Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 14 heures
Lundi 11 mai, Hedwige Chevrillon a reçu Serge Papin, ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat, dans l'émission La Grande Interview sur BFM Business. Retrouvez l'émission du lundi au vendredi et réécoutez la en podcast.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00BFM Business et la Tribune présente le 18-19 d'Edwige Chevrillon.
00:10Vous êtes bien dans le 18-19, mon premier invité c'est Serge Papin, ministre des relations, des PME, des
00:16commerces, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat.
00:20Bonsoir Serge Papin.
00:20Bonsoir Edwige Chevrillon.
00:21Merci d'être avec nous, il faut effectivement, c'est un long intitulé, donc il y a beaucoup de questions
00:26à vous poser.
00:27Évidemment on reviendra sur la question des aides, le calendrier, peut-être que vous ne pouvez pas tout nous dire
00:31ce soir.
00:32Ça reviendra peut-être au Premier ministre, mais quand même on va essayer un peu de séquencer ce qui va
00:37se passer.
00:38Je voudrais, et puis il y avait cette réunion tout à l'heure sur est-ce qu'il faut ou
00:41pas rouvrir les négociations commerciales.
00:45Mais d'abord une première question, puisque vous êtes ministre du Tourisme dans un mois, c'est l'été.
00:50Lorsque vous voyez un peu les craintes qu'on a autour de l'antavirus, est-ce que vous vous dites
00:56ça tombe mal,
00:57parce que le tourisme était en train, avec ce qui se passe dans le contexte géopolitique,
01:02le tourisme allait plutôt se concentrer sur la France, donc c'était plutôt une bonne nouvelle.
01:06Et là, il y a l'antavirus avec des contaminations.
01:08Ça ne jouera pas.
01:09Écoutez, le tourisme se porte bien et le tourisme a de bonnes perspectives.
01:15On a beaucoup de visiteurs qui sont attendus cet été en France, parce que la France est un pays sûr,
01:22est un pays qui a plein de pépites, et donc je suis très confiant pour ça.
01:27Pour ce qui concerne la crise de l'antavirus, elle est actuellement prise avec sérieux,
01:33en toute transparence, c'est pour ça qu'on est au courant.
01:36Il y a une réunion, d'ailleurs, en ce moment, sur cette question-là à Matignon.
01:39Les cas, vous avez vu, sont isolés, donc voilà, moi je n'ai pas d'inquiétude.
01:46La ministre de la Santé, Stéphanie Riste, en parle avec les ministres pour tenir au courant,
01:54et donc la situation est prise avec sérieux.
01:57D'accord, ok, donc pour l'instant, vous dites pas d'alerte ?
02:00Non.
02:01Pas d'alerte rouge, ni vert, ni orange.
02:04Et au contraire, on a des choses, pour répondre en tant que ministre du Tourisme,
02:09qui vont plutôt dans le bon sens pour cet été.
02:12C'est quoi, des indicateurs ? Vous avez des indicateurs ?
02:14Oui, parce que par exemple, les réservations, au niveau, parce qu'il y a la controverse sur les billets d
02:19'avion,
02:19donc la billetterie des avions fonctionne bien, les réservations vont bon train,
02:24donc on attend, on est prêt à avoir, à accueillir des touristes dans notre pays.
02:28Et pas de problème sur le kérosène, c'est ça que vous avez annoncé.
02:31Pas de problème sur le kérosène.
02:32On est d'accord, ça continue.
02:34Alors maintenant, je voudrais qu'on revienne évidemment sur ces aides ciblées sur le pouvoir d'achat des Français
02:38qui se sont confrontés à ce choc énergétique.
02:41J'imagine que vous avez vu cette déclaration quand même assez inquiétante du patron d'Aramco,
02:45groupe saoudien, qui dit qu'on est en train de connaître le plus grand choc, je cite, énergétique jamais connu
02:52dans le monde.
02:53Donc effectivement, ça fait quand même un peu peur, surtout qu'il dit, à supposer même que ça reprenne dans
03:00les prochains jours,
03:01en tous les cas, on en paiera les conséquences jusqu'à 2027.
03:05Et puis de l'autre côté, vous avez un responsable de l'ONU qui a dit que le blocage d
03:09'engrais dans l'étroit d'Hormuz
03:11risquait de provoquer une crise humanitaire majeure.
03:14Serge Papin, si je vous dis ça, c'est parce qu'on sent quand même que, pour reprendre l'expression
03:19du Premier ministre,
03:21on rentre un peu dans le dur. Là, on se dit, ça y est, on prend un centime, deux centimes,
03:26trois centimes.
03:26Là, on rentre vraiment dans le dur, vous êtes d'accord ?
03:29Écoutez, ce qui se passe, si on dézoome un peu, ce qu'on est en train de vivre, c'est
03:34une espèce de bifurcation.
03:37En fait, si je prends, on est dans un vécu et il faut qu'on passe dans un souhaité.
03:43Entre les deux, il y a une transition. Le vécu, c'est le thermique. C'est la fin d'un
03:49modèle.
03:49Il faut qu'on s'affranchisse de ces dépendances. Le souhaité, c'est l'électrique.
