- il y a 2 jours
Chaque soir, Julie Hammett vous accompagne de 22h à 00h dans BFM Grand Soir.
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00:00Donald Trump, depuis le bureau ovale dans la Maison-Blanche, il est en train de signer des décrets comme à son habitude.
00:09Il promulgue un texte pour mettre fin à la paralysie budgétaire.
00:12On attend peut-être des mots sur la situation en Iran, alors qu'on sait que la situation est extrêmement tendue.
00:20On accueille sur le plateau Philippe Géli.
00:23Bonsoir à vous, vous êtes directeur adjoint de la rédaction du Figaro, ancien correspondant à Washington.
00:28On est avec Jérôme Klesch, consultant défense.
00:31Bonsoir à vous, Didier François, évidemment, est à nos côtés, Sorour Kasmaï, romancière et éditrice franco-iranienne.
00:40Et qui ai-je oublié ? On est avec Sébastien Regnaud, spécialiste de l'Iran et auteur de la modernité iranienne aux éditions de l'Armatan.
00:48Bienvenue à tous les cinq. Peut-il avoir des mots, j'allais dire, apaisants ce soir, Donald Trump, alors qu'on le voit toujours à l'image depuis la Maison Blanche,
01:02Didier François, vu l'extrême tension de la situation avec l'Iran ? Est-ce qu'il peut donner des billes ?
01:08Ce n'est pas anodin qu'il ouvre les micros pour les journalistes aussi, vu la situation ?
01:14En général, il ouvre les micros, il ne dit rien, donc ça ne le dérange pas trop.
01:16Mais là, en fait, il nous dit toujours la même chose, c'est « we will see, on verra ».
01:21J'essaye de négocier, puis si elle ne les négocie pas, on verra qu'il a raison et si je suis le plus fort.
01:26En fait, il cache son jeu, il a raison de cacher son jeu.
01:28De toute façon, il est dans un processus qui, à la fois, lui permet de monter en puissance d'un point de vue militaire,
01:34et deuxièmement, d'essayer de comprendre quel type de coalition il pourrait avoir au niveau régional,
01:39parce qu'il a quand même lancé quelque chose, alors qu'il n'était pas prêt ni militairement, ni diplomatiquement.
01:45Et puis, voir où les Iraniens veulent aller, parce qu'ils disent qu'ils veulent négocier,
01:49mais en fait, comme ils ne veulent céder sur aucun des quatre points qui ont été mis en avant par Trump,
01:54que ce soit le nucléaire, le balistique et le reste, il y a quand même peu de chances que les choses évoluent favorablement.
02:00Donc, on est encore une fois dans cette phase, vous savez, en boxe, c'est quand les premiers rounds
02:07où les combattants s'observent pour comprendre sur quels gardes ils vont aller, comment ils vont faire.
02:13On est toujours dans cette période-là, et puis on va voir qui c'est qui va sortir le premier pourpif.
02:18Il a quand même eu quelques mots. Il dit, sur le dossier iranien, Philippe Gélin, nous négocions en ce moment même.
02:22Est-ce qu'on peut le croire ?
02:24Pour l'instant, il négocie sur les conditions de négociation.
02:27La négociation doit avoir lieu vendredi, mais manifestement, les deux parties ne sont pas tout à fait d'accord
02:32ni sur le lieu, ni sur la composition, puisque les Iraniens ont demandé de bouger,
02:37de ne plus tenir la réunion en Turquie, mais peut-être à Oman, que ce soit seulement les Américains et eux,
02:44et non pas toute une série de pays de la région qui pouvaient éventuellement s'agréger aux discussions.
02:50– Ils veulent un autre format, rien que ça, c'est particulier.
02:53– Oui, ils ne veulent parler que du nucléaire.
02:56Ce qu'ils ne veulent absolument pas discuter, c'est leur arsenal balistique,
03:00parce qu'ils considèrent que c'est la défense de leur souveraineté et de leur territoire,
03:05et en passant du régime lui-même.
03:08Donc là-dessus, ils ne sont pas prêts à négocier,
03:10mais il y a quand même eu des déclarations de responsables iraniens aujourd'hui,
03:14assez ouvertes, disant qu'ils pouvaient discuter de la restitution des 400 kilos d'uranium enrichi,
03:23qui ont été planqués au moment de la guerre des 12 jours en juin dernier,
03:26qui apparemment ont été sauvés par les Iraniens.
03:29Et d'autre part, l'arrêt de l'enrichissement est aussi sur la table,
03:32ils sont prêts à en parler,
03:34et sous forme d'eux, en confiant les choses à un conglomérat
03:39dans lequel il y aurait probablement leur ami Vladimir Poutine,
03:43mais disons qu'ils ne sont pas complètement fermés sur la négociation.
03:45– Donc vous pensez qu'il y a un accord qui peut éventuellement aboutir ?
03:48– On est vraiment, comme le dit Didier, dans un jeu de rôle,
03:53assez dangereux d'ailleurs quand même.
03:55Il faut reconnaître que ce qui s'est passé aujourd'hui,
03:58les tentatives d'arraisonnement d'un pétrolier américain,
04:01un drone abattu par un F-35 à l'approche du porte-avions Abraham Lincoln,
04:09soit les Iraniens essaient de tester la détermination des Américains
04:13à négocier malgré les provocations,
04:16mais c'est quand même un jeu dangereux,
04:18soit peut-être y a-t-il des divisions au sein de la direction iranienne
04:23entre ceux qui veulent négocier,
04:26le président Pézequian qui a mandaté son ministre des Affaires étrangères,
04:29et peut-être que les gardiens de la Révolution ne sont pas très chauds
04:32pour négocier tous ces points qu'on vient d'évoquer.
04:35– C'est ce qui est paradoxal quand même,
04:37dans la situation qu'on est en train de vivre,
04:39Didier François, peut-être que je vais aller vers vous
04:40quand même sur le côté plus militaire,
04:42ce qui s'est passé avec ce drone iranien abattu par les États-Unis.
04:46Il y a d'un côté ces discussions qui se profilent en tout cas,
04:49et Donald Trump qui se sort en même couche,
04:51qui dit voilà, nous négocions en ce moment même
04:53une réunion possiblement à Oman vendredi avec les Iraniens,
04:57et parallèlement, au même moment,
05:00on apprend donc que Washington a abattu un drone iranien
05:03qui s'était approché un petit peu trop près,
05:05à leur goût, du porte-avions Abraham Lincoln,
05:08et qui révèle quand même l'extrême tension
05:12entre les deux pays en ce moment.
05:14– Alors, on ne connaît pas les intentions de Trump,
05:16mais ce qu'il a donné aux Iraniens,
05:18c'est un ultimatum de capitulation.
05:20Donc soit ils capitulent, soit ils ne capitulent pas.
05:22Donc les Iraniens, eux, essayent de gagner du temps,
05:25et entre-temps, ils essayent de montrer un petit peu,
05:28évidemment, les passes d'Aran,
05:30essayent de montrer les muscles de la région.
05:31Ils ont fait deux erreurs.
05:33Bon, hier, déjà, ils avaient envoyé un drone.
05:35Les Américains avaient été assez sereins
05:38et n'avaient pas réagi.
05:39C'était le même drone, c'était un Shai de 139.
05:43Là, en plus, aujourd'hui,
05:45des passes d'Aran ont essayé avec six vaisseaux.
05:47– Alors, attendez, vous allez trop vite.
05:49Il s'est passé plusieurs choses.
05:50Il y a eu effectivement ces deux incidents.
05:51– Non, mais d'abord, arrêtons-nous quand même
05:53sur ce qui s'est passé avec ce drone.
05:54– Oui, mais c'est pour ça qu'ils ont tapé le drone,
05:56pour leur dire, bon, maintenant, ça suffit,
05:57ils leur ont mis un petit coup sur le groin.
05:58Donc le drone est revenu les voir
06:01à l'endroit où ils étaient,
06:02parce que, vous savez, ce matin,
06:03les Iraniens disaient, ça y est, ils sont partis.
06:05Bon, pas du tout, ils étaient au même endroit,
06:06700 kilomètres,
06:07planqués derrière Amman, le porte-avions, là.
06:09Ils ont envoyé un drone Shai de regarder le truc.
06:13Et là, les Américains ont dit,
06:14bon, vous avez dit, la première fois,
06:16vous vous calmez, vous n'êtes pas calmés.
06:17En plus, vous vous embêtez
06:18en venant attaquer nos pétroliers,
06:20pan, il aura abattu un drone avec un F-35
06:22pour bien leur montrer que c'est qui, Raoul.
06:25Voilà, donc, il faudra quand même…
06:27– J'adore les explications de Didier François.
06:28Un F-35, c'est un avion de combat ?
06:30– C'est un gros type, c'est très cher.
