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  • il y a 8 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 16 mai, Patrick Johnson, directeur général adjoint, sciences et recherche de Dassault Systèmes, et Pierre Moustial, président et co-fondateur de Lauxera Capital Partners, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.

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00:11Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé.
00:15Saviez-vous qu'un médicament sur deux dans le monde était conçu par une entreprise française,
00:20c'est Dassault Systèmes, leader mondial dans les logiciels de modélisation 3D et d'ingénierie,
00:25pionnier du jumeau numérique ? J'ai le plaisir d'accueillir Patrick Johnson, son vice-président
00:30exécutif, patron de la recherche et des sciences. Saviez-vous qu'on innovait trois fois plus en
00:34Europe qu'aux Etats-Unis et pourtant qu'on disposait de neuf mois moins de capitaux ? Heureusement il y
00:39a
00:40des entreprises comme l'Oxera Capital qui propose de propulser les health tech européennes vers les
00:44marchés mondiaux, principalement aux Etats-Unis. Son président fondateur Pierre Moustial va nous
00:49dire comment son fonds d'investissement grossit à vitesse grand V. Check-up Santé, c'est parti.
00:55Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé. Patrick Johnson, bonjour. Bonjour. Et bienvenue
01:02dans Check-up Santé, ravi de vous voir. Vous êtes donc chez Dassault Systèmes depuis un bout de temps,
01:07quelques années. Quelques années. Donc vous êtes chez Dassault Systèmes depuis une trentaine d'années.
01:10Ça concerne. Et vous êtes son directeur de la recherche depuis 2004, vous êtes vice-président
01:17exécutif et vous êtes aussi membre de l'académie des technologies, vous êtes aussi au comité
01:21scientifique de l'INRIA. Alors vous, vous pilotez donc des équipes de recherche de rang mondial,
01:27mais partout dans le monde. Dassault Systèmes est une société française ?
01:30C'est une société française, européenne. Au fond, qu'est-ce qu'on fait ? Alors dans Dassault Systèmes,
01:35il y a système. C'est un système de production de ce qu'on appelle...
01:39Pas de système D là, c'est système 3D.
01:40C'est le système français, européen, d'innovation. C'est un système de production de jumeaux.
01:45En fait, on est une usine à jumeaux virtuels. Alors qu'est-ce que c'est des jumeaux ? C
01:50'est une
01:51représentation d'un objet, d'un organe, mais toujours à destination d'un usage, d'un défi
01:57particulier. Par exemple, un diagnostic, par exemple une intervention.
02:00On va en reparler. Donc vous êtes à Paris, évidemment, c'est une boîte française, mais
02:04vous êtes, je disais, donc dispersés. Vos bureaux sont dispersés dans le monde entier, non ?
02:10On est mondiaux, on est sur les trois géographies. En fait, on est une société de 25 000 personnes.
02:15Il y a environ 160 sites sur la planète, donc on est vraiment globaux. On a aussi une
02:21R&D qui est mondiale. Ça aussi, c'est assez unique dans notre business. Il y a plein, évidemment,
02:26de laboratoires, mais en fait, ils sont tous intégrés et connectés. On n'a pas loin
02:30de 10 000 personnes en R&D, avec 60 % de nos laboratoires, par exemple aux États-Unis
02:36ou à l'étranger.
02:37Alors, dans ce système, ce n'est pas que la santé ?
02:39Non.
02:40Mais, évidemment, une grosse partie, donc je crois que la santé représente un gros
02:46pourcentage.
02:46Oui, c'est 20 %, à peu près. On fait un peu plus de 6 milliards 2, 6 milliards 3
02:50dollars
02:52de chiffre d'affaires. Et la santé, c'est 1 milliard 2, 1 milliard 3, par là.
02:56Alors, donc, vous, vous êtes présent dans tous les domaines de la santé, en recherche.
03:00On dirait en anglais « from bench to bed ».
03:02Absolument.
03:03De la molécule jusqu'au lit du patient.
03:06Voir même après.
03:07Voir même, voire le suivi.
03:09Le suivi.
03:09Bien sûr, grâce au jumeau, on va en reparler.
03:11Donc, tous ces domaines de la santé, c'est quoi ? C'est le dispositif médical ?
03:15Alors, nous, on a trois segments, pour faire très simple.
03:19On a les dispositifs médicaux, évidemment, qui sont très adjacents, en fait, à notre
03:23secteur historique, qui est en fait la production manufacturière.
03:26Ce n'est pas très connu, mais un dispositif médical sur deux, aujourd'hui, est conçu
03:30et simulé avec nos solutions.
03:32Et dedans, j'inclus… Alors, c'est très varié, mais ça va évidemment de ce que le
03:36grand public connaît, les IRM, les PET scans, les ANGIOS, mais ça peut aller aux prothèses,
03:41aux orthèses, enfin, tout ce qu'on connaît en termes de device connecté, etc.