03:56Entre les deux, il faut qu'on vive cette transition. Et là, on est, s'il y a une urgence,
04:01en effet,
04:03c'est d'aller vers l'électrification. On est un des seuls pays d'Europe à pouvoir le faire de
04:09cette façon-là,
04:10parce qu'on a une production électrique. – Oui, mais on a une dépendance à 60% des énergies fossiles.
04:13Donc, si vous voulez, et depuis des années, ça n'a pas bougé.
04:16– Alors, on peut, là, on va beaucoup plus vite regarder. Je prends un exemple.
04:19Les véhicules automobiles électriques sont bons de 48%. Alors, en attendant, il faut qu'on aide.
04:24– Voilà. Excusez-moi, il y a quand même quelques mois, voire deux, trois années, il y a une urgence.
04:29– On oscille entre le court terme, je vais vous répondre, et puis un peu plus le moyen terme.
04:35Mais c'est important parce que c'est vraiment un changement d'époque.
04:39– Alors, les aides, nous, on a fait le choix stratégique, puisque cette crise, comme vous l'indiquez,
04:44elle va malheureusement durer, probablement durer. Elle s'enquiste un peu, voilà.
04:51Même si tout s'arrêtait, comme le dit le patron d'Aremco, bon, il faudra sans doute un petit peu
04:57de temps.
04:58Il y aura de la traîne, comme ça. Donc, ça veut dire que nous, on a fait le choix de
05:02soutenir les activités,
05:03de soutenir les travailleurs. Et on raisonne au mois. Donc là, il y a eu, en avril, un paquet d
05:09'aides.
05:09Transporteur, agriculteur, pêcheur, c'est reconduit. On a élargi aux grands rouleurs et au BTP.
05:20C'est important, le BTP, les entreprises du BTP, les artisans de moins de 20 salariés.
05:25Hier. Je l'ai publié hier. Et donc, 20 centimes pour le BTP de moins de 20 salariés.
05:35Et puis, ce qu'on appelle les grands rouleurs. Donc, les grands rouleurs, c'est les aides familiales,
05:40les aides soignantes, les infirmières libérales. Et puis, le Premier ministre va s'exprimer la semaine prochaine.
05:46On regarde, pour le mois de juin, comment les choses peuvent aussi évoluer avec d'autres.
05:52Mais vous voyez qu'on n'est pas... C'est pas parce qu'il y a une crise qu'on
05:58est figée.
05:58On n'est pas les deux pieds dans le même sabot. On est en mouvement. On accompagne.
06:03Et cette stratégie-là, c'est un cap. Et soutenir l'activité, c'est vraiment ce que l'on fait.
06:10Oui. Alors, on a compris le calendrier. Finalement, ça ne sera pas cette semaine.
06:13Mais en même temps, les taxis sont reçus mercredi par votre collègue des transports.
06:18Les VTC ont été reçus ce matin. Donc, les taxis, ils auront quelque chose. On est bien d'accord ?
06:25C'est sur la table. C'est sur la table. Voilà.
06:28Qu'est-ce qui pourrait empêcher que ça ne soit pas sur la table ?
06:31Non, mais c'est en discussion. C'est en discussion. On parle du mois de juin.
06:36Je vais laisser le Premier ministre s'exprimer sur ce sujet-là.
06:40Puis moi, il y a quelque chose. Il y a aussi...
06:42Il y a les entreprises aussi qui peuvent peut-être prendre des initiatives et faire des choses.
06:46Vous savez qu'il existe, ça ne se sait pas, il existe une prime carburant qui est défiscalisée de l
06:52'ordre de 300 euros.
06:54Ça existe, ça. Donc, les entreprises qui ont des grands rouleurs dans leurs salariés
07:01et qui peuvent dire, quand il y a 15-20 kilomètres pour venir au travail, c'est quelque chose qui
07:07peut être activé aussi.
07:09Donc, ça veut dire que vous pourriez monter le montant de cette prime ?
07:15Ça existe, je ne sais pas. En tous les cas, ça, ça existe.
07:19Mais c'est en discussion, est-ce que c'est sur la table pour reprendre votre expression ?
07:22Ça...
07:22Et là, pour le coup, ça dépend de vous.
07:24Non, mais je profite de ma venue chez vous pour le dire aux chefs d'entreprise qui nous écoutent.
07:30Parce que parfois, ils se disent, tiens, nous, on pourrait faire aussi quelque chose.
07:33Ce dispositif-là, il n'est pas connu, mais cette prime carburant, elle existe.
07:36Elle est de 300 euros aujourd'hui.
07:39Est-ce qu'elle pourrait être déplafonnée ? C'est un autre sujet.
07:41D'accord. Mais est-ce que c'est une discussion ?
07:43C'est une discussion.
07:44D'accord. Sur les déplafonnements.
07:46Et tout ça, ça sera au mois de juin ?
07:49Le paquet d'aides pour le mois de juin sera annoncé la semaine prochaine.
07:54Donc, voilà, c'est des discussions avec le Premier ministre, avec les parties prenantes, avec les autres ministres.
08:02On se voit, on est en cellule de crise permanente pour ce moment.
08:06Alors, il y a la question du financement, on va y venir, mais est-ce qu'il y a d
08:09'autres professions liées ?
