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Les invités de Thierry Cabannes débattent de l'actualité dans #PunchlineWE

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00:00:00Il est 17h, bonsoir. Je suis très heureux de vous retrouver pour une nouvelle édition de votre punchline du week
00:00:05-end, votre punchline du samedi.
00:00:07Beaucoup de thèmes à évoquer pour débattre ce soir. Je vous présente notre équipe du samedi dans quelques instants, mais
00:00:12tout de suite le sommaire de nos deux heures.
00:00:14À la une, à Nantes, à Nice, à Lyon, etc. On va commencer par ce narcotrafic qui gongrène nos villes.
00:00:22Semaine noire chez nous en France, c'est le moins que l'on puisse dire.
00:00:24Les grandes comme les moyennes agglomérations sont impactées. On va prendre dans quelques instants la direction de Nantes, 48 heures
00:00:31après la mort d'un ado de 15 ans,
00:00:32après une fusillade dans un quartier sensible de la ville. C'était jeudi soir. Sur les lieux de cette fusillade
00:00:37des fleurs, des messages, on retrouvera notre équipe à Nantes.
00:00:40L'émotion, vous l'imaginez, est toujours aussi importante. Dans notre première heure, on va vous parler de ce qui
00:00:46se passe à Londres ce samedi,
00:00:47en marge de la finale de la Coupe d'Angleterre de football. Londres sous très haute tension, nous dira Dora
00:00:53Abdelrazik.
00:00:54Notre spécialiste de l'international avec deux rassemblements. Un premier pro-palestinien, un second anti-émigration.
00:01:01Dora va tout nous raconter et on sera sur place également avec des témoignages.
00:01:05À 18 heures, on prendra la direction de Vienne en Autriche. Le compte à rebours avec la tenue ce soir
00:01:11de l'Eurovision.
00:01:11Au centre des polémiques, hélas, la participation d'Israël. Certains pays comme l'Espagne boycottent le rendez-vous.
00:01:18Vous le savez, toute la semaine, il y a eu des manifestations pour dénoncer la participation d'Israël.
00:01:22Et à quelques heures de l'événement, on prendra la température sur place avec Olivier Benkémoun et Emma Loro.
00:01:28Enfin, on l'a appris ce samedi, c'est important. C'est Emmanuel Macron qui en a fait l'annonce
00:01:32sur X.
00:01:32Le pape Léon XIV, il sera chez nous en France et ce sera du 25 au 28 septembre.
00:01:38La première visite d'État pour le souverain pontif dans l'Hexagone depuis 18 ans.
00:01:43On sera avec l'abbé Mathieu Raffray. Il réagira.
00:01:45Une grande joie et une grande responsabilité pour le président de la conférence des évêques.
00:01:50Voilà pour le menu. Prenez place. Votre punchline, c'est parti pour deux heures.
00:01:55Je vous présente l'équipe qui m'entoure. L'équipe fidèle, Karima Brick, est avec nous.
00:01:58Bonsoir, ma chère Karima.
00:01:59Bonsoir, Thierry.
00:02:00Ravi de vous retrouver.
00:02:01Arnaud Klinsfeld, vous avez peut-être préparé quelques petites histoires, évidemment, comme d'habitude.
00:02:06Caroline Pilastre, fidèle de cette émission.
00:02:08Bonsoir, ma chère Caroline.
00:02:09Et puis Jacques Morel, que je retrouve avec beaucoup de bonheur également.
00:02:11ancien patron de l'Office de lutte contre la délinquance itinérante.
00:02:15Merci à vous.
00:02:16On va donc commencer par ce narcotrafic, je vous le disais, qui gangrène nos villes, les grandes comme les petites.
00:02:23Cette semaine, je vous l'ai dit, a été plutôt noire.
00:02:25De Nice à Lyon, en parlant bien sûr de Nantes.
00:02:29Nantes avec cette fusillade qui a coûté la vie, vous le savez, à un jeune, à un ado de 15
00:02:34ans, jeudi soir.
00:02:35Et en quatre jours, les règlements de comptes ont fait six morts, oui, six morts à travers le pays, sans
00:02:40oublier les victimes collatérales.
00:02:42On va voir ce qui s'est passé sur Nantes avec ce récit de François Tiskevitch.
00:02:45On sera sur place avec l'une de nos équipes.
00:02:49Situé sur les bords de l'Erdre, dans le nord de la ville, voici le secteur du Port Boyer.
00:02:55Ici, près de 5000 habitants vivent dans la peur, car ce quartier est gangréné par le trafic de drogue.
00:03:01Ce jeudi, un adolescent de 15 ans a été tué dans une fusillade survenue en pleine journée.
00:03:08Les habitants sont à bout.
00:03:10Moi, ça fait 36 ans que j'y habite.
00:03:13Franchement, il y a toujours eu des jeunes qui dîlaient, mais jamais ils cassaient.
00:03:18On n'entendait pratiquement pas parler d'eux.
00:03:20Mais là, depuis quelques années, c'est affolant.
00:03:24Depuis 2020, la situation s'est dégradée.
00:03:28Et au fur et à mesure, ça ne fait que s'empirer.
00:03:30Des règlements de comptes quasi quotidiens.
00:03:33Quelques jours plus tôt, un homme de 18 ans avait déjà été blessé par balle dans ce même quartier.
00:03:39Fin avril, une autre fusillade avait fait un mort et un blessé grave.
00:03:43À la criminelle de Nantes, ils sont 14 effectifs pour 238 dossiers.
00:03:49Il y a une augmentation de 9% de la masse de dossiers pour la brigade criminelle.
00:03:54Et en ce qui concerne l'office qui lutte contre les stupéfiants, l'OFAST, on est monté aussi de 209
00:04:01à 378.
00:04:04Depuis le début de l'année à Nantes, il y a eu 26 épisodes de tir dans les rues de
00:04:09la ville.
00:04:11Direction Nantes.
00:04:12On va donc retrouver notre équipe sur place.
00:04:14Corentin Alonso, Malo Steiner.
00:04:15Merci Corentin d'être avec nous ce soir avec Malo.
00:04:1948 heures après cette fusillade, on l'a évoqué ce midi, l'émotion est immense.
00:04:24Il y a des fleurs, également des messages près du lieu de la fusillade.
00:04:28Racontez-nous un petit peu ce qui se passe 48 heures après à Nantes, mon cher Corentin.
00:04:34Oui, bonjour Thierry.
00:04:35Beaucoup d'émotions, beaucoup de tristesse et d'exaspération ici dans cet immeuble de Nantes.
00:04:42Alors avec Malo Steiner, nous nous trouvons ici dans cet immeuble avec des habitants qui sont en première ligne dans
00:04:48cette guerre face au narcotrafic.
00:04:51Regardez, ces habitants qui, lorsqu'ils viennent prendre leur courrier, lorsqu'ils viennent sortir les poubelles ou tout simplement rejoindre
00:04:57des amis,
00:04:57peuvent voir ces balles, ces impacts de balles depuis jeudi, depuis jeudi soir avec cette fusillade qui s'est déroulée
00:05:05ici dans ce hall habituellement tenu par des dealers.
00:05:09Un immeuble qui tente aussi de se réparer.
00:05:11Regardez cette vitre, il y avait un impact de balle hier, elle a déjà été remplacée puisqu'il faut aller
00:05:17évidemment de l'avant.
00:05:18Des habitants qui ont rendu hommage à la victime, regardez, devant l'immeuble en déposant ses fleurs,
00:05:24ses fleurs pour rendre hommage à ce jeune de 15 ans tué dans la fusillade jeudi soir avec un nounours.
00:05:31Et puis des messages également, repose en paix, petit prince, peut-on lire ici.
00:05:37De l'autre côté, vous allez le voir, d'autres messages ont eux été, on ne sait pas pour quelle
00:05:42raison, déchirés.
00:05:43Donc des messages qui indiquent tous responsables ou plus jamais, plus jamais.
00:05:48Mais ça a beaucoup d'émotions ici dans ce quartier avec ces habitants avec qui nous avons pu échanger,
00:05:56qui nous l'ont dit, ils ont peur aussi, ils ne se sont pas insécurités dans leur propre immeuble.
00:06:00Je vous propose d'écouter cette mère de famille qui a beaucoup d'inquiétude pour ses enfants.
00:06:04Ça se court après, ça crie.
00:06:06Je sais qu'hier dans la cage d'escalier, ça se courait après, ça se hurlait dessus.
00:06:10J'ai dit à ma fille, tu restes à la maison, on a fermé la porte à clés.
00:06:13Je sais qu'avant, il y avait des agents de sécurité, pas des agents de sécurité, mais des gardiens dans
00:06:17les tours.
00:06:18Maintenant, il n'y en a plus, qu'on soit un peu plus protégés parce qu'on n'est pas
00:06:21du tout protégés.
00:06:22Et puis on ne peut rien dire aux jeunes, on ne peut rien dire parce qu'on se fait caillesser
00:06:24sinon.
00:06:26Donc moi, on m'a dégradé mon véhicule, on m'a dégradé ma boîte-voilette.
00:06:29Voilà, donc ça fait vraiment peur.
00:06:34Des habitants exaspérés, des patrouilles de police sont arrivées en renfort
00:06:39et patrouilles dans le secteur, dans ce quartier populaire de Port-Boyer
00:06:43depuis jeudi soir, depuis la fusillade, pour tenter de rassurer un maximum ces habitants,
00:06:48des habitants qui veulent davantage de moyens pour améliorer la situation.
00:06:53Merci beaucoup Corentin Alonzo, avec Malo Steiner depuis ce quartier sensible de Nantes-Port-Boyer.
00:06:59Avant de vous faire agir les uns et les autres, je propose de réentendre.
00:07:03Laurent Nunez, qui s'est déplacé hier, qui a fait passer un message sur lequel vous allez réagir.
00:07:11Hier, ici, ce qui s'est passé, c'est très grave.
00:07:14Vous savez, deux personnes qui sont venues, cagoulées avec une arme automatique
00:07:18et qui ont rafalé un peu à l'aveugle.
00:07:20Et donc, ils ont tué un jeune de 15 ans, en ont blessé un autre de 13 ans, un autre
00:07:25de 14 ans.
00:07:26Mais il y avait aussi de plus jeunes enfants autour d'eux.
00:07:28Voilà, donc je veux le dire, c'est inacceptable et on continuera ce combat.
00:07:33Et pour nous, cette lutte que nous menons, parquet, force de sécurité intérieure,
00:07:39cette lutte intraitable, on va la poursuivre avec beaucoup de détermination.
00:07:42Il y a beaucoup de batailles à gagner encore, mais on ne perdra pas la guerre contre le narcotrafic.
00:07:47On ne perdra pas cette guerre.
00:07:49Jacques Morel, est-ce que la guerre n'est pas perdue déjà ?
00:07:52Écoutez, c'est quand même très inquiétant, parce que Nantes était connue
00:07:57pour sa douceur.
00:07:59Je vous confirme, je connais bien cette ville.
00:08:01Pour son sens de l'accueil.
00:08:03Quand on annonce, parce qu'en fait, les affaires se succèdent,
00:08:07quand on nous annonce qu'il y a eu 26 fusillades à Nantes depuis le début de l'année,
00:08:12on est au cinquième mois de l'année, ça veut dire qu'il y a pratiquement une fusillade par semaine.
00:08:17C'est très inquiétant.
00:08:19Alors maintenant, en plus des fusillades qui impliquent en qualité de victime
00:08:24et souvent aussi en qualité d'auteur des mineurs de 15 ans,
00:08:29mais qu'est-ce qu'on va faire de ces gens-là ?
00:08:33Comment on va pouvoir les remettre, si vous voulez, dans un droit chemin ?
00:08:39C'est pour ça que quand vous dites, est-ce que la guerre n'est pas perdue,
00:08:42à partir du moment où les auteurs et les victimes de tels faits criminels
00:08:47sont des gamins de 15 ans, c'est particulièrement inquiétant.
00:08:52Et il semble qu'un certain nombre de villes de province,
00:08:55alors il faudra chercher les points communs, Grenoble...
00:08:59Je rappelle que cet été, l'été dernier, le jour du dimanche,
00:09:02ça avait fait une cartographie avec toutes les villes moyennes.
00:09:05Là, on n'est pas dans une ville moyenne, on est à Nantes,
00:09:07ça fait partie des grandes villes françaises.
00:09:09Oui, c'est ça, il y a 300 quelques milliers...
00:09:11Un petit peu plus avec la communauté urbaine, oui.
00:09:13Habitants, oui.
00:09:14Il faudra chercher les points communs entre ces villes, si vous voulez,
00:09:18où ça dérape complètement.
00:09:20Alors, il y a des explications.
00:09:22Les polices municipales qui sont maintenant, les polices de proximité,
00:09:28sont très engagés dans un certain nombre de villes
00:09:31et obtiennent des très bons résultats.
00:09:33Dans d'autres villes, on s'en sert plus comme des gens gardiens de cités
00:09:39au contact avec la population.
00:09:40Ils ne sont pas armés, ils ne sont pas équipés pour se confronter
00:09:45avec une telle délinquance.
00:09:46Donc, ils doivent un peu abandonner les cités.
00:09:49Et c'est sûrement là que ça se passe.
00:09:52Et je vous propose d'écouter, justement, Johanna Roland,
00:09:55la maire de Nantes.
00:09:56Et vous agirez, et je vous ferai agir, Arnaud Clarsfeld également,
00:10:00parce que sur cette jeunesse, vous aviez alerté Nicolas Sarkozy
00:10:03à une certaine époque, me semble-t-il.
00:10:04Mais on va écouter Johanna Roland.
00:10:07Quand je suis venue immédiatement sur le quartier,
00:10:11j'ai promis aux habitantes et aux habitants avec qui j'ai échangé
00:10:14de porter leur voix, de porter leur parole,
00:10:18de porter leur attente auprès du ministre.
00:10:21Oui, le narcotrafic gangrène notre pays.
00:10:24Oui, ça nécessite une mobilisation collective générale.
00:10:29J'ai donc demandé aux ministres à la fois des renforts immédiats
00:10:34pour assurer la sécurité, la sérénité des habitantes et des habitants
00:10:38ici dans le quartier, mais aussi la question d'effectifs pérennes.
00:10:42Johanna Roland, qui en appelle aux ministres aussi.
00:10:46Et on sait qu'il y a une approche différente sur la sécurité en fonction de la couleur politique.
00:10:50On l'a souvent évoqué dans certaines villes, et vous l'avez dit d'ailleurs,
00:10:54dans certaines villes où on souhaite armer la police municipale,
00:10:57dans d'autres, on ne le souhaite pas comme à Nantes, entre autres,
00:11:00et comme d'autres villes, et notamment à Rennes.
00:11:02Arnaud Clarsfeld, cette délinquance qui touche les mineurs,
00:11:06Encore une fois, il faut être très prudent, parce qu'à ce jeune de 15 ans,
00:11:10on ne connaît pas son degré d'implication dans cette affaire.
00:11:13Est-ce que c'est une victime collatérale ou pas ?
00:11:14Il faudra attendre le résultat de l'enquête, on ne le sait pas pour le moment.
00:11:17Donc, extrême prudence.
00:11:19Mais vous aviez alerté déjà, il fut un temps, Nicolas Sarkozy, alors président.
00:11:23Oui, c'est un témoignage intéressant, parce que c'est un témoignage qui date d'il y a 20 ans.
00:11:27Nicolas Sarkozy m'avait demandé un rapport sur la délinquance des mineurs.
00:11:31Je n'étais ni particulièrement intelligent, ni particulièrement compétent.
00:11:35Mais en tous les cas, j'étais allé au contact des policiers,
00:11:38des commissariats dans le Val-de-Marne et ailleurs aussi.
00:11:42Et j'avais pondu un rapport qui avait été critiqué amplement par la gauche à l'époque,
00:11:49disant que j'étais incompétent, ce qui était un peu vrai d'ailleurs.
00:11:52Mais les prédictions n'étaient pas incompétentes.
00:11:55J'écrivais, c'était en 2005,
00:11:57Ceux qui ont le plus intérêt à arracher les enfants à l'école sont les trafiquants,
00:12:01et notamment les trafiquants de drogue, blablabla.
00:12:03Ce trafic va connaître sans aucun doute une expansion bien plus importante dans les années à venir
00:12:08et s'organiser comme il est déjà organisé aux Etats-Unis.
00:12:12Des enfants de 12 ou 13 ans sont payés une centaine d'euros
00:12:15pour surveiller deux heures durant les abords des lieux de transaction de drogue.
00:12:19Et bientôt, sans doute, ils pourront aussi être utilisés comme des enfants soldats,
00:12:23les dirigeants des trafics, sachant qu'ils risquent peu pénalement.
00:12:26C'était quand même quelque chose qui était raisonnable.
00:12:30Et j'ajoute aussi que quand j'étais au cabinet du Premier ministre,
00:12:35c'était en 2007 et jusqu'à 2009,
00:12:39j'avais envoyé un mail au directeur de cabinet de François Fillon
00:12:45parce qu'il y avait eu une fusillade à l'arme automatique à Lyon.
00:12:51Et je lui écrivais « Je reviens sur la fusillade de Lyon.
00:12:57Je vous l'assure, c'est quelque chose de nouveau que des délinquants moyens
00:13:02usent ainsi d'armes automatiques, d'armes de guerre en plein centre des villes
00:13:06pour des conflits somme toute mineurs.
00:13:09C'est un réel changement, un bouleversement qui risque de se banaliser.
00:13:13La presse est longue à la détente, mais elle va finir par le remarquer.
00:13:17Il vaut mieux, dans ces cas, être en action qu'en réaction.
00:13:21C'était ça en 2009.
00:13:23C'est terrible ce que vous dites.
00:13:25Je n'étais ni spécialement compétent, ni spécialement intelligent.
00:13:30Et juste en discutant avec les policiers, c'est, disons, les conclusions que je pouvais en tirer
00:13:37et que, sans doute, toute personne avec mes habiletés aurait pu en tirer.
00:13:42Donc, les pouvoirs publics n'ont pas anticipé quelque chose qui était, somme toute, tout à fait logique.
00:13:49Quels moyens ils auraient pu utiliser ? Ça, je ne peux pas le dire.
00:13:52Quels moyens ils peuvent utiliser aujourd'hui ? Je ne peux pas le dire non plus, pour être prudent.
00:13:57Mais, en tous les cas, c'est quelque chose de tout à fait prudent.
00:14:01Et si les choses ne sont pas prises à temps, alors ça ne peut que dégénérer.
00:14:05Ça, c'est aussi tout à fait logique, sans prendre parti.
00:14:08Alors, vous savez, je suis né à Nantes, mais il y a une autre personne qui est née à Nantes
00:14:12et qui connaît bien cette ville, c'est François de Rugy, qui était mon invité hier.
00:14:17Écoutez le constat de François de Rugy, donc ancien ministre et ancien président de l'Assemblée nationale,
00:14:21le constat qu'il fait sur l'évolution de la ville.
