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  • il y a 9 heures
Chaque soir, Maxime Switek vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.

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00:00Ce soir, 22h45 sur BFM TV, regardez cette image en direct qui nous arrive des Etats-Unis.
00:04Donald Trump doit prendre la parole d'un instant à l'autre, mais le président américain, comme d'habitude, a
00:10du retard.
00:10Trump qui doit prendre la parole sur des sujets médicaux ce soir, sauf que, évidemment, on l'attend surtout vu
00:18d'ici
00:18et sur ses réponses concernant l'Iran avec cette information importante.
00:21Et on va en parler ce soir avec Antoine Delart qui est du côté de la Maison Blanche pour nous,
00:26Antoine.
00:27Trump, ce soir, annonce qu'il annule, qu'il suspend en tout cas, pas qu'il annule, qu'il suspend
00:33les frappes qu'il avait prévues pour demain contre l'Iran.
00:39Exactement. Donald Trump, en fait, explique que les discussions avec l'Iran sont désormais sérieuses,
00:44qu'il y a la possibilité d'un accord acceptable, du coup, pour laisser une chance à la diplomatie
00:49et à la demande, dit Donald Trump, du Qatar, des Émirats Arabes Unis et de l'Arabie Saoudite.
00:54Le président américain a décidé, pour le moment, de ne pas lancer de nouvelles opérations militaires.
01:00On découvre à cette occasion que la reprise des hostilités était, en fait, imminente
01:04puisque Donald Trump indique qu'il avait prévu de mener de nouvelles frappes contre l'Iran dès demain.
01:10Alors, on savait que demain était une journée cruciale.
01:12Il devait y avoir à la Maison Blanche une réunion avec son Conseil de sécurité nationale.
01:17Officiellement, c'est ce qu'on croyait jusqu'à présent, en tout cas, pour étudier les différents scénarios d'attaque.
01:22En réalité, si on en croit Donald Trump, en tout cas, c'était une réunion pour déclencher une nouvelle opération
01:27militaire.
01:28Opération donc suspendue, pour le moment, nous dit Donald Trump.
01:32Alors, entre les lignes, le président américain vante aussi, quelque part, sa méthode.
01:36La pression, les menaces qu'il a exercées tout le week-end, menaces d'anéantir l'Iran si les choses
01:40ne bougent pas dans les négociations,
01:42ont porté leurs effets.
01:44Donald Trump, qui maintient la pression, puisqu'il indique qu'il a ordonné à son ministre de la Défense et
01:49au chef d'état-major
01:50de maintenir les troupes américaines dans la région en alerte, prêtes à intervenir à tout moment pour lancer une opération
01:57d'envergure
01:58si, d'aventure, les négociations ne devaient pas déboucher.
02:01Donc, pour le moment, Trump maintient la pression, mais suspend les opérations militaires.
02:06Trump qui, cette fois, manifestement, semble, en tout cas, c'est le récit qu'il en fait,
02:10semblait prêt à y aller, à appuyer sur le bouton.
02:13Ça n'était pas des menaces en l'air, ça n'était pas du bluff.
02:15En tout cas, c'est ce qu'il nous annonce ce soir, donc, avec cette opération qui est désormais suspendue
02:20pour laisser une chance aux négociations.
02:22Trump qui fixe tout de même ses lignes rouges dans la négociation.
02:25L'Iran ne doit pas avoir d'armes nucléaires.
02:27Une phrase qu'il a répétée à l'envie depuis le début des hostilités.
02:31Antoine Delar, en direct de la Maison Blanche. Merci à vous, Antoine.
02:34Sont entrés sur ce plateau, Miko Blujon-Mérette. Bonsoir, Miko. Merci d'être là.
02:37Sergueï Gironoff. Rebonsoir, Sergueï.
02:39Guillaume Ancel avec nous. Bonsoir, Guillaume. Merci d'être là également.
02:44Elsa Vidal. Olivier Bébert avec nous.
02:46Elisa Hadeff, évidemment. Alors, je vais commencer par vous, Lisa.
02:50Parce qu'il y a débat sur ce plateau, sur ce qu'a réellement annoncé ce soir Donald Trump.
02:53Évidemment, on va tout détailler dans un instant, parce que les déclarations du président,
02:57qui doit d'ailleurs parler, on le disait, en direct de la Maison Blanche dans un instant,
03:00déclarations très importantes ce soir.
03:01Que dit précisément Trump ? Quels sont les mots qu'il utilise ?
03:05Donald Trump dit qu'il suspend, et le mot est important,
03:08il suspend le plan d'attaque militaire contre l'Iran qui était prévu demain.