08:11Il y a les infirmières libérales qui ont été reçues, mais maintenant, on voit bien que les syndicats sont aussi
08:15un peu...
08:16Et les infirmières libérales, les grands rouleurs.
08:18Je tiens à dire deux choses.
08:19Il y a l'aide, là, qui a démarré au mois de mai.
08:23Il y a aussi de réserver 50 000 véhicules électriques en location, en leasing social.
08:30Donc, qui permet, pour 100 ou 200 euros par mois, d'avoir accès à un véhicule électrique.
08:36Voilà, ça, c'est opérationnel.
08:37Et est-ce que vous pourriez, les aides qui sont déjà existantes, comme pour les grands rouleurs,
08:42est-ce que vous pourriez rehausser un peu ce plafond de 50 euros ?
08:49Ça fait partie des discussions, aussi.
08:52Voilà, évidemment, bon, 50 euros, c'est de l'ordre de 20 centimes.
08:58C'est calculé sur 15 et 20 mètres par jour.
08:59Certains disent, j'ai un témoignage devant moi qui dit, c'est tellement bas que, bon, voilà.
09:05Non, mais c'est pareil, c'est des discussions qui ont lieu aussi,
09:09parce qu'on est en échange permanent sur les enjeux d'accompagnement.
09:16Est-ce que les entreprises pourraient être aussi soutenues de manière ou d'une autre ?
09:21Je recevrai après vous Michel Picon, qui est le président de l'UDP,
09:24des petites entreprises, mais pas que.
09:25Est-ce qu'il pourrait ?
09:26Oui, alors il y a un dispositif que j'ai vraiment poussé.
09:30C'est l'accompagnement des entreprises.
09:33On a créé ce qu'on appelle une charte de confiance,
09:36qui permet à la demande des entreprises, quand il y a un sujet de difficulté,
09:43de différer les charges salariales, de différer aussi le paiement de la fiscalité, etc.
09:52Donc ce dispositif, il est coordonné par la Direction Générale des Finances
09:58ou par le médiateur des crédits ou le médiateur des entreprises.
10:04Et on coordonne les commissaires aux comptes, les experts comptables, l'État.
10:11Et à chaque fois qu'on met ça en place, c'est 70% des entreprises,
10:18on évite la défaillance à 7 entreprises sur 10.
10:22Donc ça, c'est opérationnel.
10:23Oui, mais pardonnez-moi, ça veut dire que ce n'est pas forcément très efficace
10:26lorsqu'on a les chiffres qui sont sortis.
10:27Tout à l'heure, sur les hausses de défaillance, au mois de mars, c'est en hausse de 5%.
10:32Oui, mais ça ne s'oppose pas.
10:35Ça ne s'oppose pas de faire quelque chose.
10:37Et puis, au contraire, il y a les prêts flash,
10:41qui sont ceux de la BPI, qui sont disponibles aussi,
10:44qui commencent à être utilisés.
10:46Il y en a combien ? Est-ce que vous avez le nombre d'entreprises
10:48qui ont utilisé ces frais flash ?
10:50Il y a beaucoup de demandes, je crois qu'il y a 3 000 dossiers en demande,
10:55et il y en a pas mal d'activés par la BPI,
10:58et c'est beaucoup des entreprises de transport qui ont des transitions,
11:03parce que le transport, ils peuvent refacturer en pied de facture,
11:06mais le temps que ça se mette en place,
11:08donc là, pour faire des passerelles de trésorerie,
11:11parce que c'est la trésorerie qui compte,
11:13pour faire des passerelles de trésorerie, la BPI a mis en place ces prêts flash,
11:17et qui seront sans doute aussi ouverts à d'autres au fur et à mesure aussi.
11:22Est-ce que vous avez demandé à l'URSSAF, aux impôts,
11:24de mettre un peu la paix de la douce ?
11:26Oui, à partir du moment où ils rentrent dans la coordination dont j'ai parlé,
11:31ils peuvent même utiliser des mandataires ad hoc,
11:36il y a tout un dispositif d'accompagnement qui est très utilisé,
11:39et qui évite beaucoup de défaillances d'entreprises, encore une fois.
11:43Une question qui va être, évidemment, comment finançons tout ça,
11:46mais juste avant, est-ce que vous dites aussi à...
11:48Puisque je dis, il faut que l'État en fasse plus,
11:50enfin, en tous les cas, on sent que la pression,
11:51vous êtes d'accord, la pression sur le gouvernement,
11:53les Français attendent une réponse,
11:55vous êtes d'accord, Serge Papin, là, il faut une réponse supplémentaire.
11:58C'est un changement d'échelle, pour reprendre l'expression du Premier ministre.
12:01Écoutez, on le voit,
12:03ce qui compte, c'est notre souveraineté
12:05et notre indépendance.
12:07Donc je pense que l'État,
12:10à la fois, est sur une stratégie d'aide,
12:13telle que j'ai définie,
12:14et en même temps, sur une stratégie d'investissement.
12:16Et l'investissement, c'est sûr que ça va plutôt aller
12:20sur la partie électrification.
12:22C'est pour ça, par exemple,
12:23qu'on a maintenu surtout
12:25les C2E,
12:27puisque c'est ce qui finance
12:30l'électrification...