06:32– C'est ça, c'est un avion de combat
06:35qui fait de la défense aérienne,
06:37qui peut faire de l'attaque au sol,
06:39multi-rôles, cinquième génération,
06:40furtif, zone avant exclusivement,
06:43mais enfin, en l'occurrence, de toute façon,
06:45pour abattre un drone Shai,
06:46c'était vraiment un marteau-pilon
06:47pour écraser une noisette.
06:49En fait, la vérité, là, entre guillemets,
06:50se joue ailleurs, c'est plus sur,
06:52effectivement, une zone,
06:54une phase peut-être d'observation et de test
06:57pour voir la détermination des Américains.
07:00Et là, les Américains montrent bien leur fermeté,
07:02ils n'ont pas laissé passer le drone,
07:03ils n'ont pas laissé la liberté de navigation
07:06entravée dans le détroit d'Hormuz.
07:09– Mais attendez, ce drone,
07:10il venait faire quoi, ici ?
07:11– De l'observation,
07:12c'est un drone d'observation.
07:13– Donc, observer les installations américaines,
07:19ce porte-avions à Bramicole…
07:20– En fait, c'est un peu l'équivalent,
07:21comme d'habitude,
07:22mais en moins sophistiqué que le fameux prédator,
07:24qui peut à la fois faire de la frappe et de l'observation,
07:27là, il était en rôle d'observation,
07:28comme hier,
07:29c'est le même,
07:30il est venu au même endroit,
07:31il est venu de renifler le porte-avions,
07:33là, les Américains ont dit,
07:33bon, écoutez, maintenant, ça suffit de…
07:34– Cela dit,
07:35ce n'est pas écrit sur son nez
07:36qu'il fait de l'observation.
07:37– Il aurait pu être armé.
07:38– Il aurait pu être armé.
07:39– Enfin, les Américains, ça roule…
07:41– Honnêtement…
07:42– Quand on commande un groupe aéronaval,
07:46on ne laisse pas l'objet s'accrocher.
07:47– Hier, ils l'ont fait,
07:49bien sûr que si.
07:49Hier, ils l'ont fait, parce qu'ils savaient,
07:50et aujourd'hui, ils ont décidé d'arrêter.
07:52Ça va à 175 km heure,
07:54ce n'est pas non plus…
07:55Ce n'est pas ultra rapide,
07:56ils ont le temps de l'observer,
07:57avec tout ce qu'ils ont autour, honnêtement,
07:59ils ont eu largement le temps.
08:01Hier, il a tourné 10 heures,
08:02le drone en question,
08:03donc ils savent exactement à quoi ils ont affaire.
08:04Donc, ils ont une maîtrise de leur puissance
08:07et une maîtrise de la force
08:09qui est quand même très au-delà
08:11de ce qu'on se sont capables de faire les Iraniens.
08:12– On va quand même aller retrouver notre envoyé spécial,
08:15l'un de nos envoyés spéciaux, Igor Saheri.
08:17Vous êtes à Tel Aviv, plus spécifiquement.
08:19On peut quand même parler du premier incident direct
08:22entre les Iraniens et les États-Unis,
08:25et en ça, ce n'est pas anodin.
08:27Racontez-nous donc, Igor,
08:29ce qui s'est passé entre ce drone
08:33et ce F-35, cet avion de combat américain.
08:38– Oui, c'est une journée très particulière,
08:41à quelques jours à peine,
08:42de pourparler entre les Américains et les Iraniens,
08:45censé se dérouler en Turquie,
08:47sauf qu'on n'est toujours pas sûr
08:48que cela se déroulera là-bas.
08:50Il y a eu deux événements, effectivement.
08:51Le premier, le plus spectaculaire,
08:53Didier François en a déjà parlé un petit peu,
08:54il s'agissait d'un drone,
08:56d'un drone iranien,
08:57qui s'est approché d'un petit peu trop près
09:00du fameux porte-avions Abraham Lincoln américain
09:04en mer d'Arabie, en eau internationale,
09:07et à environ 700 kilomètres des côtes iraniennes.
09:10Et ce drone, d'après le commandement militaire américain
09:14au Moyen-Orient, le CENCOM,
09:15eh bien, il était agressif,
09:17ou en tout cas, il montrait des signes
09:19pas forcément très cléments,
09:21vis-à-vis notamment du bâtiment de guerre,
09:23et vis-à-vis des passagers
09:25et des employés de ce porte-avions.
09:28Si bien qu'un F-35 a décollé
09:30de ce même porte-avions
09:32pour le neutraliser.
09:34On ne sait pas, finalement,
09:36les tenants, les aboutissants.
09:38Est-ce que c'était un drone d'observation ?
09:39Est-ce que c'était un drone d'attaque ?
09:41Il n'y a pas forcément eu de précision
09:43dans les médias iraniens
09:44que j'ai pu consulter cet après-midi.
09:46En tout cas, c'est un mystère.
09:47On ne sait pas trop pourquoi,
09:48a priori, ce drone s'est approché
09:51de ce porte-avions américain
09:52dans le contexte que l'on connaît.
09:54Et puis, un petit peu avant,
09:54un autre événement étonnant,
09:57celui-là aussi.
09:57Là non plus, on ne connaît pas trop
09:58l'étonnant et les aboutissants.
09:59Un pétrolier battant pavillon américain
10:02passé cette fois le détroit d'Ormuz,
10:04donc un petit peu plus au nord,
10:05dans cette région,
10:07lorsqu'il y a six navettes militaires iraniennes
10:11qui se sont approchées,
10:12des navettes militaires
10:13qui étaient munies de mitrailleuses.
10:16Et elles ont demandé
10:17à ce pétrolier de ralentir
10:20pour procéder à un abordage.
10:23Ce pétrolier a alors accéléré,
10:24a refusé de ralentir
10:26et il a été sauvé,
10:27en quelque sorte,
10:28par un autre bâtiment de guerre américain
10:30qui était dans la zone
10:30et qui l'a mis en sécurité.
10:32On ne connaît pas vraiment
10:33les explications à l'heure actuelle
10:35de cette montée de tensions
10:37dans ces eaux-là,
10:39près de l'Iran.
10:41Mais en tout cas,
10:42cela a fait beaucoup parler
10:43ici en Israël.
10:44Et d'ailleurs,
10:45il y a eu une réunion importante,
10:46il faut le préciser aussi aujourd'hui,
10:47avec Steve Witkoff,
10:48Benjamin Netanyahou,
10:49et puis des hauts responsables israéliens.
10:52Et la sortie de cette réunion,
10:53aux alentours de 20 heures,
10:54Benjamin Netanyahou a dit une chose,
10:56ne faites pas confiance aux Iraniens,
10:57ils ne tiennent jamais leurs promesses.
11:00Merci beaucoup.
11:01Merci, Igor Saïry,
11:03avec Julie Roseur.
11:05Effectivement,
11:05c'est cet autre incident
11:06que vous évoquiez, Didier,
11:07donc ce pétrolier américain
11:09qui a été approché
11:09par des bateaux iraniens.
11:11Donc,
11:11qu'est-ce qui s'est passé
11:12dans l'étroit d'Hormuz ?
11:13Oui, en fait,
11:14juste à l'entrée d'étroit d'Hormuz,
11:15vous savez que c'est
11:16un gros lieu de passage,
11:17les Iraniens,
11:18encore une fois,
11:18et particulièrement
11:19les gardiens de la Révolution,
11:20ont voulu tester
11:21la détermination
11:22et gêner le trafic,
11:25puisque c'est une des menaces
11:26de réprésailles
11:27des plus fortes,
11:28d'ailleurs.
11:29Il y a évidemment
11:30les frappes de missiles
11:31sur les pays alliés
11:32ou sur les bases américaines,
11:33mais il y a surtout
11:34l'arrêt du trafic
11:36et de la liberté
11:38de circulation maritime
11:39dans l'étroit d'Hormuz.
11:40Donc,
11:40ces six petits bateaux
11:41des gardiens de la Révolution
11:42qui se sont approchés
11:43de ce pétrolier américain ?
11:44Ce qu'il faut comprendre,
11:45c'est que les gardiens
11:45de la Révolution,
11:46eux,
11:47ils n'ont pas de gros porte-avions,
11:48ils n'ont pas de F-35,
11:50ils n'ont rien de tout ça.
11:51En revanche,
11:52ils ont mis au point,
11:53mais vraiment,
11:54on peut appeler ça
11:55pour faire chier le monde
11:56dans le coin,
11:56vraiment,
11:57depuis un bout de temps,
11:58des espèces de bateaux-mer
12:00qui ressemblent.
12:01Il y a des mini-porte-avions,
12:03par exemple,
12:03des mini-porte-drones
12:04qui sont fabriqués
12:07sur la base
12:07d'anciens pétroliers
12:08ou d'anciens portes-containers.
