- il y a 6 heures
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00La situation en Iran et ce tout dernier rebondissement, l'ultimatum fixé par Donald Trump, devait prendre fin aujourd'hui,
00:08ce vendredi.
00:09Finalement, il repousse son ultimatum au 6 avril, si pas d'accord le 6 avril donc, si le détroit d
00:15'Hormuz est toujours bloqué, alors il frappera les infrastructures électriques du régime.
00:20Thierry Arnaud du service étranger de BFMTV nous a rejoint. Lui, il dit que c'était une demande de l
00:25'Iran de repousser cet ultimatum.
00:28Oui, il y a la demande de l'Iran. Il a généreusement accepté de repousser cet ultimatum de 10 jours
00:32alors, dira-t-il un peu plus tard sur la chaîne de télévision Fox News, que les Iraniens n'en
00:36demandaient que 7.
00:38C'est donc repoussé, dit-il, au 6 avril à 20h, heure de la côte est aux Etats-Unis, c
00:44'est-à-dire pour être précis, ce sera mardi matin 7 avril à 2h du matin pour nous, heure française,
00:50si d'ici là, bien sûr, l'ultimatum à géométrie variable n'a pas à nouveau connu de changement.
00:57Alors, il faut bien préciser, vous l'avez dit, Julien, mais c'est important d'insister là-dessus, que cet
01:01ultimatum, il porte sur des frappes qui pourraient viser les infrastructures énergétiques.
01:07Ça ne veut pas dire que les frappes américaines sur l'Iran s'arrêtent, parce qu'il y a encore,
01:12évidemment, potentiellement beaucoup d'autres choses à frapper,
01:15et que, dans l'intervalle, la guerre continue, mais il y a néanmoins un signal qui est donné, qui est
01:21plutôt un signal de détente, de volonté, de discussion,
01:25puisque, dans ce même message qu'il publie sur ce réseau social, Donald Trump ajoute que, contrairement à ce que
01:30rapportent les médias,
01:32les discussions avec les Iraniens se passent très bien, dit-il.
01:36Sauf que ça devient un petit peu compliqué de le suivre, Donald Trump.
01:40J'ajoute un dernier point de contexte, c'est qu'il fait cette déclaration un peu après 17h de Washington.
01:46Les marchés financiers viennent de fermer, la bourse est en baisse, le pétrole est en hausse, toujours aux alentours de
01:53108 dollars le baril,
01:55et on sait qu'en permanence, outre ce qui se passe sur le terrain militaire, Donald Trump, il a le
02:01regard fixé sur deux sujets,
02:04l'opinion américaine, les marchés financiers, et évidemment, tout ça, ça contribue à déterminer sa conduite de la guerre aussi.
02:13Je vous présente le reste du plateau.
02:15Bertrand Gallichet, grand reporter et spécialiste des relations internationales, merci d'être avec nous.
02:21En cette heure tardive, on est avec Guy Gourevitch, vous êtes présidente du groupe Défense Angels,
02:30qui finance des entreprises dans le domaine de la défense.
02:33Merci à vous d'être avec nous.
02:35L'Ovarinelle, chercheuse spécialiste de la dissuasion nucléaire, bonsoir à vous.
02:40On est avec David Corona également, négociateur, expert en conflits internationaux, on va avoir besoin de vous.
02:46David Corona et Meryem Amélal, bonsoir.
02:49Alors, bienvenue, journaliste spécialiste Afrique Moyen-Orient sur France 24.
02:53Alors, vous le disiez, Thierry, effectivement, il repousse l'ultimatum de quelques jours au 6 avril,
03:00mais alors, il le fait à la Trump, quoi.
03:02En même temps, aujourd'hui, regardez la façon dont il parlait de ses interlocuteurs iraniens.
03:07On écoute Donald Trump.
03:09Tous leurs responsables sont partis.
03:12Le premier niveau de responsable n'est plus.
03:14Un deuxième niveau a ensuite été élu.
03:16Ce deuxième niveau est aussi parti.
03:18Ils sont tous partis à cause de leur échec à conclure l'accord, car ce sont des malades.
03:22Ils sont vraiment malades et sinistres.
03:25Et s'il y en a qui pensent que c'est une bonne chose de laisser un tel groupe de
03:29personnes posséder des armes nucléaires,
03:30eh bien, si nous n'avions pas attaqué avec des bombardiers, il l'aurait eu en deux semaines ou peut
03:36-être quatre.
03:38Je m'adresse aux négociateurs en chef.
03:41Ce n'est pas tellement une bonne chose, non, de traiter les personnes avec qui on négocie de gros malades
03:46?
03:47Bon, en même temps, Donald Trump n'est pas connu pour ses grandes qualités de négociateur.
03:52Là, on est en train d'atteindre un point qu'on connaît bien en négociation de crise, c'est l
03:56'épuisement partagé.
03:57D'ailleurs, c'est pour ça qu'on commence à parler de négociation.
03:59Les deux camps saignent depuis un moment, un militairement, l'autre économiquement.
04:04Et visiblement, on commence de s'approcher d'un moment où la discussion est possible.
04:09Le problème, c'est qu'il y a une asymétrie des forces et de la structure de la négociation.
04:15Ce serait un aveu d'échec, d'une certaine manière, de dire qu'une négociation se passe bien pour Trump,
04:20parce que finalement, au vu du nombre de milliards qui ont été investis,
04:23en finir par négocier, assez simplement, ce serait un problème.
04:26Le régime iranien a du mal à dire qu'il rentre directement dans une négociation,
04:31parce qu'il y a une blessure d'égo et une réparation de guerre à obtenir vis-à-vis des
04:36martyrs qui ont été assassinés.
04:38Et effectivement, on pourrait regarder la négociation sous différents angles.
04:42Il y a une première demande des États-Unis qui demande directement zéro nucléaire,
04:50libération d'Hormuz et l'anéantissement des proxys.
04:53Mais en fait, ce qu'il faut regarder, c'est quels sont les buts motivationnels cachés derrière.
04:57Vous l'avez dit tout à l'heure, Trump demande une victoire au mid-terme
05:01et demande aussi un abaissement du prix du pétrole au niveau américain et mondial.
05:05Et du côté iranien, c'est la même chose.
05:07On demande un pacte de non-agression, on demande à laisser le détroit d'Hormuz à ceux qui sont censés
05:13le posséder
05:14et mettre en sécurité la population.
05:16En réalité, ce qui est demandé, c'est une survie du régime,
05:20une réhabilitation internationale au niveau du Golfe.
05:24Et en fait, il y a plusieurs obstacles dans ce que vous disiez tout à l'heure.
05:28Le premier, c'est que je ne sais pas à l'heure actuelle qui a le mandat côté iranien pour
05:33discuter.
05:33Alors justement, c'est la question que j'avais posée.
05:34Arrêtons-nous d'abord sur ce point. Je dis pouce, vous gardez les autres points pour tout à l'heure.
05:39Mais Bertrand Gallichet, avec qui négocie Donald Trump les Américains ?
05:45Est-ce qu'on le sait ? Il reste extrêmement vague sur la question.
05:50Les noms que l'on a en tête, le plus présentable, c'est le ministre iranien des Affaires étrangères, Araqchi.
05:56Ensuite, il y a le président du Parlement, Khali Baf,
05:59qui est sans doute l'homme fort aujourd'hui dans le gouvernement iranien.
06:04Mais qui est quelqu'un qui, lui, est beaucoup moins respectable et qui a du sang sur les mains
06:11parce qu'il a participé à la répression des manifestations.
