- il y a 5 heures
BFM BUSINESS PARTENAIRE - Ce samedi 29 novembre, Julie de Folleville, directrice générale déléguée de RCA Factory, Luca Mollo, vice-président de Pfizer France, Grégoire Pigné, cofondateur de PulseLife, et Frédéric Lavie, directeur scientifique et santé publique du Leem, étaient les invités dans l'émission Check-up Santé, présentée par Fabien Guez. Check-up Santé est à voir le samedi sur BFM Business.
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00:00BFM Business présente
00:06Check-up Santé avec Fabien Guèze
00:10Bonjour à tous, ravi de vous retrouver sur BFM Business dans Check-up Santé.
00:16Un check-up santé assez exceptionnel puisque nous sommes à Deauville
00:19à l'occasion de la 34e édition de FestiCom Santé,
00:23le festival de la communication santé.
00:25Et je dois dire que je suis d'autant plus ravi de participer à cette édition
00:29que je la connais depuis 25 ans, ce qui ne me rajeunit pas.
00:33Alors ma première invitée c'est Julie Defolville,
00:35directrice générale déléguée de chez RCA
00:38et qui vient de rejoindre le bord de FestiCom Santé.
00:43Elle va nous dire de quelle façon elle m'a marqué de son empreinte
00:46cette édition et les suivantes bien sûr.
00:49Mon deuxième invitée est Luca Mollo qui est vice-président de Pfizer France
00:54et directeur médical.
00:55Pfizer qui couvre, tout le monde le sait, de nombreux domaines thérapeutiques,
01:00en particulier le vaccin et le cancer.
01:02Et il va nous dire pourquoi son laboratoire a décidé de communiquer
01:06et de sensibiliser la population autour du vaccin.
01:10Comme on le sait, les Français ne sont pas très couverts en vaccination.
01:14Et donc il va nous dire de quelle façon son laboratoire a communiqué
01:18tous azimuts sur les différents réseaux sociaux, cinéma, etc.
01:22L'invité suivant c'est le docteur Grégoire Pigné qui est oncologue radiothérapeute
01:29et qui a cofondé il y a une dizaine d'années la société Pulse Life
01:34qui utilise des nouvelles technologies dont l'intelligence artificielle
01:38pour aider les professionnels de santé, médecins, infirmiers, kinés, pharmaciens
01:42à prendre des décisions médicales vraiment scientifiques fondées sur l'épreuve.
01:48Enfin, Frédéric Lavi qui est directeur scientifique et santé publique au LEM,
01:54les entreprises du médicament, va nous dire bien sûr pourquoi il est ravi
01:57d'être présent à ce festival de la communication en santé.
02:01Et il va aussi nous dévoiler qui ont été les heureux élus du prix Parole de Patients,
02:09aussi bien littéraire que podcast.
02:13Je ne pouvais pas finir cette introduction sans faire un coucou quand même
02:16à ceux qui sont les âmes de ces éditions depuis tant d'années.
02:21C'est Dominique Noël et Éric Philippot.
02:24Check-up santé, c'est parti.
02:26Check-up santé, au cœur de l'innovation santé.
02:29Julie de Folville, bonjour.
02:31Bonjour Fabien.
02:32Et bienvenue dans ce check-up santé très particulier.
02:36Vous êtes directrice générale déléguée de RCA Factory
02:39et vous venez de rentrer au bord de FestiCom Santé,
02:42le festival de la communication santé.
02:44Donc vous allez quand même apporter votre patte, votre philosophie ?
02:49Exactement, déjà merci de m'accueillir dans votre émission.
02:52Je suis ravi d'avoir rejoint l'aventure du festival de la communication santé
02:56qui est un événement 34e édition et qui est un événement à part.
03:01C'est vraiment une effervescence qu'il y a à Deauville chaque année
03:04où on peut voir les institutionnels, les professionnels de santé, les patients
03:08venir présenter leurs projets.
03:10Et en fait, chaque année, tout l'écosystème se retrouve
03:13et je suis ravi de participer à l'aventure de cet événement.
03:18Même avec vous et votre patte, vous allez quand même rester dans la continuité ?