03:12Et il suspend ce plan d'attaque à la demande des dirigeants du Golfe,
03:15donc Qatar, Arabie Saoudite, Émirat, Arabes Unis.
03:17Il dit que des négociations sérieuses sont en cours,
03:19qu'un accord très acceptable pour les États-Unis et pour tous les pays du Moyen-Orient sera conclu.
03:24Il dit que dans cet accord, il y a l'exclusion de l'Iran de l'arme nucléaire.
03:28Et il précise aussi, Donald Trump, que les États-Unis restent prêts à lancer une attaque totale,
03:33une attaque d'envergure contre l'Iran, à tout moment,
03:36si finalement aucun accord acceptable n'était trouvé.
03:39Voilà, frappe suspendue, faute d'accord, ce sera attaque totale.
03:42Que fait Trump ce soir ?
03:43Je pense qu'il fait du Trump parce que j'ai appris ce matin que la négociation avec l'Iran
03:53n'avait jamais cessé.
03:54Et donc pendant que ces jours précédents, il faisait des grands gestes pour dire,
03:59vous allez voir, ça va être terrible, il se moque de moi, etc.
04:01En fait, la discussion, la négociation continue.
04:04Donc je dirais qu'il anime un espace de communication au grand désespoir d'ailleurs de son entourage
04:11qui, je pense, souhaiterait qu'il ne dise rien.
04:13Mais le fait est que les Américains cherchent à trouver un accord.
04:21Et je crois que c'est ça qui est important.
04:22À un moment où hier, sur ce plateau, on disait Trump est obligé de frapper.
04:27Mais compte tenu de l'incapacité des gardiens de la Révolution à lui faire des concessions
04:33dans le cadre de cette négociation...
04:35Vous pensez, il y a quelques heures, qu'il allait frapper ?
04:37Hier soir, j'étais absolument persuadé qu'il allait frapper,
04:39ne serait-ce que pour sortir cet impasse dans lequel les Iraniens l'avaient placé.
04:44Et aujourd'hui, en suspendant cette attaque qui a réellement été prévue pour demain,
04:50qui avait l'air d'être une attaque assez importante,
04:53c'est-à-dire pas un coup de semence pour dire stopper parce que regardez ce qu'on pourrait faire,
04:57je pense qu'ils avaient prévu une vague de bombardements avec une centaine de frappes,
05:01donc c'est pas aussi important que pendant la guerre des 40 jours,
05:04mais c'est quand même assez dur.
05:06En fait, en le suspendant, il donne le signe de ma priorité et de trouver un accord.
05:10Sergueï, vous pensiez, vous aussi, qu'il allait frapper ?
05:12Oui, absolument.
05:13Ça veut dire que j'étais persuadé qu'il ne voulait pas frapper parce qu'en fait,
05:20pendant un mois, il n'a pas utilisé la force.
05:22Il menaçait, il menaçait, il menaçait, la force était là,
05:25les militaires étaient là, l'Israël se préparait,
05:29on avait tous les signaux.
05:31Aussi, la logique militaire était là, c'est ça aussi le truc.
05:34Ça veut dire qu'en fait, les deux parties étaient dans une impasse,
05:37les Iraniens ne voulaient pas faire de concession,
05:39Trump ne voulait pas la concession,
05:41et pour changer ça, il n'y avait qu'une seule chose,
05:45c'est la nouvelle frappe.
05:46C'est une logique implacable.
05:48Pour déstabiliser la situation.
05:51Pour essayer de déstabiliser, parce qu'en fait,
05:54ça ne nous garantissait pas qu'il allait déstabiliser vraiment
05:57la direction des passes d'Ara en Iran,
06:01mais essayer, oui.
06:03Et donc, mais en même temps, en fait,
06:07Guillaume disait, il a appris pour les parler,
06:09mais en réalité, ça s'est dit les dernières semaines
06:13que dans l'ombre, les pour-parlers continuent.
06:18En revanche, on ne savait pas qui menait,
06:21où menait, comment mener,
06:23parce qu'on mettait en doute, en fait,
06:26les capacités des gens de l'Iran de mener les pour-parlers,
06:30parce qu'en fait, on a désavoué un certain nombre
06:34des gens qui ont participé, style Abbas,
06:41le ministre des Affaires étrangères,
06:46et donc, il y avait quand même une sorte d'impasse,
06:51et là, Trump nous fait du Trump aussi,
06:53parce qu'il nous a fait aussi ça.
06:55C'est peut-être sa capacité par rapport, par exemple, à Poutine.
06:58Poutine, il est incapable de faire ça.
07:00Trump est capable de faire le demi-tour.
07:02quand ça l'arrange.
07:04Donc, du coup, il fait ce volte-face,
07:09tout en sachant que l'armadé reste là.