12:09Le plus célèbre,
12:10c'est le Bagri
12:11qui est fait sur un ancien
12:12port-container.
12:14C'est ce qu'on voit à l'image, là ?
12:15Voilà,
12:16ça, c'est des petites vedettes
12:17qui partent,
12:18ça, c'est des patrouilleurs.
12:18Alors,
12:19ils ont trois types de bâtiments,
12:21ce sont un peu
12:21des bâtiments-mer
12:22qui peuvent
12:23soit envoyer du drone,
12:25soit envoyer
12:26des petites vedettes comme ça,
12:27soit envoyer des hélicoptères.
12:29Voilà,
12:29donc ils ont ça
12:30qui traîne
12:30dans le détroit d'Hormuz
12:31et qui harcèle un petit peu
12:33les bateaux de commerce
12:36et particulièrement
12:36les pétroliers.
12:37Donc,
12:38ils ont essayé
12:38de faire ça,
12:39encore une fois,
12:39pour tester le dispositif.
12:41Donc,
12:41il y en a six
12:41qui,
12:42lâchés depuis leur bateau-mer,
12:44ont convergé
12:47vers le pétrolier.
12:49C'est un pétrolier américain
12:50qui s'appelle
12:51le Stena Impérative
12:52et ils ont,
12:53sur la VHF,
12:54le canal 16,
12:55comme tout le nom,
12:56leur ont dit
12:56couper le moteur.
12:57Le pétrolier a accéléré
12:58et leur a dit
12:59allez vous faire voir,
13:00quoi.
13:00Et puis,
13:01il a se collé
13:01à côté d'une frégate américaine
13:04qui,
13:04évidemment,
13:05l'a amenée
13:06et puis voilà,
13:06l'a ferré.
13:06Et là,
13:08comme ils ont fait ça
13:08cet après-midi,
13:09les passes d'Aran,
13:11le drone qui,
13:12hier,
13:12avait volé
13:13autour de la même manière,
13:15autour du porte-avions
13:15pendant dix heures,
13:17ce coup-là,
13:17quand il est revenu,
13:17les Américains ont dit
13:18attendez,
13:18bouchez pas,
13:19on va vous montrer,
13:20là,
13:20c'est encore une fois.
13:21D'où la réponse
13:21des Américains
13:22qui ont abattu ce drone.
13:23Ils ont descendu leur drone
13:24en disant maintenant
13:25vous arrêtez les Amri.
13:25Tout ça est lié,
13:26mais quand même.
13:27Mais c'est ça
13:28qui est toujours problématique.
13:29Quand il y a autant
13:30d'armements
13:31qui sont au même endroit,
13:32le risque que ça dérape
13:33est réel.
13:34Et on voit là,
13:35sur ces deux incidents,
13:37Sébastien Regnaud,
13:37que les moyens ne sont pas
13:38les mêmes,
13:38effectivement,
13:39d'un côté,
13:39les gros moyens américains,
13:40de l'autre,
13:41les moyens moins conséquents
13:44des Iraniens,
13:45pour autant,
13:45ils sont capables quand même
13:46d'aller foutre la paille
13:50pour reprendre les expressions
13:51de Didier François
13:52dans ce plateau.
13:53En fait,
13:53si tu as deux rapports
13:54de force complètement différents,
13:55bon, évidemment,
13:56les États-Unis
13:57ont la première armée du monde,
13:58donc ça,
13:58c'est complètement incontestable.
14:00Quel pays pourrait résister
14:01à la puissance de feu américaine ?
14:05Par contre,
14:05les Iraniens,
14:06ils ont aussi un rapport de force,
14:07c'est-à-dire qu'ils ont des relais
14:09un petit peu partout
14:10dans la région,
14:11de Kaboul jusqu'à Israël.
14:15Donc,
14:16ils ont un contrôle
14:18un petit peu
14:19de l'ensemble de la région
14:21et puis,
14:21ils ont un atout aussi,
14:22c'est le cours du baril de pétrole
14:24parce que le baril de pétrole,
14:26là,
14:26depuis que les négociations
14:27sont enclenchées,
14:28il est descendu de 5%.
14:29Au moment où,
14:30si vous voulez,
14:34tout le monde pensait
14:34qu'il allait avoir la guerre,
14:36le cours du baril
14:37augmentait considérablement
14:39et je crois que les Américains
14:40sont extrêmement soucieux
14:42du cours du baril de pétrole
14:43parce que ça impacte
14:44directement leur économie nationale.
14:47Donc,
14:47il ne faut pas se situer
14:48simplement du côté,
14:49du point de vue militaire,
14:51mais prendre en compte
14:52l'ensemble des caractéristiques.
14:54Et si vous voulez,
14:54moi,
14:54je suis beaucoup plus optimiste
14:55que tous.
14:58Moi,
14:58je pense qu'on est à la veille
14:59d'un accord historique,
15:00si vous voulez,
15:00parce que,
15:01si vous voulez,
15:01ça fait pratiquement 50 ans
15:03que les États-Unis et l'Iran
15:05se mènent à une guerre larvée
15:07dans laquelle les États-Unis
15:09essayent de déstabiliser le pays,
15:12l'Iran,
15:14l'Iran déstabilise la région,
15:16les États-Unis,
15:17l'Europe,
15:17etc.
15:18ont fait la guerre
15:18contre l'Iran
15:19pendant 8 ans
15:20avec Saddam Hussein,
15:21ça a produit un million de morts,
15:23dont beaucoup par arme chimique.
15:25Donc,
15:25si vous voulez,
15:26et puis après,
15:27il y a eu la guerre des 12 jours,
15:28on dit toujours que,
15:29c'est vrai que c'est l'Iran
15:30qui menace,
15:31mais c'est toujours
15:31les Occidentaux,
15:33concrètement,
15:34dans les faits
15:34qu'ils attaquent.
15:35Donc,
15:36si vous voulez,
15:37je pense que là,
15:38il y a une usine à gaz
15:40de problèmes à régler
15:41entre les États-Unis
15:43et l'Iran,
15:44ça va du nucléaire
15:45à la stabilité de la région,
15:47à des problèmes économiques,
15:48etc.
15:49Et,
15:49si vous voulez,
15:51il y a aussi,
15:51pour les États-Unis,
15:52la volonté de contenir
15:54l'influence de la Chine
15:55dans la région,
15:56c'est-à-dire que l'Iran,
15:56c'est les deuxièmes réserves
15:57de gaz au monde,
15:58troisième réserve de pétrole,
16:00il y a tous les Boeing
16:01qui sont à changer,
16:03il y a des contrats
16:05extrêmement juteux
16:05pour les États-Unis,
16:06excusez-moi d'être
16:07un tout petit peu cynique
16:08au niveau des affaires,
16:09mais Donald Trump
16:11est avant tout
16:11un businessman.
16:13Donc,
16:14si vous voulez,
16:14il y a tout intérêt
16:15pour tout le monde,
16:16je crois,
16:17autant les États-Unis
16:17que l'ensemble
16:19de la région
16:19et aussi,
16:20je crois aussi,
16:22pour la société iranienne,
16:24parce que ça fait
16:2550 ans
16:26que cette guerre
16:28est les premières victimes,
16:31si vous voulez,
16:31de cette guerre
16:32entre les Occidentaux
16:34et le régime
16:35en place,
16:37c'est la société iranienne
16:38qui est dans un chômage endémique,
16:41qui a des problèmes
16:42à tous les étages,
16:43parce que c'est le pays,
16:45l'Iran,
16:45qui a l'embargo
16:46l'un des plus violents
16:48au monde.
16:49Et donc,
16:49toute la question
16:49sera de lever
16:51petit à petit
16:52tous ces problèmes.
16:55Et si vous voulez,
16:56en fait,
16:57Donald Trump
16:58est en train
16:58de réparer
16:59l'accord qui existait,
17:01parce qu'il existait
17:01un accord en 2000
17:02qui avait été signé
17:03par le monde entier.
17:05Donc,
17:05c'est lui
17:05qui a rompu
17:06la Chine,
17:08la Russie,
17:09l'Allemagne,
17:10l'Angleterre,
17:10tous les pays
17:12du Conseil de sécurité.
17:13Quand on voit...
17:14Trump avait rompu
17:15l'accord.
17:15Donc,
17:16si vous voulez,
17:17il y a des casseroles
17:19dans les deux camps,
17:20si vous voulez.
17:20Et quand on voit
17:22cette montée
17:22de tension,
17:23Philippe,
17:23j'ai dit,
17:24dans ces deux incidents
17:27dont on vient de parler,
17:28ce drone abattu,
17:29ce pétrolier
17:30qui est intercepté
17:31par des navires
17:32iraniens,
17:34ça va aller jusqu'où ?
17:36Est-ce qu'on se prépare là ?
