- il y a 16 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 10 janvier, Édouard Castaignet, PDG et cofondateur de G-Heat, Jean-Marc Canard, gastro-entérologue, président de la Commission Médicale d'Etablissement, et Fredrik Brag, directeur général de Median Technologies, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.
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00:00BFM Business présente Check-up Santé avec Fabien Guèze.
00:11Bonjour à tous, toute l'équipe de Check-up Santé, Alexandre Regnaud, Alban, Florent, Jonathan vous souhaite une magnifique année 2026.
00:20Elle commence hélas par un froid polaire, raison pour laquelle je suis heureux d'accueillir Edouard Castagnier,
00:26patron de la société J-Heat qui conçoit des textiles de thermorégulation dans les deux sens d'ailleurs.
00:34Elle commence en revanche avec une grande intiétude voire colère des médecins libéraux qui ont entamé une grève ces jours-ci.
00:40Jean-Marc Canard, gastro-entérologue à Paris, va nous dire pourquoi.
00:44Mais je ne pouvais démarrer l'année sans parler de boîtes françaises qui cartonnent en France et à l'international comme médias en technologie
00:52qui permet grâce à l'imagerie par l'IA de détecter des cancers à leur tout début.
00:58Son CEO et fondateur Frédéric Braque va nous la présenter.
01:01Check-up Santé 2026, c'est parti.
01:10Edouard Castagnier, bonjour.
01:12Bonjour.
01:12Vous êtes passé par OEM Lyon, pas mal comme école de commerce, et vous avez cofondé en 2017 la société J-Heat.
01:19J comme Gaston, hein ? J-Heat.
01:22J'avais tendance à dire J-Heat, mais on dit à la française J-Heat.
01:25Il faut le dire à la française en effet.
01:27Alors vous ne pouvez pas mieux tomber en cette période de froid qui sévit sur la France.
01:32Qu'est-ce qui vous a donné rapidement l'idée de créer cette société ?
01:35C'était le constat d'un besoin en fait d'équiper à la fois les salariés, mais aussi d'aider les personnes qui sont particulièrement sensibles,
01:42soit au froid, soit à la chaleur, avec des vêtements et des solutions techniques, technologiques,
01:48qui puissent apporter à la fois du confort et permettre de continuer son activité professionnelle ou personnelle.
01:55Alors, on précise, vous ne faites pas de vêtements d'ailleurs, c'est votre...
01:58Vous ne faites pas de vêtements, mais vous faites des textiles de thermorégulation, c'est bien ça ?
02:02Oui, alors on s'appuie sur le textile, mais on fait des vêtements in fine, on fait des gants, on va faire des vestes, on va faire des t-shirts.
02:08Mais ce qui nous intéresse, c'est de travailler la technologie, que ce soit dans le domaine du chauffant pour lutter contre le froid
02:14ou dans le domaine du rafraîchissant pour lutter contre la chaleur, avec des technologies qui sont diverses.
02:19Alors justement, on va commencer par la chaleur, par les textiles qui sont chauffants.
02:25Donc la technique, elle est relativement ancienne ?
02:28Elle est ancienne, elle est simple finalement, c'est d'avoir un système électrique qui est alimenté par une batterie,
02:35et ce système est incorporé dans un textile, que ce soit une chaussette, un gant ou une veste.
02:40La complexité réside un petit peu dans le mariage de ces différents éléments.
02:45D'accord, et donc justement, ces vêtements chauffants, ils ont un intérêt surtout, même dans l'économie d'une entreprise ?
02:54Tout à fait. Ils ont un intérêt, bon, pour les personnes bien sûr qui les portent,
02:58puisque l'idée c'est de pouvoir finalement continuer son activité et ne pas être particulièrement impacté par le froid en l'occurrence.
03:05En réalité, le conflit en Ukraine a provoqué une forte hausse des prix du gaz,
03:11et d'un coup des entreprises notamment qui chauffaient leurs entrepôts avec du gaz
03:15se sont retrouvées avec des factures qui sont extrêmement importantes.
03:17Et aujourd'hui, avec des vêtements chauffants, on amène des solutions qui permettent d'équiper ses salariés
03:24et de travailler dans des bonnes conditions.
03:27Ça permet parfois de baisser la température d'une entreprise et faire des économies de...
03:32Oui, tout à fait. On parle en général de 2-3 degrés de baisse de température dans les locaux
03:39à partir du moment où on a pu équiper les salariés.
03:43Parce que recharger les batteries de vos vêtements ne coûte pas très très cher ?