07:11– Oui, alors justement, on verra, comment dire,
07:14peut-être les messages qui vous ont indûts en erreur,
07:17Guillaume Ancel, je me permets de le dire,
07:20les dizaines de messages postés par Trump ce week-end,
07:23complètement plus fous les uns que les autres, etc.,
07:25qui ont peut-être brouillé la communication du président américain.
07:28Il y a une chose, vous le disiez, ils ont réellement prévu,
07:30ils avaient réellement prévu de frapper.
07:33On avait un certain nombre d'indices ce week-end,
07:35avec notamment ces informations données par les chaînes israéliennes,
07:38la chaîne israélienne 13, qui expliquait que des dizaines d'avions,
07:40cargo étaient partis vides d'Israël pour aller se poser
07:43sur une base américaine en Allemagne, récupérer des munitions,
07:46rentrer en Israël.
07:48Les Américains qui expliquent ce soir visuellement,
07:49qui ont expliqué aux Israéliens, encore une fois,
07:51ce sont les médias israéliens qui le disent,
07:53qu'il y a un certain nombre de matériels militaires, d'avions, etc.,
07:55qui vont rester à long terme pendant des mois du côté israélien.
08:02Donc, il y avait, Olivier Weber, réellement quelque chose qui se préparait.
08:05– Oui, absolument, c'est peser le pour et le contre,
08:07évidemment, frapper d'un coup, on va dire, sur des cibles militaires
08:11qui existent encore.
08:12Il y a beaucoup de cibles militaires, elles sont mouvantes, évidemment,
08:14mais il y a des garnisons encore de Pazarin qui sont repérées,
08:16il y a des cibles aussi personnalisées.
08:17Après, il y a les cibles civiles qui sont moins évidentes,
08:19parce qu'il y a cet effet contre-productif
08:22qui pourrait retourner la population iranienne
08:24contre les États-Unis et contre Israël.
08:26Donc, ça, c'est pesé par le Pentagone, la CIA,
08:28les analyses autour de Donald Trump.
08:30Après, comme le disait Guillaume,
08:31il y a une espèce d'errance de la part de Trump
08:34pour communiquer à tout voie.
08:35Et c'est vraiment intéressant, dans la presse américaine,
08:37très long papier ce matin dans le New York Times,
08:39disant, mais finalement, d'une part, l'Iran est à Molden,
08:42c'est en fait renforcé, en tout cas pas affaibli,
08:45presque enhardie, en fait, par sa position.
08:47Puis, deuxièmement, qu'est-ce qu'on met dans la besace ?
08:48Le nucléaire, bien sûr.
08:50Le balistique, c'est hors de question.
08:51Donc, les missiles, en fait,
08:52sont en train d'être refabriqués en profondeur
08:55par les Iraniens.
08:56Et troisièmement, l'urgence pour, à la fois,
08:58donc, les États-Unis, le Pakistan,
09:01qui est quand même un pays important,
09:02240 millions d'habitants,
09:03qui pèsent dans la négociation
09:05et qui importent une bonne partie de son énergie
09:07depuis le détroit d'Hormuz,
09:08enfin, depuis l'Iran.
09:09Et puis, la Chine, surtout.
09:10Il faut rouvrir le détroit d'Hormuz.
09:12Et je dirais que l'arme la plus forte,
09:14en quelque sorte, pour l'instant,
09:15à part les représailles par les drones,
09:17dont la représaille, enfin, le tir, vous savez,
09:19sur la centrale nucléaire d'Abu Dhabi, Baraka,
09:22eh bien, c'est quand même le détroit d'Hormuz.
09:23Et ça, ils le savent, les Iraniens.
09:25Donc, voilà, je pense que les Américains,
09:27au-delà même de Trump,
09:28ont pesé le pour et le contre,
09:30le Pentagone en particulier,
09:31disant, finalement,
09:32ce régime est toujours debout.
09:34Il se régénère, il se reproduit.
09:35Le régime n'est pas Zaharan,
09:36des guerriers à la révolution.
09:37Et donc, il faut faire attention.
09:38Il faut essayer de manœuvrer intelligemment.
09:41Mais la capacité de frappe existe,
09:43elle est bien là.
09:44Et peut-être qu'après-demain,
09:45Trump fera appuyer sur le bouton quand même.
09:47Une manière aussi de faire monter la pression.
09:49Et pour finir,
09:50ce qui est important dans cette négociation,
09:52dans ce face-à-face,
09:52justement, c'est quoi ?
09:54C'est de sauver la face.
09:55Très important pour les Iraniens,
09:56et bien sûr, pour Trinck,
09:57et bientôt en campagne électorale.