17:37Est-ce que Donald Trump
17:38nous prépare là
17:39à une intervention
17:40ces prochains jours
17:42en Iran ?
17:44Comment vous l'interprétez-vous ?
17:45Est-ce que,
17:46jusque-là,
17:46Didier François disait
17:47« Je ne vois pas très bien
17:48comment on va s'en sortir ».
17:49Cette montée en tension,
17:50elle ne va que s'accroître
17:52et ça va être la collision
17:52à un moment donné.
17:53La grande inconnue pour moi,
17:54c'est qu'on est face
17:55à deux cultures
17:55de négociations
17:56complètement opposées.
17:58L'une iranienne
18:00qui a négocié
18:00pendant dix ans
18:01le JCPOA,
18:02l'accord de 2015
18:04et qui est capable
18:06de faire durer
18:07le marchandage
18:09de manière
18:09très sophistiquée
18:12et durable.
18:13Et puis,
18:14un président américain
18:15qui veut des résultats
18:16tout de suite.
18:17Et on voit bien,
18:18d'ailleurs,
18:18dans la réaction
18:19de Benjamin Netanyahou
18:20qui met en garde
18:21les négociateurs américains,
18:23ne faites pas confiance
18:24aux Iraniens,
18:25il a très peur
18:25qu'ils se fassent rouler,
18:27que Donald Trump
18:28se contente
18:29d'un trophée.
18:30Par exemple,
18:31on vous donne
18:32les 400 kilos,
18:34enfin,
18:35on ne vous les donne pas à vous,
18:35on les donne à Vladimir Poutine
18:37qui va les mettre
18:37au chaud chez lui.
18:40Et Donald Trump
18:41se dirait
18:42satisfait,
18:43on les a désarmés,
18:44c'est bon,
18:45etc.
18:45j'ai encore
18:46fait la paix
18:47pour la dixième fois
18:49en neuf mois.
18:50Donc,
18:50il y a ce risque
18:51et
18:52de notre côté,
18:54si les Iraniens
18:56pensent pouvoir
18:56jouer au plus malin
18:57avec Donald Trump,
18:59et c'est manifestement
19:00ce que redoutent
19:01beaucoup de pays arabes
19:02de la région
19:03qui appellent
19:04à calmer le jeu,
19:05on n'a pas besoin
19:05d'une nouvelle guerre
19:06dans la région,
19:07etc.
19:07c'est que le président
19:08américain s'emporte,
19:10disent,
19:10bon,
19:10vous essayez
19:11de nous faire tourner
19:11en bourrique,
19:13moi,
19:14je vous ai posé
19:14des conditions
19:15très claires,
19:16effectivement,
19:17accepter toutes
19:18ces conditions-là
19:19pour le régime iranien,
19:20ça revient
19:21à une reddition
19:23en race campagne,
19:25à déposer les armes
19:26avant même d'avoir...
19:27Donc,
19:27il y a des choses
19:28sur lesquelles
19:28ils ne pourront pas céder,
19:29mais ils peuvent céder
19:31sur d'autres aspects.
19:32Et je pense
19:33qu'on va très vite
19:34voir comment s'enclenche
19:35la discussion
19:36en rappelant aussi
19:37que les deux négociateurs
19:39américains
19:39sont des novices
19:40dans ces matières.
19:41Notamment Steve Whitpuff.
19:42L'accord de 2015,
19:43c'est un accord
19:44très complexe
19:45qu'il a fallu
19:46des mois et des années
19:47pour rédiger,
19:49non seulement pour négocier,
19:50mais aussi pour rédiger,
19:52qui a été déchiré
19:53par Donald Trump.
19:53Et moi,
19:54je me souviens,
19:55en tant que correspondant
19:56aux Etats-Unis,
19:57d'avoir accompagné
19:57Donald Trump
19:58à Singapour
19:59pour négocier
20:00un accord nucléaire
20:00avec Kim Jong-un.
20:02Le truc faisait
20:03un demi-paragraphe.
20:05Il n'a pas mort.
20:06Et ça n'a pas marché,
20:07n'est-ce pas ?
20:07Mais sur le moment,
20:09il a dit
20:09qu'il a été réglé.
20:10On s'est mis d'accord
20:11avec Kim Jong-un.
20:11Bon, écoutez en tout cas
20:13les mots de Donald Trump
20:14ce soir.
20:14Il l'assure.
20:15On est en train
20:16de négocier déjà.
20:17C'est en cours.
20:17C'est bien.
20:18Ils sont en train
20:22de négocier.
20:23Ils voudraient négocier.
20:24Je ne sais pas
20:25si cela sera fait.
20:28Nous avons essayé
20:28de négocier
20:29il y a quelque temps
20:30mais cela n'a pas fonctionné.
20:31Alors,
20:31nous allons réessayer.
20:33Tout ce que je peux vous dire,
20:34c'est qu'ils aimeraient négocier
20:35donc nous allons voir
20:36ce qui va se passer.
20:39Antoine Olar,
20:40vous êtes à Washington
20:41pour BFM TV.
20:41Et la Maison-Blanche
20:43qui l'affirme
20:44malgré ces incidents
20:46dont on vient de parler,
20:48les discussions
20:48entre les Iraniens
20:50et les Américains
20:51restent programmées
20:52pour l'instant.
20:56Oui,
20:56alors Donald Trump
20:57n'a pas directement réagi
20:58à ces incidents
21:00qui ont eu lieu aujourd'hui
21:01à la fois en mer d'Arabie
21:02et dans le détroit d'Hormuz
21:04mais manifestement,
21:06on comprend que ces incidents
21:07n'ont pas d'impact
21:08sur la réunion
21:10qui est prévue vendredi.
21:12Elle aura bien lieu.
21:13Les Etats-Unis
21:13continuent de discuter
21:15avec l'Iran.
21:16C'est un peu le message
21:17finalement depuis plusieurs jours
21:18du côté de la Maison-Blanche
21:19où on nous explique
21:20que Donald Trump
21:21privilégie la voie diplomatique
21:23et pour bien montrer
21:25d'ailleurs
21:25qu'il s'engage sérieusement
21:26dans cette voie,
21:28il a nommé
21:28ces deux hommes de confiance
21:29pour mener ces discussions.
21:31Steve Witkoff,
21:31son émissaire
21:32et puis Jared Kushner,
21:34son gendre.
21:35C'est vraiment le duo
21:36en qui Donald Trump
21:37a toute confiance
21:38et qu'il a missionné
21:39sur toutes les grandes crises
21:40internationales.
21:40C'est Witkoff, Kushner
21:42qui ont négocié
21:43la paix à Gaza.
21:44Ce sont eux également
21:45qui supervisent aujourd'hui
21:46les discussions
21:46entre les Ukrainiens
21:47et la Russie.
21:49Donald Trump,
21:49tout à l'heure,
21:50on vient de l'entendre,
21:51n'a pas non plus dit
21:52sur quoi exactement
21:54il voulait négocier.
21:55est-ce que c'est simplement
21:56un accord sur le nucléaire
21:57ou quelque chose
21:57de plus large
21:58qui engloberait aussi
22:00le programme balistique iranien,
22:01le fait de limiter
22:02le nombre de missiles
22:03dont les Iraniens disposent.
22:05Et encore,
22:06le troisième point
22:06aussi important
22:07pour les Américains,
22:07c'est la question
22:08de ces milices terroristes
22:09qui sont financées
22:10par les Iraniens.
22:11Washington,
22:12en théorie en tout cas,
22:13aimerait que Téhéran
22:14arrête de financer
22:15ces milices.
22:16Donc on ne sait pas
22:16exactement sur quoi
22:17les discussions vont porter,
22:19mais en tout cas,
22:20on comprend que les incidents
22:21aujourd'hui
22:22ne remettent pas en cause
22:23le processus de négociation.
22:25C'est le message principal
22:26qu'il faut retenir ce soir
22:27du côté de la Maison-Blanche.
22:29Merci beaucoup Antoine.
22:30Sergueï Jernoff
22:31nous a rejoint,
22:32ancien officier
22:33de renseignement du KGB.
22:35Très heureuse
22:35de vous retrouver.
22:36Sergueï,
22:36auteur de L'Éclaireur,
22:39bienvenue sur ce plateau.
22:40Comment vous voyez-vous
22:41les choses ?
22:43Est-ce que vous pensez
22:44que ces négociations
22:46ne sont qu'un écran de fumée
22:47et que derrière,
22:48Donald Trump
22:48n'a qu'une envie,
22:49c'est d'intervenir ?
22:51Et quelles sont selon vous
22:52les intentions réelles
22:54de Donald Trump ?
22:55Et est-ce qu'il en a vraiment ?
22:57On ne peut pas rentrer
22:57dans la tête de Donald Trump.
22:59C'est très compliqué.