03:22Alors, la gouvernance reste à changer.
03:24Dominique est présidente du festival de la communication santé.
03:28Eric, exactement, Eric Philippot, directeur général.
03:31Donc moi, je rejoins la gouvernance et je rejoins le board.
03:34Donc un événement qui fonctionne, on ne change pas.
03:37Mais en revanche, on va garder l'ADN et voir aussi quelques évolutions
03:40pour le parcours du participant, mais aussi des jurys.
03:44Donc voir par exemple comment on peut digitaliser certaines choses,
03:47comment changer aussi la communication, le site internet, les réseaux sociaux
03:51qui sont quand même le cœur de mon métier.
03:54Et la troisième chose, c'est toujours mettre le patient au centre.
03:57Alors, j'ai l'impression que c'est le fil rouge un petit peu de cette édition
03:59et peut-être des éditions suivantes ?
04:02Alors, le fil rouge de cette édition, c'est la santé publique.
04:04Mais la santé publique, s'il n'y avait pas de patient, on n'aurait pas de santé publique.
04:08Et un événement aujourd'hui où on parle de santé, il faut que les patients soient intégrés
04:12parce que le patient est au centre.
04:14Le patient a une vision, le patient connaît vraiment l'expérience patient, le parcours.
04:19Et c'est vrai qu'avec la vision et la parole du patient,
04:23on peut vraiment aller sur une communication beaucoup plus adaptée,
04:26beaucoup plus efficace pour le grand public et aussi toutes les parties prenantes.
04:30Donc en plus de l'écouter, là, vous lui donnez la parole ?
04:33On lui donne la parole et on le fait intervenir.
04:35C'est-à-dire qu'il n'est pas uniquement participant, mais il est aussi actif.
04:38C'est-à-dire qu'il est membre du jury.
04:40Cette année, on a une nouveauté.
04:42On accueille le prix Parole de patient qui a lieu jeudi soir du LEM.
04:47Donc c'est vraiment une nouveauté.
04:49On est ravis d'écouter la parole du patient au sein de ce beau festival.
04:53Oui, j'ai lu Speed Vision. C'est quoi Speed Vision ?
04:55Alors, Speed Vision, c'est vrai qu'il y a eu ça quelques années.
04:58On l'a fait lors d'événements, mais c'est vrai que le vendredi matin,
05:01lors de conférences, on a des conférences qui s'enchaînent.
05:05Et ce qui serait intéressant, c'est d'avoir vraiment le ressenti,
05:08la parole du patient, l'histoire d'un patient qui vient d'intervenir 5 à 10 minutes le matin,
05:13le vendredi matin, vraiment pour dynamiser, moderniser
05:17et peut-être casser le rythme de plusieurs tables rondes et ateliers qui s'enchaînent.
05:21Et justement, autour du patient, vous avez donc un partenariat avec We Are Patients ?
05:24Tout à fait. Donc We Are Patients, c'est un média qui est édité par RCA Factory.
05:29Média où on a 230 000 abonnés sur les réseaux sociaux.
05:32Et chaque année, We Are Patients est partenaire du festival de la communication santé.
05:37On va à la rencontre de toutes les associations de patients pour leur donner la parole.
05:41Et ensuite, on diffuse sur les réseaux sociaux leurs enjeux, leurs histoires.
05:45Et c'est comme ça aussi qu'on fait vivre l'événement autre que fin novembre
05:49ou en mars à l'époque sur les réseaux sociaux.
05:51Donc j'imagine qu'entre les deux éditions, vous faites quelque chose quand même ?
05:56Vous communiquez entre les deux festivals ?
05:59Alors, on a des réseaux sociaux très actifs.
06:03Donc on a beaucoup de partenaires et on remercie nos partenaires.
06:07Donc voilà, on a le Big Bang Santé aussi qui arrive.
06:10Donc on a pas mal d'événements qui nous permettent de communiquer.
06:14Et aussi, on a des nouvelles offres comme des barres vidéo où on interview en fait plusieurs parties prenantes
06:20qu'on diffuse tout au long de l'année sur les réseaux sociaux.
06:24Et au cours de ce festival, beaucoup de prix ?