00:14:23Et je vous donnerai la parole, Karima et Caroline Pilas, puisque vous n'êtes pas encore exprimés.
00:14:27Mais écoutez, François de Rugy, c'est intéressant.
00:14:30C'est vrai que les résultats des élections municipales ont reconduit Johanna Rolland, maire de Nantes,
00:14:37la majorité qu'elle avait avec les Verts, avec le Parti communiste, et elle l'a même élargie à la
00:14:42France insoumise.
00:14:42On sait que la France insoumise, les Verts, le Parti communiste, mais aussi une partie des élus socialistes, d'ailleurs,
00:14:49sont contre la vidéosurveillance, sont contre l'armement des polices municipales.
00:14:52À Nantes, la police municipale n'est pas armée, elle n'a que des tasers ou des bâtons.
00:14:57Il y a aussi une volonté, ou un manque de volonté plus exactement, de lutter contre la consommation de drogue.
00:15:05C'est malheureusement à Nantes, on ne s'en passerait, mais c'est ainsi.
00:15:08Et c'est un triste symbole qu'il y a un député, LFI, qui a été arrêté en flagrant délit,
00:15:14en train d'acheter de la drogue à un mineur.
00:15:17Et ce député, il est toujours en place, et la maire de Nantes n'a jamais dénoncé son comportement,
00:15:22il n'a jamais condamné ce comportement.
00:15:24Donc c'est vrai qu'il y a un climat général qui, jusqu'à présent, a été plutôt au laissé
00:15:30-aller.
00:15:32Laissé-aller, dit François de Rougy. Il connaît bien cette ville, je la connais aussi.
00:15:35Et je rappelle quand même que pendant de nombreuses années, Nantes faisait partie du haut du classement des villes
00:15:40où il faisait bon vivre.
00:15:42Exactement.
00:15:42C'est terrible. Il y a 15 jours, je suis descendu à Nantes, je prenais un pot dans un café
00:15:48bien connu du centre-ville de Nantes
00:15:50et j'ai été interpellé par une personne qui était un policier, qui m'a reconnu et qui m'a
00:15:54interpellé en me disant
00:15:56« Oui, vous parlez de Nantes, mais la réalité, c'est pire que ce que vous racontez. »
00:16:03C'est-à-dire qu'elle me dit « Moi, je suis à deux ans de la retraite, je suis
00:16:06du Finistère, j'ai quitte cette ville et prendre ma retraite dans le Finistère. »
00:16:10Et ça, c'est un témoignage d'un policier qui est en activité à Nantes.
00:16:15Ce dont je vous parle, c'était il y a 15 jours. 15 jours. C'est ça la réalité, Karima.
00:16:20Oui, on le voit depuis le mois de janvier, les chiffres qui circulent.
00:16:23On parle de 26 fusillades maintenant depuis le début de l'année à Nantes.
00:16:27Hier, on parlait de Marseille. Aujourd'hui, on parle de Nantes. Demain, ça sera quelle ville?
00:16:31Et je trouve qu'il y a peut-être, il y a vraiment une interrogation, cette espèce de tolérance qu
00:16:36'on a.
00:16:36On se dit « Bon, de toute façon, on ne pourra jamais endiguer complètement le trafic de drogue, donc on
00:16:42fait un peu ce qu'on peut, on fait ce qu'on peut. »
00:16:44Mais non, la réalité, c'est qu'on a laissé gagner du terrain aux narcotrafiquants.
00:16:49Et c'est extrêmement grave. On voit qu'il y a des populations entières, des milliers de personnes, d'habitants
00:16:53dans certains quartiers qui sont pratiquement laissés à eux-mêmes.
00:16:56Oui, on fait des choses, mais manifestement, ce n'est pas suffisant. Et il y a un vrai questionnement à
00:17:02se dire, par exemple, sur la saisie, la saisie des produits qui ont été acquis par la criminalité, en fait,
00:17:10par l'argent de la criminalité.
00:17:11Comment se fait-il qu'on ne peut pas aller plus loin dans cette confiscation, cette saisie de ces biens,
00:17:16donc de s'attaquer véritablement au portefeuille?
00:17:19Rappelez-vous aussi, j'ai l'impression que des fois, il y a des signaux, il y a des alertes
00:17:23qui sont données et on n'en tient pas particulièrement compte.
00:17:26Je me souviens quand c'était la procureure de Paris, Laure Bécaud, qui disait, attention, on est à ce niveau
00:17:31où la corruption maintenant, parce que le trafic génère tellement d'argent, des milliards d'euros chaque année.
00:17:39Donc, il y a ce pouvoir maintenant de corruption à différentes échelles.
00:17:43Le recrutement des mineurs, on en a parlé il y a quelques instants, sur à quel point c'est de
00:17:49plus en plus facile.
00:17:51Ils n'ont pas nécessairement cette espèce de notion de bien, de mal, de moralité par rapport à tout ça.
00:17:58Donc, il y a aussi ce côté très facile d'aller recruter des jeunes et l'idéologie aussi.
00:18:03Et de plus en plus jeunes, surtout.
00:18:05Et de plus en plus jeunes.
00:18:06Et j'en terminerai aussi là-dessus, sur cette idéologie aussi, où on voit effectivement dans certaines villes, souvent plus
00:18:14écologistes, très, très à gauche,
00:18:17où finalement on va dire, ben non, on veut, on aimerait peut-être désarmer la police.
00:18:22Ben oui.
00:18:22On en parle de ce discours, finalement, que le problème viendrait des policiers.
00:18:27Souvenez-vous de ce qui s'est passé à samedi.
00:18:28Ben voilà.
00:18:29Donc, une inversion des valeurs, une inversion aussi de, finalement, qui sont les auteurs, finalement, de ces délits, de ces
00:18:37crimes versus les victimes.
00:18:38Caroline.
00:18:39C'est une société parallèle qui s'est construite depuis plusieurs années, qui n'est pas la nôtre en termes
00:18:46d'écosystème.
00:18:46Et effectivement, c'est une bonne partie de la France qui est gangrénée par ce narcotrafic, qui subit ce trafic.
00:18:53Beaucoup d'habitants qui ne sont pas arrosés, n'avraient d'être trivial, mais c'est la réalité, parce que
00:18:57vous avez des familles qui profitent aussi de ce système.
00:18:59Bien sûr. Et les narcotrafiquants ont un rôle social dans certains quartiers.
00:19:02Ils achètent la paix sociale.
00:19:03Ils achètent la paix sociale.
00:19:04Bien évidemment. Et ils sont là où l'État n'est plus, et où beaucoup de municipalités...
00:19:08Ils se substituent à l'État.
00:19:10Exactement. On délaissait leur rôle.
00:19:11Mais moi, j'en veux énormément, en fait, aux politiques, depuis plus de 40 ans désormais,
00:19:15qu'ils soient de droite ou de gauche, parce qu'ils se sont mis des œillères.
00:19:19Tout ça était validé déjà depuis des années.
00:19:24En fait, quand vous entendiez, quand vous écoutiez les récits, comme le disait très bien Arnaud déjà en 2005...
00:19:30Il y a 20 ans, Arnaud a l'arté, c'est terrible.
00:19:32Exactement. Mais il devait être taxé de tous les noms, j'imagine, alors qu'il était visionnaire,
00:19:36avec les policiers qui étaient sur le terrain.
00:19:38Donc, quand vous remontiez ces informations, vous passiez pour quelqu'un de pessimiste, de délitiste,
00:19:44qui est facho, qui instrumentalise.
00:19:46Vous savez, toujours la même narration, toujours le même récit, le même lexique.
00:19:50Et en fait, on en arrive à un système qui va être très compliqué à endiguer,
00:19:55parce que cette malfaisance, cette malveillance, qui est aussi la pas du gain.
00:19:59Tu parlais tout à l'heure, Karima, des jeunes qui sont souvent considérés comme de la chair à canon,
00:20:03que ce soit des mineurs isolés ou que ce soit des Français dans ces quartiers.
00:20:08Mais ils n'ont pas la sensation du lendemain.
00:20:10C'est l'immortalité, l'invincibilité, l'argent facile.
00:20:14Donc forcément, quand on vous promet, mon zémerveille, d'avoir des minimums de 500 euros par semaine,
00:20:19comment est-ce que vous voulez être intégré dans une société ?
00:20:22On ne parle même pas d'assimilation, d'intégration, puisqu'ils sont nés ici, ils sont Français.
00:20:27Mais on vous dit, pourquoi est-ce que j'irais à l'école ?
00:20:30Moi, j'ai déjà discuté avec certains, parce que de toute manière, je gagne plus
00:20:33que ce que quelqu'un qui fait partie de la classe moyenne gagne à la fin du mois.
00:20:37Donc quel est l'intérêt ?
00:20:38Donc malheureusement, si on ne fait pas preuve d'autoritarisme,
00:20:41et là-dessus, je vais être très dur quand vous entendez beaucoup de ces habitants
00:20:43qui n'ont pas les moyens, malheureusement, de déménager.
00:20:46Donc l'idéologie est là aussi.
00:20:47Ils sont obligés de subir et montrer pas de blanche au quotidien.
00:20:50À la décharge des pouvoirs publics français, parce qu'il faut être honnête,
00:20:53c'est quand même une situation qui est partout dans le monde occidental.
00:20:59Bien sûr, mais il y a une mexicanisation.
00:21:01Ce n'est pas simplement en France, c'est vrai.
00:21:02Mais on a laissé pourrir la situation depuis tant d'années par idéologie politique.
00:21:06Écoutez ce que disait Jean-Philippe Tanguy, qui était mon invité hier dans cette même émission,
00:21:11donc le député Rennes de la Somme et son constat.
00:21:15Si ce gouvernement essaie de nous faire banaliser l'horreur,
00:21:19on parle d'enfants, parce que ce sont des enfants,
00:21:21même si, peut-être, je ne sais pas qu'ils soient associés ou pas aux narcotraffiques,
00:21:25on ne le sait pas.
00:21:26Au fait que ce soit des enfants, des enfants, 13 ans, 14 ans,
00:21:29mais même s'ils sont liés au narcotrafic, même s'ils ont commis des actes répréhensibles,
00:21:34aucun enfant en France, même s'il est perdu dans le narcotrafic,
00:21:39aucune mère ne doit pleurer son enfant, 13 ans, 14 ans, 15 ans.
00:21:42On ne parle pas de barbouze de 40 ans.
00:21:46On a presque une banalisation de ça.
00:21:48Enfin, sincèrement, 6 morts, il y a encore quelques années même,
00:21:51chaque mort aurait fait un scandale.
00:21:53Chaque mort aurait fait un scandale.
00:21:54Maintenant, le fait de faire 6 morts en une semaine
00:21:57est traité évidemment comme quelque chose d'anormal,
00:21:59mais presque comme une banalité.
00:22:01Donc, il ne faut pas l'accepter.
00:22:03Et non, l'État n'est pas mobilisé à 100%.
00:22:06Jacques Morel, réaction.
00:22:08Vous êtes d'accord ?
00:22:09Oui, alors, on retombe, si vous voulez, à chaque fois sur les mêmes critères.
00:22:15La jeunesse des auteurs,
00:22:19les villes dans lesquelles il y a une tolérance
00:22:21plus importante que dans d'autres,
00:22:24est-ce que les élus qui ont en charge la sécurité dans les communes
00:22:27ne feraient pas bien non pas d'aller en stage,
00:22:29mais d'aller tout simplement en patrouille la nuit
00:22:31avec les gens des polices municipales.
00:22:33Ce n'est pas une mauvaise idée, sachez.
00:22:34Les polices municipales désarmées
00:22:36et aillent se confronter avec la réalité des choses.
00:22:41Comment on réagit quand on est pris à partie
00:22:43par des gamins de 15 ans qui sont armés
00:22:45et que vous, vous êtes adulte,
00:22:47vous représentez une commune,
00:22:49vous représentez l'État,
00:22:50vous êtes en uniforme
00:22:51et vous avez pour vous défendre
00:22:54au mieux des armes létales, non létales,
00:22:57des bâtons de protection,
00:22:59un gilet pare-balles,
00:23:01des choses ridicules par rapport à des gamins
00:23:03qui peuvent vous menacer avec des armes de poing.
00:23:05Si les élus touchaient ça,
00:23:07si vous voulez,
00:23:08dans la deuxième partie de la nuit
00:23:10dans les cités de leurs agglomérations,
00:23:13peut-être qu'ils auraient une attitude différente
00:23:15quand il faut prendre des décisions
00:23:17sur l'équipement de leurs policiers.
00:23:20Arnaud, vous pouvez peut-être faire,
00:23:21je ne sais pas,
00:23:22un copier-coller du message
00:23:24que vous avez envoyé à Nicolas Sarkozy
00:23:25il y a 20 ans,
00:23:26à Emmanuel Macron,
00:23:27que vous connaissez aussi.
00:23:28Je ne sais pas s'il vous répondra,
00:23:29mais en tous les cas,
00:23:29vous pouvez faire un copier-coller.
00:23:30Oui, mais enfin,
00:23:31et alors, quoi ça ?
00:23:32Ben, je n'en sais rien.
00:23:33Ça change quoi ?
00:23:34Ben, je ne sais pas.
00:23:35Et le truc sur les armes automatiques,
00:23:36le truc sur les armes automatiques
00:23:38le mêle au directeur de cabinet.
00:23:39Non, mais ça se tente,
00:23:40vu la situation.
00:23:42Oui, mais je n'ai pas les solutions.
00:23:44Non, mais le conseil...
00:23:45Ou alors les solutions que je peux avoir,
00:23:47je ne peux pas les dire.
00:23:48Mais peut-être qu'ils devraient faire
00:23:50région par région,
00:23:52c'est-à-dire mettre le paquet.
00:23:53Non, je parle à un professionnel,
00:23:55peut-être mettre le paquet
00:23:57région par région et...
00:23:59Mais il y a une espèce de hit parade,
00:24:01excusez l'expression,
00:24:02des villes qui apparaissent
00:24:04régulièrement
00:24:06au devant de l'actualité
00:24:08sur des phénomènes comme ça.
00:24:09Le département de la Seine-Saint-Denis,
00:24:11malheureusement,
00:24:12la région de Grenoble,
00:24:15la région de Nantes,
00:24:16la région lyonnaise,
00:24:17la région marseillaise.
00:24:19Il faudrait essayer d'analyser
00:24:20pourquoi ces régions-là
00:24:22sont des pépinières de...
00:24:24Et on a déjà un peu répondu.
00:24:26On a déjà un peu répondu.
00:24:27Vous avez le constat de François de Rugy
00:24:29qui est né à Nantes il y a 50 ans,
00:24:30parce que je peux le dire,
00:24:31ce qu'il a de l'actualité.
00:24:32Oui, mais c'est là qu'il faudrait
00:24:33mettre le paquet,
00:24:34puisque avec cette liste,
00:24:36si vous voulez,
00:24:37de communes un peu
00:24:38de configurations différentes,
00:24:40mais qui néanmoins
00:24:41rencontrent les mêmes difficultés,
00:24:43ça permettrait peut-être
00:24:44que dans ces villes-là...
00:24:44Mais sincèrement,
00:24:45je répète,
00:24:47je connais bien cette ville de Nantes,
00:24:48honnêtement.
00:24:49C'était une ville magnifique.
00:24:52On n'est pas très loin de la mer
00:24:53ni quoi que ce soit.
00:24:54Et à chaque fois que je descends
00:24:57à Nantes,
00:24:57je suis interpellé,
00:24:59mais sans arrêt.
00:25:00Sans arrêt.
00:25:01Je ne reconnais plus la ville
00:25:02que j'ai aimée.
00:25:04J'y ai vécu.
00:25:05Mes enfants y sont nés.
00:25:06J'y suis né.
00:25:08Mais la ville a changé.
00:25:09Force est de constater.
00:25:10Mais quand vous en parlez
00:25:11aux élus,
00:25:12et certains nous interpellent,
00:25:13ils disent
00:25:13« Ouais, mais non,
00:25:14vous faites du non-de-bashing ».
00:25:16Alors, Pascal Praud est de Nantes.
00:25:17Moi, je suis de Nantes.
00:25:18Et on nous reproche
00:25:20de faire du non-de-bashing.
00:25:21Mais on ne fait que témoigner
00:25:22et de dire ce qui se passe
00:25:22dans cette ville.
00:25:24Voilà.
00:25:24Et c'est ça la réalité.
00:25:25Mais votre réalité n'est pas la leur.
00:25:27Lémagogiquement, par exemple.
00:25:27Exactement.
00:25:28Et honnêtement,
00:25:29ce n'est pas de gaieté de cœur.
00:25:30J'ai encore des attaches à Nantes.
00:25:32Sincèrement.
00:25:33Mais quand je vous parle
00:25:33de l'exemple
00:25:34où je suis interpellé
00:25:35par un policier
00:25:35que je ne connaissais
00:25:36d'Inev, d'Idanan,
00:25:37alors que je suis en train
00:25:37de prendre un pot
00:25:38tranquillement avec des amis,
00:25:39c'est qu'il se passe quelque chose.
00:25:41On ne peut pas mettre
00:25:42tout ça sous le tapis.
00:25:43C'est une réalité.
00:25:44Voilà.
00:25:44C'est tout ce qu'on peut dire.
00:25:46Ou alors,
00:25:46on a des œillets.
00:25:47On se dit
00:25:47« La vie, elle est fantastique
00:25:48et c'est la faute à personne ».
00:25:50Ben si,
00:25:50il se passe quelque chose
00:25:51à Nantes.
00:25:51Indiscutablement.
00:25:52On ne peut pas le dire.
00:25:54Voilà.
00:25:54On marque une première pause.
00:25:55On ira à Londres
00:25:57juste après
00:25:58avec Dora Abdel Razik.
00:26:00Il y a deux grosses manifestations
00:26:02en marge de cette finale
00:26:04de la Coupe d'Angleterre
00:26:06de football, bien sûr.
00:26:07une manifestation
00:26:10anti-émigration
00:26:11est incroyable.
00:26:12Mais les choses bougent.
00:26:13Ce n'est pas la première
00:26:13manifestation qui se déroule.
00:26:14Et puis, bien évidemment,
00:26:16une manifestation pro-palestinienne.
00:26:17On sera d'ailleurs
00:26:18au cœur de la manifestation
00:26:19avec Astrid et Yona,
00:26:21porte-parole de Némis.
00:26:23J'espère que la connexion
00:26:24fonctionnera
00:26:24parce qu'elles sont au cœur
00:26:25de la manifestation
00:26:26anti-émigration.
00:26:27On vous retrouve
00:26:28dans quelques instants.
00:26:29Restez-nous fidèles,
00:26:30évidemment.
00:26:30C'est sur CNews
00:26:31que ça se passe.
00:26:31Et nulle part ailleurs.
00:26:32Vous savez ça.
00:26:36Mal.