23:00À mon avis,
23:01c'est une affaire de psychiatre,
23:02mais c'est mon avis.
23:04Mais en revanche,
23:06vous savez,
23:07je suis parfois assez cynique
23:08et là,
23:09j'étais en train de regarder
23:10comment l'argent réagit.
23:13Eh bien,
23:13Brent, 68 dollars.
23:15Ureuz, 55 dollars.
23:17avec les tendances légères,
23:20mais rien de...
23:21En fait,
23:22le marché pétrolier
23:24ne s'affole absolument pas.
23:26En fait,
23:26il a baissé quand même.
23:27Quand les négociations
23:28se sont enclenchées,
23:29il avait monté très haut
23:31la semaine dernière,
23:31il a baissé de 5%.
23:32Là, je parle de l'année.
23:33C'est ça.
23:34Là, il est très...
23:35Au moment donné.
23:36Donc ça,
23:36c'est la première chose.
23:37La deuxième chose,
23:38la bourse stock market
23:39dans le monde,
23:40en fait,
23:41ce qui est en rouge,
23:42c'est les États-Unis et l'Europe.
23:44C'est les États-Unis et l'Europe,
23:45puis Taïwan et Vietnam,
23:47mais ça,
23:47c'est un peu différent.
23:49Tout le reste est en vert.
23:50En fait,
23:51le fric,
23:52en gros,
23:53il est calme.
23:54Et donc,
23:55nous,
23:56on s'agit sur les plateaux,
23:58bien évidemment,
23:58parce que ça nous intéresse,
23:59c'est passionnant.
24:02Parfois,
24:02on révole.
24:02Oui,
24:02et que ce n'est pas anodin non plus.
24:04Ce n'est pas anodin non plus.
24:05Et surtout que,
24:06là,
24:06on a rigolé tout à l'heure
24:07par rapport aux petits bateaux.
24:08Je vous rappelle
24:09qu'avec les petits bateaux,
24:10les Ukrainiens
24:10ont chassé la flotte russe
24:12de la mer Noire.
24:13Et ils ont fait couler,
24:14quand même,
24:14le croiseur Moskva
24:17qui était le bateau amiral
24:19de la mer Noire.
24:20Donc,
24:20ils ont une capacité de mise en place,
24:21les Iraniens.
24:22Les petits bateaux,
24:23il faut se méfier.
24:24Ce n'est pas parce que vous avez
24:25un énorme bateau américain
24:28armé jusque-dans
24:29qu'un petit bateau
24:30ne peut rien faire.
24:31Et les Ukrainiens
24:32nous ont montré ça.
24:33Après,
24:35Trump,
24:36en fait,
24:36pour moi,
24:37il a trahi quand même
24:38le peuple iranien
24:39parce qu'il a poussé
24:40les gens directement.
24:42Il a dit
24:42mais allez-y.
24:44Manifestez.
24:44Manifestez.
24:45Et je vais vous venir en aide.
24:47Mieux.
24:48Non seulement manifester,
24:49mais attaquer le gouvernement.
24:52Prenez d'assaut
24:53les bâtiments administratifs.
24:55L'aide arrive.
24:56Et puis après,
24:58bon,
24:58taco,
24:59Trump always chickens out.
25:01Encore une fois,
25:02il s'est dégonflé.
25:04On ne sait pas du tout
25:06ce qui s'est passé
25:06parce qu'on dit aussi
25:07qu'il y avait des pressions aussi
25:08des Saoudiens,
25:10des Qataris,
25:11voire de l'Israël
25:12qui disaient...
25:13Et puis on peut lui demander
25:13de calmer le jeu.
25:14Voilà.
25:14De calmer le jeu
25:15parce que personne n'a envie
25:16non plus que la région
25:18s'embrase.
25:19Mais il y a autre chose aussi.
25:21Lindsey Graham,
25:22il a répété la même chose
25:24aujourd'hui ou hier.
25:25Il a dit toujours
25:26aux Iraniens
25:27allez-y, allez-y.
25:29Donc en fait,
25:30continuez cette révolution.
25:32On va voir ce qui...
25:33Donc on ne sait pas du tout.
25:35Mais il y a la règle aussi,
25:37vous savez, du théâtre.
25:38Quand vous avez un fusil
25:39qui est accroché sur la scène,
25:41au dernier acte,
25:42il est obligé
25:44de tirer un coup.
25:46Et donc quand vous avez
25:47un groupement aéroporteur maritime
25:51de la plus grande puissance mondiale
25:53militaire
25:54qui est là
25:55à côté d'une région
25:57qui était une région explosive,
25:59ça peut donner
26:00à n'importe quel moment...
26:01Et qui ne cesse de s'étoffer
26:03puisqu'hier,
26:04dans la même configuration,
26:06Donald Trump
26:06dans le bureau ovale
26:07qui, au détour d'une question,
26:10annonce quand même
26:10qu'il envoie à nouveau
26:11un autre porte-avions,
26:13le George Bush, celui-là ?
26:14C'est possible.
26:15Il est encore dans l'Atlantique.
26:16Mais s'il rentre en Méditerranée,
26:17oui, on aura...
26:18Donc il est possible
26:19qu'il soit en train, là,
26:21de réunir encore plus de forces
26:23sur Kassma.
26:24Et qu'est-ce que vous,
26:24vous espérez
26:25que Donald Trump
26:26intervienne ?
26:27Je dois avouer
26:29que je suis un peu décalée
26:30par rapport
26:31à la discussion
26:32du plateau.
26:32Ah, pourquoi ?
26:33Parce que, bon,
26:34bien sûr,
26:35le côté militaire,
26:37le côté bourse
26:38ou la lecture
26:39que donne mon voisin
26:40de ces négociations
26:43pour la population iranienne,
26:46voilà,
26:48c'est un peu loin
26:49de la réalité du terrain.
26:51Les nouvelles du pays
26:53sont que la protestation
26:55a repris.
26:57Aujourd'hui,
26:57nous avons eu
26:58cinq villes,
27:00Shiraz,
27:01Macha,
27:01Téhéran,
27:02Tabriz
27:02et Hamadan,
27:04dans lesquelles
27:05les étudiants
27:06ont manifesté,
27:07ont fait des sit-ins,
27:08ont de nouveau
27:09scandé,
27:11libéré les prisonniers
27:13et mort à Khamenei.
27:16Donc,
27:17c'est ça,
27:17en fait,
27:18la réalité.
27:19Tout cela,
27:20c'est...
27:21Il faut vraiment
27:22remettre
27:23la population iranienne
27:25et son combat
27:26au centre du débat.
27:28Et là,
27:28ils se sont mis de côté ?
27:29Vous avez cette impression ?
27:30J'ai l'impression
27:31que c'est pour amuser
27:33la galerie
27:34qu'on envoie peut-être
27:35un petit drone.
27:36Ça amuse.
27:37Toutes les chaînes
27:38parlent de ça.
27:39Sur les ondes,
27:40on ne parle que de ça.
27:41Et j'ai peu vu
27:42relater,
27:45si vous voulez,
27:46d'ailleurs,
27:47le ministre
27:47des Affaires étrangères
27:48de la France
27:49a dit une chose
27:51très juste.
27:52Moi,
27:52je n'attends rien
27:53et je pense que
27:53la population iranienne,
27:55monsieur,
27:55n'attend rien
27:56de ces négociations.
27:57Ça fait longtemps,
27:58il y a peut-être
27:59dix ans,
27:59ils attendaient
28:00quand il y a eu
28:01l'accord sur le nucléaire.
28:03Peut-être qu'encore
28:04une partie de la population
28:05attendait quelque chose.
28:06Mais là,
28:07maintenant,
28:08après ce bain de sang,
28:09on a fait un pas
28:10de non-retour,
28:11au fait.
28:12et le ministre
28:14des Affaires étrangères
28:15a dit
28:15s'il y a négociation
28:17vendredi en Turquie,
28:19il aurait fallu mettre
28:20en exergue
28:22l'arrêt de cette répression,
28:25la libération
28:26des prisonniers,
28:28le rétablissement
28:29d'Internet
28:31et des communications,
28:32etc.
28:33et ensuite
28:34venir au nucléaire,
28:36etc.
28:37Et je salue
28:37ce point de vue-là
28:39parce que ça remet,
28:40comme je le disais,
28:42le focus
28:43sur le peuple iranien.
28:44Et d'ailleurs,
28:45aujourd'hui,
28:45juste une petite parenthèse
28:47pour voir que
28:48le courage
28:49n'est pas enterré,
28:52n'a pas été réprimé
28:53dans le sang.