12:30– C'est les 15 centimes qu'on pourrait supprimer
12:32pour que la salle soit chère à la pompe.
12:34– Oui, et vous voulez supprimer...
12:36– On pourrait le supprimer pour 2-3 mois,
12:38ça ne changerait pas le cours de l'histoire.
12:40– Oui, et les artisans,
12:41vous allez avoir le représentant
12:44de l'UDEP qui va venir tout à l'heure,
12:47vous allez expliquer
12:47que les artisans,
12:49ils sont larmes au pied
12:50en attendant que le guichet de ma prime Rénov' s'ouvre,
12:53vous allez expliquer
12:54qu'on ne peut pas changer les pompes à chaleur, etc.
12:57– Donc il n'en est toujours pas question.
12:59– Non, mais il faut savoir ce qu'on veut.
13:01Où on a une stratégie
13:02d'aller vers l'électrification,
13:04pour aller vers notre indépendance,
13:06pour aller vers notre souveraineté,
13:07ne plus dépendre,
13:08c'est quand même le plus important.
13:10– Non, mais bien sûr.
13:10Ce qu'il y a, c'est que la question,
13:12c'est comment les Français peuvent assister
13:13qui se passent,
13:15qui ne sont pas totalement responsables non plus.
13:16– On fait les deux.
13:17On fait les deux.
13:18On aide et on va vers notre indépendance.
13:21– Est-ce que vous dites à Total Énergie
13:22« Maintenant, c'est quand même bien,
13:24vous avez fait un premier pas
13:25avec ce plafonnement ».
13:26Est-ce que vous dites
13:27« Là, il faut aller plus loin, M. Pouyanné ».
13:30– Il faudrait durer, déjà.
13:33– Durer ?
13:34– Durer dans les aides.
13:36– Oui.
13:36– Enfin, dans les aides.
13:37– Dans le plafonnement.
13:38– Dans le plafonnement.
13:39– Vous demandez un engagement
13:40sur combien de temps ?
13:41Au moins jusqu'à l'été ?
13:42– Je ne me permettrais pas.
13:44– Ah bah si, vous êtes ministre, après tout.
13:45– Non, mais si M. Pouyanné,
13:48avec Total,
13:50par compensation,
13:53puisque c'est une grande major,
13:56qui produit du pétrole,
13:58qu'il le raffine,
13:59qu'il l'importe,
14:00qu'il le vend,
14:01et donc, on l'a vu,
14:02ils ont tant mieux,
14:04ils ont des bons résultats,
14:05et s'ils pouvaient,
14:06évidemment,
14:08continuer le plafonnement,
14:09moi, j'en serais ravi.
14:10– Jusqu'à la rentrée,
14:10au moins pendant l'été, quoi.
14:11– Voilà.
14:12Ça, ça serait très bien.
14:13– Oui, ça, c'est le ministre du Tourisme
14:14qui dit que ça serait une très bonne idée.
14:17Aller un peu plus loin dans son plafonnement ?
14:19– Écoutez,
14:20– Non, pas plus loin,
14:21au contraire, je veux dire.
14:22– On verra le contexte,
14:23ça dépend du prix du baril,
14:24au moment où on se parle.
14:25Là, je sais que le plafonnement
14:27qu'il a fait à 2,09 pour le pont en gasoil,
14:30bon, bah,
14:31c'est quand même un plafonnement
14:32qui permet de garder quelque chose,
14:34je le dis avec beaucoup de précaution,
14:36mais qui est quand même plus réduit,
14:40le prix quand même plus réduit
14:42de ce qu'on peut voir par ailleurs.
14:43– Alors maintenant,
14:43la grande question, c'est bien,
14:44on a compris qu'il y aura
14:46des aides supplémentaires, élargies,
14:48qu'il y en aura d'autres sur la table,
14:49vous dites oui, c'est bien,
14:50vous confirmez ce que je dis,
14:52Serge Papin.
14:53Maintenant, c'est bien,
14:54bon, mais tout ça, il faut financer.
14:56Il y a 6 milliards d'économies à trouver.
14:57Comment fait-on ?
14:58Alors, il y a plusieurs scénarios sur la table,
15:01vous allez me dire oui, non,
15:02je sais que je vous vois sourire
15:04en me disant
15:04je ne peux pas répondre
15:05avec le Premier ministre,
15:06mais enfin quand même,
15:07on va essayer d'aller un peu plus loin.
15:08Est-ce que c'est vrai
15:10qu'il y aura moins d'allégements
15:11de cotisations sociales
15:13pour les entreprises ?
15:16Ça pourrait être un milliard et demi,
15:17grossoir.
15:18– Il n'est pas question
15:18de faire disparaître les allégements.
15:20– Non.
15:21– Moi, je n'ai pas...
15:23– Non, non, moins, deux.
15:25– Oui, les allégements,
15:27il y a une hausse du SMIC qui est prévue,
15:292%,
15:29ce qui au passage va apporter
15:32400 euros à peu près de plus par an,
15:35pas rien quand même,
15:36je le dis en plus,
15:37parce qu'on a un dispositif social,
15:39vous savez que ça existe
15:39dans aucun autre pays du monde,
15:43ça,
15:44on a les primes d'activité,
15:45600 euros de plus par an,
15:48on a le chèque énergie,
15:50donc on a des dispositifs
15:52qu'aucun autre pays n'a comme nous.