06:15Et ce, depuis des années, pas seulement les dernières qui sont les plus connues
06:19et sans doute les plus meurtrières, celles des 7 et 8 janvier derniers.
06:23Donc il y a, dans cette équation sur le choix des interlocuteurs,
06:30une grande question du côté des Occidentaux.
06:32D'autant qu'il y a, on le sait aussi, des tensions au sein même des autorités iraniennes.
06:38Et que, par ailleurs, il y a aussi des affrontements sur la stratégie à suivre parmi les Américains.
06:46Et on sait, enfin, pour ne rien simplifier,
06:49que Israéliens et Américains ne sont pas forcément d'accord
06:52ni sur le choix des interlocuteurs, ni sur les buts à obtenir.
06:56Il y a quand même une petite indication, Myriam Amelal.
06:59Myriam, pardon, c'est que ces deux personnages,
07:02le président du Parlement iranien et le ministre des Affaires étrangères,
07:06ont été retirés de la liste des cibles des personnes à éliminer,
07:11telles qu'on l'avait vu avec Benyamin Netanyahou.
07:15Ils ont un sursis.
07:17En fait, c'est un signe assez intéressant,
07:20parce qu'on les traite de malades,
07:23on dit qu'il ne faut pas négocier avec eux,
07:25qu'il faut que le régime parte complètement,
07:27qu'il faut la chute du régime.
07:28Et au final, non seulement on négocie avec le régime,
07:31mais avec des personnages qui ne sont pas forcément respectables,
07:33qui ne sont pas forcément respectés par la population, même craints.
07:38Et ça montre bien la difficulté de Donald Trump dans cette situation,
07:42et que même la négociation, en plus,
07:44on dit qu'on négocie, les Iraniens disent qu'on ne négocie pas,
07:47finalement, ils rejettent les propositions de Trump.
07:50Les 15 points d'accord.
07:51Les 15 points, ils imposent leur liste,
07:54qui est en fait tout simplement la recette pour la survie du régime.
08:01C'est-à-dire, on demande l'argent en réparation,
08:03et aussi pour la crise économique,
08:05parce qu'on sait très bien que la population,
08:06avec tous ces bombardements dans un pays frappé par une crise économique,
08:11ça sera dur à tenir.
08:12Oui, ils demandent le versement de compensations financières
08:14pour ces quatre semaines de guerre.
08:15Ces compensations, c'est pour que le régime puisse survivre à cette crise,
08:20et en plus, qu'on n'attaque pas,
08:22pas d'agression, pas de bombardement, plus de bombardement.
08:25On voit très bien, en fait,
08:27qu'effectivement, on est sur un cas où on assiste à un essoufflement des deux parties,
08:32et que chacun essaye de tirer la couverture de son côté.
08:36Mais le fait d'avoir ces deux personnages, Khalibaf et Al-Argi,
08:42montre bien, en fait, qu'on n'a pas trop le choix,
08:45et qu'on négocie, finalement, avec le même régime.
08:47Avec un Donald Trump qui en est persuadé,
08:51l'Iran a besoin d'un accord,
08:53ils n'ont plus les moyens de tenir très longtemps.
08:56On écoute à nouveau le président des États-Unis.
09:01Au 26e jour, nous sommes extrêmement en avance sur le calendrier prévu.
09:06Le régime iranien reconnaît désormais qu'il a subi une défaite décisive.
09:11C'est un désastre, et ils le savent.
09:13C'est pour ça qu'ils veulent négocier avec nous.
09:15Ils ne voudraient pas dans le cas contraire.
09:17Ils nous parlent, car ils voient la catastrophe se profiler.
09:21Ils sont battus, ils ne peuvent plus inverser la situation.
09:24Nous nous baladons librement là-bas,
09:26nous prenons leur ville, détruisons toutes leurs armes nucléaires de folie,
09:29ainsi que leurs drones.
09:34C'est toujours la répartie, celle de dire
09:37ils n'ont plus rien, ils sont anéantis, etc.
09:40Est-ce que réellement, les Iraniens
09:43ressentent cette urgence à trouver une issue ?
09:46S'ils étaient complètement anéantis,
09:48s'ils avaient tout perdu, on ne voit pas très bien
09:49ce qu'il y aurait à négocier de leur point de vue.
09:51Il y a une forme de contradiction dans le fait d'un côté de dire
09:56tout a été anéanti, tout a disparu, il n'y a plus personne pour négocier,
10:00ils sont tous morts.
10:00Et en même temps, je suis prêt à négocier,
10:03et non seulement je suis prêt à négocier,
10:05mais je donne un délai de 10 jours
10:06pour qu'on mette en place,
10:08qu'on définisse ensemble les conditions de cette négociation.
10:11Il est en train, en fait, là,
10:13lorsqu'on écoute ce qu'on vient d'entendre,
10:15Julie, de parler aux Américains essentiellement.
10:17Il veut rassurer son opinion publique,
10:19il veut leur dire, ça y est, cette guerre, on l'a gagnée,
10:22ne vous inquiétez pas.
10:23Je vous rappelle qu'au-delà des élucubrations
10:25et des contradictions qui sont parfois assez grotesques
10:28dans les propos de Donald Trump,
10:30il y a un certain nombre de constantes.
10:32Il ne faut pas négliger,
10:33il ne faut pas que les propos farfelus
10:34nous fassent oublier les constantes.
10:36Et dans les constantes, il y a, depuis le début,
10:38l'idée que cette guerre ne doit pas durer.
10:40Ce que la Maison-Blanche dit depuis le début,
10:42c'est que c'est une affaire de semaines,
10:454 à 6 semaines, disait la Maison-Blanche,
10:46on est ce soir au début de la 5e semaine
10:49et par conséquent, il faut que ça évite.
10:53Et ça, c'est le levier dont les Iraniens disposent
10:56vis-à-vis des États-Unis.
10:57Ils savent bien que Donald Trump est pressé,
10:59qu'il veut aboutir à un accord, un deal
11:02qui lui permette d'aller à nouveau
11:04devant les caméras de télévision
11:05et de dire aux Américains,
11:07ça y est, j'ai gagné, c'est terminé,
11:09les boys vont pouvoir rentrer à la maison
11:11et on va pouvoir passer à autre chose
11:12et les prix de l'essence vont pouvoir redescendre.
11:14Il s'adresse donc aux Américains.
11:16Je vais vous faire écouter une autre réaction,
11:19celle du ministre des Affaires étrangères russe,
11:23M. Lavrov, Sergei Lavrov.
11:26Alors, il dit quelque chose de très ironique.
11:29Il dit qu'il défend les Iraniens
11:33par respect du droit international
11:35et que c'est en ce nom-là,
11:37le respect du droit international,
11:40qu'il fournit de l'aide militaire aux Iraniens.
11:43On écoute Sergei Lavrov.
11:46En fait, ce n'est pas seulement l'Iran
11:48que nous avons défendu,
11:49même si c'est un partenaire stratégique.
11:52Pas un allié, mais un partenaire
11:54avec qui nous avons un accord.
11:57Ce que nous défendons,
11:59c'est en premier lieu le droit international.
12:01Et je ne peux pas imaginer que les Français
12:03qui, traditionnellement, mettent en avant
12:05leur attachement au droit international,
12:06ne voient pas ce qui est en train de se passer.