03:45Ça, c'est le premier segment.
03:46Le deuxième segment, c'est la pharma et les biotech, qui est un mouvement qu'on a opéré
03:50il y a une dizaine d'années maintenant, avec des mouvements organiques et inorganiques.
03:53Et là aussi, maintenant, on a un médicament à peu près sur deux, qui est testé cliniquement
03:58sur nos plateformes.
04:00Et par exemple, en 2025, 80% des documents approuvés par la FDA avaient été testés
04:05sur nos plateformes.
04:05D'accord, avaient été testés sur nos plateformes.
04:07Avec la solution Medidata.
04:09Alors, vous êtes évidemment les pionniers du jumeau numérique.
04:12Alors, juste une définition un petit peu globale.
04:15Un jumeau, c'est une représentation d'un objet.
04:18Mais on aime à dire que ce n'est pas simplement une copie.
04:21On connaît tous les papiers et puis on fait un PDF.
04:24Et puis le PDF, c'est la copie du papier.
04:26Nous, ce qu'on veut, ce n'est pas simplement avoir une représentation la plus fidèle.
04:30Et déjà, c'est un défi, parce qu'il faut intégrer en médecine tous les champs de la médecine.
04:34Dans toutes les disciplines, l'hémato, la cardio, la neuro, l'onco, le pulmo, l'ortho.
04:39Enfin, on peut multiplier ça à l'envie.
04:41Puis toutes les échelles.
04:42Mais on veut pouvoir aussi tester des scénarios alternatifs.
04:45Et c'est là où on s'écarte simplement de la photo.
04:47C'est-à-dire que le jumeau devient en réalité une plateforme d'expérimentation.
04:52pour pouvoir tester des routes différentes, des optimisations, des recommandations, par exemple, pour une intervention chirurgicale.
04:59Donc, c'est une espèce de matière malléable sur laquelle on va pouvoir poser des questions
05:05et qui va pouvoir nous répondre et intervenir et avec une confiance dans la réponse, parce qu'elle sera scientifique
05:10et métier.
05:11C'est écrit d'ailleurs en lettres d'or à Boston.
05:13À Boston, jamais la première fois sur le patient.
05:17Exactement.
05:18Donc, est-ce que l'IA, on parle évidemment, l'IA est à toutes les sauces.
05:21Est-ce qu'elle booste depuis quelques années vos recherches ?
05:23Alors, c'est un vrai booster.
05:25Et nous, on a une approche qui est un peu différenciante, je pense.
05:28Évidemment, l'IA est une révolution technique incroyable.
05:31Et on connaît tous évidemment les avantages, mais aussi les risques.
05:35L'avantage, c'est que c'est une corne d'abondance en termes de réponses et pour connecter les éléments.
05:40On l'a tous expérimenté.
05:41Le risque, c'est les à peu près dans les réponses, voire les erreurs dans les réponses.
05:46Donc, nous, ce qu'on fait, c'est qu'on mélange l'IA avec nos forces précédentes,
05:50puisque ça fait 40 ans qu'on fait des modèles.
05:52Les modèles, ils ont été prouvés par l'industrie.
05:55Ils sont certifiés.
05:56On a des labels, on a des standards.
05:58Et donc, l'IA, si vous voulez, c'est un peu la profusion des propositions.
06:03Et les modèles et la simulation, c'est la garantie, c'est la confiance que la réponse va être conforme.
06:08Et donc, on mélange modélisation, simulation et IA, pour avoir à chaque fois,
06:13on génère des jumeaux qui vont être évidemment ultra conformes à la réalité,
06:18qui vont connecter les multimodalités.
06:20On sait, par exemple, dans un parcours de soins, entre l'IRM, le scan, les constantes biologiques,
06:26d'autres modalités, l'ultrason, ça représente à chaque fois une facette
06:30qui n'est pas exactement la même que la précédente,
06:33qu'il va falloir corréler, qu'il va falloir homogénéiser.
06:36L'IA nous permet de faire ça, mais c'est surtout la modélisation qui assure cette intégrité.
06:40Et donc, c'est ça qu'on propose dans nos jumeaux virtuels.
06:43On dit mode, sim et AI vont ensemble.
06:46Alors, petite parenthèse, on parle beaucoup en ce moment du quantique.
06:49Est-ce que le quantique, peut-être, viendra prendre la place ?
06:52Alors, on regarde ça, bien entendu, on regarde ça.
06:54D'abord, on agit au quantique à différents degrés.
06:58En simulation, on fait du quantique.
07:01Par exemple, on fait de la modélisation de matériaux avec des propriétés et des principes quantiques.
07:05Après, sur les moyens de calcul quantique, c'est encore un peu jeune.
07:09C'est encore, on va dire, recherche.
07:11On suit ça avec un certain nombre de start-up françaises et étrangères.