09:59Ce qui est intéressant,
10:00c'est que pendant que l'état-major américain,
10:02avec les Israéliens,
10:04sont coordonnés pour cette vague,
10:05qui manifestement aurait été commune,
10:08que le cabinet de Trump
10:11envoyait une nouvelle proposition
10:13aux Iraniens via le Pakistan.
10:15Donc, on voit bien qu'il joue en permanence.
10:17Mais ce qui est normal, finalement,
10:18dans une négo,
10:19simplement,
10:20Trump, jusqu'au dernier moment,
10:22est hyper hésitant sur
10:23quelle touche je vais appuyer au moment M.
10:28Et le fait que les Américains
10:30aient envoyé une contre-proposition,
10:32finalement, à l'Iran,
10:32ça montre bien qu'ils voudraient rester
10:35sur cette affaire de négociation,
10:37parce que je pense qu'ils ont conscience aussi
10:39des limites de leur capacité de bombardement.
10:42C'est la guerre des 40 jours.
10:43Au fond, ils n'ont pas détruit
10:45le régime des gardiens de la Révolution.
10:47Et puis, du plus en plus important désaccord
10:51de l'électorat américain
10:53sur cette guerre qu'il ne comprend absolument pas.
10:57On verra dans une seconde où on en est des négociations.
10:59On l'a compris, elles sont toujours en cours.
11:01Trump dit ce soir même qu'elles avancent,
11:03d'après lui,
11:04et qu'il faut leur laisser une chance.
11:05Ce qu'on voit, c'est que Trump,
11:06à sa manière bien à lui,
11:09de mettre la pression sur les Iraniens,
11:11on l'a encore vu ce week-end,
11:12avec tous ces messages qu'il a pu poster.
11:15On va en voir quelques-uns
11:16de ces messages-là.
11:17Voilà, c'est fabriqué
11:18avec l'intelligence artificielle, évidemment.
11:20Trump, un gros bouton rouge devant lui.
11:23Et derrière, c'est la guerre des étoiles,
11:25avec notamment ce qui ressemble
11:26à un champignon nucléaire.
11:28Trump qui menace,
11:29il ne restera plus rien de l'Iran, etc.
11:30Il y a cette image-là,
11:31il y en a d'autres.
11:32On peut les montrer.
11:33Trump, voilà, Space Force,
11:35avec la guerre des étoiles derrière lui
11:37et des attaques de satellites.
11:39Voilà, et il y en a eu comme ça
11:40pendant tout le week-end,
11:42et notamment hier,
11:43c'était à foison, à foison, à foison.
11:45Qu'est-ce que ça change,
11:46Sergei Gironov,
11:47dans la manière de conduire une guerre ?
11:49On est au 80e jour de cette guerre.
11:51Déjà, il y a une sorte de,
11:53pour moi,
11:54une maladie psychologique,
11:55parce que Trump,
11:56pendant sa visite en Chine,
11:58il n'a rien posté.
11:59Et donc, en fait,
12:00il y avait un sevrage par rapport à ça.
12:03Il était absolument frustré.
12:05Et ça se voit,
12:06dès qu'il rentre aux États-Unis,
12:08il se repose une nuit,
12:09et là, dimanche,
12:10il nous inonde, en fait, des trucs.
12:12Donc, à mon avis,
12:13il y a une dépendance de Trump
12:15des réseaux sociaux.
12:16Et donc, ça,
12:17c'est ma petite analyse psychologique,
12:20à distance,
12:22voire psychiatrique.
12:24Après, c'était quoi votre question ?
12:26Qu'est-ce que ça change,
12:27dans le fait de conduire la guerre ?
12:28Enfin, dans la manière
12:29dont on peut conduire une guerre ?
12:30Non, mais,
12:31Trump,
12:32ça change déjà,
12:33parce que
12:34personne ne le prend au sérieux.
12:37C'est l'homme
12:38qui dirige
12:38la plus grande puissance économique mondiale,
12:41la plus grande armée mondiale,
12:44et quand il nous fait ça
12:45avec, en plus,
12:46vous voyez les vidéos
12:47dans lesquelles il disait
12:48boum, boum, c'est, c'est...
12:50Ah, vous en voulez une ?
12:51Attendez, regardez.
12:51Oui, je veux absolument.
12:53Il en a posté,
12:53encore une, regardez, regardez.
12:55On l'a vu.
13:19Je vous vois dépiter Elsa Vidal,
13:22c'est le président des États-Unis
13:24qui poste lui-même
13:25ces messages-là.
13:26Oui, c'est le président des États-Unis
13:28qui essaye sans doute
13:29de parler à sa base maga.