03:46Non, c'est à peu près un centime la recharge.
03:48Donc pour un hiver, ce sera 1,20€ le prix d'un café.
03:51C'est pas terrible.
03:52Ça permet de faire des économies à peu près.
03:54Alors dans l'autre sens, les solutions réfléchissantes sont un peu plus compliquées technologiquement.
03:58Oui, elles sont plus complexes car créer du froid, c'est plus complexe que faire de la chaleur.
04:05Et donc on passe avec... Finalement, on travaille avec plusieurs technologies.
04:09Une première qui est une technologie à changement de phase.
04:12On va avoir des pains de froid qui vont restituer une température constante sur une donnée de temps
04:20et avec des restitutions de chaleur, de froid qui peuvent être entre 19 et 25 degrés.
04:26Et donc, évidemment, le créneau est important puisqu'avec le réchauffement climatique,
04:31on aura plus tendance à utiliser vos produits.
04:34C'est bien ça, non ?
04:35Tout à fait. On a eu une forte accélération, notamment cet été.
04:40Le 27 mai dernier, il y a eu un décret chaleur qui a été émis par le ministère du Travail
04:45pour obliger les entreprises à équiper leurs salariés en cas de forte chaleur.
04:50Et donc, dans le cas de certains indices donnés par Météo France,
04:55les entreprises doivent agir pour équiper leurs salariés.
04:58Oui, alors ce sont quoi ? Ce sont des vestes ? Ce sont des t-shirts ?
05:02Vous en avez un à côté de vous ?
05:03Tout à fait. J'en ai un, alors qu'il y a également haute visibilité,
05:07par exemple pour les personnes qui travaillent dans le BTP.
05:11Ça va permettre de protéger, d'une part, le travailleur contre la chaleur.
05:16Donc, avec une diminution de la température qui est notoire
05:19par rapport à la température extérieure.
05:21On parle de température de 15 à 17 degrés
05:25quand le produit a été émis et a été préparé
05:31versus un texte classique qui est environ à 25 degrés.
05:35Alors, on va reparler du chaud.
05:38Le chaud aussi, c'est bon pour la santé, notamment pour certains syndromes ?
05:41Oui. Alors, pour le syndrome de Rénaud,
05:44donc là, on a un petit gant qui est un gros chauffant,
05:49qui est destiné aux personnes qui sont atteintes du syndrome ou de la maladie de Rénaud,
05:53qu'on a conçu en collaboration avec le CICIT de Lille,
05:59donc le CHU de Lille, un labo Inserm,
06:01qui est spécialisé sur les innovations technologiques dans le cadre de la santé.
06:05Et on a fait des tests avec des équipes, finalement, du CHU,
06:11pour voir comment on pouvait équiper des personnes atteintes du syndrome de Rénaud.
06:15Et pour le syndrome de Rénaud, rapidement,
06:17c'est le problème de vasoconstriction,
06:20notamment au niveau des mains et des pieds,
06:22qui fait qu'on est très sensible.
06:24Au contact du froid ?
06:25Exactement.
06:26Alors, quel type de produit vous proposez ?
06:28Donc, on a vu des gants ?
06:29Alors, on propose des gants, on propose des vestes,
06:32tous types de vestes, ça peut être des doudounes,
06:34ça peut être aussi des t-shirts, comme je vous l'ai présenté à l'instant,
06:38des semelles, des chaussettes, des leggings,
06:42donc tout ce qui va être vêtements, sous-vêtements,
06:44protection en premier lieu des mains et des pieds,
06:47puisque ce sont les extrémités, ce sont les plus sensibles,
06:50en tout cas dans le cadre des vêtements chauffants.
06:54Voilà, donc c'est une panoplie complète,
06:55pour tous les usages aussi,
06:57donc dans le cadre professionnel, bien sûr,
06:58donc là, on a un produit qui est haute visibilité,
07:00qui permet de travailler dans le cadre d'activités réglementées,
07:03donc tout ce qui est EPI,
07:04mais aussi pour la pratique du sport,
07:06ou des activités de loisirs,
07:08des gants vélo, des gants moto,
07:10différentes activités.
07:11Et vous distribuez à l'étranger ?
07:13Oui, on travaille avec l'étranger,
07:15on peut voir à peu près 20% de notre chiffre d'affaires
07:17est fait à l'étranger,
07:18principalement en Europe,
07:19mais on s'intéresse de plus en plus au grand export.
07:22Au grand export.
07:24Vous imaginez avoir des levées de fonds bientôt ?
