les gardiens de la Révolution
26:26se préparent, s'entraînent,
26:28notamment au combat visiblement
26:29contre les hélicoptères.
26:30C'est en tout cas les informations
26:31qui sont données.
26:34Images filmées par des drones
26:36et encore une fois fournies aujourd'hui même.
26:37Ce sont des images qui ont été envoyées
26:39aujourd'hui par la propagande iranienne.
26:41C'est pour corroborer ce que disait Jérôme à l'instant.
26:44C'est-à-dire que les Iraniens disent,
26:45regardez, on est toujours là ce soir.
26:46Après un mois, même plus d'un mois de cesser le feu
26:48et 60, je n'arrive pas à voir sur l'écran,
26:51mais 74, merci, jour de guerre.
26:54En fait, les Américains réalisent
26:58que sur le papier, ils ont gagné la guerre
27:00mais qu'ils ont perdu le temps,
27:02le temps nécessaire qu'ils avaient
27:04pour mener cette guerre.
27:06Ça fait plus de deux mois
27:07qu'elle a été lancée.
27:09Et en fait, Donald Trump a une marge de manœuvre
27:11en termes de timing
27:12qui est réduite du fait de la situation
27:14dans laquelle il a plongé le monde entier
27:16à commencer par les Américains.
27:18Les Américains souffrent de la hausse
27:20du prix du betteron.
27:21Et par conséquent, ils lui reprochent.
27:22Ils ne comprennent pas cette guerre.
27:23Et ils ne comprennent pas que Trump,
27:25malgré toutes ses rodements montades,
27:27ne la gagne pas.
27:28Du coup, il est en difficulté.
27:30Aujourd'hui, les Iraniens, pure provocation,
27:32les gardiens de la révolution,
27:33annoncent un grand exercice d'entraînement
27:35à Téhéran qui n'a aucun sens
27:37parce que de toute façon,
27:38les Américains ne vont pas débarquer à Téhéran
27:40pour se battre contre ces milices.
27:42Mais en fait, ce qu'ils nous montrent,
27:44c'est qu'en fait, on est toujours là.
27:45On va continuer à nous tirer dessus.
27:47Attendez, je m'arrête.
27:48J'arrive, Sergei.
27:48Ne vous inquiétez pas, j'arrive.
27:50Mais Didier François,
27:51quand vous voyez ces images-là,
27:53vous vous dites, comme vous le savez,
27:54que ça n'a aucun sens.
27:56Militairement parlant,
27:57ça ne rime à rien dans le combat
27:58face aux Américains ?
27:59Ce n'est pas ça qui fait gagner
28:00les Iraniens aujourd'hui.
28:01Ce qui fait gagner les Iraniens aujourd'hui
28:03dans cette confrontation,
28:04c'est le fait qu'ils ferment
28:04le détroit d'Hormuz.
28:05Point.
28:07La seule arme qui soit efficace,
28:09c'est que les bateaux ne passent plus
28:11avec du pétrole
28:11et que le prix à la pompe augmente.
28:14Le monsieur sur sa moto
28:15avec son lance-roquette,
28:16ça ne sert à rien.
28:17Lui, de toute manière,
28:17il se fait ratatiner par le premier missile,
28:19le premier hélicoptère,
28:20ça n'a aucun sens.
28:21Là, on est dans la propagande pure.
28:22La véritable...
28:23C'est marrant parce que
28:25la véritable...
28:25Ils mettent en avant,
28:26ça c'est pour leur propagande à eux,
28:28ils ont...
28:29La direction aujourd'hui iranienne
28:32doit satisfaire sa base.
28:34Militairement,
28:34ils ne sont pas capables
28:35de la satisfaire.
28:36En revanche, stratégiquement...
28:38Donc là, ils font de la...
28:39Enfin, ils font comme s'ils étaient forts
28:40tactiquement,
28:41mais tactiquement,
28:41ils n'existent pas.
28:42En revanche, stratégiquement,
28:44ils ont posé une équation
28:45que Trump n'arrive pas à résoudre
28:47qui est le blocus
28:48du détroit d'Hormuz.