13:30On y reviendra tout à l'heure
13:31dans une chronique
13:32que je vous ai préparée
13:33où vous verrez aussi
13:34que les festivités envisagées
13:36par Trump
13:37pour son propre anniversaire,
13:38mais aussi celui,
13:40le 250e anniversaire
13:41de l'indépendance
13:42des États-Unis,
13:43parlent à la même base
13:45et sont à peu près
13:46du même goût.
13:47Miko ?
13:47On voit une grande différence
13:48entre les messages
13:49de la semaine dernière
13:49pour reprendre ce que Sergei disait
13:51et ce qu'on a là.
13:51C'est-à-dire que la semaine dernière,
13:52quand Donald Trump était en Chine,
13:54on avait une communication
13:55qui était cadrée,
13:56une communication
13:56qui était relativement classique.
13:58Consciente des enjeux ?
14:00Qui était en tout cas
14:02parfaitement classique en réalité.
14:03Il n'y avait aucune fioriture,
14:04il n'y avait aucune sortie.
14:05On était dans quelque chose
14:06qui était très convenu,
14:07qui ne le ressemble pas du tout
14:08et qui surtout n'est pas du tout
14:10ce qu'il parle à sa base.
14:12Là, on a clairement
14:13un retour aux sources,
14:14on va dire trumpistes,
14:15et c'est un retour aux sources
14:16dans une semaine
14:17qui est particulière
14:18parce que d'un côté,
14:19il y a ce qui se passe en Iran ici,
14:20il y a l'annonce
14:21qu'il devait faire ce soir
14:21de l'expansion
14:23de son mécanisme,
14:24de son site internet
14:25pour les prescriptions
14:26de médicaments
14:27et qui est aux Etats-Unis
14:28très attendu
14:28dans les questions
14:29de pouvoir d'achat.
14:30Il y a la question
14:30de Groenland
14:31où aujourd'hui
14:32et tout le long de la semaine,
14:34il va y avoir
14:34un certain nombre d'enjeux
14:36qui vont se positionner,
14:36on en reparlera peut-être.
14:38Donc, de fait,
14:39cette semaine-là,
14:40Donald Trump la prépare
14:41comme une semaine normale,
14:42c'est-à-dire une semaine
14:43où il sature
14:44l'espace médiatique,
14:45bien sûr,
14:46et il le sature
14:46d'abord et avant tout
14:47pour sa base,
14:48comme elle déjà le disait.
14:49Mais est-ce qu'il y a vraiment
14:49de l'irrationnel
14:50dans ses prises de décision,
14:51Guillaume Ancel ?
14:51Finalement ?
14:52Il y a quand même
14:53beaucoup de chaos.
14:54J'avoue que,
14:56enfin, j'ai eu la chance
14:57de rencontrer deux ou trois fois
14:58des conseillers
14:59qui ont été dans le cercle
15:00de Donald Trump.
15:01Ils disaient tous
15:03leur désarroi
15:04face à Trump
15:05qui n'écoute pas
15:05leur conseil,
15:07qui, quand il est en réunion,
15:09ostensiblement joue
15:09ou fait autre chose
15:10et puis
15:12qui va se retirer
15:13dans son bureau
15:14ou dans une chambre
15:15et qui, là,
15:15se met à tweeter
15:16sur True Social.
15:17Donc, ils apprennent par là
15:19qu'en fait, Trump a décidé
15:20qu'eux,
15:21alors qu'ils n'en ont pas parlé
15:21pendant la réunion.
15:22Donc, on sent
15:24quelqu'un de très chaotique
15:26qu'après,
15:27il se serve,
15:28parce qu'il est conscient
15:28qu'il est chaotique,
15:29qu'il se serve
15:30de cette communication
15:31tout azimut
15:32pour déstabiliser
15:34un petit peu
15:35les gens en face,
15:36probablement.
15:37Mais ce qui est quand même
15:38impressionnant,
15:39comme le rappelait Elsa,
15:40c'est aussi
15:41le président
15:42de la première puissance
15:42du monde
15:43et d'avoir quelqu'un
15:44de chaotique
15:45qui, par ailleurs,
15:46a un bouton nucléaire
15:47qui permettrait
15:47de détruire
15:48les trois quarts du monde,
15:49c'est un peu inquiétant.
15:51C'est vrai que cette
15:52saturation de messages
15:53l'interroge
15:54parce que c'est totalement
15:55erratique.
15:55Et d'ailleurs,
15:56plusieurs fois,
15:57des experts,
15:58y compris du Patagone,
15:58qui ne voulaient pas être
15:59cités,
16:00en fait,
16:00disaient,
16:00mais on préfère
16:01qu'il soit
16:01de l'autre côté de la porte
16:03quand il y a eu
16:03les prises de décisions
16:04pour les bombardements
16:04en particulier.