28:54Aujourd'hui,
28:55à la conférence de presse
28:56de la porte-parole
28:58du gouvernement iranien,
29:00une journaliste,
29:01Parissa Hachemi,
29:04a levé le doigt,
29:05elle n'avait pas
29:06de questions à poser,
29:07mais elle a dit
29:07nous n'avons pas d'eau,
29:10nous n'avons pas d'air
29:11à respirer,
29:12nos combustibles
29:13se vendent
29:14par des bateaux
29:16trafiquants,
29:17nous n'avons pas
29:18d'Internet,
29:19les prix des médicaments
29:20et des bagnoles
29:21sont exorbitants,
29:22vous dites que l'ennemi
29:23est l'auteur
29:24des massacres
29:25et du bain de sang
29:25parce que c'est ça
29:26la version
29:28du régime islamique.
29:30Il dit que
29:30tous les tués,
29:32les victimes
29:33sont tués
29:34par l'ennemi.
29:35Quel ennemi ?
29:37On ne sait pas.
29:38Et alors il dit
29:38certes,
29:39celui qui tire
29:40sur les femmes
29:41et les hommes
29:41et les enfants
29:42de ce pays
29:43est l'ennemi
29:43de ce peuple,
29:44n'importe où
29:45dans le monde
29:46les responsables
29:46d'une telle tuerie
29:47se seraient suicidés
29:49de honte
29:49alors que vous
29:50vous accrochez
29:51encore à vos fauteuils.
29:52Je pense que
29:53c'est ça en fait
29:54la réalité
29:54et cet instant
29:56historique
29:56qu'on est en train
29:57de vivre
29:57où ce qui est important
29:59c'est que le régime islamique
30:01avec ses pseudo-négociations
30:03est en train
30:03de gagner du temps.
30:05C'est tout.
30:05C'est la méthode Poutine
30:07que Serge Gironov
30:09doit bien connaître.
30:10Une ONG
30:10parle aujourd'hui,
30:12donne un chiffre,
30:1350 000 personnes
30:14ont été arrêtées
30:16en Iran
30:16par les autorités.
30:17et comment pourraient intervenir
30:19les Américains ?
30:21Samy Sfaxi
30:21nous a rejoints.
30:23On sait que les services
30:24secrets américains
30:24et israéliens
30:25sont à l'œuvre.
30:26Je crois que Didier,
30:27vous pouvez rejoindre
30:28Samy tout de suite.
30:30Didier qui est convoqué au mur.
30:31Mais intéressant
30:31de voir à quel point
30:32les services secrets américains
30:34et israéliens
30:34sont infiltrés
30:35déjà en Iran
30:36et on a plusieurs exemples
30:38du mode opératoire américain
30:41par le passé.
30:42Absolument
30:42et on va voir avec Didier
30:43finalement
30:44les plus spectaculaires
30:45opérations extérieures
30:46à laquelle on a assisté
30:47ces derniers mois.
30:48Didier,
30:48on les a listés ensemble.
30:50Bien sûr,
30:51la capture
30:51de l'ancien président vénézuélien
30:53Nicolas Smadoro
30:54c'était dans la nuit
30:54du 3 au 4 janvier
30:55il y a quelques semaines.
30:57Hassan Nasrallah
30:58c'était en 2024.
30:59Cette frappe,
31:00Didier,
31:01en profondeur
31:01à plusieurs dizaines
31:02de mètres
31:04on va voir ça
31:04dans un instant.
31:05Et puis Ismaël Agnès
31:06c'est peut-être d'ailleurs
31:07celle qui a nécessité
31:09le plus de renseignements
31:10en tout cas
31:10un renseignement plus fin
31:12pour neutraliser
31:13l'ancien chef du Hamas.
31:15Alors on va se concentrer
31:16d'abord
31:16sur Nicolas Smadoro
31:18avec cette opération
31:20des forces spéciales
31:21américaines
31:22Didier
31:22qui montre
31:23en tout cas
31:24qui a montré
31:25véritablement
31:26toute la puissance américaine.
31:27C'est ça en fait.
31:28Comparaison n'est pas raison.
31:29On ne vous dit pas
31:29que ce qu'on va vous montrer
31:31s'il va se passer.
31:31Ce n'est pas du tout
31:32le sujet.
31:34Ce qu'on veut vous expliquer
31:34c'est aujourd'hui
31:35comment
31:36la question
31:37des forces spéciales
31:38On les voit d'ailleurs
31:39Didier sur ces images.
31:40De l'infiltration
31:41effectivement
31:42fait pression
31:44sur
31:45le gouvernement
31:46et le système
31:47iranien
31:49parce que ça leur
31:49travaille dans la tête.
31:50Alors typiquement
31:51pourquoi on vous montre
31:52l'opération Maduro
31:53au Venezuela ?
31:54C'est pour vous montrer
31:54à quel point
31:55les Etats-Unis
31:56en capacité
31:57renseignement amont
31:59renseignement actionnable
32:00et force spéciale
32:02ils ont
32:02les techniques
32:03les moyens
32:04les compétences
32:05et surtout
32:06la capacité de commandement
32:07d'une opération
32:08ultra complexe
32:10dans un environnement
32:10difficile.
32:12Et donc vous voyez bien
32:12que ce savoir-faire
32:14il y avait les hélicoptères
32:16furtifs
32:17il y avait des pommes
32:18aussi navales
32:18On a vu effectivement
32:19dans le cadre
32:21d'une grande armada
32:22déployée
32:23qui donnait
32:24les capacités
32:25de supériorité aérienne
32:27et donc de maîtrise
32:28totale du ciel
32:29après avoir cassé
32:30les radars
32:30et les capacités
32:31de commandement
32:32permettait
32:33de se donner
32:34la liberté
32:34d'action
32:35pour pouvoir agir
32:37de manière
32:37assez précise
32:38et pour montrer
32:39que les Américains
32:39ont tous les moyens
32:41et théoriques
32:42et pratiques
32:42de pouvoir mener
32:43ce type d'opération
32:44encore une fois
32:45ça ne veut pas dire
32:45que c'est ça
32:46qu'ils vont faire
32:46c'est pour qu'on vous montre
32:47bien la façon
32:48de raisonner
32:49Et d'ailleurs
32:49ils ne l'ont pas neutralisé
32:50ils l'ont capturé
32:51ce qui est une tâche
32:52encore plus complexe
32:53On va s'intéresser également
32:55Didier à cette opération
32:56également spectaculaire
32:57C'était en 2024
32:59rappelez-vous
32:59ce bombardement
33:01en plein coeur
33:01de Beyrouth
33:02finalement
33:03Hassan Nasrallah
33:04qui était tué
33:05à l'intérieur même
33:06de son bunker
33:07à plusieurs dizaines de mètres
33:09D'ailleurs nos confrères
33:10du New York Times
33:11parlaient de 85 bombes
33:13anti-bunkers
33:14qui ont littéralement
33:15détruit
33:16tout un pâté de maison
33:17Il y a 6 immeubles
33:18qui sont tombés
33:19ils ont réussi
33:20à détruire un bunker
33:21qui était creusé
33:22à 20 mètres profondément
33:23effectivement
33:2485 bombes
33:25d'une tonne
33:26ont été utilisées
33:27dans un espace
33:27extrêmement court
33:28donc c'était en plus
33:30des bombes américaines
33:30tirées avec des avions américains
33:32pourquoi on vous montre ça ?