12:09Le président Poutine et son porte-parole,
12:11Dmitry Peshkov, ont répondu
12:13à ces bruits qui courent
12:14et qui sont amplifiés par les médias,
12:17selon lesquels la Russie
12:18fournirait des renseignements.
12:21Je l'ai déjà dit,
12:22nous avons des relations très étroites
12:24avec l'Iran,
12:25notamment un accord en matière d'armement.
12:28Nous avons fourni à l'Iran
12:29du matériel militaire.
12:32Mais nous ne pouvons pas accepter
12:33ces accusations qui nous sont faites
12:35de transmettre à l'Iran
12:37du renseignement.
12:38Alors, plusieurs choses, quand même,
12:40dans ce qu'il dit.
12:41Je m'arrête sur le point le plus ironique.
12:43Nous, c'est en vertu du droit international
12:45qu'on vient en aide aux Iraniens.
12:48On parle quand même, Bertrand Gallichet,
12:50de la Russie qui est en train d'envahir,
12:52qui envahit depuis quatre ans
12:53un pays souverain, l'Ukraine.
12:55Oui, il faut oser,
12:56mais l'Avraf est quand même
12:57coutumier du fait,
12:59et en matière de mauvaise foi,
13:00je crois qu'il pourrait recueillir
13:02une médaille aux Jeux olympiques.
13:04En ce qui concerne ces déclarations,
13:06il y a aussi un point très intéressant,
13:08c'est qu'il dit
13:10nous fournissons du matériel militaire
13:11à notre partenaire,
13:13qui n'est pas notre allié,
13:14en parlant de l'Iran,
13:15mais en aucun cas,
13:17nous ne fournissons du renseignement.
13:19Alors ça, c'est quand même très intéressant,
13:21parce que, comme si c'était une honte
13:23de fournir du renseignement,
13:24et que ça ne posait aucun problème moral
13:26de fournir une aide militaire.
13:29Qu'est-ce qu'on peut comprendre de cela ?
13:31Eh bien, tout simplement,
13:32qu'il ne faut pas trop fâcher Donald Trump,
13:34et qu'il y a une limite à l'aide
13:37apportée à l'Iran.
13:38C'est ça, finalement.
13:39Là, il parle directement à la Maison-Blanche.
13:41Ah, là, il essaie
13:42de arrondir les angles avec Donald Trump.
13:45C'est comme ça aussi
13:45que vous l'interprétez, Grigorevitch ?
13:47Oui, c'est comme ça
13:48qu'on peut l'interpréter, effectivement.
13:50Il y a dans cette scène,
13:53ce théâtre international,
13:55il y a un cynisme absolument généralisé.
13:58On peut parler du cynisme des Russes,
14:00mais on peut parler aussi
14:01du cynisme des Américains,
14:02on peut parler du cynisme des Israéliens,
14:04on peut parler d'ailleurs
14:05du cynisme des Iraniens.
14:07Enfin, c'est un théâtre
14:10où chacun joue une partie
14:14qui est que les messages
14:16qu'il diffuse ne sont pas du tout
14:19ceux qu'il exprime.
14:21Donc, il faut toujours aller regarder
14:24sous les images,
14:26sous les textes,
14:27sous les mots,
14:28ce qui, en fait, est dit.
14:31Et alors là, concrètement,
14:32quelles armes les Russes
14:34fournissent-ils aux Iraniens ?
14:38Déjà, moi, je me souviens
14:41qu'il n'y a pas encore très longtemps,
14:42c'était plutôt les Iraniens
14:43qui fournissaient des armes aux Russes.
14:45Eh oui, les drones Shed.
14:47C'est pour ça que je me suis demandé
14:49ce qu'ils étaient au sens...
14:50Peut-être qu'ils les revendent,
14:53d'ailleurs, parce que maintenant...
14:54Ah oui, c'est ce qu'il apparaît.
14:56Ils les ont implémentés,
14:58ils les ont...
14:59Voilà, ils les ont...
15:02Ils ont apporté
15:03des modifications intéressantes.
15:04Comme les Américains, d'ailleurs.
15:06Peut-être qu'ils les refourent,
15:09passez-moi l'expression,
15:10aux Iraniens.
15:12Ce qui m'intéresse,
15:13enfin, ce qui m'intéresse
15:15particulièrement
15:15dans ce théâtre,
15:18dans ce qui se passe,
15:19c'est finalement là-dedans
15:20quelles leçons,
15:22nous, Européens,
15:23nous pouvons tirer de tout ça.
15:25Et les leçons
15:27qu'on peut tirer de tout ça,
15:28moi, j'en vois deux essentielles.
15:31La première leçon,
15:33c'est que nous devons reprendre
15:35absolument le contrôle
15:37de nos intérêts vitaux.
15:39D'abord, c'est à nous
15:40de les définir.
15:41C'est à nous de ne pas
15:42se laisser entraîner
15:43dans une guerre
15:44qu'on n'a pas voulu.
15:44Ce que le Premier ministre
15:47a assisté là-dessus.
15:48Et il a eu raison.
15:50Et il a eu raison.
15:52Nous devons avoir les moyens
15:55de protéger nos intérêts vitaux.
15:57Nous en avons décidé,
15:59nous-mêmes,
16:00en dehors de toute autre considération.
16:02Et nous devons avoir
16:04l'autonomie de décision
16:05de l'emploi de ces moyens
16:07ou du non-emploi de ces moyens.
16:08Et la deuxième leçon
16:10que je tire de cette histoire-là,
16:14c'est que nous devons absolument sortir
16:17de notre dépendance aux hydrocarbures.
16:20Pas seulement pour des histoires de climat
16:23qui sont extrêmement importantes,
16:25mais tout simplement parce que
16:27l'ensemble des pays producteurs
16:30d'hydrocarbures sont des zones instables.
16:33Le Moyen-Orient est une zone instable,
16:36on convient,
16:37mais l'Amérique centrale,
16:39l'Afrique,
16:41sont des zones absolument instables.
16:43Et on peut même,
16:44à la limite,
16:46considérer que les États-Unis
16:47deviennent une zone instable.
16:50Et donc, nous, Européens,
16:52on a un énorme intérêt
16:54à sortir le plus vite possible
16:56de notre dépendance aux hydrocarbures.
16:59Et ça, c'est une leçon majeure,
17:02à mon avis,
17:03les deux leçons majeures
17:04que nous, Européens,
17:05nous devons tirer de cette histoire.
17:06Et on va revenir sur la problématique
17:07des hydrocarbures
17:08avec ce blocage,
17:10toujours, du détroit d'Ormuz,
17:11qui devient une sorte de péage,
17:13un passage payant,
17:142 millions de dollars
17:15pour faire passer les pétroliers.
17:16C'est ce qu'imposent en ce moment les Iraniens.
17:19Et c'est au cœur des dégociations en cours.
17:20Mais juste sur le rôle des Russes
17:23auprès des Iraniens,
17:24et dans quelle mesure
17:25les Russes seraient à même
17:27de pouvoir les aider
17:29à durer encore un moment
17:31dans leur riposte.
17:33Je voulais qu'on écoute
17:33Vladimir Poutine, cette fois,
17:35qui prend la parole
17:36et qui compare
17:37la guerre iranienne,
17:39la guerre en Iran,
17:40pardon, avec le Covid.
17:42Ce n'est pas un hasard
17:44si un parallèle a été établi
17:45avec la récente pandémie.