00:26:3717h34,
00:26:38nous poursuivons
00:26:39nos échanges
00:26:40et nos débats
00:26:41avec un programme
00:26:42assez chargé
00:26:43en ce samedi.
00:26:44Et nous accueillons
00:26:44Dora Abdelrazik,
00:26:46notre spécialiste
00:26:47de l'International.
00:26:48Rebonjour,
00:26:49ma chère Dora.
00:26:49On va prendre
00:26:50la direction de Londres,
00:26:51je le disais,
00:26:51avec deux grosses manifestations.
00:26:54Et c'est une journée
00:26:55importante
00:26:55pour les amateurs
00:26:57de football
00:26:58puisque c'est
00:26:59la grande finale
00:27:00de la Coupe.
00:27:03avec Manchester City.
00:27:06Je voulais vérifier
00:27:07si vous connaissiez
00:27:10les deux équipes.
00:27:12Mais ce n'est pas pour ça
00:27:12que je voulais vous avoir
00:27:13parce qu'il y a
00:27:14deux manifestations importantes.
00:27:15Une contre
00:27:17l'immigration
00:27:18et ça,
00:27:18c'est un signe important.
00:27:20Ce n'est pas
00:27:20la première manifestation.
00:27:21On l'avait déjà commentée
00:27:22il y a quelques mois
00:27:23qu'elle avait rassemblé
00:27:25un nom incroyable.
00:27:26Et puis évidemment,
00:27:27l'autre manifestation,
00:27:28c'est une manifestation
00:27:29pro-palestinienne.
00:27:31On en a parlé à Midi
00:27:32dans le cadre de Midi News.
00:27:34On est né où
00:27:34très précisément
00:27:35et nous tenterons
00:27:36tout à l'heure,
00:27:37juste après vous,
00:27:38un contact
00:27:38avec Astrid et Yona
00:27:39qui sont au cœur
00:27:41de la manifestation.
00:27:42J'espère que le contact
00:27:43va marcher
00:27:43parce qu'il y a beaucoup de monde.
00:27:44Mais racontez-nous
00:27:45un petit peu les choses.
00:27:45Pour l'instant,
00:27:46tout se passe bien
00:27:47puisqu'on craignait
00:27:48vraiment des débordements
00:27:49pour ces deux manifestations.
00:27:50Vous l'avez dit,
00:27:51une qui est anti-immigration
00:27:54qui a été lancée
00:27:56à l'appel
00:27:56de Tommy Robinson
00:27:58qui est le chef de file
00:27:59de la contestation populaire
00:28:00anti-immigration.
00:28:01Ce qu'il faut savoir,
00:28:02c'est que Tommy Robinson,
00:28:03c'est un ancien hooligan
00:28:05qui est aujourd'hui
00:28:06la figure
00:28:08de l'anti-islam
00:28:09et de l'anti-immigration
00:28:10du Royaume-Uni.
00:28:11Il est très critique,
00:28:12bien évidemment,
00:28:12à l'égard du gouvernement.
00:28:14Vous l'avez dit,
00:28:15son mouvement
00:28:15a pris de l'ampleur
00:28:16ces derniers mois.
00:28:17Il faut savoir
00:28:18qu'aujourd'hui,
00:28:18en Angleterre,
00:28:19au Royaume-Uni,
00:28:20en général,
00:28:21l'immigration
00:28:21et l'identité nationale
00:28:23sont au cœur
00:28:24du débat public.
00:28:25En septembre dernier,
00:28:26justement,
00:28:27sa manifestation
00:28:27avait rassemblé
00:28:28plus de 150 000 personnes
00:28:30« Unite the Kingdom »,
00:28:32« Réunir le Royaume ».
00:28:34C'est aussi
00:28:35le mot d'ordre
00:28:36aujourd'hui.
00:28:37Donc,
00:28:37il espère vraiment
00:28:38réaliser une nouvelle
00:28:38démonstration de force.
00:28:40Il faut savoir
00:28:40que les manifestants
00:28:41qui participent
00:28:42à ce rassemblement
00:28:43ont plusieurs revendications.
00:28:45Ils dénoncent
00:28:46notamment
00:28:47la politique migratoire
00:28:49britannique.
00:28:51Ils voudraient aussi
00:28:52que les priorités
00:28:54du peuple
00:28:54passent en premier.
00:28:56tout ce qui concerne
00:28:57les questions
00:28:58de logement
00:28:58et de services
00:29:00publics.
00:29:00C'est surtout
00:29:01un mouvement
00:29:01qui veut ressusciter
00:29:02le sentiment
00:29:04d'appartenance
00:29:05à une même nation.
00:29:06Les Anglais,
00:29:07les Écossais,
00:29:07les Irlandais du Nord
00:29:08et une manifestation
00:29:10qui intervient
00:29:10à un moment
00:29:11assez important
00:29:12au niveau politique
00:29:13puisque Kerstamer
00:29:14est très affaibli.
00:29:16Vous vous rappelez
00:29:16de ces élections locales
00:29:18où ça a été vraiment
00:29:19une véritable débâcle.
00:29:22Et puis,
00:29:22en face,
00:29:23il y a cette fameuse
00:29:24manifestation
00:29:25pro-palestinienne.
00:29:26Elle est organisée
00:29:27pour commémorer
00:29:28la Nakba
00:29:29qui signifie en arabe
00:29:30« catastrophe »
00:29:31en référence.
00:29:33Un événement
00:29:34qui est survenu
00:29:34en 1948.
00:29:35C'est vraiment
00:29:36l'échec
00:29:37des pays arabes
00:29:38face à Israël
00:29:39qui avait mené
00:29:40à l'exode
00:29:40des Palestiniens
00:29:41et puis la création
00:29:42de l'État d'Israël.
00:29:44Est-ce qu'on peut
00:29:44craindre des débordements ?
00:29:45Vous avez dit
00:29:45que pour le moment
00:29:46tout se passait
00:29:47dans le calme
00:29:47et puis il y a
00:29:47cette fameuse finale
00:29:48de football
00:29:49qui est un niveau
00:29:49important et incontournable
00:29:50pour les Anglais.
00:29:51C'est ça surtout
00:29:51qui inquiète
00:29:52les forces de l'ordre
00:29:53puisque c'est une grande finale
00:29:54qui a lieu
00:29:55au stade de Wembley.
00:29:56On a quand même
00:29:58assisté depuis ce matin
00:29:59un dispositif exceptionnel
00:30:01de la part
00:30:02des forces de l'ordre
00:30:03puisqu'ils craignent
00:30:04justement que ces hooligans
00:30:05qui sont aux abords
00:30:06du stade
00:30:07soient tentés
00:30:08de rejoindre
00:30:08la manifestation
00:30:10anti-immigration.
00:30:11Donc on a un dispositif
00:30:13vraiment exceptionnel
00:30:14avec plus de 4000 policiers
00:30:17qui sont sur le terrain
00:30:18de manifestations
00:30:19qui ont lieu
00:30:19à deux endroits différents.
00:30:20Donc elles ne se croisent jamais.
00:30:23Il y a aussi
00:30:24des véhicules blindés,
00:30:25des hélicoptères,
00:30:26des drones
00:30:26et pour la première fois
00:30:27des caméras
00:30:29de reconnaissance faciale
00:30:30en direct.
00:30:30D'habitude on utilise
00:30:31vraiment ce genre
00:30:32de caméras
00:30:33pour les matchs de foot
00:30:34mais aussi pour les concerts
00:30:35là pour la première fois
00:30:36pour une manifestation.
00:30:38La police aussi
00:30:39qui justifie en fait
00:30:40ce dispositif
00:30:41à cause du contexte
00:30:43international
00:30:44qui est très tendu
00:30:45et ça peut
00:30:46attiser les tensions
00:30:47et c'est répercuté
00:30:48dans les rues.
00:30:49Et puis de son côté
00:30:50lui,
00:30:50Tommy Robinson
00:30:52a quand même appelé
00:30:55ses militants
00:30:56à manifester
00:30:58dans le calme
00:30:59pacifiquement
00:30:59surtout de ne pas
00:31:00être masqué
00:31:01et puis de faire attention
00:31:02à l'abus
00:31:03de boissons alcoolisées
00:31:05parce qu'on sait
00:31:05que c'est souvent
00:31:06que ça dégénère
00:31:07donc pour l'instant
00:31:07les manifestations
00:31:08sont toujours en cours
00:31:09c'est souvent le soir
00:31:10en fait
00:31:11et peut-être
00:31:11juste avant
00:31:12et après le match
00:31:14on peut avoir
00:31:15quelques violences.
00:31:16Merci beaucoup
00:31:17pour toutes ces précisions
00:31:18on va tenter
00:31:19d'établir le contact
00:31:19avec Astrid et Yona
00:31:21porte-parole de Némisys
00:31:22qui sont au cœur
00:31:22de cette manifestation
00:31:24contre l'immigration.
00:31:26Astrid, Yona
00:31:27je ne sais pas
00:31:27qui peut me répondre
00:31:28elles sont là
00:31:29toutes les deux
00:31:29merci d'être avec nous
00:31:31on me dit que la communication
00:31:33est difficile
00:31:33mais on va quand même tenter
00:31:34racontez-nous un peu
00:31:35comment les choses se passent
00:31:36il y a beaucoup
00:31:37beaucoup de monde
00:31:37racontez-nous
00:31:38comment vous avez vécu
00:31:39cette manifestation
00:31:40qui parle ?
00:31:41Je vous laisse le choix
00:31:43Je vais commencer
00:31:44merci beaucoup
00:31:44merci de nous accueillir
00:31:45alors tout d'abord
00:31:47oui tout se passe très très bien
00:31:48on a vu des familles
00:31:49on a vu des jeunes
00:31:49on a vu des personnes âgées
00:31:50même des animaux
00:31:52tout le monde est là
00:31:52pour défiler
00:31:53tout se passe dans le respect
00:31:55c'est vraiment un très bel événement
00:31:57on est assez même envieux
00:31:58et on aimerait que quelque chose
00:32:00comme ça puisse exister en France
00:32:02tout vraiment se déroule pour le mieux
00:32:04on vient de descendre de scène
00:32:04parce qu'on a été avec Alice sur scène
00:32:06donc vraiment vous nous appelez
00:32:07au moment parfait
00:32:09il y a des centaines de milliers de personnes
00:32:10vous les entendez derrière moi
00:32:11c'est incroyable
00:32:14Qu'est-ce qui vous a marqué
00:32:15au cours de ce rassemblement ?
00:32:16parce qu'on l'a évoqué avec Dora
00:32:18il y a eu un précédent rassemblement
00:32:20où il y avait déjà beaucoup de monde
00:32:22il y a encore plus de monde ?
00:32:24nous on n'était pas là
00:32:25l'année dernière
00:32:26on était là il y a deux ans
00:32:27et le plus simple
00:32:28qu'il y a dedans
00:32:29il y a encore plus de 300 000 personnes
00:32:30alors rapprochez-vous du micro
00:32:31parce qu'on vous entend moins bien là
00:32:34excusez-moi
00:32:34vous m'entendez bien là ?
00:32:35là c'est mieux
00:32:36voilà rapprochez-vous
00:32:36excusez-moi
00:32:37c'est un peu compliqué
00:32:39comme on dit
00:32:39on descend
00:32:39on était sur scène
00:32:41c'est un petit peu compliqué
00:32:43donc comme on se dit
00:32:44il y a deux ans
00:32:45on était là
00:32:46et il y avait environ
00:32:47300 000 personnes
00:32:48aujourd'hui
00:32:49on peut plutôt parler
00:32:50en millions
00:32:51et c'est ça que je trouve
00:32:52que je pense
00:32:52c'est assez impressionnant
00:32:53comme l'a dit la Strie
00:32:54il y a tous les âges
00:32:56c'est tout plus vide
00:32:56il y a des familles
00:32:58qui sont là
00:32:58avec des enfants
00:33:00des amis
00:33:01c'est vrai
00:33:01c'est marrant
00:33:02et en fait
00:33:03ça nous fait du bien
00:33:04de voir qu'autant de monde
00:33:05est mobilisé
00:33:05on est vrai que
00:33:06on va communiquer
00:33:07la même chose en France
00:33:08les gens sont vraiment
00:33:08unis pour leur peuple
00:33:09et pour revendiquer leurs droits
00:33:11et pour faire passer
00:33:12leur grand vol
00:33:13en fait de l'immigration
00:33:14on aimerait que la même chose
00:33:15arrive en France
00:33:15qu'est-ce qui vous a le plus
00:33:19marqué au cours
00:33:20de cette manifestation
00:33:21quelles sont les personnes
00:33:22qui défilent
00:33:23à côté de nous
00:33:25il y a beaucoup de monde
00:33:26qui défilent à côté de nous
00:33:27il y a plusieurs nationalités
00:33:29d'ailleurs
00:33:29il y a un manque
00:33:30du gouvernement irlandais
00:33:31il y a des prêtres
00:33:33il y a vraiment des gens
00:33:34qui viennent absolument
00:33:35de partout
00:33:35il y a une victime
00:33:36d'ailleurs des grooming gangs
00:33:38Samy Houdaout
00:33:39c'est vraiment
00:33:40c'est très vétérotique
00:33:42il n'y a pas juste
00:33:44une catégorie de personnes
00:33:45c'est vraiment
00:33:46tous les anglais
00:33:47en fait qui sont fiers
00:33:47d'être anglais
00:33:48et qui ont envie
00:33:49de rester
00:33:51maître chez eux
00:33:52Merci
00:33:53merci en tous les cas
00:33:54d'être descendu de scène
00:33:56pour nous
00:33:56pour témoigner
00:33:57dans votre
00:33:58Punchline week-end
00:33:59merci à Astrid
00:34:00et merci à Yona
00:34:01porte-parole de Nemesis
00:34:03ça nous dit quelque chose
00:34:04quand même
00:34:05quand même
00:34:05à ce qui se passe
00:34:06on avait déjà commenté
00:34:07ça s'était passé d'ailleurs
00:34:08dans Punchline
00:34:08au cours du dernier
00:34:09rassemblement
00:34:10qui s'était déroulé
00:34:11c'est un changement
00:34:12quand même
00:34:12en Grande-Bretagne
00:34:13c'est une véritable
00:34:14prise de conscience
00:34:15oui je pense que
00:34:16c'est très révélateur
00:34:17c'est très important
00:34:19ce qui se passe là-bas
00:34:20et il faut faire attention
00:34:21aussi parce que
00:34:21bon évidemment
00:34:22on peut dire
00:34:23beaucoup de choses
00:34:24sur Tommy Robinson
00:34:25il y a beaucoup de choses
00:34:27qu'on peut critiquer
00:34:28chez la personne
00:34:28mais il y a quand même
00:34:30un mouvement derrière
00:34:31c'est-à-dire que
00:34:31quand on regarde
00:34:32les manifestations
00:34:33par exemple
00:34:33au mois de septembre passé
00:34:36il y a des chiffres
00:34:37on parle de près
00:34:37de 150 000 personnes
00:34:39qui sont descendues
00:34:40dans les rues
00:34:40donc ça témoigne quand même
00:34:42je pense
00:34:42au sein de la population
00:34:44d'une partie de la population
00:34:45en Grande-Bretagne
00:34:47en fait
00:34:48envers leur politique
00:34:49de dire
00:34:49non vous ne nous avez pas
00:34:51écoutés
00:34:51il y a cet échec
00:34:52il y a plusieurs échecs
00:34:54notamment sur la politique
00:34:55migratoire
00:34:56il y a ces enjeux
00:34:58on a parlé aussi
00:34:59de certains scandales
00:35:00qui avaient été
00:35:00tus aussi
00:35:01au nom de ce multiculturalisme
00:35:03de cette diversité
00:35:05heureuse
00:35:05on n'osait pas trop
00:35:06parler de certaines choses
00:35:07dont l'histoire
00:35:08par exemple
00:35:08des scandales
00:35:10de ce qu'on a appelé
00:35:10le scandale
00:35:11des grooming gangs
00:35:12donc de ces viols
00:35:14de femmes
00:35:16de jeunes femmes
00:35:16beaucoup de jeunes femmes
00:35:17anglaises
00:35:18par des gangs
00:35:20anglo-pakistanais
00:35:23majoritairement
00:35:24pas que
00:35:24mais quand même
00:35:24majoritairement
00:35:25et on avait eu
00:35:26pendant plusieurs années
00:35:28côté même politique
00:35:29parce qu'on avait peur
00:35:31de faire l'amalgame
00:35:32de faire justement
00:35:32le jeu de l'extrême droite
00:35:34de dire
00:35:34ben voyez
00:35:35il y a quelque chose
00:35:36finalement de raciste
00:35:37donc on ne veut pas en parler
00:35:38et il y a cette gronde
00:35:39finalement au sein
00:35:40de la population
00:35:40qui dit
00:35:41écoutez ça suffit
00:35:42et ça sort pas toujours
00:35:43de la bonne façon
00:35:44parfois certains vont dire
00:35:45ah il y a des dérapages
00:35:46ou quoi que ce soit
00:35:46mais il y a aussi
00:35:48je pense qu'il y a
00:35:49chez une grande partie
00:35:51quand même
00:35:51de la population
00:35:53ce message
00:35:54qui est envoyé aux politiques
00:35:55en disant
00:35:55faites quelque chose
00:35:57et d'ailleurs
00:35:57quand on regarde
00:35:58les dernières élections
00:36:00locales
00:36:00ce n'est pas pour rien
00:36:01qu'on a vu
00:36:02cette percée
00:36:03spectaculaire
00:36:03c'était quand même
00:36:05un désabeu
00:36:06Nigel Farage
00:36:07donc il faut aussi
00:36:08à un moment donné
00:36:09réaliser ce qui se passe
00:36:10sur le terrain
00:36:11et il faut faire aussi
00:36:12attention à cette récupération
00:36:14du discours
00:36:15qui va dire finalement
00:36:16que toutes les milliers
00:36:17de personnes qui sont
00:36:17dans la rue
00:36:18ce sont tous des racistes
00:36:19et des gens d'extrême droite
00:36:21je ne sais pas
00:36:21ce que vous avez remarqué
00:36:22ce qui m'a marqué
00:36:23dans les propos
00:36:24d'Astrid et Diona
00:36:25ils étaient donc
00:36:26assez euphoriques
00:36:27sur ce qui se passe
00:36:28chez nos amis britanniques
00:36:30ils ont aimé
00:36:31qu'une telle manifestation
00:36:32puisse se dérouler
00:36:33en France aujourd'hui
00:36:35sincèrement
00:36:35je pense que ça serait
00:36:36un peu compliqué
00:36:37peut-être
00:36:38Arnaud
00:36:38je comprends la volonté
00:36:41des peuples européens
00:36:42de conserver leur identité
00:36:45mais de telles manifestations
00:36:47contre l'immigration
00:36:48me font un peu mal au coeur
00:36:50me font mal au coeur
00:36:51parce que ça montre
00:36:52quand même un antagonisme
00:36:54dans la société
00:36:55et une radicalisation
00:36:56juste ou pas juste
00:36:58ce n'est pas le problème
00:36:58mais c'est
00:37:00vous voyez ce que je veux dire
00:37:01c'est pas
00:37:01c'est
00:37:02c'est
00:37:03mais c'est présenté
00:37:03comme ça aussi Arnaud
00:37:05c'est-à-dire qu'il y a des gens
00:37:06qui descendent dans la rue
00:37:07c'est aussi pour dire
00:37:09remoyer
00:37:09ça sort comme ça
00:37:10mais venant d'Angleterre
00:37:12où c'était quand même
00:37:12porte d'ouvert
00:37:14ça fait mal au coeur
00:37:16qu'on arrive
00:37:16à ce stade
00:37:21d'antagonisme
00:37:21dans la société
00:37:22mais c'est ce que disaient
00:37:23Dora
00:37:24et Astrid