07:14Et effectivement, là aussi, sur le premier volet, je disais, pour proposer, faire des propositions rapides,
07:21le quantique va être extrêmement intéressant.
07:23Mais on va toujours les accoler à la modélisation et la simulation.
07:26Évidemment.
07:27Donc, quand on parle de gémonumérique, vous disiez de la cellule jusqu'au suivi du patient.
07:34Même à la cohorte.
07:35Comment ça se passe au niveau de la cellule ?
07:36Alors, ce qu'on fait aujourd'hui, par exemple, et ça, on avait démarré il y a plusieurs années,
07:40on a des projets de cellules virtuelles, de cellules cancéreuses virtuelles.
07:46Incroyable.
07:46Donc, ce qu'on fait, c'est qu'on prend un certain nombre de données biologiques qu'on intègre,
07:51mais aussi qu'on structure.
07:53Et donc, par exemple, il y a un certain nombre d'auteurs américains, du MIT notamment,
07:58avec qui on a travaillé, et qui nous permettent d'avoir une cellule qu'on représente
08:02avec toutes les voies, ce qu'on appelle les voies de signalisation,
08:05depuis l'expression génétique jusqu'à la façon dont la cellule se reproduit.
08:09Et on sait voir, en fait, l'équilibre ou le déséquilibre de cette cellule.
08:13Au fond, une cellule cancéreuse, on pourrait presque dire, elle n'est pas en déséquilibre.
08:16Elle vit une vie dissolue.
08:17Elle est dans un équilibre effréné.
08:19Et donc, on peut voir...
08:20Très consommatrice d'énergie.
08:21Très consommatrice d'énergie.
08:22On sait très bien les principes de Warburg, etc.
08:24Et donc, on est en train de voir, avec la modélisation, où intervenir, en réalité,
08:29pour pouvoir réétablir l'équilibre.
08:31On fait ça notamment avec un institut hospitalo-universitaire.
08:35Roussy, avec qui on partage un très gros projet.
08:39Et eux, ils ont vraiment cette vision d'aller au-delà, simplement, de la carte génétique du patient,
08:44mais d'avoir une espèce de signature cellulaire par patient, par cancer,
08:49parce que chaque cancer est différent,
08:50et également même, on va dire, de tumeurs, ce qu'on appelle les organoïdes.
08:54Et donc, d'avoir un tumeur virtuel pour être au plus près du traitement recommandable pour tel patient.
09:01Et pour pouvoir faire des essais, évidemment.
09:02Pour faire des essais et après de la prévention, absolument.
09:04Évidemment, et après, éventuellement, sortir des médicaments.
09:08Et qui dit les médicaments, dit essais cliniques ?
09:10Alors, absolument.
09:11Essais cliniques.
09:12Et vous, vous arrivez à faire des essais cliniques in silico ?
09:14Alors, on est parti, on a une chance incroyable.
09:17Donc, on s'est porté à cœur d'une société qui s'appelle Medidata,
09:20six mois avant le Covid.
09:21On avait un peu le nez creux.
09:23Et cette société dispose, en fait, d'une base de données cliniques,
09:29donc des données extrêmement structurées, très propres,
09:31sur une trentaine de milliers d'essais cliniques dans le monde,
09:34toutes terres thérapeutiques confondues,
09:36sur plus d'une douzaine de millions de patients.
09:39Et c'est à tous les niveaux.
09:40On génère un milliard de données d'imagerie par an.
09:43Donc, ça permet, évidemment, d'avoir un suivi très métier,
09:47très industriel de l'essai.
09:48Mais ça permet aussi d'envisager des apports nouveaux,
09:51génératifs, on dirait avec l'IA.
09:53Par exemple, de faire ce qu'on appelle le troisième bras.
09:56Alors, pour ceux qui connaissent, un essai clinique, c'est deux bras.
09:58C'est le bras test, avec le médicament candidat,
10:01et puis le bras placebo, ou en tout cas, les médicaments qu'on connaît.
10:04C'est très coûteux en ressources, très coûteux en temps,
10:06très coûteux en temps de recrutement.
10:09Il y a une certaine pénurie aussi, parfois.
10:11Et de temps en temps, pour les maladies rares, c'est infaisable.
10:13Pour des questions éthiques, etc.
10:15Donc, ce qu'on fait, c'est qu'on prend les données précédentes,
10:18d'essais précédents, évidemment sur des aires proches.
10:21Et mathématiquement, on a toutes les technologies pour créer,
10:24avec des données vraies, on dirait une cohorte représentative nouvelle.
10:29Donc, ce n'est pas la cohorte qui a existé.
10:30C'est une nouvelle cohorte, qu'on appelle synthétique,
10:33mais ce sont de vraies personnes,
10:35mais qui ont la propriété d'être représentative de l'essai qu'on regarde,
10:38avec les bonnes propriétés d'inclusion et d'exclusion.
10:41Et du coup, on a déjà un certain nombre.