17:46Les événements auxquels
17:48la communauté internationale
17:49est confrontée ces dernières années
17:50montrent que les bouleversements
17:52dans le commerce,
17:53les investissements
17:54et les relations internationales,
17:55en général,
17:56deviennent de plus en plus fréquents,
17:58devenant une nouvelle réalité
18:00et accompagnant la transition
18:01de l'ensemble de l'économie mondiale
18:03vers un nouvel État.
18:05Pour relever les défis
18:06de notre époque,
18:07la Russie doit être forte
18:09et unie dans notre compréhension
18:10de nos intérêts nationaux,
18:12dans la manière d'aborder
18:13les défis actuels
18:14auxquels nous sommes confrontés
18:15et dans la réalisation
18:17de nos objectifs
18:18de développement stratégique.
18:22Dans quelle mesure la Russie
18:24aide réellement l'Iran
18:26et peut l'aider à tenir
18:28ces prochaines semaines
18:29si ce conflit est amené à durer ?
18:31D'abord, un,
18:32elle fournit des renseignements
18:33à l'Iran.
18:33Ça, c'est à peu près une certitude.
18:35C'est ce que disent
18:35tous les services
18:36de renseignement occidentaux.
18:38Et ça ne surprend personne.
18:39Et d'ailleurs,
18:41Donald Trump
18:41ne s'en est pas offusqué
18:42plus que ça
18:44en reconnaissant que,
18:44finalement,
18:45c'était rendre la monnaie
18:47de la pièce aux Américains
18:48qui continuent de fournir
18:49des renseignements
18:50à l'Ukraine
18:50sur ce que font les Russes.
18:54Ce soutien,
18:55il est assez mesuré,
18:58en réalité,
18:58parce qu'il pourrait y avoir
18:59un soutien militaire
19:01beaucoup plus affiché,
19:02la fourniture d'équipements
19:03beaucoup plus substantielle.
19:05Pourquoi pas,
19:06si on en est au bout
19:06de la logique,
19:08une intervention militaire
19:09des Russes
19:09pour soutenir l'Iran ?
19:12On en est extrêmement loin.
19:14Donc,
19:15pour l'instant,
19:16il y a une attitude
19:17de soutien
19:18qui est relativement
19:20modérée
19:21dans un contexte
19:22où, finalement,
19:22ce conflit qui dure,
19:24il est en train
19:25de faire le jeu
19:26de Vladimir Poutine
19:27et de la Russie
19:28sur au moins deux plans.
19:29Le premier,
19:30c'est évidemment
19:30le prix du pétrole
19:31parce que le prix du pétrole
19:32augmente,
19:33donc ça fait des devises
19:34supplémentaires pour la Russie.
19:35Vous avez entendu
19:36les Américains expliquer
19:38il y a quelques jours
19:38qu'il fallait lever
19:39les sanctions
19:40qui frappaient le pétrole russe
19:41pour désengorger
19:43un petit peu le marché
19:44et donc,
19:46tout ça,
19:46évidemment,
19:46ça va permettre
19:47à la Russie
19:48beaucoup plus facilement
19:49de financer son effort de guerre.
19:51Vous avez entendu aussi
19:52et c'est important,
19:54le Washington Post
19:55nous expliquer
19:55qu'il y avait
19:57du matériel américain
19:59qui continue
20:00d'être livré
20:01à l'Ukraine
20:01et qui pouvait être
20:03réorienté potentiellement
20:04vers le Moyen-Orient
20:06parce que les États-Unis,
20:07on en aura besoin.
20:08ça,
20:08c'est ce qui sert
20:09à protéger
20:10le ciel ukrainien.
20:11Alors,
20:11on sait que le ciel ukrainien
20:12n'est pas protégé
20:13parfaitement
20:14parce qu'il continue
20:15d'y avoir des missiles
20:16et des drones qui tombent
20:17mais enfin,
20:17il est quand même protégé
20:18de manière assez significative
20:20par du matériel américain
20:22qui continue
20:23d'être fourni.
20:25Alors,
20:25pas exactement comme avant,
20:26c'est pas du matériel
20:27qui fournit directement.
20:28Maintenant,
20:28ça passe par l'OTAN
20:29et c'est les Européens
20:30qui payent,
20:30en gros,
20:31mais en tout cas,
20:32ce matériel,
20:32il continue d'arriver.
20:33Et s'il disparaît
20:35de l'Ukraine,
20:36s'il n'est plus fourni
20:37à l'Ukraine
20:38pour aller vers
20:38le Moyen-Orient,
20:39ça va devenir
20:39un problème majeur
20:40pour l'Ukraine.
20:40Tout ça pour vous dire
20:41qu'impact sur l'Ukraine
20:43d'un côté,
20:44impact sur le pétrole
20:45de l'autre.
20:46Il y a quand même
20:46deux développements
20:47dans ce conflit
20:47à ce stade
20:48qui sont très positifs
20:49pour la Russie.
20:50Et quand Donald Trump
20:51dit que l'Iran
20:53est totalement anéanti,
20:55qu'il n'a plus d'armes,
20:56qu'il ne peut plus riposter,
20:58ce n'est pas tout à fait le cas.
21:00L'Iran a bien des soutiens
21:01et notamment du côté russe.
21:03On écoute Donald Trump.
21:07Ce matin,
21:08je veux faire le point
21:09sur l'opération
21:10Epic Fury
21:10qui est un nom
21:11très approprié
21:12car nous sommes en train
21:13de les anéantir.
21:15Depuis trois semaines,
21:16nous frappons
21:17les capacités militaires
21:18de l'Iran
21:19à un niveau
21:20que peu de personnes
21:20avaient vu auparavant.
21:22Les gens ne savaient pas
21:23que nous avions
21:24cette capacité.
21:25Nous sommes l'armée
21:26la plus forte du monde
21:28et de loin.
21:29Je l'ai construite
21:30lors de mon premier mandat
21:31et je l'utilise
21:32lors du deuxième.
21:36On a forcé de constater
21:37que l'Iran
21:38continue à riposter
21:39et le Pentagone
21:41a visiblement annoncé
21:43se préparer
21:44à porter un coup final
21:45à l'Iran.
21:46Ça, c'est
21:46si les négociations
21:49n'aboutissent pas.
21:51C'est quoi ce coup final ?
21:53Est-ce qu'il faut
21:54y voir derrière
21:54la fameuse opération terrestre
21:56qui serait en train
21:56de se préparer ?
21:58C'est ce que Donald Trump
22:00essaie de faire croire
22:01mais je crois que
22:02pour comprendre cela,
22:03il faut s'intéresser
22:04à cette notion
22:06d'ultimatum.
22:08Or, vous savez
22:09que Donald Trump
22:10n'est pas ses maîtres
22:11dans l'art
22:11de ne pas respecter
22:12les ultimatums
22:13qu'il fixe
22:14un peu à tort
22:15et à travers
22:16mais généralement
22:17pour brouiller les pistes.
22:18On l'a vu en Ukraine,
22:19on en parlait tout à l'heure,
22:21on l'a vu pour le Venezuela
22:22et on l'a vu aussi
22:24en Iran,
22:25notamment
22:25lors de la première frappe
22:28qui a touché
22:29le guide suprême.
22:31À partir de là,
22:32on peut imaginer
22:33que ce délai
22:35qui a été fixé
22:36jusqu'au 6 avril
22:37ne soit pas respecté
22:38et que cette frappe finale,
22:41que ce coup terminal
22:42puisse intervenir
22:44à n'importe quel moment,
22:45y compris à l'intérieur
22:47de cette pause
22:48qui est d'ailleurs relative
22:49comme ça a été dit tout à l'heure.