00:37:25et Yonar
00:37:26c'est-à-dire que cette manifestation
00:37:27est encore plus importante
00:37:28que la dernière
00:37:29c'est ça qui est
00:37:30exactement
00:37:30elle est plus importante
00:37:31mais c'est vrai qu'il faut souligner
00:37:32un ras-le-bol
00:37:33de la part des Anglais
00:37:34justement concernant
00:37:35cette politique
00:37:36migratoire
00:37:37ils veulent vraiment
00:37:38que les Britanniques
00:37:40passent en priorité
00:37:41donc ça peut s'entendre
00:37:43et puis il ne faut pas oublier
00:37:44aussi que
00:37:45le Royaume-Uni
00:37:46a accueilli quand même
00:37:46pas mal d'islamistes
00:37:49en fait
00:37:49pendant très longtemps
00:37:50les frères musulmans
00:37:51qui étaient rejetés
00:37:53en fait des pays arabes
00:37:54trouvaient refuge
00:37:55en Angleterre
00:37:56donc il y a aussi
00:37:57cette crainte
00:37:57comme je le disais
00:37:58avec l'actualité internationale
00:37:59qui prend le pas
00:38:00on sait qu'il y a eu
00:38:01par exemple des attaques
00:38:02au couteau
00:38:04notamment
00:38:04contre des gens
00:38:05de confession juive
00:38:07récemment
00:38:07donc il y a
00:38:08tout ce contexte
00:38:09en fait
00:38:09qui fait que
00:38:10ça monte
00:38:10voilà
00:38:11on va changer de sujet
00:38:13merci Dora
00:38:14en tous les cas
00:38:14pour ces précisions
00:38:15on va parler
00:38:17on va parler de direction
00:38:18de Cannes
00:38:18on va parler du film
00:38:19L'abandon
00:38:20consacré
00:38:21aux onze derniers jours
00:38:22de la vie de Samuel Paty
00:38:24et le côté
00:38:26pardonnez-moi
00:38:27l'expression
00:38:27dégueulasse
00:38:28c'est certaines réactions
00:38:29autour de ce film
00:38:31on va voir tout ça
00:38:32avec François Tiskevitch
00:38:32et je vous ferai agir
00:38:35C'est un film dangereux
00:38:36faisons un film
00:38:37pour l'extrême
00:38:37pour le RN
00:38:38Lui
00:38:38c'est Grim Cujo
00:38:40un streamer
00:38:40aux plus de 220 000 abonnés
00:38:42sur Instagram
00:38:42il vient d'assister
00:38:44à la projection du film
00:38:45sur les derniers jours
00:38:46de Samuel Paty
00:38:46au festival de Cannes
00:38:48pendant plusieurs minutes
00:38:49il dénigre le film
00:38:51qui selon lui
00:38:51est d'extrême droite
00:38:52ils font un teasing
00:38:53attention ils meurent à la fin
00:38:54et à la scène de la mort
00:38:55ils crient à la Ouagba
00:38:55avant de lui mettre
00:38:56le coup de couteau
00:38:56et après les flics arrivent
00:38:57et je suis en mode
00:38:58ok les gars
00:38:58besoin de film
00:38:59pour l'extrême droite
00:39:00pour le RN
00:39:00un an de l'élection
00:39:01c'est bien ça
00:39:02en plus les méchants musulmans
00:39:03ah ils sont antisémites
00:39:04franchement film dangereux
00:39:05j'ai rien d'autre à dire
00:39:06pourquoi tu votes en 2027
00:39:07la réponse est déjà donnée
00:39:08votez Mélenchon en 2027
00:39:09on encule le RN
00:39:10et l'extrême droite
00:39:11un avis loin d'être partagé
00:39:13par ces français
00:39:14que nous avons rencontré
00:39:15à la sortie d'une séance du film
00:39:17très objectif
00:39:22aucun parti pris politique
00:39:24très fidèle
00:39:25je pense que très fidèle
00:39:26à ce qui s'est réellement passé
00:39:27je trouve que c'est très bien joué
00:39:29que le comédien principal
00:39:31il est très proche
00:39:34très émouvant
00:39:36et ça ne dénigre personne
00:39:39dans le sens où on voit bien
00:39:40quelles que soient les communautés
00:39:41il y en a qui sont du bon côté
00:39:42et d'autres du mauvais côté
00:39:44c'est un film que tout le monde
00:39:47doit voir
00:39:48aussi bien les élèves
00:39:51les parents
00:39:51que n'importe qui
00:39:53dans le monsieur tout le monde
00:39:55ou madame tout le monde
00:39:56sorti mercredi
00:39:57et présenté hors compétition
00:39:58à Cannes
00:39:59l'abandon relate
00:40:00les 11 jours précédents
00:40:01l'assassinat de Samuel Paty
00:40:03le 16 octobre 2020
00:40:05je vais être honnête
00:40:06je n'ai pas encore vu le film
00:40:07moi personnellement
00:40:07je n'ai pas eu le temps
00:40:08d'aller le voir
00:40:08j'ai vu quelques extraits
00:40:10mais au-delà de tout ça
00:40:11c'est la façon
00:40:12dont on peut se moquer
00:40:14du sort de Samuel Paty
00:40:15et encore une fois
00:40:16je réemploie ce terme
00:40:18et pardonnez-moi
00:40:19mais c'est dégueulasse
00:40:20de porter ce type
00:40:21de jugement
00:40:22de pouvoir rire
00:40:23du scénario
00:40:24de ce qui s'est produit
00:40:26on en est là aujourd'hui
00:40:27Caroline
00:40:27c'est ignoble
00:40:29méprisable
00:40:30et d'une indécence
00:40:31sans nom
00:40:31qui est la victime
00:40:32dans cette histoire ?
00:40:34moi j'aimerais juste
00:40:34demander à ceux
00:40:35qui se moquent
00:40:36ou une partie des médias
00:40:37aussi
00:40:38qui en a fait
00:40:38ses gorges chaudes
00:40:39c'est bien joué
00:40:40bien réalisé
00:40:41factuel
00:40:42mais il n'y a pas
00:40:43de mais en fait
00:40:44il y a un homme
00:40:45qui a été assassiné
00:40:47de sang-froid
00:40:48et qui a été
00:40:49laissé pour compte
00:40:50par une partie
00:40:51de ses collègues
00:40:52et le rectorat
00:40:54le reste ne m'intéresse pas
00:40:56on voit à quel point
00:40:57cette société
00:40:57est fracturée
00:40:59à quel point
00:40:59cette société
00:41:00est divisée
00:41:01au niveau
00:41:01de la moralité
00:41:02inversée
00:41:03donc
00:41:04partant de ce postulat
00:41:06moi je n'ai pas
00:41:07grand chose à dire
00:41:08à part que ces gens-là
00:41:09m'écoeurs
00:41:09et que si ça leur était
00:41:11arrivé à eux
00:41:11ou à un membre
00:41:12de leur famille
00:41:12j'aurais aimé les entendre
00:41:14et les voir réagir
00:41:15sur ce sujet
00:41:16parce que ce film
00:41:17est malheureusement
00:41:18pour monsieur Paty
00:41:19un film d'utilité publique
00:41:21comme l'a été entre autres
00:41:22le gang des barbares
00:41:23et on devrait le montrer
00:41:23dans les écoles ce film
00:41:24mais vous savez très bien
00:41:26que ça ne sera pas possible
00:41:27malheureusement
00:41:27sur le principe oui
00:41:28mais dans plein de quartiers
00:41:30déjà que la minute de silence
00:41:31n'avait pas été respectée
00:41:32vous croyez que ça va être autorisé
00:41:34non non je m'en doute
00:41:35mais bon
00:41:35on peut émettre des souhaits
00:41:37on peut parfois émettre des souhaits
00:41:38vertueux
00:41:39malheureusement
00:41:39dans une société
00:41:40qui va bien
00:41:41et qui respecte l'humain
00:41:42ce qui n'est pas le cas
00:41:42pour beaucoup
00:41:43Jacques Morel
00:41:44c'était un peu prévisible
00:41:46si vous voulez
00:41:46quand on voit déjà
00:41:47les difficultés
00:41:48qu'il y avait
00:41:48à faire donner le nom
00:41:50de ce professeur
00:41:51à l'établissement scolaire
00:41:54auquel il appartenait
00:41:55et dans lequel
00:41:56il y a eu ce drame
00:41:58à gauche
00:41:59si vous voulez
00:42:00c'est quelque chose
00:42:00qui gêne
00:42:03il y a eu
00:42:04un manque de solidarité
00:42:05au sein des enseignants
00:42:07déjà
00:42:08c'est ce qui doit ressortir
00:42:10je pense
00:42:10de ce film
00:42:11que je n'ai pas vu
00:42:12non plus
00:42:13et donc ça dérange
00:42:15de voir que le corps enseignant
00:42:16n'est pas venu
00:42:18au secours
00:42:18de ce prof
00:42:19qui était en difficulté
00:42:21déjà depuis
00:42:21plusieurs jours
00:42:23et que peut-être
00:42:24ça a conduit
00:42:25à ce qui s'est passé
00:42:27donc maintenant
00:42:29à chaque épisode
00:42:30où il faudra
00:42:31faire passer ce film
00:42:32dans les écoles
00:42:34il y a certains endroits
00:42:35où ça se fera
00:42:36et puis il y a d'autres
00:42:37écoles
00:42:38où ça ne se fera pas
00:42:40il y aura
00:42:41un rejet
00:42:42tel que le rejet
00:42:43a existé
00:42:44quand il a fallu
00:42:45baptiser ce collège
00:42:48la vidéo est affligeante
00:42:51on se demande
00:42:52comment on peut manquer
00:42:53à ce point
00:42:53d'empathie
00:42:54heureusement qu'il y avait
00:42:55cette brave dame
00:42:56qui a dit
00:42:56qu'il y avait du bon
00:42:58dans chaque communauté
00:43:00et Samuel Paty
00:43:01est devenu
00:43:02aujourd'hui
00:43:02un symbole national
00:43:04et je suis sûr
00:43:05que si Victor Hugo
00:43:06était encore vivant
00:43:07il aurait écrit
00:43:07un magnifique récit
00:43:08sur sa vie
00:43:10ou un magnifique poème
00:43:11parce qu'il représente
00:43:12quand même quelque chose
00:43:13et un problème
00:43:14qui se pose
00:43:14en France
00:43:15c'est-à-dire
00:43:16l'islamisme radical
00:43:17qui s'attaque
00:43:18à nos valeurs
00:43:19et moi ce qui me tue
00:43:20c'est
00:43:22on ne peut pas rire
00:43:23de tout comme ça
00:43:24c'est trop lourd
00:43:27ça a marqué
00:43:29plein de personnes
00:43:30évidemment
00:43:30et quand on voit
00:43:31ces influenceurs
00:43:33je ne sais même pas
00:43:34comment on peut les appeler
00:43:34je trouve que c'est pathétique
00:43:36carrément
00:43:36oui c'est l'abandon
00:43:38finalement du respect
00:43:39d'une certaine dignité
00:43:41on peut débattre
00:43:42après
00:43:42bon sur
00:43:43sur l'oeuvre
00:43:44est-ce que c'est
00:43:45c'est un film
00:43:45qu'on
00:43:46finalement
00:43:47enfin sur l'oeuvre
00:43:48comme tel
00:43:48vous savez
00:43:48la réalisation
00:43:49tout ça
00:43:49et le débat
00:43:51sur la sortie
00:43:51de ce film
00:43:52c'est ça qui est
00:43:53complètement absurde
00:43:53pour certains
00:43:54juste de rappeler
00:43:55ce qui s'est passé
00:43:56ça serait de faire
00:43:57un affront finalement
00:43:58et le malaise
00:43:59suscité
00:44:00c'est comme si
00:44:00aujourd'hui
00:44:01on est encore
00:44:01dans tous ces abandons
00:44:03il y avait
00:44:04ça témoigne de quoi
00:44:05de la lâcheté
00:44:07de ces renoncements
00:44:08aussi
00:44:08que le politique
00:44:09a pu avoir
00:44:10pendant de nombreuses années
00:44:11de ce fléau
00:44:13de cette véritable menace
00:44:15de l'islamisme
00:44:16en France
00:44:17qui a tué
00:44:18et qui a fait
00:44:20énormément de morts
00:44:21de souffrances
00:44:22on se rappelle
00:44:23Charlie Hebdo
00:44:23on se rappelle
00:44:24le Bataclan
00:44:25on se rappelle
00:44:25Samuel Paty
00:44:26l'abandon aussi
00:44:27de nos idéaux
00:44:28de défendre
00:44:29finalement
00:44:29ce qui fait aussi
00:44:30la France
00:44:31quand on parle
00:44:32de liberté
00:44:32d'égalité
00:44:33de fraternité
00:44:34quand on parle
00:44:35de cette France
00:44:36des Lumières
00:44:36quand on parle
00:44:37de cette liberté
00:44:38d'expression
00:44:38qu'on veut défendre
00:44:39est-ce qu'on est capable
00:44:40d'aller encore jusque-là
00:44:42pour certains
00:44:43ça serait déjà trop
00:44:43et juste de rendre hommage
00:44:45à quelqu'un
00:44:46qui est cette victime
00:44:48qui est Samuel Paty
00:44:49tout simplement
00:44:50on pense évidemment
00:44:51à la famille
00:44:52de Samuel Paty
00:44:53à sa soeur
00:44:54on avait une image
00:44:55très marquante
00:44:56on la voit
00:44:57évidemment très touchée
00:44:58avec
00:44:59Khan
00:45:00qui l'applaudit
00:45:01et
00:45:02les pensants
00:45:04à son petit garçon
00:45:04et à ses parents
00:45:05exactement
00:45:06et voilà
00:45:07bref
00:45:07voilà ce qu'on pouvait dire
00:45:09ainsi s'amuse
00:45:10cette première heure
00:45:11de ce punchline
00:45:12on se retrouve dans
00:45:12quelques instants
00:45:13restez-nous fidèles
00:45:14parce qu'on va prendre
00:45:15la direction de Vienne
00:45:16ce soir
00:45:17c'est
00:45:18l'Eurovision
00:45:18et ça ne plaît pas
00:45:20tout le monde
00:45:21qu'Israël participe
00:45:22à l'Eurovision
00:45:23notamment
00:45:23à monsieur Sanchez
00:45:25qui est très fier
00:45:26que l'Espagne boycotte
00:45:28ce grand rendez-vous
00:45:29de la chanson mondiale
00:45:30mais c'est ainsi
00:45:31on se retrouvera
00:45:32dans quelques instants
00:45:33avec notre équipe
00:45:34Olivier Ben Kimoun
00:45:36qui est sur place
00:45:38allez à tout de suite
00:45:38restez-nous fidèles
00:45:42il est 18h
00:45:43merci de nous accueillir
00:45:44prenez place
00:45:45c'est déjà la deuxième partie
00:45:46de votre punchline
00:45:46du samedi
00:45:47je vous présente l'équipe
00:45:48qui m'entoure dans quelques instants
00:45:49mais elle est présente
00:45:50comme tous les samedis
00:45:51Sandra Chumbo
00:45:52nouveau tour de l'info
00:45:53Sandra
00:45:54bonsoir
00:45:59dizaine de milieux de manifestants
00:46:00sont rassemblés à Londres
00:46:02cet après-midi
00:46:03parmi eux
00:46:03deux groupes distincts
00:46:05à gauche de votre écran
00:46:07des pro-palestiniens
00:46:08militants antiracistes
00:46:09à droite
00:46:09des sympathisants
00:46:10du militant anti-immigration
00:46:12et anti-islam
00:46:14Tommy Robinson
00:46:14les deux marches
00:46:15se tiennent à l'écart
00:46:16l'une de l'autre
00:46:17et sont encadrées
00:46:18par quelques 4000 policiers
00:46:20l'Iran a évoqué
00:46:21des discussions
00:46:21avec des pays européens
00:46:23pour franchir
00:46:23le détroit d'Hormuz
00:46:25la télévision d'état iranienne
00:46:26a affirmé ce samedi
00:46:27sans préciser
00:46:28les noms
00:46:29des états concernés
00:46:30après le passage
00:46:31de navires en provenance
00:46:32notamment de Chine
00:46:33du Japon
00:46:33et du Pakistan
00:46:34des négociations
00:46:36ont été entamées
00:46:36avec la marine
00:46:37des gardiens
00:46:38de la révolution
00:46:39le chef de la branche armée
00:46:41du Hamas
00:46:41a été tué
00:46:42dans la bande de Gaza
00:46:43l'armée israélienne
00:46:44et le mouvement
00:46:44islamiste palestinien
00:46:46l'ont annoncé
00:46:47ce samedi
00:46:47au lendemain d'une frappe
00:46:49l'ayant visé
00:46:49le ministère israélien
00:46:51de la défense
00:46:51a présenté
00:46:52Esdine Aladad
00:46:53comme un terroriste
00:46:54de premier plan
00:46:55et l'un des principaux
00:46:56architectes
00:46:56du massacre
00:46:57du 7 octobre 2023
00:46:59en Israël
00:47:00le pape Léon XIV
00:47:01sera en France
00:47:02du 25 au 28 septembre prochain
00:47:04c'est une grande joie
00:47:05mais aussi une grande responsabilité
00:47:07selon le président
00:47:08de la conférence
00:47:09des évêques de France
00:47:10ce déplacement
00:47:11dont le programme
00:47:11sera détaillé ultérieurement
00:47:13marque la première visite
00:47:14d'état
00:47:15pour un souverain pontife
00:47:16dans l'Hexagone
00:47:16depuis 18 ans
00:47:17Emmanuel Macron
00:47:18a évoqué un honneur
00:47:19pour notre pays
00:47:20et puis un homme
00:47:21de 78 ans
00:47:22est en garde à vue
00:47:23ce samedi
00:47:24après avoir tenté
00:47:24d'incendier la maison secondaire
00:47:26des grands-parents
00:47:27du petit Émile
00:47:28plusieurs départs de feu
00:47:29ont été constatés
00:47:30la nuit dernière
00:47:31autour de leur domicile
00:47:32du Vernet
00:47:32dans les Hautes-Alpes
00:47:33de Provence
00:47:34c'est là que le petit garçon
00:47:35de 2 ans et demi
00:47:36avait disparu
00:47:36en 2023
00:47:37les gendarmes
00:47:38ont rapporté
00:47:38une forte odeur
00:47:39d'essence sur place
00:47:40laissant présumer
00:47:41un acte volontaire
00:47:43et c'est le mot final
00:47:44je suppose
00:47:44exactement
00:47:45merci beaucoup
00:47:46ma chère Sandra
00:47:48présentation
00:47:49représentation
00:47:49de l'équipe
00:47:50qui m'entoure
00:47:50en ce samedi
00:47:51Karima Bré
00:47:52qui est toujours avec nous
00:47:52bonsoir Karima
00:47:54Arnaud Klasfeld
00:47:55fidèle de cette émission
00:47:56Arnaud
00:47:57petite page d'histoire
00:47:58peut-être dans le courant
00:47:58on en a eu un peu
00:47:59dans la première partie
00:48:00avec Victor Hugo
00:48:00mais je ne doute pas
00:48:02qu'il y en aura une seconde
00:48:03Karine Pilas
00:48:04qui est avec nous
00:48:05bonsoir Caroline
00:48:06et Jacques Morel
00:48:07ancien patron de l'office
00:48:08de lutte contre la délinquance
00:48:09itinérante est avec nous
00:48:10bonsoir Jacques
00:48:11on va parler de l'Eurovision
00:48:12si vous le voulez bien
00:48:13on va retrouver
00:48:13dans quelques instants
00:48:14à Vienne
00:48:15nos envergues spéciaux
00:48:16Lili Benkeemoun
00:48:17et Emma Loro
00:48:18c'est la grande finale
00:48:2070ème édition
00:48:21donc de ce concours
00:48:23et toujours évidemment
00:48:24une polémique
00:48:25autour de la participation
00:48:26d'Israël
00:48:27qui pose problème
00:48:27à certains pays
00:48:29qui ont décidé carrément