06:28Et bien là, on a près d'une centaine de projets, dix jurys.
06:32Donc voilà, il y a vraiment tout l'écosystème qui est présent et on a hâte de voir le palmarès.
06:38Merci beaucoup Julie de Folleville et bonne chance pour cette nouvelle aventure.
06:42On va à présent accueillir Luca Mollo qui est vice-président et directeur médical de Pfizer France.
06:49Check-up Santé sur BFM Business.
06:53Luca Mollo, bonjour.
06:55Bonjour Fabien.
06:55Bienvenue dans Check-up Santé à Deauville.
06:58Vous êtes vice-président de Pfizer France et directeur médical.
07:02Pfizer, on le sait, c'est un grand laboratoire de renommée mondiale,
07:05présent dans quasiment tous les domaines thérapeutiques, en particulier vaccins et cancers.
07:11Vous dites que la communication ne doit pas s'adresser qu'aux professionnels de santé.
07:15Exactement.
07:16Donc nous, en tant que laboratoire de l'industrie pharmaceutique,
07:20nous avons un rôle d'acteur de santé publique à part entière.
07:23Et notre objectif, c'est aussi de sensibiliser les patients à prendre en charge leur propre maladie
07:28et les inciter à aller voir leur médecin pour leur prévention, bien entendu, s'il s'agit de vaccins,
07:34mais aussi pour le dépistage précoce dans le cas des cancers, par exemple.
07:38Oui, alors justement, on va parler du vaccin.
07:39Donc vous avez évidemment un vaccin contre la pneumopathie pneumocoque.
07:44C'est vrai que le français est un peu rebelle, un peu particulier au niveau de la vaccination, non ?
07:48Oui, mais il y a la possibilité justement de communiquer et de les sensibiliser au fait que,
07:55si on parle de pneumocoque par exemple, la pneumocoque est la première cause des infections pulmonaires chez l'adulte.
08:02Et les français ne le savent pas.
08:03On a fait un sondage Ipsos, on les a interrogés,
08:06et les gens ne savent pas que, d'une part, le pneumocoque peut être une case très importante d'infection
08:14et qu'il y a un vaccin.
08:16Et la deuxième chose, c'est qu'aujourd'hui, il y a des recommandations qui sont en place depuis un certain temps déjà
08:21et la couverture vaccinale est très faible.
08:24Quels que soient les vaccins, c'est très souvent.
08:26Et pour le pneumocoque, encore moins, c'est 20%, donc très très basse.
08:29Et elle remonte quand même un petit peu par rapport à...
08:32Eh bien justement, l'effet de faire des compagnies de communication
08:34et la chance que nous avons en France, c'est que les autorités de santé nous permettent de faire de la communication sur des vaccins
08:41parce qu'on les aide à atteindre les objectifs de santé publique en termes de couverture vaccinale.
08:46Et depuis qu'on fait ces compagnies-là, en quelques mois, en fait, on a réussi à atteindre 20% de vaccination
08:52et avant, on tournait à autour de 10, par exemple.
08:54C'est vrai que d'habitude, l'industrie, les entreprises du médicament n'ont pas le droit de communiquer sur le nom d'un produit.
09:00Tandis que là, c'est une exception ?
09:02Alors c'est une exception parce qu'en fait, pour certains vaccins, les autorités de santé accordent aux laboratoires de faire de la publicité
09:08parce que ça les aide à atteindre les objectifs de santé publique en termes de couverture vaccinale
09:12qui est très importante pour couvrir et protéger les populations.
09:15Alors pour ça, vous avez lancé une campagne de sensibilisation tous azimuts.
09:18Alors effectivement, c'est une campagne originale qui a permis d'être diffusée dans le cinéma, à la télé et aussi de la un petit peu customisée
09:30pour pouvoir la faire aussi adapter au contexte régional.
09:35Oui. Et puis peut-être aussi lutter contre des informations, contre des fake news aussi peut-être.
09:40Exactement.
09:41Et là, il y a du travail.
09:42Il y a beaucoup de travail.