10:42Il permet de gagner du temps, de l'efficacité.
10:44En recrutement, en comparaison et en exécution des transitions des phases.
10:48Phase 2, phase 3.
10:50Et donc, éventuellement, à la limite, l'étape au-dessus,
10:53c'est de trouver des traitements et simuler même ces traitements.
10:56Et alors maintenant, on est avec la FDA.
10:58Toujours avec des jumeaux.
10:59Toujours avec des jumeaux, on ne fait que ça.
11:01On avait démarré il y a plus de 10 ans avec l'FDA
11:03pour faire des essais cliniques sur les dispositifs médicaux.
11:07Et maintenant, ce qu'on est en train de faire,
11:08c'est d'essayer de commencer les essais cliniques
11:10sur des bras synthétiques expérimentaux.
11:13Donc, c'est le projet Enrichment.
11:15On a publié des guidelines avec la FDA,
11:17ce qui est quand même à noter.
11:19Et la FDA, évidemment, dans sa position de neutralité totale
11:22en tant qu'agent de régulation,
11:25est extrêmement motrice pour encourager au moins ces démarches-là,
11:28à la fois pour gagner en coût,
11:30mais également en précision de compréhension des essais
11:33et des effets secondaires.
11:35Donc, c'est un projet qui a lieu en ce moment.
11:37Nous, on est assez convaincus que l'adjonction à nouveau
11:40de la simulation et des essais des bras synthétiques
11:45va permettre d'arriver vers des bras expérimentaux.
11:47On avait fait un projet qui s'appelait le Living Art,
11:51qui était un cœur virtuel dans lequel on était capable
11:53de répliquer toutes les pathologies cardiaques.
11:56Maintenant, pour chaque personne de la cohorte virtuelle,
12:00on est capable de générer son jumeau cardiaque
12:03et le simuler en fonction des observables
12:05ou en tout cas des données synthétiques de la cohorte.
12:08Les jumeaux qui sont les plus connus chez vous,
12:11par le grand public,
12:12c'est les jumeaux qui permettent aux chirurgiens
12:13d'opérer d'abord sur le jumeau virtuel
12:16avant d'opérer sur le patient ?
12:17Absolument.
12:18Et donc là, on a pas mal d'exemples.
12:20Living Art, j'en parlais.
12:23Au Boston Children's Hospital à Boston,
12:26en fait, le docteur Oganson,
12:27qui s'est spécialisé en pédiatrie,
12:29lui, ce qu'il fait, c'est qu'il regarde vraiment
12:31les malformations congénitales,
12:33et notamment, par exemple, pour les veines caves,
12:36et comment est-ce que le flux sanguin
12:38est adapté ou pas aux artères pulmonaires.
12:42De temps en temps, il y a un vrai déséquilibre.
12:43Donc ce qu'il fait, c'est qu'il utilise
12:45un jumeau virtuel de dispositif médical,
12:47un patch,
12:48un jumeau virtuel de cœur,
12:50le cœur du patient.
12:51Il adapte le patch localement
12:53à la vraie morphologie du cœur
12:55pour réétablir l'équilibre pulmonaire
12:58et artériel du jumeau.
13:00Un autre exemple qu'on a fait en France,
13:02à l'hôpital de la Timone,
13:04c'est les jumeaux virtuels du cerveau
13:06pour l'épilepsie.
13:08Donc là, ce qu'on a fait,
13:09c'était pour les patients pharmacorésistants,
13:12donc ceux qui ne peuvent pas être soignés
13:13par médicaments,
13:15et pour lesquels la seule voie possible,
13:18c'est une résurrection, une opération.
13:19C'est la chirurgie.
13:19C'est la chirurgie.
13:20Et donc ce qu'on a fait là,
13:21c'est qu'on a utilisé là aussi de la simulation.
13:23Donc on crée un jumeau virtuel du patient,
13:26du cerveau du patient,
13:27donc individualisé,
13:28et on simule des crises épileptiques.
13:31Et du coup, un peu comme dans Google Street,
13:33vous pouvez zoomer, zoomer, zoomer,
13:35pour détecter la zone la plus petite
13:37qu'on appelle l'épileptogène,
13:39pour limiter évidemment les effets secondaires
13:41si jamais on enlève trop de matière cervicale,
13:43et c'est là qu'on va opérer.
13:45Alors vous parliez évidemment du cœur,
13:47donc cœur qui dit cœur dit maladie cardiovasculaire.
13:50Donc vous avez aussi des systèmes
13:51qui permettent de mieux évaluer,
13:52même de mieux réduire ou prédire
13:54un risque cardiovasculaire ?
13:56Absolument.
13:56En ajustant sur le cœur, sur la rétine ?
13:58Alors ça, c'est un projet de recherche.
14:00Et exactement,
14:01on a lancé un grand projet
14:03qui s'appelle MediTwin,
14:04qui vise en fait à passer à l'étape d'après.