00:48:30de boycotter l'événement
00:48:31et d'autres également
00:48:32de ne carrément pas diffuser
00:48:34ce grand rendez-vous
00:48:36de la chanson européenne
00:48:38à l'image de l'Espagne
00:48:40avec Pedro Sanchez
00:48:42que je propose
00:48:43d'écouter
00:48:44écoutez-le
00:48:46l'Espagne a toujours été engagée
00:48:48en faveur de ce concours
00:48:49qui a été créé précisément
00:48:51pour promouvoir la paix
00:48:52nous rapprocher
00:48:53et célébrer la diversité
00:48:54du continent européen
00:48:57mais face à cette guerre
00:48:58injuste
00:48:59et à ce génocide
00:49:00le silence n'est pas une option
00:49:02et nous ne pouvons pas
00:49:03rester indifférents
00:49:03à ceux qui continuent
00:49:04de se passer à Gaza
00:49:05et au Liban
00:49:06c'est une question de cohérence
00:49:07de responsabilité
00:49:08et d'humanité
00:49:10voilà
00:49:10c'est la prise de position
00:49:11de Pedro Sanchez
00:49:12et Rachel Kahn
00:49:13fidèle que vous connaissez
00:49:14de nos émissions
00:49:17m'a envoyé
00:49:18sa réaction
00:49:20sur un X
00:49:22et que dit notre amie
00:49:23Rachel
00:49:24que je salue
00:49:24je ne vais pas tout lire
00:49:26parce que c'est assez long
00:49:26mais l'essentiel
00:49:27vous comprenez
00:49:28du message
00:49:29et là
00:49:30non Pedro Sanchez
00:49:31n'est pas du bon côté
00:49:32de l'histoire
00:49:32il la maquille
00:49:33il la gomme
00:49:33il la cache
00:49:34qu'elle honte
00:49:34pendant des siècles
00:49:35avec l'Espagne
00:49:36a colonisé
00:49:36des continents
00:49:37entiers
00:49:37des empires
00:49:38ont été renversés
00:49:39des peuples
00:49:39convertis de force
00:49:40des langues
00:49:41effacées
00:49:42des ressources pillées
00:49:43du sang
00:49:43écoulé
00:49:43du Mexique
00:49:45au Pérou
00:49:45des Philippines
00:49:46à l'Afrique
00:49:46pendant des siècles
00:49:47les juifs
00:49:47ont été persécutés
00:49:48humiliés
00:49:49convertis de force
00:49:50puis chassés
00:49:51d'Espagne
00:49:51d'ailleurs
00:49:51l'Espagne
00:49:52se dit séfarade
00:49:53en hébreu
00:49:53et les descendants
00:49:54des juifs
00:49:54expulsés
00:49:55en 1492
00:49:57s'appellent comment
00:49:57les séfarades
00:49:58voilà
00:49:59je vous incite
00:50:00à regarder la communication
00:50:01de notre amie
00:50:01Rachel Kahn
00:50:02qui réagit
00:50:03et que je salue
00:50:04et qui nous suit
00:50:05bonsoir ma chère Rachel
00:50:07on va prendre les directions
00:50:07de Vienne
00:50:09maintenant
00:50:09on va retrouver
00:50:10Olivier Nkéboun
00:50:11et Emma Loro
00:50:12Olivier
00:50:12bonsoir
00:50:13alors c'est promis
00:50:14je ne me suis engagé
00:50:15aucune question
00:50:16sur le classement
00:50:18du candidat
00:50:19de la candidate française
00:50:20je ne veux pas
00:50:20m'y risquer
00:50:21de peur d'être déçu
00:50:22donc je ne poserai pas
00:50:23cette question
00:50:24on va rester sur le factuel
00:50:25rien que le factuel
00:50:26je me suis engagé ce midi
00:50:27donc rien que sur le factuel
00:50:28il y a eu un certain
00:50:29nombre de manifestations
00:50:30on est à quelques heures
00:50:32de cette cérémonie
00:50:32comment ça se passe
00:50:33racontez-nous
00:50:34on a envie de savoir
00:50:35quelle est la température
00:50:36mon cher Olivier
00:50:40écoutez
00:50:41c'est comme le dit
00:50:42Rachel Kahn
00:50:43c'est à dire que
00:50:43l'objectif
00:50:44de ces pays
00:50:45qui veulent boycotter
00:50:47et qui boycottent
00:50:48l'Eurovision
00:50:48et qui voudraient
00:50:49faire disparaître
00:50:50le candidat israélien
00:50:52c'est bien ça
00:50:52c'est la cancelisation
00:50:54la suppression
00:50:55l'éradication
00:50:57d'Israël
00:50:58et de la carte
00:50:58et de l'Eurovision
00:50:59et de toutes les manifestations
00:51:01culturelles
00:51:02alors à quelques heures
00:51:03ici on est juste devant
00:51:04le stade
00:51:04l'arène
00:51:05où va se dérouler
00:51:06cette compétition
00:51:08donc il y a beaucoup
00:51:09d'agitation évidemment
00:51:10il y a beaucoup
00:51:11de supporters
00:51:13chacun de leur pays
00:51:14plus ou moins maquillés
00:51:15plus ou moins habillés
00:51:16c'est plutôt bon enfant
00:51:17cet après-midi
00:51:18il y a eu encore
00:51:18une manifestation
00:51:19il y a eu un peu plus
00:51:20de monde que hier
00:51:21il y avait 3,4 mille personnes
00:51:23qui ont défilé
00:51:24dans les rues de Vienne
00:51:26pour rappeler encore une fois
00:51:27au boycott total
00:51:28de l'Eurovision
00:51:29au boycott d'Israël
00:51:31on a suivi
00:51:32cette manifestation
00:51:33tout à l'heure
00:51:34et puis pour vous dire
00:51:35encore une fois
00:51:35que ça n'a pas été normal
00:51:36cette manière
00:51:37dont ce jeune candidat
00:51:39Noam Betam
00:51:40s'est retrouvé
00:51:42ici à Vienne
00:51:43dans une bulle
00:51:44de protection
00:51:44avec un hôtel
00:51:46hyper protégé
00:51:47avec un étage
00:51:48hyper protégé
00:51:49où il n'a pas le droit
00:51:49de sortir
00:51:50il était protégé
00:51:51par les services secrets
00:51:52par l'armée
00:51:52par tout ce que vous voulez
00:51:53par tout ce qui compte
00:51:54de policiers
00:51:55en Autriche
00:51:56ce n'est pas la même chose
00:51:57que les autres candidats
00:51:58évidemment
00:51:58et en plus
00:52:00il doit faire sa performance
00:52:02tout à l'heure
00:52:02alors il est donné
00:52:03parmi les favoris
00:52:05par les bouts de mes cœurs
00:52:06je ne vous donne pas
00:52:07la place de la France
00:52:08puisque vous ne la voulez pas
00:52:09mais en tout cas
00:52:10lui il est donné
00:52:11parmi les favoris
00:52:12et puis la compétition
00:52:13aura lieu
00:52:14tout à l'heure
00:52:15encore une fois
00:52:16dans cette aréna
00:52:17qui se trouve
00:52:18juste derrière moi
00:52:19Je vois bien
00:52:20votre côté taquin
00:52:21en me provoquant
00:52:21c'est que je veux bien
00:52:22moi vous la demander
00:52:23mais chaque fois
00:52:24que je vous la demande
00:52:24ça descend
00:52:25donc je ne veux pas
00:52:26être le chat noir
00:52:26donc non
00:52:28on va en rester là
00:52:31Écoutez
00:52:32à l'heure qu'il est
00:52:32on n'est même pas
00:52:34à trois heures
00:52:34du début
00:52:35de la compétition
00:52:36la France
00:52:37la position de la française
00:52:38n'a pas bougé
00:52:39mais ce sont que les bookmeteurs
00:52:40elle est dans le top 10
00:52:41c'est déjà pas mal
00:52:43Monroe
00:52:44elle a 17 ans à peine
00:52:45elle a des chances
00:52:46par ailleurs
00:52:48comme tous les autres
00:52:49de l'emporter
00:52:50ça dépend de la mobilisation
00:52:51du public
00:52:51encore une fois
00:52:52puis du choix
00:52:53du jury
00:52:54mais beaucoup
00:52:55de la mobilisation
00:52:55du public
00:52:56peut-être que vous ne la connaissez pas
00:52:57peut-être pas assez
00:52:58parce qu'effectivement
00:52:59elle n'a pas fait une énorme campagne
00:53:00de promotion
00:53:01auprès des français
00:53:02c'est vers l'étranger
00:53:03qu'elle a tourné sa promotion
00:53:06elle est franco-américaine
00:53:08donc vous voyez
00:53:09elle parle parfaitement anglais
00:53:10donc elle a été interviewée
00:53:12par tous les médias américains
00:53:13peut-être que c'est des points
00:53:14qui manquaient aux autres
00:53:15peut-être à Loan
00:53:16l'an dernier
00:53:16qui est arrivé
00:53:16cette tienne
00:53:17qui ne lui manqueront pas
00:53:18on verra tout à l'heure
00:53:19on vous retrouvera demain
00:53:21dans Mini News
00:53:22et peut-être dans Punchline
00:53:23on verra
00:53:24merci en tous les cas
00:53:26Olivier Ben-Kaimoun
00:53:27fidèle de ce Punchline
00:53:28je vous attends d'ailleurs
00:53:29peut-être le week-end prochain
00:53:30vous faites partie de l'équipe
00:53:31avec les malheureux
00:53:32merci
00:53:33merci beaucoup
00:53:34Arnaud
00:53:35revenons un peu
00:53:36à cette situation
00:53:39qui est là aussi
00:53:42dégueulasse
00:53:42j'utilise le terme
00:53:44mais c'est vrai
00:53:44vous voulez une page d'histoire
00:53:46sous le Reich nazi
00:53:48des lois interdisées aux juifs
00:53:50d'acheter des fleurs
00:53:51ou de posséder des animaux
00:53:53et aujourd'hui
00:53:54certains gouvernements européens
00:53:56voudraient empêcher
00:53:57les juifs israéliens
00:53:58de chanter
00:54:00et l'antisémitisme
00:54:01a muté
00:54:03aujourd'hui
00:54:03c'est la haine d'Israël
00:54:05qui galvanise
00:54:06de nombreux
00:54:07l'extrême gauche
00:54:09essentiellement
00:54:09et une partie
00:54:10de la gauche
00:54:12et qui rend
00:54:13Israël responsable
00:54:14des malheurs du monde
00:54:16c'est regrettable
00:54:17mais c'est la situation
00:54:19actuelle
00:54:20Karima
00:54:21oui on voit en fait
00:54:22j'entendais
00:54:23M. Sanchez
00:54:24parler de paix
00:54:26mais on se rend compte
00:54:27que dans le discours
00:54:28beaucoup en ce moment
00:54:29c'est un discours
00:54:29qui va attiser
00:54:31la haine d'Israël
00:54:33pour plusieurs
00:54:33donc il y a ça
00:54:34l'enjeu
00:54:35on voit
00:54:35qu'au cours
00:54:37des derniers mois
00:54:38même des dernières
00:54:39des derniers mois
00:54:40particulièrement
00:54:40il y a eu cette montée
00:54:41de l'antisémitisme
00:54:42et ça on n'en parle pas
00:54:43et on fait aussi
00:54:46je trouve qu'on fait en sorte
00:54:48de mettre des cibles
00:54:49dans le dos
00:54:49d'artistes
00:54:50on pense qu'il restait
00:54:52encore certains lieux
00:54:53où il y a encore
00:54:54la possibilité
00:54:54d'une forme
00:54:55de cohésion sociale
00:54:57de paix
00:54:57et non
00:54:58ça devient effectivement
00:54:59extrêmement politique
00:55:02et finalement
00:55:03on fait
00:55:04toutes sortes
00:55:04d'amalgames
00:55:05avec les artistes
00:55:07et il y a eu
00:55:08d'ailleurs
00:55:09si on pense
00:55:09à il y a deux ans
00:55:10c'était
00:55:11la chanteuse
00:55:12en fait
00:55:13la candidate
00:55:13aussi pour Israël
00:55:15qui était
00:55:16Eden Golan
00:55:16qui avait dû
00:55:18être vraiment
00:55:20protégée
00:55:21la délégation
00:55:22sécurisée
00:55:23parce qu'elle était
00:55:25véritablement
00:55:25une cible
00:55:26l'année dernière
00:55:27il y avait eu aussi
00:55:28cet appel au boycott
00:55:29encore une fois
00:55:30pour Yuval Raphael
00:55:31et cette année
00:55:32on est encore une fois
00:55:33dans ce discours
00:55:34donc je trouve
00:55:35que c'est l'inverse
00:55:36en fait
00:55:37de ce qui est en train
00:55:37de se produire
00:55:38c'est-à-dire
00:55:38qu'on parle de paix
00:55:39mais on est en train
00:55:40de créer
00:55:41finalement
00:55:42non seulement
00:55:42des cibles
00:55:43mais on est
00:55:44en train
00:55:44de faire
00:55:45ce discours
00:55:47finalement
00:55:48qui assimile
00:55:49finalement
00:55:49qui a aucune
00:55:50en fait
00:55:51qui a assimilé
00:55:51tout le monde
00:55:52en fait
00:55:52à des choses
00:55:53extrêmement négatives
00:55:54et c'est ça
00:55:55qui est déplacé
00:55:55on mélange tout
00:55:55aujourd'hui
00:55:56on mélange tout
00:55:56on mélange tout
00:55:57vraiment
00:55:58Caroline
00:55:59Pedro Sanchez
00:56:00et tant d'autres
00:56:02se sert
00:56:03malheureusement
00:56:04du 7 octobre
00:56:05comme carburant
00:56:06extrême
00:56:07contre
00:56:07l'antisémitisme
00:56:09que dis-je
00:56:09l'antisionisme
00:56:11effectivement
00:56:12je ne l'entends pas
00:56:13être aussi intransigeant
00:56:14avec le Hamas
00:56:15avec le Hezbollah
00:56:17je ne l'ai pas entendu
00:56:18faire preuve
00:56:19de beaucoup de compassion
00:56:20d'empathie
00:56:21d'altruisme
00:56:22d'humanisme
00:56:23après le pogrom
00:56:24du 7 octobre
00:56:25après les démembrements
00:56:26les décapitations
00:56:27les viols
00:56:28les kidnappings
00:56:29la famille Bibas
00:56:30qui a été assassinée
00:56:31à Manu
00:56:31et le fait
00:56:33de toujours
00:56:33ramener
00:56:34les Israéliens
00:56:35et les Juifs
00:56:35du monde entier
00:56:36comme désormais
00:56:37des génocidaires
00:56:38c'est devenu
00:56:39politiquement correct
00:56:40pour une partie
00:56:41de la planète
00:56:41les Juifs ont toujours
00:56:43été effectivement
00:56:43le bouc émissaire
00:56:44et qu'on ne me mette pas
00:56:45en avant
00:56:46l'étendard de la démocratie
00:56:48parce que justement
00:56:49Israël est une démocratie
00:56:51par rapport à tant
00:56:52de pays dictatoriaux
00:56:53et despotiques
00:56:53et dans une démocratie
00:56:55effectivement
00:56:55il y a beaucoup
00:56:56de sensibilité politique
00:56:57pour ceux qui connaissent
00:56:58Israël
00:56:59la vie n'est pas
00:57:00un long fleuve tranquille
00:57:01comme chez nous
00:57:02vous avez énormément
00:57:03de citoyens
00:57:04qui ne sont pas
00:57:04en accord
00:57:05avec les décisions
00:57:06du gouvernement actuel
00:57:07mais ça n'est pas pour ça
00:57:08qu'ils ne veulent pas exister
00:57:09qu'ils veulent être éradiqués
00:57:11au vu de leur histoire
00:57:12donc ce qui est en train
00:57:13de se passer
00:57:13est très grave
00:57:14et moi j'aimerais répondre
00:57:16personnellement
00:57:16à M. Sanchez
00:57:17ainsi qu'à tellement d'autres
00:57:19qui pensent
00:57:20que tous les Juifs
00:57:21sont des génocidaires
00:57:22j'aimerais leur dire
00:57:23que si eux peuvent boycotter
00:57:24que si eux peuvent censurer
00:57:26que si eux ont un droit de veto
00:57:27qu'individuellement
00:57:28beaucoup de personnes
00:57:29peuvent la voir aussi touristiquement
00:57:30et commercialement parlant
00:57:31Jacques voulait réagir
00:57:33ensuite on va aller en Algérie
00:57:35et je vais saluer
00:57:36Xavier Driancourt
00:57:37qui est avec nous
00:57:37je crois qu'il est déjà connecté
00:57:38Xavier Driancourt
00:57:39ancien ambassadeur de France
00:57:40oui Lila
00:57:40bonsoir Xavier
00:57:41je viens vers vous
00:57:42dans quelques instants
00:57:43je termine la thématique
00:57:44évidemment
00:57:45avec nos invités
00:57:46on parle d'Algérie
00:57:47juste après
00:57:48l'immixion si vous voulez
00:57:50de la politique
00:57:52que ce soit dans la culture
00:57:53ou dans le sport
00:57:55en devient ridicule
00:57:56on connaît ce phénomène
00:57:58aussi en France
00:57:59on voit des manifestations
00:58:00aux places de la république
00:58:03qui n'ont rien à voir
00:58:04avec la cause palestinienne
00:58:06où les manifestants
00:58:08agitent au front
00:58:10de ces rassemblements
00:58:13des drapeaux palestiniens
00:58:15bon ils oublient
00:58:16que dans le monde entier
00:58:17il y a plein de peuples
00:58:19ou de populations
00:58:20qui vivent
00:58:21les mêmes problèmes
00:58:23que la cause palestinienne
00:58:24on n'en parle pas
00:58:25donc il y a une sélection
00:58:27qui est faite
00:58:28par la gauche
00:58:29si vous voulez
00:58:31d'utiliser
00:58:32toute occasion
00:58:33pour cette cause palestinienne
00:58:37ça en devient ridicule
00:58:39vous savez qu'il y a l'Iran
00:58:40qui participe
00:58:41à la coupe du monde
00:58:42de football
00:58:42aussi
00:58:44et là on n'entend personne
00:58:46et moi je pense que
00:58:46tout le monde doit participer
00:58:47moi je pars du principe
00:58:48que voilà
00:58:49ça ne devrait pas être politisé
00:58:51le sport
00:58:51la culture
00:58:52et que l'Iran participe
00:58:54à la coupe du monde
00:58:55ça ne me pose aucun problème
00:58:56et malgré tout
00:58:57ce qui s'est passé évidemment
00:58:58parce qu'on va pas rendre
00:58:59responsables
00:59:00les joueurs
00:59:01de l'équipe iranienne
00:59:03du gouvernement
00:59:03des Mola
00:59:04des agissements
00:59:05de régime iranien
00:59:06ça n'a absolument rien à voir
00:59:08on ne mélange pas tout ça
00:59:09c'est mon avis
00:59:11ça n'engage que moi
00:59:12mais là aussi
00:59:13on n'entend pas
00:59:14ça donne voix
00:59:14pour les sportifs russes
00:59:16évidemment
00:59:16vous ne pouvez pas mettre
00:59:17tout le monde
00:59:17dans le même sac
00:59:18me semble-t-il
00:59:19Xavier Driancourt
00:59:20est avec nous
00:59:21merci Xavier Driancourt
00:59:23je voulais absolument
00:59:23vous avoir
00:59:24puisqu'on a appris
00:59:25ce samedi
00:59:26que Gérald Darmanin
00:59:27va se rendre
00:59:28ce lundi
00:59:29donc à Alger
00:59:30pour une visite express
00:59:31nous dit-on
00:59:31visant à rétablir
00:59:33la relation judiciaire
00:59:34entre la France
00:59:35et l'Algérie
00:59:37on va voir
00:59:37un petit peu les enjeux
00:59:38et puis on va échanger
00:59:39avec vous et avec nos invités
00:59:41et comment vous percevez
00:59:43les choses