16:05Donc, hypertrophie de l'égo
16:06et deuxièmement,
16:07quand même,
16:08cette omnipuissance
16:08militaire et économique
16:09qui interroge.
16:10Mais ce n'est pas forcément
16:11contradictoire.
16:12Pourquoi ?
16:12Parce qu'il a besoin
16:13effectivement de rassurer
16:13la base MAGA.
16:15On est quand même
16:15dans une phase assez courte.
16:16Les mi-termes,
16:17c'est demain.
16:17Plus l'anniversaire
16:19du 14 juin,
16:19plus évidemment
16:20le grand anniversaire,
16:22le 250e anniversaire.
16:2314 juin,
16:23c'est l'anniversaire
16:24de Trump.
16:24De Trump, absolument.
16:25Et après,
16:26l'anniversaire de l'indépendance,
16:27le 4 juillet.
16:29En même temps,
16:30Trump,
16:30il reste un petit peu
16:31dans sa double nature.
16:33Il est dans le transactionnel
16:34de l'immobilier
16:35et deuxièmement,
16:36le relationnel,
16:37voire l'hyper-relationnel.
16:38Or,
16:38une guerre comme celle-ci,
16:40ça ne marche pas.
16:41C'est du multidimensionnel.
16:42Je ne parle même pas
16:42de l'espace-temps.
16:43On est dans l'économique,
16:44on est dans le militaire,
16:45on est dans le médiatique,
16:46on est dans aussi,
16:46quelque part aussi,
16:47la manipulation
16:48par rapport à la population iranienne.
16:50Et je crois que là,
16:50il est presque hors jeu.
16:51En même temps,
16:52alors,
16:52ces mouvements yo-yo erratiques,
16:54ça peut donner aussi,
16:55comme le disait Guillaume tout à l'heure,
16:56une politique continue.
16:57Ça marche,
16:58en tout cas au niveau intérieur,
16:59ça ne marche pas en tout cas
17:00sur le terrain des conflits.
17:01Mais attention,
17:01ici,
17:02on ne s'en va plus loin que ça.
17:03C'est-à-dire que c'est une méthode
17:03de gouvernement
17:04qui est en train
17:04de se mettre en œuvre.
17:05Je prends un exemple concret
17:06encore ce matin
17:07avec la déclaration
17:08tout simplement sur X
17:09du sous-secrétaire d'État
17:10à la Défense,
17:11Elbridge Colby,
17:12qui a annoncé tout simplement
17:13arrêter,
17:14suspendre,
17:15la plus vieille institution
17:16de coopération de défense
17:17avec le voisin canadien
17:19qui fonctionnait
17:20depuis 86 ans
17:20avec un simple tweet,
17:21un simple message sur X.
17:23Cette méthode de gouvernement,
17:24on est en train de voir
17:25qu'elle n'est pas juste
17:26l'apanage de Trump.
17:27On la voit au secrétaire
17:28du Trésor,
17:29on la voit au secrétaire
17:29du Commerce,
17:33et ça, effectivement,
17:33ça pose de véritables problèmes
17:34pour les administrations.
17:35En fait, ce qui est intéressant
17:37aussi avec l'hypercommunication
17:38de Trump,
17:39c'est d'analyser les creux
17:40et les silences,
17:41ce dont il ne parle pas.
17:42Actuellement,
17:43il ne parle absolument pas
17:43de Poutine,
17:45alors qu'en fait,
17:45Vladimir Poutine
17:46vient d'annoncer
17:47qu'il était prêt
17:47à jouer un rôle
17:48dans l'élaboration
17:49d'une négociation
17:50au Moyen-Orient.
17:51C'est d'autant plus intéressant
17:52que Poutine est en difficulté
17:54dans sa guerre contre l'Ukraine
17:56parce que pour la première fois,
17:57il se prend un boomerang
17:58dans la gueule.
17:59J'explique,
17:59ça fait quatre ans
18:03ils font tirer.
18:03Alors, je ne parle pas
18:04des 10 à 30 000 drones
18:05qui sont tirés
18:06sur le front au quotidien.
18:07Je parle des frappes
18:08en profondeur.
18:09En gros,
18:10entre 500 et 1 000 drones
18:11tous les jours
18:11et à peu près 10 % de missiles.
18:13Sauf que là,
18:14il se prend des vagues entières
18:15et il faut que Sergei en parle
18:16de retour des Ukrainiens.
18:18Sergei.
18:19Effectivement.
18:20C'est Guillaume Ancel
18:21qui distribue l'abonnement.
18:23Allez-y.
18:23Vous avez un coéquipage.
18:24Allez-y.