28:49Et que tant que
28:50le détroit d'Hormuz
28:51sera bloqué,
28:52c'est l'ensemble
28:53de l'économie mondiale
28:53qui est prise en otage.
28:55Donc grosso modo,
28:56il y a deux solutions.
28:56Soit ils flinguent
28:57le preneur d'otage
28:58en risquant de tuer
28:59les mecs qui sont autour.
29:01Mais aujourd'hui,
29:02ils ne veulent pas le faire
29:03parce qu'ils ne mettront pas
29:05de troupes au sol
29:06pour aller le faire.
29:07Soit ils négocient.
29:09Mais il n'y a pas
29:09de 50 000 solutions.
29:10Soit la respawn-là,
29:11ils décident de tout casser.
29:13Mais ils ne sont même pas certains
29:14avec ça
29:15d'obtenir le résultat
29:16qu'ils veulent
29:16puisque la riposte
29:18qui sera, elle aussi,
29:19pas du tout faite
29:20avec ces gars.
29:21Elle sera faite
29:21avec les missiles,
29:22elle sera faite
29:22avec les drones.
29:23Ce n'est pas les pauvres gars
29:25avec leur...
29:25Ça, c'est un fusil en t-shirt.
29:27C'est un fusil en t-shirt
29:29de 14-7
29:30qui date de Mathus Allen
29:31qui ne tirera sur jamais rien.
29:33Il n'y a pas un char
29:33qui laisse pointer.
29:34Donc ça n'a strictement
29:35aucun sens.
29:36Les mecs sont dans la pampa
29:37dans le désert.
29:38Ils ne verront pas
29:38un Américain là-bas
29:39à moins qu'il y ait encore
29:40un pilote qui se crache.
29:41Mais je veux dire,
29:42sinon, en fait,
29:43ils sont...
29:44Le seul vrai problème,
29:45c'est est-ce que,
29:46oui ou non,
29:47les pétroliers
29:48qui sont les 1 500 bateaux
29:50qui sont coincés
29:51au fond du golfe Persique
29:53ont suffisamment confiance
29:54pour sortir ?
29:55La réponse est clairement non.
29:57À la limite,
29:57les Américains arrivent
29:58à faire rentrer et sortir
29:59de manière assez courageuse
30:01avec un bel engagement
30:03leur destroyer.
30:03Mais personne ne va aller
30:04se foutre derrière
30:05pour se prendre des coups
30:06sur ce qu'il se passe.
30:07Il n'y a pas un bateau civil
30:08qui va y aller.
30:09Donc, en fait,
30:09la situation n'a rien à voir
30:11avec ça.
30:12C'est ça qui est marrant,
30:12c'est qu'on commande des trucs
30:13qui ne sont pas le réel, en fait.
30:15Oui, mais c'est...
30:16C'est précisément ça
30:17qui nous intéresse aussi,
30:18effectivement,
30:19de débunker la propagande.
30:20Sergueï.
30:21Là, j'ai plus rien à dire
30:23parce que j'ai dit
30:24exactement la même chose.
30:25Attendez, attendez, attendez.
30:28Sergueï, il rend la parole.
30:29Non, non, faut pas rêver.
30:31Faut pas rêver,
30:33Guillaume Ancel.
30:34J'ai plus rien à dire, mais...
30:35Vous avez vu
30:36les deux propagandes.
30:38Donc, Trump,
30:39un monsieur de 80 ans,
30:41fait les trucs
30:43Bing Bing
30:43Go,
30:45Gone.
30:45Il s'adresse à qui ?
30:47Il s'adresse aux adolescents
30:49américains.
30:50C'est pas les pass-down
30:51à qui il va faire un pression
30:53avec les Bing Bing
30:54Gone.
30:55Ça a quand même pris
30:56deux heures de combat,
30:56les Bing Bing Gone.
30:57Oui, c'est vrai.
30:58Ça, c'est la première chose.
30:59Et la même chose,
31:01c'est Pazdaran qui publient ça,
31:03il s'adresse pas aux Américains
31:04parce que n'importe quel
31:05expert américain,
31:07il a la même vision,
31:08il va les gars
31:09avec les fujets à pompe,
31:11vous avez trois porte-avions
31:12qui est là
31:13et vous avez les gars
31:14avec les fujets à pompe.