00:59:43vous connaissez
00:59:44ô combien l'Algérie
00:59:46d'abord
00:59:46la synthèse
00:59:48et les enjeux
00:59:48de cette visite
00:59:49avec François Tiskevitch
00:59:52rétablir les relations
00:59:53avec l'Algérie
00:59:54voilà l'objectif principal
00:59:56du déplacement
00:59:56de Gérald Darmanin
00:59:57à Alger
00:59:58en ligne de mire
00:59:59relancer la coopération judiciaire
01:00:02qui selon la chancellerie
01:00:03n'est pas absente
01:00:04mais a été ralentie
01:00:06notamment par les prises
01:00:07de position
01:00:07de son prédécesseur
01:00:09Bruno Retailleau
01:00:09car l'une des priorités
01:00:11pour Gérald Darmanin
01:00:12c'est la lutte
01:00:13contre la DZ mafia
01:00:14la justice française
01:00:16a formulé
01:00:17une dizaine de demandes
01:00:18d'entraide visant
01:00:19des dirigeants
01:00:20de cette organisation criminelle
01:00:21qui se trouverait
01:00:22de l'autre côté
01:00:23de la Méditerranée
01:00:24bien que peu nombreuses
01:00:25ces personnes
01:00:27sont très importantes
01:00:28pour la suite des procès
01:00:29et pour savoir
01:00:30où passe l'argent
01:00:31a précisé la chancellerie
01:00:32le ministère de la justice
01:00:34souhaite reproduire
01:00:36le succès obtenu
01:00:36avec le Maroc
01:00:37qui avait permis
01:00:38l'extradition
01:00:39de Félix Bengui
01:00:40chef du clan Yoda
01:00:42organisation rivale
01:00:43de la DZ mafia
01:00:43en revanche
01:00:45les questions de terrorisme
01:00:46ne seront pas évoquées
01:00:48la relation bilatérale
01:00:49fonctionnant déjà
01:00:50correctement sur ce sujet
01:00:51précise la place Vendôme
01:00:53enfin
01:00:53la situation
01:00:54du journaliste français
01:00:55Christophe Gless
01:00:56sera évidemment abordée
01:00:58condamné à 7 ans de prison
01:00:59en juin dernier
01:01:00il a reçu
01:01:01pour la première fois
01:01:02la visite
01:01:02lundi dernier
01:01:03d'un diplomate français
01:01:04une visite
01:01:05actée lors d'une rencontre
01:01:07quelques jours plus tôt
01:01:08entre le président
01:01:09de l'Algérie
01:01:10et Alice Ruffeau
01:01:11la ministre française
01:01:12déléguée aux armées
01:01:14Xavier Driancourt
01:01:15merci encore une fois
01:01:16d'être avec nous
01:01:17je voulais absolument
01:01:17vous avoir
01:01:18comment analysez-vous
01:01:19cette visite
01:01:21Gérald Darmanin
01:01:22est-ce que c'est
01:01:23une nouvelle étape
01:01:23du réchauffement
01:01:24entre la France
01:01:25et l'Algérie
01:01:26est-ce que c'est
01:01:27la victoire
01:01:28de la méthode douce
01:01:29contre la méthode dure
01:01:31revendiquée
01:01:32et assumée
01:01:32par Bruno Rotaillot
01:01:33comment voyez-vous
01:01:34les choses
01:01:35Xavier Driancourt
01:01:38bonsoir
01:01:39non je pense pas
01:01:40qu'il y ait
01:01:41une méthode douce
01:01:42et une méthode forte
01:01:44et je pense aussi
01:01:45que votre journaliste
01:01:47il y a quelques minutes
01:01:48disait que ça allait relancer
01:01:50la relation avec l'Algérie
01:01:51je pense que c'est
01:01:52un petit peu exagéré
01:01:53parce que
01:01:54on a dit exactement
01:01:56la même chose
01:01:57il y a deux mois
01:01:58lorsque monsieur Nunes
01:01:59s'est rendu à Alger
01:02:00il y a une semaine
01:02:02lorsque madame Ruffeau
01:02:03s'est rendu à Sétif
01:02:05donc à chaque fois
01:02:07on dit
01:02:07on va relancer
01:02:08la coopération
01:02:09avec l'Algérie
01:02:10alors en réalité
01:02:12ce qu'on voit
01:02:13c'est que
01:02:14l'Elysée
01:02:15est décidée
01:02:15à mettre
01:02:16le paquet
01:02:17si je puis dire
01:02:19pour relancer
01:02:21effectivement
01:02:22la relation
01:02:22avec l'Algérie
01:02:23parce que
01:02:24le président
01:02:24de la République
01:02:25ne veut pas
01:02:25terminer son mandat
01:02:27sur un échec
01:02:28avec l'Algérie
01:02:30alors
01:02:31deuxièmement
01:02:32de quoi
01:02:33monsieur Darmanin
01:02:34va-t-il parler
01:02:35alors évidemment
01:02:36de Christophe Gleize
01:02:38évidemment
01:02:39des trafics
01:02:40avec l'Algérie
01:02:41évidemment
01:02:42des laissés-passés
01:02:44consulaires
01:02:45des OQTF
01:02:46etc
01:02:47parce que
01:02:48monsieur Darmanin
01:02:50je pense
01:02:50ne se privera pas
01:02:52d'enquiéter
01:02:53si je peux dire
01:02:54sur les dossiers
01:02:55de monsieur Nunes
01:02:56et il estime
01:02:57connaître
01:02:58parfaitement
01:02:58ces dossiers
01:02:59et puis
01:03:00il y a un sujet
01:03:01qui est central
01:03:02là-dedans
01:03:03dont on parle
01:03:04très peu
01:03:05qui est
01:03:06l'arrestation
01:03:08il y a quelques mois
01:03:09d'un agent
01:03:11du consulat
01:03:12d'Algérie
01:03:13à Créteil
01:03:14qui a enlevé
01:03:15un opposant
01:03:16algérien
01:03:17et donc
01:03:18Alger veut
01:03:19récupérer
01:03:20ce personnage
01:03:21parce que
01:03:22c'est un membre
01:03:23de l'ambassade
01:03:24d'Algérie
01:03:25en France
01:03:26mais il y a
01:03:27un mandat d'arrêt
01:03:28contre lui
01:03:28les juges
01:03:29ont rendu
01:03:30une ordonnance
01:03:31ça relève
01:03:32effectivement
01:03:32de monsieur Darmanin
01:03:34garde des Sceaux
01:03:35ministre de la Justice
01:03:36mais
01:03:37il ira
01:03:38jusqu'à un échange
01:03:39entre
01:03:39Christophe Gleize
01:03:41et ce personnage
01:03:42que les Algériens
01:03:43veulent récupérer
01:03:45voilà
01:03:45c'est
01:03:46en suspense
01:03:47et
01:03:48la chancellerie
01:03:49a choisi
01:03:50nous ditons
01:03:50la discrétion
01:03:51que le meilleur moyen
01:03:52de libérer
01:03:52notre compatriote
01:03:53Christophe Gleize
01:03:54dont vous parlez
01:03:54Xavier
01:03:55c'est sans doute
01:03:56de ne pas trop
01:03:56en parler
01:03:57donc on est
01:03:59excessivement
01:03:59prudent
01:04:00et on pense
01:04:01très sincèrement
01:04:01très fortement
01:04:02d'ailleurs dans Punchline
01:04:03on en parle tous les jours
01:04:04avec Laurence Ferrari
01:04:05dans Punchline
01:04:06on a une pensée
01:04:06pour Christophe Gleize
01:04:08oui
01:04:09je crois que
01:04:10vous avez raison
01:04:11et monsieur Darmanin
01:04:12a raison
01:04:12moi on en parle
01:04:13mieux c'est
01:04:14mais comme vous m'interrogez
01:04:15je vous donne
01:04:16mon sentiment
01:04:18et concrètement
01:04:19vous n'attendez pas grand chose
01:04:20en fait de cette visite
01:04:21Xavier Diancourt
01:04:22c'est quand même
01:04:25la sixième visite
01:04:27en deux mois
01:04:28il y a eu
01:04:28Laurent Nunez
01:04:29il y a eu
01:04:30monsieur Martin
01:04:31le président du MEDEF
01:04:33il y a eu ensuite
01:04:34Ségolène Royal
01:04:35qui a été reçu également
01:04:36par le président
01:04:38Téboun
01:04:39il y a eu
01:04:40Anne-Claire Le Gendre
01:04:41présidente de l'Institut
01:04:43du Monde Arabe
01:04:43mais surtout
01:04:45ancienne conseillère
01:04:46du président
01:04:48de la République
01:04:48il y a eu
01:04:49Alice Ruffeau
01:04:50ministre déléguée
01:04:52mais surtout
01:04:53très proche
01:04:54collaboratrice
01:04:55du président
01:04:56Macron
01:04:56qui a été
01:04:57pendant six ans
01:04:58à l'Elysée
01:04:58donc on voit
01:04:59que les visites
01:05:00s'enchaînent
01:05:01et se succèdent
01:05:02en Algérie
01:05:03celle de monsieur
01:05:04Darmanin
01:05:04c'est la sixième
01:05:05du genre
01:05:06en deux mois
01:05:07donc effectivement
01:05:08il y a des petits pas
01:05:10et on espère
01:05:11on espère
01:05:13la libération
01:05:14de Christophe Gleiz
01:05:15et encore une fois
01:05:16le rétablissement
01:05:17de relations
01:05:18normales
01:05:18avec Alger
01:05:20c'est un peu pieux
01:05:21Xavier Diancourt
01:05:22les relations normales
01:05:23avec Alger
01:05:24oui parce que
01:05:26l'Algérie
01:05:27a intérêt
01:05:28à faire durer
01:05:29les choses
01:05:29l'Algérie
01:05:30n'a pas forcément
01:05:31intérêt
01:05:32à traiter
01:05:32avec un président
01:05:34et un gouvernement
01:05:35en fin de mandat
01:05:36elle a intérêt
01:05:37à attendre
01:05:382027
01:05:40merci pour votre regard
01:05:41d'expert
01:05:42et vous connaissez
01:05:42ô combien
01:05:43l'Algérie
01:05:44puisque vous êtes
01:05:45ancienne ambassadeur
01:05:46de France
01:05:46à Alger
01:05:47merci d'avoir accepté
01:05:48de témoigner ce soir
01:05:49dans Pontchal
01:05:50mais il était important
01:05:51d'entendre
01:05:51votre regard
01:05:53sur cette nouvelle visite
01:05:54qui veut réagir
01:05:55Caroline
01:05:56Karima
01:05:56vas-y
01:05:57sur les enjeux
01:05:58oui mais on voit
01:05:59que c'est important
01:06:00quand même
01:06:01sujet sensible
01:06:01très sensible
01:06:03mais bon
01:06:03je pense que la France
01:06:04a toujours dit
01:06:05que le pays
01:06:06n'était pas
01:06:07si vous voulez
01:06:08en confrontation
01:06:09avec le peuple algérien
01:06:10il y a des dossiers
01:06:10qui sont très importants
01:06:12oui on souhaite
01:06:13qu'il y ait
01:06:13ce retour
01:06:14à des relations normales
01:06:16ça va de soi
01:06:17on sait que la relation
01:06:18Algérie-France
01:06:19a toujours été
01:06:21complexe
01:06:22mais il y a eu
01:06:23quand même
01:06:24cette accélération
01:06:24au cours des derniers mois
01:06:25ça a été particulièrement
01:06:26difficile
01:06:27mais ça n'a pas enlevé
01:06:28les gros dossiers
01:06:29sur les OQTF
01:06:30sur la coopération judiciaire
01:06:31sur Christophe Gleize
01:06:33il y a quand même
01:06:33cette urgence
01:06:34il y a quand même
01:06:35cette urgence
01:06:35on ne reviendra pas
01:06:36non plus sur le dossier
01:06:37avec Boilem Sansal
01:06:39mais on voit
01:06:40à quel point
01:06:40ça a été compliqué
01:06:41qu'il a fallu même
01:06:42passer par l'extérieur
01:06:43pour régler
01:06:44cette situation
01:06:45mais je suis d'accord
01:06:46avec Xavier Driancourt
01:06:47c'est qu'à quelques mois
01:06:48des élections présidentielles
01:06:50en France
01:06:51on a l'impression
01:06:51qu'on essaie peut-être
01:06:52de calmer un peu le jeu
01:06:54temporiser
01:06:55essayer de trouver
01:06:56une espèce de relation
01:06:57un peu plus apaisée
01:06:58mais est-ce qu'il va
01:06:59véritablement se passer
01:07:00beaucoup de choses
01:07:01d'ici 2027
01:07:03j'en doute
01:07:03c'est pour ça
01:07:04quand j'interroge
01:07:05Xavier Driancourt
01:07:06je faisais référence
01:07:07à la méthode
01:07:09un peu plus dure
01:07:10prônée par Bruno Retailleau
01:07:13et un changement radical
01:07:15en une aise
01:07:16ce sont deux visions
01:07:18de toute manière
01:07:18qui s'opposent
01:07:19et c'est ça qui est compliqué
01:07:20mais effectivement
01:07:21concernant l'Algérie
01:07:22et d'autres pays
01:07:23la diplomatie
01:07:24est toujours une bonne chose
01:07:25dialoguer
01:07:26avec son voisin
01:07:28qui parfois peut être
01:07:29un adversaire
01:07:29est une bonne initiative
01:07:31malgré tout
01:07:32il y a une telle histoire
01:07:33entre la France
01:07:34et l'Algérie
01:07:34il y a un tel antagonisme
01:07:36encore présent
01:07:37surtout pardonnez-moi
01:07:38mais de la part
01:07:39des Algériens
01:07:39moi j'en ai marre
01:07:40que la France
01:07:41passe sa vie
01:07:42à s'autoflageller
01:07:43à être dans un genre
01:07:44de renoncement
01:07:44et de soumission
01:07:45quand vous pensez
01:07:46qu'un des chapitres
01:07:48des refrains
01:07:49pardon
01:07:50de l'hymne national
01:07:52algérien
01:07:53fustige la France
01:07:55donc commençant déjà
01:07:56à avoir des gages
01:07:57de réciprocité
01:07:59en termes de respect
01:08:00et évidemment
01:08:01il y a des sujets
01:08:02que tu viens d'évoquer
01:08:03qui sont cruciaux
01:08:04pour la suite
01:08:05parce que cette animosité
01:08:07n'est plus possible
01:08:08et cette animosité
01:08:09sur notre sol
01:08:10ne l'est encore moins
01:08:11on va marquer
01:08:13une dernière pause
01:08:14dans ce Punchline Weekend
01:08:16on va retrouver
01:08:17dans quelques instants
01:08:18Mathieu Deves
01:08:19qui va nous parler
01:08:19de Redouat Faïd
01:08:20vous connaissez
01:08:21Redouat Faïd
01:08:22un braqueur
01:08:23multi-récidiviste
01:08:25et une juge
01:08:26a demandé
01:08:26un certain nombre
01:08:27de choses
01:08:28concernant Redouat Faïd
01:08:30qui a réussi
01:08:30à s'évader
01:08:31dans le passé
01:08:32ah oui
01:08:33spécialiste de l'évasion
01:08:34a été tenu
01:08:34sous très haute surveillance
01:08:35du côté de Condé
01:08:37Condé-sur-Sat
01:08:39on parlait de Gérald Darman
01:08:40c'est une des prisons
01:08:41voulues
01:08:42haute sécurité
01:08:43haute sécurité
01:08:44Mathieu Deves
01:08:45va tout nous raconter
01:08:46on se retrouve
01:08:46dans quelques instants
01:08:47à tout de suite
01:08:51Merci de nous accueillir
01:08:5218h quasiment 30
01:08:53c'est la dernière ligne droite
01:08:55de votre Punchline
01:08:56de ce samedi
01:08:57nous accueillons
01:08:57Mathieu Deves
01:08:58notre spécialiste
01:08:59police et justice
01:09:00pourquoi vous êtes là
01:09:01mon cher Mathieu
01:09:02parce qu'on va parler
01:09:02de Redouat Faïd
01:09:04avec cette demande
01:09:05d'une juge
01:09:06de l'administration
01:09:07qui demande
01:09:08à l'administration
01:09:09pénitentancière
01:09:09de mettre fin
01:09:10à la dignité
01:09:11des conditions
01:09:11de détention
01:09:12de Redouat Faïd
01:09:13et c'est pas n'importe qui
01:09:14Redouat Faïd
01:09:15c'est le roi de l'évasion
01:09:16Oui il est connu
01:09:17pour s'être évadé
01:09:18de prison
01:09:19à deux reprises
01:09:20en 2013
01:09:21c'était à l'explosif
01:09:22et en 2018
01:09:23par hélicoptère
01:09:24Interpol
01:09:24avait même délivré
01:09:25regardez
01:09:25ça s'affiche à l'antenne
01:09:27en 2013
01:09:27une demande d'arrestation
01:09:28du braqueur
01:09:29auprès de ses 190 pays membres
01:09:31et vous voyez en images
01:09:32l'avis de recherche
01:09:33diffusé à l'époque
01:09:34et les images suivantes
01:09:35qu'on voit
01:09:35c'est l'hélicoptère
01:09:36utilisé pour l'évasion
01:09:38souvenez-vous
01:09:38le 1er juillet 2018
01:09:40il s'était évadé
01:09:41Redouat Faïd
01:09:42aidé par un commando armé
01:09:44qui avait pris en otage
01:09:45un pilote d'hélicoptère
01:09:47depuis
01:09:48Redouat Faïd
01:09:49il a été condamné
01:09:49en 2023
01:09:50à 14 ans
01:09:51de réclusion criminelle
01:09:52pour cette évasion
01:09:53et il purgeait
01:09:54déjà des peines
01:09:55pour des braquages
01:09:55dont l'un
01:09:56a coûté la vie
01:09:57à une policière municipale
01:09:58ça c'était en 2010
01:09:59et je le disais
01:10:00juste avant votre arrivée
01:10:01il est à Condé-sur-Sarte
01:10:02c'est pas n'importe quel établissement
01:10:03c'est une des prisons
01:10:05haute sécurité
01:10:06voulue par Gérald Darmanin
01:10:07exactement
01:10:07une prison
01:10:08dans laquelle se trouvent
01:10:09notamment
01:10:10certains narcotrafiquants
01:10:11les 200 plus gros
01:10:13narcotrafiquants
01:10:14les plus dangereux
01:10:15donc voici l'établissement
01:10:16en question
01:10:17une prison conçue
01:10:18pour être totalement étanche
01:10:19pour couper les détenus
01:10:20et bien du monde extérieur
01:10:22une deuxième prison
01:10:23de haute sécurité
01:10:23se trouve
01:10:24on en a longuement parlé
01:10:25avant d'un le vieil
01:10:26ça c'est dans le pas de calais
01:10:27mais vous l'aurez compris
01:10:28Redouat Faïd
01:10:28et bien il se plaint
01:10:29il se plaint aujourd'hui
01:10:30de ses conditions
01:10:31de détention
01:10:32et selon nos confrères
01:10:33du Parisien
01:10:34il vient de remporter
01:10:35une bataille
01:10:36une bataille
01:10:37dans son bras de fer
01:10:38avec l'administration
01:10:39pénitentiaire
01:10:40une juge d'application
01:10:41des peines
01:10:42a déclaré
01:10:43bien fondé
01:10:44sa requête
01:10:45à Redouat Faïd
01:10:46sa dernière requête
01:10:47ça c'était hier
01:10:48selon la magistrate
01:10:49les conditions
01:10:50écoutez bien
01:10:50de détention
01:10:51de Redouat Faïd
01:10:52seraient contraires
01:10:53à la dignité
01:10:54de la personne humaine
01:10:55avec notamment
01:10:56des parloirs équipés
01:10:58vous savez
01:10:58d'un hijiaphone
01:10:59c'est une cloison
01:11:01transparente
01:11:02qui sépare
01:11:02les détenus
01:11:03des visiteurs
01:11:04l'objectif notamment
01:11:05c'est d'éviter
01:11:06le contact physique
01:11:07et notamment
01:11:07que ces détenus
01:11:08se retrouvent en position
01:11:09de certains éléments
01:11:10qui pourraient leur permettre
01:11:11notamment de s'évader