18:24C'est très bien.
18:25Allez-y.
18:26C'est vrai que les parallèles
18:28sont intéressants
18:29parce qu'on se fixe
18:30sur quelque chose
18:31et on oublie
18:32qu'il y a d'autres conflits
18:33qui sont en temps parallèle
18:35et effectivement,
18:36depuis deux jours,
18:37les Ukrainiens ont frappé
18:39extrêmement durement Moscou
18:41en réponse
18:41aux coûts extrêmement durs
18:43des Russes
18:44il y a deux jours.
18:46Et donc,
18:46y compris dans les villes
18:47dans lesquelles,
18:47moi, personnellement,
18:49j'ai vécu,
18:49la ville des Alingrad,
18:51la Silicon Valley soviétique,
18:53dans lesquelles,
18:53il y a deux entreprises
18:54dans lesquelles
18:54mes parents ont travaillé.
18:56Enfin, pour moi,
18:56c'est quelque chose
18:58comme si je me trouvais
18:59sur place.
19:00Sur l'Ukraine,
19:01je ne peux en parler,
19:01est-ce que j'en reviens ?
19:02Effectivement,
19:02il y a ce bombardement
19:03mercredi-jeudi,
19:04on peut embranler
19:05beaucoup Kiev.
19:06La réponse de Zelensky
19:07est extraordinaire
19:08avec des drones
19:10pilotés par l'IA maintenant.
19:11Ce qui fait
19:12qu'avec les frappes
19:13en profondeur,
19:14tu as pché,
19:15la centrale de raffinerie
19:16vers Sochi
19:17au sud de la mer d'Azov,
19:19primorsque...
19:19Quatre fois.
19:20Quatre fois,
19:21primorsque
19:21au sud de Pétersbourg,
19:22ce qui fait que
19:23les raffineries sont atteintes.
19:25On parle de 30 à 40 %
19:26de la capacité
19:26de pétrole russe
19:27qui est atteinte.
19:28Deuxièmement,
19:28c'est encore plus important,
19:29et les images
19:30qu'on reçoit de Moscou
19:31sont impressionnantes,
19:33filmées par les gens
19:34qui sont dans leur immeuble,
19:34qui voient arriver,
19:35les drones, etc.
19:3570 % de la population russe
19:39peut être atteinte
19:40maintenant par les drones
19:41ukrainiens.
19:42Et ça, c'est nouveau.
19:42Et je crois effectivement
19:43que Poutine a intérêt,
19:44comme le disait Guillaume,
19:45à trouver un canal
19:45de négociation pour dire
19:46je suis un petit peu
19:47l'intermédiaire,
19:48je suis un peu
19:48le facilitateur.
19:50Ça, c'est nouveau.
19:51C'est de bonne guerre,
19:51j'allais dire,
19:52et c'est du bénéfice
19:53dans une somme
19:54quand même d'inconvénients
19:56depuis quelques mois.
19:57Parce que Trump
19:58ne le voulait pas.
19:59Parce que Poutine
19:59se proposait à plusieurs reprises
20:00d'être intermédiaire.
20:02Et Trump disait
20:03tu t'occupes
20:03de ta guerre ?
20:05Et là, ce sont les Iraniens
20:06qui disent
20:06nous sommes prêts
20:07à donner notre uranium
20:10à Poutine.
20:11On verra où on en est
20:12dans les négociations ce soir.
20:13Je vous rappelle
20:13l'information principale,
20:14c'est donc que Trump
20:16affirme qu'il avait prévu
20:17pour demain
20:17une vague de frappes.
20:18Frappes qui est suspendues
20:20ce soir.
20:21Si ça n'avance pas
20:22dans les négociations,
20:23alors il y aura
20:23attaque totale.
20:24Ce sont les mots
20:24de Donald Trump ce soir.
20:26Juste une chose,
20:26Guillaume Ancel.
20:28Trump avait prévu,
20:30c'est ce qu'il dit,
20:31et c'est ce que vous
20:32semblez aussi
20:32confirmer ce soir,
20:33avait prévu,
20:33une vague de frappes.
20:35Ce que je ne comprends pas,
20:36c'est que vous nous disiez
20:37aussi dans le même temps
20:38que les 40 jours,
20:39les 40 premiers jours
20:40de guerre,
20:41n'ont pas suffi
20:41à ébranler complètement
20:42et à mettre à terre
20:44le régime iranien.
20:45Qu'est-ce qui ferait
20:45qu'en rajoutant
20:46des frappes de plus,
20:47ça changerait la donne ?