07:27Oui, c'est un sujet du moment,
07:28on n'en a pas fait jusqu'à maintenant,
07:29mais c'est prévu pour fin 2026, début 2027.
07:33Eh bien, on vous souhaite bonne chance,
07:34merci beaucoup Mathieu Castagnier,
07:36on va à présent accueillir Jean-Marc Canard,
07:38gastro-entérologue à Paris.
07:44Jean-Marc Canard, bonjour.
07:46Bonjour.
07:47Vous êtes gastro-entérologue à Paris ?
07:49Oui.
07:49À la clinique du Trocadéro, c'est bien ça ?
07:51Voilà.
07:51Alors, la sécurité sociale,
07:53on le sait,
07:54notre vieille sécurité sociale
07:56est en déficit permanent.
07:59Cette année, c'est 24 milliards,
08:00c'est dû à pas mal de choses,
08:02le vieillissement de la population,
08:03les maladies chroniques,
08:05les retraites, etc.
08:07Les médecins sont en grève
08:10depuis quelques jours,
08:12jusqu'au 15 janvier,
08:13ils sont assez en colère.
08:17Évidemment, ils vont protester
08:17contre ce fameux PLFSS.
08:20Dites-nous juste une petite vénition
08:21du PLFSS.
08:22C'est la loi de financement
08:24de la sécurité sociale
08:25qui est votée par l'Assemblée nationale,
08:27c'est le budget pour le fonctionnement
08:28de l'assurance maladie.
08:30Donc, un certain nombre de mesures
08:31sont prises pour essayer
08:33d'équilibrer l'assurance maladie.
08:35Donc, essayer.
08:36Sauf que vous dites que cet équilibre,
08:39il est fait aux dépens
08:41de certaines parties et pas d'autres.
08:43Voilà, exactement.
08:44C'est plus facile de s'en prendre
08:45à 108 000 médecins libéraux
08:47qu'à 40 millions d'assurés.
08:54Donc, ils ont dicté
08:56un certain nombre de mesures
08:57qui sont contraignantes pour nous.
09:01La première, c'est d'autoriser
09:03le directeur de l'assurance maladie
09:05à baisser de façon autoritaire
09:07et unilatérale
09:08la terrification de certains actes.
09:11Et tout ça, en fait,
09:12les médecins se plaignent aussi
09:13de ces actions
09:15sans négociation en préalable
09:17avec les médecins, c'est ça ?
09:18Exactement.
09:19Parce que, normalement,
09:20c'est le principe de la convention.
09:23C'est un principe gagnant-gagnant.
09:25Les patients sont valibilisés,
09:29donc sont remboursés,
09:30et pris en charge
09:31pour l'accès à toute la médecine.
09:32Et en contrepartie,
09:34les médecins acceptent
09:35une discussion tarifaire
09:37de leurs honoraires.
09:39Sauf qu'il n'y a pas eu de discussion.
09:40Il n'y a pas eu de discussion,
09:41et là, c'est une rupture
09:42unilatérale de la convention.
09:44Vous trouvez que c'est une atteinte
09:46au bon fonctionnement
09:48de l'exercice libéral ?
09:50Elle est en danger,
09:51la médecine libérale ?
09:52Elle est en danger depuis longtemps.
09:55Depuis le plan Juppé,
09:55on n'avait pas eu
09:56d'attaque frontale comme cela,
09:58mais c'est vrai que les politiques passent.
10:00Le plan Juppé, M. Chirac et M. Sarkozy
10:03s'en sont rappelés.
10:05Ils ont arrêté de nous embêter
10:06pendant un certain nombre d'années.
10:08Mais là...
10:08Ils ont quand même gardé les acquis, quand même.
10:10Voilà, oui.
10:10Mais les politiques changent.
10:12Et donc, ceux-là,
10:14ils n'ont pas d'expérience.
10:15C'est ça.
10:16Vous trouvez que...
10:17C'est vrai qu'en médecine,
10:18il y a un secteur 1, un secteur 2,
10:20quelques dépassements d'honoraires.
10:22En fait, ces dépassements d'honoraires
10:23ont été autorisés
10:24parce que l'État n'avait pas les moyens
10:26d'assurer l'augmentation
10:28des honoraires
10:29des médecins.
10:31Sinon, il aurait fallu les payer
10:32300 euros.
10:34Si on avait suivi l'inflation,
10:35il aurait fallu payer 300 euros
10:35les consultations.
10:37Absolument.
10:37Oui.
10:38C'est un complément d'honoraires
10:39pour assurer l'absence
10:40de revalorisation de nos actes
10:42depuis 30 ans.