09:43Mais encore une fois, quand on parle science et on sensibilise les populations pour le bénéfice que la vaccination peut avoir pour la santé des gens,
09:54je pense qu'on arrive à convaincre.
09:55D'accord. Donc vous avez deux piliers quand même importants chez Pfizer.
09:59C'est la vaccination et c'est aussi le cancer.
10:02Est-ce que la communication, elle est différente en fonction des pathologies ?
10:05Alors exactement. Déjà, la cause est commune.
10:08Donc le dépistage concernant les cancers est très important pour tout le type de cancers.
10:14Mais pour certains cancers, par exemple, les autorités de santé sont très engagées.
10:17Pendant le dépistage du cancer colorétal, on reçoit régulièrement un rappel pour pouvoir aller se dépister.
10:22Mais par exemple, pour le cancer de la prostate, ce n'est pas le cas.
10:25Et donc nous, ce qu'on souhaite, c'est informer les populations pour leur permettre d'aller voir leur médecin pour se dépister.
10:32Et par exemple, il faut savoir que pour le cancer de la prostate, on a déjà chaque année 60 000 cas.
10:37On a 9 000 morts et 10% de ces cancers sont métastatiques.
10:41Et nous, ce qu'on a voulu faire, on a voulu faire une campagne originale en se basant sur un personnage connu qui est Sherlock Holmes.
10:48Sherlock Holmes, ça c'est une campagne de sensibilisation assez originale.
10:51Pourquoi Sherlock Holmes avait un cancer de la prostate ?
10:53Alors, Sherlock Holmes, vous le savez, c'est un personnage qui n'a jamais existé.
10:58Mais en travaillant avec les associations des patients, donc Serum et Anamacap,
11:06et en s'appuyant aussi sur l'association Sherlock Holmes de France,
11:10on a réussi à mettre en place une histoire, c'est un nouvel chapitre de la vie de Sherlock Holmes,
11:15où lui est atteint d'un cancer de la prostate.
11:18Et là-dedans, on retrouve tout ce qu'on peut trouver en termes de défiance, en termes de déni de la diagnostic,
11:27l'entourage qui s'occupe des patients.
11:29Et c'est passionnant parce qu'autour de Sherlock Holmes, on arrive à retrouver plus ou moins ce qui est dans la vie réelle,
11:35parce que les cancers masculins sont encore aujourd'hui tabous.
11:38Ils n'arrivent pas à être assumés, et les hommes n'ont pas spontanément envie de parler de la vérité.
11:45Exactement, la vérité, c'est ça.
11:47Et donc l'effet de parler de Sherlock Holmes, je pense que ça peut libérer la parole,
11:51permettre aux gens justement d'aller en discuter et en parler avec son médecin.
11:56Et votre présence au FestiCom Santé ?
11:58Alors, nous sommes ravis d'être là, merci de nous avoir invités.
12:01Et je pense que cette campagne, comme d'ailleurs celle pour les vaccins,
12:05c'est quelque chose qui permettrait justement, il faut qu'on en fasse de plus en plus,
12:09pour faire comprendre qu'on a des solutions, il faut les utiliser,
12:13et tout ça c'est pour le bien-être des gens et des patients.
12:16Eh bien bravo, bravo pour ce que vous faites pour les patients.
12:19Merci beaucoup Luca Mollo, vice-président de Pfizer.
12:22On va à présent accueillir Grégoire Pigné, patron de Pulseife.
12:25Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé.
12:32Grégoire Pigné, bonjour.
12:34Bonjour.
12:34Bienvenue dans ce Check-up Santé original.
12:36Vous êtes oncologue radiothérapeute, c'est important de dire, vous êtes médecin.
12:40Et vous avez co-fondé, il y a près d'une dizaine d'années, c'est ça Pulseife.
12:44On dit Pulseife ou Pulseife ?
12:45Pulseife.
12:46Pulseife, évidemment.
12:47Alors, vous trouvez qu'il y avait un banc quand même dans la formation
12:51et la formation des professionnels de santé, en particulier les médecins ?
12:55Pour créer Pulseife ?
12:57Il y a surtout un problème d'hypercroissance des connaissances médicales.
13:00Et les médecins restent des êtres humains avant tout et ne peuvent plus tout savoir.