15:54Moi, je le dis
15:55parce que c'est quand même des choses
15:56qui soutiennent le pouvoir d'achat.
15:57– Donc arrêtez de vous plaindre, arrêtez de vous plaindre.
15:59– Non, je ne dis pas ça,
16:00mais ça existe.
16:01Moi, je n'ai pas d'écho
16:03concernant les allégements.
16:04– Avant ?
16:05– J'ai entendu, je vois,
16:06je n'ai pas, voilà.
16:07– Vous avez entendu
16:08quand vous regardez du côté du patronat,
16:09quand vous regardez les déclarations.
16:11– J'ai entendu,
16:11écoutez les discussions,
16:12les discussions avec le patronat,
16:13on était la semaine dernière
16:14avec le MEDEF,
16:15l'UDP.
16:16– Et vous n'avez pas entendu parler de ça,
16:17ça vous m'étonne ?
16:18– Si, on en a parlé,
16:19on en a parlé,
16:20mais il n'y a pas,
16:20pour l'instant,
16:21il n'y a pas de,
16:22il y a des discussions,
16:23c'est normal qu'on discute,
16:25il y a des finances publiques
16:26qui sont ce qu'elles sont,
16:28il y a un budget qui,
16:28voilà,
16:29qui est comme ça,
16:29donc on discute,
16:30mais il n'y a pas
16:32de décision prise.
16:33– Non,
16:34ça c'est sur les baisses
16:36des allégements de charges,
16:38de cotisations sociales,
16:39mais il y a aussi la possibilité,
16:41comme vous l'avez dit,
16:41comme il y a cette augmentation de 2%,
16:43c'est qu'en fait,
16:44ces exonérations,
16:44elles pourraient être désindexées
16:46par rapport à la hausse des 2% là.
16:49– Oui, c'est une hypothèse.
16:51– Oui, mais c'est une hypothèse sérieuse.
16:52– Ce n'est pas une certitude ?
16:53– Où est-ce que vous allez trouver ?
16:54– Moi, je ne sais pas,
16:55je n'ai pas eu de discussion
16:58avec le ministre des Comptes publics
17:00sur cette question.
17:01J'ai entendu qu'il en a été question
17:06à ce qu'on appelle un conseil
17:08de suivi avec les entreprises.
17:10On discute de tout,
17:11on se voit tous les mois,
17:13on discute de tout.
17:14Cette question, naturellement,
17:15elle est venue sur la table.
17:17Voilà, d'où, c'est normal
17:18que notre boulot,
17:20c'est de tenir la baraque.
17:21– Est-ce que vous nous dites là,
17:22ce soir, là, Serge Papin,
17:23vous nous dites,
17:24mais vous avez en entendu parler,
17:26mais sans plus.
17:27Ce n'est pas la même chose
17:29que c'est sur la table.
17:30– Je n'ai pas entendu.
17:30Je suis conscient
17:32qu'il y a cette demande.
17:34Je ne vais pas vous répondre,
17:35là, sur quelque chose.
17:36Ce n'est pas moi
17:37qui vais prendre la décision.
17:38Voilà, pas moi qui vais prendre la décision.
17:40– Non, mais c'est quand même
17:40une hypothèse sérieuse.
17:41– Écoutez, il y a les comptes publics,
17:44il faut qu'on s'en occupe.
17:46Il y a d'autres possibilités
17:47que celle-ci,
17:48mais ça en fait partie.
17:50– Donc ça en fait partie ?
17:52– Ça fait partie d'une boîte à outils.
17:54– Parce qu'au début,
17:54vous avez l'air de dire,
17:55« Ben non, j'en ai entendu parler,
17:57mais sans plus. »
17:57Donc là, vous allez un peu plus loin quand même.
17:59Vous nous dites,
18:00« Ben oui, c'est sûr,
18:01on étudie la question. »
18:02– Je n'ai pas dit sans plus.
18:03Je n'ai pas dit sans plus.
18:04J'ai dit,
18:05« J'en ai entendu parler, bien sûr,
18:06parce que j'en ai discuté, bien sûr. »
18:08Mais voilà,
18:09il n'y a pas de décision de prise.
18:10– D'accord.
18:11– J'entends,
18:12et c'est tout à fait normal.
18:13– Vous avez vu le tweet
18:15de Jordan Bardella,
18:16le président du Rassemblement National,
18:17qui a dit,
18:18« Ça y est,
18:18ils veulent allourdir encore
18:19le coût du travail des entreprises,
18:20sachant que le coût du travail
18:22est un des plus élevés d'Europe. »
18:23– Non, mais,
18:24j'adorerais, moi,
18:25que M. Bardella
18:27nous dise
18:28quelle idée il a dans la tête
18:30pour baisser le coût du travail.
18:32Ça va être un vrai sujet
18:33pour les présidentielles.
18:34Non, mais,
18:35le budget de la sécurité sociale
18:38au global,
18:39c'est plus de 600 milliards d'euros
18:41qui sont payés
18:44sur les salaires.