10:44Oui.
10:44Voilà.
10:45Et vous dites que, donc,
10:46ce qui touche un petit peu le médecin,
10:48ça finit toujours par toucher
10:49le patient ?
10:51Oui, parce que la baisse des tarifs
10:54pour certaines disciplines
10:56va entraîner, enfin pour nous,
10:58au niveau de l'endoscopie digestive,
11:00des mesures au niveau de la direction.
11:04Ils ne vont plus remplacer le matériel.
11:06Ils vont dire, vous pouvez utiliser
11:07encore du matériel qui est vieux,
11:091, 2, 3 ans.
11:10Le personnel, ça n'a plus du personnel
11:13hyper spécialisé, compétent.
11:15Ça va être du personnel non formé,
11:17non spécialisé.
11:18Et plus d'innovation,
11:20plus de nouvelles techniques,
11:21plus de nouveaux matériels.
11:23On n'investit dans rien.
11:25Et avec impossibilité d'investir
11:27dans le futur,
11:28puisque une sanction vous tombe
11:30tous les ans et vous ne savez pas
11:31ce qui peut vous tomber.
11:33Parce que ce que vous voulez dire,
11:33c'est que les actes,
11:35en fait, la cotation de certains actes,
11:36donc dans l'imagerie,
11:37dans certaines techniques,
11:38a été baissé.
11:40Unilatéralement baissé.
11:41Sont menacés.
11:42Et de façon unilatérale.
11:45C'est-à-dire que ceux qui sont sur le podium,
11:46bon, les radiologues,
11:48les cancérologues, etc.,
11:50sont touchés.
11:51Mais ceux-là,
11:52ils vont passer en dessous.
11:54Et les prochains qui vont monter
11:55sur le podium
11:56vont ramasser pareil.
11:58Il y a quand même eu quelques reculs
12:00du gouvernement
12:01sur la surtaxe
12:02des dépassements d'un horaire,
12:03sur les sanctions
12:04sur la non-utilisation du DMP.
12:07Oui.
12:07Voilà.
12:08Pour l'utiliser,
12:08il faut quand même qu'il marche.
12:09Il ne marche pas.
12:10Il n'est pas à son top.
12:12Donc,
12:13on parle aussi
12:14de les médecins
12:15sont-ils en colère
12:16au niveau de la liberté
12:17d'installation
12:17qui est menacée ?
12:19Oui,
12:19c'est la médecine libérale.
12:22C'est la médecine libérale.
12:23Donc,
12:23si les médecins
12:26allaient dans les déserts médicaux
12:28alors que des déserts médicaux,
12:29il y en a partout maintenant ?
12:31Il y en a partout,
12:32même à Paris.
12:33À Paris,
12:33parce qu'il n'y a plus de médecins
12:35en général,
12:36c'est en secteur 2.
12:37Et que pour s'installer
12:38en secteur 1,
12:39ça coûte très,
12:40très, très cher.
12:41Ça coûte très cher.
12:42Donc là,
12:43cette grève
12:44est très suivie, non ?
12:45Je pense qu'elle est très suivie,
12:47parce qu'au niveau
12:47de notre discipline,
12:49on est très, très, très, très motivés.
12:50Parce que nous,
12:51on a des plateaux techniques
12:52sérieux, performants,
12:54très efficaces,
12:55avec des techniques
12:56très sophistiquées,
12:57comme en cardiologie,
12:59où le matériel
13:00va être impacté.
13:02Et on est très inquiet.
13:05Oui.
13:05Et on craint aussi,
13:06évidemment,
13:07d'autres sanctions.
13:08Ce qui est dommage,
13:10c'est que les économies
13:12ne se font pas
13:13ou elles devraient se faire,
13:14parfois.
13:15Encore une fois,
13:16c'est plus facile
13:17de s'en prendre
13:17à 108 000 médecins libéraux
13:19qu'à 65 000
13:21ayant d'assurés sociaux.
13:24Oui.
13:25Donc,
13:25évidemment,
13:26vous,
13:26vous êtes directement impacté
13:27dans votre profession
13:28de gastro-entérologue,
13:30de chirurgien,
13:31etc.
13:31Mais toutes les professions
13:32sont impactées, bien sûr.
13:35Absolument.
13:36Je voudrais ajouter
13:36une autre chose,
13:38c'est que
13:38l'atteinte au statut
13:40de médecin retraité,
13:43l'actif est retraité,
13:44qu'ils vont,
13:47ils sont sortis
13:48sous le tapis,
13:50personne n'en parle beaucoup,
13:51une mesure...