22:51C'est-à-dire que les Américains
22:52ne s'interdisent pas
22:53de taper autre chose
22:55que des installations
22:57électriques iraniennes.
22:58Et donc,
22:59pour l'instant,
23:00toutes les options
23:00sont ouvertes.
23:01Ce qui est certain,
23:02c'est qu'on parle beaucoup
23:04de l'île de Karg,
23:05on parle beaucoup
23:06de l'île de Kelmch,
23:08du détroit d'Hormuz.
23:09Est-ce que c'est tellement évident
23:11que ça va se faire là ?
23:13Est-ce que ça n'est pas aussi
23:14un enfumage
23:15de la part de Trump
23:16qui essaye d'attirer
23:17les regards
23:18vers des objectifs
23:19qui paraissent
23:19très simples,
23:20très évidents
23:21pour aller préparer
23:23une opération ailleurs
23:24et dans une autre temporalité ?
23:26Pour faire diversion,
23:27l'île de Karg
23:28qui, on le rappelle,
23:28est là où les Iraniens
23:30exportent le gros
23:32de leur pétrole.
23:34Il faut rappeler
23:34qu'il y a une opération
23:36terrestre
23:37en parallèle
23:39de ces négociations
23:41qui est en cours.
23:42Deux groupes de marines
23:43qui sont partis,
23:43deux unités,
23:44ce qui fait à peu près
23:454 000-5 000 hommes,
23:46des parachutistes
23:48qui doivent arriver là
23:49aussi prochainement.
23:51Avec effectivement
23:52quel objectif ?
23:53Alors vous parliez
23:53de ces îles-là,
23:54il y a aussi
23:55l'objectif nucléaire
23:56qui n'a pas encore été
23:57tout à fait écarté,
23:59même si maintenant
24:00ça se concentre
24:01plutôt sur le détroit
24:01d'Ormuz,
24:01le nucléaire est toujours
24:02dans l'esprit
24:03des Américains,
24:04d'ailleurs évoqué
24:05par Donald Trump
24:05encore ce soir.
24:06Qu'est-ce qu'ils peuvent faire
24:08pour s'attaquer
24:09au nucléaire iranien ?
24:10En fait,
24:11ce qu'on constate
24:11depuis le début
24:12du conflit,
24:12c'est que nucléaire
24:13c'est un prétexte,
24:14une alibi,
24:15une cause
24:15et en même temps
24:16ça semble être
24:18de moins en moins
24:19un objectif
24:20en tout cas accessible.
24:22Si on est sur
24:23la « dénucléarisation »
24:25de l'Iran,
24:27tout en sachant,
24:28je rappelle pour nos
24:29téléspectateurs
24:30que l'AEA l'a dit,
24:31on est tous
24:32à peu près d'accord
24:34auprès des analystes
24:36et des experts
24:36sur la question
24:37de la capacité nucléaire,
24:40les Iraniens
24:41n'ont pas de bombe
24:41nucléaire sur étagère
24:42parce que je sais
24:42qu'il n'y en a pas.
24:43Par contre,
24:44ils ont différentes capacités
24:46et peu importe
24:47en fait,
24:47ça il faut le garder
24:48en tête,
24:49peu importe
24:50l'opération terrestre,
24:52le savoir-faire,
24:53ils vont garder
24:54et ça,
24:55ça va rester,
24:57j'ai même envie de dire
24:58régime change
24:59ou pas
25:00et ça c'est une question
25:01sur la non-prolifération,
25:03je rappelle que
25:03remettre du droit
25:04autour de cette question,
25:05ça reste pour moi
25:06la clé
25:08pour éviter
25:08effectivement
25:09la non-prolifération.
25:09Il y a nombreux en Iran
25:10à avoir
25:12suffisamment
25:12de renseignements
25:13et d'informations
25:15sur la prolifération
25:17nucléaire
25:18que même si
25:18on s'attaquait
25:19aux structures
25:19de manière très concrète
25:21on arriverait
25:21à le reproduire.
25:22En fait,
25:23je vais résumer,
25:24vous savez lire
25:25demain,
25:26on vous retire les bouquins,
25:27vous saurez toujours lire
25:28après-demain.
25:28Voilà,
25:29c'est comme ça,
25:31le savoir-faire
25:31c'est un savoir intellectuel.
25:33Pour nos téléspectateurs,
25:34l'Iran c'est le pays
25:35qui entre guillemets
25:36produit le plus
25:37d'ingénierie
25:40autour du nucléaire.
25:41Chimiste,
25:42chercheur,
25:43recherche fondamentale,
25:45petit,
25:46on va dire,
25:46ouvrier qualifié
25:47à tous les niveaux,
25:49c'est ceux qui produisent
25:49le plus.
25:52Si je vais être très claire,
25:53est-ce qu'on imaginerait
25:54une,
25:55on va dire,
25:56si on va aller jusqu'au bout,
25:57ça veut dire qu'il faudrait
25:58tuer toutes ces personnes.
25:59Vraiment,
26:00c'est impossible,
26:01c'est même inacceptable
26:03de l'accepter.
26:04Donc,
26:05il faut parler concret.
26:06Après,
26:06sur la capacité,
26:07on va dire,
26:08matérielle de quoi ?
26:08On parle de ces fameux
26:11enrichissements,
26:12enfin,
26:12c'est l'UF6,
26:13cet uranium enrichi.
26:14C'est 400 kilos
26:15d'uranium enrichi
26:16que cherchent les Américains.
26:1760%,
26:19eh bien,
26:20ma foi,
26:21rien ne prouve
26:21qu'il est encore en Iran,
26:23déjà.
26:24Ah,
26:24il pourrait déjà
26:25avoir été caché ailleurs.
26:25on parle d'une offensive
26:27que les Iraniens
26:28avaient déjà,
26:28on va dire,
26:30en tête et alerté l'AEA.
26:31Je rappelle que
26:32les sources
26:33et les appels diplomatiques
26:35de l'Iran
26:35sont quand même actés
26:36auprès de l'AEA.
26:37Ça date déjà du mois d'avril
26:39où les Iraniens avaient dit
26:40on sait qu'il y aura
26:41une offensive.
26:41S'il vous plaît,
26:42calmez les Israéliens.
26:44Nous respectons
26:45nos engagements.
26:46Enfin,
26:47pardon,
26:47mais on peut imaginer que...
26:49Israé où potentiellement ?
26:50Il y a des partenaires
26:52qui sont exprimés,
26:54entre autres.
26:55Mais lesquels alors ?
26:56Là,
26:57il y a des Russes,
26:57c'est à la Corée du Nord
26:58qui a beaucoup parlé.
27:01Mais après,
27:01admettons qu'ils soient
27:02effectivement dans les...
27:02Mais ça se serait vu,
27:03non ?
27:04Pas forcément.
27:05Ça peut se faire discrètement.
27:06Les 400 kg d'uranium
27:07qui peuvent être exprimés...
27:08En fait, on a des cylindres.
27:09Oui.
27:10Vous mettez...
27:11Vous stockez aussi 20%...
27:12Enfin,
27:13de l'uranium enrichi
27:15à 20%,
27:16vous le mettez aussi
27:17dans un cylindre.
27:18Je défie quiconque
27:19de rentrer
27:20dans un stock,
27:22dans une salle
27:24où on met tous les cylindres,
27:25de savoir
27:25où vous avez
27:26l'uranium enrichi
27:27à 60%,
27:28la 20%
27:29et l'autre
27:29à 3,5% par ailleurs.