31:15Et donc, en fait,
31:16c'est à la base,
31:18mais quand Didier dit
31:20la base, c'est la base
31:21vraiment très basse.
31:23Ça veut dire
31:23que c'est les gens
31:24qui ne comprennent rien
31:25à la guerre, non plus.
31:26Et il y a autre chose aussi,
31:28c'est que la guerre moderne,
31:29c'est les drones,
31:30c'est les missiles balistiques
31:31et ça, ils sont forts.
31:33Mais c'est pas ces gars-là
31:35dans le désert
31:36qui portent ce message.
31:38Lisa Adeph,
31:39info ce soir donnée
31:40par nos confrères d'NBC
31:41aux Etats-Unis.
31:42Reliée par NBC,
31:43donnée par un responsable
31:44de la Maison Blanche,
31:45s'il cessez le feu s'effondre,
31:46le Pentagone envisage
31:47de mener une éventuelle
31:48nouvelle opération militaire
31:50contre l'Iran.
31:51Cette opération s'appellerait
31:52marteau de fer,
31:53nouveau nom,
31:54donc nouvelle opération
31:55sur la forme, du moins.
31:57Marteau de fer ?
31:58Juridique.
32:00Juridique, c'est-à-dire ?
32:01Parce que c'est une nouvelle opération.
32:02Il se couvre ?
32:03Non, les compteurs
32:05sont remis à zéro.
32:06Donc les nouveaux sont 60 jours.
32:07Parce qu'au bout de 60 jours
32:09dans un conflit comme celui-là,
32:10ils seront obligés
32:10d'aller voir le Congrès.
32:12Là, ça lui permet
32:13effectivement d'éviter ça.
32:14Elsa Vidal.
32:15Petit insiste,
32:16Sledgehammer, c'est le nom
32:17d'une série américaine
32:18avec un flic qui frappe
32:19avant de parler
32:21et qui se parle à lui-même
32:22et aussi à son arme.
32:24Vous l'aviez de tête ?
32:26Non, Sledgehammer.
32:28Mais Didier aussi,
32:29il l'avait de tête.
32:30Parce que moi, je parle à Léonard
32:31pour ça.
32:32Oui, voilà,
32:32moi, je n'ai pas d'excuses.
32:35Voilà, c'est le vrai expert.
32:37Non, mais attendez,
32:39Guillaume Ancel,
32:40est-ce que là,
32:41on est dans le...
32:43Vous êtes dissipés ce soir,
32:44je ne sais pas ce qu'il se passe.
32:45Est-ce qu'on est dans la pure
32:46rondomontale,
32:47dans la pure bombage de torse
32:48de la part des Américains
32:49où réellement,
32:50ils bossent ce soir
32:51sur Sledgehammer,
32:54le marteau de fer
32:55pour aller frapper les Iraniens ?
32:56En fait,
32:57le travail des militaires,
32:58c'est de préparer des options
32:59à Donald Trump.
33:00Ils en ont en permanence.
33:02Tout en sachant,
33:0399% d'entre elles
33:05ne seront jamais utilisées.
33:06Mais ce qu'il faut,
33:07c'est que Donald Trump
33:07ait des cartes militaires à jouer.
33:09Et là,
33:10ils ont probablement fait
33:11une large palette
33:12d'opérations possibles,
33:14mais avec les questions
33:15que posait Jérôme tout à l'heure,
33:17pour faire quoi ?
33:18C'est-à-dire qu'une fois
33:18qu'ils auront détruit
33:19quelques navires supplémentaires,
33:21ça en rajoutera aux 189
33:23qui sont censés être sous la mer.
33:25Une fois qu'ils auront détruit
33:26quelques centres de commandement
33:27et de logistique supplémentaires,
33:28dont on sait pertinemment,
33:29on le voit dans toutes les guerres
33:30qui sont menées au Moyen-Orient,
33:32que ça ne sert absolument à rien
33:33si ce n'est de voir dévaster
33:34un immeuble supplémentaire.
33:36Qu'est-ce qui changera
33:37dans la situation ?