20:48Je pense que ce qu'il
20:49voulait montrer
20:50au pouvoir iranien,
20:51c'est que contrairement
20:52à ce qu'il a montré
20:52ces 40 derniers jours,
20:53puisqu'il y a eu la guerre
20:54des 40 jours,
20:54puis 40 jours de suspension
20:56et de négociation,
20:57qu'en fait,
20:57il était capable
20:58de reprendre ses bombardements.
21:04des frappes très ciblées
21:05pour moi sur Téhéran,
21:07sévères pour faire peur
21:08cette fois au gardien
21:09de la révolution,
21:09on peut dire
21:09qu'on n'est pas capable
21:10de vous détruire.
21:11Mais par contre,
21:11on peut faire souffrir
21:12votre gouvernement,
21:14pire encore,
21:15sachant que ce gouvernement
21:16est très fragilisé.
21:18Malgré tout,
21:19même si on parle
21:19de la reconstitution
21:21d'une partie
21:21de l'arsenal de missiles
21:22dont on ne doutait pas,
21:23la réalité,
21:24c'est que c'est un gouvernement
21:25qui est fragilisé
21:26face à une société iranienne
21:27qui n'en peut plus
21:28de cette guerre.
21:30Avec la chaîne israélienne 13
21:32qui disait
21:32il y a un plan
21:33qui avait été établi.
21:34Les Israéliens
21:34attendaient le feu vert
21:35des Américains.
21:36Il y a un plan
21:36qui avait été établi
21:37avec des frappes
21:38contre les infrastructures
21:40type ponts, etc.
21:41On sait que Trump
21:41en a parlé encore
21:42la semaine dernière
21:43de retour de Chine
21:44en expliquant
21:44qu'il avait frappé
21:45un pont
21:45mais qu'il y en avait
21:46beaucoup d'autres
21:48et également
21:48des frappes
21:48sur les installations électriques.
21:50C'est ce que disait
21:50la chaîne 13.
21:51Alors, est-ce que c'était ça
21:52que Trump avait réellement en tête ?
21:53En tout cas,
21:54c'est ce que semblent dire
21:55les médias israéliens ce soir.
21:55Oui, il y aurait quand même
21:56beaucoup d'effets négatifs
21:57de frapper à nouveau
21:58des ponts comme celui de Karaj
21:59donc à l'ouest de Téhéran.
22:00Il y avait le projet aussi
22:01de frapper la centrale
22:02de Demaven.
22:03Demaven, c'est à 30-40 km
22:04à peu près à l'est de Téhéran.
22:06Ça alimente 42%
22:07l'électricité de Téhéran.
22:08Téhéran, c'est une ville
22:09qui fait très froid l'hiver.
22:10C'est 1800 mètres
22:11à 2400 mètres
22:11et très chaud l'été.
22:13Là, on est à peu près
22:13deux mois après Norouz,
22:14le nouvel an persan.
22:15Quand il commence à faire chaud,
22:16ils ont besoin d'électricité
22:17et de l'air conditionné.
22:18Ça serait contre-productif.
22:20Pourquoi contre-productif ?
22:21Parce que la population aérienne
22:22dirait, mais voilà,
22:23c'est contre nous,
22:23c'est nous qu'on attaque.
22:24Or, le régime des Pazarades
22:26a très peur pour deux choses.
22:28D'abord, c'est une question existentielle.
22:30Ils ont peur de la révolte à nouveau.
22:31Une révolte non pas rationnelle
22:33mais de rage de la part des Iraiens
22:34qui n'en peuvent plus.
22:35De la répression,
22:35mais aussi de la hausse des prix,
22:36du chômage, etc.
22:38Et puis, deuxièmement,
22:39il y a quand même cette balance
22:40avec des guerriens à la révolution
22:42qui ne sont pas des modérés.
22:43Pour moi, ils ne sont pas des modérés
22:44mais des pragmatiques.
22:45Je rappelle quand même
22:45qu'avant la guerre du 28 février,
22:47les Pazarades contrôlaient
22:4860% de l'économie iranienne.
22:51Et Pesik Jean,
22:51qui n'est pas un Pazarade,
22:52qui est le président,
22:53donc qui est un chirurgien
22:54plutôt rationnel, etc.,
22:55incarne aussi un petit peu
22:56cette aile pragmatique.
22:58Apparemment, peut-être,
22:59Ralibaf aussi est le président
23:00du Parlement iranien.
23:01Surtout pas Ahmed Vahidi
23:02qui est le chef,
23:03le commandant suprême
23:04des guerriens à la révolution.
23:05Mais en tout cas,
23:05il y a un espace de négociation
23:06pour dire,
23:07on peut vous faire mal,
23:13mais en tout cas,
23:13avant ça,
23:14venez négocier
23:15parce que vous perdrez
23:15beaucoup trop.
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