18:45Alors, il y a un vrai sujet.
18:46Si on veut baisser le coût du travail,
18:49je vous rappelle que
18:50ça finance les retraites,
18:52ça finance la sécurité sociale.
18:54Donc, moi,
18:55j'attendrai qu'ils disent,
18:56c'est facile de dire,
18:57voilà,
18:58parce que comment on finance ça ?
18:59– Vous pouvez faire des économies ?
19:01– Oui.
19:01– L'État peut faire des économies ?
19:03– L'État, alors ?
19:03– L'État peut faire des économies
19:05pour passer les entreprises
19:06ou nous, les Français.
19:07– Non, mais,
19:08l'État,
19:08l'État en fait des économies,
19:10je suis bien placé,
19:11non, mais attendez,
19:11je suis bien placé pour le savoir,
19:12je suis ministre depuis sept mois
19:13et dans tous les ministères,
19:17on a des,
19:18comment dirais-je,
19:19des dépenses qui sont
19:20beaucoup moins importantes
19:21que l'année dernière ?
19:22Donc, on fait des économies
19:24à tous les étages
19:25au niveau de l'État.
19:26Alors,
19:27mais là,
19:27c'est beaucoup plus
19:28qu'il faut trouver,
19:29ça n'a rien à voir,
19:29c'est changer complètement
19:32l'organisation
19:33de la structure du budget,
19:35donc,
19:35qui se mouille,
19:36M. Bardella,
19:37qui disent,
19:38qui disent,
19:38moi,
19:38voilà comment je vois
19:39pour financer la sécurité sociale
19:41où il y a une population
19:42vieillissante
19:43et des budgets
19:44de sécurité sociale
19:46qui sont importants,
19:46les dépenses de santé,
19:49les retraites
19:50où je rappelle
19:51qu'il disait à un moment
19:52on est pour la retraite
19:53à 60 ans,
19:54donc,
19:55non,
19:55non,
19:55mais attendez,
19:55c'est facile
19:56de dire,
19:57allez,
19:58voilà,
19:58on va raser,
19:59nous,
19:59on va raser gratis.
20:00Alors,
20:00il y a un autre sujet
20:01puisque vous sortez
20:02de cette réunion,
20:03justement,
20:04c'est est-ce qu'il faut
20:05rouvrir la question
20:07des négociations
20:08commerciales ?
20:08Alors,
20:09c'est un serpent de mer,
20:10mais là,
20:10le serpent de mer,
20:11il a quand même
20:12des choses
20:14importantes à manger,
20:15j'ai envie de dire,
20:15c'est l'inflation.
20:17Pour l'instant,
20:17on voit que ce n'est pas
20:18encore en les coupes
20:19et en plus ce qu'on voit
20:19en magasin,
20:20c'est ce qui a été négocié
20:21avant.
20:22Mais l'inflation,
20:23elle va rentrer dans le dur
20:25à partir du mois de juin.
20:27Donc,
20:27est-ce qu'il faut
20:29rouvrir
20:30les discussions,
20:31les négociations
20:32commerciales ?
20:32Est-ce qu'il faut,
20:33ou en tous les cas,
20:34faire en sorte que,
20:35c'est ce que demande
20:36l'industrie agroalimentaire,
20:37l'ILEC,
20:38enfin,
20:38la voie des marques
20:39et tout ça ?
20:39Elle ne demande pas ça.
20:40D'abord,
20:41l'inflation alimentaire
20:43pour l'instant,
20:44zéro.
20:45D'accord ?
20:45Il n'y a pas d'augmentation
20:46des prix
20:47au niveau de l'alimentation.
20:49En ce moment, oui.
20:49Je le précise,
20:50en ce moment.
20:51Ce qu'on vient,
20:52je sors de Réunion.
20:53Bon,
20:53ce qu'on a vu,
20:55c'est qu'ils sont conscients,
20:56le secteur agroalimentaire,
20:58que,
20:59voilà,
20:59les gens arbitrent,
21:01ils n'ont pas envie
21:02non plus
21:02que les ventes
21:04au motif de l'inflation
21:05baissent.
21:07Alors,
21:07ce qui est demandé,
21:09ce sont des ajustements.
21:11Ce n'est pas l'ouverture
21:12des négaux,
21:13ce sont des ajustements.
21:15On a pris date
21:16avec des arguments,
21:17bien sûr,
21:19pour pouvoir,
21:20compte tenu d'une logistique
21:21qui peut augmenter,
21:23compte tenu des emballages
21:24qui peuvent augmenter,
21:25de certains intrants
21:26pour le milieu agricole.
21:27Donc,
21:28on va regarder
21:29la possibilité
21:30de faire des ajustements.
21:31Ces ajustements,
21:32ils sont prévus
21:33dans les contrats.
21:34Ça s'appelle
21:35des clauses de revoyure.
21:37Oui, absolument.
21:38Donc, soit elles peuvent
21:38être déclenchées,
21:39surtout, voilà.
21:40Donc, il y a des discussions
21:41qui ont commencé
21:42à avoir lieu
21:43entre les distributeurs
21:45et le secteur agro.
21:46Moi, j'ai vu
21:47Michel-Édouard Leclerc,
21:47il dit qu'il n'en veut pas,
21:48de manière dédiccée.