33:33Là aussi
33:33c'est pas pour vous dire
33:34que c'est ça qui va se passer
33:35c'est pour vous dire
33:36que ceux qui disent
33:37oui mais en fait
33:38le guide
33:39c'est un religieux
33:40donc on peut pas le taper
33:41Haddad Asrallah
33:42c'était un religieux
33:43c'était le patron du Hezbollah
33:44mais il était aussi religieux
33:45le fait qu'il sache
33:47fait qu'il va prendre des mesures
33:48bah lui il savait
33:49il prenait des mesures
33:50ça fait 20 ans
33:50qu'il faut donner des mesures
33:52ça n'a pas empêché
33:53de le taper
33:53donc c'est en fait
33:56pour montrer
33:57encore une fois
33:57on ne vous explique pas
33:59et on ne vous dit pas
34:00que c'est ça
34:01que les américains vont faire
34:02mais
34:02mais ça donne une idée
34:03de ce à quoi ils sont capables
34:05on pense bien que
34:05le fait d'être protégé
34:07connu
34:07et d'être en sous-sol
34:09n'empêche pas
34:10de pouvoir être ciblé
34:12et de pouvoir être ciblé
34:13de manière efficace
34:14et d'ailleurs
34:15le chef religieux disait
34:16en tout cas l'entourage
34:17disait qu'il se sentait en sécurité
34:18juste avant cette frappe
34:20et il avait
34:21ils avaient exactement
34:22le même type
34:23de service de sécurité
34:24et vous voyez bien
34:25que dans ce cadre là
34:26ni le Hezbollah
34:28ni l'Iran
34:29n'ont réagi
34:30pour se venger
34:32ou pour l'empêcher
34:33donc encore une fois
34:34ça ne veut pas dire
34:35que ça va aller
34:35mais vous voyez bien
34:36de quelle manière
34:37ce type
34:38d'influence
34:40d'opérations
34:40qui ont eu lieu en amont
34:41pèse sur la prise
34:43de décision
34:44d'une partie
34:45de la direction
34:46iranienne
34:47qui savent que
34:48grosso modo
34:48à un moment
34:49soit ils négocient
34:50soit ils peuvent être
34:51sur la kill list
34:51et être sur la kill list
34:52ça peut mener loin
34:53la dernière opération
34:54on en parlait
34:55tout à l'heure
34:56justement
34:56on le disait tout à l'heure
34:58à la rédaction
34:58Didier
34:59c'est peut-être
35:00la plus spectaculaire
35:01la plus ambitieuse
35:02également en termes
35:03de renseignements
35:04c'est Ismaël Agnier
35:05qui a été éliminé
35:07neutralisé le 31 juillet
35:082024 à Téhéran
35:10dans cet immeuble
35:12la résidence
35:13où il séjournait
35:14à ce moment-là
35:15c'est plus que la résidence
35:17du chef de Hamas
35:17en fait c'est une résidence
35:18pour les VIP
35:19de l'appareil d'Etat
35:21et contrôlée
35:23par les passes d'Aran
35:24qui est entièrement
35:25protégée
35:26par un groupe spécial
35:27des passes d'Aran
35:28donc des gardiens
35:28de la révolution
35:29qui est chargée
35:30de protéger
35:31les gens du régime
35:32et qui
35:33et pourquoi
35:33cette opération
35:35israélienne
35:35est intéressante
35:36c'est qu'elle a
35:37pénétré
35:38le système
35:40iranien
35:40de sécurité
35:41extrêmement profondément
35:43puisque cette opération
35:44c'était
35:45des bombes
35:46qui étaient
35:46mises
35:47à l'intérieur
35:48de la résidence
35:50pour VIP
35:50des invités
35:52de marque
35:52du régime
35:53le jour
35:54où le président
35:55iranien
35:56était reçu
35:58faisait
35:59son inauguration
36:01enfin
36:02sa mise en place
36:04donc vous voyez bien
36:05que le choix
36:07de la cible
36:08donc le plus grand
36:09dirigeant
36:10le dirigeant politique
36:10de Hamas
36:11au coeur
36:13du système
36:13de protection
36:14du régime
36:15le jour
36:16politique
36:17où en plus
36:18les israéliens
36:19ont bien choisi
36:19de taper
36:20sur leur ennemi direct
36:21et pas
36:22sur les montres
36:23un degré
36:24de pénétration
36:25aujourd'hui
36:25du système
36:26de protection
36:27de l'appareil d'état
36:29et des passes d'Aran
36:29qui là aussi
36:30met de manière
36:31très inquiétante
36:32une pression
36:33sur les gens du régime
36:34parce que ça veut dire
36:34que les unités
36:36de renseignement
36:37en amont
36:37et les unités
36:38de force spéciale
36:38sont aujourd'hui
36:39capables
36:40de descendre
36:40très bas
36:41pour savoir
36:44où sont les cibles
36:44on aurait pu en citer
36:46d'autres
36:46des opérations spéciales
36:47celles des beepers
36:48etc
36:49mais en tout cas
36:49il y en a eu
36:50un certain nombre
36:50mais ça montre
36:51effectivement
36:51les capacités
36:53et le degré
36:56d'infiltration
36:56on a la chance
36:57d'avoir
36:57Sergei Girneuf
36:58ancien espion
36:59auteur de
37:00l'éclaireur
37:01je le rappelle
37:02Sergei
37:02ça montre quand même
37:03que les services
37:04secrets américains
37:05israéliens
37:05arrivent toujours
37:07à leur fin
37:07les israéliens
37:09ils sont beaucoup
37:10plus présents
37:10en Iran
37:11eux
37:12on peut dire
37:13ils savent tout
37:14tout ce qui se passe
37:15en Iran
37:16et ils ont
37:17vraiment pénétré
37:18le pays
37:19plus que les américains
37:20plus que les américains
37:21d'ailleurs
37:22juste j'ajoute
37:23que le directeur
37:25de la section
37:26antiterroriste
37:27contre l'espionnage
37:29de la Mossad
37:30était lui-même
37:31un espion de Mossad
37:32comment ils ont fait
37:34pour intégrer
37:35les israéliens
37:36à ce point
37:37parce que c'est
37:38l'ennemi
37:39depuis
37:40depuis
37:4080 ans
37:4370 ans
37:45c'est le pays
37:46qui proclame
37:47qu'il veut
37:47absolument détruire
37:49l'Israël
37:49ça veut dire
37:49que pour l'Israël
37:51c'est la survie
37:51de l'État
37:53et il y a autre chose
37:54aussi
37:54je vous rappelle
37:55l'Israël
37:55c'est 22 000 km²
37:57c'est minuscule
37:59en fait
37:59et cet État
38:01qui est énorme
38:02qui est de
38:03presque 2 millions
38:04de km²
38:05avec 80 millions
38:07d'habitants
38:08en fait
38:08c'est une puissance
38:09quand même
38:10par rapport à l'Israël
38:11et en fait
38:11l'Israël
38:12israélien
38:13il s'en fiche de ça
38:14le service
38:14Mossad
38:15a prouvé
38:16déjà
38:16qu'ils sont
38:18très capables
38:19et bien évidemment
38:20non seulement
38:22l'opération en Iran
38:24non seulement
38:25ils l'ont liquidé
38:26mais ils l'ont quidé
38:27personne ne savait
38:28où il allait dormir
38:29en fait
38:29à tel point
38:30que ça s'est décidé
38:31à la dernière minute
38:32et les Israéliens
38:33le savaient
38:34ça veut dire
38:35qu'ils avaient
38:35un agent
38:37ou des agents
38:37dans l'entourage
38:39direct
38:39des gens
38:39qui prennent la décision
38:40c'est pour vous dire
38:41et l'histoire de Pager
38:43c'est une histoire
38:44qui est rentrée
38:45déjà dans
38:46l'historique
38:47des opérations secrètes
38:49bon après
38:50comparaison
38:51n'est pas raison
38:52Caracas
38:53c'est une ville
38:54qui se trouve
38:54à dix bornes
38:55de la mer
38:56donc lorsque vous avez
38:57toute la flotte
38:58qui est là
38:58Téhéran
38:59c'est quand même
39:00au fin fond
39:00des terres
39:01et donc vous ne pouvez pas
39:02faire la même chose
39:03sauf si vous êtes
39:04sur la mer Caspienne
39:05mais ce que je sache
39:07les Américains
39:07n'ont pas leur porte-avions
39:09jusqu'à maintenant
39:09Mais en gros
39:10à partir du moment
39:12où quelqu'un
39:13a une cible dans le dos
39:15le Mossad
39:16en l'occurrence
39:17les services secrets israéliens
39:18parviennent à leur faim
39:20c'est dur
39:21d'en ressortir vivant
39:22C'est une question
39:23de moyens
39:23Vous savez
39:24n'importe quelle cible
39:25pourra être détruite
39:27c'est une question
39:28de moyens
39:29et de persévérance
39:30et les Israéliens
39:31ont la persévérance
39:33les Américains
39:34ont les moyens
39:34et quand les deux
39:35marchent ensemble
39:36et ben
39:37ça peut aller très très loin
39:39Il y a une forte communauté
39:40d'origine iranienne
39:41en Israël
39:41Ils ont des Iraniens
39:44qui peuvent
39:44leur voyer en Iran
39:45Et puis en Iran
39:46il y a la plus grande
39:47communauté juive
39:47du Moyen-Orient aussi
39:48Et puis surtout
39:49c'est un régime ultra-corrompu
39:51enfin il faut quand même
39:52jamais oublier ça
39:52c'est que les Pazaran
39:53certes