13:04Le médecin érudit est mort, celui qui savait tout, des générations avant la nôtre,
13:07parce que vous êtes médecin aussi, eux savaient tout.
13:10Nous, on ne peut plus tout savoir et on a besoin d'avoir une base de connaissances fiable.
13:14Exponentielle.
13:15Exactement, une base de connaissances fiable qui soit à jour, qui tienne compte de toutes les innovations
13:20pour les donner aux professionnels de santé pour qu'ils retrouvent cette expertise globale.
13:25D'accord, alors vous avez pris le train des nouvelles technologies en partie de l'IA,
13:29bien sûr pour valider et certifier ces infos.
13:31Donc comment ça marche Pulseife ?
13:33Alors Pulseife a sorti cette semaine un expert médical IA.
13:39Donc c'est un chatbot.
13:40Ça c'est la nouveauté, c'est l'actu de Pulseife.
13:42Exactement, c'est un truc extraordinaire.
13:44Ça fait 10 ans qu'on travaille sur la connaissance médicale, pour maîtriser la connaissance médicale,
13:48celle qui fait référence pour chaque médecin, que chacun retrouve sa base de connaissances qui fait référence pour lui
13:53et qu'il puisse l'interroger le plus rapidement possible.
13:56Et grâce à l'expert médical IA, on peut apporter une réponse hyper précise,
13:59mais la spécificité, c'est que ça ne répond qu'à partir de notre base de connaissances,
14:03ce qui permet d'éliminer ce qu'on trouve dans les tchats de GPT et autres, les hallucinations.
14:08Justement, il y a quand même une certaine concurrence avec tous ces opérateurs d'AI,
14:13comme tchats de GPT, Claude, Jiminy, etc.
14:15Vous luttez contre ça ou pas ?
14:17Alors, Pulseife a sorti un baromètre il y a 15 jours sur l'usage de tchats de GPT par les médecins.
14:2562% des médecins utilisent tchats de GPT pour des questions médicales.
14:29C'est énorme et surtout, 94% d'entre eux n'en sont pas satisfaits
14:34parce que, vous le savez, les IA génératives génèrent des hallucinations,
14:39c'est-à-dire des erreurs, mais qu'on n'arrive pas à déceler sans passer beaucoup de temps
14:43et sans être hyper-experts.
14:45Et c'est là la spécificité de Pulseife avec son expert médical IA
14:48qui ne répond que sur sa base de connaissances,
14:51ce qui fait qu'avant d'apporter la réponse, il y a un check-up
14:53pour vérifier que l'information est bien dans la base de connaissances,
14:56ce qui met la sécurité au cœur de l'expert médical IA.
15:00Alors, le drame, c'est que les patients aussi vont sur les IA, ils vont sur tchats de GPT
15:04et parfois, ils arrivent directement avec leur diagnostic.
15:07Donc, c'est compliqué.
15:09Ce qui veut dire qu'il faut un peu plus former le médecin.
15:11Le médecin doit être encore mieux formé.
15:14Alors, les patients, évidemment, utilisent aussi tchats de GPT.
15:16Quand un patient arrive, il vous dit, voilà, j'ai vu sur tchats de GPT que j'ai le syndrome de Gouges-Rosrogan, etc.
15:21Il vous dévisage pour savoir si vous connaissez ce syndrome ?
15:23Ça existe, évidemment, et ça existait déjà de l'ère Internet.
15:26Alors, moi, j'ai un prisme un petit peu différent.
15:28Je trouve que les patients qui ont conscience, qui connaissent plus de choses,
15:31eh bien, finalement, on peut leur transmettre plus de choses en tant que médecin.
15:34On a une discussion plus élevée.
15:35Donc, moi, je trouve ça très bien à partir du moment où ils ont, entre guillemets, l'humilité de se dire,
15:39j'ai lu des choses, mais je ne suis pas sûr de moi.
15:42Ce qui est difficile, c'est ceux qui arrivent avec des certitudes quand ils ont été convaincus par tchats de GPT.
15:47Alors, comment ça marche, en fait ?
15:49Ce sont les professionnels de santé, bien sûr.