21:49Non, mais il a...
21:50Non, non, mais...
21:53Écoutez,
21:53moi, ce que je suis en train
21:54de dire,
21:54c'est qu'il faut qu'on trouve
21:55un compromis
21:57entre...
21:57On ne va pas ouvrir
21:58les négo,
21:59parce que là,
21:59on rouvre des choses,
22:00puis on n'est pas du tout
22:01dans la configuration
22:02de 2022,
22:03où il y avait une grosse dynamique,
22:04il y avait une inflation
22:05à deux chiffres.
22:06En revanche,
22:07qu'il y ait des ajustements,
22:09ça paraît logique.
22:10Alors, on verra.
22:11J'ai prévu
22:11qu'on en fasse un point
22:13d'ici un mois,
22:15avant l'été.
22:16On verra.
22:17D'ici là,
22:17il y a des discussions.
22:18L'AFCD a été représentée
22:20ce soir,
22:21elle a dit,
22:21bien sûr,
22:22il faut qu'il y ait
22:23des arguments,
22:23et c'est normal
22:25que les distributeurs
22:27reçoivent
22:27les industriels
22:29qui le demandent
22:30pour voir
22:31si ces ajustements
22:32sont argumentés.
22:34Oui,
22:35et l'ANIA,
22:35donc la...
22:37L'ANIA l'a dit exactement.
22:38L'ANIA
22:39et les chevrions...
22:40Parce qu'eux,
22:40ils ont l'emballage
22:42en plastique,
22:43ils ont la question
22:43des encrées,
22:44eux,
22:45ils vont se prendre
22:45de plein fouet
22:46les conséquences
22:47de ce choc énergétique.
22:48a demandé
22:49exactement la même chose.
22:50Ce qu'ils demandent,
22:51c'est qu'ils ne veulent pas
22:52non plus
22:53qu'il y ait
22:54une ouverture
22:55des négo
22:55comme avant
22:58le 1er mars.
22:59Ça, non.
22:59Mais par contre,
23:00il y ait des discussions
23:01pour ajuster le tir.
23:02C'est ce qu'a dit
23:03le président de l'ANIA,
23:04ce qu'a dit
23:05le président de l'ILEC
23:07et tous ceux
23:08qui étaient
23:09autour de notre table
23:09tout à l'heure.
23:10Il ne s'est rien dit
23:10tout à l'heure,
23:11on se retrouve...
23:11Si, il s'est dit ça.
23:13Et puis les discussions
23:14sont ouvertes.
23:15On peut, bien sûr,
23:16échanger.
23:16Écoutez,
23:17ce n'est pas parce que
23:17les négoces sont refermés
23:20le 1er mars
23:21qu'il n'y a plus de discussion.
23:22C'est bien normal.
23:24Là, on a des conditions
23:24de gestion d'une guerre.
23:26Ce n'est pas rien.
23:28Ça, je ne me pose
23:28encore deux questions.
23:29D'abord,
23:30c'est la question
23:30des petits colis
23:32de Chine.
23:33On sait que le Chine
23:34a quand même
23:34remporté une manche.
23:36Enfin, vous avez marqué
23:36deux buts contre vous.
23:37Pas du tout.
23:38Si, il y a peu.
23:40Pourquoi nous ?
23:41Pourquoi nous ?
23:42Ceux qui sont
23:43les plus faibles,
23:44les plus mauvais ?
23:45Je me bats, moi,
23:46contre Chine
23:47depuis que je suis arrivé.
23:48Vous voulez que je dise
23:48ce qu'on a fait ?
23:48Mais vous ne voulez pas
23:49condamner Chine
23:50et la justice a dit
23:50« Ben non,
23:51il n'y a pas de quoi. »
23:53Je me trompe.
23:54On a d'abord passé
23:55au niveau de l'Europe
23:56une taxe,
23:582 euros pour la gestion.
24:00Edwige Chevrillon,
24:01vous ne trouvez pas ça normal
24:02qu'il y ait 2 euros
24:03pour gérer ?
24:04On mobilise la douane,
24:06on mobilise la DGCCRF,
24:08on mobilise nos infrastructures.
24:09Qu'est-ce qu'a fait Chine
24:10alors qu'ils étaient venus
24:12devant la représentation nationale
24:14en disant
24:14« On respectera nos engagements. »
24:16« Taxe 2 euros,
24:17ils nous contournent, ok ? »
24:19Non, mais c'est pas normal.
24:21Ça nous prouve l'état d'esprit.
24:22C'est pas tous par la Belgique.
24:22Non, mais ça prouve.
24:23Et maintenant,
24:24on a perdu le flux.
24:26C'est transitoire
24:27puisque au mois de novembre,
24:29c'est en bas longtemps,
24:30au mois de novembre,
24:31toute l'Europe est à 2 euros
24:33auxquels s'ajoutent
24:353 euros de taxe de douane
24:37à partir du mois de juillet.