39:54c'est l'arme idéologique
39:55mais aujourd'hui
39:56il y en a une grande partie
39:57qui est dans le business
39:57et ils sont corrompus
39:58jusqu'aux oreilles
39:59et que quand il y a un pays
40:00qui est corrompu
40:01honnêtement
40:01c'est un plaisir
40:02et un bonheur
40:03dans les services de renseignement
40:04c'est quand même
40:05c'est du beurre
40:06donc leur sujet
40:07il est aussi celui-là
40:08et ils le savent
40:09ils le savent
40:10le degré pénétration
40:11de l'appareil d'Etat
40:12aujourd'hui
40:12et de l'appareil sécuritaire iranien
40:14est monstrueux
40:15bon alors
40:16et d'ailleurs
40:17c'est ça qui faisait
40:18que Khamenei
40:19ne sortait pas
40:20de son bunker
40:21vous savez
40:22pendant la guerre
40:24des 12 jours
40:25donc il s'est
40:26atterré
40:27dans son bunker
40:28au fin fond
40:29de la terre
40:30et puis pendant longtemps
40:32il n'en sortait pas
40:33même après la fin
40:34de cette guerre
40:35de 12 jours
40:35il n'en sortait pas
40:36et justement là-dessus
40:37quelles infos a-t-on
40:39sur Ali Khamenei
40:40il sait qu'il a une cible
40:41dans le dos
40:42il se fait assez discret
40:43le guide suprême
40:45particulièrement en ce moment
40:47avec toutes ces tensions
40:48vous avez vu
40:50ce que ça donne
40:52avec Nasrallah
40:53il se cachait
40:54enfin
40:55le bunker
40:56de Khamenei
40:57il est beaucoup plus profond
40:58mais c'est pas parce que
40:59vous êtes dans le bunker
41:00que vous êtes impénétrable
41:01à la limite
41:02on peut l'enterrer
41:03dans son bunker
41:03on peut peut-être
41:05pas le tuer immédiatement
41:06mais on peut
41:07en fait détruire
41:08toutes les sorties
41:09toutes les entrées
41:10et il va passer
41:11je sais pas
41:12deux semaines
41:12en train de mourir
41:13à petit feu
41:14dans son bunker
41:14donc ça aussi
41:15c'est tout à fait possible
41:17il y a autre chose aussi
41:18en Iran
41:18le régime de Mola
41:20n'est plus du tout
41:22soutenu par la majorité
41:23des habitants
41:24il y a encore
41:26des gens
41:26qui le suivent
41:27mais c'est
41:27c'est une petite partie
41:29et ça aussi
41:30ça joue
41:30ça veut dire
41:31qu'en fait
41:31ils sentent
41:32qu'ils ne surfent plus
41:35sur la même vague
41:37que vous avez vu
41:38en 1979
41:39lorsque
41:40Femm Ney
41:41est rentré
41:42et bien
41:43il y avait
41:43la grande révolution
41:45peut-être à tort
41:46à cette époque-là
41:47mais il y avait
41:48un mouvement
41:49qui portait
41:51en fait
41:51cette révolution
41:52maintenant c'est fini
41:53ça n'existe plus
41:54mais c'est à dire
41:55que le désespoir
41:56a atteint
41:58un tel point
41:59que les gens
41:59demandaient
42:01à ce que
42:02l'armée américaine
42:04intervienne
42:05même sachant
42:06le danger
42:07qu'ils peuvent
42:09courir
42:09eux-mêmes
42:10donc
42:11on est loin
42:12de cet état
42:13et puis il faut
42:13renommer les choses
42:15il y a eu un crime
42:16contre l'humanité
42:17qui s'est produit
42:19en Iran
42:19parce que maintenant
42:20il y a plus de 40 000 morts
42:22maintenant
42:23que les
42:24donc les
42:25les preuves remontent
42:26et qu'on essaie
42:27qu'on arrive à
42:28documenter
42:29à quantifier
42:30tout cela
42:30plus de 50 000
42:32comme vous avez dit
42:3350 000
42:33arrestations
42:35et puis il y a encore
42:36beaucoup de disparus
42:37il y a
42:38les prisons
42:39sont pleines
42:40on ne sait même pas
42:41où sont encore
42:42les gens
42:43et puis les gens
42:44de la culture
42:45aussi
42:45donc
42:47commencent à
42:48si vous voulez
42:49bouder
42:50le festival
42:51de Fajr
42:52qui a commencé
42:53hier
42:53le festival
42:54de Fajr
42:55c'est sur
42:56deux semaines
42:56et c'est
42:57pendant
42:58l'anniversaire
42:59de la révolution
43:00de 79
43:01qui est
43:03daté
43:03pour le 11 février
43:05votre rendez-vous
43:06avec
43:07Senior Compagnie
43:08le réseau
43:09pour entreprendre
43:10avec sens
43:10et performance
43:11Senior Compagnie
43:13votre programme
43:14avec
43:14magnolia.fr
43:15changez votre assurance
43:16de prêt
43:17et économisez
43:18sur magnolia.fr
43:19comparateur
43:19en assurance
43:20de prêt
43:20immobilier
43:21On continue
43:27de parler
43:28du bras de fer
43:28entre l'Iran
43:29et les Etats-Unis
43:29est-ce que la question
43:30des sanctions économiques
43:31pourrait permettre
43:31en partie
43:32de débloquer
43:33la situation
43:33il se trouve
43:33qu'il y a
43:34ce week-end
43:34le ministre iran
43:35des affaires étrangères
43:36a dit
43:36que l'Iran
43:37était prêt
43:38à conclure
43:38un accord
43:39sur le nucléaire
43:39sans renoncer
43:40à son programme
43:40civil
43:41s'il y avait
43:42levé
43:42des sanctions
43:43économiques
43:44et c'est vrai
43:44que depuis
43:46des dizaines
43:46d'années
43:46l'Iran
43:47est l'un des pays
43:48les plus sanctionnés
43:49au monde
43:50les américains
43:50notamment
43:51depuis 1979
43:52ont imposé
43:53un gros embargo
43:55qui interdit
43:55tous les échanges
43:56avec Téhéran
43:57entre les pays
43:58du reste du monde
43:58et Téhéran
43:59en fait le message
43:59des américains
44:00depuis des dizaines
44:01d'années
44:01c'est de dire
44:01voilà
44:02vous
44:02entreprise
44:03du monde
44:03entier
44:03si vous faites
44:04du commerce
44:05avec l'Iran
44:06si vous importez
44:07quoi que ce soit
44:08en Iran
44:08et bien
44:09vous ne ferez plus
44:10de commerce
44:11du tout
44:11avec les Etats-Unis
44:13vous comprenez bien
44:14qu'à ce petit jeu là
44:14beaucoup d'entreprises
44:15du monde entier
44:16ont préféré
44:16ne pas se fâcher
44:17avec les américains
44:18puis l'Europe
44:18a aussi appliqué
44:19beaucoup de sanctions
44:20et l'été dernier
44:22l'ONU
44:22en a rétabli
44:23après 10 ans
44:24d'absence
44:25alors évidemment
44:25tout ça a contribué
44:26à mettre toujours
44:27un peu plus
44:27l'économie iranienne
44:28au tapis
44:29en partie
44:30parce qu'on sait
44:30qu'à côté de ça
44:31il y a un régime
44:32d'appropriation
44:33des richesses
44:33par le pouvoir
44:34mais tout ça
44:35explique en partie
44:36la détérioration
44:37du niveau de vie
44:38des Iraniens
44:39avec à la clé
44:40de nombreux mouvements
44:41de révolte
44:42dont celui
44:42tout récent
44:44et comment ça se traduit
44:45concrètement
44:46vous allez voir
44:46c'est à l'arrivée
44:48un tiers de la population
44:48iranienne
44:49qui vit sous le seuil
44:50de pauvreté
44:50c'est une inflation
44:52de l'ordre
44:52de 50%
44:54ce sont des pénuries
44:55de biens élémentaires
44:57absolument effroyables
44:58ce qu'on importe
44:59du coup
45:00est beaucoup plus cher
45:01et c'est une monnaie
45:02le rial
45:02qui continue de se déprécier
45:04vous voyez
45:04tout récemment
45:06pour obtenir un dollar
45:07il fallait 1,4 million
45:09de rial
45:10il y a 9 mois
45:10c'était seulement
45:12si l'on peut dire
45:13800 000
45:14et alors la seule vraie ressource
45:15sur laquelle peut compter
45:16l'Iran
45:17pour gagner de l'argent
45:18c'est le pétrole
45:18le problème
45:19c'est qu'elle n'a pas le droit
45:21non plus de l'exporter
45:22bref
45:22vous avez 80%
45:23du pétrole iranien
45:25qui est exporté
45:26vers la Chine
45:27de manière totalement clandestine
45:28et forcément
45:29la Chine en profite
45:30dans ses conditions
45:31pour lui demander
45:32une petite ristourne
45:33sur le prix du baril
45:34voilà
45:34si vous mettez tout ça
45:35bout à bout
45:36vous avez une situation
45:36absolument intenable
45:38qui peut pousser
45:39le pouvoir iranien
45:40à ouvrir des négociations
45:42sur le nucléaire
45:43le régime s'est accommodé
45:44pendant des dizaines d'années
45:46de cette situation
45:47mais c'est sa population
45:48qui en a diablement souffert
45:50à l'arrivée
45:50le récent mouvement
45:52de révolte
45:52a peut-être été
45:53celui de trop
45:54qui va inciter
45:55même contraindre
45:56le pouvoir
45:56enfin à s'asseoir
45:57à la table des discussions
45:58et puis
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