13:52On parlait des médecins
13:52retraités actifs.
13:53Oui,
13:53médecins retraités actifs.
13:55Si vous continuez
13:57à travailler
13:57avant 67 ans,
13:59eh bien,
13:59100% de vos revenus
14:01de votre activité libérale
14:02sont déduits
14:04de votre pension
14:05de retraite.
14:06C'est-à-dire,
14:07si vous gagnez
14:0830 000 euros
14:08dans l'année
14:09et que votre pension
14:10de retraite
14:11est de 30 000 euros,
14:13eh bien,
14:1330 000 moins 30 000,
14:14ça fait zéro.
14:15D'accord.
14:15Alors qu'on a vraiment besoin
14:16de ces médecins
14:17retraités actifs ?
14:18Ils sont 15 000,
14:1815 000,
14:19ça fait à peu près
14:2015% des médecins.
14:21Les gens en pénurie,
14:21donc la pénurie serait
14:22insupportable si...
14:24Ça va toucher particulièrement
14:26les femmes médecins.
14:26Ces médecins retraités actifs,
14:28donc ils continuent
14:29de travailler,
14:29heureusement d'ailleurs,
14:30heureusement,
14:31parce que 67 ans,
14:32c'est plus vieux maintenant,
14:34ils continuent de travailler
14:34et ils continuent donc,
14:36ils touchent une retraite,
14:37mais ils continuent
14:38de payer quand même
14:39une cotisation retraite ?
14:40Absolument,
14:41plein pot
14:41et sans acquis,
14:43acquisition de points,
14:44retraite,
14:45ils payent l'URSSAF,
14:46ils payent des impôts,
14:48donc c'est autant
14:48d'apport pour les fonds,
14:51les caisses
14:52des assurances maladies
14:54et l'assurance sociale
14:55et pour la collectivité nationale.
14:57Donc vous dites
14:58qu'un médecin
14:58qui a cotisé
15:00pour sa retraite
15:00pendant tant d'années,
15:02pendant 40 ans,
15:03pendant 45 ans,
15:04il ne va plus toucher
15:06sa retraite
15:06s'il continue de travailler ?
15:08Non,
15:08ce n'est pas ça.
15:10Il va toucher sa retraite,
15:12mais on va lui déduire
15:14de sa pension de retraite
15:15ce qu'il a gagné.
15:17Donc 30 000 euros de gains
15:18moins 30 000 euros de pension,
15:20ça fait zéro de pension.
15:22Pour finir,
15:23il faut penser
15:23qu'il faille changer
15:24de paradigme
15:25de la science maladie,
15:27non ?
15:27Non, je ne pense pas,
15:28non.
15:28Je pense qu'il faut
15:29que la science maladie
15:30change d'attitude
15:30et que surtout
15:31les députés
15:32changent d'attitude aussi
15:33parce que depuis le plan Juppé,
15:35ils ne se rappellent pas
15:36de ce qui s'est passé.
15:38Là, ils avaient fait
15:39l'unanimité contre eux.
15:41Là, ils recommencent.
15:42C'est la même chose.
15:44On voit 2 millions
15:46de personnes par jour.
15:48Sur 30 jours,
15:49ça fait 60 millions
15:50d'électeurs potentiels.
15:52Voilà.
15:53Eh bien, on va suivre votre...
15:54Merci beaucoup,
15:55Jean-Marc Canin.
15:56On vous suit dans votre combat,
15:57bien sûr,
15:58pour le bien des patients.
15:59on va accueillir
15:59maintenant Frédéric Bragg
16:01qui est le CEO
16:02et fondateur
16:03de Média en technologie.
16:09Frédéric Bragg,
16:10bonjour.
16:11Bonjour.
16:11Vous êtes le suédois
16:12le plus français de Suède.
16:14Je vous avais invité
16:16dans mon émission.
16:16Il y a une douzaine d'années,
16:17on a retrouvé l'émission.
16:19À l'époque,
16:20ce n'était que radio
16:21et pas vidéo.
16:22Donc, je suis ravi
16:23de vous retrouver.
16:24Vous avez fondé
16:25Média en technologie
16:26il y a 22 ans,
16:27à peu près.
16:28C'est dire
16:29si vous êtes pionnier
16:30dans les logiciels
16:30de dispositifs médicaux
16:32et d'imagerie innovants.
16:35Vous n'avez pas attendu
16:362025 pour utiliser l'IA ?
16:38On est né dedans.