14:06Là, on a donné quelques exemples
14:08qui étaient des projets de recherche.
14:09Et là, on est en train de passer
14:10à l'étape d'industrialisation.
14:11Et donc MediTwin se destine
14:13à être une plateforme industrielle de soins,
14:16et effectivement pour pouvoir avoir
14:18tous les biomarqueurs de prévention.
14:20Et donc vous mentionnez la rétine,
14:22et donc on sait très bien,
14:23vu la nature très particulière
14:25de la vasculature dans la rétine,
14:27qui est vraiment une fenêtre ouverte
14:29sur le métabolisme,
14:31et donc ça donne des choses incroyables,
14:33en cardiovasculaire,
14:35donc ça on regarde ça,
14:36mais également aussi en euros.
14:39Un de nos partenaires au 15-20
14:41nous disait que presque 15 ans
14:43avant les premiers symptômes,
14:45on s'est détecté des biomarqueurs
14:47pour Alzheimer.
14:48Avant même que vous ayez
14:49le moindre symptôme
14:50qui révèle la maladie,
14:5115 ans avant,
14:52on commence à voir
14:54des biomarqueurs dans la rétine,
14:55ce qui fait que
14:56le couplage jumeau de la rétine
14:58et jumeau du cerveau,
15:00et on va dire biomarqueur composite,
15:02va devenir quelque chose d'énorme.
15:04Je ne sais pas si je ferai le test,
15:07il ne faut pas savoir.
15:08Juste très rapidement,
15:09vous avez quelques partenaires quand même,
15:11dont l'ICM,
15:12dont...
15:12On a tous les IHU,
15:13vague 2, vague 3 quasiment,
15:16on a...
15:16Institut Imagine ?
15:17On a donc l'Institut Imagine,
15:18on peut les citer,
15:19Institut Imagine,
15:20le Lyrique à Bordeaux,
15:21l'Institut de la Vision,
15:23le CHU de Nantes,
15:25l'Institut à Strasbourg,
15:26j'espère que j'en oublie pas,
15:28ICAN.
15:29Vous êtes partout.
15:29Voilà.
15:30On a une dizaine de labos
15:32avec INRIA,
15:34en fait on a signé
15:35une alliance stratégique,
15:36une alliance de plusieurs années
15:37à très haut niveau
15:39et donc quasiment
15:40toutes les équipes projet INRIA
15:41qui sont sur les jumeaux virtuels en santé
15:42font partie de MidiTwin.
15:44Et puis on veut aussi utiliser
15:46ce projet
15:46comme un fer de lance
15:48pour l'écosystème,
15:49le tissu des startups.
15:51Et donc on a la chance
15:52d'avoir quatre startups
15:53très innovantes avec nous,
15:54mais on veut développer ça
15:55et pas seulement en France,
15:57évidemment au niveau européen.
15:57Alors justement,
15:58vous êtes un champion français,
16:00on peut le dire.
16:01Est-ce que vous ne craignez pas
16:01les rigidités,
16:03l'inertie à la française
16:04et surtout la concurrence
16:06avec les US et la Chine ?
16:08Alors, la concurrence
16:09est toujours positive,
16:10on va le dire comme ça.
16:11Bien sûr.
16:12En fait, ce qu'on fait,
16:14ce projet,
16:14il a été initié en France
16:16et en Europe
16:17et on peut remercier la BPI
16:18parce qu'elle a vraiment
16:19été un catalyseur de ça.
16:21Mais on ne se destine
16:21absolument pas à rester
16:23sur le terrain français et européen.
16:25MediData est aux Etats-Unis,
16:26donc on veut évidemment
16:28regarder ça globalement.
16:29Évidemment,
16:30la santé est régionale
16:32pour l'aspect remboursement,
16:34market access,
16:35économique.
16:36Donc ça,
16:36on a envie de regarder ça
16:37de manière extrêmement appuyée.
16:39On a quand même une chance
16:41qui est qu'on a quand même
16:43notre activité économique
16:44en pharma.
16:45Et donc,
16:46il y a quand même une synergie
16:47entre le patient
16:48hors essai clinique
16:50et le patient essai clinique.
16:51Et les informations,
16:53on pourrait dire,
16:53en vie réelle,
16:54qui vont être de l'or
16:55pour les pharmas.
16:56Donc on a cette espèce
16:58d'avenue
16:58qui évidemment
16:59nous permet de nous projeter.
17:01Après,
17:02la concurrence,
17:03on monite ça,
17:04mais ça je dirais
17:04c'est un peu
17:05mon précaré,
17:06pas uniquement en santé.
17:09Ça va à une vitesse folle,
17:11on a mentionné l'IA aujourd'hui.
17:13Nous,
17:13on a la chance
17:14d'être un partenaire
17:15extrêmement stratégique,
17:17par exemple avec NVIDIA,
17:18qui est une que tout le monde connaît.