15:51Je dis les médecins, mais il n'y a pas que les médecins.
15:53Exactement.
15:54Il y a plus de 855 000 professionnels de santé dans le monde qui utilisent nos solutions.
15:58Donc, des médecins, des pharmaciens, des infirmiers.
16:00En France, c'est plus de 350 000, dont un médecin sur deux.
16:03Vous êtes présent où, alors, en dehors de la France ?
16:05Alors, principalement, c'est la France, l'Espagne et on démarre dans les pays anglophones.
16:11Oui.
16:12Donc, la raison pour laquelle vous êtes au FestiCum Santé, ce festival ?
16:15Vous savez que ces solutions qui apportent des aides aux soignants,
16:21eh bien, la communication doit s'intégrer dedans pour apporter aussi de la valeur.
16:27Et à partir de ces outils de Tchatbotia, on va pouvoir travailler avec des partenaires
16:33pour mieux communiquer auprès des professionnels de santé sur les innovations.
16:37On a énormément d'innovations qui sont promues au FestiCum, par exemple.
16:41Eh bien, il faut qu'on puisse toucher les médecins, leur apporter ces informations-là,
16:45parce qu'ils ne peuvent plus tout savoir et être à jour sur tout.
16:47Vous collaborez aussi avec des structures de soins, des hôpitaux ?
16:50Exactement.
16:52Vous êtes super bien informé.
16:54C'est mon boulot.
16:56On a un partenariat qu'on a signé hier avec l'APHP, parce que je reviens,
17:02mais le principe principal de ces Tchatbotia, c'est la sécurité, assurer la sécurité d'usage.
17:07Et donc, avec l'APHP, on va déployer dans l'ensemble des établissements,
17:13sur l'ensemble des services, avec toutes les bonnes volontés,
17:15donc ceux qui sont médecins, pharmaciens, infirmiers, étudiants ou professionnels,
17:20qu'ils contactent le tiers-lieu d'expérimentation ou directement PulseLife
17:23pour qu'on les intègre dans l'expérimentation du Tchatbotia
17:27pour assurer le plus haut niveau de sécurité et d'adaptation à leur pratique
17:33pour que ça rende la meilleure valeur pour les patients.
17:36Qu'est-ce que c'est ce modèle ?
17:37Alors, PulseLife a un modèle économique avec une solution qui est gratuite
17:42et on travaille avec l'industrie pharma pour promouvoir des contenus,
17:47ce qui permet à chaque médecin de pouvoir utiliser ces solutions de manière gratuite.
17:52Et à l'avenir, on va pouvoir proposer des solutions payantes sans promotion.
17:59Et comment vous vous voyez dans les cinq années à venir pour finir ?
18:03PulseLife apporte une solution très, très innovante
18:05avec un niveau de sécurité inégalé.
18:07Notre technologie et notre capacité à couvrir toutes les géographies
18:11va nous permettre de construire un leader, évidemment français,
18:15mais surtout un leader européen.
18:16Donc on peut le consulter dans plusieurs langues ?
18:20Aujourd'hui, on est déjà dans plusieurs langues
18:23et on va étendre encore plus largement dans les prochains mois.
18:26Je peux l'essayer donc à mon cabinet ?
18:28J'espère bien que vous allez l'essayer et l'adopter.
18:31Et l'adopter.
18:32Pour vos patients, c'est mieux.
18:33Bien sûr, évidemment.
18:34Merci Grégoire Pigné, CEO de PosseM.
18:36On va à présent accueillir Frédéric Lavi,
18:38qui est directeur scientifique et santé au LEM,
18:42les entreprises du médicament.
18:44Merci beaucoup.
18:44Check-up santé sur BFM Business.
18:50Frédéric Lavi, bonjour.
18:52Bonjour.
18:52Alors vous êtes directeur scientifique et santé publique au LEM,
18:56les entreprises du médicament.
18:57C'est vrai que les entreprises du médicament,
18:59elles ont beaucoup communiqué avec les professionnels de santé.
19:02Et c'est vrai que la communication avec les patients,
19:04c'est relativement nouveau ou pas ?