16:40J'ai l'habitude de dire
16:40on est comme Obélix,
16:41on est tombé dedans
16:42quand on était tout petit.
16:43Donc, tout le début
16:44de Média,
16:44c'était d'utiliser
16:45des technologies
16:46extrêmement sophistiquées
16:47pour extraire un signal
16:48de l'image
16:49qui correspond
16:50à un certain type de maladie.
16:52Donc, déjà à l'époque,
16:53il y a 20 ans,
16:54on développait
16:54des technologies
16:55extrêmement sophistiquées
16:56pour l'époque
16:56pour essayer
16:57de mieux comprendre
16:58et de mieux analyser
16:59des images médicales.
17:00Donc, vous êtes basé
17:01dans le sud de la France ?
17:02À Sofia Antipolis.
17:03À Sofia Antipolis.
17:04Et vous êtes évidemment
17:05très présent en France,
17:06vous êtes aussi très présent
17:07à l'international ?
17:08Oui, on a une grande activité
17:10aux Etats-Unis
17:10qui va se développer
17:11énormément sur 2026
17:13et on a une soixantaine
17:15de personnes en Chine aussi
17:16où on travaille beaucoup
17:17avec les plus grands
17:17labos pharma chinois.
17:19D'accord.
17:19Donc, pour vous,
17:20l'imagerie,
17:21c'est vraiment l'avenir
17:22du diagnostic,
17:24de la prévention ?
17:25Oui.
17:26Si on regarde
17:27dans l'absolu aujourd'hui,
17:29nous, on est complètement
17:29focalisés pour le cancer.
17:32Si on regarde
17:32aujourd'hui le cancer,
17:33la seule chose
17:34qu'on comprend
17:35et qu'on connaît
17:35sur le cancer réellement,
17:36c'est de dire qu'il y a
17:37une corrélation directe
17:38entre le stade d'évolution
17:39de la maladie
17:40et la capacité
17:41de sauver un patient.
17:42C'est-à-dire en stade 1,
17:43c'est du quasi curatif
17:44pour la plupart des patients.
17:45Donc, plus le diagnostic
17:46est précoce ?
17:47Totalement.
17:48Plus la guérison est sûre ?
17:49Exactement.
17:50Et malheureusement,
17:51on sait tous qu'un cancer,
17:52il n'y a pas de symptômes.
17:53Le jour où on a des symptômes,
17:54c'est que c'est déjà
17:54une maladie qui est avancée,
17:56qui s'est répandue.
17:57Et là, c'est une toute autre maladie aussi.
17:59Alors, vous vous êtes
17:59principalement spécialisé
18:01pour le moment
18:06Alors, on a deux activités.
18:08Une, où on travaille
18:09avec les labos pharma
18:09pour les aider à développer
18:11des nouveaux médicaments.
18:13Là, on va gérer
18:13toute la partie image
18:15d'un essai clinique
18:16où pour évaluer
18:17si un traitement marche ou pas,
18:18on va suivre le patient
18:19pour voir quel est l'impact physique
18:21du traitement sur les tumeurs.
18:23Est-ce qu'elles grandissent ou pas ?
18:24Est-ce qu'il y en a des nouvelles ou pas ?
18:25Et ça, c'est toutes les données
18:27qui vont être soumises
18:28aux instances réglementaires
18:29pour faire l'homologation.
18:31Et que vous faites ça depuis des années ?
18:32Ça, on fait ça depuis des années
18:33en déployant des technologies
18:35aussi très sophistiquées
18:36pour les aider à mieux comprendre
18:37l'efficacité des nouveaux traitements.
18:39Et il y a une toute autre activité
18:41qui est une activité diagnostique
18:42où là, on développe
18:43des dispositifs médicaux
18:44et qui sont complètement orientés
18:47pour un dépistage
18:48ou un diagnostic précoce
18:50de différentes formes de cancer.
18:52La première, c'est en poumon,
18:53mais on est capable de le faire.
18:54On va le faire à terme
18:55pour le foie, pour le pancréas.
18:57Ce qui veut dire
18:58que vous travaillez
18:59avec des entreprises
19:00qui fabriquent
19:02ces appareils de diagnostic.
19:03Alors nous, on est complètement
19:05indépendants
19:06de la source de l'image.
19:08C'est-à-dire que
19:08que ce soit
19:09un scanner
19:10de n'importe quel fabricant,
19:12pour nous,
19:12on est complètement agnostique.
19:13Nous, on capte
19:13l'information digitale
19:14et on va complètement analyser
19:16tout le signal émis
19:17par l'image.