27:30Donc,
27:313,5% pardon,
27:32c'est pour la capacité
27:33nucléaire civile
27:34donc pour la production
27:36d'électricité.
27:37Donc,
27:38déjà,
27:38il y a ça.
27:38Ensuite,
27:39admettons qu'effectivement
27:40l'uranium soit en Iran
27:42et qu'il soit
27:43sur les fameux sites
27:44qui ont été bombardés,
27:45je le rappelle,
27:46pas qu'un peu,
27:46pas qu'une fois,
27:47juin et mars,
27:49fin février,
27:51début mars.
27:51On parle de bombardements
27:53qu'on a tous,
27:53on va dire,
27:55caractérisés
27:55de massifs.
27:59On rappelle,
28:00l'uranium,
28:00c'est quand même
28:02une substance radioactive.
28:03C'est stocké.
28:04Donc,
28:05j'imagine
28:06assez mal
28:07ces cylindres,
28:08certes,
28:09faits pour résister,
28:10mais ça ne résiste pas
28:11à des masses
28:13et des masses
28:15de béton,
28:16de pierre.
28:17S'il y a une fissure,
28:18en fait,
28:19l'opération,
28:19c'est une opération
28:20industrielle,
28:21ce n'est pas que militaire.
28:22Il vous faut des coffrages,
28:24il vous faut isoler,
28:25c'est-à-dire que
28:26vous prenez le risque
28:27en retirant,
28:29en excavant
28:31les cylindres,
28:32d'avoir un nuage toxique
28:34parce qu'en fait,
28:35l'uranium enrichi
28:37au contact de l'air
28:38devient toxique.
28:40Donc,
28:40ce serait trop périlleux ?
28:42Alors,
28:43on peut venir équiper,
28:44mais,
28:44et puis,
28:45pardon,
28:45vous trouvez,
28:46on dit 400 kilos,
28:47effectivement,
28:48on peut mettre 400 kilos
28:49dans un cylindre,
28:49il fait à peu près
28:50une tonne,
28:51on peut le transporter
28:52si,
28:53entre guillemets,
28:54dans un bon état,
28:55mais on peut imaginer
28:55que les Iraniens
28:56ont dissocié aussi
28:57ce nombre
28:58de kilos.
29:00100 là,
29:0150 là,
29:02200 là,
29:03donc,
29:03où sont-ils dispersés ?
29:04Ce que je veux dire,
29:05c'est qu'on peut prendre
29:05le risque aussi
29:06d'en trouver une partie
29:08et pas l'autre.
29:09Et pas l'autre.
29:09Et dans quelles conditions ?
29:10C'est-à-dire,
29:11juste pour nos téléspectateurs,
29:13à mon avis,
29:14si on le retrouve,
29:15il est dans une situation
29:17où il faut mettre
29:18une sécurisation,
29:19ce n'est pas une opération
29:20qui se fait en deux jours,
29:21plusieurs semaines peut-être.
29:23Donc,
29:24ils exposent aussi
29:25leur propre armée.
29:27Opération extrêmement périlleuse
29:28de cette armée américaine.
29:29Si on parle concrètement,
29:30c'est quand même à nuancer.
29:31C'est une manœuvre
29:32qui semble complexe,
29:33effectivement.
29:34Antoine Hollard,
29:34vous êtes à Washington
29:35pour BFM TV.
29:37Bonsoir Antoine.
29:39Plusieurs médias américains
29:40et notamment le média Axios
29:42qui dit que le Pentagone
29:43se prépare à porter
29:44un coup final à l'Iran.
29:45Que sait-on
29:48de cette opération terrestre
29:50qui semble se préparer
29:52en parallèle des négociations ?
29:57Écoutez,
29:57ce qu'il faut d'abord préciser,
29:58c'est que pour le moment,
29:59Donald Trump
30:00n'a pas pris
30:00de décision définitive
30:02sur le fait
30:03de déployer
30:03ou non des troupes au sol.
30:05Mais effectivement,
30:06le Pentagone a concocté
30:07plusieurs plans d'action
30:08et selon le média Axios,
30:11un plan qui viserait
30:12à porter un coup fatal
30:13au régime iranien.
30:15L'idée,
30:15ce serait
30:16de nouvelles compagnes
30:17de bombardements
30:18extrêmement intenses
30:20et en parallèle,
30:21le déploiement
30:21de troupes au sol.
30:23Il y a plusieurs cibles possibles.
30:24L'île de Kark,
30:25bien sûr,
30:25mais aussi le détroit d'Ormuz
30:27pour essayer
30:27d'en reprendre le contrôle
30:28ou encore,
30:29autre possibilité,
30:30une opération commando
30:32pour aller récupérer
30:33ces fameux 400 kilos
30:34d'uranium enrichis,
30:36comme vous l'évoquiez.
30:37Ces plans,
30:38en tout cas,
30:39posent la question
30:40de la sincérité
30:41de Donald Trump
30:41lorsqu'il repousse
30:42l'ultimatum.
30:43Est-ce que ce nouveau délai
30:45accordé à l'Iran,
30:45c'est un écran de fumée
30:46pour gagner du temps
30:47et amasser des troupes
30:49qui seraient destinées
30:50à être déployées
30:51sur le territoire iranien ?
30:52On sait que Donald Trump
30:53a ordonné la mobilisation
30:54de plusieurs milliers
30:55de soldats supplémentaires,
30:56des parachutistes,
30:57des marines.
30:58Les premiers marines,
30:59normalement,
30:59doivent arriver demain
31:00sur zone.
31:01Il devrait y en avoir
31:02d'autres par la suite.
31:03Ou alors,
31:04est-ce que Donald Trump
31:04est vraiment sincère,
31:05veut vraiment négocier ?
31:07C'est vrai que la guerre dure,
31:08que Donald Trump
31:09voudrait qu'elle ne s'éternise pas
31:11parce qu'elle est impopulaire,
31:12parce qu'il y a des élections
31:13qui se profilent
31:14en novembre prochain
31:15et que Donald Trump
31:16cherche une porte de sortie.
31:17Aujourd'hui,
31:18en tout cas,
31:19il a montré
31:19qu'il était prêt
31:20à donner des gages
31:21aux Iraniens.
31:22Il explique que c'est
31:23parce que les Iraniens
31:24lui ont demandé
31:24qu'il a accordé
31:25ce délai supplémentaire.
31:27Ils ont demandé gentiment,
31:28dit Donald Trump.
31:29Il voulait 7 jours,
31:31je leur en aurais donné 10.
31:32Trump qui,
31:33en même temps,
31:34ne veut pas trop donner
31:35l'impression
31:35qu'il est en position
31:37de faiblesse
31:37et il a insisté
31:39aujourd'hui devant la presse
31:40sur le fait
31:41que ce sont les Iraniens
31:42qui sont demandeurs
31:44de faire ces négociations.
31:45Il me supplie
31:46de conclure un deal.
31:47Voilà ce que Donald Trump
31:48a expliqué aujourd'hui.
31:49Merci beaucoup Antoine.
31:51Avec l'Iran
31:52qui menace en réponse
31:54et qui dit
31:54si réellement
31:55il y a une opération terrestre
31:58dans les prochains jours,
31:59les prochaines semaines,
32:00nous on va ouvrir
32:01un deuxième front
32:02et c'est là qu'on peut
32:02peut-être avoir une carte
32:03pour mieux comprendre.