33:38Parce que la situation,
33:39c'est que Trump,
33:40ce soir,
33:41est en échec militaire.
33:43Et ça,
33:43c'est ça qui le met en difficulté.
33:45Non, peut-être pas en échec,
33:46mais il n'a rien gagné.
33:47Parce que échec,
33:48ça veut dire que...
33:49Si on a gagné,
33:50que tu lances une guerre,
33:51en général,
33:51c'est que tu n'es pas vraiment victorieux.
33:53Non, mais tu n'as pas perdu non plus.
33:55Jérôme ?
33:55Mais comme le disait Guillaume,
33:57l'armée est aux ordres.
33:58Donc, aussi longtemps
33:59Donald Trump demandera
34:01des plans à l'État-major,
34:02aussi longtemps
34:02l'État-major lui bien fournira.
34:04Mais si vous voulez,
34:05un moment,
34:05si vous me passez l'expression,
34:06on arrive dans une forme
34:07de kamasutra militaire.
34:09Parce qu'en fait,
34:09vous avez des compositions
34:10dans tous les sens
34:11qui, en fait,
34:13composent avec des choses
34:14qui ont déjà été vues
34:16et il n'y a rien de nouveau
34:17sur la palette du peintre.
34:18Pour une autre image,
34:19peut-être plus recommandable.
34:20Vous ne pouvez pas inventer
34:21de nouvelles couleurs
34:22au bout d'un moment.
34:22Vous passez du marteau de fer
34:23à la palette du peintre.
34:24Et les couleurs,
34:25elles sont limitées.
34:26C'est-à-dire qu'à un moment donné,
34:27vous avez composé
34:28l'air, la terre, la mer.
34:30En France, il n'y a pas la terre,
34:31mais l'aéronal.
34:32Bon, que vous fassiez...
34:33Après, c'est le plan de ciblage
34:34qui change.
34:35C'est que va-t-on frapper ?
34:36Que puis-je frapper ?
34:37Et là, le général se tourne
34:38vers Donald Trump
34:39et dit voilà,
34:40M. le Président,
34:41on peut frapper ça, ça et ça.
34:42Et donc, là,
34:43il y a une gradation.
34:44Est-ce que vous voulez taper
34:44les centrales électriques,
34:45les infrastructures du pays ?
34:47Non, pas tout de suite
34:47parce que ça confine
34:49à la fin d'une civilisation
34:50et je ne veux pas,
34:51finalement,
34:52prendre la population en otage
34:53et la frapper.
34:54Bon, si on réduit ça,
34:55qu'est-ce qu'on peut avoir ?
34:56On continue sur les centres de pouvoir
34:57et sur le programme
34:59de missiles balistiques.
35:00On n'y est pas arrivé.
35:02Les stocks sont quasiment
35:03au deux tiers ou au-delà.
35:04Et le régime s'est durci.
35:06Bon, on peut toujours essayer.
35:07Est-ce qu'on va réussir
35:08ce qu'on n'a pas réussi
35:09au bout de 74 jours ?
35:10Non, monsieur le président,
35:11mais vous me l'avez demandé.
35:12Donc, je peux toujours faire ça.
35:14OK.
35:14Et ainsi de suite.
35:15Le détroit d'Hormuz,
35:16on a essayé,
35:16ça n'a pas marché.
35:17Est-ce qu'on peut prendre
35:18l'île de Cargue en gage
35:19pour éventuellement demander
35:20l'uranium enrichi ?
35:22Éventuellement.
35:23Mais il va falloir
35:23y avoir des pertes.
35:24OK.
35:25Quelles pertes vous êtes prêts
35:25à accepter ?
35:26Pas beaucoup
35:26parce que j'ai des élections
35:28quand même qui arrivent
35:28au mois de novembre.
35:29Et puis là,
35:30là, ça avance,
35:30mais il y a 15 jours...
35:31J'ai l'impression
35:32d'un entonnoir
35:32qui se rétrécit.
35:33Il y a 15 jours,
35:34il devait voir le président
35:36de Xi Jinping.
35:36Et maintenant,
35:37c'est après-demain.