19:19Donc c'est à partir du scanner ?
19:20Alors, on fait scanner OIRM
19:22et l'idée, c'est de faire ça
19:23pour le scanner.
19:26L'avantage, c'est que
19:27ça ne coûte rien aujourd'hui
19:29et c'est partout.
19:30On le trouve partout.
19:31Ça veut dire que c'est
19:31une imagerie qui est standard.
19:33Et il est moins irradiant
19:34qu'à une époque ?
19:36Beaucoup moins.
19:37Aujourd'hui, par exemple,
19:38un scanner des poumons,
19:39ce qu'on appelle le dose,
19:40c'est l'équivalent
19:41de prendre un avion
19:42Paris-New York,
19:43en termes de radiation.
19:44J'exagère, mais c'est à peu près ça.
19:45Ah oui, effectivement.
19:46Et donc, quand un diagnostic
19:48est très précis, rapidement,
19:50ça permet d'éviter
19:51d'autres examens.
19:52Donc il y a une économie de santé ?
19:53Mais il y a une économie de santé
19:55et on sauve la vie du patient.
19:56Alors, pour vous donner
19:57quelques chiffres,
19:58et je ne sais pas si
19:59tout le monde est conscient de ça,
20:00mais si on regarde,
20:01la mortalité en cancer
20:03a augmenté presque de 70%
20:05depuis 1990.
20:06Tous les jours,
20:07on le lit dans les journaux,
20:08on est en train de gagner
20:08la bataille contre le cancer.
20:10Mais non, aujourd'hui,
20:12la prévalence de cancer
20:13ne fait qu'augmenter.
20:14Et de plus en plus de femmes
20:15et de jeunes.
20:15De plus en plus de femmes
20:16et de plus en plus jeunes aussi.
20:19Et ça, c'est vrai
20:20dans le monde entier.
20:21Et ce n'est pas simplement
20:22dû à une augmentation
20:23de la population
20:24à population constante.
20:26Ça a augmenté
20:26de plus de 35%.
20:27Là, je me répète,
20:29mais la seule chose
20:30qu'on connaît réellement,
20:31c'est si on le trouve
20:32en stade 1,
20:34c'est du curatif.
20:35Oui.
20:36Donc, évidemment,
20:37vos logiciels
20:37sont archi précis,
20:38permettent...
20:39Vous avez des concurrents
20:40dans ce domaine ?
20:41Alors, aujourd'hui,
20:42on a soumis
20:44pour une homologation
20:44aux Etats-Unis
20:45et en Europe.
20:46Pour les Etats-Unis,
20:47on attend ça
20:48pendant le premier trimestre
20:50de cette année.
20:50Donc, ça a été
20:51pour nous plus de 50 travaux,
20:53beaucoup d'argent
20:53qui ont été dépensés.
20:55Et on a les meilleures performances.
20:56Alors, justement,
20:56parlez-nous
20:57de votre logiciel Ionis.
20:59Voilà.
21:00Alors, nous,
21:00ce qu'on permet de faire,
21:01c'est de,
21:02par un simple scanner,
21:03de pouvoir détecter,
21:04on va trouver
21:05la quasi-totalité,
21:07on trouve 98%
21:09de tous les cancers précoces.
21:11Donc, c'est des toutes,
21:12toutes, toutes petites lésions
21:13qu'on ne voit pas à l'œil nu.
21:15On ne va pas regarder l'image,
21:16on va essayer de trouver
21:17le signal qui correspond
21:18au cancer du poumon.
21:19Pas non plus avec un scanner simple.
21:21Il faut utiliser
21:21vos logiciels pour...
21:23Alors, c'est...
21:24Le scanner,
21:25il est standard
21:25et nous,
21:26on analyse par l'IA
21:27l'image qui a été générée
21:28par ça.
21:29Et aux Etats-Unis,
21:30il y a aujourd'hui
21:3115 millions de personnes
21:32qui sont éligibles
21:33au dépistage du cancer du poumon
21:34selon des critères de risque
21:36qui ont été déterminés
21:37par les autorités américaines.
21:38Il faut avoir plus de 50 ans
21:39et un historique de tabagisme.
21:41Voilà.
21:41Et le nombre de paquets à année...
21:43Voilà, exactement.
21:44Et ces 15 millions de personnes
21:45sont éligibles
21:46comme on peut aller faire
21:47une mammographie
21:47pour une femme
21:48au-dessus d'un certain âge,
21:49etc.