17:20on a eu la chance
17:21de recevoir son CEO
17:23à nos propres événements,
17:24ce qui est quand même
17:24assez rarissime.
17:25Et la santé
17:26est vraiment un vecteur
17:27de transformation mutuelle.
17:29Et on travaille
17:30main dans la main
17:31avec les équipes
17:32pour inventer
17:32ce qu'on appelle
17:33les fameux world models.
17:35Et donc nous,
17:36on veut inventer
17:36les health world models
17:38de l'avenir
17:39avec NVIDIA.
17:40Eh bien, bravo.
17:40Merci.
17:41Merci beaucoup.
17:41Bravo pour ce que vous faites.
17:42Je ne ferai pas le test.
17:43pour savoir si j'en ai.
17:45Vous allez voir bientôt.
17:46Merci beaucoup Patrick Johnson
17:47d'AssoSystem.
17:48On va à présent accueillir
17:49Pierre Moustial,
17:50président de l'Oxera Capital.
17:57Pierre Moustial,
17:58bonjour.
17:59Bonjour.
17:59Et bienvenue dans
18:00Check-up Santé.
18:01Vous êtes le président
18:02et fondateur
18:03de l'Oxera Capital
18:04depuis 2020.
18:06Vous avez été
18:07PDG de Durgo,
18:08quand même,
18:08une boîte
18:09que vous avez bien
18:10relancée.
18:11Donc vous êtes
18:12une boîte française,
18:13mais avec des bureaux
18:14à Paris
18:15et de l'autre côté
18:16de l'Atlantique
18:17à Frisco,
18:18à San Francisco.
18:19Exactement.
18:20Alors en fait,
18:20moi je suis cofondateur.
18:21J'ai créé
18:23l'Oxera Capital
18:23avec deux associés américains.
18:26Un qui est médecin
18:27et qui a fait ses études
18:28à Harvard Medical School,
18:29qui est basé avec moi
18:30à Paris,
18:30c'est marié avec une française.
18:32Et Alex Lac,
18:33qui lui est basé
18:34à San Francisco
18:34et qui a un profil
18:35vraiment d'investisseur
18:36de l'Altesteck.
18:38Vous dites que,
18:39vous l'avez dit,
18:40vous dites que l'Europe
18:41invente
18:41et les US
18:43commercialise.
18:44C'est vrai
18:44et ça reste plus vrai
18:46que jamais.
18:47J'ai une statistique
18:48que j'aime bien citer,
18:50c'est qu'il y a trois fois
18:50plus d'innovation médicale
18:51en Europe
18:52qu'aux Etats-Unis
18:53par million d'habitants,
18:54que ce soit comparable,
18:55mais neuf fois moins
18:56de financement.
18:57Et quand on regarde
18:58effectivement
18:58l'innovation
18:59qui est fantastique,
19:00alors en France
19:01mais dans beaucoup
19:01de pays européens,
19:02mais quand on regarde
19:03le nombre d'entreprises
19:04réellement créées
19:05avec des tailles significatives,
19:07bon là,
19:07il y avait un exemple
19:08fantastique
19:08qui est dans ce système
19:09et c'est la seule
19:10qui dépasse un milliard.
19:11Après,
19:12on a des sociétés
19:12qui sont dans les centaines
19:13de millions,
19:14Urgo,
19:15Thuan,
19:15d'autres sociétés,
19:16je dirais,
19:17du dispositif médical,
19:18mais ensuite,
19:18on a 95% de TPE.
19:21Pour quelle raison ?
19:21Alors,
19:22il y a beaucoup de raisons,
19:22comme toujours,
19:23il faut plusieurs raisons
19:24pour faire un phénomène
19:26aussi important que ça.
19:27À l'origine,
19:28quand même,
19:29il faut dire,
19:29un manque de financement.
19:31La bourse européenne
19:32fonctionne très très mal
19:33et donc,
19:33les sociétés allaient
19:34en bourse trop vite
19:35et avaient du mal
19:36à vraiment avoir
19:37l'équivalent du Nasdaq.
19:38La deuxième raison
19:39qui est peut-être fondamentale,
19:40c'est qu'en France en particulier,
19:43le marché national
19:43ne joue pas son rôle.
19:45Pourquoi les Américains,
19:46les Chinois sont forts ?
19:47C'est qu'ils se musclent
19:48sur leur marché national,
19:49ils créent de l'autofinancement
19:50parce que les produits
19:51sont enregistrés,
19:52remboursés,
19:52développés
19:53et ensuite,
19:53ils peuvent aller ailleurs.
19:54En France,
19:55les procédures de remboursement,
19:56c'est compliqué,
19:57la ministre du marché,
19:58c'est compliqué,
19:59donc on n'a pas ce terreau
20:00pour créer le champion national.