24:38Donc à partir du mois de novembre,
24:40on a 5 euros
24:42qui seront affectés
24:45à une taxe
24:46je rappelle qu'un colis
24:47moyen
24:48par catégorie,
24:49qu'il y a 3 catégories de produits,
24:51par exemple,
24:51vous avez un tee-shirt,
24:52une ceinture
24:53et un pull,
24:55ça fait 15 euros
24:56en moyenne
24:57et de nouveau,
24:58on remet 15 euros
25:00puisque ça...
25:00Donc ça va commencer
25:01à se voir.
25:02En plus,
25:04juste pour vous ayez une idée,
25:05j'ai demandé au service
25:06de la DGCCRF
25:07de faire des prélèvements
25:083 fois plus que d'habitude.
25:10700 prélèvements.
25:11Sur 700 prélèvements,
25:12on vient d'avoir des analyses.
25:14Il y en a 70%
25:16qui sont non conformes
25:17vis-à-vis de notre code
25:18de la consommation.
25:19Donc 40%
25:20sont dangereux.
25:22Je vais vous dire,
25:22il y a, par exemple,
25:23dans des jouets
25:23avec du sable,
25:24il y a de l'amiante
25:26dans les sables,
25:27dans le sable.
25:28On a un devoir.
25:29Il faut éveiller
25:30les consciences.
25:31J'en profite aussi
25:32pour le dire.
25:33Il faut être attentif
25:34quand on commande
25:34sur Chine ou Temu
25:35parce que, bien souvent,
25:37c'est des produits dangereux.
25:38Donc, on va continuer
25:39de se battre
25:40et il y a une enquête
25:41de la Commission européenne
25:42qui a été lancée,
25:44qui va aboutir
25:45et il y aura sûrement
25:46une condamnation.
25:47Et puis, je voudrais
25:48qu'on donne les moyens
25:48à l'administration française.
25:50Il y a une PPL
25:51qui est en cours
25:53et que je veux soutenir.
25:54Une proposition de loi, oui.
25:56Et on pourrait,
25:57s'ils ne respectent pas
25:58nos normes,
25:59mettre la balle
26:00dans le camp
26:01de la DGCCRF
26:02qui pourrait débrancher
26:03s'ils ne respectent pas
26:04nos normes.
26:05Comme un commerce physique,
26:06par exemple,
26:07on le fait fermer
26:08s'ils ne respectent pas
26:10les règles sanitaires.
26:11Au moins, c'est clair.
26:13Puis, on se sent
26:13que là, ça vous énerve,
26:14ce sujet.
26:14Ah oui ?
26:15Non, parce qu'on...
26:16Excusez-moi,
26:17j'ai juste une petite précision.
26:18On va élargir les aides.
26:20Pour revenir juste
26:21un instant sur les aides
26:22qui vont être élargies
26:23aux taxis,
26:24aux infirmières libérales,
26:25etc.
26:26C'est le Premier ministre.
26:27On a bien compris
26:28qui fera les annonces.
26:31Mais donc,
26:31il faudra économiser plus
26:32parce que pour l'instant,
26:34ça coûte 150 millions.
26:35Mais on voit bien
26:36que ce que vous rapporte
26:38la hausse des prix du pétrole,
26:42avec la TVA
26:43qui rentre dans vos comptes,
26:44eh bien, ça diminue
26:45parce que la consommation diminue.
26:48C'est pas une bonne affaire.
26:49Comment vous allez financer ?
26:50C'est pas une bonne affaire
26:51pour l'État.
26:52En effet, en finance,
26:54on est en train de regarder.
26:56Ça fait partie des choses.
26:57D'autres économies ?
26:59Effectivement,
26:59ce sont des arbitrages
27:01qu'il faut faire
27:01sur le budget de l'État.
27:02Si on veut tenir
27:03nos 5%
27:06de la dette du PIB
27:07par rapport au PIB,
27:08donc,
27:09on s'est engagé là-dessus.
27:11Donc,
27:11il faut qu'on tienne
27:13la baraque là-dessus.
27:14Donc,
27:15bien sûr,
27:16on va trouver
27:16des économies
27:19supplémentaires.
27:19Supplémentaires.
27:21Les frais de fonctionnement
27:22en font partie,
27:22je vous ai parlé
27:23des ministères tout à l'heure,
27:24les ministères
27:25au plan national
27:26font un gros effort.
27:28Je tiens à le dire,
27:28j'en suis témoin.
27:29Moi, je le vois,
27:30moi qui avais un peu
27:31la dent dure
27:31quand j'étais de l'autre côté
27:32de la barrière.
27:34Maintenant,
27:35je vois,
27:36je peux vous dire,
27:37on fait très,
27:38très attention.
27:39D'accord,
27:39donc il n'y a plus de 6 milliards
27:40d'économies à faire,
27:41visiblement.
27:42Ce n'est pas impossible.
27:44Ce n'est pas impossible.
27:46Merci beaucoup Serge Mappin
27:47d'être venu nous voir.
27:47Merci Edith Chevriand.
27:48Merci,
27:48on voit bien
27:48que la situation
27:49est quand même difficile.
27:51Merci en tous les cas
27:52d'être venu
27:53et de nous avoir indiqué
27:53qu'est-ce que peut faire
27:54le gouvernement,
27:55qu'est-ce que vous pouvez faire.
27:56Voilà,
27:57c'est la fin de cet entretien.
Commentaires

Recommandations