01:11:12Redouat Faïd
01:11:13il s'est évadé déjà
01:11:13deux fois
01:11:14donc
01:11:15qu'est-ce
01:11:16qui aussi
01:11:17est mise en avant
01:11:18par cette magistrate
01:11:19et bien
01:11:20c'est l'absence
01:11:22de vie familiale
01:11:22ou encore
01:11:23le caractère aléatoire
01:11:24des promenades
01:11:25de sortie
01:11:26de Redouat Faïd
01:11:27alors
01:11:27la juge d'application
01:11:28des peines
01:11:28fixe aujourd'hui
01:11:29un délai
01:11:30de 30 jours
01:11:3130 jours
01:11:31pour permettre
01:11:32à l'administration pénitentiaire
01:11:34de mettre fin
01:11:34je cite
01:11:35à l'indignité
01:11:36des conditions
01:11:37de détention
01:11:37par tout moyen
01:11:39seulement
01:11:39le parquet
01:11:40il a fait appel
01:11:41de cette décision
01:11:42l'appel
01:11:43est suspensif
01:11:44et donc
01:11:44le bras de fer
01:11:45Thierry
01:11:45est amené
01:11:46à se poursuivre
01:11:47bon
01:11:47merci beaucoup
01:11:48je regardais Jacques Morel
01:11:50qui vous a écouté
01:11:51avec une grande attention
01:11:52et il y a le fond
01:11:53et la gestuelle
01:11:54et je voyais
01:11:54Jacques Morel
01:11:55qui était comme ça
01:11:55avec ses mains
01:11:56donc je me suis dit
01:11:57ça doit un peu
01:11:58l'exaspérer
01:11:59Jacques Morel
01:11:59oui
01:12:00je trouve
01:12:00si vous voulez
01:12:01que
01:12:02les magistrats
01:12:03aient le temps
01:12:03de prendre le temps
01:12:05d'examiner
01:12:06des dossiers
01:12:09comme ça
01:12:10alors que
01:12:11des centaines
01:12:12ou des milliers
01:12:12de dossiers
01:12:13sont en instance
01:12:15pour des gens
01:12:16qui sont victimes
01:12:17et non pas
01:12:17pour des gens
01:12:18qui sont auteurs
01:12:19des milliers
01:12:21de détenus
01:12:22par le passé
01:12:23ont connu
01:12:24ces zygaphones
01:12:26qui étaient considérés
01:12:27à l'époque
01:12:27comme
01:12:28la condition normale
01:12:29de communication
01:12:30de quelqu'un
01:12:31qui était
01:12:31en détention
01:12:33donc on a l'air
01:12:34d'oublier
01:12:34que ce monsieur
01:12:36il a quand même
01:12:36commis
01:12:37le roi de l'évasion
01:12:38voilà
01:12:39des choses
01:12:40très graves
01:12:40si la juge
01:12:41d'application
01:12:42elle était
01:12:43de la famille
01:12:43du policier
01:12:45ou de la policière
01:12:47qui a été
01:12:49abattue
01:12:49elle aurait peut-être
01:12:50pas le même
01:12:52raisonnement
01:12:52donc je trouve
01:12:54que c'est un peu
01:12:55scandaleux
01:12:55d'encombrer
01:12:58les tribunaux
01:12:59si vous voulez
01:13:00avec l'examen
01:13:01de dossier
01:13:04de ce genre
01:13:06Karima
01:13:07ça vous inspire quoi ?
01:13:08non mais ça m'inspire
01:13:09en fait
01:13:10il faut se poser
01:13:11la question
01:13:11pourquoi ils se retrouvent
01:13:12dans une prison
01:13:13à haute sécurité
01:13:14on parle des détenus
01:13:15les plus dangereux
01:13:16Mathieu nous a décrit
01:13:17le CV
01:13:18exactement
01:13:20donc c'est pas
01:13:21un enfant de coeur
01:13:22c'est pas un hasard
01:13:23et il y a aussi
01:13:24toute cette question
01:13:24de la protection
01:13:25du public
01:13:26je rappelle
01:13:27qu'il est arrivé
01:13:28des drames
01:13:28est-ce qu'on peut
01:13:29se rappeler aussi
01:13:30quand il y a eu
01:13:31par exemple
01:13:31Mohamed Amrard
01:13:32lors d'un convoi
01:13:33il y a eu
01:13:35deux victimes
01:13:36c'était
01:13:37donc pendant un convoi
01:13:38il y avait des complices
01:13:39qui l'ont finalement
01:13:42pas libéré
01:13:43mais il y a eu
01:13:44donc cette attaque
01:13:44du convoi
01:13:45ça fait deux ans
01:13:46cette semaine
01:13:48oui c'est ça
01:13:49et donc
01:13:50deux agents pénitentiaires
01:13:51sont morts
01:13:52donc on parle
01:13:53quand même
01:13:54d'individus
01:13:55qui peuvent être
01:13:55extrêmement dangereux
01:13:57qui se retrouvent
01:13:58dans cette prison
01:13:59cette prison
01:14:00d'ailleurs
01:14:00on le voit
01:14:01il y a beaucoup
01:14:01de contestations
01:14:02maintenant
01:14:02mais dès le départ
01:14:03il y a eu des contestations
01:14:04exactement
01:14:05pourquoi aussi
01:14:06parce que vous allez
01:14:07retrouver par exemple
01:14:08des détenus
01:14:09des narco-trafiquants
01:14:11des gros bonnets
01:14:12qui pouvaient autrefois
01:14:14poursuivre le commerce
01:14:16à l'extérieur
01:14:17planifier des activités
01:14:18parfois des activités
01:14:19extrêmement graves
01:14:20aussi qui peuvent avoir
01:14:20des conséquences
01:14:21comme je le disais
01:14:22sur la sécurité
01:14:22des français
01:14:24ensuite
01:14:25il n'y a personne
01:14:25ici
01:14:26qui est inhumain
01:14:27donc évidemment
01:14:29il y a cette considération
01:14:30c'est pas ça l'enjeu
01:14:31je pense qu'on veut
01:14:32mettre de l'emphase
01:14:33là-dessus
01:14:33en disant
01:14:34vous voyez
01:14:34il y a des conditions
01:14:35on ne dit pas
01:14:36que les conditions
01:14:36sont faciles
01:14:37mais il y a une raison
01:14:38je pense qu'il faut
01:14:39penser aussi
01:14:39aux victimes
01:14:40dans ce cas-ci
01:14:41il y a toujours
01:14:41cette inversion
01:14:42on ne pense pas
01:14:43aux victimes
01:14:43et finalement
01:14:45le détenu
01:14:46devient la victime
01:14:47et souvenez-vous
01:14:48quand Gérald Darmanin
01:14:49avait lancé ce projet
01:14:50de prison à haute sécurité
01:14:51il y a eu
01:14:52des tas
01:14:53d'actions
01:14:53autour de
01:14:54toutes les prisons françaises
01:14:56qui étaient déjà
01:14:56un avertissement
01:14:57parce que
01:14:57ça a fait un tollé
01:14:59et il y a eu
01:15:00plein d'avocats
01:15:01qui ont lancé
01:15:02plein de procédures
01:15:03pour leurs clients
01:15:05oui et pour rebondir
01:15:06sur les propos de Karima
01:15:07ce ne sont pas
01:15:07n'importe quels détenus
01:15:08dans ces prisons
01:15:10de haute sécurité
01:15:10Mohamed Amra
01:15:11vous l'avez cité
01:15:12Salah Abdeslam
01:15:13également
01:15:14qui a vendu
01:15:14le vieil Salah Abdeslam
01:15:15là aussi
01:15:16c'est pas n'importe qui
01:15:17terroriste
01:15:17impliqué dans les attentats
01:15:18du 13 novembre 2015
01:15:19donc des braqueurs
01:15:21des narcotrafiquants
01:15:22et des terroristes
01:15:23alors là
01:15:24qu'on mette en avant
01:15:26des conditions
01:15:26de détention jugées indignes
01:15:28effectivement
01:15:28pour les victimes
01:15:29des attentats
01:15:30des braqueurs
01:15:31des narcotrafiquants
01:15:32j'imagine que ça fait froid
01:15:33dans le dos
01:15:33j'imagine
01:15:35Caroline
01:15:35revenir sur les conditions
01:15:37carcérales
01:15:38de certains détenus
01:15:39c'est tout à fait normal
01:15:40mais c'est un traitement
01:15:42différent
01:15:42de ce que vous évoquez
01:15:44de ce sujet
01:15:45je trouve ça
01:15:46pour le coup
01:15:47d'une indignité
01:15:48effectivement
01:15:48vis-à-vis des victimes
01:15:50comment en termes
01:15:51de décence
01:15:51on peut exiger
01:15:52plus de droits
01:15:53certes nous sommes
01:15:54dans un état de droit
01:15:54tout le monde
01:15:55a le droit
01:15:56en tant qu'individu
01:15:57dangereux
01:15:58ou moins dangereux
01:15:59d'être défendu
01:16:00mais en arriver
01:16:01à un tel point
01:16:02moi je suis
01:16:03en tant que citoyenne
01:16:04sidérée
01:16:05et effectivement
01:16:06ça n'est pas n'importe qui
01:16:07qui se trouve dans ces prisons
01:16:08ce sont des gens
01:16:09qui nous mettent en péril
01:16:11s'ils ressortent
01:16:12qui peuvent continuer
01:16:13leurs activités
01:16:14en prison
01:16:15leurs activités
01:16:17mafieuses
01:16:17donc effectivement
01:16:19que ces gens
01:16:20aient le droit à la parole
01:16:21à travers leurs avocats
01:16:22cela peut s'entendre
01:16:23mais sur le point
01:16:25d'en arriver
01:16:26à une telle
01:16:28justification
01:16:28de condition
01:16:30de vie
01:16:30moi je suis
01:16:31ahurie
01:16:32alors on a un avocat
01:16:33sur ce plateau
01:16:34je vais terminer par l'avocat
01:16:35évidemment
01:16:35qui est Arnaud Klasven
01:16:36je serais prudent
01:16:38pour ne pas mal finir moi
01:16:40faites attention
01:16:41à vos propos
01:16:41mais je remarque quand même
01:16:45que le parquet
01:16:47qui est le représentant
01:16:48de l'état
01:16:48a fait appel
01:16:49donc on verra
01:16:50comment l'histoire
01:16:51se terminera
01:16:53ensuite
01:16:53il y a un côté paradoxal
01:16:55puisque la plupart
01:16:56des détenus en France
01:16:57se plaignent
01:16:58des conditions indignes
01:16:59et d'ailleurs
01:16:59à juste titre
01:17:00parce qu'ils sont
01:17:01nombreux
01:17:02dans une cellule
01:17:04ils sont à 3 ou 4
01:17:05dans une cellule
01:17:06en partageant
01:17:07les lieux d'aisance
01:17:09ce qui était terrible
01:17:10parce que la France
01:17:10a été condamnée
01:17:11à de multiples reprises
01:17:13par la Cour européenne
01:17:14des droits de l'homme
01:17:15et lui
01:17:16se plaint
01:17:17parce qu'il est
01:17:17trop seul
01:17:19dans sa cellule
01:17:21mais enfin
01:17:21c'est vrai que
01:17:22l'isolement
01:17:23est quelque chose
01:17:24de terrible
01:17:25à long terme
01:17:26c'est un vrai sujet
01:17:27et comme je dis
01:17:28je pense que
01:17:28les français
01:17:30la France
01:17:30on a vu que
01:17:31dans les prisons
01:17:32il y avait des conditions
01:17:33qui sont extrêmement
01:17:35difficiles
01:17:36et c'est aussi
01:17:37à l'honneur de la France
01:17:38de s'organiser
01:17:39pour que les conditions
01:17:39soient aussi supportables
01:17:41pour les prisonniers
01:17:42là il n'est pas l'enjeu
01:17:43je trouve ici
01:17:44c'est qu'il y a comme
01:17:44un détournement du débat
01:17:45c'est-à-dire qu'on attaque
01:17:46un peu même l'idée
01:17:47de ces prisons
01:17:48à haute sécurité
01:17:49je pense que
01:17:50l'objectif
01:17:51voilà
01:17:51je pense que
01:17:52il faut faire attention
01:17:52aussi à ça
01:17:53et si ces prisons
01:17:54ont été créées
01:17:56il y a aussi
01:17:57comme je le disais
01:17:58c'est qu'il y a un risque
01:17:59aussi pour la population
01:18:00on a vu des cas
01:18:01dans ce cas-ci
01:18:02quand on parle
01:18:03de ce monsieur
01:18:04c'est quelqu'un
01:18:05qui a réussi
01:18:06à sortir
01:18:07à s'évader
01:18:08plus d'une fois
01:18:09donc il y a aussi
01:18:10cette idée
01:18:11il y avait cette policière
01:18:12aussi
01:18:12qui est décédée
01:18:14donc on parle
01:18:15d'un individu
01:18:15qui est quand même
01:18:16dangereux
01:18:17avec un profil
01:18:18très particulier
01:18:19on ne se retrouve pas
01:18:19dans une prison
01:18:20à haute sécurité
01:18:21par hasard
01:18:23et ensuite
01:18:23pour les narcotraffics
01:18:25qui continuaient
01:18:26à faire leur business
01:18:27et leur mal
01:18:28en prison même
01:18:28ça existe pour ça
01:18:29et aujourd'hui
01:18:30le débat c'est de dire
01:18:31finalement
01:18:31les prisons
01:18:32à haute sécurité
01:18:33certains aimeraient bien
01:18:34que ça n'existe
01:18:34tout simplement pas
01:18:35alors qu'aujourd'hui
01:18:37c'est peut-être
01:18:37ces deux seules prisons
01:18:39qui sont vraiment
01:18:40craintes
01:18:41si vous voulez
01:18:41aujourd'hui
01:18:42qui inspirent
01:18:43une forme d'effroi
01:18:44aussi quelque part
01:18:44parce que les conditions
01:18:45certes sont difficiles
01:18:47mais après
01:18:48il y a aussi
01:18:49il faut se rappeler
01:18:50des victimes
01:18:50et pourquoi on se retrouve
01:18:52dans des prisons
01:18:52comme celle-ci
01:18:53effectivement
01:18:54ce sont deux sujets
01:18:55pardon
01:18:56ce qu'on a tous dit
01:18:57sur les conditions carcérales
01:18:58qui sont évidemment
01:19:00souvent ignobles
01:19:01et qui sont d'ailleurs
01:19:04fustigées régulièrement
01:19:05par de grandes institutions
01:19:06des organismes
01:19:08l'ONU
01:19:08exactement
01:19:09mais ça s'entend
01:19:10mais de revenir
01:19:11à chaque fois
01:19:12sur ces prisons
01:19:13de haute sécurité
01:19:13avec ces profils
01:19:14tellement particuliers
01:19:16qui nous mettent
01:19:17tous en danger
01:19:18comme vous l'avez dit
01:19:19comme tu l'as dit
01:19:19très bien également
01:19:21c'est autre chose
01:19:22et en fait dans ce pays
01:19:23lorsque vous voulez agir
01:19:24légalement
01:19:25pour entre guillemets
01:19:26moins risquer
01:19:28prendre plus soin
01:19:29de la population
01:19:30des personnes lambda
01:19:31comme nous
01:19:32et nos enfants
01:19:33effectivement
01:19:33et bien là
01:19:34il y aura toujours
01:19:35des gens
01:19:35qui reviendront
01:19:36sur un soi-disant
01:19:38état de droit
01:19:39qui ne va pas
01:19:39dans le sens des coupables
01:19:40mais pardonnez-moi
01:19:41moi je vais dans le sens
01:19:42des victimes naturellement
01:19:43en termes de bon sens
01:19:44et d'éducation
01:19:45et quand ces gens
01:19:46réagissent de surcroît
01:19:48et bien comment voulez-vous
01:19:49aussi que les citoyens
01:19:51aient confiance
01:19:51envers la justice
01:19:53envers les magistrats
01:19:54qui nous gouvernent
01:19:55parce qu'ils sont censés
01:19:57nous protéger
01:19:58nous préserver
01:19:59de ces individus
01:20:00et puis pensons aussi
01:20:01aux agents pénitentiaires
01:20:02qui sont les premières victimes
01:20:03de ces individus
01:20:05parce que souvent
01:20:05ils sont menacés
01:20:06et intimidés
01:20:08eux et leurs familles
01:20:09donc c'est tout un système
01:20:10qui est à revoir
01:20:11et puis je pense
01:20:11qu'il ne faut pas
01:20:12être fébrile
01:20:13l'idéologie politique
01:20:15est également
01:20:16dans ce cas de figure
01:20:17très présente
01:20:18mais pour le bien de tous
01:20:19et de manière transpartisane
01:20:21nous devons parler
01:20:22d'une seule voix
01:20:23dans ce cas de figure
01:20:23et Karima l'évoquait
01:20:25moi d'un membre
01:20:25je me souviens
01:20:26avoir interrogé
01:20:27les surveillants
01:20:28de prison
01:20:29lorsqu'ils avaient appris
01:20:30qu'il était transféré
01:20:31ça a été un véritable traumatisme
01:20:33pour ces surveillants
01:20:34de prison
01:20:34les conditions d'évasion
01:20:36avec deux victimes
01:20:37ou
01:20:38c'était un commando
01:20:39extrêmement violent
01:20:40c'était un commando
01:20:40extrêmement violent
01:20:41on a vu les images
01:20:42on a vu les images
01:20:43et on a vu justement
01:20:44comment avait été fait
01:20:46finalement
01:20:46l'organisation
01:20:48aussi de ce commando
01:20:49ça avait été fait
01:20:50aussi en prison
01:20:51parce qu'il n'y avait pas
01:20:53justement
01:20:53toutes ces mesures
01:20:54de ces prisons
01:20:55qu'on peut retrouver
01:20:55en haute sécurité
01:20:56et comme je dis
01:20:57je pense que c'est pas
01:20:58incompatible
01:20:58avec le fait que la France
01:21:00oui
01:21:01on va pas mettre
01:21:02des conditions
01:21:03inhumaines
01:21:04pour des prisonniers
01:21:05mais
01:21:06de là à remettre
01:21:07en question
01:21:08ces prisons
01:21:09à haute sécurité
01:21:09c'est autre chose
01:21:11on va changer dessus
01:21:12on a fait le tour du sujet
01:21:13on va terminer
01:21:15par une bonne nouvelle
01:21:17merci Mathieu
01:21:17en tous les cas
01:21:18vous pouvez rester
01:21:19jusqu'à la fin de l'édition
01:21:20si vous le souhaitez
01:21:20évidemment
01:21:21mais je peux vous libérer aussi
01:21:22on va terminer
01:21:23par cette information
01:21:24importante
01:21:25qui va sans doute
01:21:26vous faire réagir
01:21:27on est dans l'attente
01:21:29d'avoir l'abbé
01:21:30Mathieu Raffray
01:21:31qui va réagir
01:21:31pourquoi je voulais avoir
01:21:32l'abbé Mathieu Raffray
01:21:34parce qu'Emmanuel Macron
01:21:35a annoncé
01:21:37sur X
01:21:38aujourd'hui
01:21:39regardez
01:21:40nous nous réjouissons
01:21:41que sa sainteté
01:21:42le pape
01:21:42Léon XIV
01:21:43ait confirmé
01:21:44son voyage en France
01:21:45cette visite
01:21:46en septembre prochain
01:21:47sera un honneur
01:21:48pour notre pays
01:21:49une joie pour les catholiques
01:21:50et un grand moment
01:21:51d'espérance
01:21:52pour tous
01:21:52et nous sommes
01:21:53avec l'abbé
01:21:54Mathieu Raffray
01:21:55qui est dans sa voiture
01:21:57je vais tout raconter
01:21:57à nos téléspectateurs
01:21:58qui attendait
01:21:59une aire de repos
01:22:00pour pouvoir nous parler
01:22:00voilà
01:22:02exactement
01:22:02et vous voyez
01:22:03on ne cache rien
01:22:04sur notre antenne
01:22:05sur CNews
01:22:05on dit la vérité
01:22:07merci d'être avec nous
01:22:09quelle est votre réaction ?