21:50Tous les ans,
21:50ils peuvent faire ce dépistage.
21:52D'accord.
21:53Et là, pour la première fois,
21:54les autorités américaines
21:55remboursent l'IA
21:56qui analyse l'image
21:57pour pouvoir dire
21:58est-ce que je trouve un cancer
21:59et ce que je vois à l'image,
22:00est-ce que c'est vraiment un cancer ?
22:02C'est-à-dire simplement
22:02en regardant l'image.
22:04Et ça, ce que ça veut dire,
22:04c'est que ça apporte
22:05énormément d'économies
22:07de coûts de santé.
22:08Évidemment.
22:09On n'a pas besoin
22:09de faire de biopsie.
22:10On va faire une biopsie
22:11simplement pour confirmer
22:12les gens qui ont vraiment un cancer.
22:15Ce que je dis,
22:15c'est que vos outils
22:16sont si précis
22:18qu'on n'a pas besoin
22:18parfois de faire
22:19d'autres examens
22:20pour confirmer un diagnostic.
22:22C'est bien ça.
22:22Oui.
22:23Donc votre grande actualité,
22:25c'est évidemment
22:25le partenariat
22:26avec une grande entreprise américaine.
22:28Oui, c'est une très,
22:29très grande entreprise américaine
22:30qui est...
22:31Je ne peux pas citer le nom encore.
22:32Mais qui va permettre
22:33de distribuer, c'est ça ?
22:34Exactement.
22:35Qui va nous aider
22:35à distribuer ça
22:36et il va y en avoir aussi d'autres
22:38parce qu'on voit très bien
22:39que l'IA est en train
22:41de complètement transformer
22:42la manière dont on est capable
22:43d'appréhender des patients en cancer
22:44aussi bien pour la partie diagnostique
22:46et pour la partie suivie
22:48de ces patients après
22:48pour s'assurer
22:49que le cancer soit
22:50il est complètement parti
22:53ou en rémission
22:53et dans les traitements aussi.
22:55Et vous attendez
22:56l'agrément de l'AFDA ?
22:58Donc ça va se faire en...
22:59Ça, c'est important quand même.
23:00Oui, oui.
23:00Ça va être la clé pour nous.
23:01Ça, ça va être une étape
23:03énorme pour nous.
23:05Donc ça va arriver
23:06en Q1 de cette année
23:07et pour l'Europe,
23:08ça va arriver
23:09aux alentours du mois de juin.
23:11On est toujours en retard.
23:11C'est bizarre.
23:12Oui.
23:13Très bizarre.
23:14Donc pour vous,
23:15c'est un gain énorme
23:16même sur le plan financier quand même.
23:17Ah oui.
23:17Parce que vous disiez
23:18que c'est ces diagnostics
23:20qui sont maintenant
23:20pris en charge
23:21aux Etats-Unis.
23:23Oui.
23:23C'est même à un prix
23:25assez élevé quand même.
23:25Je crois que c'est 600...
23:26650 dollars, oui.
23:28Si on prend le scanner lui-même,
23:30il est remboursé à 240 dollars.
23:31L'analyse par l'IA de l'image
23:33est remboursée à 650 dollars.
23:35Ça veut dire que nous,
23:36c'est un marché potentiel
23:37de 10 milliards annuels
23:38simplement pour le cancer du poumon.
23:41Et maintenant,
23:41l'Europe se lance là-dedans aussi.
23:43L'Allemagne commence au mois d'avril.
23:45L'Angleterre a commencé
23:45l'année dernière.
23:46Les pays scandinaves ont commencé.
23:48La France,
23:48on y sera à peu près dans deux ans.
23:49Mais c'est combien de collaborateurs ?
23:50On est à peu près 200 aujourd'hui.
23:52D'accord, 200.
23:53Mais là, on va très fortement
23:54se développer.
23:55Mais beaucoup aux Etats-Unis.
23:56Et votre boîte est cotée ?
23:58On est coté en bourse Euronext.
24:00Donc il faut acheter des actions ou pas ?
24:01Moi, je n'ai pas le droit de dire ça.
24:04Merci beaucoup.
24:05Merci beaucoup.
24:06Et bravo pour ce succès
24:08qui ne date pas justement d'hier.
24:10Le fruit de longues années
24:11de travaux, de recherches.
24:14Merci beaucoup Frédéric.
24:15Voilà, c'est la fin de cette émission.
24:17Encore une fois,
24:18bonne année 2026.
24:19Et on se retrouve la semaine prochaine.
24:23Check-up Santé
24:24sur BFM Business.
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