32:05Jusque-là,
32:05les tensions se concentrent
32:07sur le détroit d'Hormuz.
32:08Il y a le détroit
32:09de Babel Mandeb
32:10qui pourrait être
32:12le prochain front
32:14que l'Iran menace
32:16d'ouvrir.
32:16Juste à côté
32:17du Yémen,
32:19possible soutien
32:20iranien.
32:21Écoutez d'ailleurs
32:21la menace proférée
32:22par les chefs outils
32:25présents au Yémen.
32:31Je déclare
32:32que nous n'hésiterons jamais
32:33à accomplir
32:34notre devoir islamique
32:35de djihad
32:36sur le chemin de Dieu
32:37contre le tyran
32:38de cette époque,
32:39les juifs sionistes
32:40et leurs bras américains.
32:42Face à toute évolution
32:43du conflit
32:43nécessitant une intervention
32:45militaire,
32:45nous agirons
32:47avec une confiance
32:48totale en Dieu
32:48et en nous appuyant
32:50sur lui
32:51comme lors
32:51des précédentes phases.
32:58Meryem Amelal,
32:59pour l'instant,
32:59les outils
33:00sont restés
33:00très en retrait.
33:02Première fois
33:02qu'ils sont aussi déterminés.
33:03C'est très intéressant
33:04le fait qu'ils sortent
33:05du bois
33:06parce que
33:08les outils,
33:09on a vu
33:09qu'ils n'ont condamné
33:10que la mort d'Ali Khamenei
33:11depuis le début de la guerre.
33:13Là, sur l'image,
33:14je ne sais pas
33:15si vous avez vu,
33:15sur le côté,
33:16il y a une espèce
33:17d'inscription
33:18en arabe,
33:19c'est écrit
33:20mort à l'Amérique,
33:22mort à Israël
33:22et maudits soient les juifs.
33:25Et en fait,
33:25c'est intéressant
33:26parce que...
33:26Le message est clair.
33:27Le message est clair.
33:28C'est intéressant
33:29pourquoi ?
33:29Parce que
33:31la population au Yémen
33:33est complètement hostile
33:34à une entrée
33:35dans cette guerre
33:36parce que
33:37la situation économique
33:38est très compliquée.
33:39Les outils
33:39sont très affaiblis
33:40et les yéménites
33:41ont soutenu
33:42l'entrée en guerre
33:44des outils
33:45contre Israël
33:46pendant la guerre à Gaza
33:47parce que c'était
33:48la cause palestinienne.
33:50Mais ils ne sont pas
33:51tous d'accord
33:52sur un soutien
33:53à l'Iran.
33:54La population
33:55n'est pas entièrement
33:55chiite.
33:56Les outils
33:57contrôlent
33:58un tiers du territoire
33:59mais la partie
34:00la plus peuplée.
34:01Et il y a une bonne partie
34:02de cette population
34:03yéménite
34:04qui est complètement hostile
34:05à une entrée en guerre
34:06pour l'Iran.
34:07Donc c'est peut-être
34:07pour ça aussi
34:08qu'on a vu
34:08mort à Israël
34:09et maudit soit les juifs
34:10parce que c'est pour rappeler
34:11aussi peut-être
34:13cette cause palestinienne
34:15ces frappes à Gaza
34:16peut-être
34:17pour obtenir
34:18une adhésion.
34:19Les outils
34:19ne veulent pas
34:20entrer en guerre
34:20parce qu'ils sont
34:21très affaiblis
34:21par les dernières frappes
34:22qu'ils ont subies
34:23et aussi parce qu'ils savent
34:24qu'ils ne sont pas soutenus
34:25par la population.
34:26C'est très risqué pour eux.
34:28Le fait qu'ils sortent du bois
34:29ça montre peut-être aussi
34:31que l'Iran
34:31commence à être affaibli
34:32qu'elle a besoin
34:33d'un autre front.
34:34Ça c'est intéressant.
34:36Et cet autre front
34:37est-ce qu'on peut en dire
34:37un mot
34:39si on peut en voir
34:40la carte ?
34:40En quoi est-ce que
34:42ce front-là
34:43est stratégique ?
34:45C'est assez facile
34:46à comprendre
34:46quand on voit la carte.
34:48C'est le débouché
34:49de la mer Rouge
34:50après le franchissement
34:52du canal de Suez
34:53si on va
34:54dans l'axe nord-sud.
34:56Et c'est
34:57un endroit
34:58qui est
34:59comme son nom l'indique
35:00un détroit aussi
35:01le détroit
35:02de Babel-Mandeb
35:03et qui est
35:04par définition
35:06très vulnérable
35:08comme l'est
35:09le détroit d'Hormuz
35:10parce que
35:11c'est très facile
35:12d'aller taper
35:13des pétroliers
35:14ou des navires
35:16de commerce
35:17divers et variés
35:18qui passent
35:19par cette zone-là.
35:21Alors en sachant
35:22que effectivement
35:22jusqu'à présent
35:23les outils sont restés
35:24on l'a beaucoup dit
35:26le doigt sur la détente
35:27prêt à être actionné
35:28et ce qu'on vient
35:30d'expliquer
35:31est effectivement
35:31très pertinent
35:32parce que ça montre
35:33que là
35:34c'est une cartouche
35:35supplémentaire
35:36qui est à la disposition
35:37des Iraniens
35:38et qu'ils vont peut-être
35:39utiliser
35:40sans trop tarder
35:42en tout cas
35:42ils le font savoir
35:43aux Américains
35:44à savoir également
35:45ça serait vraiment
35:46une mauvaise nouvelle
35:46pour les Américains ?