20:02Et enfin,
20:03il y a peut-être aussi
20:04quand même quelque part
20:04un peu une part de naïveté.
20:06On a des très très bons
20:08chercheurs,
20:08développeurs,
20:09mais ensuite,
20:10il faut des gens
20:11qui comprennent
20:11la commercialisation
20:13et qui comprennent
20:14le marché américain.
20:15Alors,
20:16justement,
20:16vous êtes là pour ça,
20:17l'Oxera Capital,
20:19vous êtes donc un fonds
20:19d'investissement international,
20:22indépendant,
20:22pardon,
20:23indépendant
20:24et spécifiquement
20:27vers la LSEC,
20:28c'est bien ça ?
20:29Exactement.
20:30Oui,
20:30donc vous investissez
20:31dans des boîtes
20:33françaises ou européennes
20:34et vous allez les propulser,
20:36c'est ça ?
20:37Voilà,
20:37la thèse d'investissement,
20:38c'est qu'il y a effectivement
20:39énormément de belles sociétés
20:41en Europe.
20:42La France,
20:42c'est à peu près 25%
20:43de nos investissements.
20:45L'Allemagne est un pays
20:46très important,
20:47on est très impressionné
20:48par la Scandinavie,
20:49la Suède en particulier,
20:50le digital et l'IA
20:51sont assez fantastiques,
20:53mais on a vraiment,
20:54généralement,
20:54de très très bonnes sociétés.
20:55Et les pays européens
20:56du Sud ?
20:57Alors,
20:57l'Italie,
20:59c'est un peu moins connu
21:00parce que les fonds
21:01de l'investissement
21:01c'est plutôt anglo-saxon,
21:04mais ça va arriver,
21:06et on a des projets d'ailleurs,
21:07on regarde beaucoup de sociétés,
21:08notamment en Italie actuellement,
21:10et notre thème d'investissement,
21:12c'est d'investir dans
21:12ce qu'on appelle
21:13la health tech,
21:14donc c'est tout sauf la biotech,
21:15c'est vraiment des sociétés
21:17qui font des dispositifs médicaux,
21:19qui font de l'IA,
21:20qui font de la data,
21:21qui font des applications
21:22dans le numérique.
21:23Exactement,
21:23application digitale,
21:24ce qu'on appelle
21:25les digital therapeutics,
21:26et d'injecter du capital,
21:29c'est du capital croissance,
21:30les gens font un peu souvent
21:31la confusion
21:32entre les fonds LBO,
21:33où ce sont des grosses opérations
21:35à effet de levier,
21:35alors que nous,
21:36on injecte du capital sur bilan
21:38pour faire de la croissance,
21:39et en général,
21:40le thème prioritaire,
21:41c'est gagner la bataille américaine,
21:43le plus gros marché mondial.
21:44Vous intervenez donc
21:45chez les entreprises
21:47qui sont en phase
21:47de commercialisation ?
21:48Alors,
21:48elles ont déjà
21:49une preuve de concept,
21:51alors déjà,
21:52le produit est enregistré,
21:54totalement dérisqué
21:55sur le plan clinique
21:56et sur le plan du remboursement,
21:57elles ont déjà
21:58une première preuve de concept,
21:59et nous,
21:59on est là pour les accélérer
22:00à l'international,
22:01en général aux Etats-Unis.
22:03Et donc,
22:03vous avez un processus
22:04de sélection
22:05qui a l'air bien défini,
22:07c'est le triple aim.
22:09Voilà,
22:10donc,
22:10il y a deux façons
22:12de travailler,
22:12une première façon,
22:13effectivement,
22:13c'est de choisir
22:15des thèmes,
22:16des secteurs
22:17qui sont en forte croissance.
22:18Par exemple,
22:19on a regardé longtemps
22:20toutes les chirurgies innovantes,
22:21et on a sélectionné
22:22les sociétés dans ce domaine-là,
22:23mais effectivement,
22:24on aime bien
22:24que les sociétés répondent
22:25à ce qu'on appelle
22:26le triple aim,
22:27le triple objectif.
22:29C'est une notion
22:30un peu américaine,
22:30c'est l'impact des sociétés,
22:32et on regarde trois impacts.
22:34Est-ce qu'il y a un impact
22:34pour les patients ?
22:36C'est bien naturel
22:37quand on est dans la santé.
22:38Est-ce qu'il y a un impact
22:39sur les systèmes de santé ?
22:40Par exemple,
22:41est-ce qu'on permet
22:41de faire des gains de productivité
22:43à l'hôpital,
22:44ou est-ce qu'on facilite
22:44le travail d'un médecin ?
22:46Et enfin,
22:46est-ce que les payeurs,
22:47il ne faut pas les oublier,
22:48c'est eux qui remboursent,
22:49ont également
22:49un gain économique
22:50avec ces produits ?
22:52Très rapidement,
22:53quelle belle petite histoire.
22:54C'est l'IFEN ?