01:22:11ça y est
01:22:12il sera chez nous
01:22:13et c'est le 25
01:22:14et du 25 au 28 septembre prochain
01:22:16vous nous le confirmez bien
01:22:18exactement
01:22:18on savait que ça allait être
01:22:20vraisemblablement
01:22:21au mois de septembre
01:22:22fin septembre
01:22:22mais voilà
01:22:23les dates sont données
01:22:24elles ont été annoncées
01:22:25officiellement
01:22:25par le Vatican
01:22:27et donc
01:22:29le sentiment
01:22:30c'est une joie immense
01:22:31une joie immense
01:22:32de recevoir
01:22:33que le pape
01:22:34vienne fouler le sol de France
01:22:35et s'intéresser
01:22:36à l'église de France
01:22:37et à la France
01:22:38tout entière
01:22:39donc
01:22:40évidemment
01:22:41on s'en réjouit
01:22:43énormément
01:22:44alors le président
01:22:44de la conférence
01:22:45des évêques
01:22:45le cardinal
01:22:46le célèbre cardinal
01:22:47Jean-Marc Aveline
01:22:48parle d'une grande responsabilité
01:22:51on en sait un petit peu plus
01:22:53sur le contenu
01:22:55on ne sait pas tout
01:22:55mais on a quelques briques
01:22:57d'informations
01:22:57est-ce que vous pouvez
01:22:58nous en dire davantage ?
01:23:00Oui
01:23:00alors ce qu'on sait
01:23:01c'est qu'il viendra à Paris
01:23:03qu'il ira vraisemblablement
01:23:04à Lourdes
01:23:05et il y aurait
01:23:06une troisième étape
01:23:08mais qui n'est
01:23:09alors qui n'est pas encore dévoilée
01:23:10mais d'après ce
01:23:12que j'ai entendu
01:23:13en interne
01:23:14en fait la troisième étape
01:23:15n'est pas encore décidée
01:23:17donc il y a plusieurs pistes
01:23:18qui sont examinées
01:23:21voilà
01:23:22moi j'aimerais bien
01:23:22qu'il passe en Bretagne
01:23:24à Saint-Anne-Doré
01:23:24ce serait sympathique
01:23:26c'est vraiment personnel
01:23:27comme choix
01:23:29le cardinal d'Aveline
01:23:30a évoqué quand même
01:23:31quelques thèmes
01:23:32c'est là-dessus
01:23:32que je voulais
01:23:33vous amener
01:23:35la question de la vie
01:23:37de la beauté de la vie
01:23:38mais aussi
01:23:38de la précarité de la vie
01:23:40c'est ce qu'on a pu
01:23:41découvrir
01:23:44oui alors
01:23:44il y a le thème de la vie
01:23:46le thème de la paix
01:23:47le thème de la
01:23:48de la spiritualité aussi
01:23:51peut-être que vous vous souvenez
01:23:52que dans les premiers jours
01:23:53de son pontifical
01:23:54le pape avait écrit
01:23:55une lettre
01:23:56à l'Aix de France
01:23:57au sujet des grands saints
01:23:59qui ont fait la France
01:24:00donc
01:24:02il y a plusieurs thèmes
01:24:03comme ça
01:24:04voilà qui sont
01:24:05le thème de la vie
01:24:06évidemment est très important
01:24:07et a une portée
01:24:08très symbolique
01:24:09politique
01:24:09puisque dans les discussions
01:24:11actuelles sur la question
01:24:12de l'euthanasie
01:24:13l'église a son mot à dire
01:24:15en matière de morale
01:24:16et de
01:24:17vous savez que l'église
01:24:18défend
01:24:18qu'il faut protéger la vie
01:24:20depuis son commencement
01:24:21jusqu'à sa fin naturelle
01:24:22et je pense que le pape
01:24:25viendra
01:24:27donner l'enseignement
01:24:29de l'église
01:24:29sur cette question
01:24:30et donner du poids
01:24:31à cette position
01:24:32à cette position
01:24:34Alors il est venu
01:24:35à Monaco
01:24:36et on attendait
01:24:38avec impatience
01:24:39que le pape
01:24:40vienne en France
01:24:42il n'y avait pas
01:24:42de problème majeur
01:24:43avec la France
01:24:45Abbé Mathieu Raffray
01:24:47Non non non
01:24:48il n'y avait pas du tout
01:24:48de problème majeur
01:24:49j'étais moi sur le plateau
01:24:50de CNews
01:24:51le jour de la visite
01:24:52du pape à Monaco
01:24:53et je crois que
01:24:53j'avais essayé
01:24:54d'expliquer
01:24:55que
01:24:56comme les autres
01:24:57rien de très
01:24:59original
01:24:59mais
01:25:00qu'en fait
01:25:01le pape avait choisi
01:25:02Monaco en premier lieu
01:25:03déjà pour une question
01:25:05d'une amitié
01:25:05peut-être personnelle
01:25:07avec le prince Albert
01:25:08mais aussi
01:25:09parce que
01:25:10l'état de Monaco
01:25:11c'est un état
01:25:11qui est chrétien
01:25:12c'est un état chrétien
01:25:13qui revendique
01:25:15la foi chrétienne
01:25:16dans sa constitution
01:25:17ce qui n'est pas
01:25:18le cas de la France
01:25:19donc c'est normal
01:25:20que le pape
01:25:22privilégie
01:25:23les états chrétiens
01:25:24avant les autres
01:25:26ça me semble
01:25:27tout à fait naturel
01:25:28mais
01:25:29la grande
01:25:30disons
01:25:31le grand événement
01:25:32c'est que
01:25:32le pape François
01:25:33lui
01:25:33donc son prédécesseur
01:25:34avait toujours dit
01:25:35qu'il refusait
01:25:35de venir en France
01:25:36et quand il était venu
01:25:37à Marseille
01:25:38ou à Bruxelles
01:25:39enfin Bruxelles
01:25:40c'est pas en France
01:25:42pas encore
01:25:43ou à Strasbourg
01:25:46je voulais dire
01:25:46c'est qu'en fait
01:25:47je viens de voir
01:25:47un énorme rat
01:25:48qui est passé
01:25:48sur l'air d'autoroute
01:25:49là-côté
01:25:50donc ça m'a un peu troublé
01:25:51mais
01:25:52attention
01:25:53attention
01:25:55chaque créature
01:25:56de Dieu
01:25:56est divine
01:25:56oui
01:25:58mais il peut y avoir
01:25:59des créatures de Dieu
01:25:59un peu dangereuses
01:26:00il ne faut pas être
01:26:01non plus
01:26:03naïf
01:26:03mais
01:26:05donc je disais
01:26:05que le pape François
01:26:06lui
01:26:06quand il avait mis
01:26:08le pied sur le sol
01:26:08de France
01:26:09avait expliqué
01:26:09que ce n'était jamais
01:26:10une visite officielle
01:26:12en France
01:26:12mais que c'était toujours
01:26:14dans un cadre
01:26:15un peu extérieur
01:26:16voilà
01:26:17donc il y avait eu
01:26:18un peu une
01:26:19je ne sais pas
01:26:19si c'était une inimitié
01:26:20ou un message
01:26:21que le pape François
01:26:22voulait passer
01:26:23et que le pape Léon
01:26:25visiblement
01:26:25veut revenir là-dessus
01:26:26alors vous avez fait référence
01:26:28à Saint-Anne-Doré
01:26:30il y a eu un pape
01:26:31qui est venu à Saint-Anne-Doré
01:26:32exactement
01:26:33bah oui
01:26:33c'est pour ça que je mentionnais
01:26:34Saint-Anne-Doré
01:26:34parce que
01:26:35Jean-Paul II était venu
01:26:36à Saint-Anne-Doré
01:26:36en 96
01:26:38si je ne me trompe pas
01:26:39je vous confirme
01:26:40parce que j'étais sur une autre chaîne
01:26:41et j'avais couvert
01:26:42le voyage
01:26:43de Jean-Paul II
01:26:44en France
01:26:44il était allé d'abord
01:26:46en Vendée
01:26:47accueilli par Philippe de Villiers
01:26:49et ensuite
01:26:49il était allé à Saint-Anne-Doré
01:26:50et j'avais couvert
01:26:51le déplacement du pape
01:26:52c'est un moment important
01:26:54alors moi j'y étais
01:26:54j'avais 17 ans
01:26:56j'étais un petit peu plus âgé que vous
01:26:59j'étais allé pour la messe
01:27:00pour la messe du pape
01:27:01à Saint-Anne-Doré
01:27:02c'était un très grand événement
01:27:03et donc
01:27:05bah j'imagine qu'il y aura
01:27:06un lieu symbolique comme ça
01:27:07peut-être
01:27:08pourquoi pas
01:27:09Ars
01:27:09avec sous la figure
01:27:11du Saint-Curé d'Ars
01:27:11ou un autre
01:27:13un autre lieu
01:27:15qui pourrait
01:27:16voilà
01:27:17un troisième lieu
01:27:17en tout cas
01:27:18en plus de Paris
01:27:18et de Lourdes
01:27:19qui pourrait accueillir
01:27:22le pape
01:27:22ce serait
01:27:23voilà
01:27:24ce serait magnifique
01:27:25et ce sera magnifique
01:27:26je pense que pour toute la France
01:27:27ce sera un grand événement
01:27:28et bien merci
01:27:29d'avoir fait cette pause
01:27:31et faites attention au Rhin
01:27:33évidemment
01:27:34et merci pour ce témoignage
01:27:35je voulais absolument vous avoir
01:27:36et on imagine que
01:27:37pour toute la communauté
01:27:38c'était véritable
01:27:39un vrai bonheur
01:27:40et c'était une information importante
01:27:41et je voulais terminer
01:27:42je pense
01:27:43pardon
01:27:44non je disais plus que pour les catholiques
01:27:46pour toute la France
01:27:46pour toute la France évidemment
01:27:47le pape vienne en France
01:27:49c'est un événement
01:27:50ça marque l'histoire de France
01:27:52et bien écoutez
01:27:53merci d'avoir accepté
01:27:54de témoigner
01:27:55et je vous laisse reprendre
01:27:56votre route
01:27:57et soyez prudents
01:27:58évidemment
01:27:58merci beaucoup
01:27:59merci beaucoup
01:27:59Abbé Mathieu
01:28:00petite réaction
01:28:01sur cette visite du pape
01:28:03c'est une bonne chose
01:28:04une bonne nouvelle
01:28:05pour les chrétiens
01:28:07et les français
01:28:07comme l'a si bien dit
01:28:09monsieur
01:28:10l'abbé pardon
01:28:12et ça va leur mettre
01:28:13du baume au coeur
01:28:14dans une période
01:28:16maussade
01:28:17une société
01:28:18malheureusement
01:28:19qui est en pleine morosité
01:28:21pour beaucoup de raisons
01:28:22et puis n'oublions pas
01:28:23surtout que la France
01:28:24est la fille aînée de l'église
01:28:25donc je me réjouis
01:28:27que le pape vienne
01:28:28au mois de septembre
01:28:29Arnaud veut terminer
01:28:29peut-être pas une page d'histoire
01:28:30je vais informer
01:28:31ok d'accord
01:28:32je vais informer
01:28:33les téléspectateurs
01:28:34d'une chose
01:28:35que peu de français savent
01:28:36c'est que
01:28:38il y a de nombreux personnages
01:28:39des évangiles
01:28:40qui sont morts en Gaule
01:28:41vous vous rendez compte
01:28:42que Ponce Pilate
01:28:43est mort en Gaule
01:28:44il a été exilé en Gaule
01:28:46et Hérode Antipas
01:28:48celui qui a mis à mort
01:28:49Jean le Baptiste
01:28:50est mort lui aussi en Gaule
01:28:52et certaines légendes
01:28:54disent que Marie-Madeleine
01:28:56est morte elle aussi en Gaule
01:28:58mais en tous les cas
01:28:59les deux premiers
01:28:59c'est sûr
01:29:01Ponce Pilate est mort en France
01:29:02en gros
01:29:03et Hérode Antipas
01:29:05qui a mis à mort
01:29:06Jean le Baptiste
01:29:07est mort aussi en France
01:29:09vous avez vu que tout le monde
01:29:10vous regarde comme ça
01:29:11mon cher Arnaud
01:29:11je pense que je ne pouvais pas
01:29:13me le terminer
01:29:13il est temps de plier ses goals
01:29:14il est temps de plier ses goals
01:29:16comme dirait Jacques
01:29:17une longue tradition
01:29:19évangélique
01:29:20exactement
01:29:20merci en tous les cas
01:29:22de m'avoir accompagné
01:29:23durant ces deux heures
01:29:24c'est toujours un bonheur
01:29:25de vous avoir
01:29:26merci équipe qui m'a entouré
01:29:27Sébastien Mandotti
01:29:27Axel Thomas
01:29:28Patrick Urban
01:29:29Alison Blanc
01:29:30Sandra Tchumbo
01:29:31pour l'information
01:29:32Stéphane Fattoreto
01:29:33pour la programmation
01:29:34sans oublier Corentin Périni
01:29:35merci aux équipes
01:29:36orangées
01:29:36tout de suite
01:29:36c'est Mathieu Boccoté
01:29:37et moi j'aurai le plaisir
01:29:38de vous retrouver demain
01:29:39à 14h
01:29:40pour votre 14-15
01:29:41bye bye
01:29:42bels 2
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