19:07La communication avec les patients, d'abord,
19:09merci de me recevoir.
19:10Je suis très heureux d'être là.
19:11La communication vis-à-vis des patients,
19:14c'est un enjeu majeur.
19:16Et on le voit de plus en plus,
19:18notamment avec toute la désinformation
19:19qui circule sur les réseaux sociaux.
19:23Et en santé, la communication, ça aide à protéger,
19:26ça aide à prévenir, ça aide à responsabiliser.
19:29Mais encore faut-il que la confiance soit là
19:31pour ne pas simplement délivrer des informations,
19:35mais pousser à agir dans le bon sens.
19:38Et les Français réalisent quand même
19:40que si l'espérance de vie augmente,
19:43s'ils vont mieux, c'est un peu grâce aux médicaments qui sortent.
19:46Elles le savent un peu plus ou pas ?
19:47Apparemment, oui, parce qu'on a fait une étude,
19:49donc ça, il y a assez récemment, là,
19:51qui montrait que 88% des Français pensent
19:54que l'industrie du médicament est utile pour la santé.
19:57Et c'est même 80% d'entre eux
19:59qui pensent qu'elle est vitale pour notre économie,
20:02mais aussi pour notre souveraineté.
20:03Donc ça montre à quel point, finalement,
20:06contrairement aux idées reçues, peut-être,
20:08les Français valorisent, finalement,
20:10le poids de l'industrie du médicament dans la santé.
20:13Et cette communication, elle a un peu changé depuis la Covid ?
20:16Elle s'est adaptée, bien sûr, avec des nouveaux enjeux.
20:21Et notamment, le Covid, qu'est-ce qu'il nous a appris ?
20:23Il nous a appris que lorsque la communication est un petit peu confuse,
20:26lorsque les débats scientifiques qui sont nécessaires
20:29à la progression de la science ont lieu sur la place publique,
20:32ça génère de la confusion et parfois même de la défiance
20:36vis-à-vis des sachants.
20:37Et que c'est très dangereux parce que c'est là-dedans
20:39que s'engouffrent les thèses complotistes
20:41qui sont très dangereuses pour la santé des gens
20:43et qui peuvent tuer.
20:45C'est difficile de lutter contre ces désinformations,
20:47ces fake news ?
20:48Bien sûr, c'est un enjeu hyper important
20:50et ce n'est pas toujours facile,
20:51mais il faut être aussi, nous, capables
20:54de prendre à bras le corps ce sujet.
20:56Et je pense que le sondage de Doxa
20:57nous donne tout à fait la légitimité de le faire.
20:59il nous prouve que nous avons à élever la voix dans ce débat
21:03pour être capables de clarifier les choses
21:07lorsqu'elles sont clarifiables,
21:09aussi de balayer devant notre porte
21:10en communiquant de manière intègre
21:11et surtout en luttant sans aucune retenue
21:15contre toutes les fake news possibles.
21:17Oui.
21:17Et ce sondage de Doxa,
21:19donc il a été fait évidemment auprès du grand public ?
21:21Il a été fait auprès du grand public, oui, tout à fait.
21:23D'accord.
21:24Et c'est un sondage relativement récent ?
21:26Septembre.
21:26Ah oui, c'est vraiment super récent.
21:29Donc les patients font plus confiance aux médicaments,
21:32ça c'est sûr.
21:33Donc vous êtes là au FestiCom Santé,
21:36Festival de la Communication Santé,
21:38donc vous avez parrainé le prix Parole de Patients,
21:41donc il y a déjà eu des primés.
21:45Exactement.
21:45Dans deux catégories.
21:46Donc pour nous, c'est très très important
21:47d'être le parrain de ce prix Parole de Patients
21:51et de pouvoir le délivrer aussi dans ce festival,
21:54FestiCom Santé,
21:55qui est le plus grand festival de la communication en santé.
21:58Je pense qu'il y a un lien entre la communication et les patients.
22:02Et les patients, ça nous permet bien évidemment aussi
22:04de recentrer sur qu'est-ce qui est important dans la santé,
22:08c'est l'humain.