22:56Alors, l'IFEN,
22:56il est une histoire
22:57assez fantastique.
22:58Effectivement,
22:59une société qui a une technologie
23:01d'IA très avancée
23:02pour notamment envoyer
23:04les comptes rendus médicaux
23:05aux médecins.
23:06Que je reçois, d'ailleurs.
23:07Que vous recevez.
23:08Pour donner un peu
23:09un ordre d'idée,
23:10sur un hôpital,
23:11un gros CHU,
23:12on peut dire les frais,
23:14c'est à peu près
23:14un million d'euros
23:15d'acheminement.
23:15Avec l'IFEN,
23:16on réduit 75% le coût.
23:18Donc, c'est d'autant d'argent
23:19que l'hôpital peut repositionner
23:21sur de l'innovation
23:22et sur des personnels soignants.
23:24J'ai su aussi
23:24que vous souteniez
23:25des organisations caritatives.
23:27Très rapidement.
23:28On a un partenariat
23:29avec l'Institut Imagine
23:30que j'ai bien connu
23:31quand j'étais chez Urgo.
23:32Je suis très impressionné
23:33par ce qu'ils font
23:33sur les malades graves
23:34pour les enfants.
23:35Et effectivement,
23:36on les soutient
23:38financièrement.
23:39Et je dirais,
23:40on a aussi un partenariat
23:41très sympathique
23:42qui fait qu'on fait des cours
23:43sur les thérapies chimiques
23:44et thérapies cellulaires
23:45à l'Institut Imagine
23:46avec des professeurs
23:47de l'Institut Imagine.
23:48Pour finir,
23:49est-ce que vous n'êtes pas impacté
23:50par les allers-retours de Trump ?
23:52Et cette fameuse clause
23:53de la nation la plus favorisée,
23:55expliquez-nous ça très rapidement.
23:56Alors ça, c'est très important
23:57parce que tout le monde
23:57parle des tarifs,
23:59des droits de douane,
23:59mais ce qui impacte vraiment
24:01l'industrie de la santé,
24:02c'est la clause de la nation
24:02la plus favorisée.
24:03C'est quoi ?
24:04Trump dit,
24:05et c'est vrai,
24:06les médicaments aux Etats-Unis
24:07sont 14 fois plus chers
24:08qu'en Europe.
24:09Donc je vais prendre
24:10le prix le plus bas en Europe,
24:12disons la France,
24:13pour prendre un exemple,
24:14c'est en général le plus bas,
24:16et on va aligner
24:17le prix américain.
24:18Évidemment,
24:19quand on dit
24:19une biothèque
24:20ou une société pharmaceutique
24:21européenne,
24:22qu'est-ce qu'on fait ?
24:23On va faire
24:24America first
24:24ou America only,
24:26c'est-à-dire en fait,
24:27on va lancer aux Etats-Unis,
24:28on ne le lancera pas en Europe
24:30et ça va pénaliser,
24:31ça va plomber un peu,
24:32pour moi,
24:33ce qu'on appelle
24:33le taux de disponibilité
24:34des médicaments.
24:34Aujourd'hui,
24:35il faut savoir qu'en France,
24:35on a 66%,
24:36à peu près 65%
24:38des médicaments disponibles
24:39en Europe,
24:39en Allemagne c'est 85%,
24:40avec ce type de clause,
24:41on va encore aggraver notre cas
24:42et c'est vraiment
24:43un vrai problème
24:44de l'accès à l'innovation
24:45pour les Français.
24:47Donc les Américains
24:47ne vont pas investir
24:48en Europe ?
24:49Pour l'instant,
24:50tous les gros projets
24:51se feront aux Etats-Unis
24:51et c'est la raison
24:52pour laquelle notre thème
24:53d'investissement
24:54est très important.
24:55On accompagne
24:55des sociétés au Sénu,
24:56par exemple,
24:56on est chez Verdo
24:57qui est une pépite française
24:59de la fabrication
25:00des thérapies géniques
25:01et des thérapies innovantes
25:02et le fait d'avoir créé
25:03des bureaux aux Etats-Unis,
25:04on a décroché
25:05des gros contrats
25:06aux Etats-Unis
25:06et ça va complètement,
25:08je dirais,
25:09accélérer le taux de croissance
25:10de la société
25:10qui,
25:10si elle était restée
25:12purement européenne,
25:13aurait quand même
25:13quelques années
25:14un peu compliquées.
25:14Donc l'avenir de l'Europe
25:15c'est un petit peu compliqué.
25:17Ça va changer,
25:18on a des ressources
25:18en Europe,
25:19je ne suis pas inquiet.
25:19Merci beaucoup,
25:20merci beaucoup Pierre Moustial,
25:21merci beaucoup,
25:22vous revenez quand vous voulez.
25:23Plaisir.
25:23C'est la fin de cette émission,
25:25on se retrouve la semaine prochaine.
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