35:47ça serait une complication
35:49ça serait l'ouverture
35:50évidemment
35:51d'un nouveau front
35:52les Américains
35:54et les Israéliens
35:55qui sont déjà
35:56très occupés
35:56auraient déjà
35:58d'autres chats
35:59à fouetter
36:00il faut quand même
36:01rappeler que
36:01juste en face
36:02nous avons
36:03la base française
36:03de Djibouti
36:04où il y a à peu près
36:051500 hommes
36:06et donc
36:07ça fait
36:09partie de l'équation
36:11et ça permet aussi
36:12de mieux comprendre
36:13que ça serait
36:15dans la logique iranienne
36:16de l'extension
36:18géographique
36:19du conflit
36:20une opportunité
36:22d'impliquer davantage
36:23les états occidentaux
36:25dont la France
36:26à cause de la présence
36:28de cette base
36:28et 20%
36:29de l'Europe
36:29du gaz
36:31et du pétrole
36:32à destination de l'Europe
36:32passe par la mer Rouge
36:33et par cette route-là
36:35donc on est encore
36:37plus directement
36:38concerné
36:38nous aussi en Europe
36:39que par le détroit d'Ormose
36:40par ce deuxième front potentiel
36:42en tout cas
36:43c'est la menace
36:43des Iraniens
36:43et puis ce qui demande
36:45à être compris
36:45dans ce qui est en train
36:46de se passer
36:47c'est qu'effectivement
36:47dans ses effets d'annonce
36:48et de communication
36:49Donald Trump
36:50annonce une issue favorable
36:52ou la fin d'un conflit
36:53mais qui pourrait se retourner
36:55en un enlisement total
36:57parce qu'effectivement
36:57il y a deux manières
36:58d'utiliser sa négociation
37:00si on utilise la négociation
37:02pour faire une diversion
37:03et une infiltration militaire
37:04soit on rapproche
37:06les forces militaires
37:07pour avoir plus de force
37:08pour négocier
37:09ça c'est possible pardon
37:09que vous y croyez ça
37:10que les négociations
37:11ne soient que du bluff
37:12et qu'en fait
37:13la volonté réelle
37:16de Donald Trump
37:16c'est d'intervenir
37:17c'est utilisé régulièrement
37:19dans les négociations de crise
37:21en tout cas
37:21dans les forces spéciales
37:22pour renforcer
37:24un preneur d'otages
37:24régulièrement
37:25on utilise la négociation
37:26pour créer une diversion
37:27la négociation
37:28à des fins de renseignement
37:29de création de relations
37:30la négociation
37:32à des fins de résolution
37:33de conflits
37:33mais lorsque les partis
37:35sont complètement
37:37coincés
37:38on utilise la négociation
37:39à des fins de diversion
37:40donc là
37:41il a une négociation
37:42ou en tout cas
37:42une position protéiforme
37:43qui pourrait lui donner
37:45gain de cause
37:46mais qui pourrait le faire
37:47s'enliser totalement
37:48parce qu'en plus
37:48dans le même temps
37:49il pose un ultimatum
37:50à l'Iran
37:51mais lorsque vous posez
37:52un ultimatum
37:53ça vous engage
37:54tout aussi vous
37:54que celui ou celle
37:55à qui vous le posez
37:56parce que si à la fin
37:58et vous le disiez tout à l'heure
37:59il pose des ultimatums
38:00qu'il repousse
38:01repousse un ultimatum
38:02c'est une information
38:03dépasser son propre ultimatum
38:05sans conséquence
38:06quand on n'a ni la volonté
38:07ni le pouvoir
38:08c'est une information
38:09qui décrédibilise encore
38:10décrédibilise encore plus
38:11donc là
38:12le souci
38:13c'est qu'en négociation
38:14de crise
38:14et en conflits internationaux
38:16le conflit cesse
38:18lorsque le coût
38:19ou le prix
38:20de continuer
38:21est bien plus important
38:22que celui de céder
38:23on n'en est pas là
38:24on s'en rapproche
38:26mais c'est un gros coup
38:28que joue Donald Trump
38:29dans cette opération
38:29moi j'aimerais juste ajouter
38:30par rapport à Bab el-Mandab
38:31que ça doit vraiment
38:32faire trembler les égyptiens
38:33parce que ça
38:35s'il y a un blocage
38:36de ce détroit
38:37ça va avoir
38:37une conséquence
38:38sur l'économie égyptienne
38:39parce qu'il y a aussi
38:41l'accès au canal de Suez
38:42et c'est peut-être pour ça
38:43aussi que l'Égypte
38:43faisait partie de la troïka
38:45de négociation
38:46avec le Pakistan
38:47et la Turquie
38:47parce qu'ils ont un vrai intérêt
38:48et c'est une pression supplémentaire
38:50que l'Égypte peut mettre
38:51sur les États-Unis
38:52en plus des pays du groupe
38:54Alors les Iraniens
38:55qui continuent de frapper Israël
38:59et qui ne sont donc pas
38:59totalement
39:00dans les capacités militaires
39:03ne sont pas totalement anéanties
39:04comme le dit Donald Trump
39:05on va retrouver Hugo Smag
39:06à Tel Aviv
39:06pour BFM TV
39:09Oui une journée encore
39:10on a senti
39:11une certaine intensification
39:12des frappes venues
39:13notamment d'Iran
39:15sur l'État d'Israël
39:16alors c'est notamment
39:18le centre d'Israël
39:19qui a été particulièrement ciblé
39:20avec pas moins de 10 alertes
39:22dans la matinée
39:23pour Tel Aviv
39:24et Jérusalem
39:25et toutes les localités
39:26qui se trouvent autour
39:27avec notamment
39:28un village
39:29une localité
39:30qui a été ciblée
39:31avec Far Qasem
39:32qui a reçu
39:33un missile à fragmentation
39:35c'est un missile
39:35qui explose en l'air
39:37et qui largue
39:38des sous-missiles
39:39en quantité importante
39:41on parle de 6 impacts
39:43et 6 personnes
39:44laissées légèrement
39:46dans cette localité
39:48ça c'est pour le centre d'Israël
39:49au nord d'Israël également
39:50il y a eu d'autres requêtes
39:52qui ont été lancées
39:53par le Hezbollah
39:54faisant un mort
39:55et plusieurs blessés
39:56aujourd'hui au total
39:57sur l'ensemble du territoire
39:59on parle de 25 blessés
40:01c'était une journée
40:03particulièrement intense
40:04en termes d'alerte
40:05mais également
40:05en termes de frappe au sol
40:07qui ont réussi à passer
40:08le fameux
40:09dôme de fer israélien
40:10Guy Gourevitch
40:11vous attendiez
40:12est-ce que les Iraniens
40:13même 4 semaines
40:14après le début du conflit
40:15puissent toujours nuire
40:17à Israël
40:18et leur faire mal ?
40:20Écoutez je crois
40:21qu'on a beaucoup
40:22sous-estimé
40:23en fait
40:24la puissance
40:26et la résistance
40:27de l'Iran
40:28c'est un pays
40:29de 90 millions d'habitants
40:30c'est un pays
40:31extrêmement vaste
40:33de façon territoriale
40:35quand on parle aujourd'hui
40:37d'une opération terrestre
40:40enfin il faut voir
40:41de quoi on parle
40:41on parle aujourd'hui
40:43d'envoyer 8 000 hommes
40:44ou 10 000 hommes
40:45ça me rappelle le début
40:47le début de la guerre
40:49du Vietnam
40:49où on envoyait
40:521 000
40:522 000
40:533 000
40:53on a fini
40:55au Vietnam
40:55qui est
40:56par rapport à l'Iran
40:58on a fini avec
40:59500 000 hommes
41:00bon
41:01donc
41:02et ça a duré
41:0310 ans
41:0412 ans
41:05bon
41:05donc ça n'a
41:07enfin
41:07cette opération terrestre
41:09pour moi
41:10n'a pas de sens
41:11n'a aucun sens
41:12elle n'a aucun sens
41:13et les Iraniens
41:14le savent parfaitement
41:15le savent parfaitement
41:17ils ont aujourd'hui
41:19d'ailleurs ça a été dit
41:20tout à l'heure
41:21sur ce plateau
41:22je crois bien
41:24les Iraniens
41:25aujourd'hui
41:26frappent moins
41:27mais ils frappent mieux
41:28c'est à dire
41:30qu'aujourd'hui
41:31ils ont pris la mesure
41:32de ce qu'il fallait faire
41:33ou de ce qu'il ne fallait pas faire
41:34et ils sont
41:36ils ont une stratégie
41:38contrairement à mon avis
41:39aux Américains
41:40qui en ont moins
41:41ils ont une stratégie
41:42d'économie
41:43de plus ils dure
41:45plus ils sont forts
41:46parce qu'ils savent
41:47que de l'autre côté
41:48plus ça dure
41:49plus ils sont faibles
41:50et donc
41:51ça c'est un aspect stratégique
41:54je voudrais juste
41:55dire que
41:56on a plus le temps
41:56on a plus le temps
41:57je suis désolé
41:58je me fais gronder
41:58dans l'oreillette
41:59mais l'information
42:00évidemment continue
42:01sur BFM TV
42:01on continue à suivre
42:03la situation
42:04en Iran
42:05ok
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