22:09Et les histoires humaines, il y en a partout,
22:11et il y en a aussi dans l'industrie pharmaceutique,
22:13puisque ce sont des femmes et des hommes
22:14qui se lèvent le matin pour améliorer la vie de ceux qui sont malades.
22:19Donc on n'a aucune honte à avoir là-dessus.
22:22Et les produits qui sont délivrés par l'industrie pharmaceutique
22:25changent la vie des patients pour le mieux.
22:27Et donc il faut aussi bien sûr ce type de carrefour
22:30pour pouvoir échanger, dialoguer et comprendre aussi
22:33où sont les besoins du futur.
22:34Alors qui sont ces deux heureux élus alors ?
22:36Alors Philippa Mott, celle qui a le prix Parole de Patients,
22:42elle a écrit un livre qui retrace le parcours très très difficile
22:46d'une patiente qui a été enfermée dans un secteur fermé en psychiatrie
22:50pour des troubles bipolaires.
22:52Et la souffrance qu'elle a pu ressentir à ce moment-là,
22:54l'injustice parfois, l'incompréhension.
22:57Et c'est un témoignage qui est vibrant
22:58parce qu'il nous remet en question tous
23:00sur comment on peut faire plus pour les patients,
23:03notamment dans la santé mentale.
23:05Année justement dédiée à la santé mentale cette année.
23:07Exactement.
23:07Et le deuxième prix, je crois que c'est un podcast ?
23:11Alors oui, le deuxième prix, c'est Talent de Patients.
23:13Ce sont les initiatives qui sont autour des patients.
23:16Et c'est un podcast qui a été conduit par trois psychologues de l'Oncopole
23:19et qui aide à déculpabiliser toutes les personnes
23:25qui sont autour des patients qui ont appris
23:28qu'ils allaient avoir un cancer sur la manière de les entourer,
23:31la manière de leur parler.
23:32Et c'est vrai qu'on a toujours le réflexe de dire
23:34« Allez, tu vas te battre, etc. »
23:35C'est peut-être pas le bon réflexe.
23:36Et ces podcasts aident à finalement dédiaboliser un petit peu
23:42tout ce qui est autour et le ressenti.
23:43Oui.
23:44Donc les entreprises de médicaments, le LEM,
23:46communiquent aussi tous azimuts par différents médias.
23:50Ça peut être la télé, ça peut être là aussi le podcast.
23:53Et vous communiquez évidemment, c'est culturel,
23:57vers les professionnels de santé.
23:59Est-ce que vous communiquez aussi vers nos autorités de santé ?
24:01C'est pas compliqué en ce moment de communiquer
24:03avec les autorités de santé ?
24:04Non, on communique...
24:05Dans ce contexte un peu...
24:06Alors le contexte n'est pas facile,
24:08mais la communication avec les autorités de santé,
24:11elle a toujours eu lieu.
24:12C'est bien sûr notre priorité.
24:14Quand il y a des pénuries,
24:16on communique énormément avec la NSM sur le plan hivernal,
24:19par exemple.
24:20On communique avec la HAS.
24:22On communique aussi avec les représentants
24:24des gouvernements successifs,
24:25même s'il y en a maintenant un petit peu beaucoup.
24:28Et évidemment, on communique aussi vis-à-vis des professionnels
24:31et aussi des patients.
24:33Avec les sociétés savantes ?
24:34Avec les sociétés savantes.
24:35Et simplement, évidemment,
24:36le discours va s'adapter à nos interlocuteurs.
24:39On aura peut-être des discours un petit peu plus techniques
24:41avec les agences de l'État.
24:42Et on aura des discours qui se veulent plus accessibles
24:45quand il s'agira de parler à la population générale.
24:48Donc, ravi d'être à ce festival FestiComme Santé ?
24:50Ça fait complètement sens pour nous,
24:52parce qu'encore une fois,
24:54sans communication,
24:55on peut dire qu'il n'y a pas de santé possible.
24:57Merci beaucoup.
24:58Merci beaucoup, Frédéric Lavi.
25:00Voilà, c'est la fin de cette émission.
25:01On se retrouve la semaine prochaine.
25:04Check-up Santé, au cœur de l'innovation santé.
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