35:37Donc, si je peux éviter
35:38quand même d'aller le voir
35:39avec un destroyer de perdus
35:41et 100 ou 200 boy de perdus
35:43avec des frappes à nouveau
35:44sur les Émirats arabes unis
35:46et puis des bases américaines
35:47dans le Golfe
35:48et des nouveaux radars
35:50de tapés,
35:51je voudrais éviter.
35:52Bon, alors,
35:53qu'est-ce que vous me proposez ?
35:54On peut essayer
35:54l'extraction d'uranium.
35:55C'est peut-être aussi pour ça...
35:56On va parler d'uranium
35:57dans une seconde.
35:58C'est peut-être aussi pour ça
35:58au passage qu'ils ont montré
36:02parce que, mine de rien,
36:03s'il y avait extraction d'uranium,
36:05comme le disait Guillaume,
36:06s'il faut arriver
36:07et arriver à repousser,
36:08j'allais dire,
36:09les quelques combattants
36:10qu'il peut y avoir
36:11et les quelques forces terrestres
36:12qu'il y a,
36:12malgré tout,
36:13il faut quand même tenir la place
36:14et la tenir dans la durée.
36:15On a vu que ça pouvait
36:16poser problème aussi
36:17lorsqu'il a fallu extraire
36:19ce pilote éjecté.
36:20Donc, il y a quand même
36:21des pertes prévisibles.
36:22Donc, quand vous avez fait
36:22le bilan de tout ça,
36:24vous apercevez que les objectifs
36:25sont inatteignables
36:26et que c'est des pertes à endurer.
36:27Et là, il faut choisir
36:28où vous mettez le curseur.
36:29Eh bien, vous le mettez
36:30sur à peu près rien,
36:31beaucoup de déclarations,
36:33beaucoup de propagande
36:34et puis beaucoup d'aller-retour
36:36avec des attermoiements
36:37qui ne mènent à rien.
36:37J'espère que Trump
36:38ne vous regarde pas ce soir.
36:39Guillaume Ancel.
36:40Il ne peut pas
36:41aller dans l'avion.
36:42Je n'ai pas demandé
36:43de green card,
36:44mais de toute façon...
36:44Pardon, il a la télé
36:45dans l'avion.
36:47Il faut peut-être regarder
36:48aussi ce qui se passe
36:49au Liban
36:50qui est assez effrayant
36:52avec le Hezbollah
36:53qui est totalement affidé
36:56au régime
36:56des gardiens de la Révolution
36:58qui ne cesse
36:59de provoquer Israël.
37:00À un moment
37:01où les Libanais
37:02sont absolument exsangues,
37:03qu'ils n'attendent
37:03qu'une chose
37:04et que le cessez-le-feu
37:06soit respecté...
37:07Cessez-le-feu
37:08qui a à peine dépassé
37:09quatre semaines
37:10et on est déjà
37:11quasiment à 400 morts.
37:12Je n'ai jamais vu ça.
37:13Cessez-le-feu
37:14et 400 morts
37:14en quatre semaines.
37:15On se dit
37:15bon, alors c'est
37:17le nouveau nom de la guerre.
37:18C'est la paix.
37:19Mais on voit bien
37:20que dès que les choses
37:21se calment un petit peu
37:22au Liban,
37:22le Hezbollah
37:24immédiatement attaque
37:24sans faire quasiment
37:26d'ailleurs de dégâts Israël,
37:27comme s'il fallait
37:29mettre la pression
37:29sur Netanyahou
37:30pour qu'il énerve
37:32Donald Trump
37:32parce qu'on peut être sûr
37:33que Netanyahou
37:33appelle tous les jours
37:34deux fois par jour
37:35son ami Donald Trump
37:36pour lui dire
37:36il faut reprendre la guerre,
37:38il faut y aller,
37:38il faut aller contre l'Iran
37:39et lui faire commettre
37:40une erreur.
37:41Et je pense que l'Iran
37:42se sert beaucoup
37:43du Hezbollah
37:44pour agacer Donald Trump
37:46et le mettre
37:47dans une situation
37:48encore plus difficile
37:49quant aux Libanais,
37:50les pauvres,
37:51eux,
37:51ils sont suicidés
37:52grâce au Hezbollah.
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